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Les enfants ne seront pas tous sur les bancs d’école en 2015

L’UNESCO tenait à Dakar, du 11 au 13 décembre dernier une septième réunion annuelle du groupe de haut niveau sur le suivi de l’éducation pour tous. L’organisation venait tout juste de publier le Rapport mondial de suivi 2008 (résumé en français) qui contient de bonnes et de moins bonnes nouvelles.

En l’an 2000, à Dakar précisément, 164 gouvernements et des organisations partenaires se sont engagés à offrir beaucoup plus de possibilités d’éducation aux enfants, aux jeunes et aux adultes, avec comme horizon l’éducation primaire pour tous en 2015.

Les chiffres démontrent qu’il y a eu progrès depuis lors : 647 millions d’élèves en 1999, 688 millions en 2005. Un tiers de plus des enfants d’âge primaire sont scolarisés en Afrique subsaharienne, un cinquième de plus en Asie.

La suppression des frais de scolarité n’est pas étrangère à ce phénomène ont tenu à souligner les auteurs du rapport. Pour les amnésiques, rappelons que la gratuité scolaire et la fréquentation obligatoire de l’école ont été au coeur des progrès accomplis par les pays les plus riches de la planète au siècle passé.

Le taux net de scolarisation primaire dans les pays en développement est passé de 83 % (2000) à 87 % (2005). Mais 35 États « fragiles » manquent toujours à l’appel : ils comptent à eux seuls 37 % de tous les enfants non scolarisés.

Sur 129 pays analysés dans le Rapport mondial de suivi 2008, 51 ont atteint ou presque les objectifs fixés en 2000, soit l’enseignement primaire universel, l’alphabétisation des adultes, la parité entre les sexes et la qualité de l’éducation. Un autre groupe de 53 pays est à mi-chemin. En peloton de queue, 23 pays sont loin de réaliser l’éducation pour tous.

Le temps manque

Plus de 72 millions d’enfants dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, sans compter les nombreux enfants scolarisés qui quittent l’école en cours de chemin. Du côté des adultes, plus du cinquième sont dépourvu des compétences minimales en matière d’alphabétisme.

L’éducation pour tous commence à la petite enfance. Or, un enfant sur quatre des pays en voie de développement souffre de malnutrition. Difficile de se concentrer sur ce qu’il faut apprendre dans ces conditions.

Même si « les faits indiquent que les résultats d’apprentissage dans l’enseignement primaire sont meilleurs lorsque la scolarisation a été précédée d’un apprentissage durant les premières années de la vie » (document de l’Unesco à ce propos), il n’y a pour ainsi dire aucun programme de protection et d’éducation de la petite enfance pour les enfants les plus pauvres et les plus défavorisés. Ceux-ci sont mal nourris, ont des problèmes de santé et partent perdants dans leur développement cognitif.

Une fois passée la petite enfance, d’autres problèmes attendent de trop nombreux parmi les enfants qui ont la chance de pouvoir fréquenter l’école : des salles de classe surpeuplées et délabrées, un manque de manuels et une insuffisance de temps d’instruction.

Tout cela sans compter qu’il manque plus de 18 millions d’enseignants dans le monde pour seulement atteindre l’objectif de l’éducation primaire pour tous en 2015.

Pour les filles qui poursuivent au-delà du primaire, quand elles y sont autorisées, une autre réalité les attend.

Helping African Girls, One Pad at a Time


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