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Accueil du site > Actualités > International > Les dangers de la consommation

Les dangers de la consommation

Depuis les années 50 et encore plus depuis 2001, le modèle de nos sociétés se base sur un système capitaliste prônant la consommation. Nous atteignons peu à peu les limites de la planète, mais également les limites de notre économie, et tout ça au péril de la population mondiale. Si vous pensez que la société de consommation est le summum de l'évolution, alors, vous devez ignorer que 20% de la population consomme 80% des ressources de la planete.

Avec la mondialisation, chaque pays développé a accès à un ensemble de ressources provenant des quatre coins du globe. Ce qui veut dire qu'il y a exploitation aux quatre coins du globe. Étant dans une logique de consommation à l'extrême, (acheter des produits qui ne sont pas de saison, acheter des produits qui viennent d'ailleurs, choix impressionnant que nous offrent les supermarchés) nous devons consommer les ressources de la planète à l'extrême, or ces ressources sont dans des quantités limitées. Ceci se traduit dans de nombreux domaines, quelques exemples :

L'exploitation excessive des thons menace leur espèce, nous pourrions les voir disparaître. Depuis 40 ans, l'Amazonie, la plus grande forêt du monde a perdu 45% de sa superficie, dans 15 ans on estime qu'elle sera réduite de 65% par rapport à sa taille initiale, ceci engendre également le déplacement des écosystèmes dû à la destruction de leurs environnements, 40% de l'eau au USA est devenue non potable, notre dépendance aux hydrocarbures et du fait de sa rareté nous a amené à des conflits géopolitiques d'une extrême importance. On estime que depuis ces 3 dernières décennies, un tiers des ressources de la terre ont été consommées.

De plus, ces exploitations sont quasiment toujours effectuées dans des pays les moins développés. Or, quasiment tous les bénéfices de ces exploitations sont récupérés par des entreprises de pays développés. Le pays contenant les ressources ne perçoit qu'une infime partie de ces bénéfices, ceci nuit énormément aux développements économiques de ces régions. La plupart des pays ayant résisté se sont fait renverser ou du moins ont faillit l’être, exemple : l'Égypte de Nasser, l'indépendance de l'Iran dans les années 70, la prise de l'indépendance de la Libye dans les années 60 (voir : le secret des sept sœurs partie 1). Pour information, la Libye était un des pays des plus pauvres d'Afrique avant les années 50, c'est à dire avant la découverte de champs de pétroles et de mines d'uranium, Maintenant, c'est l'un des plus riches.

Lorsque que ces ressources ont été extraites, elles sont conduites dans des zones de productions (Ex : usine) qui se situent généralement dans les pays du tiers monde du fait de la main d’œuvre très bon marché. Ces zones de productions délocalisées proviennent toujours des pays développés causant au passage du chômage. Elles ont choisi de se délocaliser pas pour aider la croissance économique dans ce pays, non ! Uniquement pour faire PLUS de bénéfices, pour être moins contrôlées sur les problèmes sanitaires et sociaux. Les personnes travaillant dans ces usines sont exposées toute la journée à des produits hautement toxiques qui engendrent de nombreuses maladies (cancer, asthme, stérilité,...) comme ces usines (extractions et productions) détruisent peu à peu l'environnement écologique mais aussi social, beaucoup de personnes n'ont pas d'autre choix que de se restreindre à y aller travailler pour un salaire de misère. (Ex : Chine).

On utilise beaucoup d’énergie pour introduire des produits chimiques toxiques dans ces ressources naturelles, pour en faire des produits contaminés. (Ex : nombre incroyable de traitements utilisés dans l'alimentaire). On estime que 100 000 produits synthétiques circulent dans le marché. Une poignée seulement a été testée pour leurs effets sur la santé mais aucun n'a été testé pour leurs effets synergiques, c'est à dire l'interaction entre tous les produits chimiques exposés. Nous ne savons quel est l'effet direct sur la santé ou l'environnement de ces produits, mais nous savons une chose : tant que l'on utilisera des produits chimiques pour la fabrication alors ces produits seront nocifs. "Rien ne se perd, rien ne se créée tout se transforme". Tout ce qui ressort de ces usines pollue énormément l'environnement (gaz, déchet, liquide toxique,...). Au USA, les usines admettent émettre 4 millions de tonnes de produits chimiques toxiques par an. Toutes ces toxines s'accumulent dans notre corps petit à petit provoquant occasionnellement des cancers. L’endroit où cette toxicité est la plus concentrée est le lait maternel. A cause de ça, nous infectons à notre insu les plus fragiles d'entre nous. Cette utilisation de produits chimiques toxiques est d'autant plus dangereuses lorsqu'elle est utilisé dans l'agroalimentaire. En effet, depuis les années 50 notre utilisation de produits chimiques comme les insecticides ou pesticides a été multiplié par 400. Nous utilisons 400 millions de tonnes de produits chimiques toxiques par an. Parallèlement, le nombre de cancer a doublé et le nombre de maladies neurodégénératives a explosé. De nombreuses études mettent en avant le fait que lorsque l'on au contact jour après jour de ces produits, nos risques de contracter ce genre de maladies augmentent considérablement. Les premiers touchés sont les agriculteurs qui sont en contact direct avec ces produits, mais aussi les consommateurs qui sont quotidiennement en contact indirect avec des micros restes de ces produits. Il est vital de faire très attention à ce que l'on consomme.

Nous en venons à la distribution. Si l'on considère que chaque personne ayant travaillé pour l'élaboration d'un produit doit être payée à la hauteur de sa contribution, les prix seront nettement plus importants, logique, non ? Or ce n'est pas le cas ! Pour un produit, les matériaux nécessaires pour la fabrication viennent de plusieurs pays différents (Afrique du sud pour le métal), pour l'assemblage (Fabriqué en chine par des personnes de 15 ans travaillant pour une misère), pour le transport (pétrole pompé en Irak). Si les entreprises veulent garder ce système, elles doivent en toute logique externaliser les prix, c'est à dire, faire des économies sur toute la chaîne de production. Ceci entraînant toutes ces crises écologique et sociales citées précédemment.

Maintenant, venons-en à la consommation. La consommation est la clef de voûte de ce système, si on arrête cette consommation non vitale excessive, alors ce système s'effondre. Savez-vous quelle est la part du budget du marketing par rapport à celle de l'économie mondiale ? 5%, soit 500 milliards d'euros par an. 20% de cette somme suffirait à recouvrir la dette de la France et 5% à éradiquer la faim dans le monde. Ils se doivent de nous faire consommer à l'excès pour le maintenir. Nous sommes bombardés en moyenne par 3 000 pub par jour (audio, vidéo, panneaux d'affichages). De plus, tous nos produits de consommation sont faits pour devenir obsolète. Soit à cause de leur durée de vie très limitée (ce qui est voulu bien sûr) soit par l'obsolescence perçue. C'est à dire, que tout est fait pour que l'on pense que ce que l'on a acheté il y a quelque temps devienne "démodé". Le bon consommateur doit acheter ce qui vient de sortir. Qui nous persuade de ça ? Les médias et la pub.

A l'heure actuelle, 90% de ce que l'on consomme part à la poubelle dans les 6 mois. Sur ce qui part à la poubelle, un tiers est envoyé à la déchetterie, un tiers à des usines d'incinération et le dernier tiers est recyclé. Que deviennent les déchets allant à la déchetterie et aux usines ? Quel est l'impact écologique sur notre planète ?

Dans une déchetterie, on essaye généralement de récupérer des pièces mais tout n'est pas récupérable. Le reste est - ou envoyé dans des endroits loin des lieux de consommation souvent dans des pays du tiers monde, qui créeront par la suite une très forte dégradation environnementale et culturelle dans ces zones- ou enfoui sous terre pouvant la contaminer. Cette accumulation de déchets a provoqué depuis quelques années l'apparition de deux gigantesques îles de déchets dans le Pacifique. Ces îles ont des conséquences catastrophiques pour l'écosystème maritime.

Depuis 1976, la France a recours à des usines pour incinérer ses déchets. Pour une tonne de déchet, on obtient 3 kg de cendres, 297kg de matière non incinérable plus 700 kg de fumée. Cette fumée est concentrée en dioxine à 3% mais aussi avec du CO2 qui accentue le réchauffement climatique et également avec de l'oxyde d'azote, souffre et métaux lourd provoquant des pluies acides.

Les dioxines sont des molécules cancérigènes et toxiques. Lorsque ces dioxines retombent au sol, elles touchent : notre agriculture, notre bétail, notre population. Des études ont estimé que les dioxines augmentent de 13% le risque de contracter un cancer.

http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/Pdf%20FAR11/$File/FAR11.pdf.

Cette gestion des déchets est faite à grande échelle, à l'échelle mondiale, ce qui est d'autant plus important.

Ce système de production est linéaire. Il commence par l'extraction, puis l'exploitation, la distribution, la consommation et enfin la destruction. Comme ce système est linéaire, que notre planète est en surexploitation et qu'elle possède des ressources finies, nous allons assister à une crise écologique majeure si nous ne diminuons pas drastiquement notre consommation. Tout au long de la chaîne, nous subissons des problèmes environnementaux, sociologiques et culturels. MAIS QUE FONT NOS GOUVERNEMENTS ? Je croyais que la définition de la démocratie était : fait par le peuple, pour le peuple. Comment en sommes-nous arrivés là ?

L’avènement de la surconsommation et de l’ultralibéralisme est arrivé à des époques différentes suivant l’endroit où l’on se trouve sur la planète. C’est Milton Friedman et ses Chicago boys qui ont initié ceci. En effet, ils ont remarqué que lorsque qu’un pays/ un peuple/ un individu est soumis à un état de choc, le sujet perd tout ses repères. Dès lors, il est possible d’instaurer ce type de société ultralibérale. Exemples : les coups d’états au chili et argentine ont permis d’instaurer un système économique ultralibéral, lors des attentas du 11 septembre, le maitre mot a été la consommation. Cette stratégie du choc a également été utilisée pour des conflits comme en Irak (bombardement intensif de la population). Pour mieux comprendre ceci, lisez ou regardez « la stratégie du choc »

Au cours du 20ème siècle, toutes les banques centrales des pays d'occident ont été privatisées, l'état n'était plus maître de sa monnaie. Aux USA, avant 1913, plusieurs présidents se sont battus contre cette privatisation pour la Liberté et l’indépendance économique du pays"Celui qui sacrifie sa liberté contre sa sécurité ne mérite ni l'un, ni l'autre" Benjamin Franklin. Mais en 1913 pour les USA et en 1973 pour la France, nos banques centrales (Ex : banque de France, FED) sont devenues des banques privées. Avant cela, lorsque que l'état avait besoin d'argent, il empruntait de l'argent à taux zéro ou il imprimait de l'argent dévaluant ainsi sa monnaie. Or, maintenant, lorsque l'état a besoin d'argent, il doit emprunter à des banques privées ou à la banque centrale dans de rare cas, tout ceci avec des intérêts exorbitants (article 123 du traité de Lisbonne, obligé l'état à emprunter aux banques privés. La loi pompidou-rothschild 1973 pour la France, privatisation de la banque de France). Comme notre monnaie appartient à nos banques centrales, nous ne sommes plus maître de notre monnaie. Ceci a endetté nos pays, les soumettant et les aliénant aux banques. Or il se trouve, que, toutes les banques centrales privées d'Europe et des USA plus quelques banques privés appartiennent à la famille Rothschild "donnez moi le contrôle de la monnaie d'une nation, je me fiche de qui fait ses lois" Meyer Amschel Rothschild.

Quand les banques (Société Générale, Caisse d'Epargne,...) ont besoin d'argent, elles empruntent également avec intérêt aux banques centrales. Mais comment font-elle pour rembourser de l'argent qu'elles n'ont pas ? Elles spéculent à l'excès, ou mieux, elles nous vendent des crédits avec des taux extravagants. Et si jamais nous ne payons pas, elles nous saisissent de nos possessions. L'état ne peut plus rien pour nous, il a déjà vendu son pouvoir et sa souveraineté. Nos impôts servent uniquement à rembourser la dette, l'état ne fait que les collecter pour les banques.

Tout ceci permet au dirigeant des banques centrales de s'enrichir énormément et de garder le contrôle du simple citoyen, d'un patron d'une entreprise jusqu'au président d'un pays. Pour mieux comprendre le schéma :

Mais pourquoi devrais-je prendre un crédit ? Parce que dans notre société, argent = bonheur, plus on a d'argent et de biens, plus on a le sentiment d'être heureux.

Pourtant, les statistiques montrent que les gens sont de moins en moins heureux depuis les années 50. 

Toute notre société nous persuade que l'on doit acheter pour être heureux. La pub, les médias, les personnes qui ont plus que nous. La consommation s'appuie uniquement sur notre ego, notre besoin d'exister et d'avoir plus que l'autre. Les publicités nous répètent à longueur de temps que nos cheveux, notre voiture, notre cuisine,etc, pourraient être plus brillants, plus beaux, plus luxueux, plus modernes, en bref, que l’on n’en a pas assez et surtout que ce n'est jamais assez bien. La solution pour être dans le coup ? Consommer ! Alors on travaille 35h par semaine pendant 40 ans pour pouvoir consommer, pour se donner l'illusion d'avoir une vie meilleure .

Comme tout le monde reçoit les mêmes publicités / médias, on finit tous par penser pareil, s'habiller pareil, vivre pareil. Le pire dans tout cela, c'est que la publicité, les émissions et les médias délivrent beaucoup de messages subliminaux à travers les images, et, ces messages sont une atteinte à la dignité de l'homme et de la femme (hyper sexualisation de la société, femme considérée comme un objet), mais aussi à son intelligence (Secret Story et autre télé réalité). Ceci nous rend de plus en plus dociles et malheureux, nous forçant à consommer encore plus et nous cache la vérité.

Pour conclure, je dirais qu'il est nécessaire de se poser les bonnes questions. Je pensais que notre gouvernement était élu pour protéger et agir dans notre intérêt, or ce n'est évidement pas cas. Nous avons le droit et même le devoir de nous demander à qui profite ce crime. Nous devons nous demander comment et pourquoi nos gouvernements ont laissé faire ça. Pourquoi personne n'a rien fait pour arrêter ça ? Je ne fais qu'ouvrir une porte, c'est à vous de la franchir

S'informer pour ne plus se faire manipuler, S'informer pour résister, S'informer pour s'indigner


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36 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 17 décembre 2011 09:12

    Une société qui consomme toujours plus ne peut respecter l’environnement et épuise tôt ou tard les ressources essentielles à la vie. Il ne peut y avoir de croissance infinie sur une planète finie. Il ne s’agit pas de se priver ou de vivre dans la frustration. Vivre simplement, c’est de ne pas succomber aux tentations inutiles et de résister au dictat des marques.Nous possédons de plus en plus de biens matériels, sommes-nous de plus en plus heureux ......
    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/03/de-quoi-avons-nous-besoin/


    • Croa Croa 17 décembre 2011 09:43

      « MAIS QUE FONT NOS GOUVERNEMENTS ? »

      Ils servent le système qui nous asservi. Mais ce n’est pas grave puisque les médias, également au service du système, affirment que nous sommes en démocratie sauf qu’ils savent également nous désigner (imposer) les bons pantins à élire !

      Heureux (?) celui qui a sa Rolex et tout ceux qui vivent d’apparences sans se poser la question de l’utilité réelle de leur vie, puisqu’ils se croient plus libres alors qu’il n’en est rien. Même sans Rolex, du moment que ça brille et que ça cache toute la merde (si ce n’était que cela encore) qui traîne sous le tapis, jouissez et oubliez que vous n’êtes rien en vérité !

      Merci à l’auteur qui, hélas, détonne quelque peu !

       


      • Kuota Kuota 17 décembre 2011 21:31

        Je suis aussi d’accrod avec cet article il fait bien le rapprochement entre la nécessité pour le banques de nous faire consommer toujours plus.... et si cela ne suffit plus, si le PIB ne grimpe plus... hélas, les rois de la banques ont parfois favoriser la guerre.

        Si on met en perspective historique votre article, on découvre que la 1ere et secondes guerre mondiales sont voulu par le système, soit pour relancer l’argent dette, soit pour détruire une politique qui s’y oppose.

        Encore aujourd’hui l’intervention en Libye mérite qu’on s’intéroge sur le mobile caché de la mission l’OTAN : La Libye poussait la création du Dinar Or, une monnaie africaine allant à l’encontre de la FED ou de le BCE, la Banque Libyenne prêtait de l’argent sans intérêt et voulait vendre son pétrole en Dinar Or, ce qui aurait mi à mal le dollars US et la FED bien entendu.

        http://info-resistance.org/tag/libye/


      • Montagnais Montagnais 17 décembre 2011 14:22

        Excellent papier. Mais pour l’instant qui prêche dans le désert..


        Everything is fine, keep shopping ! C’est la « frénésie des achats de »Noël«  ».

        Vous dites : Maintenant, venons en à la consommation. La consommation est la clef de voûte de ce système, si on arrête cette consommation non vitale excessive, alors ce système s’effondre. Savez vous quelle est la part du budget du marketing par rapport à celle de l’économie mondiale ? 5%...

        Mais vous êtes en dessous, bien en dessous, vous ne comptez pas les coûts cachés, structurels, inhérents au boxon : 

        - La participation du « client » lui-même, mobilisé-enrôlé comme acteur de la marque et du marketing ! Evident, essentiel.

        - Le développement du parc d’attraction universel (« sport », « vacances », « loisirs », « spectacle », « politique », « écologie », « technologie », « culture », « téléthon »... ) qui sert de support à l’industrie de la réclame et ne se présente pas ouvertement comme relevant du secteur marchand, et pourtant ! Fait même partie du PIB toute cette économie de l’inutile.

        - Le Marketing payé par la collectivité, la sécurité sociale.. pratiqué de façon outrancière, massive, mais dissimulée, mais sous cape, par les stakanovistes que sont les pharmaciens, les médecins, les maires, les banksters, les ministères, de la « culture » et des affaires étrangères (vous savez ? L’industrie du « Luxe » si « français »..

        C’est ça la marque du « neo-liberalisme » : l’extension des normes du système marchand à tout. Il en a d’autres d’ailleurs des marques.. un seul oeil au milieu de la gueule, le rejet méphitique, la panse qui traîne par terre, l’instinct meurtrier, l’ignorance de la moindre considération éthique, esthétique.. Bien d’autres encore.

        Une seule solution : désertion, OWS, adbusters..

        De toute façon, le système en peut plus lui-même, arrive au bout de tous ses excès, de toutes ses complexifications, de toute son absurdité. Même Mimile est fatigué, qui commence à renâcler, addict médicaments, drogues, spectron.

        On entre en récession, décroissance.. Enfin des bonnes nouvelles.



        • Vaccin à la désinformation Vaccin à la désinformation 17 décembre 2011 20:54

          Je suis totalement d’accord avec toi, mais il est difficile de faire tout accepter tout d"un seul coup. Aussi, je demande à tous de faire partager cet article. Il est important d’acquérir une compréhension globale de ce système


        • Crazy Horse Crazy Horse 18 décembre 2011 11:10

          « Il est important d’acquérir une compréhension globale de ce système »

          Je n’en suis plus si sûr... Nous sommes une poignée à prendre le temps de « fouiner », et même quand on a des arguments bétons (documents officiels, études scientifiques, recoupement d’articles divers...), on se prend souvent des murs.

          Il m’est venu l’idée que je faisais peut-être fausse route. Il faut agir, individuellement et collectivement. Prendre des risques, se « mouiller » personnellement, donner l’exemple. Plus le temps de palabrer, d’expliquer les causes, le sens de tout ça.

          En terme d’activisme, je pense que les initiatives visant à nous unir (type clownistan ou love police) sont plus bénéfiques que les actions « moralisatrices ».


        • miha 17 décembre 2011 16:45

          Merci pour cet article quasi exhaustif... tout est lié, en effet : l’hyper-consommation, l’hyper-production, l’absence de démocratie, les gouvernements vendus à la finance, etc...

          Nous sommes comme la grenouille dans une marmite dont l’eau chauffe de plus en plus : il faut sortir de là, et vite...

          Les indignés sont sortis de la marmite... les papattes encore un peu engourdies par le début de cuisson, mais le cerveau encore vif et ils exhortent les autres grenouilles à sauter, elles aussi.

          Plus de liens, moins de biens,

          Pensons plus et dépensons moins,

          suppression de l’article 123 du traité de Lisbonne,

          dette déclarée odieuse donc non remboursable,

           réelle démocratie, donc, constitution par et pour le peuple,

           ...


          • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 17 décembre 2011 18:26

            Bonjour,

            Bravo pour ce très bon article, que je trouve très juste pour ma part.

            Il faudrait néanmoins renommer la flèche orange de votre schéma, plutôt qu’« emprunte », il faudrait lire « prête ».

             


            • yBastien 17 décembre 2011 19:24

              Bonjour, tres bonne synthese, bravo !



              • ralph 18 décembre 2011 01:19

                Bonsoir,
                Vous dites bien que si on réduit la consommation de biens non vitaux le système s’effondre. C’est pour ça qu’on nous pousse à changer de voiture, changer de frigo, changer de machine à laver, changer de télé, d’ordinateur, de tel. portable...etc..etc...
                Or, si j’achète une voiture à 10000 euros...je la paye que 8000 euros, 2000 euros
                vont directement à l’Etat (c’est la TVA).
                Cela sert à graisser l’engranage du système et...partir faire la guerre en afghanistan,
                Lybie etc. etc..
                Or, chaque fois que nous achétons « neuf », nous payons 20% à l’Etat qui va utiliser cet argent pour raisser l’es engranages du système.


                • Old Dan Old Dan 18 décembre 2011 02:37

                  Bravo et merci pour la synthèse !
                  J’avais pigé ça y’a 30 ans (et d’autres aussi) Alors je suis parti à l’autre bout du monde.
                  Aujourd’hui le « système » me rattrape à grande vitesse = marchandising, dictature des banques, le crédit et les bétonnages qui vont avec (Le Pacifique ne fait plus rêver que les gogos pendant la mer monte et les asiatiques aussi. Pas la peine de venir, même le grand désert blanc australien est sous licence. Bientôt, il faudra une autorisation de Pékin pour y pisser...)

                  Vu le volonté intense de changer de système (Durban, Bruxelles, Merkosi...), pas l’temps d’attendre : je mets le dernier boulon à ma fusée et... Pffff (Consternant ! Vraiment..)


                  • eric 18 décembre 2011 07:42

                    Etonnant autisme...
                    Depuis 50 ans, la consommation qui augmente le plus est celle de services publics. Et pas un mot la dessus.
                    Quand l’etat depense 56% du PIB et compte tenu que ce que dans ce qui reste, une part va a l’epargne, la remuneration du capital, la constitution de capital fixe, il est clair que la plus grosse consommation des gens, pris collectivement, est celle de services publics.
                    On peut, au passage, s’interroger sur la coherence intellectuelle de gens qui s’obstinent a nommer un tel systeme « capitaliste ».
                    C’est aussi celle qui a connu la plus forte croissance en termes relatifs et absolus. Et donc, la plus grosse consommatrice de moyens et ressources. L’industrie, l’agriculture, produisent beaucoup plus en volume avec moins de ressources, moins de personnel, et leurs prix relatifs baissent ( les biens sont plus abordables pour les populations). Les services publics, avec beaucoup plus de moyens, de ressources, de personnel, sont, de l’avis unanime des syndicats du secteur sur la pente d’une degradation forte et continue.

                    D’un point de vue ecologique, un organisme qui consomme de plus en plus en produisant de moins en moins constitue a l’evidence un danger pour une croissance durable. A 56 pourcent de PIB, notre etat apparrait donc comme le principal danger ecologique.

                    Or, ce systeme est finance par une minorite. Pour en rester a l’impot sur le revenu, une moitie des gens ne le paye pas, et l’essentiel des sommes est paye par une minorite. Il en va de meme pour les autres impots hors csg.
                    Paradoxalement, depuis Jopin au moins, a chaque election nationale, sont majoritaires les partis qui proposent malgre tout de tenter de controler ces depenses incontrolables. Non moins paradoxalement, ces partis semblent avoir du mal a mettre en oeuvre les politiques pour lesquelles ils ont ete elus.

                    Si on juge une politique a ses resultats on serait tente de dire, qu’ils nous mentent. Ils pretendre vouloir limiter les impots, la depense publique et la dette, mais en realite ils sont profondement etatistes.
                    Si on regarde de pret comment se deroulent les reformes, on constate qu’a chaque fois, une minorite ( de l’ordre de 1 a 3 millions de personnes) beneficiaires de ces depenses exponentielles, descend dans la rue aux cris de « des credits des postes », et parvient en general a obtenir que l’on continue a depenser sans compter. Ce prima avere au final de la « rue » et du lobbying minoritaire sur les processus democratiques et la volonte majoritaire est assez inquietant. Il a de quoi s’indigner....

                    Enfin, en ce qui concerne l’exploitation, je craint qu’il n’y ait le meme quiproquo. Quand on creuse un trou dans le tiers monde pour en extraire du petrole, personne n’est exploite. D’autant que les prix montent sans arret. Les gens qui se sont donne la peine de naitre sur ces terres « s’enrichissent donc en dormant ». Il y a un autre paradoxe a ce que des commentateurs en general tres hostiles a l’heritage chez nous, y soient tellement favorable ailleurs.
                    En revanche, le monde entier mange en gros grace a quelques pays « capitalistes » excedentaires sur le plan alimentaire. Les prix relatifs baissent. Et la, il y a du travail, donc de l’exploitation.
                    Une vision posible de l’histoire recente serait que des pays encore un peu capitalistes de plus en plusefficaces energetiquement, de plus en plus soucieux d’ecologie, produisent de plusen plus pour nourrir deux series de parasites : des agents publics de moins en moins productifs ( avec 3 ou 4 millions d’agents en plus et 15 point d’un PIB croissant en plus, ils en arrivent a nous faire regretter les trentes glorieuses) et des rentiers du tiers monde....
                    Mais loin de moi d’affirmer de telles idees bien sur. Je ne fait qu’ouvrir une porte....


                    • Bilou32 Bibi32 19 décembre 2011 09:06

                      TVA, redevance audio, Taxes sur les carburants rapportent bien plus à l’Etat que l’IR ... sans discrimination de niveau de revenu. Un anerie relevée au milieu d’autres...


                    • zic_quili 18 décembre 2011 08:37
                      Quelques points inexacts dans cet article (sans pour autant nuire a la coherence d’ensemble) dont 2 que je releve :

                      - Quand les banques (Société Générale, Caisse d’Epargne,...) ont besoin d’argent, elles empruntent également avec intérêt aux banques centrales 
                      Non, elles se financent sur les marches financiers (capital market, money market, ...). En cas d’assechement des marches financiers pour cause de crise et defiance des banques entre elles, les banques centrales peuvent jouer un role pour injecter des liquidites sur ces marches. 

                      - auX dirigeantS des banques centrales de s’enrichir énormément et de garder le contrôle du simple citoyen
                      Non, ce ne sont pas les dirigeants des banques centrales qui s’enrichissent enormement, ou meme les dirigeants des grandes banques ou multinationales, mais les ACTIONNAIRES.
                      C’est la raison principale de la pauperisation des masses salariales : la fuite des revenus vers le capital au detriment du travail (et je ne suis pas marxiste :))

                      • Vaccin à la désinformation Vaccin à la désinformation 18 décembre 2011 11:47

                        merci d’avoir pris le temps de corriger. En effet, tous les bénéfices remontent directement vers les actionnaires et nuisent à la R&D, c’est à dire au développement de l’entreprise ainsi qu’a la réussite professionnelle des employés


                      • eric 19 décembre 2011 07:15

                        Saviez vous que :
                        Moins d’un grand groupe sur deux verse des dividendes, une PME sur 6 ?
                        La hausse apparente des dividendes dans la VA est liée : a la hausse de l’intensité capitalistique par emploi, a la baisse de l’endettement des entreprises, a l’augmentation des flux intra groupes ? Que globalement, la rémunération du capital après impôt en France reste remarquablement peu élevée. Qu’après une croissance atone, l’essentiel du manque de dynamisme des salaires nets est liée a la hausse des cotisations sociales ?
                        Que jusqu’à la crise, le taux des obligations d’État variait entre 2% et des poussière ( 7 ans) et 3,34 a trente ans, ce qui après frais de gestion, impôts et inflation donnait la rémunération que vous pouvez imaginer pour les prêteurs...et que donc le problème de la dette est bien dans ses montant exorbitants plus que dans son cout ?

                        Donc, un capital au final particulièrement peu rémunéré, des hausses de revenus après impôts et transferts, essentiellement constituées de service publics sociaux, donc échappant a la folie consommatrice, des prélèvements de plus en plus lourds. Une dette peu couteuse mais tellement énorme qu’elle devient difficile a payer. Une croissance molle, des revenus du travail net atone, un taux de chômage particulièrement élevé du fait du cout salarial complet.

                        Non, vous ne le savez sans doute pas, sinon, vous comprendriez que nous sommes dans le modèle que vous souhaitez et que toute la question est d’arriver a en sortir....


                      • zic_quili 19 décembre 2011 09:06

                        @Eric

                        Vous oubliez un element fondamental a mes yeux : connaissez vous le nombre de groupes (plus ou moins grands) francais qui ont des filiales dans les paradis fiscaux en zone blanche, grise, ou noire - peu importe de fait - ?.
                        La totalite ...
                        Je vous invite a aller jeter a coup d’oeil sur l’Ile Maurice et le nombre de groupes francais presents dans ce petit paradis (au sens propre et figure :)
                        Savez-vous pourquoi ?
                        Pour amasser un pactole absolument phenomenal qui sort des bilans consolides de ces grands groupes et qui contribue a la retribution, non seulement des dirigeants qui sont tous dans plusieurs CA differents mais surtout des actionnaires entites financieres ou non dont les dirigeants sont aussi membres de CA de multiples grands groupes.

                        Quand on dit que la personne a plus riche au monde etait Bill Gates (auparavant) et aujourd’hui Carlos Slim, je n’y crois pas une seconde .... Vaste supercherie qui laisse a croire que les avoirs financiers detenus sont transparents.

                        Pour resumer : 
                        - oui vous avez raison - apparemment
                        - non, vous avez tort - en realite


                      • eric 19 décembre 2011 10:44

                        A zi-killi, que j’ai tort ou raison sur les grands groupes ne change strictement rien. Quand l’Etat depense 56% du PIB, et compte tenu de la part des salaires dans la valeur ajoutée, cela veut dire en gros qu’il faut nationaliser 100% des dividendes, ce qui revient a tuer les entreprises, pour obtenir autant d’argent qu’en faisant 10% d’economie sur le train de vie de l’État ce qui n’est pas la mer a boire.
                        Ceux qui se focalisent sur les taux d’imposition de quelques très riches ou grands groupes, sont ceux qui ne veulent pas que l’on parle de reforme de l’état. Par le plus grand des hasard, ce sont souvent ceux qui vivent de ses dépenses.

                        C’est en réalité un discours de classe visant a aliéner les contribuables en les convainquant qu’il « suffirait » de faire payer plus quelques "riches’ pour qu’eux même puissent continuer a s’approprier une part de la plus value supérieure a ce qu’ils procurent a la société.

                        Nos entreprises sont relativement moins rentables que leurs concurrentes étrangères. Nos agents publics sont en termes relatifs mieux payes.

                        A 56%, notre argent, l’argent collectif, celui qui est destinée a financer nos politiques sociales notamment, est déjà dans l’État. La question et de savoir comment on l’utilise.
                        Ceux qui ne s’intéressent qu’a savoir comment augmenter ce chiffres sont éminemment suspects...


                      • zic_quili 19 décembre 2011 15:17

                        Dire que l’Etat depense 56% du PIB ne veut rien dire.

                        Meme s’il est vrai que cette proportion de 56% peut paraitre elevee, j’aimerais rappeller que l’Etat et toutes les collectivites, les services publics representent 25% de la population active, sans compter tous les emplois indirects lies a des entreprises dont le client pricipal est l’Etat (qui passe commandes, ce qui a un cout evidemment inclus dans son budget).

                        Par consequent, c’est un peu leger de s’en prendre ainsi a l’Etat francais, surtout si l’on songe a la qualite de nos infrastructures et des services publics (ecoles, hopitaux, gestion du patrimoine ....) par rapport a d’autres pays ou le constat peut etre a la limite de la catastrophe (Etats Unis, entre autres, pour ne pas les nommer).

                        Et par rapport aux remunerations des fonctionnaires, il conviendrait d’etre un peu plus fin et de ne pas mettre tous les oeufs dans le meme panier : je ne pense pas qu’on puisse affirmer qu’un instituteur ou professeur de college, par exemple ( et il y a des exemples par milliers), gagne trop par rapport au cout de la vie actuel et par rapport au service qu’il rend a la collectivite.
                        Ou alors vous etes un adepte du capitalisme sauvage, et, dans ce cas, evidemment, un discours sense n’a aucune portee.



                      • eric 20 décembre 2011 05:46

                        Oh que si cela veut dire quelque chose ! 25% plus les indirects ( 1,6 millions d’emplois associatifs également finances sur nos impôts, 120 000 intermittents finances sur nos cotisations chômage, plus familles, retraites ( la France est le pays d’Europe qui consacre le plus fort pourcentage du PIB aux retraites des agents publics), etc...cela represente de 30 a 40% de l’electorat dont les revenus dependent plus de leur capacite a faire augmenter les impots que de la qualité ou de la productivité de leur travail.
                        Ainsi, un ingénieur des ponts voit ses revenus dépendre du nombre de rond-points agrémentés de fleurettes et sculptures diverses a pas mal de centaines de milliers d’euro pieces, et curieusement, vous avez du remarque que les dits ronds point abondent en France. Sécurité nous dit on. Mais avons nous vraiment besoin de toutes ces fleurettes quand il y a « 8 millions de pauvres » ?
                        Ainsi a dépenses par élèves doublées en euro constant dans l’éducation nationale, on nous explique que l’ascenseur social est bloque, alors que dans les années 60 a 40 élèves par classe, il semblait fonctionner.
                        Ainsi, les agents publics sont ils payes a tous les niveau hors le plus élevé en moyenne 17% que dans le prive a « travail égal ». En commençant a travailler plus tard, en arrêtant plus tôt avec une meilleure retraite et sans risque chômage. Et il y en a a entre 5 et 6 millions, personne ne sait. On comprend qu’ils aient intérêt a ce que l’on parle beaucoup des revenus de Bettancourt ou des 11 000 traders, ou des profits « exorbitant des banques » ( 3,7% avant inflation et impôts sur les OAT30 ans, soit en net quoi 1 ou 2 % ?). La remuneration des preteurs a l’etat est inferieure en pourcentage aux augmentations anuelle de salaire de la fonction publique hors crise....http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T11F052

                        Vous avez remarque ? Les intentions de vote pour toutes les droites au premier tour frôlent les 60% et plus ? Tous les « vrais ouvriers » votent a droite. En France on ne distingue pas ouvriers publics ou prives, l’emploi industriel prive a drastiquement diminue, pas le public, cela signifie que dans les statistiques, les ouvriers qui votent a gauche sont d’abord des fonctionnaires.

                        Aujourd’hui, « les gauches » sont un parti de classe... !

                        56%cela veut dire aussi que cet article c’est de la daube. plus de la moitie de nos consommations collectives sont du service public. Comment peut on appeler cela du capitalisme ?
                        Quand a vouloir augmenter encore ces proportions peut on appeler cela de l’Étatisme sauvage ?


                      • Le printemps arrive Le printemps arrive 18 décembre 2011 09:45

                        Bonjour,

                        Félicitation à l’auteur et merci à agoravox pour la publication de tel article salutaire.

                        Avis aux lecteurs de cet article : si vous êtes convaincus par la trame générale de cet article, montrez-le par un commentaire écrit montrant votre approbation globale.

                        Il faut montrer que nous sommes nombreux et pas aussi idiots que l’on veut nous le faire croire (je pense aux micros-trottoirs télévisuels pointant l’idiotie des interrogés, qui sont de véritables outils de manipulations sous couverts de franche rigolade, puisque ne montrant que les réactions idiotes)

                        Salutatuions


                        • JL JL1 18 décembre 2011 11:16

                          Joli tableau assez complet, de notre monde vieillissant.

                          J’y ajouterais bien ça : « Trois ingrédients sont nécessaire pour que la société de consommation puisse poursuivre sa ronde diabolique : la publicité, qui crée le désir de consommer, le crédit, qui en donne les moyens, et l’obsolescence accélérée et programmée des produits qui en renouvelle la nécessité. Ces trois ressorts de la société de croissance sont de véritables pousse-au-crime ».(Petit traité de la décroissance sereine : Serge Latouche).

                          Ceci dit, ... vous écrivez : « Aux USA, avant 1913, plusieurs présidents se sont battus contre cette privatisation (des banques centrales) pour la Liberté et l’indépendance économique du pays », et citez : « Celui qui sacrifie sa liberté contre sa sécurité ne mérite ni l’un, ni l’autre » ’Benjamin Franklin).

                          Cette citation dans cet article mérite une petite réflexion. Ne croyez vous pas que dans l’euphorie du libéralisme triomphant, c’est précisément au nom de la liberté des acteurs économiques que l’on en est arrivé là, à cet état des lieux que vous décrivez si bien ?

                          Lamartine disait, rapportant les propos de Mme Roland : « Liberté que de crimes on commet en ton nom ».

                          Il ne s’agit pas de choisir entre la liberté ou la sécurité, entre l’une ou l’autre : il faut savoir que « entre le faible et le fort, le riche et le pauvre, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ». (Lacordaire)

                          De fait, la sécurité est assurée par le principe Républicain sans lequel une société n’est pas viable : c’est l’égalité. François Mitterrand disait : « Mes chers compatriotes, ne séparez jamais la liberté de l’égalité ».

                          Ce n’est pas parce que les peuples ont sacrifié la proie liberté au profit de l’ombre sécurité, mais bien parce que les plus puissants ont réussi, au nom de la liberté totale, à créer un monde qui leur permet d’échapper à l’impôt, ce tribut que la liberté rend à l’égalité.

                          nb. A informateur, informateur et demi ...
                          A bon entendeur, salut.


                          • jacques lemiere 18 décembre 2011 11:43

                            Je ne crois pas que l’on « force » les gens à consommer, on les incite et c’est très différent, si vous ne comprenez pas que consommer a des effets agréable votre analyse tombe à plat.

                             Nul besoin de résister ou de s’indigner, il suffit de ne pas..consommer, les pauvres font ça très bien.

                            Il faut aussi comprendre que la douceur du mode de vie des société occidentale , travail moins pénible et moins long, nourriture, santé...sont une conséquence des augmentations de productivité liées à la mécanisation, toujours plus de productivité laisse toujours plus de temps « libre de travail » aux gens , et les gens « s’occupent » durant ce temps en recréant une économie de second rang...

                            En outre , une chose est rédhibitoire c’est le rejet du mot consommation...parlez de surconsommation et fixez le niveau de consommation que vous souhaitez sinon vous parlez dans le vide.
                             

                            • Bilou32 Bibi32 19 décembre 2011 09:14

                              C’est pour cela que nous devrons bientôt bosser jusqu’à 70 ans, et que le travail hebdomadaire va sans doute remonter à plus de 40 heures. Le temps libre ne permettra bientôt plus d’alimenter la machine de la consommation de loisirs... sauf pour une élite dans doute.


                            • JL JL1 19 décembre 2011 10:00

                              Bibi32,

                              vous mettez le doigt sur le point crucial : d’un coté, il y a ceux qui disent qu’il faut travailler plus, et plus longtemps, pour cause de concurrence mondialisée !

                              De l’autre ceux qui prétendent que les gains de productivité et la robotisation font qu’il n’y a plus de travail et qu’il faut mettre en œuvre un Revenu Universel : RU.

                              Si ce sont pas les mêmes, ce sont probablement des cousins. En effet, aucun n’envisage de répartir la charge du travail : on se demandera bientôt si c’est une charge ou une chance d’avoir un travail ! Belles perspectives d’avenir, ’excellents’ repères pour nos jeunes !

                              C’est pourquoi je proclame ici haut et fort, que ceux qui prônent un RU sont des imbéciles et ceux qui repoussent le temps de travail au delà du supportable, des crapules. A moins que ce ne soit l’inverse : après tout, je n’ai pas de certitude sur ce point précis.

                              Question : comment doit-on réagir, quand on nous dit que les gros salaires des patrons et leurs maigre impositions sont justifiés afin qu’ils ne s’expatrient pas ! Et que dans le même temps, il faut réduire les salaires et les charges sociales pour que le travail ne parte pas à l’étranger ?

                              C’est parce que les salaires des uns sont si élevés, parce que d’autres travaillent trop, qu’on a sur les bras des tas d’oisifs ; oisifs que la machine productiviste se désole de ne pas voir consommer, faute de revenus ! Or qu’y a-t-il comme ’meilleur consommateur’ que celui qui ignore la valeur de l’argent, et en possède ?

                              Le ’meilleur’ consommateur ? Puisqu’un consommateur averti en vaut deux, le ’bon’ consommateur c’est le consommateur ignorant.


                            • JL JL1 18 décembre 2011 17:44

                              Ben voyons,

                              chacun sait que le fermier ne nourrit pas les dindes pour les manger : il n’a pas assez d’appétit !

                              L’internet est un formidable booster de gains de productivité. Patience, la liberté sur le Net ne va pas durer. Mais pour comprendre certaines choses, il faut voir un peu plus loin que le bout de son nez, surtout quand le nez sert à porter les lunettes du dogme.


                            • Hermes Hermes 19 décembre 2011 15:39

                              @Amaury :Nononon : internet (à l’origine tout en ligne de commande) a été crée par des chercheurs et des étudiants brillants et idéalistes qui ont détourné une technologie à l’origine militaire (pas par le libéralisme). Puis petit à petit, l’outil devenant plus convivial et accessible à la multitude, il a attiré de plus en plus les requins du profit (démarrage du processus fin des années 80). De concession en concession, pour permettre de débloquer l’argent qui va développer la technologie, l’Internet se ferme progressivement, et ne vise plus l’idéal de communication et d’enrichisement du niveau culturel et éducatif pour tous des débuts.


                            • Bilou32 Bibi32 19 décembre 2011 09:20

                              Très bon article en effet. Mais le système semble bien se gripper, et la chute est proche. Est-ce programmé par nos élites pour mettre en place le nouvel ordre mondial ? Il y a de fortes chances, mais j’espère que la situation leur échappera...


                              • PerVerseau 19 décembre 2011 10:42

                                Nos politiques de toute évidence doués d’une stupidité innommable nous sortent encore et toujours des formules tellement poussiéreuse que même le swiffer n’en veut plus, tel que : NOUS ALLONS RELANCER LA CROISSANCE (UMP-PS) économique de notre pays pour offrir une perspective d’avenir au plus défavoriser, NOUS ALLONS CRÉER des millions d’emplois dans les énergies renouvelable (EELV), ...

                                Les formules sont les unes plus accrocheuses que les autres, le seul hic : quand est ce que l’ont nous propose les solutions envisagées, je parle des schémas et modes opératoires de projets recevables et vérifiables et non pas de formules magiques brillamment mijotées par les services de communications.

                                Je pense que la réalité est d’une simplicité presque évidente, le seul intérêt des engagements avoués en politique pour le plus grand nombre est d’accéder aux privilèges du pouvoir et, je ne crois pas en leurs compétences car, pour la plus part, leur seul tallent est d’ouvrir la bouche pour brasser de l’air.

                                Le modèle économique (et démographique) actuel supposé durable et illimité est une utopie qui malheureusement est toujours et encore soutenu par l’inconscient collectif, qui continu de rêver d’une vie facile et abondement assisté (ceci étant notre modèle de société !).

                                Alors, je vous le demande, par quelle magie pouvons nous espérer continuer comme cela à tout gâcher et épuiser dans un monde qui lui est bien FINI, sans espérer un retour de manivelle en pleine tronche ?

                                Et pourtant nous pourrions entrapercevoir une solution dans la subtilité de ce schéma :

                                Récession + décroissance économique = Développement durable

                                Bien entendu cela suppose quelques sacrifices, mais ne sommes nous pas entrain de les faire ? Il est vrai que dans ce schéma beaucoup de questions peuvent être soulevées et n’auront pas de réponses immédiates, que les problèmes à surmonter seront bien réels, surtout ceux qui suppose devoir se séparer du superficielle au profit des besoins réels et un sujet qu’il serait temps d’aborder avec intelligence, celui de la surpopulation, responsable de tout ce merdier. Il faudrait quand même envisager de moins se reproduire pour diminuer sérieusement le nombre d’individus de notre espèce si nous voulons évidement lui offrir un hypothétique avenir, ...

                                Récession, pauvreté, chômage, plan d’austérité, désindustrialisation contribue à la décroissance économique et bien voila enfin, une opportunité à saisir pour nous INVENTER UN NOUVEL AVENIR, celui de se libérer de ces valeurs matériels et émotionnels dégradantes et superficielle dans tous les sens du terme.

                                La tache qui nous incombe est énorme, et quelque soit l’orientation envisagée par nos futurs politiques nous finirons par devoir assumer nos responsabilités et j’espère, que les grands enfants que nous sommes, seront à la hauteur pour relever le défi, ...

                                Comment faire, et bien commençons par nous réunir et exploitons nos bonnes idées, abusons et partageons nos compétences et talents et surtout soyons moins obnubilés par les programmes politiques dépourvus de tout bon sens à long terme et envisageons de proposer leurs postes à des personnes sans étiquettes politiques ni idéologies particulières (ceci étant un concept dépassé et dégradant) autre que d’être des acteurs engagés, responsables, compétents et surtout désintéressés, cela devrait contribuer à améliorer nos perspectives d’avenir.


                                • Hermes Hermes 19 décembre 2011 10:56

                                  Bonjour,

                                  très bon article, Il faudrait rajouter quelques flèches, car les établissements financiers spéculent sur les matières premières dans des paradis fiscaux offshore, et celà constitue une part non négligeable de la fortune amassée par ceux qui sont derrière les banques centrales.

                                  Il manque aussi le FMI comme relais entre les banques centrales et les états (d’après ce que j’ai compris). Il faudrait aussi une flèche du particulier vers l’état car une bonne partie des impôts et des taxes sert à rembourser les intérêts des dettes.

                                  Il faudrait aussi distinguer les banque scentrales des principales familles actionnaires (1 seule sur votre schéma).

                                  Avec un petit peu d’améliorations ce shéma passerait du bon au très très bien.

                                  Bonnes fêtes tout de même.


                                  • Martin D 19 décembre 2011 12:51

                                    on nous ment en nous disant plus nous consommeront plus nous garantirons nos emplois !
                                    c’est faux !
                                    un autre monde est possible, un monde fait d’égalité, d’équité, et de justice.
                                    mais certains n’en veulent pas, quitte à détruire ce (seul) monde où nous vivons.


                                    • mortelune mortelune 19 décembre 2011 13:01

                                      « toutes les banques centrales privées d’Europe et des USA plus quelques banques privés appartiennent à la famille Rothschild »

                                      C’est bien d’avoir mis un nom car d’habitude ROTHSCHILD n’apparait pas. Il y a d’autres noms que je connais pas bien à part les ROCKFELLER. Vous en connaissez d’autres ?

                                      • Hermes Hermes 19 décembre 2011 15:26

                                        L’information est disponible sur Internet : 8 familles principalement. Souvent des noms complètement inconnus du public.

                                        Voir : ici.

                                        Et en français : ici

                                        Tous les noms sont dans le quatrième paragraphe qui commence par : « CPA Thomas D. Schauf confirme... »


                                      • mortelune mortelune 19 décembre 2011 23:58

                                        @ Hermes

                                        Merci pour votre lien. J’ai lu l’article avec beaucoup d’attention. 

                                      • mortelune mortelune 19 décembre 2011 23:56

                                        CPA Thomas D. Schauf confirme les dires de McCallister, ajoutant que 10 banques contrôlent les douze branches de la réserve fédérale. Il nomme N.M Rothschild de Londres, Rotshschild Bank de Berlin, la banque Warburg de Hambourg, la banque Warburg d’Amsterdam, Lehmans Brothers de New York, Lazard Brothers de Paris, la banque Kuhn Loeb de New York, la banque Israel Moses Seif de Rome, Goldman Sachs de New York et la banque JP Morgan Chase de New York. Schauf également cite William Rockefeller, Paul Warburg, Jacob Schiff et James Stillman comme étant les individus qui ont le plus d’actions à tire individuel dans la réserve fédérale.


                                        > Je note que sur ce site les Rockefeller détiennent énormément de pouvoir. Sont-ils les pretes nom de la famille Rotshschild et pourquoi sur les médias ces familles sont-elles si peu nommées surtout avec la crise de la dette ? Pourquoi les ’présidentiables’ n’en parlent-ils pas ?

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