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Accueil du site > Actualités > International > Les drones : le bêtisier tragique…

Les drones : le bêtisier tragique…

Les derniers gadgets à la mode dans les armées dites modernes sont les drones, aussi appelés systèmes non habités. Récemment, l’Armée de sa Majesté présentait son nouveau drone de combat, le Taranis. La France elle aussi se lance dans cette aventure tout en testant leur fiabilité par exemple au dessus de Gaza. Plus impliqués, les USA comptent envoyer un millier de drones supplémentaires en Afghanistan pour aider les autres « systèmes non habités » présents sur des domaines opérationnels… Pour faire oublier leur cout et la croissance de leur marché, environ 13 milliards de dollars au minimum dans les prochaines années, les drones voient se diversifier leur fonction. On sait qu’ils peuvent officiellement remplacer des moyens humains utilisés pour des missions de reconnaissance. On sait qu’ils sont un moindre mal pour inspecter des scènes de crimes. Leur taille évolue ainsi certains peuvent rentrer dans le paquetage d’un soldat et permettre une retransmission en direct de leur activité. Mais malgré ces succès soit techniques ou industriels, il est utile de rappeler quelques fondamentaux les concernant mais cela frise parfois le bétisier.

Le détournement des images. Les premiers incidents concernant les drones sont venus dès leur apparition non officielle sur le théâtre serbo-bosniaque. Là déjà, des rapports annoncent des biais concernant la sécurité de ces systèmes et ceci surement est à mettre en relation avec la présence d’instructeur russe dans les contrées guerrières de l’ex-Yougoslavie. C’est l’an passé que le problème c’est à nouveau présenté. Lors de l’arrestation d’un militant chiite, les services de renseignement se sont bornés à vérifier les données de son notebook. La perplexité des forces spéciales a alors fait le tour du Pentagone. Ainsi avec un logiciel d’environ 26 dollars, ce militant irakien avait réussi à intercepter tout les informations transmisse par un Drone Prédator qui survolait la région de Nadjaf, sous contrôle de Moqtadar al Sadr. Plus récemment, des incidents sur le terrain, des cibles ratées au dernier moment ont plongé l’armée US dans l’incertitude lors des offensives du Heldmand et la piteuse reprise de Kandahar qu’on a d’ailleurs tendance à rejouer chaque année. Là, encore, des indices ont laissé supposé que soit par l’influence iranienne ou russe, des talibans utilisaient le logiciel Skygrabber. A la base ce programme, proposé par une société russe, était prévu pour capter des images de satellites, des musiques, des films et autres denrées culturelles. Andrew Solonikov, le développeur de ce logiciel, s’est juste trouvé « étonné » de son utilisation militaire. Le contournement de l’utilisation des drones était frappant, presque inhérent à la technique et la transmission des images captées. Malgré cela, l’armée US a calmé le choc de cette information en réfléchissant à crypter les images retransmises par le drone. Belle idée qui est très difficile à mettre en place et qui cause parfois des pertes en qualité des images. En même temps, de manière absurde, l’Air Force, dont 36% de ses engins sont des drones, commandait une centaine « reaper », commercialisés par « General Atomic », ayant les mêmes faiblesses que le Prédator mais coutant la bagatelle de 10-12 millions de dollars pièce. Pour information le « reaper » serait plus rapide et mieux armé que son ancêtre Prédator.
 
Les drones sont ainsi devenu le cheval de Trois du dispositif américain et cela pour un achat basique de moins de 50 dollars. Certains objecteront qu’il faut une carde vidéo très robuste mais ceci n’a rien d’équivalent au cout d’un drone qui s’évalue à plusieurs millions.
La problématique stratégique de ce cryptage est crucial car on peut volontairement pousser l’ennemi à la faute… faire croire aux forces spéciales qu’un site est un point névralgique d’insurgés et organiser à l’improviste une fête civile pour avoir des images de carnage…
 
Les erreurs de logiciels, et les problèmes de joystick. Au delà des problèmes liés à l’adaptation des protagonistes des guerres asymétriques très modernes, les drones commencent à avoir leur petit « soucis ». Ainsi, dans un article du Hindtington Post, une liste à la Prévers des déboires des drones est effarante. La plupart de ces engins de haute-technologie, qui coute si cher, qui iront bombarder « chirurgicalement » une zone de guerre, ont leur « bug ». Ainsi, divers rapports des militaires américains s’alarment des erreurs de pilotages basiques, des programmes totalement inadéquat livrés avec leur machine. On compte les ratés festifs de ces bombes volantes dont on perd le contrôle. Parfois c’est une rupture de contact, un bug de logiciel… tout un enchevêtrement de problèmes techniques qui rendent l’utilisation de ce matériel assez périlleuse. On compte ainsi 38 crashs en plein combat de ces engins si moderne, en Afganhistan ou au Pakistan. Chaque incident de ces Reaper ou prédator coutent une fortune évidemment. Neuf autres drones ont été abimés lourdement lors de vol d’entrainement sur des bases US. Au delà de ces « explosions en vol », on compte aussi des « problèmes » dont les réparations ont couté environ 1 millions de dollars pour chaque passage « au contrôle technique ». Soit plus de 79 accidents pour 79 millions de dollars.
Dans son article sur ces tragédies techniques, David Zucchino a rappelé que les drones en Afghanistan font environ 20000 heures de vol par mois. Interrogeant Thomaz Cassidi, un membre de General Atomics, celui-ci répondit également que ces drones étaient soumis à énormément de sollicitation environnementales et que le stress du pilote existait aussi. 80% des crashs et autres soucis provenaient d’erreur humaine voire d’oubli… pour l’un, le plein de carburant n’ayant pas été fait… « un plein à 5 millions de dollars »…
Plus militairement, les hommes de terrain que ce soit lors des offensives du Heldmand, de Maja ou de Kandahar sont souvent obligés de remettre une opération pour cause de la défaillance du drone. Ainsi, sans reconnaissance ou l’assurance d’un appui aérien, bon nombre d’actions ont été annulées. Ceci montre un autre point de la difficulté de mener une guerre perdue en Afghanistan…
 
Les traumatismes des cybers guerriers. Suite à l’inventaire des travers de ces drones, l’armée américaine a été confronté à un malaise imprévu. Ainsi, le cyber-guerrier est soumis d’abord à un stress classique d’un pilote. Perte d’attention, activités trop prenantes et ce qu’il s’ensuit est décrit plus haut… les drones partent en vrille à l’autre bout du monde. La distance de l’écran n’empêche pas le soldat de ressasser les images de jeux vidéo et la responsabilité d’avoir armé la machine et d’avoir explosé des hommes en un clic. Pour l’instant, les « UVA operators », ou pilotes de drones avouent surtout une forme de sensation bizarre. Ainsi, le Lt. Col. Michael Lenahan, au 196ieme escadron de reconnaissance, décrivait son occupation comme assez particulière… d’une heure à l’autre, il pouvait bombarder un point de l’Afghanistan et juste après mener une partie de Golf sur une base d’Arizona. Des propos plus anonymes disent déjà ouvertement que les UVAoperators sont de véritables snipers mais qu’ils n’ont aucune formation ou préparation à cet effet. En aparté, le sniper américain est bien pris en charge habituellement, alors qu’en France, j’ai eu croisé des anciens tireurs qui avaient fait du dégât en Afrique occidentale et qui à leur retour était tombé en grande précarité sans la moindre aide quelconque…
 
La sale guerre des drones. Pour finir ce panorama atypique des drones, j’aurai une pensée pour Perbez Hoodboy, un scientifique nucléariste reconnu du Pakistan. Il s’est exprimé à plusieurs reprises sur ce sujet notamment dans le Dawn, le journal équivalent du Monde au Pakistan. Par amitié, j’aimerai retracer sa perception de l’utilisation des drones. Dans son article du 9 mars 2008, il aborde « la guerre des drones ». Il met en parallele les drones de grande technicité à d’autres beaucoup moins couteux qui sont des « drones humains » vêtus de ceintures bourrées d’explosifs. Ainsi Pervez énumère : le MQ-1B General Dynamic Predator qui s’est abattu sur Damadola tuant au passage 18 personnes dont 5 femmes et 5 gamins. Il pointe aussi le massacre de Bajaur en Octobre 2006 fauchant 85 étudiants qui furent pris pour des militants d’Al Qaeda par bêtise. Pervez est intarissable sur ces « erreurs tragiques ». Il oppose à ces drones sophistiqués, d’autres drones totalement endoctrinés dans leur fascisme religieux et qui se font sauter souvent au milieu de foules compactes…
Aussi, pour creuser un peu le texte de Pervez ici condensé au maximum, il faut peut être se poser la question fondamentale de cette guerre. On voit des drones très couteux face à une autre armée de drones qui est favorisée par l’illettrisme, la pauvreté et l’injustice. Un seul massacre de civil comme celui qui explosa les noces d’un village Afghan en 2008 peut produire des dizaines de vocation de revanche… Face à la technicité « désinvolte » de ces drones pilotés de loin, des populations vivant dans la peur de ces engins et dans l’angoisse de frappes aveugles risquent de produire des générations de « drones humains » bien plus difficiles à contrer que n’importe quelle armée conventionnelle. En phase avec cette logique, un récent rapport de l’ONU, daté du 2 juin dernier, avise que désormais l’utilisation des drones pourra être incluse dans les qualifications de « crime de guerre ». Rappelons ainsi qu’en mai 2009, David Kilcullen qui est un consultant très avisé sur le domaine constatait que depuis 2006, seulement 14 membres éminents d’Al Qaeda avait été réduits en poussière par des drones mais que plus de 700 civils avait été victimes des Prédators et autres “systèmes non habités”. Dans un article reprenant ses propos devant le Congres, Kilcullen aurait finit par lâcher ironiquement que des tribus pachtoun sont éduqués à la guerre selon des principes de combat au corps à corps, dans un esprit de respect guerrier (on combat face à son ennemi), et que les armes américaines sont celles de « rogue states » : « lâcher une bombe de 10000 pieds ne pouvait être qu’une source d’esprit de revanche et donc s’avérait être un moyen bien contreproductif ».
 
En conclusion, les drones ne sont en aucun cas le magnifique objet qu’on veut bien présenter. Au contraire, ils sont peut être la source de dérapages futurs concernant des zones de guerre asymétriques, de plus en plus bercées par des influences plus globales.
 
références. 
 
 
 
 
 
 

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28 réactions à cet article    


  • easy easy 24 juillet 2010 09:27

    Bonjour et merci pour ce papier Yannick

    C’est éclairage m’est nouveau.


    • verdan 24 juillet 2010 13:51

      Bonjour Tutti ! :)

      Idem , Merci pour cet éclairage  !!!

      Bravo
      Bien à vous.


    • le naif le naif 24 juillet 2010 09:35

      @ L’auteur

      Merci pour cet article

      J’aurais aimé que vous abordiez également l’usage civil des drones, en effet Israël a montré la voie en terme de surveillance des populations et Mme Alliot-Marie Alors ministre de l’intérieur avait annoncé l’acquisition de ces engins pour les forces de l’ordre.

      Pour Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, « la mise en service de drones facilitera la surveillance et la sécurisation de grands événements sportifs, la gestion des flux de circulation routière, ou encore l’observation des manifestations les plus importantes ». Publiquement, la police met également en avant des opérations exceptionnelles type GIGN/RAID. Après les émeutes survenues à Villiers-le-Bel, en novembre 2007, plusieurs rapports internes de police, que nous nous sommes procurés, faisaient état d’utilisations tout autres. Ainsi, la Direction centrale de la sécurité publique écrivait : « L’expérience menée à Strasbourg lors de la nuit du Nouvel An avec un avion est particulièrement positive et riche d’enseignements » ; « L’emploi des moyens aériens doit être désormais systématisé quelles que soient les réticences de certaines autorités ou certains élus, la Direction générale de la police nationale doit l’imposer comme outil d’appui tactique. » Quant à la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité, elle recommandait « la dotation de moyens de vision nocturne (1 par section) et l’inscription des CRS dans un programme d’acquisition de drones légers Elsa. »

      Suite de l’article sur le sujet  ICI

      Cordialement


      • Croa Croa 24 juillet 2010 16:48

        L’article est assez long comme ça !

        Ce sujet pourrait très bien faire l’objet d’un article AgoraVox spécifique...

        à vos plumes ! smiley


      • Halman Halman 24 juillet 2010 10:30

        Très bon article Yannick.

        Vous avez touché du doigt le problème des drones.

        Un « pilote » derrière son écran et son joystick ne pourra jamais piloter un engin volant comme un vrai pilote le ferait à bord de son avion.

        Les écran ne donnent pas tout le champs de vision d’un pilote à bord.

        Le joystick ne rend pas les sensations de vol d’un véritable avion, les mouvements aérodynamiques et mécaniques induits, etc, le gars au joystick ne ressent pas ce que fait le drone, il n’a que des infos visuelles et pas de sensations réelles.

        On est donc pas étonné qu’ils fassent des erreurs de pilotage des plus basiques qu’un pilote à bord ne ferait pas.


        • lenainbleu lenainbleu 24 juillet 2010 11:05

          Assiste-t-on au même débat que celui qui avait pour sujet la bombe GPS, inertielle ou laser  ? Les arguments pour étaient : au lieu de raser le village, seule -ou presque-la cible est détruite. Les arguments contre étaient : donc nous faisons exprès de tuer des gens, qui sommes-nous ?

          A l’heure du drône, importe-t-il alors que ce soit « éthique » de tuer des ennemis depuis sa chambre d’hôtel à la maison plutôt que de 3 km au dessus de la cible, ou est-ce la substance même de la guerre dont on fait le procès ?

          Les militaires vous diront que si on décide de faire de quelqu’un son ennemi, il faut l’abattre.Et c’est aux civils de décider si nous avons ou non un ennemi.


          • Croa Croa 24 juillet 2010 17:04

            « aux civils »... si tu veux !

            quelques décideurs politiques plutôt, ceux qui décident ! Ces gens ayant autorité ils ne sont ni civil, ni militaires ; C’est une catégorie à part.

            En réalité nous avons,

            Quelques oligarques qui tirent des ficelles, donc désignent des ennemis en fonction de leurs intérêts. Ces gens ne prennent aucun risque.

            - Des militaires qui exécutent les ordres. Ils prennent quelques risques toujours mesurés.

            - Et des civils qui, toujours subissent et morflent, ici ou là bas !
             


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 24 juillet 2010 11:53

            Merci morice...heu pardon YC,

             vous dites " on compte aussi des « problèmes » dont les réparations ont couté environ 1 millions de dollars pour chaque passage « au contrôle technique ». Soit plus de 79 accidents pour 79 millions de dollars. « ceci n’est que propagande destinée à faire monter les enchères pour meiux ponctionner les gouvernements qui les commandent. Vous savez bien que l’on peut maintenant tous assembler des jouets disponibles en grande surface pour surveiller ses voisins, les filmer et même leur balancer des crottes fraiches dans leur piscine, et cela pour moins de deux cents euros...

            C’est un peu le même processus qui avait été utilisé pour éloigner les bandes des entrées d’immeubles, le diffuseur d’ultra son. Facturé à 900 euros pour l »État, il était à quinze sur catalogue spécialisé...

            Il en est de même avec la vidéo surveillance dont les organes se trouvent sur le net pour une bouchée de pain avec tous les logiciels correspondant, et qui affiche tout de suite des zéros de plus quand c’est l’Etat qui paye...


            • joelim joelim 24 juillet 2010 12:51

              Les drones sont un élément central de l’avenir de la civilisation. En effet, ils permettent :

              — de fabriquer de nouveaux opposants grâce aux défauts des appareils entraînant des victimes civiles, ce qui à terme génère un nouveau cash flow avec les futures développements d’armes nécessaires pour mater les nouveaux insurgés 

              — aux industries d’armement d’avoir un prétexte supplémentaire pour soutirer de l’argent aux contribuables de l’Etat belligérant ; en outre, l’augmentation de la dette afférente à l’évidente surfacturation de ces joujoux participe à la préparation de l’« âge d’or » de l’industrie militaire, quand celle-ci contrôlera le monde au grand jour et non plus en loucedé comme actuellement.

              • Spip Spip 24 juillet 2010 13:41

                On n’est pas passé du Stuka au drone, comme ça.

                Entre temps, il y a eu la technique du « Fire and Forget ». Le pilote dans son avion larguant ses bombes ou ses missiles pré-programmés à des km de distance, à l’abri d’une réaction, sans avoir vu l’objectif et encore moins les dégâts et les bavures. C’était la fameuse « frappe chirurgicale » avec ses erreurs médicales...

                Le rêve du zéro mort (côté assaillant bien sûr) est un facteur psychologique lourd pour les Américains.

                Le retour des boys au pays dans une housse fermée a toujours fait très mauvais effet sur l’opinion publique (et sur les dirigeants en période électorale). Au nom de ça, le contribuable est prêt à avaler n’importe quelle facture aussi salée soit-elle.

                Pour le versant civil, il y a encore plus de quoi s’inquiéter. Entre la présentation des derniers mini-drones et le vocabulaire « guerrier » utilisé dernièrement à propos des émeutes des quartiers dits « difficiles », le terrain se prépare pour Le Meilleur des Mondes...

                La technologie (et ses ratés) est une chose, les buts qui sont derrière en sont une autre.


                • easy easy 24 juillet 2010 22:27

                  Le retour des boys au pays dans une housse fermée a toujours fait très mauvais effet sur l’opinion publique (et sur les dirigeants en période électorale). Au nom de ça, le contribuable est prêt à avaler n’importe quelle facture aussi salée soit-elle.

                  Je crois ça aussi. Et plus ça dronise, plus il est probable que les pilotes classiques protestent quand on leur demande d’aller opérer sur place.
                  Quand les drones n’existaient pas et qu’on demandait à un sodat d’aller jeter une grenade dans un bunker, il ne pouvait pas répondre que c’était de la folie. Désormais il le peut.




                • ELCHETORIX 24 juillet 2010 14:02

                  Mais on s’en fout de l’arsenal militaire sophistiqué , pour ma part je préfère que l’on utilise les ressources ( argent du contibuable ) pour améliorer le sort du plus grand nombre : la recherche médicale - des soins dentaires et optiques moins chers ou mieux remboursés - une éducation scolaire non basée sur la compétition , mais le savoir et la culture - des voyages en vacances aux jeunes pour connaitre d’autres peuples etc..
                  L’industrie de l’armement doit être réduite à sa plus simple expression , pour ne pas dire , cette industrie doit disparaître !
                  RA .


                  • Shaytan666 Shaytan666 24 juillet 2010 14:10

                    Sans vouloir rentrer dans les détails, je vous dirais que la plus part des avancées technologiques actuelles, l’ont été grâce à l’industrie militaire un seul petit exemple le GPS.


                  • joelim joelim 24 juillet 2010 15:29

                    @shaytan : sans l’industrie militaire, on aurait pu non seulement inventer le GPS mais aussi plein de choses très utiles. 

                    Choses qu’on a pas pu inventer car nos meilleurs cerveaux sont payés à mettre au point des engins de mort. 

                    Et cela pour l’unique raison que çà génère du cash-flow.

                    Cash-flow qui permet entre autre de corrompre les décideurs politiques du Congrès américain qui acte les dépenses militaires payées par leurs contribuables.

                    La boucle est bouclée.

                  • HELIOS HELIOS 24 juillet 2010 15:58

                    a Frank2012... le microonde a été « inventé » par les operateurs des radars militaires qui avaient constaté l’action des micro-ondes dans l’axe de l’antenne...

                    La production de l’appareil menager - microonde- de cette epoque (fin des années 60) etait discrete mais n’a fait que se renforcer malgres les « verts » de l’epoque qui pensaient que les aliments passé au micro ondes devenaient impropre a la consommation.

                    Les produits, tel que le modele Westinghouse que j’ai eu a cette epoque, n’avaient pas de plateau tournant et etaient autrement plus efficaces que ceux qui se vendent actuellement, puisque si mes souvenirs ne me trahissent pas, il me fallait moins de 10 secondes pour quasiment faire bouillir les deux bols d’eau pour notre thé le matin alors qu’actuellement, et en mode jet, il faut plus de 2 minutes selon la saison !


                  • Shaytan666 Shaytan666 24 juillet 2010 16:55

                    Le GPS n’était qu’un exemple parmi tant d’autres, en effet le four à micro-ondes utilisent la technique des ondes radar. Il en va de même avec les avions à réaction, si le réacteur en lui même existait bien avant la guerre, c’est cette dernière qui a vraiment poussé à son dévelopement, le premier avion à réaction qui a volé était un Arado Ar 234 (Allemagne)
                    L’industrie de l’armement existe depuis que l’Homme est sur terre (créé par dieu pour certains), le premier à avoir fabriqué une arme, si on en croit la genèse, c’est Caïn qui doit avoir ramassé une pierre pour tuer son frère Abel, alors continuer à rêver, ce n’est surement pas demain que cette industrie va s’arrêter.


                  • Croa Croa 24 juillet 2010 17:17

                    « je vous dirais que la plus part des avancées technologiques actuelles, l’ont été grâce à l’industrie militaire »

                    Faux, c’est le contraire : La pluspart des avancées technologiques actuelles applicables dans le civil, l’ont été malgrès l’industrie militaire ! (Qui se réserve toujours la primeur des avancées technologiques et accepte des budjets déments pour cela.)


                  • joelim joelim 24 juillet 2010 17:42

                    @shaytan : aux origines, ce n’était pas une industrie financée par des gens qui sont contre, donc qui payent ces armes à leur corps défendant !

                    Je ne parle pas de l’armement minimal nécessaire à la défense, mais des nombreux gadgets très coûteux, souvent inutiles ou fragiles, qui ne servent même pas le militaire de terrain... Çà sert seulement ceux qui se sucrent dessus : patrons d’industries militaires, actionnaires et politiques, y compris au travers de rétro-commissions... Ecoutez les anciens sous-mariniers nucléaires ils vous diront que c’est de la folie de faire tourner autant de sous-marins nucléaires comme encore actuellement. Ou alors, quel sens çà a ?

                    Ah mais c’est vrai, sans çà on n’aurait pas la technologie untel... Mais bien sûr que si. Au contraire, cela montre ce qu’on pourrait faire si on y mettait les moyens. S’il n’y a que votre argument pour justifier la technologie militaire autant s’en passer. Ou au moins être plus rigoureux et économe : regardez la gabégie !...

                  • joelim joelim 24 juillet 2010 17:48

                    Et tout le monde sait que des industries militaires américaines financent des hommes politiques qui décident au Congrès du montant des budgets d’achat publics. Vu l’inefficacité sur le terrain de ces petits joujoux hors de prix, la motivation ne peut être que l’appât du gain des actionnaires de ces fabricants d’armes.


                  • Antoine 26 juillet 2010 12:08

                    Ben non, c’est pas la bombe a neutron, c’est le radar...


                  • Antoine 26 juillet 2010 12:11

                    Un peu hors contexte vu la position : C’etait pour franck2012

                    L’origine du four a micro-onde est le radar avec son magnetron.


                  • mokhtar h 24 juillet 2010 15:19

                    Excellent article, en effet, un éclairage nouveau

                    Mais pas si nouveau, quand on sait l’habileté des hackers et les utilisations multiples qu’en font Talibans, iraniens, chinois, russes, grâce à des logiciels vendus au marché du coin à 13 francs cinquante, gratuitement téléchargeables en sus, et avec des améliorations et mises à jour quotidiennes.
                    Ces joujoux et d’autres encore ont coûté au peuple américain la bagatelle de 3 000 milliards de dollars, rien que pour la guerre d’Irak, en budget de la Défense.


                    • HELIOS HELIOS 24 juillet 2010 16:00

                      ... et qu’est-ce que cela va devenir lorsque les « drones » gros comme des hannetons, vont se rependre ?


                      • frédéric lyon 24 juillet 2010 16:35

                        Cet « article » laisse à penser que les drones doivent être drôlement efficaces, sinon nos amis n’en parleraient même pas !!


                        • Ducagire 24 juillet 2010 17:58

                          L’article concernant l’utilisation des drones sur nos banlieues ne devrait pas tarder...


                          • fonzibrain fonzibrain 24 juillet 2010 19:08

                            les drones sont des armes de lache et de pervers, ce n’est pas pour rien qu’israel est à la pointe.


                            vivement que des gens arrivent à prendre le control de drones armées et les retournent contre les militaires US, ils verront ceux que ça fait de se prendre un missile quand on s’y attend pas, le mieux serait de faire comme font les USA, c’est à dire tirer un missile sur la maison d’un terroriste lorsqu’il est avec ses trois femmes et 8 enfants, c’est tellement beau la démocratie/

                            bref, merci pour l’article, il faut casser le mythe de ces armes.


                            • loco 24 juillet 2010 23:35

                               Parler d’une machine de guerre semant la mort comme d’un« magnifique objet », vous ne manquez ni de culot, ni de cynisme ! Si Dieu voulait bien exister ne serait-ce qu’une seconde pour vous en faire péter une aux fesses au titre de la justice immanente, tiens , je brûlerais un cierge...


                              • easy easy 25 juillet 2010 23:54

                                Pour rappel, l’auteur a écrit

                                En conclusion, les drones ne sont en aucun cas le magnifique objet qu’on veut bien présenter.

                                Vous fusillez bien prestement Loco

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