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Les développeurs coréens frustrés

Avec l’explosion du marché du smart-phone, on pouvait à s’attendre à ce que les développeurs coréens se lancent dans le grand bain en sortant toute sorte de jeux adaptables sur ces équipements électroniques mobiles. Que nenni ! La faute a qui vous me direz ?

Tout simplement à la commission en charge de réguler les contenus des jeux en les approuvant ou les censurant.
 
Mais les pouvoirs de cette commission deviennent de plus en plus limités. Les règles sont inadaptées dans le monde du smart-phone, la commission n’ayant pas le temps de contrôler l’arrivée massive de jeux proposés sur les plateformes globales, comme sur l’App Store d’Apple ou l’Androïd Market de Google.
 
Le seul problème pour les développeurs locaux vient du fait que les législateurs ne sont pas pressés. Lorsque l’industrie du jeu demande à revoir les textes de loi, les autorités sud-coréennes préfèrent attendre la prochaine session de l’Assemblée nationale. Si la loi a forcé Apple et Google à limiter les accès à leur plateforme en Corée du Sud, cela n’a pas empêché les utilisateurs à ouvrir des comptes sur les plateformes internationales d’Apple et Google pour télécharger leurs jeux et autres applications.
 
Bref, les grands perdants aujourd’hui sont les développeurs coréens. Com2us fait partie de ceux-là. Et la seule solution qui existe aujourd’hui est de vendre les applications à une clientèle étrangère. Aujourd’hui, seuls quelques jeux sont acceptés dans la catégorie « Entertainment » de l’App Store, mais sur le long terme, cette stratégie s’annonce plutôt difficile.
 
L’industrie tout entière sud-coréenne qui est pourtant l’une des plus développée du monde semble donc tarir de ces régulations. La première proposition de loi qui vient d’être établie permet d’autoriser immédiatement les jeux listés qui répondent aux critères de qualité de la commission et offre aux fabricants de mobile et aux opérateurs de plateforme d’applications une plus grande liberté en termes de régulations des applications disponibles.
 
Mais voilà que le débat devient une véritable affaire d’État. Alors que le terrain se met en place pour satisfaire l’industrie des jeux, voilà que le ministère de la culture (favorable au développement de l’industrie) et le ministère de la famille et de l’égalité des sexes (contre l’addiction aux jeux) se montent la tête et entrent dans un conflit direct sur le sujet. Une nouvelle composante qui risque de compliquer encore la tâche aux distributeurs de jeux.
 
Avec 3 à 4 millions d’utilisateurs de smart-phones prévus d’ici la fin de l’année, les autorités feraient bien de revoir leur politique et de l’ajuster en faveur d’une industrie qui lutte depuis des mois.
 

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Arosmik

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