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Accueil du site > Actualités > International > Les dessous du dernier bain de sang à Gaza

Les dessous du dernier bain de sang à Gaza

Norman Finkelstein nous explique les dessous de la "Guerre" a Gaza.

Les spéculations sur les raisons du dernier carnage perpétré par Israël depuis le 27 décembre 2008 se sont focalisées sur les prochaines élections israéliennes. La chasse aux voix a sans doute été un facteur déterminant dans cette « société à la spartiate » (Sparta-like society, ndt) animée par « la vengeance et la soif de sang »1, pour laquelle tuer des arabes est très populaire (des sondages pendant la guerre ont montré que 80-90% des juifs israéliens étaient en faveur de celle-ci)2. Mais comme le journaliste israélien Gideon Levy l’a fait remarquer dans Democracy Now !, « Israël a entrepris une guerre très similaire...il y a deux ans [au Liban], alors qu’il n’y avait pas d’élections. »3

Quand des intérêts cruciaux sont en jeu, les élites au pouvoir en Israël déclenchent rarement des opérations de grande envergure pour des gains électoraux très minimes. Il est vrai que la décision du 1er Ministre Menachem Begin de bombarder le réacteur iraquien Osirak en 1981 était une manœuvre électorale, mais les enjeux stratégiques dans l’attaque sur l’Iraq étaient très minces ; contrairement à la croyance répandue, Saddam Hussein n’avait pas entrepris de programme d’armement nucléaire avant le bombardement4. Les motifs fondamentaux de l’attaque israélienne sur Gaza se trouvent ailleurs :

(1) dans le besoin pour Israël de restaurer sa « force de dissuasion », (2) dans la menace que représente une nouvelle « offensive de paix » palestinienne.

Le « souci principal » d’Israël dans cette attaque est ―comme le rapporte, en citant des sources israéliennes, Ethan Bronner (correspondant du New York Times au Moyen Orient)― de « rétablir sa force de dissuasion » parce que « ses ennemis n’ont plus aussi peur de lui qu’avant, ou n’ont pas aussi peur qu’ils le devraient.5 » Préserver sa capacité de dissuasion a toujours pesé lourd dans la doctrine stratégique israélienne. C’était, par exemple, la raison principale du déclenchement de la première attaque d’Israël contre l’Egypte en juin 1967. Pour justifier le massacre à Gaza, Benny Morris écrit que « beaucoup d’israéliens sentent... que les murs se rapprochent...comme ils ont pu le ressentir au début de juin 1967. »6 Il n’y a pas de doute que le peuple israélien a dû se sentir menacé en juin 1967, mais ―comme Morris le sait très certainement― les leaders israéliens n’ont, eux, connu aucune inquiétude. Le président égyptien Gamal Abdel Nasser avait déclaré le détroit de Tiran fermé à tous les arrivages israéliens. Mais Israël n’utilisait pratiquement pas le passage (à part pour faire passer de l’huile, dont il avait de très larges réserves) et, de toute façon, Nasser, sur le terrain, n’avait pas renforcé le blocus. Des bateaux traversaient librement le détroit quelques jours après l’annonce de sa fermeture. Il est important d’ajouter qu’après enquête, des agences du renseignement américain avaient conclu que les égyptiens n’avaient aucune intention d’attaquer, et que dans le cas improbable où ils le feraient, seuls ou en collaboration avec d’autres pays arabes, Israël n’aurait aucun mal ―selon les mots mêmes du président Lyndon Johnson― « à leur botter le cul » (« whip the hell out of them »). Le 1er juin 1967, le commandement du Mossad déclara à des officiels américains qu’il n’y « avait aucune différence entre les USA et Israël sur le plan des renseignements militaires et de leurs interprétations. »7 

La menace pour Israël était plutôt la prise de conscience grandissante des pays arabes, insufflée par le nationalisme radical de Nasser et amplifiée par son acte de défiance en mai 1967, qu’ils n’auraient plus à suivre les ordres israéliens. Par conséquent, le Commandant Divisionnaire Ariel Sharon a assuré aux membres du cabinet israélien qui hésitaient à attaquer qu’Israël était en train de perdre « sa force de dissuasion... notre arme principale ―la peur de nous »8. Israël a donc déclenché, en juin 1967, une guerre « pour restaurer la crédibilité de la force de dissuasion israélienne » (Zeev Maoz, analyste stratégique d’Israël).9

L’expulsion de l’armée d’occupation israélienne par le Hezbollah en mai 2000 a posé un problème majeur à la force de dissuasion israélienne. Le fait qu’Israël ait subi une humiliante défaite, célébrée à travers le monde arabe, a rendu une nouvelle guerre presque inévitable. Israël a planifié sa revanche presque immédiatement après, et, à l’été 2006, y a trouvé un prétexte dans la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens (beaucoup d’autres ont été tués au combat) que le mouvement islamique proposait d’échanger contre des prisonniers libanais enfermés par Israël. Et, bien qu’Israël ait fait intervenir sa force aérienne et se soit préparé à une intervention terrestre, il a encore connu une cinglante défaite.

Un analyste militaire, bien que pro-israélien, a néanmoins conclu que l’ « IAF (Force Aérienne Israélienne), la branche de l’armée qui était autrefois capable de détruire une flotte adverse en quelques jours, s’est non seulement montrée incapable d’arrêter les tirs de roquettes du Hezbollah, mais s’est également trouvée dans l’incapacité de lui infliger assez de dégâts pour en empêcher un rétablissement rapide », et qu’« une fois que les forces terrestres sont entrées sur le territoire du Liban, elles n’ont pas réussi à prendre les positions fortes du Hezbollah, même celles proches de la frontière » ; qu’ « en termes d’objectifs israéliens, les soldats enlevés n’avaient été ni récupérés, ni relâchés ; les tirs de roquettes du Hezbollah n’ont jamais été stoppés, et sa force de frappe à longue portée n’a pas été détruite... ; et les forces israéliennes ont été fortement ébranlées et diminuées par un adversaire capable et bien équipé » ; et que « plus de troupes, et une force terrestre plus importante, auraient apporté un résultat différent, mais qu’on ne peut se baser ni sur des faits historiques, ni sur aucun exemple pour dire que cela aurait permis une victoire décisive face au Hezbollah. »10

Après cette guerre, Israël brûlait de se frotter à nouveau au Hezbollah, mais n’avait aucune option militaire pour le faire. Au milieu de l’année 2008, Israël a désespérément essayé d’entrainer les USA dans une attaque contre l’Iran, qui décapiterait par la même occasion le Hezbollah, remettrait le principal challenger à sa place et rétablirait l’hégémonie d’Israël sur la région.

Israël et ses émissaires non-officiels comme Benny Morris, ont alors menacé que si les USA ne les suivaient pas, « des armes non-conventionnelles devront être utilisées » et que « de nombreux iraniens innocents mourront. »11 

Au grand regret d’Israël, l’attaque ne s’est jamais matérialisée et l’Iran a tranquillement poursuivi son chemin, alors que la crédibilité de la capacité israélienne à terroriser subissait un nouvel accroc. Il était alors grand temps de trouver une cible sans défense à éradiquer. Entrer dans Gaza, le stand de tir préféré d’Israël. Même là-bas, le mouvement islamique avec son arsenal fébrile a résisté au diktat israélien en juin 2008, obligeant même Israël à accepter un cessez-le-feu.

Pendant la guerre de 2006 au Liban, Israël a ravagé la banlieue sud de Beyrouth, connue sous le nom de Dahiya, où le Hezbollah emportait un fort soutien populaire. Récemment, des officiers israéliens ont commencé à faire référence à la « stratégie Dahiya » : « nous devons pulvériser les 160 villages shiites [au Liban] qui ont été transformés en bases militaires shiites », a expliqué le Commandant en chef de l’IDF (Forces de Défense Israéliennes), « et nous ne devons faire preuve d’aucune pitié quand il est question de frapper les infrastructures nationales d’un état qui, sur le terrain, est dirigé par le Hezbollah. » En cas d’hostilités, un colonel réserviste de L’institut Israélien d’Etudes pour la Sécurité Nationale ajoute, Israël doit « agir immédiatement, de façon décisive, avec une force disproportionnée... Le but d’une telle réponse est de sanctionner et d’infliger un maximum de dégâts qui obligeront un processus de reconstruction long et coûteux. »

Cette nouvelle stratégie serait mise en œuvre contre tous les adversaires régionaux d’Israël qui sortiraient du cadre ― « Les palestiniens sont tous Khaled Mashaal, les libanais sont tous Nasrallah et les iraniens sont tous Ahmadinejad ». Gaza était la cible principale pour la sanglante stratégie de Blitzkrieg. 12 « Dommage que cela ne ce soit pas passé directement après le retrait des colons Israéliens de Gaza en 2005 » s’est lamenté un célèbre journaliste israélien. “Si nous avions immédiatement adopté la stratégie Dahiya, nous nous serions épargnés beaucoup de tracas. »13 Et si pour l’instant la stratégie Dahiya n’a pas pu être employée contre l’Iran ou le Liban, tout porte à croire qu’elle a été testée sur Gaza. Les objectifs opérants derrière l’offensive sur Gaza peuvent être décelés dans les déclarations faites une fois que la guerre a été déclenchée : « Ce que nous avons à faire est d’agir systématiquement dans le but de punir toutes les organisations qui tirent des obus de mortier et des roquettes, ainsi que les civils qui leurs viennent en aide ou les cachent. » (Général de division réserviste) ; « Après cette opération il ne restera pas un bâtiment du Hamas debout à Gaza » (Chef de Section de l’IDF) ; « Tout ce qui est affilié au Hamas est une cible légitime. » (Porte Parole de l’IDF)14

Alors qu’Israël avait tué 55 libanais dans les deux premiers jours de la guerre de 2006, les médias israéliens ont exulté devant la version israélienne du « shock and awe »15 (Maarity)16 alors que 300 palestiniens ont été tués dans les deux premiers jours de la dernière guerre. Après plusieurs jours de massacre, un analyste stratégique israélien bien informé, a observé que « l’IDF, qui a planifié l’attaque des bâtiments et des sites habités par des centaines de personnes, et ne les a pas exhortés à partir mais ont tenté d’en tuer un maximum, et ont réussi. »17 Morris pouvait difficilement cacher sa fierté face au « très efficace assaut aérien israélien contre le Hamas. »18 Le journaliste israélien B. Michael a été moins impressionné par le déploiement d’hélicoptères et d’avion de chasse « au dessus d’un prison géante pour tirer sur la population. »19 ―par exemple, « 70 officiers de police pendant leur remise de diplôme, des jeunes hommes en quête d’une source de revenus qu’ils pensaient avoir trouvée dans la police et qui ont, à la place, trouvé la mort. »20 

Alors que la lumière était faite sur le massacre, les commentateurs israéliens se vantaient que « Gaza était au Liban ce que la deuxième session était à un examen ―une seconde chance de réussir, » et que cette fois, Israël avait « renvoyé Gaza dans le passé », pas 20 ans en arrière comme il avait été promis au Liban, mais « jusque dans les années 40. L’électricité n’est disponible que quelques heures par jour » ; qu’ « Israël a recouvré ses capacités de dissuasion » parce que « la guerre à Gaza a permis de rectifier les défauts de la guerre du Liban (2006) » ; et qu’ « il n’y a pas de doute que Hassan Nasrallah, le leader du Hamas, doit être bouleversé ces jours-ci.... Il n’y aura plus aucun arabe au monde qui pourra dire qu’Israël est faible. »21

Au-delà de restaurer sa capacité de dissuasion, l’objectif principal d’Israël est de contrer la menace représentée par la modération palestinienne. Depuis trente ans, la communauté internationale a constamment supporté une résolution du conflit israélo-palestinien prônant une solution à deux États basée sur le retrait total d’Israël aux frontières de juin 1967, et une « solution juste » à la question des réfugiés basée sur le droit au retour et à la compensation. Le résultat du vote annuel de la résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies, appelée « Pour une solution pacifiste de la question de la Palestine », qui soutient ces propositions, a été, pour l’année 2008, de 164 pour, 7 contre (Israël, USA, Australie, les Iles Marshall, Micronésie, Nauru, Palau), et 3 abstentions. Dernièrement, le Hamas a fait part de sa volonté de rejoindre le consensus international. En mars 2008 par exemple, Khalid Mishal, à la tête du Bureau Politique du Hamas, a déclaré dans un entretien :

« Il existe une opportunité de régler ce conflit autrement que comme le fait aujourd’hui Israël, soutenu par les USA. Il existe une opportunité d’obtenir un consensus national palestinien sur un programme politique fondé sur les frontières de 1967, et au sein duquel, et c’est une circonstance exceptionnelle, la plupart des forces palestiniennes, le Hamas y compris, accepte un État dans les frontières de 1967... Il y a aussi un consensus arabe sur cette question, et c’est une situation historique. Mais personne ne profite de cette opportunité. Personne ne bouge dans le sens d’une coopération avec cette opportunité. Même ce minimum que palestiniens et arabes ont accepté, a été rejeté par Israël et les USA ».22

Israël sait très bien que la Charte du Hamas n’est pas un obstacle insurmontable à une solution à deux États sur les frontières de 1967. « Les leaders du Hamas ont reconnu que leur but idéologique n’est pas réalisable et ne le sera pas dans un futur proche », a récemment fait remarquer un ancien dirigeant du Mossad. « Ils sont prêts et souhaitent la mise en place d’un État palestinien dans les frontières temporaires de 1967.... Ils savent que du moment où un État palestinien sera établi avec leur participation, ils seront obligés de changer les règles du jeu : ils devront prendre un chemin qui les éloignera de leurs objectifs idéologiques de départ. » 23

Il faut ajouter que d’après une source officielle israélienne, le Hamas « s’est appliqué à respecter le cessez-le-feu » auquel il s’était engagé avec Israël en juin 2008, en dépit du non-respect d’Israël de la condition de la trêve, qui était l’allègement de l’embargo économique sur Gaza. « La trêve a été violée de façon sporadique par des tirs de roquettes et de mortier effectués par des organisations terroristes clandestines », continue la source officielle. « Au même moment, le Hamas a essayé d’empêcher ces organisations de violer le cessez-le-feu. »24 De plus, le Hamas « souhaitait renouveler la situation de calme relatif avec Israël » (Yuval Diskin, dirigeant du Shin Bet)25. Le mouvement islamique avait donc prouvé qu’il tenait sa parole et qu’il méritait la confiance, ce qui en faisait un partenaire crédible pour des négociations, tandis que sa capacité à obtenir certaines concessions israéliennes (au contraire de l’exsangue Autorité Palestinienne qui se soumet à Israël sans rien obtenir en retour), renforçait son statut au sein de l’opinion publique palestinienne. Ces évolutions représentaient un véritable désastre pour Israël. Il ne pourra plus justifier sa négation du Hamas, et la pression internationale, en particulier des européens, ne saurait tarder à se faire plus forte pour exhorter Israël à négocier. La perspective de l’arrivée, à la tête des États-Unis, d’une administration prête à négocier avec l’Iran et le Hamas, et plus proche du consensus international pour la résolution du conflit israélo-palestinien, que certains politiques américains prônent désormais26, exacerberait l’intransigeance d’Israël. Dans un scénario alternatif, élaboré par le leader du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah, le gouvernement américain entrant projetterait d’organiser une conférence de paix internationale réunissant « américains, israéliens, européens, et ceux qu’on appelle arabes modérés » pour imposer une résolution du conflit. Le seul obstacle est « la résistance palestinienne et le gouvernement du Hamas à Gaza », et « se débarrasser de cet obstacle branlant est...le véritable objectif de la guerre. »27

Dans tous les cas, Israël devait provoquer le Hamas pour qu’il rompe le cessez-le-feu, et puis le radicaliser ou le détruire, éliminant du même coup un interlocuteur légitime pour des négociations. Ce n’était pas la première fois qu’Israël se retrouvait face à une telle situation, et pas la première fois qu’Israël s’est engagé dans la provocation et la guerre pour s’en sortir.

Au milieu des années 1970, le commandement de l’OLP a commencé à supporter la solution à deux États dans les frontières de 1967. En plus, l’OLP, depuis ses quartiers généraux au Liban, respectait scrupuleusement une trêve négociée en juillet 1981 avec Israël.28

En août 1981, l’Arabie Saoudite a dévoilé un plan de paix, que la Ligue Arabe approuva par la suite, basé sur une solution à deux États29. La réaction d’Israël arriva en septembre 1981, quand il accéléra son projet de destruction de l’OLP30. Dans son analyse de la construction de la guerre du Liban de 1982, l’analyste stratégique israélien Ayner Yaniv, notait que Yasser Arafat envisageait un compromis historique avec « l’État sioniste », alors que « tous les cabinets israéliens depuis 1967 » ainsi que les « principaux leaders » refusaient la création d’un État palestinien. Craignant les pressions diplomatiques, Israël œuvra à saboter la solution à deux États. Il a mené des expéditions punitives « délibérément disproportionnées » contre des « civils palestiniens et libanais » dans le but d’affaiblir la « branche modérée de l’OLP », de renforcer les « adversaires radicaux » d’Arafat et de garantir « l’inflexibilité » de l’OLP. Cependant, Israël a dû choisir entre deux options claires : « un glissement politique qui mènerait à un compromis historique avec l’OLP, ou une attaque militaire préventive contre l’organisation palestinienne ». Pour briser « l’offensive de paix » d’Arafat ―selon la formulation de Yaniv― Israël s’est engagé dans l’action militaire en juin 1982. L’invasion israélienne « avait été précédée de plus d’un an de cessez-le-feu effectif avec l’OLP, » mais après les provocations meurtrières d’Israël, la dernière ayant fait au moins 200 morts (dont 60 occupants d’un hôpital pour enfants palestiniens), l’OLP a finalement riposté, causant un mort israélien31. Bien qu’Israël ait utilisé la riposte de l’OLP comme prétexte à son invasion, Yaniv conclura que la « raison d’être32 de l’ensemble de l’opération » était « de détruire l’OLP en tant que force politique capable de revendiquer un État palestinien en Cisjordanie. »33

Avance rapide jusqu’en 2008. La Ministre des Affaires Etrangères, Tzipi Livni, a déclaré début décembre 2008, que bien qu’Israël voulait instaurer une période temporaire de calme avec le Hamas, une trêve étendue « fait du tort au but stratégique d’Israël, renforce le Hamas, et donne l’impression qu’Israël reconnaît le mouvement. »34 Traduction : un cessez-le-feu prolongé qui renforce la crédibilité du Hamas aurait nuit au but stratégique d’Israël de garder le contrôle de la Cisjordanie.

 

C’est aussi tôt qu’en mars 2007 qu’Israël avait décidé de son attaque contre le Hamas, et il avait négocié la trêve de juin uniquement parce que « l’armée avait besoin de temps pour se préparer. »35

Une fois que toutes les pièces ont été en place, il ne manquait plus qu’un prétexte à Israël. Le 4 novembre, alors que les médias américains avaient les yeux rivés sur les élections, Israël a brisé la trêve en tuant 7 militants palestiniens (meurtres justifiés par la discutable raison que le Hamas creusait des tunnels pour prendre en otages des soldats israéliens), en sachant très bien que cette opération allait provoquer le Hamas et l’obliger à riposter.

« Les tunnels creusés la semaine dernière, pour, apparemment, prendre des soldats israéliens en otages, » rapporte le Haaretz mi-novembre, « ne représentaient pas un danger clair et immédiat : leur existence était connue et leur usage aurait pu être évité du côté israéliens, ou au moins, les soldats en poste à côté auraient pu, tout simplement, être éloignés du danger. Il est impossible de déclarer que ceux qui ont décidé de faire exploser les tunnels l’ont fait sans arrière-pensée. Le commandement militaire était tout à fait conscient des implications de cet acte, tout autant qu’il est clair que la politique de « l’entrée contrôlée » dans une partie étroite de la bande de Gaza mène au même résultat : la fin de la trêve. C’était une manœuvre politique, pas une décision tactique d’un commandant sur le terrain. »36

Après la reprise prévisible des tirs de roquettes du Hamas « en guise de riposte » (Centre d’Information du Terrorisme et du Renseignement Israélien),37Israël a pu entreprendre une autre invasion meurtrière pour faire échouer, une fois de plus, une nouvelle offensive de paix palestinienne.

Norman G. Finkelstein

New York City

Traduction : Florent Barat

1 Gideon Levy, “The Time of the Righteous,” Haaretz (9 January 2009)

2 Ethan Bronner, “In Israel, A Consensus That Gaza War Is a Just One,” New York Times (January 13, 2009).

3 29 December 2008 ; www.democracynow.org/2008/12/29/israeli_attacks_kill_over_310_in.

4 Richard Wilson, “Incomplete or Inaccurate Information Can Lead to Tragically Incorrect Decisions to Preempt : The example of OSIRAK,” paper presented at Erice, Sicily (18 May 2007 ; updated 9 February 2008 ; www.normanfinkelstein.com/article.php ?pg=11&ar=1589).

5 Ethan Bronner, “Israel Reminds Foes That It Has Teeth,” New York Times (29 December 2008).

6 Benny Morris, “Why Israel Feels Threatened,” New York Times (30 December 2008).

7 “Memorandum for the Record” (1 June 1967), Foreign Relations of the United States, vol. XIX, Arab-Israeli Crisis and War, 1967 (Washington, DC : 2004).

8 Tom Segev, 1967 : Israel, the war, and the year that transformed the Middle East (New York : 2007), p. 293, mon accentuation.

9 Zeev Maoz, Defending the Holy Land : A critical analysis of Israel’s security and foreign policy (Ann Arbor : 2006), p. 89.

10 William Arkin, Divining Victory : Airpower in the 2006 Israel-Hezbollah war (Maxwell Air Force Base, AL : 2007), pp. xxv-xxvi, 54, 135, 147-48.

11 Benny Morris, “A Second Holocaust ? The Threat to Israel” (2 May 2008 ; www.mideastfreedomforum.org/de/node/66).

12 Le blitzkrieg (terme allemand, « guerre éclair ») désigne une offensive à vocation stratégique caractérisée par l’emploi

massif de chars coopérant avec l’aviation et des unités terrestres spécialisées (ndt)

13 Yaron London, “The Dahiya Strategy” (6 October 2008 ; www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3605863,00.html) ; Gabriel Siboni, “Disproportionate Force : Israel’s concept of response in light of the Second Lebanon War,” Institute for National Security Studies (INSS), 2 October 2008.

14 “Israeli General Says Hamas Must Not Be the Only Target in Gaza,” IDF Radio, Tel Aviv, in Hebrew 0600 gmt (26 December 2008), BBC Monitoring Middle East ; Tova Dadon, “Deputy Chief of Staff : Worst still ahead” (29 December 2008 ; http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-36466558,00.html) ; www.btselem.org/English/Gaza_Strip/20081231_Gaza_Letter_to_Mazuz.asp.

15 Terme utilisé par les américains pour qualifier leur intervention en Iraq en mars 2003 ; littéralement « choc et terreur mêlée d’admiration », ndt

16 Seumas Milne, “Israel’s Onslaught on Gaza is a Crime That Cannot Succeed,” Guardian (30 December 2008).

17 Reuven Pedatzur, “The Mistakes of Cast Lead,” Haaretz (8 January 2009).

18 Morris, “Why Israel Feels Threatened.”

19 B. Michael, “Déjà Vu in Gaza” (29 December 2008 ; www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3646558,00.html).

20 Gideon Levy, “Twilight Zone/Trumpeting for War,” Haaretz (2 January 2009).

21 Amos Harel and Avi Issacharoff, “Israel and Hamas Are Both Paying a Steep Price in Gaza,” Haaretz (10 January 2009) ; Ari Shavit, “Analysis : Israel’s victories in Gaza make up for its failures in Lebanon,” Haaretz (12 January 2009) ; Guy Bechor, “A Dangerous Victory” (12 January 2009 ; www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3654505,00.html).

22 Mouin Rabbani, “A Hamas Perspective on the Movement’s Evolving Role : An interview with Khalid Mishal, Part II,” Journal of Palestine Studies (Summer 2008

23 “What Hamas Wants,” Mideast Mirror (22 December 2008).

24 Intelligence and Terrorism Information Center at the Israel Intelligence Heritage and Commemoration Center, The Six Months of the Lull Arrangement (December 2008), pp. 2, 6, 7.

25 “Hamas Wants Better Terms for Truce,” Jerusalem Post (21 December 2008). Diskin a dit au cabinet israélien que le Hamas renouvèlerait la trêve si Israël levait le siège de Gaza, arrêtait les attaques militaires et étendait la trêve à la Cisjordanie.

26 Richard N. Haass and Martin Indyk, “Beyond Iraq : A new U.S. strategy for the Middle East,” and Walter Russell Mead, “Change They Can Believe In : To make Israel safe, give Palestinians their due,” in Foreign Affairs, January-February 2009.

27 Hezbollah Secretary General Sayyed Hassan Nasrallah’s Speech Delivered at the Central Ashura Council, 31 December 2008.

28 Noam Chomsky, The Fateful Triangle : the United States, Israel and the Palestinians (Boston : 1983), chaps. 3, 5.

29 Yehuda Lukacs (ed), The Israeli-Palestinian Conflict : a documentary record, 1967-1990 (Cambridge : 1992), pp. 477-79.

30 Yehoshaphat Harkabi, Israel’s Fateful Hour (New York : 1988), p. 101.

31 Robert Fisk, Pity the Nation : The abduction of Lebanon (New York : 1990), pp. 197, 232.

32 En français dans le texte

33 Avner Yaniv, Dilemmas of Security : Politics, strategy and the Israeli experience in Lebanon (Oxford : 1987), pp. 20-23, 50-54, 67-70, 87-89, 100-1, 105-6, 113, 143.

34 Saed Bannoura, “Livni Calls for a Large Scale Military Offensive in Gaza,” IMEMC & Agencies (10 December 2008 ; www.imemc.org/article/57960).

35 Uri Blau, “IDF Sources : Conditions not yet optimal for Gaza exit,” Haaretz (8 January 2009) ; Barak Ravid, “Disinformation, Secrecy, and Lies : How the Gaza offensive came about,” Haaretz (28 December 2008).

36 Zvi Bar’el, “Crushing the Tahadiyeh,” Haaretz (16 November 2008).

Voir aussi, http://www.redress.cc/palestine/uavnery20080102

37 The Six Months of the Lull Arrangement, p. 3.


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153 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 19 janvier 2009 10:25

    Des milliers de morts , car il faudra des semaines pour deblayer l’immense champ de ruine laissé par Tsahal et faire la macabre comptabilité , pour écraser le seul gouvernement légitimement élu d’un peuple arabe et en plus se faire passer pour des gentils en déclarant une trève unilatérale , les faucons israeliens ne manquent pas d’air ! on attend avec impatience les blablas de sarko et son pantin Kouchner qui se congratuleront pour leur action décisive dans l’obtention de ce cessez le feu .....  smiley


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 19 janvier 2009 13:37

      Tiré de deux articles du blog "Notre Siècle" :

      Palestine, Gaza, sionisme et "racines chrétiennes" (IV)

      http://notresiecle.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/01/13/pales tine-gaza-sionisme-et-racines-chretiennes-iv.html

      (...) Lundi, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, qui condame Israël, a appelé « à la cessation immédiate des attaques militaires israéliennes à travers le Territoire palestinien occupé » et annoncé notamment l’envoi d’une mission chargée d’enquêter sur
      « les violations des droits de l’homme par Israël à Gaza  ». Mais les propositions de paix avancées à ce jour par les puissances occidentales semblent viser pour l’essentiel à désarmer le Hamas, ignorant la disproportion des forces entre un Etat d’Israël doté de l’arme nucléaire et une population palestinienne ne disposant d’aucun moyen de défense. De surcroît, la Commission Electorale Centrale israélienne vient de décider d’exclure les partis arabes United Arab List - Ta’al (coalition) et Balad des élections qui doivent avoir lieu dans un mois (...)

      (...)

      Tony Blair déclare, par exemple, d’après l’AFP : «  il est très important d’avoir la fermeture des tunnels (entre Gaza et l’Egypte) parce que c’est par là que le Hamas importe les armes et l’argent  ». Mais l’Etat d’Israël ne dispose-t-il pas de bien plus d’armes et d’argent ?

      C’est précisément dans ce déséquilibre fabriqué par les puissances occidentales, que semble résider le principal problème posé par la situation qui s’est créée depuis la Déclaration Balfour et la fin de la première guerre mondiale. Dans la logique de Tony Blair, Israël devient de fait le seul juge de la situation.

      (...)

      [fin de l’extrait]

      Palestine, Gaza, sionisme et "racines chrétiennes" (V)

      http://notresiecle.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/01/17/pales tine-gaza-sionisme-et-racines-chretiennes-v.html

      Le 17 janvier, les médias font état de plus de 1200 morts palestiniens à Gaza, parmi lesquels plus de 400 enfants. Le nombre des blessés dépasse les 5300, et les dégâts économiques approchent les 500 millions de dollars. Le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-moon, qui il y a deux jours s’était « indigné » du bombardement du quartier-général de l’ONU à Gaza par l’armée israélienne, vient de condamner un nouveau bombardement par Israël d’une école de l’ONU. D’après le directeur des opérations de l’UNRWA à Gaza, John Ging, l’attaque de jeudi dernier contre le bâtiment des Nations Unies a pu utiliser des armes au phosphore. En même temps, les puissances européennes «  se proposent  » pour participer à la surveillance des accès à la Bande de Gaza et cherchent à jouer un rôle important dans les discussions sur la situation au Proche-Orient. Mais quels sont les enjeux réels de l’actuelle offensive israélienne, et quelle a été la responsabilité de ce que certains appellent «  l’Occident chrétien  » dans le long processus qui a conduit à un conflit qui dure depuis la Déclaration Balfour de 1917 et qui n’a cessé de s’aggraver depuis ?

      Il y a quelques jours, Michel Chossudovsky écrivait dans Mondialisation : «  L’invasion militaire de la Bande de Gaza par les Forces israéliennes, est directement liée à la possession et au contrôle de réserves stratégiques de gaz en mer. Il s’agit d’une guerre de conquête : on a découvert de vastes réserves de gaz au large du littoral de Gaza en 2002  ». Pour l’auteur, «  d’immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza  ».

      Chossudovsky rappelle que, dans un accord signé en novembre 1999, l’Autorité palestinienne a garanti des droits de prospection de gaz et de pétrole pour 25 ans à British Gas (BG Group) et Consolidated Contractors International Company (CCC).

      Dans un article du 21 octobre 2007 intitulé «  Ya’alon : British Gas natural gas deal in Gaza will finance terror  », le quotidien israélien Ha’aretz faisait état d’une prise de position à ce sujet de l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne Moshe Ya’alon. La source est un article du 19 octobre 2007 intitulé «  Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza’s Coastal Waters Threaten Israel’s National Security ?  » sur le site du Jerusalem Center for Public Affairs. Ya’alon estimait dans son article que le gouvernement n’avait pas ordonné une action militaire dans la Bande de Gaza à cause des transactions de British Gas. Il écrivait notamment : «  For Israel, the need for BG’s gas may have already taken a toll. It is possible that the prospect of an Israeli gas purchase may have played a role in influencing the Olmert cabinet to avoid ordering a major IDF ground operation in Gaza  ».

      Ya’alon considère donc qu’il existe pour Israël une «  nécessité  » de ce gaz. D’après l’article de Ha’aretz, Israël avait abandonné ses droits sur le gaz au bénéfice de l’Autorité palestinienne dans une transaction très controversée où l’intervention du gouvernement britannique est mise en cause. Mais Michel Chossudovsky estime que ces réserves de gaz appartiennent à la Palestine sur le plan juridique, et qu’en 2006 «  Tony Blair est intervenu pour le compte d’Israël en vue de faire capoter » un accord de pompage de gaz vers l’Egypte.

      (...)

      [fin de l’extrait]

      Il y a aussi toute la thématique chère au reaganisme sur le rôle de « rempart de l’Europe contre l’Asie » et d’ « avant-poste de la civilisation face à la barbarie » déjà explicitement formulée par Theodor Herzl lui- même (Der Judenstaat, 1896) à propos du futur état sioniste.


      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
       


    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 19 janvier 2009 13:54

      Sur ce commentaire de propagande, je me contenterai de souligner une chose, le reste étant tellement haineux que ça ne mérite aucune réponse.

      "ignorant la disproportion des forces entre un Etat d’Israël doté de l’arme nucléaire et une population palestinienne ne disposant d’aucun moyen de défense".

      Prière de ne pas confondre Palestiniens et Hamas :

      France Info a recueilli le témoignage d’Anina, une palestinienne réfugiée en France. Elle est ingénieure et jusqu’à l’an dernier elle vivait dans la bande de Gaza. Elle blâme Israël pour ce désastre humain. Mais selon elle, le véritable coupable reste le Hamas (1’55")


    • gaiaol 19 janvier 2009 16:15

      comique,
      l’échange devient stérile car votre aveuglement creuse les différends plutot qu’il ne les éclaire. l’armée israelienne est bel et bien entièrement responsable de la busherie de gaza,(entre autres, ce n’est pas hamas qui a fourni les bombes au phosphore, ni les fm, ni les chars, ni les drones, ni les missiles ). puisqu’il est reconnu que la trève a été rompue en novembre par israel. vouloir l’occulter, c’est faire le lit d’une propagande puissamment élaborée. mais je vous reconnais bien là...

      puisque vous projetez d’"aider" à la paix et bien que vvotre discours ne s’y prête nullement, je vous propose d’écouter stéphane hessel...


    • ZEN ZEN 19 janvier 2009 10:34

      Fils de survivants de l’holocauste, Finkelstein, expulsé d’Israël, poursuit son combat pour dénoncer la propagande israëlienne


      • L.S.B 19 janvier 2009 10:47

        Gaza est morte écrasée par la 4eme armée du monde et la complicité internationale. Sans la moindre défense. Peu importe les raisons qui ont poussé à ce massacre. Seules les déchirures comptent...

        Mais le pire, c’est d’avoir vu les européens se rendre en groupe à Jérusalem pour congratuler les assassins, faire la fête sur les cadavres encore fumants de Gaza et réclamer PLUS DE SECURITE POUR ISRAEL.

        Triste lâcheté. Nous avons même entendu Sarkosy avoir l’arrogance de réclamer la libération du soldat israélien prisonnier du Hamas. Il est vrai que le Hamas n’a eu, au milieu des bombes, que le souci de préserver la vie de ce mec...

         Gaza était un ghetto, c’est devenu un cimetière qui a confirmé la barbarie sanguinaire d’un peuple SIONazISTE que les européens s’empressent de soutenir pour exorcicer leurs propres souvenirs.

        Bravo.


        • Battement d’elle 19 janvier 2009 19:41

          @ L S B

          ....les photos sont éloquentes :
          voyez comme le dîner avait l’air d’être agréable... ils se tapent sur l’épaule et rient à gorge déployée !
          Franchement c’est révoltant...... indécent et surtout très injuste !

          Sommet de Charm el-Cheikh : sauver la mise à Israël
          lundi 19 janvier 2009 - 07h:07
          D’après Al Manar
          http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5891


        • katalizeur 19 janvier 2009 11:53

          @ usrael

          a quoi sert usrael , ? l’ humanité n’a pas besoins de voyous.......


        • non666 non666 19 janvier 2009 11:54

          "Israel" , sache que CHEZ NOUS , en france, il y a aussi quelques communautés qui par rapport a nous devrait relire certains passages "n’ont plus aussi peur de lui qu’avant, ou n’ont pas aussi peur qu’ils le devraient."...

          Nous faisons parti despeuples qui ont domiuné le monde et il n’est pas question que nous soyons dominés chez nous , ni par les uns, ni par les autres.

          Meme si un des leurs est à la tete de l’Etat....


        • ilias 19 janvier 2009 11:39

          Pour être fixé sur la nature de l’Etat d’Israel d’un côté et les agissements de lâches criminels de ses successifs dirigeants de l’autre, il y’à lieu de visionner et questionner l’histoire contemporaine des relations privilegiées du sionisme et l’hitlérisme en amont de création sanguinaire d’Israel en 1948, puis en aval du nouvel Etat avec l’Afrique du sud au temps du régime de l’Apartheid d’une part et des chrétiens sionistes de l’Europe et plus fondamentalement des USA.
          Il ne faut cesser de rappeler qu’à la base de ces communautés chrétiennes sionistes se profilaient nettement un racisme et un antisémitime à l’hitlérienne ; et que chaque "race" doit vivre confinée dans son "territoire", avec une distinction nette et précise entre les races-nations.
          Ci-montré un lien vers une étude importante sur le sujet de Mark Weber, Le Sionisme et le 3ème Reich.
          URL http://www.vho.org/aaargh/fran/actu/actu04/doc2004/weberfr.pdf


          • Jojo 19 janvier 2009 11:43

            Analyse admirable venant compléter celle-ci : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=49784
            C’est très simple, les "arcanes" de la politique israélienne n’en sont pas (n’en ont jamais été en fait). Ce que je regrette, c’est que si Monsieur tout le monde notamment en occident ignore ces vérités, ou a tendance à les occulter parce qu’elles dérangent le confort d’une toile (d’un filet ?) patiemment tissée et entretenue, aucun Etat, aucun gouvernement digne de ce nom dans le monde, ne peut les ignorer et à un niveau de détail qui doit être encore plus précis.

            Alors hors peuples encore une fois, comment expliquer le silence de certains, la condamnation sans grande conviction de beaucoup, l’approbation de la majorité ?

            Et à tous ceux qui se sont réjouis du malheur des palestiniens et de la vue du sang de leurs enfants, pensez vous que votre santé ou celle de vos enfants à vous, empêchera de dormir de tels gouvernants dans la planète ?
            Oubliez ma question, la priorité en ce moment, c’est que les faucons israéliens se refassent une virginité, alors faites un effort regardez un peu la télé cette semaine, il y a un programme aux petits oignons et sur le réseau public s’il vous plait. Et avant tout, la liste de Schindler bien sûr, un livre puis un film effectivement bouleversants et même essentiels comme il est dit sur un autre article. Et puis quel timing de la programmation de France 2, de vrais devins …


            • John Lloyds John Lloyds 19 janvier 2009 12:09

              Outre le massacre gratuit des palestiniens (pour la plupart des civils), c’est que le délire militaire israelien cherche à entraîner avec lui toute la planète dans un conflit généralisé. Le risque est bien WW3, car au travers du Hamas, la cible est bien l’Iran. Alors que Sarko buvait hier le champagne avec les bouchers, rien du problème de fond n’était réglé.


              • John Lloyds John Lloyds 19 janvier 2009 13:11

                Ben voyons ... On cherche toujours les armes de destruction massive en Irak ... L’Irak était aussi une menace planétaire ? Plus d’un million de civils éradiqués ... au profit d’Halliburton.


              • ISRAËL 19 janvier 2009 12:10

                NON666...chez nous, donc chez moi...c’est une république construite sur certaines valeurs...des valeurs démocratiques, "occidentales"...les lumières et les droits de l’homme...et SARKOSY est le président de notre république...mais tu peux, bien sur défiler avec les pro hamas...nous n’avons pas les mêmes valeurs...


                • katalizeur 19 janvier 2009 13:55

                  @ rael

                  le moderateur est de ta famille ?
                  il censure mes commentaires ; je lui suggere des les plusser, s’il ne le fait deja........


                • Céphale Céphale 19 janvier 2009 12:12

                  Assez amusant, si l’on peut dire, cet article paru ce matin dans Haaretz (en anglais) "Israël craint des vagues de procès pour l’offensive de Gaza". Extraits :

                  Des ministres israéliens ont exprimé au cours des derniers jours de sérieuses craintes sur la possibilité qu’Israël soit amené à accepter une investigation internationale sur les pertes civiles pendant cette opération ; ou que des Israéliens soient personnellement poursuivis en justice, ce qui est arrivé à des officiers israéliens accusés de crimes de guerre pendant la seconde intifada.

                  « Alors que l’étendue du désastre à Gaza se confirme, je ne prendrai plus mes vacances à Amsterdam, mais à la Cour internationale à La Haye  » a déclaré un ministre (non identifié), sans qu’on sache s’il avait essayé de faire une plaisanterie.

                  Un autre ministre a dit que, contrairement à la situation qui a suivi l’opération défensive en Cisjordanie il y a sept ans, le territoire attaqué par Israël est entièrement sous contrôle palestinien. C’est pourquoi les journalistes étrangers qui sont entrés dans la Bande de Gaza n’ont pas étés escortés d’officiels israéliens, comme en Cisjordanie.

                  Les hauts responsables de la défense ont commencé à collecter des matériaux pour constituer des dossiers en vue de préparer leur défense. Le ministre des affaires sociales, Isaac Herzog, est chargé de coordonner les efforts des relations publiques d’Israël contre les accusations de crimes de guerre.


                  • Lecapitaine Lecapitaine 19 janvier 2009 23:51

                    Je crois qu’il est plus réaliste d’imaginer W.Bush jugé un jour à la Haye qu’un Général Israelien.


                  • furio furio 19 janvier 2009 12:14

                    On ajoutera que c’est le lot de tout pays "géré" par le facisme que de faire des guerres !

                    Et j’aurai aimé avoir une idée plus précise sur le carnage ! Car un "carnage" de 50 morts par jour ce n’est pas un carnage. Il faut certes dénoncer la lâcheté des politiques, des intellectuels mais rappeler que eux ne pouvaient ignorer que lorsque l’on bombarde des zones surpeuplées on produit un MASSACRE immonde ( le BILAN HUMAIN c’est des DIZAINES DE MILLIERS DE MORTS). 
                    Un intervenant nous dit quand on aura fouillé les décombres ? Oui bien sûr sous chaque immeuble rasé par le bombes il y a des victimes, mais les israéliens "ont nettoyé" à la bombe au phoshore pour brûler les corps. Et qui pour fouiller, il n’y a plus rien !
                     


                    • ISRAËL 19 janvier 2009 12:19

                      L’Egypte et la Turquie comme les LIBANAIS, les JORDANIENS, l’ARABIE...ont bien compris les défis lancés par la Syrie et l’Iran à travers les terroristes du hamas...


                      • katalizeur 19 janvier 2009 12:29

                        @ rael

                        dans ta liste il y a un pays de trop ; LA TURQUIE. DONT LE PM ERDOGAN demande que l’entité soit ejetée des instances internationales..........


                      • ISRAËL 19 janvier 2009 12:30

                        KATALIZEUR...je suis démocrate...et mon pays se nomme DEMOCRATIE !!!


                        • katalizeur 19 janvier 2009 14:50

                          @usrael  etre franc te va bien..............

                          là nous sommes d’accord, il ne faut pas desperer de l’inteligence humaine, a force de discuter, et d’echanger, on arrive a se comprendre

                          ton pays est une demoncratie ou qu’elle se trouve ;................. moi pas.


                        • katalizeur 19 janvier 2009 13:15

                          @ huhuhuhuhuhuhu

                          toi fin tacticien.....le hezbollah n’avez pas a intervenir...le soutient populaire suffit...........cela a permis aussi de demontrer que l’armée de bras cassée et une arméé d’incapable face a une petite resistance.....mais bien equipée en phosphore et en uranium enrichi pour faire un GENOCIDE.

                          j’attend le prochain rapport le "winofrad II ""

                          les brigades de Azzedine El Qassam ont fait une conference de presse face a une foret de micros, le bilan catastrophique pour le 3° magasin de quincaillerie de la planete....


                        • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 19 janvier 2009 13:21

                           L’histoire de la guerre des Six-Jours est beaucoup plus compliquée que ce court résumé présenté dans la traduction de l’article de M. Finkelstein. Et des documents d’époque que j’ai visionnés le prouvent, où s’expriment politiques, diplomates et militaires acteurs de l’histoire.
                          En 1967, c’est la guerre froide. L’Egypte est alors l’alliée de l’Union soviétique. Les Etats-Unis, quant à eux, ne manifestent à l’époque aucun soutien particulier à Israël, dont le président Truman avait condamné la création de l’Etat. Moscou arme l’Egypte, et élabore un plan de guerre via pays interposés pour démontrer sa puissance. Le commandement soviétique affirme à Sadate, qui se trouve alors à Moscou, que l’armée israélienne a massé des forces le long de la frontière syrienne. Or, l’Egypte et la Syrie ont un accord de défense commune : si l’un est attaqué, l’autre réagit, et réciproquement. Sadate alerte Nasser, qui envoie des informateurs sur place et constatent qu’il n’en est rien. L’ambassadeur de l’Union soviétique en Israël réveille le premier ministre Eshkol en pleine nuit, un homme modéré, pacifique, pour l’avertir que les généraux israéliens ont mobilisé dans le Golan. Cette désinformation est la cause de la guerre. Israël, qui se sent menacé, dépêche le ministre Eban à Washington. Le président Johnson lui rétorque : "Vous n’êtes pas en péril. Vous êtes dans une situation difficile, mais pas en danger."
                          La Maison-Blanche refuse d’intervenir et conseille à Israël de ne pas attaquer. De son côté, Moscou conseille à l’Egypte d’attendre qu’Israël attaque.
                          Mais le déploiement de l’armée égyptienne à la frontière israélienne provoque l’engouement populaire. Nasser est un président très populaire, il a rendu aux Arabes leur confiance en eux et leur a donné le sentiment d’être une grande nation. La télévision égyptienne, que les Israéliens regardent aussi car ils ne disposent pas de leur propre réseau à cette époque, filme la glorieuse armée égyptienne et présente des caricatures violentes appelant à la destruction d’Israël.
                          Eshkol, parce qu’il essaie de gagner du temps pour éviter l’affrontement, ne rassure pas le peuple israélien, qui se sent menacé. Les généraux savent quant à eux que, malgré les apparences numéraires en sa défaveur, l’armée d’Israël gagnera cette guerre si elle doit advenir.
                          Nasser demande à l’ONU, dont les troupes assuraient la paix à Gaza, de se retirer. L’acceptation de l’ONU est une erreur fatale. A partir de ce moment, et conjugué au blocus du détroit de Tiran, la guerre est inévitable.
                          Eshkol ne peut plus reculer, qui a gagné du temps, pourtant, devant la menace qui se précise. Les Israéliens exigent que Moshe Dayan soit intégré au gouvernement.
                          Le roi Hussein de Jordanie place son armée sous commandement égyptien.
                          Les bombardiers soviétiques stationnés en Egypte sont prêts à pilonner les grandes villes israéliennes.
                          Côté égyptien, Nasser ne peut plus reculer : la rue exige l’écrasement d’Israël.
                          Israël envoie sa flotte aérienne et bombarde les pistes et les avions ennemis tôt le matin.
                          L’Union soviétique, qui menaçait d’intervenir, en est dissuadée par l’exigence conjuguée des Etats-Unis et de l’ONU d’un cessez-le-feu.
                          Mais en six jours seulement, lsraël a gagné sur les trois fronts : au sud, contre l’Egypte ; au nord contre la Syrie ; à l’est contre la Jordanie.


                          • Jojo 19 janvier 2009 15:18

                            CD, c’est tout ce que vous trouvez à relever dans cet article, la guerre des 6 jours mal résumée ! En effet, gravissime comme dirait l’autre et puis surtout, ça change tout n’est-ce pas ?

                            En plus, j’aime beaucoup vos enchaînements :

                            1. Le roi Hussein de Jordanie place son armée sous commandement égyptien.
                            2. Les bombardiers soviétiques stationnés en Egypte sont prêts à pilonner les grandes villes israéliennes.
                            3. Côté égyptien, Nasser ne peut plus reculer : la rue exige l’écrasement d’Israël.
                             smiley smiley smiley

                            Mesdames et Messieurs, en exclusivité CD-enne, son altesse royale le n° 4 :

                            4. Israël envoie sa flotte aérienne et bombarde les pistes et les avions ennemis tôt le matin. Eh bé mon cochon pas halal, c’était moins une...

                            Et ça continue, encore et encore, comme si de rien n’était. Mais comment vous faites ?


                          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 19 janvier 2009 15:24

                             Jojo smiley
                            Dommage pour vous, les acteurs de l’histoire, dont Hussein de Jordanie, le général égyptien Samir, Sadate, etc. en personne en ont témoigné et il est très facile de le vérifier, mais bon, ça ne vous arrange pas, je conçois votre rage.
                            Et non, ce n’est pas tout. Sur l’actualité, vous trouverez plus haut le témoignage d’une Palestinienne et plus bas les dernières déclarations du Hamas. Enfin, vous faites comme vous préférez, hein, pendant ce temps, l’histoire suit son cours smiley


                          • Jojo 19 janvier 2009 15:49

                            Ma rage ? L’histoire qui suivrait son cours ? Vous en avez d’autres comme ça ? Et la Shoah c’était aussi l’histoire qui suivait son cours ?

                            Et puis vous m’invitez à lire vos lumières plus haut et surtout plus bas, allons y :
                            … J’ai lu, traduction de l’Hébreu au Français sans passer par le Grec :

                            Au fond du problème, il y a bien et surtout rien d’autre, qu’une histoire de roquettes saintes n’en déplaise à l’analyse de l’auteur.
                            En plus, admirez la bonne volonté manifeste des israéliens qui se retirent progressivement en grands seigneurs (capables de tuer mais se retenant héroïquement). Cela dit, qui pourrait leur en vouloir, ils ont évidemment prévenu que si jamais …

                            Que dire CD,

                            Les soldats au moins, ont l’excuse d’exécuter des ordres … eux. 

                            CD, vous qui croyez déceler de la rage chez moi, sachez qu’en fait, je souffre du désir héroïquement refoulé mais quasiment irrépressible, de vous dire tout le bien du mal que je pense de vous. Mais rassurez-vous, je connais un moyen très efficace pour y remédier, …, c’est d’y céder :

                            ----- ------- ----- --------- ------- ---------- smiley


                          • gaiaol 19 janvier 2009 16:26

                            l’histoire suit son cours...

                            oui, les colonies peuvent reprendre. les prisons à ciel ouvert aussi... et les palestiniens de continuer à enterrer leurs morts...




                          • Céphale Céphale 19 janvier 2009 18:23

                            Il faut s’attendre à une grande campagne de désinformation du gouvernement israélien sous la conduite du ministre Israël Herzog, chargé de la propagande. Les commentaires de Cosmic Danser nous en donnent un avant-goût.

                            il n’empêche que les amis de Cosmic Danser ont très peur d’être poursuivis comme criminels de guerre.


                          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 19 janvier 2009 19:36

                             Je vous invite à lire de près les conventions de Genève. S’il s’avère après enquête et délibérations qu’Israël a commis des crimes de guerre, la Cour pénale internationale, qui respecte le droit, devra également condamner le Hamas. C’est écrit dans les textes : homicide intentionnel de civils, entrave à l’aide humanitaire (cf. témoignage plus haut), homicide des prisonniers de guerre (sympathisants ou activistes du Fatah), prise d’otages (Gilad Shalit)... Que voulez-vous, Céphale, dura lex sed lex pour tout le monde.


                          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 19 janvier 2009 20:02

                             Moinssez tant que vous le souhaitez, ça ne changera rien. J’ai par ailleurs oublié, pour ce qui concerne les crimes de guerre du Hamas, le fait des enfants soldats (que je dénonce depuis longtemps, quant à moi), les attaques depuis les infrastructures civiles (mosquées, écoles, hôpitaux) et l’appel au génocide (la Charte du Hamas est toujours en vigueur, je vous le rappelle).


                          • gaiaol 19 janvier 2009 21:31

                            la comique,
                            pour que vous osiez parler du droit, il aurait d’abord fallu respecter le premier droit des peuples qui est celui de se défendre de l’occupation ! de la spoliation ! et des massacres organisés...

                            et oui selon tous les droits, du droit international au droit naturel en passant par le droit moral, l’occupation et les repressions octroient à tout autochtone le droit de résister à l’occupant en utilisant tous les moyens à sa disposition et meem le recours à la violence pour s’y opposer... car le projet sioniste, s’il s’affiche et est reconnu quasi-officiellement, n’en est pas moins une machination hautement criminelle


                          • Jojo 19 janvier 2009 22:04

                            C’est ça la position israélienne ? Personne ne va en prison, sinon tout le monde y va ! Un peu léger comme défense non ?
                            Et bien que tout le monde y aille. En commençant par les complices actifs et les chauffeurs de salle professionnels, sans oublier ceux qui ont fait et font encore, l’apologie de crimes de guerre.

                            A mon humble avis, entre ceux qui se croient déjà morts et d’autres qui donneraient père et mère à l’article de la mort pour un sursis de 24h. Les risques d’un tel procès ne sont pas du tout les mêmes.

                            Parce que vous croyiez peut être que le phosphore blanc allait être oublié comme ça, pour vous faire plaisir, même en cas de paix, surtout en cas de paix.
                            Comptez dessus et mangez des pruneaux.
                            Pas de paix sans justice ! Ça fait trop longtemps que les ardoises sont effacées.


                          • gaiaol 19 janvier 2009 22:34

                            ah oui, la charte du hamas ressemble à s’y méprendre aux lois fondamentales israelienne. je voudrais bien vous voir à l’attaquer et par là meem attaquer la substance meem de la constitution de l’état hébreu.

                            soyez sans crainte, ce n’est pas terminé : tout est mis en place pour que doranévant, et alors meem que cette politique israelienne est parfaitement évitable, elle ne devienne en fait plus meurtrière, plus scandaleusement assassine car les jusqu’aux boutistes tels que vous y auront bien aidé




                          • Lecapitaine Lecapitaine 19 janvier 2009 23:41

                            Dire que Truman était contre la création de l’Etat d’Israël est contraire à la vérité . Il était l’ami du premier président Israélien (wazerman ?) et lui a promis le soutien total des Etats Unis. C’était même grâce à Truman que le congrès juif international a pu trouver la majorité nécessaire à la résolution partageant la Palestine en deux Etats. (ie : Truman a exercé des pressions sur la Philippe, le Panama et le Libéria afin de voter cette résolution) 

                            Concernant la guerre du 6j, contrairement aux US qui affichaient clairement leur soutien à Israël (et prets d’intervenir), la position des URSS était pas claire. D’autre part le roi Hussein était un cheval de Troie (Il rapportait tout à Goldan Meir). Ces histoires sont relatées dans un bouquin qui s’appelle Ô Jérusalem.

                             


                          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 20 janvier 2009 00:42

                             Lapsus, désolée, je mérite grand reproche, j’ai écrit trop vite. Truman était pour. Marshall et l’ensemble de la diplomatie américaine s’y sont violemment opposés. Non, les USA ne souhaitaient pas soutenir Israël dans une offensive, Johnson considérant que l’Etat hébreu n’était pas en danger. La résolution 181 a été votée par 33 voix contre 13 et 10 abstentions. Pour le reste, je maintiens. Johnson a renvoyé l’émissaire israélien en lui indiquant que son pays ne risquait rien. Il a fait appeler le Kremlin pour convaincre Moscou de dissuader ses alliés arabes de déclencher une crise mondiale. Hussein a cédé à la pression de son peuple.


                          • tAroue 20 janvier 2009 15:47

                            Dites moi, peut savoir qui soutenait Israël à l’époque ?

                            Il me semble que c’est la France.

                            Qui fournissait l’aviation dont les mirages a Israël ?

                            Il me semble que c’est la France.

                            Qui s’est opposé a une intervention d’Israël ?

                            Il me semble que c’est la France.

                            Qui a empêché la livraison des mirages pour éviter la guerre ?

                            Il me semble que c’est la France.

                            Que c’est il passé ?

                            Qui a trahi son principal allié en se faisant fournir les plans du mirage par le juif reconverti (ce qui ne veut rien dire car pour les juifs, ils le sont pas le sang) catholique Serge Dassault ?

                            Il me semble que c’est Israël !

                            Qui a encore trahi la France on lui volant deux frégate de combats ?

                            Il me semble que c’est Israël !

                            Et qui s’est empêché a entrer en guerre contre Israël suite a ces coups fumeux de haute trahison ?

                            La France ! 


                          • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 21 janvier 2009 22:29
                            Chiche ! Si demain la loi internationale pouvait sanctionner de la même façon (sévère par ailleurs) les crimes israéliens et ceux commis par le Hamas … je pense que le Hamas donnerait son accord de suite ! Je suis loin d’être un sympathisant du Hamas, mais il y en a marre des deux poids deux mesures ! Et tant qu’on y est, ce serait pas mal de l’étendre aux crimes commis par les US.

                          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 19 janvier 2009 13:27

                             Reuters, il y a 1 heure.

                            Les hommes et les chars de Tsahal, qui avaient envahi le territoire palestinien le 3 janvier après une semaine de pilonnage aérien, ont entamé un retrait "progressif" aux dires des responsables militaires, qui préviennent qu’ordre sera donné de riposter à tout nouveau tir de roquettes sur Israël. La nuit de dimanche à lundi s’est toutefois déroulée sans incident.

                            Le Hamas a affirmé qu’il continuerait son réarmement en dépit des efforts israéliens et internationaux pour empêcher la contrebande d’armes à la frontière avec l’Egypte, un point clé d’un éventuel accord de paix avec Israël.

                            "Faites ce que vous voulez", a lancé le porte-parole de la branche armée du Hamas, Abu Ubaida, à l’adresse d’Israël et des Occidentaux. "Fabriquer des armes saintes est notre mission et nous savons comment nous en procurer", a-t-il ajouté à l’occasion d’une conférence de presse.

                            Le visage masqué face aux journalistes, il a dit n’exclure aucune option si Israël ne se retirait pas de la bande de Gaza dans la semaine, une demande faite par le Hamas en échange du cessez-le-feu annoncé dimanche.

                            Avi Dichter, ministre israélien de la Sécurité intérieure, a estimé que toute tentative de réarmement du Hamas serait considérée par l’Etat juif comme une agression.

                            "Si le trafic d’armes reprend, Israël estimerait qu’il s’assimile à des tirs contre notre Etat", a-t-il dit à une radio israélienne.

                            TROIS POINTS DE PASSAGE OUVERTS

                            Dans le même temps, les autorités israéliennes ont ouvert trois points de passage pour permettre l’acheminement de vivres et autres produits de première nécessité.

                            L’Etat juif et le Hamas ont déclaré séparément un cessez-le-feu dimanche, au grand soulagement des puissances occidentales qui, tout en disant comprendre le droit d’Israël à assurer sa sécurité, s’alarmaient du bilan dévastateur de l’offensive, qui a fait 1.300 morts palestiniens dont de nombreux civils.

                            Chaque camp a clamé victoire. Le dirigeant du Hamas à Gaza Ismaïl Haniyeh a parlé de "victoire populaire" tandis qu’Israël a affirmé avoir "atteint ses objectifs", qui étaient de faire cesser les tirs de roquettes sur le sud de son territoire.

                            Le Premier ministre Ehud Olmert a assuré de son côté que les Israéliens comptaient quitter le territoire "le plus rapidement possible" dès qu’il n’y aurait plus de risques pour la sécurité d’Israël.

                            Six chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont rencontré dimanche soir Olmert à Jérusalem, après avoir participé à une conférence internationale à Charm el-Cheikh à l’invitation du président égyptien Hosni Moubarak.

                            Les Gazaouis ont retrouvé leurs rues en ruines et parfois des morts après 22 jours passés dans des abris de fortune.

                            Sept cents civils palestiniens ont été tués depuis le début de l’offensive, selon les médecins gazaouis. Dix soldats et trois civils israéliens ont péri durant la même période.

                            Selon le bureau palestinien des statistiques, plus de 22.000 immeubles d’habitations ou simples maisons ont été réduits à l’état de décombres par les bombes israéliennes.

                            Avec Yannis Behrakis à la frontière Gaza-Israël, Adam Entous, Luke Baker, Alastair Macdonald, Alistair Lyon et et Ori Lewis à Jérusalem, et Alaa Chahine au Caire, version française Jean-Stéphane Brosse et Pascal Liétout


                            • Nobody knows me Nobody knows me 19 janvier 2009 14:17

                              le besoin pour Israël de restaurer sa « force de dissuasion »

                              J’aime bien ces formules toutes faîtes. Etrangement, ça ne choque personne quand un pays de l’Axe du Bien dit vouloir "montrer ses pectoraux" en aggressant un autre pays. C’est un acte défensif.

                              Avi Dichter, ministre israélien de la Sécurité intérieure, a estimé que toute tentative de réarmement du Hamas serait considérée par l’Etat juif comme une agression.

                              Par contre, on voit ici que quand un pays de l’Axe du Mal veut se réarmer et "restaurer sa force de dissuasion", c’est un acte d’aggression et on le rase.

                              Cocasse, non ? Sont forts ces spins doctors...
                              J’entends déjà la ribambelle de lobbyiste et autres experts ès communication essayer de me convaincre du bien-fondé de ce... hum... déséquilibre linguistique.

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