Aujourd’hui Fallujah en Irak, c’est pire que l’après Hiroshima au Japon
Je viens de découvrir la traduction
d’un article ( accompagnée de photos insoutenables de bébés) consacré aux conséquences horribles sur la population civile des
bombardements, en 2004, de la ville de Fallujah
en Irak par les USA. Ces conséquences ci-après nous interpellent tous, et on
est en droit de se poser la question suivantes :
LES
USA ONT-ILS COMMIS DES CRIMES DE GUERRE ???
En
effet, avant 2003 naissaient à Fallujah (Iraq), 1050 bébés de
sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin. En 2005, il y a eu
la naissance de seulement 350 garçons pour 1000 filles, ce qui
signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas, révèle
le Dr. Chris Busby.
Le
reportage suivant de Reportage Sky News pose la question d’une atteinte criminelle à l’intégrité de
l’espèce humaine, pour s’emparer
des ressources de l’Irak notamment de son pétrole et aussi pour l’installation de
bases militaires stratégiques pour contrôler le Moyen Orient. :
" « Je viens juste de regarder une rediffusion d’une émission
d’Al-Jazeera préparée par Ahmad Mansour - une entrevue avec le
professeur Chris Busby. Le professeur Chris Bubsy est un scientifique et le directeur de Green Audit, et secrétaire scientifique du comité européen sur les risques liés aux radiations [European Committee on Radiation Risks].
Le professeur Busby a produit beaucoup d’articles sur les radiations,
l’uranium et la contamination dans des pays tels que le Liban, le
Kosovo, Gaza et naturellement l’Irak.
Je vais me focaliser ici sur ses dernières découvertes qui étaient le sujet du programme diffusé sur Al-Jazeera.
Comme certains d’entre vous le savent, Fallujah est une ville
interdite. Elle a été soumise à d’intenses bombardements en 2004, avec
des bombes enrichies à l’uranium [DU] et au phosphore blanc, et depuis
elle est devenue zone interdite - ce qui signifie que les autorités
fantoches irakiennes et les forces d’invasion/d’occupation des
États-Unis ne permettent à personne d’entreprendre une véritable étude
dans Fallujah. Fondamentalement, Fallujah est sous état de siège.
Il est évident que les Américains et les Irakiens savent quelque
chose et le cachent au public. Et c’est là qu’entre en scène le
professeur Chris Busby. Il était et est toujours résolu à aller au fond
de ce qui s’est passé dans Fallujah en 2004.
Étant un des premiers scientifiques dans son domaine, il s’est lancé
dans une étude sur Fallujah dont les résultats préliminaires seront
publiés dans 2 semaines - si tout se passe bien.
Le professeur Busby a rencontré beaucoup d’obstacles alors qu’il
entreprenait ce projet. Ni lui ni personne de son équipe n’a été
autorisé à entrer dans Fallujah pour y conduire des entretiens. Mais,
dit-il, quand la porte principale se ferme, il faut trouver d’autres
portes à ouvrir. Et c’est ce qu’il a fait. Il est parvenu à réunir une
équipe d’Irakiens de Fallujah afin que ceux-ci mènent les enquêtes pour
lui.
Le projet de recherche s’appuie sur 721 familles de Fallujah, ce qui
représente 4500 participants - vivant aussi bien dans des zones à niveau
élevé de rayonnement que dans des zones à bas niveau. Les résultats ont
été comparés avec un groupe de contrôle - un échantillon du même nombre
de familles vivant dans une zone non radioactive dans d’autres pays
arabes. Pour les besoins de l’étude ont été choisis trois autres pays
pour la comparaison : le Kowéit, l’Egypte et la Jordanie.
Avant d’aborder les résultats préliminaires, je dois noter ce qui suit :
les autorités irakiennes ont menacé tous les participants de cette
enquête d’arrestation et de détention si elles coopéraient avec les
« terroristes » qui les interviewaient. En d’autres termes, elles ont
été menacées d’être sous le coup de la loi anti-terroriste.
Les
forces des États-Unis ont interdit au Dr. Busby de recueillir n’importe
quelle donnée, arguant du fait que Fallujah est une zone
insurrectionnelle.
Les
médecins de Fallujah ont décliné la demande de passer dans le programme
télévisé d’Ahmad Mansour parce qu’ils avaient reçu plusieurs menaces de
mort et craignaient pour leurs vies.
En d’autres mots, l’étude a été entreprise dans des conditions très
difficiles et représentant un danger pour la vie [des participants].
Mais elle a néanmoins été menée à bien.
Comme le programme n’a pas été téléchargé sur Youtube, je ne peux pas
donner de transcription mot-à-mot de l’émission. J’ai pris des notes
rapides à la main et mémorisé le reste. Mais je ferai de mon mieux pour
présenter tous les faits que j’ai appris aujourd’hui. Qu’est-ce donc que
les Etats-Unis et leurs marionnettes irakiennes ne veulent pas que le
public sache ? Et pourquoi ne permettent-ils aucune mesure des niveaux
du radiation dans Fallujah, et pourquoi ont-ils même interdit à l’AIEA
[nternational Atomic Energy Agency] d’entrer dans la ville ?
Que s’est-il exactement passé dans Fallujah ? Quels étaient les types
de bombes utilisées ? Était-ce uniquement des bombes à l’uranium ou y
avait-il encore quelque chose d’autre ?
1) Une chose qui est très impressionnante dans Fallujah est que les
taux de cancer ont nettement augmenté dans un très court laps de temps,
en fait depuis 2004. Voici des exemples fournis par le Dr. Busby :
le taux de leucémie d’enfant est de 40 fois plus élevé, depuis 2004,
que pendant les années qui précédent. Et comparé à la Jordanie, par
exemple, ce taux est de 38 fois plus élevé
le taux de cancer du sein est 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004
le taux de cancer du système lymphatique est de 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004.
2) Une autre particularité à Fallujah est l’élévation dramatique du
taux de mortalité infantile. Comparé à 2 autres pays arabes comme le
Kowéit et l’Egypte qui ne sont pas affectés par les radiations, voici
les chiffres :
le taux de mortalité infantile pour Fallujah est 80 enfants en bas
âge sur 1000 naissances (80 pour 1000), alors que pour le Kowéit ce taux
est de 9 enfants en bas âge sur 1000, et pour l’Egypte de 19 enfants en
bas âge sur 1000. (Donc le taux de mortalité infantile en Irak est 4
fois plus élevé qu’en Egypte et 9 fois plus élevé qu’au Kowéit.)
3) La troisième particularité à Fallujah est le nombre de
déformations d’origine génétique qui a explosé après 2004. C’est un
sujet que j’ai déjà traité dans le passé. Mais ce n’était pas une étude
complète, et aujourd’hui j’ai appris autre chose. Les rayonnements
produits par un agent qui a été employé par « les forces de libération »
causent non seulement de très nombreux défauts d’origine génétique mais
provoque également, et c’est très important, des changements
structurels au niveau cellulaire.
Quelles en sont les conséquences ?
En raison du code génétique des enfants en bas âge de sexe masculin
(manque de chromosome X), ceux-ci risquent plus de mourir à la
naissance, et les enfants en bas âge de sexe féminin ont plus de chance
de survivre à la naissance avec de fortes déformations. Et ici un autre
exemple est fourni par le Dr. Busby : avant 2003 les taux de natalité
dans Fallujah étaient comme suit : 1050 enfants de sexe masculin pour
1000 enfants de sexe féminin. En 2005, il y a eu la naissance de
seulement 350 enfants de sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin -
ce qui signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas.
Quant aux bébés de sexe féminin, et c’est là que se trouve le pire de
la tragédie... les radiations provoquent des changements au niveau de
l’ADN, ce qui signifie que ces même enfants de sexe féminin, s’ils
survivent et s’ils se reproduisent plus tard, donneront naissance à des
filles génétiquement déformées et à des bébés de sexe masculin
morts-nés.
Les résultats mentionnés ci-dessus sont corrélés par d’autres études
menées sur les enfants des enfants des survivants d’Hiroshima (en 2007)
et qui prouvent que même la troisième génération affiche des
malformations génétiques comprenant des maladies chroniques (cancer,
coeur, etc...) à un taux 50 fois supérieur à la normale. À Chernobyl,
d’autre part, les études sur des animaux de la même zone ont prouvé que
les effets des rayonnements ont génétiquement modifié 22 générations. En
somme les effets des rayonnements sont transmis de gène en gène et ont
un effet cumulatif avec le temps (je n’entrerai ici pas dans le détail
sur la façon dont cela se réalise. Vous pourrez lire plus d’explications
à ce sujet une fois que le document du Dr. Busby sera édité).
Certaines des déformations infantiles sont si terribles qu’Al-Jazeera
et la BBC - qui a produit un documentaire sur le même sujet - ont
refusé de diffuser certaines images. Les exemples de malformations dont
les photos sont en la possession d’Ahmad Mansour sont :
des enfants nés sans yeux
des enfants avec deux et trois têtes
des enfants nés sans orifices
des enfants nés avec des tumeurs malignes au cerveau et à la rétine de l’oeil
des enfants nés avec l’absence d’organes vitaux
des enfants nés avec des membres manquants ou en trop
des enfants nés sans parties génitales
des enfants nés avec de graves malformations cardiaques.
Etc ...
Sur ces mêmes aspects, les médecins de Fallujah ont été invités pour
les besoins de l’étude à noter les taux de malformations à la naissance
en l’espace d’un mois et de comparer les chiffres avec le mois qui a
précédé. Voici les résultats : en l’espace d’un seul mois, les seules
naissances avec malformations dans le mois courant ont augmenté de 3 par
rapport au mois qui précède (le mois courant indiqué pour l’étude était
février 2010).
L’uranium est introduit dans le sang par la digestion et la
respiration. Les quantités extrêmement élevées d’uranium auxquelles les
gens de Fallujah ont été soumis expliquent l’élévation vertigineuse des
cancers des ganglions, des poumons, des seins et du système lymphatique
chez les adultes.
Il y a 40 autres secteurs fortement irradiés en Irak, mais Fallujah est LE PIRE DE TOUS.
Rien qu’avec ces résultats préliminaires, le Dr. Busby et son équipe
en ont conclu que par rapport à Hiroshima et à Nagazaki, Fallujah était
pire. Et je cite de Dr. Busby : « La situation dans Fallujah est
effrayante et affreuse, c’est encore plus dangereux et pire qu’à
Hiroshima... »
J’ai noté que ce sont des résultats préliminaires. Pourquoi ais-je noté cela ?
Parce que le Dr. Busby a été harcelé. Il a vu se réduire ses fonds
pour la recherches, et des portes se sont fermées sous sous nez. Il a
été menacé (comme l’ont été d’autres scientifiques qui ont conduit des
études semblables dans les années 90 en Irak), abandonné par la
communauté scientifique, attaqué — en raison de la nature de son travail
sur l’Irak. Les implications politiques sont énormes et dangereuses
pour les Etats-Unis et leurs seconds couteaux. Cela montre bien que la
preuve scientifique que des crimes de guerre ont été commis se trouve
vraiment ici à portée de main ...
En conséquence, la vie du Dr. Busby a été rendue très difficile. La
publication sur les travaux de recherche pour lesquels il a énormément
travaillé, a été envoyée au Lancet
afin d’être soumise au comité scientifique de la revue. Le Lancet a
retourné le projet d’article, disant ne pas avoir le temps de l’étudier.
Des laboratoires ayant coopéré dans le passé pour examiner des
échantillons les ont cette fois-ci retournés après avoir découvert que
ces échantillons venaient d’Irak. Seuls 2 laboratoires sont disposés à
examiner les mêmes échantillons pour trouver l’agent exact utilisé dans
Fallujah - mais ils sont prêts à le faire uniquement à un prix tout à
fait exorbitant à cause de la nature sensible de l’étude. Mais en raison
du manque d’argent, le Dr. Busby attend les fonds nécessaires pour
faire analyser une vingtaine d’échantillons provenant de Falluja et
qu’il conserve soigneusement .
Questionné par Ahmad Mansour sur ce qui l’incitait à persévérer,
quand on considère tous les obstacles formidables qu’il a été obligé de
surmonter, sa réponse a été :
« Toute ma vie, j’ai cherché la vérité, je suis un chasseur de la
vérité dans une jungle de mensonges. J’ai également des enfants. Les
enfants sont non seulement notre futur, ils sont les porteurs des
générations futures. Depuis 50 ans nous avons souillé la planète (avec
les radiations) et nous faisons supporter cet héritage à nos enfants et
petits enfants. Nous avons l’obligation pour les gens de Fallujah de
découvrir la vérité »
Interrogé sur la façon dont il peut poursuivre ses travaux sans
financement et face à des portes se fermant devant lui, il a répondu :
« Je compte sur la bonne volonté de personnes ici et là qui envoient
de petites sommes d’argent, et je suis également un fermement persuadé
que si la porte principale se ferme, il faut en ouvrir d’autres. Quand
il y a une volonté, il y a toujours un chemin. »
Chapeaux bas devant vous ! Professeur Busby...
J’incite toutes les personnes lisant ce courrier, toutes les
personnes de conscience, je pousse tous les Irakiens (réagissez ! pour
l’amour de Dieu !) et tous les Arabes pour prendre contact avec le Dr.
Busby et faire une donation afin que les échantillons provenant de
Fallujah puissent être examinés et que la vérité puisse être découverte.
Et je finirai ce courrier avec une dernière citation de ce grand homme
dévoué :
« La vérité a des ailes qui ne peuvent être coupées. »
Je dois m’arrêter ici. C’est déjà le matin et je n’ai pas encore
dormi. J’ai voulu transmettre tout cela au monde... La question que je
vais garder avec moi — si jamais je peux fermer l’oeil — est la même
question que celle que j’ai toujours posée depuis 2003 : « Pourquoi ?
Qu’est-ce que le peuple irakien, qu’est-ce que les enfants irakiens vous
ont fait pour mériter tout cela ? »"
Juillet 2010 - ArabWomenBlues - Vous pouvez consulter cet article à :
http://arabwomanblues.blogspot.com/...
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach
Christopher Busby (né en 1945) est un Britannique
scientifique et militant connu pour ses travaux sur les effets
sanitaires des rayonnements ionisants. En plus de ses rendez-vous
universitaire, il est le directeur de Green Audit, une agence de conseil
en environnement, [1] et conseiller scientifique à l’intensité de rayonnement à faible campagne qu’il a créé en 1995. http://en.wikipedia.org/wiki/Christopher_Busby