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Les enfants de Falloujah tombés dans l’oubli

Un œil au milieu du front, une bosse colossale sur le dos, une double tête voire aucune tête. Voilà comment naissent aujourd’hui les enfants de Falloujah. 

Si vous vous demandez s’il existe vraiment un enfer, ne cherchez plus. Falloujah, ce lieu intemporel où des "bébés-monstres" naissent et - pour certains - grandissent parmi leurs semblables, oubliés de ce monde et condamnés à la fatalité.

Si l’on en croit les photos choc et les journalistes témoins, les entrailles du diable se trouvent bel et bien sur Terre. Pourtant, ce n’est pas la main divine qui a créé ce mouroir, mais les Hommes eux-mêmes.

Il s’agit sans surprise d’une ville en Irak, située à 69 kilomètres à l’ouest de Bagdad. Tout a commencé il y a quelques années, lorsque les forces armées américaines étaient venues sauver les irakiens des griffes de leur dictateur. Au nom de la démocratie et de la liberté, les américains ont déclenché une bataille sanglante dans la localité de Falloujah, bastion de l’insurrection sunnite. C’était dans la nuit du 6 au 7 novembre 2004, les soldats de l’opération "Phantom Fury" ont littéralement réduit la ville en cendres, avant d’en prendre possession. Bilan humain : une centaine de morts, des milliers de blessés. Pas seulement.

Dans cette ville de 300 000 habitants, les femmes et les enfants n’ont pas été les seules victimes des bombardements. Au fil des années, le bilan des pertes civiles s’est alourdi. La bataille de Falloujah a fait des morts alors qu’ils n’étaient même pas encore nés ! Difficile à croire… C’est pourtant le cas. Sur place, chaque famille déclare avoir un "enfant-monstre" à la maison. Sans parler du taux anormal de morts, malformations, cancers et autres maladies infantiles. L’ère nucléaire est née.

Les chiffres font peur. Le poids des "maux" pèse sur les consciences. Le choc des photos titille nos émotions. Et puis, la réalité reprend le dessus. Chacun retombe dans son quotidien, tout le monde tourne la page. Dans ce cas, qui agit vraiment ? N’est-il pas du devoir des médias de relayer l’information et de réveiller les consciences ?

Certains chercheurs ont publié des rapports sur l’utilisation d’armes chimiques par l’armée US. Tous les quotidiens du monde ont rédigé un papier ou deux sur le massacre de Falloujah. Des photos et des articles circulent sur Internet. Une poignée de journalistes vont même jusqu’à dénoncer ouvertement la responsabilité américaine. Mais au final, l’information est passée sous silence. Les médias en parlent un peu. Pas assez. Visiblement pas assez pour faire intervenir les garants des Droits de l’Homme dans cette ville déchue et tombée dans l’oubli.

Plus d’un demi siècle après la catastrophe d’Hiroshima, il semblerait que l’Histoire se répète sans fin. "La Der des Ders" ?




par Ghalia Kadiri vendredi 15 juin 2012 - 8 réactions
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  • Par SEPH (---.---.---.154) 15 juin 2012 10:56
    Aujourd’hui Fallujah en Irak, c’est pire que l’après Hiroshima au Japon

    Je viens de découvrir la traduction d’un article ( accompagnée de photos insoutenables de bébés) consacré aux conséquences horribles sur la population civile des bombardements, en 2004, de la ville de Fallujah en Irak par les USA. Ces conséquences ci-après nous interpellent tous, et on est en droit de se poser la question suivantes :


    LES USA ONT-ILS COMMIS DES CRIMES DE GUERRE ???


    En effet, avant 2003 naissaient à Fallujah (Iraq), 1050 bébés de sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin. En 2005, il y a eu la naissance de seulement 350 garçons pour 1000 filles, ce qui signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas, révèle le Dr. Chris Busby.

    Le reportage suivant de Reportage Sky News pose la question d’une atteinte criminelle à l’intégrité de l’espèce humaine, pour s’emparer des ressources de l’Irak notamment de son pétrole et aussi pour l’installation de bases militaires stratégiques pour contrôler le Moyen Orient. :


    " «  Je viens juste de regarder une rediffusion d’une émission d’Al-Jazeera préparée par Ahmad Mansour - une entrevue avec le professeur Chris Busby. Le professeur Chris Bubsy est un scientifique et le directeur de Green Audit, et secrétaire scientifique du comité européen sur les risques liés aux radiations [European Committee on Radiation Risks].

    Le professeur Busby a produit beaucoup d’articles sur les radiations, l’uranium et la contamination dans des pays tels que le Liban, le Kosovo, Gaza et naturellement l’Irak.

    Je vais me focaliser ici sur ses dernières découvertes qui étaient le sujet du programme diffusé sur Al-Jazeera.

    Comme certains d’entre vous le savent, Fallujah est une ville interdite. Elle a été soumise à d’intenses bombardements en 2004, avec des bombes enrichies à l’uranium [DU] et au phosphore blanc, et depuis elle est devenue zone interdite - ce qui signifie que les autorités fantoches irakiennes et les forces d’invasion/d’occupation des États-Unis ne permettent à personne d’entreprendre une véritable étude dans Fallujah. Fondamentalement, Fallujah est sous état de siège.

    Il est évident que les Américains et les Irakiens savent quelque chose et le cachent au public. Et c’est là qu’entre en scène le professeur Chris Busby. Il était et est toujours résolu à aller au fond de ce qui s’est passé dans Fallujah en 2004.

    Étant un des premiers scientifiques dans son domaine, il s’est lancé dans une étude sur Fallujah dont les résultats préliminaires seront publiés dans 2 semaines - si tout se passe bien.

    Le professeur Busby a rencontré beaucoup d’obstacles alors qu’il entreprenait ce projet. Ni lui ni personne de son équipe n’a été autorisé à entrer dans Fallujah pour y conduire des entretiens. Mais, dit-il, quand la porte principale se ferme, il faut trouver d’autres portes à ouvrir. Et c’est ce qu’il a fait. Il est parvenu à réunir une équipe d’Irakiens de Fallujah afin que ceux-ci mènent les enquêtes pour lui.

    Le projet de recherche s’appuie sur 721 familles de Fallujah, ce qui représente 4500 participants - vivant aussi bien dans des zones à niveau élevé de rayonnement que dans des zones à bas niveau. Les résultats ont été comparés avec un groupe de contrôle - un échantillon du même nombre de familles vivant dans une zone non radioactive dans d’autres pays arabes. Pour les besoins de l’étude ont été choisis trois autres pays pour la comparaison : le Kowéit, l’Egypte et la Jordanie.

    Avant d’aborder les résultats préliminaires, je dois noter ce qui suit :

     les autorités irakiennes ont menacé tous les participants de cette enquête d’arrestation et de détention si elles coopéraient avec les « terroristes » qui les interviewaient. En d’autres termes, elles ont été menacées d’être sous le coup de la loi anti-terroriste.

     Les forces des États-Unis ont interdit au Dr. Busby de recueillir n’importe quelle donnée, arguant du fait que Fallujah est une zone insurrectionnelle.

     Les médecins de Fallujah ont décliné la demande de passer dans le programme télévisé d’Ahmad Mansour parce qu’ils avaient reçu plusieurs menaces de mort et craignaient pour leurs vies.

    En d’autres mots, l’étude a été entreprise dans des conditions très difficiles et représentant un danger pour la vie [des participants]. Mais elle a néanmoins été menée à bien.

    Comme le programme n’a pas été téléchargé sur Youtube, je ne peux pas donner de transcription mot-à-mot de l’émission. J’ai pris des notes rapides à la main et mémorisé le reste. Mais je ferai de mon mieux pour présenter tous les faits que j’ai appris aujourd’hui. Qu’est-ce donc que les Etats-Unis et leurs marionnettes irakiennes ne veulent pas que le public sache ? Et pourquoi ne permettent-ils aucune mesure des niveaux du radiation dans Fallujah, et pourquoi ont-ils même interdit à l’AIEA [nternational Atomic Energy Agency] d’entrer dans la ville ?

    Que s’est-il exactement passé dans Fallujah ? Quels étaient les types de bombes utilisées ? Était-ce uniquement des bombes à l’uranium ou y avait-il encore quelque chose d’autre ?

    1) Une chose qui est très impressionnante dans Fallujah est que les taux de cancer ont nettement augmenté dans un très court laps de temps, en fait depuis 2004. Voici des exemples fournis par le Dr. Busby :

     le taux de leucémie d’enfant est de 40 fois plus élevé, depuis 2004, que pendant les années qui précédent. Et comparé à la Jordanie, par exemple, ce taux est de 38 fois plus élevé
     le taux de cancer du sein est 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004 

     le taux de cancer du système lymphatique est de 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004.

    2) Une autre particularité à Fallujah est l’élévation dramatique du taux de mortalité infantile. Comparé à 2 autres pays arabes comme le Kowéit et l’Egypte qui ne sont pas affectés par les radiations, voici les chiffres :

     le taux de mortalité infantile pour Fallujah est 80 enfants en bas âge sur 1000 naissances (80 pour 1000), alors que pour le Kowéit ce taux est de 9 enfants en bas âge sur 1000, et pour l’Egypte de 19 enfants en bas âge sur 1000. (Donc le taux de mortalité infantile en Irak est 4 fois plus élevé qu’en Egypte et 9 fois plus élevé qu’au Kowéit.)

    3) La troisième particularité à Fallujah est le nombre de déformations d’origine génétique qui a explosé après 2004. C’est un sujet que j’ai déjà traité dans le passé. Mais ce n’était pas une étude complète, et aujourd’hui j’ai appris autre chose. Les rayonnements produits par un agent qui a été employé par « les forces de libération » causent non seulement de très nombreux défauts d’origine génétique mais provoque également, et c’est très important, des changements structurels au niveau cellulaire.

    Quelles en sont les conséquences ?

    En raison du code génétique des enfants en bas âge de sexe masculin (manque de chromosome X), ceux-ci risquent plus de mourir à la naissance, et les enfants en bas âge de sexe féminin ont plus de chance de survivre à la naissance avec de fortes déformations. Et ici un autre exemple est fourni par le Dr. Busby : avant 2003 les taux de natalité dans Fallujah étaient comme suit : 1050 enfants de sexe masculin pour 1000 enfants de sexe féminin. En 2005, il y a eu la naissance de seulement 350 enfants de sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin - ce qui signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas.

    Quant aux bébés de sexe féminin, et c’est là que se trouve le pire de la tragédie... les radiations provoquent des changements au niveau de l’ADN, ce qui signifie que ces même enfants de sexe féminin, s’ils survivent et s’ils se reproduisent plus tard, donneront naissance à des filles génétiquement déformées et à des bébés de sexe masculin morts-nés.

    Les résultats mentionnés ci-dessus sont corrélés par d’autres études menées sur les enfants des enfants des survivants d’Hiroshima (en 2007) et qui prouvent que même la troisième génération affiche des malformations génétiques comprenant des maladies chroniques (cancer, coeur, etc...) à un taux 50 fois supérieur à la normale. À Chernobyl, d’autre part, les études sur des animaux de la même zone ont prouvé que les effets des rayonnements ont génétiquement modifié 22 générations. En somme les effets des rayonnements sont transmis de gène en gène et ont un effet cumulatif avec le temps (je n’entrerai ici pas dans le détail sur la façon dont cela se réalise. Vous pourrez lire plus d’explications à ce sujet une fois que le document du Dr. Busby sera édité).

    Certaines des déformations infantiles sont si terribles qu’Al-Jazeera et la BBC - qui a produit un documentaire sur le même sujet - ont refusé de diffuser certaines images. Les exemples de malformations dont les photos sont en la possession d’Ahmad Mansour sont :

     des enfants nés sans yeux
     des enfants avec deux et trois têtes
     des enfants nés sans orifices
     des enfants nés avec des tumeurs malignes au cerveau et à la rétine de l’oeil
     des enfants nés avec l’absence d’organes vitaux
     des enfants nés avec des membres manquants ou en trop
     des enfants nés sans parties génitales
     des enfants nés avec de graves malformations cardiaques.

    Etc ...

    Sur ces mêmes aspects, les médecins de Fallujah ont été invités pour les besoins de l’étude à noter les taux de malformations à la naissance en l’espace d’un mois et de comparer les chiffres avec le mois qui a précédé. Voici les résultats : en l’espace d’un seul mois, les seules naissances avec malformations dans le mois courant ont augmenté de 3 par rapport au mois qui précède (le mois courant indiqué pour l’étude était février 2010).

    L’uranium est introduit dans le sang par la digestion et la respiration. Les quantités extrêmement élevées d’uranium auxquelles les gens de Fallujah ont été soumis expliquent l’élévation vertigineuse des cancers des ganglions, des poumons, des seins et du système lymphatique chez les adultes.

    Il y a 40 autres secteurs fortement irradiés en Irak, mais Fallujah est LE PIRE DE TOUS.

    Rien qu’avec ces résultats préliminaires, le Dr. Busby et son équipe en ont conclu que par rapport à Hiroshima et à Nagazaki, Fallujah était pire. Et je cite de Dr. Busby : « La situation dans Fallujah est effrayante et affreuse, c’est encore plus dangereux et pire qu’à Hiroshima... »

    J’ai noté que ce sont des résultats préliminaires. Pourquoi ais-je noté cela ?

    Parce que le Dr. Busby a été harcelé. Il a vu se réduire ses fonds pour la recherches, et des portes se sont fermées sous sous nez. Il a été menacé (comme l’ont été d’autres scientifiques qui ont conduit des études semblables dans les années 90 en Irak), abandonné par la communauté scientifique, attaqué — en raison de la nature de son travail sur l’Irak. Les implications politiques sont énormes et dangereuses pour les Etats-Unis et leurs seconds couteaux. Cela montre bien que la preuve scientifique que des crimes de guerre ont été commis se trouve vraiment ici à portée de main ...

    En conséquence, la vie du Dr. Busby a été rendue très difficile. La publication sur les travaux de recherche pour lesquels il a énormément travaillé, a été envoyée au Lancet afin d’être soumise au comité scientifique de la revue. Le Lancet a retourné le projet d’article, disant ne pas avoir le temps de l’étudier. Des laboratoires ayant coopéré dans le passé pour examiner des échantillons les ont cette fois-ci retournés après avoir découvert que ces échantillons venaient d’Irak. Seuls 2 laboratoires sont disposés à examiner les mêmes échantillons pour trouver l’agent exact utilisé dans Fallujah - mais ils sont prêts à le faire uniquement à un prix tout à fait exorbitant à cause de la nature sensible de l’étude. Mais en raison du manque d’argent, le Dr. Busby attend les fonds nécessaires pour faire analyser une vingtaine d’échantillons provenant de Falluja et qu’il conserve soigneusement .

    Questionné par Ahmad Mansour sur ce qui l’incitait à persévérer, quand on considère tous les obstacles formidables qu’il a été obligé de surmonter, sa réponse a été :

    « Toute ma vie, j’ai cherché la vérité, je suis un chasseur de la vérité dans une jungle de mensonges. J’ai également des enfants. Les enfants sont non seulement notre futur, ils sont les porteurs des générations futures. Depuis 50 ans nous avons souillé la planète (avec les radiations) et nous faisons supporter cet héritage à nos enfants et petits enfants. Nous avons l’obligation pour les gens de Fallujah de découvrir la vérité »

    Interrogé sur la façon dont il peut poursuivre ses travaux sans financement et face à des portes se fermant devant lui, il a répondu :

    « Je compte sur la bonne volonté de personnes ici et là qui envoient de petites sommes d’argent, et je suis également un fermement persuadé que si la porte principale se ferme, il faut en ouvrir d’autres. Quand il y a une volonté, il y a toujours un chemin. »

    Chapeaux bas devant vous ! Professeur Busby...

    J’incite toutes les personnes lisant ce courrier, toutes les personnes de conscience, je pousse tous les Irakiens (réagissez ! pour l’amour de Dieu !) et tous les Arabes pour prendre contact avec le Dr. Busby et faire une donation afin que les échantillons provenant de Fallujah puissent être examinés et que la vérité puisse être découverte. Et je finirai ce courrier avec une dernière citation de ce grand homme dévoué :

    « La vérité a des ailes qui ne peuvent être coupées. »

    Je dois m’arrêter ici. C’est déjà le matin et je n’ai pas encore dormi. J’ai voulu transmettre tout cela au monde... La question que je vais garder avec moi — si jamais je peux fermer l’oeil — est la même question que celle que j’ai toujours posée depuis 2003 : « Pourquoi ? Qu’est-ce que le peuple irakien, qu’est-ce que les enfants irakiens vous ont fait pour mériter tout cela ? »"

     Juillet 2010 - ArabWomenBlues - Vous pouvez consulter cet article à :
    http://arabwomanblues.blogspot.com/...
    Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

     

    Christopher Busby (né en 1945) est un Britannique scientifique et militant connu pour ses travaux sur les effets sanitaires des rayonnements ionisants. En plus de ses rendez-vous universitaire, il est le directeur de Green Audit, une agence de conseil en environnement, [1] et conseiller scientifique à l’intensité de rayonnement à faible campagne qu’il a créé en 1995. http://en.wikipedia.org/wiki/Christopher_Busby

  • Par HerveM (---.---.---.134) 15 juin 2012 11:41
    HerveM

    Il suffit de se documenter sur ce qu’ils ont fait à l’Europe et au Japon pendant les années quarante, ou au Viet Nam dans les année soixante-dix ,pour comprendre que nous sommes sous tutelle de la pire horde barbare ayant jamais déferlé sur l’Humanité.

    http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve357

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