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Les fillettes afghanes sacrifiées

En association avec le magazine Géo, l’Unicef a remis le prix de la photo de l’année à Stéphanie Sinclair pour son travail sur les petites filles afghanes offertes en mariage à des hommes d’âge mûr. La journaliste avait en effet défrayé la chronique en publiant des portraits de « filles épouses » dans la presse américaine. Ses clichés avaient alors fait le tour des rédactions internationales et rappelaient aux yeux du monde la vie violée de ces fillettes.

À travers un reportage sur la misère en Afghanistan, la journaliste avait mis en lumière les procédés d’échanges humains, celui de donner sa fille pour rembourser ses dettes ou bien de se séparer d’elle pour libérer sa famille d’une bouche à nourrir.

Stéphanie Sinclair avait d’ailleurs brillamment évité l’écueil qui consiste à condamner ces pratiques au nom d’une certaine conscience occidentale plaquée sur la misère subie en Afghanistan. Soulignant toute l’horreur de la condition de ces petites filles, elle avait cherché à comprendre ce qui conduisait ces familles à se séparer d’un enfant.

Ainsi, sous ces visages pris au piège du destin, c’est toute la misère de la terre afghane, cette terre frappée ces dernières années par de grandes crises de sécheresse, qui se libère de ses photos. On ne peut évidemment rester de marbre face à la tristesse que traduit le regard en biais de la petite Ghulam*, âgée de 11 ans, qui s’apprête à épouser un homme dont le visage a été lentement buriné par le temps et le climat.

Mais au-delà de l’aspect choquant de ces clichés, nous devons comprendre que sous ces mariages précoces se cachent des manques nutritionnels et éducatifs. Et c’est en ce sens que l’Unicef, qui agit pour le rétablissement du système éducatif afghan, a tenu à récompenser le travail de lumière et de mise en perspective de Stéphanie Sinclair.

*Ghulam Haider rêvait de devenir enseignante, mais l’histoire de son pays en aura décidé autrement.

En Afghanistan, l’âge légal du mariage est de 16 ans. Mais on estime que près de 60 % des filles afghanes se marient avant d’avoir atteint cet âge. Ce phénomène se rencontre aussi en Asie et même en Iran où l’âge légal du mariage est désormais de 9 ans.

Portrait de Mohammed, 45 ans et de sa femme Roshan, 8 ans.

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Les fillettes afghanes sacrifiées Les fillettes afghanes sacrifiées

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113 réactions à cet article    


  • bernard29 candidat 007 26 décembre 2007 13:23

    Il y a eu un film trés fort qui est passé sur ARTE il y a quelques mois. « OSAMA »

    extraits du pitch d’Arte.

    "C’est l’histoire, dramatique, de la jeune afghane, âgée de 13 ans, Marina Golbahari qu’on raconte. Réduite à la misère, elle partage le sort de tous les enfants afghans. Sa mère n’a pas le droit de travailler, les hommes sont tombés à la guerre et la famille est à deux doigts de mourir de faim. Il n’y a qu’une issue pour la fillette : devenir un garçon, qui prendra le nom d’Osama. La tristesse et la peur après la métamorphose. Un garçon dans un corps de fillette, étranger à lui-même. Osama gagne bien de quoi faire vivre sa famille, mais les Talibans l’arrêtent. Ils arrachent de force les garçons à leurs parents et les emmènent dans des camps d’entraînement. Un lavage de cerveau sous couvert d’étude du Coran , le Livre saint, , transforme les plus jeunes en futurs terroristes. Telle est la loi des sinistres barbus. Le film n’est pas un règlement de comptes amer avec douze ans de répression totalitaire. Mais il montre à travers des images symboliques comment on vole l’enfance et comment on la détruit. Evitant la lapidation, la petite fille finira comme une des « femmes » d’un vieux mollah. L’histoire douloureuse d’Osama est le reflet de centaines de milliers d’autres. Le film tout en pointant un index moralisateur, fait donc naître des émotions fortes Sa faiblesse, c’est de mêler explication politique et leçon pédagogique, à la manière d’un Brecht afghan un peu didactique... Sa force, c’est de nous donner un aperçu de la réalité la plus crue d’un aspect inconnu du tout récent drame afghan..."

    j’ai voulu rappeler ce film en lisant votre article.


    • Sébastien Sébastien 26 décembre 2007 14:56

      Curieux de ne pas trouver le mot pedophilie dans cet article. Car au fond, qu’est-ce qui differencie une personne qui part en Thailande se taper des gamins de Mohammed, 45 ans, dont la femme a 8 ans ?

      Un contrat de mariage.

      Dans un cas, on condamne severement et on a raison. Dans l’autre, on ne condamne pas mais on cherche a comprendre.

      Vous ecrivez « Soulignant toute l’horreur de la condition de ces petites filles, elle avait cherché à comprendre ce qui conduisait ces familles à se séparer d’un enfant. ». Je souhaiterais aussi que l’on explique comment un type de 45 ans peut se marier avec une gamine de 8 ans.

      La misere n’explique pas tout et on ferait parfois mieux de plaquer notre conscience occidentale dont toutes les valeurs ne sont pas a jeter a la poubelle au nom de la comprehension de l’autre.


      • Gaolinn Gaolinn 26 décembre 2007 15:03

        Simple différence de culte. Pour l’Islam, une femme est sexuellement mature dès ses 9ans. Aïcha, l’épouse du prophète n’avais que 9 ans quand ils se sont marier et 6 ans lors leur fiançailles.


      • Parpaillot Parpaillot 26 décembre 2007 22:51

        @ Sébastien :

        Tout à fait d’accord avec votre analyse !

        @ Auteur :

        Votre article rappelle le sort réservé aux femmes dans certaines sociétés, mais l’histoire est encore plus sordide lorsque ces « femmes » sont encore des enfants. Si l’on ajoute à cela la guerre, la malnutrition et l’analphabétisme, on en arrive des situations telles que celles décrites. C’est ignoble !

        Même si je trouve votre article un peu trop superficiel, je vous remercie de l’avoir écrit, car il fait avancer la cause de la dignité de ces fillettes.

        Cordialement !


      • manu1966 29 décembre 2007 18:17

        C’est pour cela qu’ils ne sont pas près d’évoluer


      • manu1966 29 décembre 2007 18:50

        bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbb


      • Gaolinn Gaolinn 26 décembre 2007 14:56

        Article beaucoup trop limité pour un problème réellement plus vaste. Ce problème ne se limite pas seulement à l’Afghanistan mais à tout pays musulman. Il y à quelques mois de cela, un reportage sur une chaîne hertzienne avait parlé de ces gamines de 7 ans et moins qui se retrouvaient à l’hôpital en soins intensif avec le vagin déchiré sur plusieurs centimètre après avoir été déflorées par des hommes, parfois 10 fois plus âgées, c’était au Soudan.


        • frédéric lyon 26 décembre 2007 15:33

          Il est certain que la sexualité dans les civilisations musulmanes a été très gravement dévoyée. Toutes les religions monothéistes oppriment la sexualité, la religion chrétienne ne s’en est pas privée, mais la religion musulmane s’est livrée à une repression qui confine au pathologique, d’ailleurs les comportements déviants sont fréquents en terre musulmane, et même parfois institutionnalisés, comme la pédophilie.

          Ce sont les femmes, c’est à dire les plus faibles, qui payent le plus lourd tribut à cette deviance sexuelle généralisée et il est très curieux sur le plan psychologique de voir les mâles musulmans traiter leurs propres Mères, Filles, Epouses, ou Soeurs, comme des êtres inférieurs.

          Celà n’est sûrement pas sans conséquences graves, y compris pour les mâles eux-mêmes d’ailleurs, ainsi que pour l’ensemble de la Civilisation Musulmane, qui est en train de s’écrouler dans le sang et le chaos.


          • lili lili 26 juillet 2013 02:52

            @Frédéric ;je suis totalement en accord avec vos propos. La violence faite aux femmes et la pédophilie est dans les moeurs, plusieurs auteurs évoquent le fait que l’islam cautionne la pédophilie.J’ai même entendu un imam ou ’’savant’’ de l’islam décréter que nous pouvions même marier un bb d’un an à condition que le père soit d’accord. Elles seraient ’’mariables’’ à 9 ans en islam, l’âge ou mahomet à défloré Aisha. Cependant, ce que je n’arrive pas à comprendre , c’est que l’homme musulman stipule que nous blasphêmons en traitant leur prophète de pédophile ; c’est pourtant un fait nommé clairement dans toute la littérature islamique.Petite anecdote survenue dans un état du Sud des ETats-Unis d’Amérique, un homme est rentré quelque part et a surpris un homme de la famille ou ami, enfin, je ne me souviens plus , donc a surpris un homme en train d’abuser de sa propre fille, le monsieur qui arrivait. Il s,est jeté sur lui, l’a battu à mort et il n’a pas été poursuivi. J’adore plusieurs Etats des ETats UNis justement parce que le père aurait été pouruivi dans plusieurs autres pays du monde entier.En ’’islamie’ je ne sais pas, p-être que le père se serait joint au monsieur abuseur ? je blague mais que des femmes elles mêmes ex -victimes de mariages forcées en tant que fillettes militent afin de conserver le droit à faire exploiter le corps de leur fillettes, celle-là m’a fait réagir bcp. mais comme je dis ailleurs, qu’ils fassent ce qu’ils veulent dans leur pays mais arrrivées en terre civilisées, qu’ils et qu’elles s’adaptent à nos lois. La fixation aussi sur la virginité de la fille, c,est dingue. Plusieurs opérations sont pratiqueés en plus aux frais du pays d’accueil afin de restaurer l’hymen de la fille, sinon, elle ne serait pas ’mariable’. Au MAroc, cette année, une femme violée a dû épouser son violeur sinon, son avenir était foutu.Lu sur divers sites musulmans, entre autre, sur le site Yabiladi : un homme a dit :".bien , dans un sens, plus personne ne va vouloir d’elle. La décision de devoir marier son violeur était même prise par la famille au complet de la victime de viol.Non, c’est vraiment très grave ce que les femmes vivent sous l’islam.


          • Jean-Louis Lascoux Prosope 26 décembre 2007 15:40

            Je pense qu’il est utile de poser cette situation, laquelle questionne sur les traitements infligés aux humains - petits humains - de par le monde. Il y va de l’évolution de notre espèce, c’est sûr. Il y va de la difficulté de faire passer le message du besoin de grandir pour pouvoir exercer des droits individuels.

            Le fait que notre société développe l’individualisme - l’individu en tant que première entité - nous confronte aux autres cultures de la négation de ce droit qui nous apparaît clairement comme fondamental, celui de disposer de soi, en l’occurrence nié à ces enfants. C’est toute une culture de la soumission à la volonté de celui qui domine, jusqu’à la revendication de la soumission à la ’’volonté divine’’... qui justifie le sacrifice de soi et donc...


            • masuyer masuyer 27 décembre 2007 01:17

              Carpdiem,

              intéressant de voir que dans votre post vous vous écartez quelque peu de la teneur du propos de Michèle Vianes (heureusement que vous donnez le lien).

              En effet celle-ci ne parle pas spécifiquement de l’Islam et précise elle-même et je la cite :

              « Il n’est pas question ici de faire un état comparatif des religions et encore moins leur exégèse, mais simplement de dégager les constantes misogynes qui ont abouti à la discrimination des femmes dans toutes les religions et d’étudier la manière dont les hommes et les Etats utilisent les religions pour posséder le corps et l’esprit des femmes. »

              Je ne débattrais pas sur le fond de qu’exprime M. Vianes, même si je trouve, toute intéressante que soit l’analyse, qu’elle est quelque peu simpliste (mais à la décharge de l’auteure, il s’agit d’un article non d’un essai).

              Pour ce qui est du relativisme culturel que vous dénoncez comme étant du racisme qui refuse d’accorder à des personnes les droits fondamentaux universels, vous galvaudez quelque peu la notion de racisme pour servir votre discours.

              Le racisme est une doctrine qui affirme la supériorité d’une race sur une autre. Sachant qu’aujourd’hui le concept de race a été plutôt abandonné au profit de celui de culture.

              Puisque vous prenez l’exemple des musulmans en Europe et en France (alors même qu’il était ici question de l’Afghanistan ce qui n’est, vous l’admettrez, en rien comparable), ne trouvez vous pas étrange que certains d’entre eux, que vous dites de plus en plus nombreux, alors même qu’ils vivent dans une société où ils sont sensés avoir le choix (ce qui me paraît différent en Afghanistan), ils acceptent de se plier aux exigences des fondamentalistes, plutôt que d’en finir et de nous rejoindre pour profiter de nos fameux droits fondamentaux universels ?

              Le plus difficile finalement est de devoir supporter que des individus puissent refuser nos valeurs que nous jugeons si infiniment supérieures.

              Pour ce qui est de l’Afghanistan, que proposez-vous pour transformer ce pays en société technologique post-industrielle de type individualiste ? Il me semble que sans ça la dénonciation des mariages de fillettes ne restera qu’une dénonciation vous permettant de rester du « bon côté de la barrière ».


            • Gazi BORAT 27 décembre 2007 11:01

              @ Carpe Diem

              « 30 000 familles polygames en France... »

              Vous serait-il possible de citer les sources de ces statistiques ?

              La polygamie n’étant pas reconnue par le droit français, je m’étonne que de telles statistiques aient pu être recueillies...

              Rappelons le, un homme peut vivre avec plusieurs compagnes, les avoir épousé sous d’autres législations, le droit français n’en reconnaitra qu’une, les autres ne pouvant être considérées que comme des « maîtresses » vivant sous le m^me toit..

              Le fantasme sur la polygamie est une constante du discours xénophobe aujourd’hui..

              Hélène Carrère d’Encausse, ex-soviétologue médiatique, l’invoqua sans complexe comme la cause principale des émeutes de 2005..

              gAZi bORAt


            • HELIOS HELIOS 29 décembre 2007 19:09

              Normalement la polygamie est impossible en France... sauf pour les Algeriens qui bénificient, une fois de plus, d’un traitement de faveur !

              Allez le lire ici : http://www.vie-publique.fr/documents-vp/circulaire_polygamie_2000.shtml


            • HELIOS HELIOS 29 décembre 2007 19:12

              Le chiffre de 30 000 familles polygames provient d’associations... lisez cet article du monde, c’est dedans !

              http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-706693,36-711198@51-704172,0.html


            • HELIOS HELIOS 29 décembre 2007 19:15

              Sur ce lien, un excellent article en prvenance de l’université de Lille... documenté, référencé etc...

              http://edoctorale74.univ-lille2.fr/fileadmin/master_recherche/T_l_chargement/memoires/personnes /labbea04.pdf


            • docdory docdory 26 décembre 2007 17:54

              @ Laurent Monserrat

              C’est quoi cette histoire d’ « écueil » d’une « certaine conscience occidentale » qui aurait été « brillament évité » et qui consisterait à condamner des pratiques inadmissibles ? On est là dans une forme Rousseauisme naïf et mal digéré : non , il ne s’agit pas là de pratiques de « bons sauvages » qu’il faudrait « comprendre avant de les juger » , mais d’atteintes inqualifiables aux droits élémentaires des enfants .

              Il n’y a pas là matière à relativisme éthique . Ce n’est pas « vérité en-deça des montagnes afghanes , erreur au-delà » . Oui certaines cultures sont pires que d’autres par certaines de leurs pratiques . Oui , l’islam , en autorisant le mariage des filles à neuf ans , rejoint le peloton de tête des cultures les plus barbares , oui , on peut le mettre dans le même sac que certaines religions précolombiennes qui arrachaient le coeur de prisonniers vivants au sommet de pyramides , ou que les criminelles activités de « touristes sexuels pédophiles  » qui viennent infester certains pays ! Ces hommes musulmans qui violent leurs « épouses » de neuf ans savent parfaitement ce qu’ils font , de mêmes que les touristes sexuels pédophiles . Il n’y a aucune distinction morale à faire entre les deux , ni aucune excuses culturelles à donner !

              Essayer de les « comprendre » est ni plus ni moins une forme de racisme : c’est considérer que certains êtres , du fait de leur « culture » , seraient congénitalement incapables de concevoir l’inacceptabilité de leurs actions !


              • ka 26 décembre 2007 18:30

                @Docdory

                Si l’Islam autorise le mariage avec une enfant il ne permet pas à l’homme d’avoir des rapports sexuels avec elle avant ses premières règles. Le mariage avec une gosse ne constitue pas une obligation et je trouve que cette pratique n’a plus lieu d’être, ils sont d’ailleurs de moins en moins fréquents dans certains pays musulmans. Il y a quelque siècles ces pratiques étaient répandues dans le monde entier, aujourd’hui on les considère comme néfastes dans certaines sociétés, évolution oblige.


              • ka 26 décembre 2007 19:01

                @ Docdory toujours

                Ce qui vous horrifie le plus finalement dans cette histoire de mariages de fillettes c’est le côté sexuel et c’est normal. Saviez-vous que par exemple au Canada la majorité sexuelle était fixée à l’âge de 14 ans, ce qui inclut d’avoir des rapports avec des adultes et en France cette majorité est fixée à l’âge de 15 ans, de plus peu de parents semblent choqués par le fait que leurs enfants puissent avoir une vie sexuelle dès l’âge de 13 ans, surtout quand il s’agit des mecs c’est même considéré comme une fierté. L’âge moyen de l’arrivée des premières règles se situe entre 13 et 14 ans n’est-ce pas Doc ?


              • masuyer masuyer 26 décembre 2007 19:11

                Ka,

                il ne s’agit pas ici d’être choqué ou pas mais de se rassurer sur ce qu’on est.

                Tes explications pour importantes et nécessaires qu’elles soient n’y changeront rien.

                Mais tu as bien fait de rappeler que les parents se réjouissaient souvent d’une vie sexuelle précoce de leur enfant ou plus exactement de leur fils. Ne serions-nous finalement pas si différent de nos « barbares » ? smiley

                Cordialement


              • masuyer masuyer 26 décembre 2007 19:17

                J’invite certains commentateurs à aller jeter un oeil au très pertinent article de Pierre JC Allard :

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33522


              • ka 26 décembre 2007 19:23

                Tu vois Masuyer je comprends très bien que pour de bonnes raisons on puisse limiter la contraction (çe se dit ?) d’un mariage à un certain âge parce que le mariage implique certaines responsabilités et certaines obligations et une certaine maturité si des enfants venaient à naître suite à cette union, mais ce qui m’énerve c’est ce semblant de morale qui cache souvent un profond mépris.

                Pour ce qui est de la sexualité je crois que les animaux se bébrouillent beaucoup mieux que nous. Nous on se pose souvent beaucoup de questions c’est pourquoi on a déterminé des âges limites pour toutes nos activités sans forcément prendre en compte le développement intellectuel et physiologique de chacun.


              • masuyer masuyer 26 décembre 2007 19:32

                Ka,

                je te rassure il me semble que l’on peut employer le terme contraction dans ce cas (mais je ne suis pas Me Capello).

                Et je suis tout à fait d’accord avec toi.

                Maintenant pour choquant qu’ils soient, ces mariages se produisent dans telle ou telle société (et pas forcément musulmane, cela existe aussi chez des chrétiens ou autres) et que tout changement pour qu’il soit réellement efficace ne pourra venir que de la société qui les pratique. Ceci étant dit sans aucune idéologie du « chacun chez soi » de ma part.

                Il n’est que de voir par exemple comme nos concitoyens supportent les condamnations de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme sur certains sujets.


              • Laurent Monserrat 26 décembre 2007 19:46

                Vous avez pleinement raison, d’ailleurs je partage votre révolte. Mais le relativisme que vous évoquez ne se porte aucunement sur le drame de ces fillettes. Comment le pourrait-on ?

                Non, le mot « comprendre » que vous citez se rapporte aux parents. Car, contrairement aux idées reçues, les parents de ces fillettes ne se séparent pas naturellement de leurs enfants.

                Chercher à comprendre pourquoi pas ces parents abandonnent leurs enfants, ce n’est pas accepter l’inacceptable, c’est au contraire travailler à ce que cela ne se produise plus.


              • masuyer masuyer 27 décembre 2007 00:45

                Laurent,

                la question n’est pas ici d’accepter mais bien de comprendre. Même si le relativisme a mauvaise presse, il ne me semble pas à jeter. Vous me parlez d’accepter l’inacceptable. Mais cet inacceptable ne l’est que pour nous dans un certain contexte historique et à l’issue d’un lent processus fait d’avancées et de recul et qui ne nous a pas été imposé brutalement de l’extérieur, mais qui a bien été le fruit de l’évolution de notre société dans son ensemble.

                J’ai apprécié que dans votre article vous souligniez les aspects économiques qui conduisent à ces pratiques.

                Mais il faut aussi comprendre que nous vivons dans une société post-industrielle de type individualiste quand la majorité de l’Afghanistan est une société paysanne de type holiste.

                Que nous devons comprendre que dans un pays comme le notre aujourd’hui, où la mort d’un enfant est une exception cruelle, où une grossesse est majoritairement désirée, où le nombre d’enfants par famille est majoritairement choisi et non subi, la place de l’enfant ne peut-être la même qu’en Afghanistan pour ne reprendre que votre exemple.

                Pour la plus grande partie de la population mondiale, encore à l’heure actuelle, le concept d’adolescence n’est pas une réalité.

                Ce qui m’inquiète, c’est qu’ils me semblent que les réactions de nos sociétés finissent par entraver l’émancipation des peuples du monde. Des peuples pris en tenaille entre deux alternatives, mis face à un faux-dilemme : soit adopter nos valeurs et nos moeurs (et donc dans ce qu’elles ont de positif comme de négatif) ou se replier vers dans l’archaïsme le plus total. C’est le marché de dupe qui leur est mis en main tant par les fondamentalistes avides de pouvoir chez eux que par les tenants de ce que Chomsky appelle « la doctrine des bons sentiments » chez nous (je reste assez schématique).

                Mais ce « devoir d’ingérence humanitaire » n’est pas nouveau en soi et a servi sous d’autres formes à justifier une colonisation « civilisatrice » pour la vitrine et juteuse pour certains intérêts dans la réalité.

                Cordialement


              • masuyer masuyer 27 décembre 2007 01:55

                Docdory,

                ce passage de votre commentaire m’avait échappé :

                « Ces hommes musulmans qui violent leurs » épouses « de neuf ans savent parfaitement ce qu’ils font , de mêmes que les touristes sexuels pédophiles . Il n’y a aucune distinction morale à faire entre les deux , ni aucune excuses culturelles à donner ! »

                Les touristes pédophiles que vous évoquez vivent dans des sociétés où la pédocriminalité est quasi-unanimement condamnée quand la pratique du mariage d’hommes mûrs avec des fillettes se déroulent dans des pays où la pratique est encore majoritairement acceptée. Ce qui ne veut pas dire que ces fillettes soient heureuses de leur sort. Je connais pas mal de chansons de tradition populaire de nos régions françaises qui évoquent la douleur des jeunes filles forcées de se marier avec de vieux barbons. Mais à les parcourir, on comprend vite que pour douloureux que soit cet état, il n’est en rien jugé comme inacceptable mais comme un passage désagréable obligé. Ce n’est devenu chez nous inacceptable qu’assez récemment à l’échelle de notre histoire.


              • docdory docdory 27 décembre 2007 09:13

                @ Ka

                Vous vivez dans la théorie et manquez singulièrement d’empathie . Imaginez la tête que vous auriez fait si , dès le lendemain de vos premières règles , disons à un âge de 12 ans , vous vous étiez retrouvé mariée sans qu’on vous demande votre avis , à un vieux de 70 ans , et que vous soyez « passée à la casserole » le soir même , sans que personne n’y trouve à redire ! Je ne pense pas que vous auriez accepté la chose au nom du relativisme culturel que semble défendre avec complaisance Masuyer !


              • ka 27 décembre 2007 11:00

                Super ! Maintenant je manque d’empathie. Et qu’est-ce qui vous permet de dire ça ? Vous ne me connaissez pas.

                Je vis dans la théorie, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire par là. Vous pensez que je n’ai pas d’expérience c’est ça ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous permet de penser cela dites moi ? Vous pensez que parce que vous avez un certain âge et que vous avez vécu certaines choses et que vous vous pensez libre (par rapport à d’autres), eh bien vous seriez plus à même de comprendre le monde et les gens ? Si c’est le cas Docdory vous êtes bien prétentieux. Vous pensez sérieusement qu’on puisse vivre dans la théorie ?


              • Gaolinn Gaolinn 27 décembre 2007 13:15

                Masuyer, vous êtes certainement, de part vos interventions, un de ces pédophile fraîchement convertis à l’Islam, je ne discuterais donc pas avec quelqu’un comme vous. Cherchez vous toutes les excuses que vous voudrez, vous resterez un pédophile et votre conversion ne changera rien à cela.


              • masuyer masuyer 27 décembre 2007 16:55

                A Gaolinn,

                zut tu m’as démasqué ! smiley

                Docdory,

                vous me faites doucement rire. Votre regard est celui d’un membre des classes supérieures d’une société elle-même plutôt prospère. Vous êtes comme moi relativement affranchis d’aléas comme la météo (je suppose que votre dose annuelle d’absorption calorique ne varie pas d’une année sur l’autre contre votre gré selon les variables climatiques). Vous êtes allé à l’école, votre enfance a été suivie d’une période de transition d’au moins 10 ans avant de rentrer pleinement dans le monde des adultes, vous avez peut-être des enfants dont vous avez plus ou moins choisi le nombre, tout en pouvant avoir des relations sexuelles aussi régulière que souhaitées. Vous avez eu les enfants que vos moyens permettaient d’assumer.

                Et là vous jugez des gens qui ne vivent pas la même réalité que vous. Vous me faites penser à ces grands bourgeois décrit par Zola se gaussant des moeurs de « leurs » ouvriers.


              • masuyer masuyer 27 décembre 2007 17:03

                Tiens au fait, j’ai vu un petit reportage à la télé. Il nous montrait un concours de mini-miss. La gagnante est une gamine pré-pubère qui imitait Bardot dans « Harley-Davidson », petit top en cuir, mini-jupe, pose lascive et suggestive en sus. C’était en France.


              • Marsupilami Marsupilami 27 décembre 2007 17:12

                @ Masuyer

                Quel rapport entre quelques mini-miss françaises téléprostituées par des parents ravagés du bulbe cathodique (j’ai vu la photo, c’est immonde) et des centaines de milliers de gamines livrées en pâture à des vioques pour cause de religions aliénantes et rétrogrades (j’ai mis du pluriel parce qu’il se passe exactement la même chose chez les hindous) ?

                C’est du relativisme culturel à la noix, ce que tu racontes.


              • Gazi BORAT 27 décembre 2007 17:54

                @ marsupilami

                « des centaines de milliers de gamines livrées en pâture à des vioques »

                On doit trouver les mêmes chiffres à propos des enfants du Tiers Monde livrés en pâture chaque année aux sex-tourists du G8.. mais ici, aucune religion aliénante et rétrograde ne peut être invoquée... si ce n’est, comme toujours, le droit du plus riche à disposer du plus pauvre...

                On trouvait aussi aux Etats Unis du début du siècle, dans un quartier de New York appelé « Hell’s Kitchen » des bordels pour enfants exploités comme ceux de Bangkok de façon quasi taylorienne..

                Il existait aussi dans le Paris de la Belle Epoque un système de prostitution pitoresque lié aux magasins de « curiosités », dont il reste quelques survivants dans les passages autour du Faubourg Montmartre.. Le client, un bon bourgeois de l’époque (catho cul-béni ou laïcard) achetait un objet prétexte et s’envoyait, compris dans le prix, la petite livreuse envoyée à son domicile..

                Relativisme culturel ?

                Rappelons concernant cette triste histoire de gamines prépubères que d’une part les mariages forcés, au regard de l’histoire, se sont perpétués (surtout dans les milieux ruraux), jusqu’à une date récente en nos contrées et que, d’autre part, un gouvernement afghan à l’époque honni par l’Occident pour cause de sympathies communistes (celui de Najibullah) mit temporairement un terme à ces pratiques..

                Ce type de sujet permet de se rassurer à bon compte sur la grandeur de notre civilisation et d’abomminer encore, mais de façon plus respectable que ne le ferait le militant Front National moyen, l’arabe que l’on croise dans la rue..

                gAZi bORAt


              • Marsupilami Marsupilami 27 décembre 2007 18:06

                @ Gazi Borat

                Les mariages quasi-forcés se perpétuent encore aujourd’hui dans le haute bourgeoisie et aristocratie française. Mais ça ne se fait plus avec des mineures comme auparavant.

                Je constate que tu fais un parallèle entre la prostitution enfantine qui sévit partout et les coutumes culturelles islamiques ou hindoues. C’est pas très cool pour le relativisme culturel, et pas très respectueux pour l’hindouisme ou l’islam.

                Encore une fois tu égalises et compares des situations qui ne sont ni égales ni comparables. En Thaïlande par exemple, la prostitution enfantine est une coutume nationale (et ce sont des bouddhistes, hein) endémique. Avant que les Occidentaux ne viennent abuser des gamins et des gamines lors de leurs sex-tours, des tas de vieux chnoques thaïs ont violé ces enfants avec la complicité de leurs concitoyens bouddhistes priant pour se libérer du Désir. Les mariages forcés de l’Islam ou de l’hindouisme avec des prépubères n’ont rien à voir avec de la prostitution. Il ne faut pas tout mélanger.


              • masuyer masuyer 27 décembre 2007 18:06

                Marsu,

                tu es un garçon intelligent, je pense que tu pourrais aisément comprendre si tu voulais t’en donner la peine, mais que comme Docdory tu préfères te cantonner à ta position de condamnation qui te rassure surtout sur ta condition de « mec bien » et qui ne fait pas avancer d’un pouce la position de ces fillettes.

                Ce que tu mets sur le compte de religions aliénantes, tu oublies peut-être de le mettre tout simplement sur le compte de condition de vie particulièrement aliénantes. Ce genre de pratique n’a disparu de nos contrées qu’à partir de l’accession du plus grand nombre a un certain niveau de prospérité et de confort matériel.

                Je suis tout aussi choqué que toi de telles pratiques, ce que je supporte moins c’est le genre de discours moralisateurs et très ethnocentrés (on peut parler d’ethnocentrisme à la con pour répondre à ton relativisme culturel à la con) et finalement assez faciles et confortables que je peux lire sous la plume d’un Docdory ou de toi-même (je préfère ne même pas parler de ceux de Rex, bien qu’au moins lui il assume pleinement sa croyance en sa supposée supériorité raciale ou culturelle).

                Maintenant que nous savons tous que tu condamnes fermement les mariages forcées en Afghanistan et que tu te ranges ainsi du côté des mecs biens (je ne suis pour ma part qu’un de ces pédophiles fraichement converti à l’Islam, pour paraphraser Gaolinn, le celte au sang pur), que proposes-tu concrètement pour en finir avec de telles pratiques ?

                Tu ne peux rien faire de plus que condamner, alors va noyer ton inaptitude à faire adopter tes valeurs universelles par la planète entière, au comptoir d’un rade portant le nom d’un accordéoniste cher à Brassens, tout en prenant bien soin de te gausser de ces « gauchistes » (dont tu connais si bien toutes les conneries) que tu jalouses pour leur « idéalisme », toi à qui ne reste que le cynisme des idéalistes impuissants.

                Cordialement quand même


              • Marsupilami Marsupilami 27 décembre 2007 18:17

                @ Masuyer

                Et toi, que peux-tu et fais-tu de plus ou de mieux que moi ? Sans doute rien, parce que tu es aussi impuissant. N’empêche : c’est de la pure malhonnêteté intellectuelle que de comparer le sort de deux ou trois nini-miss bien-de-chez-nous exhibées à la TV par des parents décérébrés à des centaines de milliers de gamines vendues à des vioques par des religions aliénantes et moyennâgeuses. Ce n’est pas du même ordre et tu le sais très bien. Mais je pense que ça doit rassurer ton cerveau paléomarxiste de faire ce genre de comparaisons sur fond d’amélioration des conditions de vie des pauvres des pays du Tiers-Monde et des crétins à écran plasma qui exhibent leurs mini-miss dans une société d’opulence...


              • masuyer masuyer 27 décembre 2007 18:27

                Marsu, le temps de te répondre et je m’aperçois que le très cultivé Gazi Borat l’a déjà fait mieux que je ne pourrais le faire.

                Forcément tu te sens obligé de lui répondre dans ton style inimitable :

                « Je constate que tu fais un parallèle entre la prostitution enfantine qui sévit partout et les coutumes culturelles islamiques ou hindoues. C’est pas très cool pour le relativisme culturel, et pas très respectueux pour l’hindouisme ou l’islam. »

                Ce que tu refuses de voir c’est que ce parallèle nous montre que comme dans l’exemple que nous donne l’article qui sert de support à ce débat, ces pratiques ont plus à voir avec la domination (notamment économique) qu’avec la religion.

                « Les mariages quasi-forcés se perpétuent encore aujourd’hui dans le haute bourgeoisie et aristocratie française. Mais ça ne se fait plus avec des mineures comme auparavant. » dis-tu aussi.

                Tu oublies aussi sciemment que la minorité n’est qu’une norme variable selon les sociétés et les époques, et que chez nous, compte tenu de la notion même d’adolescence, une fille de 18 ans, toute majeure qu’elle est au regard de la loi, n’est pas tout à fait considérée comme une adulte. Or pour une grande partie de la population de la planète (dont nous faisions partie il n’y a de ça pas si longtemps), l’entrée dans l’âge adulte coïncide avec l’apparition des premières règles. On peut trouver ça choquant, mais ça ne l’est que parce que c’est contraire à nos propres (et actuelles) moeurs. J’en suis désolé mais c’est comme ça.


              • masuyer masuyer 27 décembre 2007 18:37

                Marsu

                « Et toi, que peux-tu et fais-tu de plus ou de mieux que moi ? Sans doute rien, parce que tu es aussi impuissant. »

                Mais je ne dis pas le contraire Marsu. Je ne peux rien de plus que toi, on ne change pas les gens malgré eux (même en les enfermant dans des goulags). Dois-je pour autant me rassurer sur mon impuissance en affichant une condamnation vaguement condescendante, qui dans le fond n’est pas foncièrement différente de celle d’un Rex ?

                Pour ce qui est des mini-miss, je te laisse imaginer un Agoravox au fin fond de l’Afghanistan qui relaterait ces concours. Je pense qu’on y trouverait pleins de bonnes âmes comme la tienne prêtes à condamner ces occidentaux (qui seraient évidemment majoritairement tous comme ça) et ces centaines de milliers de filles offertes aux regards concupiscents de barbares pervertis par leurs abominables cultes chrétiens ou consuméristes.

                Au fait, je ne voulais pas te blesser. Mais j’adore te sentir sortir de tes gonds. smiley


              • Marsupilami Marsupilami 27 décembre 2007 18:37

                @ Masuyer

                Figure-toi que je suis en partie d’accord avec toi. Mais pas complètement, vu que je ne suis pas marxiste, tout en n’évacuant pas l’outil d’analyse marxiste, qui reste pertinent dans un très grand nombre de situations. Voir là-dessus mes échanges avec Gazi (qui, lui, est marxiste plein pot) sur ce fil de discussion.

                Les conditions économiques n’expliquent pas tout. On retrouve les mêmes pratiques chez les riches comme chez les pauvres.


              • masuyer masuyer 27 décembre 2007 18:59

                Marsu,

                merci pour le lien vers ce fil de discussion dont j’ai pu apprécié la haute tenue. Je dois même avouer que tu m’as épaté, je n’ai pas eu l’habitude de te lire sous ce jour smiley

                Tu comprendras aisément que je me sens plus proche des positions de Gazi que des tiennes, et je te répondrais sur ton argument sur les « facteurs économiques » après un bon repas (je ne suis pas un partisan du marxisme ascétique smiley )


              • Marsupilami Marsupilami 27 décembre 2007 19:20

                @ Masuyer

                Ouaf ! Tu me prends pour un imbécile du haut de tes hautes études marxisto-sylvestres mais je te pardonne, vu que je suis capable d’écrire des articles très à gauche dans mon « style inimitable » (re-ouaf !)...

                Sous-estimer les autres est une tare profonde.

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