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Les femmes votent... et votent islamistes

Mais on n'est pas à une contradiction près. Cela découle du matraquage des esprits :

l'islam a amélioré la condition de la femme, la religion lui donne des droits et j'en passe et des meilleurs.

Elles pensent sincèrement que la religion est de leur côté. Elles oublient que la religion met l'homme en situation d'être à la fois juge et partie vis à vis de sa femme. Les cas exceptionnels où le coran fait mention de médiateurs pour résoudre les difficultés dans le couple sont rarissimes, mais il n'est absolument pas fait mention du juge pour départager les protagonistes. Le juge est presque une hérésie de point de vue de l'orthodoxie des textes sacrés. Dans les affaires du couple, le mari a légalement le dernier mot, y compris par la violence, légitimée, d'autres diront encadrée. Sans parler d'une inégalité de droit à tous les niveaux.

Mais le slogan qui cartonne le plus est de dire qu'un bon musulman est toujours juste, et en premier avec sa femme.

Et on oublie de se poser une question fondamentale, est-ce que l'homme est juste parce qu'il est juste indépendamment de sa religion, ou l'est-il par la pratique de la religion qui le transforme en quelqu'un de juste ?

La première hypothèse signifie que l'homme qui a un sens aigu de la justice aura un comportement qui atténue de l'iniquité de la religion ou tout autre système injuste.

Tandis que la deuxième hypothèse, la plus répandue chez les gens dans les pays musulmans, la pratique, par l'application des recommandations, on évacue la question de justice pour ne plus s'occuper que du respect des interdits et des impératifs, la question de justice ne se pose plus.

D'abord, les rôles sont déterminés et il ne faut pas chercher à les discuter. Ne pas discuter un commandement est ainsi interprété comme un signe de foi. Et l'acceptation des conséquences du commandement est une preuve tangible de la sincérité de la foi. L'acceptation silencieuse de l'injustice devient pour les défenseurs du système un argument. Si tout va mal, les gens se seraient révoltés.

Ensuite, comme la foi est étroitement et impérativement confondue avec la pratique du culte (les rites et l'ensemble des interdits et des impératifs), d'après les salafistes, il n'y a pas plus dérangeant pour eux que les soufis qui s'affranchissent de la pratique ou en créent une adaptée à leur foi. Il est communément admis que la foi, synonyme de la pratique du culte dans l'esprit des gens, est de ne pas remettre en cause les commandements de la religion. Le silence et la continuité des traditions confortent les fondamentalistes dans leur croyance (et même les modérés) que la religion musulmane est juste envers les femmes, la nouveauté est toujours interprétée comme perversion, et comme ils disent : bid'a .

La pratique du culte, dans le sens de suivre des rites et des cérémonies cultuelles, est souvent vécue comme un moyen pour exorciser ses angoisses intimes et profondes et sur lesquelles l'on n'a pas beaucoup d'emprise, une sorte de catharsis. Que cette pratique soit d'ordre individuel ou d'ordre collectif, elle n'apporte ni la foi et ne rend pas plus juste. Croire que la pratique du culte et l'application stricte des précepte de l'islam apporteront une solution aux problèmes sociaux, économiques et politique c'est évacué d'un trait la psychologie humaine, très complexe, en pensant que la religion supprime par magie la jalousie, la haine, l'envie, la cupidité, l'égoïsme, l'indifférence, la méchanceté et en un mot, tous les vices dont souffre l'humanité. C'est également un déni de la réalité des rapports humains d'ordre politique et économique avec tout ce qui les sous-tend comme rapports de domination et d'exploitation. L'accès au pouvoir économique et politique, la question de classe, ne sont plus discutée chez les islamistes. Les questions fondamentale ne sont pas discutées, parce que les salafistes (comme les communistes en leur temps) disent qu'une fois l'islam est appliqué à la lettre, on n'est plus en présence de classes sociales et de rapports de force, mais dans un cadre d'obéissance aux interdits et aux impératifs, face à la prédestination. Ils détournent les yeux sur une réalité sociologique tenace et quasi universelle : tout système génère une nomenklatura qui domine et assure sa pérennité, par la force s'il le faut. Comme l'est actuellement le capitalisme ultra-libéral avec sa nomenklatura, ce qui compte pour le bonheur de la masse c'est la croissance, la consommation et la compétitivité. On a beau répété que le système est injuste, elle nous répond qu'il faut ajouter encore une dose de libéralisme et de compétitivité.

On nous explique parfois que le problème n'est pas la religion mais la mauvaise application et l'interprétation des uns et des autres. Voilà un argument typique des extrémistes et notamment des salafistes, qui prétendent que la corruption et tous les maux de la société musulmane sont dus à la mauvaise lecture et à une application déviante de la religion.

Les problèmes de la société seront résolus si l'on applique ou interprète correctement l'islam. Par ce genre d'argument, la pensée unique s'impose trop facilement puisque entre deux choix, l'islam présenté comme LA SOLUTION à tous les maux, et le reste des solutions décriées comme incapables d'apporter la justice sociale, d'éradiquer la corruption etc. Les gens se doivent dans leur intérêt de voter pour le vert. Il est intéressant de voir ainsi que la religion devient l'alpha et l'oméga, l'horizon de ceux qui la souhaitent, mais elle s'impose également à ceux qui n'en veulent pas. L'autre franche de la population qui ne veut pas de religion dans sa vie se trouve inévitablement marginalisée et inaudible, et pire, obligée d'adopter la conduite moutonnière de ceux qui applaudissent aux salafistes, aux islamistes, peu importe l'appellation, disons tout simplement ceux qui prônent la charia. Que ces derniers interprètent comme ils veulent le coran et la sunna, on s'en moque, mais loin de nous et sans conséquence sur nos vies.

Les femmes qui votent pour les islamistes (en dehors de celles emportées par une sorte de mysticisme et l'exaltation de leur foi et qui sont à mon avis très minoritaires), adoptent l'état d'esprit des bobos, qui cherchent du folklore oriental, l'exotisme et le dépaysement ici même en Occident. Pour elles, la charia c'est anodin et sans danger. Ce sont les femmes, de par leur éducation, qui sauvegardent le socle de la tradition, et quoi de bien naturel que d'aller dans le sens des islamistes. Elles vivent une ambivalence très forte entre des aspirations d'autonomie et de liberté et le soutien à une identité arabo-musulmane cantonnée à l'image d'une femme porteuse de valeurs morales et de piété et symbole de l'honneur de la famille, symbole fixé dans le subconscient collectif tandis que l'image de la femme inégale et inférieure à l'homme est vite mise en arrière plan, à peine visible et comprise. C'est ce symbole mis au goût de jour, que les islamistes ont travaillé dans leur vocabulaire. On ne parle plus de soumission de la femme à l'homme, mais de la soumission de la femme à son Dieu, voire une communion avec lui. Le voile n'est plus présenté comme un commandement des hommes mais celui de Dieu. C'est l'aboutissement d'une évolution mentale et spirituelle, par ailleurs beaucoup de femmes justifient le non port de voile par le fait que la réflexion et le cheminement spirituel ne sont pas encore aboutis, tout en laissant sous-entendre que le choix naturel devrait se faire à l'avantage du voile islamique. Elles s'approprient la rhétorique islamiste, présentant le voile comme un aboutissement, une réalisation dans la spiritualité, une libération. A contrario, celles qui ne portent pas le voile sont inachevées, dans l'égarement, non libres et donc soumises à des forces, malveillantes et nuisibles. Et ainsi de suite.

Ce qui était auparavant demandé de manière brutale et sans ménagement, a vu une révision dans son explication et son interprétation. Le langage a bien changé. Mais le but est le même. C'est une propagande soft des islamistes à destination en premier lieu aux femmes partagées entre l'autonomie, et le « reniement » des traditions, de la religion, et en deuxième lieu leur discours s'adresse à l'Occident pour rassurer, avec le chantage à l'islamophobie et au racisme. Leur stratégie est gagnante, ils gagnent du terrain.

On se moque des explications, pour la plupart de simples hypothèses et a posteriori pour faire passer la pilule bien amère sur la condition de la femme, et au-delà, c'est le clientélisme et le clanisme, ce sont là des rapports antidémocratiques qui s'imposeront tôt ou tard. la Libye nous donne déjà des signes qui ne rassurent pas. Des rapports en phase avec le capitalisme ultra libéral. Devrons-nous nous étonner que l'oligarchie occidentale qui a fait l'apologie du capitalisme débridé ne voit en l'islam qu'une expression de multiculturalisme enrichissant. Autant le communisme fut un réservoir d'idées pour s'opposer aux capitalisme, autant l'islamisme est un allié naturel au capitalisme. L'argument tel que l'islam est le dernier rempart contre le capitalisme est purement une escroquerie intellectuelle.

L'Arabie Saoudite et les monarchies du Golfe sont le temple du capitalisme. On consomme la religion sans protester, comme on consomme un produit sans se poser de question. L'opposition entre capitalisme et islam est très artificielle. Elle a même ceci de particulier, elle donne une aura aux islamistes pour avoir plus de monde.

Pourtant, des gens d'origine musulmane (quoique moins nombreux) le disent très explicitement, l'islam des origines n'a plus sa place dans nos sociétés modernes, à moins d'avoir une préférence pour des valeurs qui remontent à plus de 14 siècles. Sans compter ceux qui restent neutres par peur, par honte etc, et peu importe leurs raisons, ce n'est pas là un sujet pour ne pas relever les contradictions et les insuffisances dans le discours islamiste.

D'aucuns ramènent le problème des sociétés musulmanes au niveau sociologique, économique voire politique (analphabétisme, illettrisme, pauvreté, corruption etc), mais beaucoup de confusion et pas suffisamment de rigueur dans les analyses. Les causes sont souvent confondues avec les conséquences par exemple. Il y en a ceux qui s'appuient sur l'exégèse des uns pour s'opposer ou contredire celle des autres. Mais qu'importe les exégèses des uns et des autres, on n'a pas besoin d'explication de texte, la première qualité d'un texte légal est sa clarté, sa temporalité qui fait qu'il n'est pas immuable. Le débat d'idées en théologie n'a pas à s'inviter dans la société civile, laquelle cherche des solutions pratiques, pragmatiques en phase avec l'évolution des sociétés et non figées dans le temps. La discussion devrait concerner la société civile et ses aspirations lesquelles doivent être régies par un droit laïc, humain, moderne et rationnel, celui que la majorité libre vote. non un droit atavique que la majorité devra accepter après un endoctrinement acharné comme sa destinée, son horizon indépassable.

A mon avis on n'a pas à suivre les islamistes dans leur voie, cela ne mène nulle part, soit on accepte leur logique : on se soumet, soit s'opposer à eux et c'est le clash. Parce qu'ils ne cherchent ni le débat, ni la liberté religieuse. Personne ne les prive de pratiquer leur religion, ici en Occident ou ailleurs, mais ils cherchent à instaurer et imposer un ordre social et religieux. Beaucoup de gens ne le comprend pas ainsi et c'est bien dommage.

Certaines femmes sont incrédules et sont complices de leur propre malheur. Et l'histoire se répète en Tunisie et en Égypte, comme auparavant ce fut le cas en Algérie.

S'il n'y avait que des hommes qui votent, cela aurait rendu l'affaire moins complexe. On accuserait les hommes de tous les maux. Mais il y a des femmes, et en nombre important, qui votent pour les islamistes. Les Tunisiens résidant en France ont voté islamistes pour plus de la moitié d'entre-eux. Combien de femmes ? C'est une question qui mériterait qu'on s'y penche.

La femme vote pour l'islam dans une sorte de schizophrénie, la seule liberté qu'elle manifeste c'est celle que les hommes lui ont donné, pardon ! que Dieu lui a accordé. Ses droits et libertés sont ceux de l'islam. La liberté et le droit prennent une signification que la religion leur donne. C'est la nouveauté de la novlangue d'une franche des radicaux comme Tarique Ramadan. Dire les mêmes choses mais de manière moderne moins brutale, plus diplomatique. Pour résumé, ils n'hésitent pas à utiliser les méthodes de marketing pour vendre leur idéologie. Comme d'autres utilisent la philosophie et la protection des civils pour assassiner et saccager tout un pays.

Il aurait été moins difficile de confronter un seul adversaire, les islamistes et leur idéologie. Mais la difficulté la plus grande réside dans le comportement de la femme elle-même.

La femme dans les pays musulmans doit avoir un sacré courage pour faire face à trois grandes difficultés, voire menaces :

en premier lieu, il faut confronter sa propre famille. Cela signifie une rupture définitive ou l'éloignement pour éviter les tensions et les pressions de toutes sortes à commencer par le chantage affectif. Sans autonomie matérielle et professionnelle cela reste de l'ordre de l'impossible de se libérer de sa famille et par conséquence s'y opposer. Combien d'entre elles sont-elles prêtes à payer le prix fort ? Et combien d'autres s'arrangeant avec leur conscience pour aller dans le sens des attentes et aspirations familiales, quitte à se les approprier comme les leurs ? La femme est détentrice de l'honneur de la famille (l'honneur est un concept bien flou et changeant temporellement et spatialement, par ailleurs chacun peut en avoir sa propre conception), y porter atteinte c'est donc trahir, et que mérite le traître ? Par métaphore c'est un peu comme si on dépossède quelqu'un de ses biens et on lui assigne la fonction de les garder, avec comme distinction de le gratifier de titre de loyal s'il réussit sa fonction de gardiennage. Souvent la femme ne voit et ne cherche que cette distinction. Elle ne se pose pas de question sur ses biens, mais sur la distinction qui devient un objectif de vie. C'est en cela que l'attitude de Caroline Foureste est maladroite, et ne peux que froisser la femme qui s'est focalisée sur la distinction au lieu du bien dépossédé (qui n'a plus autant d'importance que le prestige de la distinction). Foureste restera inaudible, et agacera la femme prise dans cette aliénation de personnalité, et échouera lamentablement face à un Ramadan qui parle de liberté de la femme à faire son choix entre ses biens dépossédés et la distinction dans sa fonction de gardienne à l'avantage de l'homme, pardon ! gardienne de ce que Dieu lui a assigner de garder. Ramadan passe pour un défenseur de la liberté et Foureste pour une autoritaire, incapable de mesurer et d'accepter le choix individuel d'une autre femme quand il va à l'encontre de ses propres choix idéologiques.

La deuxième menace c'est la société. Une société, qui considère la femme en fonction de son appartenance à une famille, et la famille ici c'est bien sûr l'homme. Une femme qui s'affranchit (d'affranchir ne veut pas dire être contre la famille) volontairement ou non de sa famille, (elle gagne sa première victoire), mais il n'est pas sûr de sortir indemne face à une société qui la considère comme une chose publique, n'importe quel homme peut s'en saisir. Cette réalité, non dite, mais largement ancrée dans le conscient collectif, pose problème aux femmes dans l'espace publique. Les femmes savent pertinemment qu'en dehors de leur famille, de moment où elles ne dévient pas de ligne tracée pour elles, la vie risque de devenir un enfer. Elles sont pour ainsi dire reconnaissantes à leurs protecteurs, les hommes de la famille. Il ne faut pas les décevoir ni les trahir.

Il n'est pas évident pour une femme ancrée dans son quotidien, dans son environnement de prendre une distance des codes sociaux, à commencer par la hiérarchie entre homme et femme, elle joue le jeu avec les cartes qu'elle a en main, consciemment ou non. Elle peut tenir un discours (souvent entre femmes très proches quand les tabous et les interdits ne font pas craindre une liberté de ton) qui n'a rien à envier à celui de n'importe quelle féministe engagée, alors que dans son quotidien elle donnera raison à Ramadan.

Enfin, supposons que la femme se retrouve libérée de la contrainte de la famille, qu'elle se retrouve dans un environnement social plus respectueux, elle doit confronter sa solitude. Entre une liberté au prix de la solitude, et une relative servitude entourée de gens qui l'aiment malgré tout et qu'elle aime, que pensez-vous que la majorité des femmes choisissent ? S'il n'y a pas de soutien familiale, une compréhension de la part de ses proches, si la société n'accorde aucune protection, aucune considération à la femme, la vie est vite transformé en une continuelle lutte de tous les instants. Une guerre dont elle n'est pas sûre de sortir ni gagnante ni grandie, et encore moins respectée. N'est pas Foureste qui veut. Alors que la route de la figure de la femme pieuse est déjà balisée, moins compliquée. Par ailleurs, les islamistes, notamment leurs idéologues comme Ramadan, ne se trompent pas quand ils s'approprient ces remarques pour en faire une lecture qui leur convient et notamment défendre le voile en Occident. Ils décrivent, et ainsi donnent aux femmes qui portent le voile intégral ou non le sentiment d'être une sorte de martyrs, de combattantes, des figures héroïques, à l'image de celles des temps immémoriaux. On fait d'une pierre deux coups. On reproche indirectement à la femme qui vit dans les pays musulmans de ne pas suivre l'exemple des martyrs du voile alors qu'elle se doit de l'être dans un pays par essence musulman. Et on démontre ainsi que le voile est un choix mûrement réfléchi, de moment où la question de spiritualité est posée, la femme ne peut ne pas opter pour le voile. Que la spiritualité cache d'autres motivations, cela reste secondaire pour les islamistes.

On glorifie un combat qui au final n'en est pas un. Être verbalisée (payer une amende tout au plus) pour port du voile intégrale et être lynchée pour indécence ou atteinte à l'honneur, le courage ou la témérité s'il y en a, le statut de victime ne se trouvent de toute façon pas de côté de la femme qui vit en Occident il faut se le dire, relativiser ainsi ce que certaines considèrent comme un combat.


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66 réactions à cet article    


  • Yohan Yohan 7 novembre 2011 08:58

    Wouuaaahhh ! il est rigolo celui là avec « le prophète a dit ». Encore des lois écrites par un illuminé se réclamant d’un Dieu qui n’existe pas


  • Constant danslayreur 31 octobre 2011 13:06

    ça n’apporte jamais rien de discuter avec les exégètes du Dimanche, alors juste quelques perles pour le plaisir

    « l’islam a amélioré la condition de la femme, la religion lui donne des droits et j’en passe et des meilleurs. »
    Et évidemment vous savez mieux qu’elles, ces milliards de musulmanes croyantes, toutes des légumes sans personnalité, ben voyons.

    « Le juge est presque une hérésie de point de vue de l’orthodoxie des textes sacrés. »
    David et Salomon décrits notamment dans le coran sur un jugement porté par le premier rectifié par le second seraient donc hérétiques

    « Mais le slogan qui cartonne le plus est de dire qu’un bon musulman est toujours juste, et en premier avec sa femme.  »
    Un slogan... voyez-vous ça, un hadith authentique des plus clairs (deuxième source législative), définissant ce qu’est la seule manière de faire partie de ... l’élite « Les meilleurs d’entre vous, sont les meilleurs d’entre vous pour les leurs »ا Libre à vous de choisir vos élites sur d’autres critères, mais inutile de mentir...

    « Tandis que la deuxième hypothèse, la plus répandue chez les gens dans les pays musulmans, la pratique, par l’application des recommandations, on évacue la question de justice pour ne plus s’occuper que du respect des interdits et des impératifs, la question de justice ne se pose plus.  »

    Mouais et les musulmans sont si cons qu’ils n’arrivent pas à savoir l’impact de la piété et des actes de foi sur eux, ni la différence entre ce qu’ils ont en propre de foncièrement bon et l’apport hypothétique de leur foi et/ou de leur pratique religieuse et par-dessus tout, ils ont évidemment « évacué la justice » en devenant pratiquants. pffft

    «  D’abord, les rôles sont déterminés et il ne faut pas chercher à les discuter. Ne pas discuter un commandement est ainsi interprété comme un signe de foi. Et l’acceptation des conséquences du commandement est une preuve tangible de la sincérité de la foi. L’acceptation silencieuse de l’injustice devient pour les défenseurs du système un argument. Si tout va mal, les gens se seraient révoltés. »

    Quelqu’un de ma connaissance aurait dit TAC (thèse à arguments circulaires), tout est plié d’avance chez vous, la foi mène à l’acceptation de l’injustice et si tout le monde se tait et qu’il n’y a pas 500 000 000 de nanas à me dire que je dis n’importe quoi c’est qu’en se taisant sur leur propre sort et les injustices qui leur sont faites par leur religion, elles font acte de foi. Très fort.

    « Ensuite, comme la foi est étroitement et impérativement confondue avec la pratique du culte (les rites et l’ensemble des interdits et des impératifs), d’après les salafistes, il n’y a pas plus dérangeant pour eux que les soufis qui s’affranchissent de la pratique ou en créent une adaptée à leur foi. Il est communément admis que la foi, synonyme de la pratique du culte dans l’esprit des gens, est de ne pas remettre en cause les commandements de la religion. Le silence et la continuité des traditions confortent les fondamentalistes dans leur croyance (et même les modérés) que la religion musulmane est juste envers les femmes, la nouveauté est toujours interprétée comme perversion, et comme ils disent : bid’a .  »

    Vous en êtes toujours à essayer de trouver une explication, étape 2 pourquoi est-ce que des centaines de millions de croyants, nanas en tête continuent en dépit de mes efforts à croire que l’Islam est « juste envers les femmes », c’est tout de même hallucinant, non ?

    « La pratique du culte, dans le sens de suivre des rites et des cérémonies cultuelles, est souvent vécue comme un moyen pour exorciser ses angoisses intimes et profondes et sur lesquelles l’on n’a pas beaucoup d’emprise, une sorte de catharsis. » smiley Sans déconner, évidemment on ne me dit jamais rien

    « ce qui compte pour le bonheur de la masse c’est la croissance, la consommation et la compétitivité. On a beau répété que le système est injuste, elle nous répond qu’il faut ajouter encore une dose de libéralisme et de compétitivité. »

    Oui pas de salut si ce n’est en la consommation, les banques sont des temples hautement spirituels, on ne vit qu’une fois, puisque vous le valez bien etc… Je connais
    Et puis qui pourrait en douter, demandez aux grecs et pas qu’à eux

    « Les problèmes de la société seront résolus si l’on applique ou interprète correctement l’islam. Par ce genre d’argument, la pensée unique s’impose trop facilement puisque entre deux choix, l’islam présenté comme LA SOLUTION à tous les maux, et le reste des solutions décriées comme incapables d’apporter la justice sociale, d’éradiquer la corruption etc.  »

    Mouais sauf que ça me semble un minimum dans le cadre d’une foi en un Dieu omniscient omnipotent, vous ne trouvez pas ?

    «  Que ces derniers interprètent comme ils veulent le coran et la sunna, on s’en moque, »

     smiley Vous avez bien fait de le souligner je ne m’en serais pas aperçu sinon

    «  mais loin de nous et sans conséquence sur nos vies. »
    Accordé ma fille… nulle contrainte etc… amen.

    « Les femmes qui votent pour les islamistes (en dehors de celles emportées par une sorte de mysticisme et l’exaltation de leur foi et qui sont à mon avis très minoritaires), adoptent l’état d’esprit des bobos, qui cherchent du folklore oriental, l’exotisme et le dépaysement ici même en Occident. Pour elles, la charia c’est anodin et sans danger. Ce sont les femmes, de par leur éducation, qui sauvegardent le socle de la tradition, et quoi de bien naturel que d’aller dans le sens des islamistes. Elles vivent une ambivalence très forte entre des aspirations d’autonomie et de liberté et le soutien à une identité arabo-musulmane cantonnée à l’image d’une femme porteuse de valeurs morales et de piété et symbole de l’honneur de la famille, symbole fixé dans le subconscient collectif tandis que l’image de la femme inégale et inférieure à l’homme est vite mise en arrière plan, à peine visible et comprise. C’est ce symbole mis au goût de jour, que les islamistes ont travaillé dans leur vocabulaire. On ne parle plus de soumission de la femme à l’homme, mais de la soumission de la femme à son Dieu, »

    Au-delà de l’insulte à leurs intelligence, l’Islam est ne vous en déplaise, bien la soumission à Dieu et à lui seul. ça ne vous convient pas ? Dommage, il faudra pourtant que vous fassiez avec.
     
    « voire une communion avec lui. Le voile n’est plus présenté comme un commandement des hommes mais celui de Dieu. »

    C’est-à-dire que pour ceux qui croient que le coran est parole divine, alors oui il est bien (et non pas présenté comme), un commandement de Dieu sourate des conjurés ou des coalisés si vous préférez.

    (J’ai zappé une partie désolé, pas encore un saint, mais j’y travaille hein)

    « La femme vote pour l’islam dans une sorte de schizophrénie »
    Que ne le disiez-vous plutôt.

    Comment vous dire... non non rien.


    • Jean 31 octobre 2011 13:23

      Pas grand chose à vous dire non plus, sauf que dans vos premiers propos vous négligez l’ énorme effet du conditionnement dans lequel se placent tous les adeptes de religions. (éducation, milieu etc.)

      Petits, on vous fait apprendre la vérité du coran et vous n’ en démordez plus ;

      mais vous ne pouvez pas faire autremen : pas de votre faute, sauf à être exceptionnel, comme ce soufi à qui des bédouins reprochent de ne pas prier en direction de la Mecque et qui leur répond : « y a-t-il une direction où Dieu ne soit pas ? »

      conditionnement... (voir mon com. dessous)

      Quand à « La Mecque » du fric wall streeet et ses temples de Londres, Paris, Tokyo etc., l’ islam n’ a pas le monopole de la lutte : bien des indignés même non manifestants ne sont pas musulmans

      La laïcité a des lois pour garantir l’ égalité absolue des femmes et des hommes sans les lois équivoques du coran.

      etc.


    • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 13:30

      @ Constant danslayreur

      Que voulez-vous que je vous réponde ? Restez donc constant dans l’erreur de refuser un autre point de vue que le vôtre.


    • Jean 31 octobre 2011 13:07

      Les musulmans vont venir en masse vous moinser. Normal, le conditionnement est ultrapuissant. (c’ est même pas de leur faute)

      Le mental conditionné (personnifié par Satan, le « rusé », le serpent qui tourne et tourne en rond sans fin, la pure rationalité livrée à elle-même) est le mal absolu : qu’ il représente une idéologie religieuse ou politique...

      Toute religion-institution est assujétissement, les uns profitant de la naïveté ou faiblesse des autres.

      Il en est ainsi pour toute religion, normal que ça fasse le bonheur des ultralibéraux qui agissent de même : oligarques sous couvert d’ être des démocrates (voir thèse d’ Etienne Chouard)

      Chrétien ennemi sans dogme et anti-rite, je lis que Jésus rencontra une samaritaine et lui demanda de l’ eau ;

      dans le contexte de l’ époque c’ était impensable : un « rabbi » parlant à une femme...
      (et lui expliquant ce qu’ il apporte : le libre)

      de plus samaritaine : une abomination aux yeux des juifs.

      Il boit l’ eau donnée par cette femme, horreur absolue !
      (se remettre dans le contexte)

      Pire encore (ça mérite la mort), il lui dit de ne plus aller ni sur la montagne, ni au temple pour prier, mais de vivre sa religion en elle (« le royaume des cieux est en vous » et « le temple de pierre sera détruit »)

      « Je veux la miséricorde (Amour) et non le sacrifice (rituel) » (Jésus)

      Rien n’ est plus libérateur qu’ un enseignement bien compris, sans l’ interprétation des théologiens, prêtres (en l’ occurence iman) qui furent les pires ennemis du Christ...

      Les femmes sont des Hommes au sens générique ! des Hommes.


      • Jean 31 octobre 2011 14:16

        Il manque aux religieux, intellectuels, théologiens, ..., un révolutionnaire ; les prophètes de la bible, dit-on, furent tués car ils furent des révolutionnaires anti-pensée du moment quelles qu’ elles soient, comme ce soufi cité ci-dessus (des soufis furent tués par des musulmans), des « anti », anti dogmatisme, donc ennemis du clergé.

        Jésus le fut -révolutionnaire-, pour contrarier violemment les juifs de son époque.

        Un évêque anglican, dépité, dit un jour : « là où Jésus passait, c’ était la révolution, là où je passe, on sert le thé »

        Il manque à l’ islam un révolutionnaire musulman qui remette en cause le conditionnement, ce mal terrible, figeage pathologique de la pensée, conservatisme contre lequel luttèrent les prophètes : l’ Homme est fait pour le libre !

        Suprême astuce de l’ islam : Mahomet est le dernier prophète, tout est dit, la pensée reste figée à jamais, « Satan » est donc vainqueur...

        Le mental, le rituel, le conditionnement, les obligations vestimentaires et autres sont la loi des manipulateurs, qui assujétissent, qui se font appeler « maîtres » ou « docteurs »

        et le coeur est en sommeil.

        Abomination !


      • minidou 31 octobre 2011 16:15

        « Je dis que la religion des autres est une abomination car je pense que la mienne est la meilleure. »...J’ai beau être athée, je vous ai quand même moinsé...


      • Jean 31 octobre 2011 16:44

        minidou

        le catholicisme est religion, protestantisme une religion, témoin de Jehovah une secte ou religion (à votre guise) etc., liste non limitative

        Mon Christianisme n’ est pas une religion mais ma compréhension d’ une lutte anti dogmatisme, assujétissement, le mental non éclairé par le coeur.

        Mais ça vous a dépassé. Au nom d’ un autre intégrisme, l’ athéisme ...actif (sinon vous seriez resté indifférent)


      • minidou 31 octobre 2011 17:00

        @Jean : vous me jugez mal, lisez mes post, je m’oppose ici même souvent à ceux qui ont fait de l’athéisme un autre intégrisme. Cependant un minimum de relativisme est nécessaire, condamner l’islam au nom du christianisme, fut-ce sous une forme très libérale, est un non sens intellectuel que je tenais à souligner. Vous attaquez l’auteur de l’argument, et non l’argument lui-même.


      • Jean 31 octobre 2011 17:35

        Non pas (contre vous) puisque j’ argumente sur la différence entre les religions-institutions et une idée (Christianisme, que vous ne comprenez pas) anti-dogmatique et qui n’ est pas une religion selon mon interprétation.

        Mon but n’ est pas opposer une religion à une autre, ce que vous n’ avez pas compris ; le Christianisme pur est ennemi des religions, dogmes (ce n’ est pas pour rien que le Christ était le pire ennemi des théologiens, des prêtres), mais comme les religieux il faut vous déconditionner contre ...TOUT, même l’ athéisme ;

         si ça vous parle je vous fais un copier/coller d’ un texte de moi, que j’ ai maintes fois placé sur ce site : coeur opposé au mental, rationalité pure, ou les « religions » se rejoignent, même « athée », comme le Bouddhisme. Mais il faut faire preuve d’ intellectualisme pour être anti-intellectuel, le mal (mental débile -victime de conditionnements- comporte son propre antidote. Il faut lire au sens mythique.

        "L’ Homme, rationaliste, l’ adolescent, s’ identifie à sa conscience mentale. Il lui semble être son « moi » dont il oublie la Source bien mystérieuse, et Qui le dépasse largement.

        Jésus rencontra des possédés de démons, qui vociféraient. Le démon représente le visage grimaçant, hideux du mental de l’ Homme, livré à lui-même. Il les chassa des possédés et les envoya dans des pourceaux qui allèrent se jeter dans un précipice. Les démons reconnurent que le Christ était fils de Dieu, mais Celui-ci refusa leur témoignage. Le témoignage du mental n’ a pas de validité, fut-il vrai ! le croyant a le visage d’ un démon, la croyance n’ est que grimace. Le mental livré à lui-même n’ a sa place que dans l’ animalité et termine par la mort.

        Quel est donc cet Homme nouveau ? Indicible : il ne croit plus, il EST, croire est le fruit du mental, a-t-il besoin de croire celui qui EST... Lui ? L’ Homme est un infini. Il est libéré de tout. Pour les Bouddhistes le mental n’ est qu’ un sixième sens, ou un troisième œil, l’ Etre n’ est pas définissable, pas plus dans le Taoïsme."


        J’ espère que vous avez un coeur pour comprendre que le rationalisme n’ est pas TOUT..., les religions sont pour les intellectuels et dans ce sens Jésus n’ est pas un religieux.


      • Lorelei Lorelei 31 octobre 2011 22:15

        bjr frida

        voilà ce que j’ai ecris sur un article

        Arabe, Athée…et Voile.

        John Daniel, sous-directeur général de l’UNESCO pour l’Éducation, sonne l’alarme :

        « Les pays arabes enregistrent les taux d’alphabétisme des adultes les plus bas du monde ; entre 2000 et 2004, seuls 62,2% des plus de 15 ans étaient capables de lire et d’écrire ; ce taux est nettement inférieure la moyenne mondiale [84%] et à celle des pays en développement (76,4%) ».4

        Pour la tranche d’âge de 15 à 24 ans, les résultats sont plus satisfaisants puisque le taux d’alphabétisme atteint 90% et plus dans onze pays, soit nettement plus que la moyenne internationale, soit 87,6% (Jordanie, EAU, Bahreïn, Syrie, Qatar, Koweït, Algérie, Libye, Arabie Saoudite, Oman, Tunisie), la Jordanie enregistrant le taux le plus élevé (99,4%). Ces pays « hautement alphabétisés » contrastent avec les cinq pays arabes à la fois « faiblement alphabétisés » et les plus peuplés, dans lesquels la moyenne est inférieure à celle des pays en développement, soit 85,2% (Soudan, Egypte, Maroc, Mauritanie et Yémen).

        En occident on se trouve face au même problème, la ghettoïsation des deux côtés, combinée à différents problèmes comme des parents ne parlant la langue française et une forme de discrimination perpétuent cette inculture.

        Selon un rapport interne de l’Organisation arabe pour l’Education, la Science et la Culture (ALESCO)

        Le livre est une denrée rare dans le monde arabe. Aucune importance n’est accordée à ce « vénérable instrument de connaissance qu’est le livre ».

        Les livres publiés dans le monde arabe ne représentent que 1,1% de la production mondiale. Et la traduction ? Nulle !

        Indépendamment des chiffres, les auteurs du rapport montrent du doigt le modèle d’éducation dans le monde arabe. La famille est fondée sur l’autorité parentale qui refuse à l’enfant le droit d’exprimer son désaccord.


      • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 23:01

        @Bonsoir Lorelei

        Je l’ai lu et l’ai modéré positivement et j’attends toujour sa publication. Effectivement, l’illétrisme et un secteur d’éducation complètement laissé à l’abandon, sans oublier des réformes catastrophique de l’arabisation de l’enseignement. Les femmes sont baignés dans une culture parallèles peuplée de djinns, de sorciers, de mauvais oeil, beaucoup de superstition et bêtises, dans certains cois du Maroc, il y a des enfants qui n’existent pas dans l’état civil, il n’ont pas pour ainsi dire d’existence légale.

        http://www.youtube.com/watch?v=KGHs62Yjuak&feature=related



      • Lorelei Lorelei 31 octobre 2011 23:11

        bjr frida

        merci à vous il sera publié demain, j’ai recu un mail de la rédac, à demain... smiley


      • Loatse Loatse 31 octobre 2011 15:09

        @Frida,

        La liberté fait peur, comme vous l’expliquez si justement dans votre article, se distinguer de la communauté, de la famille, sortir du poids des traditions n’est pas chose facile, loin de là...

        La liberté implique également qu’on s’affranchissent des interdits (qui sont rassurants) sans se perdre...

        Le modèle occidental actuel permet à la femme de décider d’elle même de ses choix de vie, lui assure les mêmes droits qu’à l’homme, mais en contrepartie lui donne également plus de responsabilités, ce qui implique que les rôles entre hommes et femmes ne soient pas figés...

        Nos sociétés hélàs fabriquent également des familles monoparentales en grand nombre. Des valeurs telles que l’engagement font peurs parce qu’elles incluent le dépassement de soi... Elles sont également depuis l’ère du féminisme devenues très exigeantes envers la femme...

        Celle ci doit faire carrière ou tout du moins assurer sa part de revenus dans le couple, tout en mettant au monde les enfants, et en gérant la maisonnée... soit pour la plupart d’entre nous, une double journée de travail... pas réjouissant comme perspectives sauf quand le statut social permet de s’épanouir au travail et de bénéficier d’employées de maison...

        Quand à la femme qui choisit d’être « mère au foyer », celle ci est pratiquement montrée du doigt alors qu’en orient, ce statut est valorisé avec en contrepartie la dépendance au chef de famille avec ce que cela peut comporter comme abus de pouvoir et infantilisation quand est légalisé la « punition corporelle » envers celle ci lorsqu’elle se montre « désobéissante » à son époux...

        La solution se trouve sans doute dans le coeur de « l’homme ».... pas dans les livres, aussi saints soient ils. ni dans les textes de lois, encore moins dans l’asservissement...


        • Jean 31 octobre 2011 15:31

          Mes propos au dessus impliquent que la spiritualité vraie est mouvement, remise en question permanente ;

          un prophète authentique ne peut qu’ être révolutionnaire, anti-conformiste quelle que soit l’ époque, les moeurs, les croyances.

          En effet le rituel, les obligations, assujétissements, ..., sont figeages de l’ Humanité, pour se sentir en sécurité. Recherche de confort intellectuel et matériel.

          Et complicité (selon des lois inventées par les intellectuels, théologiens) avec « le grand nombre ».

          Le mystique vit dans l’ incertitude, le devenir, le coeur en éveil, assume la solitude de l’ existence.

          Le religieux vit dans le figé, la mort. Et il opprime.

          La sécurité mise en place, face à l’ angoisse existentielle : en sont victimes autant les assujétis que leurs maîtres !


        • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 15:43

          @Loatse

          « Nos sociétés hélàs fabriquent également des familles monoparentales en grand nombre » les familles monoparentales existent également en islam, des femmes seules, assumant l’éducation des enfants, le mari parti sans donner de nouvelle, ou tout simplement n’assumant plus son rôle de père. Plusieurs facteurs contribuent à ce phénomène, l’alcool, le chomage, le jeu, la débauche etc. Mais officiellement la femme reste mariée et statistiquement on est en face de famille répondant à la définition classique. La monoparentalité existe aussi quand il y a polygamie. Le père n’ a plus qu’un rôle symbolique, surtout quand une des femmes est délaissée (généralement la première plus agée) et ne peut demander le divorce faute d’autonomie financière. Ce n’est pas simple pour la femme occidentale, la libération n’a pas tout réglé et d’autres problèmes ont surgit devant elle. Mais la femme dans les pays islamique supporte un lourd fardeau.


        • Mahamat Seid Abazène Seid 31 octobre 2011 15:31

          Je ne comprends plus rien. Après avoir chanté sans relâche que les femmes sont contre la charia, qu’elles sont contraintes par je ne sais qui ou quoi, on chatonne aujourd’hui qu’elles sont sous informées. Et ces femmes françaises qui d’elles mêmes soutiennent la cause de l’Islam, ont-elles été également forcées par quelque intégriste venu dans leur sommeil leur donner l’ordre de s’aligner dans la ligne de conduite de leur conviction ? Je vous trouve un peu ridicule dans votre développement. Vous finirez comme les lais turcs, à sombrer dans l’oubli. Continuez, c’est d’ailleurs ce jeu qui renforce les musulmans dans leur conviction et leur ouvre les yeux sur vos intentions profondes qu’ils ignorent...c’est bien le début de la décadence...jetez un regard derrierre...il y a un barbu et une femme en burka qui vous regardent...il rigolent.
          Mahamat Seid Abazène Seid


          • Jean 31 octobre 2011 15:35

            Elles sont contraintes par leur conditionnement, ou la peur.

            Toute soumission est prison, c’ est une lapalissade. Pas besoin de religion pour aimer, à moins que la religion n’ ait d’ autres intentions ?

            Ca arrange bien ceux qui veulent être des maîtres !


          • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 15:46

            @Mahamat Seid Abazène Seid

            Vous faites de la littérature à l’eau de rose. Je ne connais pas cette spécialité, donc je ne peux vous répondre.


          • Loatse Loatse 31 octobre 2011 17:16

            @Mahamat,

            vous voulez que l’Otan aille bombarder la Tunisie pour sauver les femmes de leur propre choix de société ?

            Je pense que c’est justement lorsqu’elle craint l’extinction qu’une religion se radicalise jusqu’à ce que sous le poids de ses excès, soit elle se réforme soit elle tombe en décrépitude...

            La barbu qui rigole ne rigolera moins quand son système totalitaire s’effondrera tel le régime communiste soviétique.. quid de la foi quand celle ci vous est imposée à la baguette ? Les islamistes sont les fossoyeurs de l’islam, mais ils ne le savent pas...


          • Lorelei Lorelei 31 octobre 2011 22:30

            bof l’islam n’existe pas ce qui existe c’est une idéologie fasciste c’est tout...qui a perverti le coran, pas de quoi en etre fier....


          • Mahamat Seid Abazène Seid 1er novembre 2011 09:19

            Loaste, vous me faites rire. Je suis musulman, pas islamiste (ce qui ne veut rien dire dans tous les cas). Ma femme ne porte pas la burka et je n’ai jamais exercé sur elle quelque pression que ce soit.
            Frida, je la comprends, je fait de la littérature en rose, c’est un grand compliment, mais elle est cassée, c’est le désarroi et je la comprends. Elle et moi avons peut-être eu la même éducation : musulman, nous sommes allés à l’école française. Je puis vous dire et très sincèrement, si j’ai l’air d’être un islamiste, ce que je suis sans nul doute, même cela peut sentir l’inacceptable, c’est par l’école française. C’est elle qui m’a appris à être fier de moi-même, de revendiquer mon islamité. Je pense même que les islamistes sont passés quelque part, par une initiation française...de la laïcité. Les français ne peuvent pas le comprendre ; étant déjà dans l’eau, il ne perçoivent pas l’humidité. Ce qui bien sûr ne les empêche pas d’avoir froid. C’est cette froideur qui les fait sursauter quand des musulmans, fuyant la persécution que la France leur impose dans leurs pays, viennent à elle, vivre sur son sol pour lui dire... je vais essayer de faire un dialogue, peut être me comprendriez vous, entre les islamistes et la France :
            - "nous sommes bien égaux, n’est-ce pas ?
            -OUI
            -Nous sommes français comme les autres, c’est cela ?
            -Mais OUI
            -nous pouvons voter comme tous les français
            -mais bien sûr, citoyens ; vous pouvez même voter le Pen si vous voulez (moi personnellement, si j’étais français, je voterais Marine).
            -Ah bon ! on est libre, libre d’être enfin musulmans comme tout le monde a une religion ?!!!
            -Pas de doute, cher compatriote, toute la liberté. La France ce n’est pas le Maghreb, la France c’est la fraternité, liberté, égalité.
            -Ok, ce qui m’intéresse moi dans tout ça c’est la liberté. Je vais pouvoir manger du porc comme je veux.
            -Je vous offre un jambon.
            -Boire du vin,
            -je vous offre un pot, une dame-jeanne si vous voulez.
            -Je peux prier ?
            -euh...quoi...prier ? oui...mmmais comment ? vous allez à l’église ?
            -Non, je suis musulman.
            -Ah mais là il faut aller à la Mosqué de Paris ; ici nous n’avons pas de lieu de culte pour tout le monde...nerveuse elle reprend : et puis nous ne vous avons pas dit dans votre acte de naturalisation que vous pouvez vous permettre de prier autrement que comme on le veut nous...qu’ai-je dit ? non non non vous ne pouvez pas prier. Pas question allez faire ça chez vous.
            -mais je suis chez moi, je suis français et de souche ; j’ai seulement avec mes frères émigrés décidé de porter la burka comme ils le font chez eux. Mon père est d’ailleurs juif et ma mère une arménienne.
            -La France devient colérique : pas de ça, absolument pas ; la loi de 1905 n’est pas négociable !!! Stasi, viens ici, fais-moi du boulot. Ces arrra, ces quoi dis-moi, ces mmmmusulm ? Je ne sais pas comment ils s’appellent...
            -les musulmans, répond calmement Stasi.
            -Ah, oui, les musulmans. Trouve moi quelque chose, il faut les empêcher de nuire à la France avec leur burka. D’ailleurs on va en Afghaistan les en empêcher. On va bombarder la Libye, ils iront faire leur charia la-bas. On lève l’état de siège en Egypte, on libère ennahda ; qu’ils aillent se faire foutre. Nous, on est chrétiens et d’ailleurs nous ne sommes même plus.
            Je suis fatigué, j’écris difficilement ; sinon j’allais te continuer le dialogue.
            Mahamat Seid Abazène Seid


          • Palinurus Palinurus 7 novembre 2011 08:53

            Moi ce que je vois c’est du concret : des ghetto masculins ou la femme est exclue de l’espace public , des comportements sexistes et agressifs , des filles qui ont peur d’un voyage au pays synonyme de mariage forcé . Voila des réalité pas belles a voir . quand a l’acceptation par certaines du propre outil de leur esclavage mental  ! la misère morale est partout . Le rire du barbu et de sa femme en burka est sinistre. Ils ré-inventent un moyen age fantasmé par peur de réfléchir et de penser un vrai futur.
            « Vous finirez comme les lais turcs, à sombrer dans l’oubli. » Vous finirez comme les autres idéologies fascistes enterré par l’histoire après avoir causé bien du tord à l’humanité et a la liberté.


          • minidou 31 octobre 2011 16:05

            De tous temps et en tous lieux, les femmes ont été les éléments les plus conservateurs de la société. Je ne me lancerait pas dans une tentative d’explication ethno-biologico-sociologique, mais c’est un fait documenté.
            Les femmes votent plus à droite en occident (ou du moins « conservateur »), elle votent religieux en Orient, lorsqu’on les laissent voter, j’entends !
            Ce n’est pas pour rien que les premières ébauches de constitution avec suffrage universel, en excluait les femmes et les domestiques (qui comme chacun sait, sont fidèles à leurs maitres).
            Même nos bonnes vieilles féministes, ont des opinions très réactionnaires lorsqu’on évoque pas le statut de la femme....


            • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 16:10

              @Minidou

              Je rejoins votre commentaire. Moi non plus je n’ai pas d’explication. Mais c’est un fait avéré, et largement partagé par plusieurs sociétés.


            • minidou 31 octobre 2011 16:18

              Je précise, au cas où je ne serais pas clair, que ce n’est pas un commentaire misogyne et que je ne parle pas de toutes les femmes, j’évoque juste une tendance réelle trans-culturelle et trans-historique, que je constate mais n’explique pas.


            • minidou 31 octobre 2011 16:34

              @Sabine : C’est un élément connu des sondeurs, qui sert notamment aux « redressements » de sondages mais je n’ai pas de documents à vous présenter (pas spécialiste, pas le temps).


            • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 16:35

              @minidou

              « que ce n’est pas un commentaire misogyne et que je ne parle pas de toutes les femmes », je ne l’ai pas compris comme comme un commentaire misogyne. Au contraire, c’’est une « hypothèse » et un « fait » bien décrit dans la littérature des sciences politiques, les tendances conservatrices s’appuyent sur les femmes, leurs meilleures alliées. Les républicains ont refusé le vote aux femmes pour ne pas ouvrir la voie aux monorchistes et à la droite, mais c’est des faits qui ne sont pas expliquées ou démontrés par des études analysant cette tedance.
              Je n’en garde de mes lectures qu’un lointain souvenir. Si j’ai le temps j’en ferai des recheches plus poussées.


            • Lorelei Lorelei 1er novembre 2011 00:07

              les femmes sont les êtres les plus conditionnées dans l’islam et les plus illettrées du monde dit arabe, et je peux vous assurer que les moeufs voilées en socio la plupart sont si inculte que cela en est incroyable, j’en connais un certain nombre et croyez le où pas, c’est à peine si elles savent qui est balzac, et ne parlons pas de socrate et d’autres ecrivains et poetes


            • ZenZoe ZenZoe 31 octobre 2011 16:16

              Frida,
              Entièrement d’accord avec votre analyse sur le langage trompeur des islamistes pour fidéliser les femmes.
              POUR AUTANT :
              1) Vous seriez peut-être surprise du nombre de femmes « franco-françaises »qui votent « comme leur mari », qui arrêtent de travailler parce qu’il préfère les savoir à la maison, qui choisissent des vêtements moins sexy parce que leur mari leur reproche d’aguicher les hommes, qui refusent des promotions pour ne pas vexer leur époux etc. Bref, pas de leçon à donner, nous avons nous-mêmes du chemin à parcourir.
              2) Les femmes musulmanes choisissent la burka. Certaines femmes occidentales préfèrent apprendre la danse du pole pour plaire à l’Homme, se laminer le dos en talons aiguilles ou se ruiner en lingerie pour le même motif. Pas certaine que ce soit vraiment une preuve de liberté non plus, on est toujours dans une forme d’aliénation et de soummission à un concept.

              Ce que je veux dire, c’est que je me garderai bien de juger d’autres femmes, qui font certainement ce qu’elles peuvent dans un monde de brutes pour se sentir bien et tenter de vivre le mieux possible. Les femmes tunisiennes votent pour les Islamistes ? Bon, peut-être verront-elles un jour qu’elles ont fait une erreur, peut-être pas. En tout cas, quand je lis ça et là que de nombreuses femmes, en France, non embrigadées par une quelconque religion, soutiennent encore des zozos dangereux comme DSK, je me dis qu’on ferait mieux de balayer devant notre porte - même si, je le répète, vous avez raison dns ce que vous dites. Bien amicalement.


              • minidou 31 octobre 2011 16:27

                @Zen-Zoe, ce que je ne partage pas avec vous c’est que votre définition de la liberté des femmes les limite dans un ni ni moyen, réserve les choix extrêmes que nous offre la liberté, aux seuls hommes. C’est un féminisme paternaliste (si vous saisissez l’ironie du terme).
                Si elle font le choix A, elle ne sont pas libres, si elle font le choix B, elle le sont, interdisons donc le choix A et nous serons enfin libres mes sœurs.
                C’est le ni-ni de ni-putes ni-soumises. Or pour moi la liberté est un absolu, qui implique aussi les choix extrêmes pas pour tout le monde, mais pour celles qui le souhaitent : un peu pute un peu soumise, ni l’un ni l’autre, très pute et pas soumises du tout...


              • Mahamat Seid Abazène Seid 1er novembre 2011 09:24

                Alors là c’est une belle analyse ! Ce n’est pas la mienne mais elle me convient.
                Mahamat Seid Abazène Seid


              • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 16:26

                @Zenzoe

                Merci pour votre commentaire que je partage entièrement.
                Je ne juge pas les femmes tunisiennes qui votent islamistes. J’ai essayé de faire une analyse de par mon expérience, et de ce que je connais de l’islam et du discours (rénové) sur l’islam. Quant au vote cela reste personnel, et personne n’a rien y redire.


                • Jean 31 octobre 2011 16:50

                  ’Quant au vote cela reste personnel’

                  Ca reste à vérifier.


                • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 20:21

                  @Jean

                  Le principe du vote est « l’intime conviction » d’où l’isoloire et le secret des votes.

                  Masi cela se perd de plus en plus avec les sondages et les consignes de votes des candidats recalés, ils monnayent les votes qui se sont portés sur leur candidateur en contrepartie de portefeuille et de charge. C’est ce qu’elle a fait Royal. C’est tout simplement honteux


                • OMAR 31 octobre 2011 17:03

                  Omar 33


                  Bonjour Frida

                  54% de femmes ont voté contre S. Royale lors des présidentiels de 2007 alors que c’est la première fois qu’une femme brigue la magistrature suprème.

                  C’est une femme qui est à la tété d’un F. Haine, parti pas tellement réputé humaniste, mais plutot xénophobe et raciste.

                  C’est une femme-ministre qui a préconsisé le « savoir-faire français en matière de maintien de l’ordre ». pour reprimer les manifestations pacifiques du peuple tunisien
                  .
                  C’est une femme machiavélique et obsédée par le pouvoir, qui a lavé son attardé d’obsédé sexuel de mari, d’une ignominie, au détriment d’une pauvre femme, parceque celle-ci pauvre et malhabile.

                  Et ce ne sont que quelques exemples qui se passent dans cette grande France.

                  Cette France que vous voulez offusquée que des femmes d’une autre culture et d’autres cieux, donnent leur voix à un parti dont les membres ont été assassinés, torturés, emprisonnés ou simplement interdits de séjour dans leur propre pays...

                  Maitrisez la situation du peuple tunisien et surtout son vécu sous Ben Ali, et ce que lui proposent les autres partis politiques, puis parlez de « contradiction » en connaissance de cause.

                  Amicalement


                  • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 17:39

                    @Omar

                    « 
                    54% de femmes ont voté contre S. Royale lors des présidentiels de 2007 alors que c’est la première fois qu’une femme brigue la magistrature suprème. »

                    Cela va dans le sens du commentaire de minidou.

                    Personnellement j’ai voté Royal. Parce que je ne me vois pas donner mon vote à un type comme Sarko. Mais je m’en suis trop vite voulu, au lendemain de l’élection, elle déclare toute honte bue qu’elle ne croyait pas ce qu’elle défendait, à savoir le smic à 1600 €. Depuis, j’ai fait attention à cette femme, et elle ne représente que l’ambition poussée à l’extrême au point de mentir.
                    Bourdieu avait raison, elle est de même fibre que H Clinton, ou encore A Sinclair, elles dégagent quelque chose d’obscène. L’obscénité de celui qui est prêt à tout pour le pouvoir.
                    Mon vote naturel n’ira jamais à la droit, mais d’entendre Royal appeler à voter Hollande, et de la voir réclamer (négocier) la présidence l’Assemblée nationale, me met mal à l’aise et en colère. La gauche n’a plus que le nom, et la seule chose qu’ait pu dire de censé le criminel BHL c’est que le PS est mort et avec lui les valeurs de la gauche. Il sait de quoi il parle, se sont des individus comme lui qui achevé la gauche française, malgré tous ses défauts, elle avait une fonction bien utile, au moins d’éviter à la droit d’afficher une arrrogance et une outrance dans ces comportements.

                    Quant aux Tunisiennes, je respecte leur choix. J’espère le parti d’Ennahda ne leur fera pas faux bond.


                  • Jean 31 octobre 2011 17:53

                    Bonjour Omar

                    On peut aussi énumérer des femmes qui furent des saintes, y en a des tas.

                    Des milliers de femmes commandent dans des entreprises, le travail est fait ;

                    il semble que dans le monde des requins de la finance et grands patrons cupides il y ait une majorité d’ hommes.

                    ...


                  • FRIDA FRIDA 31 octobre 2011 18:21

                    @Jean

                    Merci pour la vidéo, elle fait plus d’une heure 30, je prendrai le temps pour la visionner.

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