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Accueil du site > Actualités > International > Les différents rôles d’un enseignant au Japon

Les différents rôles d’un enseignant au Japon

Il est demandé aux enseignants japonais de remplir de nombreux rôles qui sont considérés comme n’étant pas ceux d’un enseignant en France. En France, un enseignant enseigne. Il fait bien quelques autres activités complémentaires telles que le soutien scolaire, l’orientation des élèves et autres, mais son rôle est limité si on le compare à celui d’un enseignant japonais.

Alors, quels sont donc les rôles d’un enseignant au Japon ?

 

Ils doivent bien sûr être des enseignants….

Pas de grosse surprise concernant cet aspect de leur métier : ils doivent enseigner leur matière, c’est-à-dire préparer leurs cours, faire leurs cours en classe, évaluer les élèves, corriger les copies etc. Ajouter à cela toutes les réunions nécessaires pour la mise en place du programme, réunions pédagogiques et autres. Normal d’un point de vue français.

 

…. ET ils doivent AUSSI être des :

  • éducateurs spécialisés,
  • assistants sociaux,
  • psychologues
  • parents de substitution…

 

 

Au Japon, on appelle « seito shidou » le terme englobant tous ces rôles. Il n’existe pas d’équivalent en français, même pas le fameux « gestion des élèves », parce que justement, il ne s’agit pas de gestion. En anglais, le terme correspondant est «  student guidance  ». « Guider les élèves sur le chemin de la vie » si vous vous sentez l’âme d’un poète.

Les enseignants ont en charge le « homeroom » (« heures de vie de classe » en France) tous les jours, en début et en fin de journée. Durant ces heures, ils communiquent le programme de la journée à la classe, discutent de différents thèmes concernant la vie de la classe avec leurs élèves, laissent les représentants des différents « han » s’exprimer (groupes composés de plusieurs élèves qui gèrent un aspect particulier de la vie des élèves comme les études, la santé, le journal de l’école, le matériel etc.), règlent des conflits ou de simples problèmes logistiques, etc.

Ils prennent aussi le temps d’avoir un entretien particulier avec chacun de leurs élèves pour apprécier leur situation, évaluer s’ils ont un quelconque problème particulier (pas tous les jours, hein !)… En plus de ces entretiens, chaque enseignant s’assure de visiter au moins une fois par an le foyer de ses élèves (surtout à l’école élémentaire) afin d’observer dans quelles conditions ils vivent. Ils s’assurent que chacun de leurs élèves sache où aller l’année qui suit (poursuite d’études ou entrée sur le marché du travail pour les niveaux collège et lycée). Ils gèrent aussi les problèmes affectifs et psychologiques des élèves en organisant des séances en tête à tête avec eux. Ce sont des séances au cours desquelles les élèves s’épanchent sur leurs soucis, sur leurs problèmes personnels ou au sein de leur foyer.

Ils s’occupent aussi de la santé physique de leurs élèves puisqu’ils mangent avec eux (jusqu’au collège) pour s’assurer que leurs parents leur ont préparé un bento (repas de midi dans une boîte) avec des quantités adaptées à leur âge et équilibré. Lorsque le repas est préparé par l’école, ils les éduquent à manger de tout, à finir leur part et les poussent à adopter de bonnes manières à table (il arrive que certains enfants en première année de maternelle crachent/jettent par terre la nourriture qu’ils n’aiment pas car ils font comme ça à la maison. L’enseignant les rééduque à l’occasion de chaque repas). Les enseignants amènent eux-mêmes un bento idéal qu’ils mangent en classe afin de servir de modèle. Le temps du repas est aussi un moment idéal pour créer des liens. Les élèves apprennent les bases de la diététique et l’origine des produits qu’ils mangent. On leur apprend à respecter le travail des personnes qui ont créé les produits qui servent à la préparation de leur repas à l’occasion de visites de fermes.

De plus, les enseignants éduquent aussi leur élèves afin de les préparer à entrer dans la vie active. L’éducation au travail commence dès la maternelle et s’accentue à l’école élémentaire avec des visites organisées dans des ateliers de fabrication de produits artisanaux, de produits alimentaires etc. Chaque élève apprend les efforts nécessaires à la création de chaque chose (en plantant eux-mêmes du riz et/ou en s’occupant d’un jardin potager par exemple). Ils apprennent aussi que chaque métier a son importance, que chaque personne, même en faisant un métier qui paraît insignifiant, contribue de par ses efforts à l’amélioration de la société et au bien-être de tous. Par conséquent, même un travail qui paraît insignifiant doit être effectué avec le plus grand soin, et les personnes qui font ces métiers doivent être autant respectées que tout un chacun. Travailler est un devoir moral. Contribuer à la société l’est aussi. (mais entre ce qui est enseigné à l’école et l’influence de la société, les résultats d’une telle éducation sont relatifs)

En plus de leur rôle de passeur de savoir, les enseignants ont en charge des clubs d’activités (au niveau collège et lycée, beaucoup plus rarement au niveau primaire) qui sont des clubs sportifs ou culturels. Ils s’occupent de coacher les élèves, de les entraîner avant et après les cours. Les entraînements ont lieu aussi le weekend et pendant les vacances, donc les enseignants s’occupent de leurs élèves sur leur temps « libre » aussi (remarquez le « libre » entre guillemets…). Le travail d’éducation se fait aussi pendant ces heures, qui sont considérées comme aussi importantes que les heures de cours. Les élèves apprennent à se donner à fond pour progresser, accepter la défaite, gérer de front études et sport, être exigeants avec eux-mêmes, faire partie d’une équipe soudée qui coopère pour atteindre un même objectif, etc.

Les enseignants s’occupent aussi de l’éducation et de l’enseignement moral des élèves. Cela peut être aussi simple que : « Lace tes lacets. » ou « Rentre ton T-shirt dans ton pantalon. » (même au niveau collège ou lycée, car il est considéré comme nécessaire d’avoir en toute occasion une apparence soignée. Sauf dans certaines écoles dans les grandes métropoles où, malheureusement, l’éducation part en sucette car les enseignants sont débordés), mais cela comprend aussi l’enseignement du bien et du mal, de ce qu’il est acceptable/inacceptable de faire en société, la politesse, penser aux autres avant d’agir, ne pas être une nuisance pour autrui etc. En sortant de la période de scolarité obligatoire, l’élève doit être pleinement éduqué afin de contribuer de par ses actions à l’amélioration de la société. Il ne doit pas devenir une charge pour la société par manque d’éducation morale. Il s’agit d’un vrai travail d’éducation qui correspond plus au travail d’éducateur spécialisé en France. Ou plus exactement au rôle des parents d’un point de vue français. Pour renforcer les liens avec leurs élèves, les enseignants entretiennent pour cela une correspondance avec eux. Ceux-ci écrivent leurs pensées dans un carnet que l’enseignant lit tous les jours et auquel il répond par écrit.

Le but de tout cela est de construire des liens de confiance et d’interdépendance affective entre les enseignants et leurs élèves. Chaque élève doit comprendre que ce qu’il pense ne pas pouvoir dire à ses parents, il peut le dire à son enseignant et que celui-ci est son « allié » (« mikata »). L’enseignant n’est pas seulement la personne qui délivre du savoir, il est aussi un guide, un modèle à imiter, un adulte référent vers lequel l’élève peut se tourner en cas de problème.

Enseigner au Japon est un vrai sacerdoce et n’est donc pas un métier dont l’extrême exigence est à prendre à la légère. C’est un métier qui est plus destiné à des personnes qui ont une âme d’éducateur plutôt qu’à des personnes souhaitant simplement enseigner leur matière.


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25 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 18 juillet 10:33

    Un article hors de l’état d’urgence, presque hors du tempo qu’impose les médias dominants, c’est à dire, ceux qui gouvernent.

    Les Japonais ont un rapport de soumission, sous la forme plus acceptable de respect, à l’autorité, à l’Empereur, à la nation. C’est un peuple plutôt éduqué, nationaliste, collectif et incroyablement aliéné. Les traditions et un système de castes, pèsent sur les relations sociales. Les femmes ont un status inférieur à celui de l’homme. Le taux de natalité est l’un des plus bas et celui des suicides, l’un des plus importants, au monde. C’est un pays mal géré par une élite arrogante, ruiné financièrement, inquiet de l’expansion chinoise qui ressemble tant à la sienne d’il y a un siècle.

    C’est un pays globalement en déclin avec quelques sursauts.

    Quelques questions à l’auteur  :

    - Comment sont formés les enseignants et préparer à leurs multiples tâches ?
    - Comment et par qui est contrôlé leur travail, leur niveau d’engagement, leurs résultats ?
    - Combien sont-ils payés par rapport au salaire moyen ?
    - Combien d’élèves par classe ?


    • nemuyoake nemuyoake 18 juillet 11:57

      @Daniel Roux

      - Comment sont formés les enseignants et préparés à leurs multiples tâches ?

      Ils ont une licence d’enseignement de leur matière. Et ils doivent faire un stage pratique. Mais ils sont formés en interne, une fois engagés, petit à petit, par leurs senpai (aînés).

      Pour plus d’info sur les licences d’enseignement : lien 1 / lien 2

      - Comment et par qui est contrôlé leur travail, leur niveau d’engagement, leurs résultats ?

      Par leurs senpai (aînés), leur directeur et l’encadrement, le Conseil d’éducation de la ville, de la préfecture. Il n’y a pas de visites d’inspecteurs comme en France. Si un problème est observé, l’encadrement en parle à l’intéressé et ça se règle comme ça. Il n’y a pas vraiment de rebelles. Quand il y en a (refus de chanter l’hymne par exemple), ils se font éjecter du système. La licence d’enseignement est à renouveler tous les 10 ans par le Conseil d’éducation donc ça permet de ne pas renouveler les indésirables.

      - Combien sont-ils payés par rapport au salaire moyen ?

      Le salaire moyen varie de préfecture en préfecture, de même que le salaire minimum. Le salaire grade 2 d’un enseignant est d’environ 1300 euros et le grade 36 est de 4000 euros environ. On prend un grade chaque année, peu importent les résultats. Après, il y a des bonus mensuels de 4% du salaire et des bonus annuels entre 2 et 4/5 mois de salaire. Plus l’aide au logement, aux trajets etc.

      Et les salaires des enseignants varient selon les préfectures, le privé ou le public et le niveau enseigné.

      - Combien d’élèves par classe ?

      Normalement 40. Mais ça peut baisser jusqu’à 1 ou 2 dans des écoles primaires sur des îles par exemple.


    • nemuyoake nemuyoake 18 juillet 12:05

      @Daniel Roux
      En me relisant, je me suis rendue compte que je n’ai pas répondu correctement à la dernière question : on peut avoir jusqu’à 40 élèves par classe et c’est EXTREMEMENT variable. C’est suivant les besoins.


    • Alren Alren 18 juillet 12:58

      @nemuyoake

      La salaire est ridicule par apport à la tâche exigée !

      J’ai eu l’impression que vous faisiez la leçon - c’est le cas de le dire  ! - aux enseignants français pour qu’ils aient la même charge de travail qu’au Japon.

      Les gouvernements successifs ont déjà du mal à trouver des enseignants dans certaines matières et n’y parviennent que grâce au chômage massif qui fait choisir à certains la sécurité du fonctionnariat.
      Alors, s’il fallait qu’ils consacrent leur temps de vacances dont tous les médecins qui les rencontrent savent combien elles leurs sont indispensables tout autant qu’aux élèves, à un complément « d’éducation », vous n’auriez plus personne !

      Du moins plus personne d’intéressant, avec une forte personnalité, ce qui est indispensable dans ce métier comme pour celui d’acteur, ce que sont partiellement les enseignants qui jouent un rôle d’improvisation dans leurs classes.

      D’autre part, il faut que vous sachiez, qu’ici, en France, jamais les parents n’accepteraient que les enseignants viennent inspecter leur domicile ou contrôlent les repas de leurs enfants, qui d’ailleurs chez nous mangent à la cantine s’ils ne rentrent pas chez eux le midi.

      Les grands élèves non plus n’accepteraient pas des remarques sur leurs modes de vie.
      Et avec raison peut-être, car je subodore que « l’éducation » dispensée au Japon par des enseignants « profilés » est faite de conformisme et de respect de fausses hiérarchies qui stérilisent à l’avance toute initiative comme nous l’a révélé Amélie Nothomb dans "Stupeur et tremblements« (on ne doit s’adresser à son »supérieur" qu’en tremblant et confit de respect !!!) et conduisent certains jeunes à un repli pathologique sur soi ou à une totale excentricité.

      La devise républicaine française est heureusement incompatible avec ce modèle éducatif qui a des relents de moyen-âge pour nous.


    • Nawak 33 (---.---.146.241) 18 juillet 19:43

      @Daniel Roux

      Confusion complète entre Etat et entreprises car du point de vue de la ruine financière, on se demande bien comment le « Japon » (en fait il s’agit surtout de ses entreprises) peut être le deuxième investisseur de la planète. Quant à l’état et sa dette colossale, il convient de souligner que cette dette est souveraine à plus de 90% (la Poste, les Assurances et des particuliers) les bons et obligations étant nominatifs (avec des droits de cession monstrueux) une bonne partie de cette dette va disparaître avec les générations qui l’ont financée. Ceci dit, dans 20 ou 25 ans, l’état ne pourra reconduire ses politiques de grands travaux et ses plans de « relance » car les générations plus jeunes n’ont pas eu, à l’inverse de leurs parents et grand-parents, la possibilité d’épargner, les taux d’épargne se sont effondrés ces dernières années.

      Le taux de suicide certes affreusement élevé est en baisse depuis quelques années, c’est plutôt une bonne nouvelle quant à la mauvaise gestion par une élite arrogante, c’est assez vrai mais j’ai cru un moment que vous parliez de la France


    • nemuyoake nemuyoake 18 juillet 22:21

      @Alren

      Non, je ne faisais pas la leçon, en aucun cas, tout simplement car ce système est inclus dans une culture qui n’a rien à voir avec la culture française.

      Amélie Nothomb ne connait rien au Japon et se sert des stéréotypes attribués à ce pays pour se faire du pognon avec ses bouquins. Si vous souhaitez vraiment connaître le Japon, lisez au moins des livres de sociologie sur le sujet.


    • Alren Alren 19 juillet 13:25

      @nemuyoake

      Amélie Nothomb ne connaît rien au Japon

      Elle est née au Japon, en parle la langue et désirait y vivre quand elle est entrée dans cette entreprise où elle n’est pas restée pour excès de hiérarchisme ce qu’elle a raconté dans « Stupeur et tremblements » dont la matière n’a pas été contestée ce me semble.

      Les relations féodales entre les individus ont été relatées par toutes les sources occidentales et pas seulement par A.N.

      Ayant pratiqué le judo, je me suis toujours intéressé au pays dont il était originaire et j’ai des amis espérantistes qui sont allés plusieurs fois au Japon, échangeant dans la langue internationale directement avec des Japonais.


    • nemuyoake nemuyoake 19 juillet 22:12

      @Alren
      Je maintiens qu’elle ne connait rien au Japon car elle décrit une expérience personnelle qu’elle fait passer pour une vérité générale. Elle est née à Bruxelles, pas au Japon. C’est son personnage de fiction qui est né au Japon. Elle y a seulement vécu quelques années, point barre.

      Qu’il y ait eu excès de « hiérarchisme » dans la société où elle est entrée, c’est bien possible. Quelques-uns de mes amis ont vécu la même chose. Mais il ne s’agit que d’expériences. Beaucoup d’autres personnes que je connais, beaucoup de Japonais ne vivent pas dans des entreprises pareilles. Il y a nombres d’entreprises au style familiale, où les décisions se prennent en commun, comme une coop.

      Les expériences personnelles qu’on dit vérité générale sont mensongères et émanent de personnes qui ne connaissent rien au Japon. Si elles y connaissaient quoi que ce soit, elles se garderaient bien de relater leur expérience de façon si ostentatoire (caresser les préjugés de leurs lecteurs dans le sens du poil pour les renforcer dans le seul but de vendre) et de la faire passer pour vérité générale concernant tout l’archipel. Un Japon qui ne correspond pas aux préjugés des gens n’interresserait personne.

      Par exemple, je ne fais pas passer mon expérience en lycée (et avant en collège) au Japon pour quelque chose de représentatif de ce qui se passe dans tous les lycées du Japon. Ce qui se passe dans les lycées au Japon diffère selon la préfecture, l’environnement socio-économique, la compétition existante entre les différents lycées du coin, la tension sur le marché du travail dans la région, la politique éducative des Conseil d’Education etc. Il y a des points communs, bien sûr, mais je ne me permets pas de faire des affirmations à l’emporte-pièce concernant mon expérience en disant : « J’ai vécu ça donc le Japon, c’est comme ça ».


    • César Castique César Castique 18 juillet 10:51

      « ... celui des suicides, l’un des plus importants, au monde. »



      Je ne vois pas quelles conclusions on peut tirer de statistiques dans l’une desquelles le Japon se situe entre la Russie et le Guyana, tandis que dans une autre, le taux de suicides par 100’000 habitants est le plus élevé au Guyana (44.2), et le plus faible en Arabie saoudite (0.4). 


      P.S. - N’oublions pas non plus que le Japon est un pays où on se suicide encore par sens de l’honneur. C’est donc vrai que c’est un pays complètement archaïque...

      • pallas 18 juillet 15:00

        Bonjour madame ou mademoiselle l’autrice de l’article,

        Le Japon a réellement un probleme intérieurs, tel les pauvres dormant le soir à Shinjuku, ou bien de violence généralisé dans le pays, Pire encore les bidons villes se formants, comprenant les jeunes et personnes agées.
        Le Japon même si en matière de haute technologie est dans la pointe, une partie du pays semble mise en marge, d’ailleurs les yakuzas commencent à reprendre du service.

        Le Japon tout comme la Chine, ainsi que la Corée, soufrent de réels problèmes intérieurs, la crise économique, ainsi que écologique n’y sont pas pour rien.
        Pour Le Japon, il y en deux, celui Rural et Urbain, auquel la fracture est total, l’un aimant la terre, l’autre la technologie.
        Cela est moins visible en France, car le pays est bien miens développer en matière technologique.
        Je crains que dans les années venant, Le Japon rentrent dans la même décadence que la France, ce pays m’inquiète.

        PS : Bon, un petit coup je me prend pour un historien et prétentieux...
        Au Japon il y a l’épée Kusanagi, en France son homologue c’est Durandal (dont tout le monde se fout, sauf moi).

        Salut


        • Nawak 33 (---.---.146.241) 18 juillet 19:29

          @pallas

          des bidons villes au Japon ? Photos svp même Kotobukichô à Yokohama, de loin le quartier le plus pauvre du Japon n’est pas un bidonville. Faut arrêter de prendre des drogues dures.


        • pallas 18 juillet 19:42

          @Nawak 33,

          Allons, rien n’échappe à la réalité, ou bien à mon regard, ça n’a pas d’importance.
          Si je dit tel chose ou autre, je n’ai même pas le besoin de le prouver, la réalité le fait.
          Je ne dit pas grand chose, je ne dit que de simples faits, jamais je n’écrit sans avoir fait la moindre recherche avant.
          La question n’est pas là ;
          Pour ma part la Question il s’agit de la France, de L’Europe, de mon Job, en d’autre terme ma propre survie, c’est tout, bien rien de compliqué.
          Voyez mes ainés de La Génération 68 du Pourquoi de ce Bordel, c’est un très mauvais SAV.
          Salut


        • Nawak 33 (---.---.146.241) 18 juillet 19:48

          @pallas

          quand je lis ça : « d’ailleurs les yakuzas commencent à reprendre du service. » j’ai des doutes sur la qualité des ...recherches ? Les Yakuza n’ont jamais arrêté le « service » , ils ont toujours été là comme quoi certaines réalités ont échappé à votre ...regard ?


        • nemuyoake nemuyoake 18 juillet 22:23

          @pallas

          Tous les pays ont des problèmes, je suis d’accord, et la France en particulier n’est pas épargnée.


        • Spartacus Spartacus 18 juillet 15:12

          En France c’est le total contraire....

          Il faut assiter à un conseil de classe pour voir à quel point les enseignant sont des irreponsables.
           smiley  smiley
           smiley

          Dupond ? Il ne travaille pas bien
          Durand ? Pas terrible !
          Duchemin ? Il faudrait qu’il s’y mette.

          Aucun d’entre eux ne dira. Cet élève je me charge de lui pour le faire évoluer !
          Des « responsables » mais « limités qu’a leur progéniture »...
          Justement, il n’y a qu’elle qui réussit dans cette éducation nationale France post-soviétique...

          • tf1Groupie 18 juillet 22:25

            @Spartacus

            Je ne vois pas l’intérêt de balancer de telles bêtises, à part pour le besoin de dire du mal.
            c’est devenu une seconde nature chez toi.


          • nemuyoake nemuyoake 18 juillet 22:27

            @Spartacus

            Le but de l’école française n’est pas le même que celui de l’école japonaise. L’école française instruit mais elle n’éduque pas. Et c’est très difficile de faire progresser des gamins qui n’ont aucune envie de progresser . Le goût de l’effort est imprégné dans l’éducation à la japonaise, ce qui rend le travail des enseignants plus aisé. En France, ils ne peuvent pas faire de miracle si en face d’eux ils ont un refus total de tout apprentissage.


          • pallas 18 juillet 15:59

            Spartacus,

            Sa n’est pas aussi simple que ça, la France à toujours été un territoire de guerre permanente, c’est dans notre ADN, cela date bien avant l’avènement de l’empire romain, c’est digne de la préhistoire.
            Personnellement, ça ne me dérange pas tant que cela, après tout, c’est une façon de vivre comme une autre.
            Les Germains ont détruit l’empire romain, un exemple tout simple, l’Europe est un territoire de guerre permanente, c’est dans notre culture, même si ces dernières 50 années elle fut renier, mais la réalité est celle ci.
            Pour le professeur de l’Article : nemuyoake,
            Le mangaka Shirow qui a écrit Ghost In the Shell et Appleseed, dans ses commentaires, il a vu juste sur la France, sur notre capacité autodestructrice guerrière.
            Bon sur ceux.
            Le Japon rentre lui aussi dans une nouvelle phase guerrière, une armée technologique impressionnante, j’en suis fasciner.
            La France n’est pas si différente du Japon finalement.

            En France ;
            En matière scolaire, le pays à décidé de détruire ça propre langue, ça propre culture, jusqu’à même du nom de l’épée de « Durandal », tout aussi impressionnante que celle de « Kusanagi ».
            C’est exaspérant étant moi même un escrimeurs et trouvant nos deux armes respectifs parfaites.
            Bon j’y vais
            Salut.


            • Xenozoid Xenozoid 18 juillet 16:12

              @pallas


              a propos du japon, j’ai lu il y a pas longtemps un article de Andre Vltchek,en anglais


              ps : je sais pas pourquoi av beug avec les codes polices




            • Algérien (---.---.81.89) 18 juillet 16:21

               « Servitude et grandeur... » de l’enseignant japonais, à l’image d’un Vigny s’agissant des conditions de la vie militaire.


              • pallas 18 juillet 20:10

                @Nawak 33, ainsi que l’auteur de l’article,

                Rien ne m’échappe en ce monde, vous me feriez bien grief d’avoir été complaisant sur mes écrits si possible, car je connais la réalité sur le Japon.

                Bon il faut une Preuve.
                Ne comptez pas sur la technologie ou robotique ou l’Intelligence Artificiel, c’est totalement sans issue, mais au moins c’est un Os à Mordre, un joujou, ça n’a aucune importance.
                Mon dicton de la minute à la c.o.n :
                « L’issue n’ai pas toujours la porte qui s’ouvre devant vous, elle est peut être dans l’angle mort ».
                Salut


                • nemuyoake nemuyoake 18 juillet 22:33

                  @pallas

                  Tout le monde prétend connaître la réalité sur le Japon. Ceux qui lisent dessus. Ceux qui font des recherches dessus. Ceux qui ont vécu au Japon. Ceux qui vivent au Japon depuis 5 ans. Et ceux qui y vivent depuis 30 ans prétendent le connaître mieux que quiconque.


                • tf1Groupie 18 juillet 22:34

                  @ L’auteur,

                  Merci pour ce regard qui permet de comparer l’approche culturelle de l’éducation selon les pays.

                  En Angleterre il y a également une composante « tutorat » dans le rôle de l’enseignant.
                  En France l’enseignant est effectivement très focalisé (trop ?) sur l’enseignement de sa discipline et peu sur la globalité éducative (épanouissement personnel, prise en compte du cadre social ...).

                  Mais il est difficile de comparer la France et le Japon qui est beaucoup plus homogène ethniquement (il me semble).

                  Je me demandais ainsi comment fait l’enseignant quand il mange avec des élèves qui ne mangent pas de porc.


                  • nemuyoake nemuyoake 18 juillet 22:38

                    @tf1Groupie

                    Je ne sais pas. Vu que ce sont souvent les familles qui préparent le bento, l’élève a un bento sans porc. Si c’est style cantine, je pense que c’est géré comme une allergie. Mais il y a peu d’élèves musulmans donc ce n’est pas un sujet qui fait polémique. Je pense que ce qui pourrait poser plus problème c’est le refus de la piscine par exemple.


                  • Jean Keim Jean Keim 19 juillet 07:42

                    Le Japon n’est ni plus ni moins archaïque que le nôtre, ou que n’importe quel autre pays, il a une culture qui imprègne ses habitants, les façonne et les conditionne à se sentir comme différents.

                    Ce pays a, il me semble, un profond respect pour les personnes âgées, de ce point de vue nous aurions beaucoup à apprendre.
                    L’archaïsme est de se croire différents parce que nous sommes francais, japonais ou bantous, nous sommes ce que nous pensons, ce que nous pensons est fonction de l’éducation que nous avons reçue, ce point est commun à l’ensemble des êtres humains et nous caractérise comme tel, nous avons également la possibilité d’en prendre conscience et d’en sortir.

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