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Les incidents du Tonkin du 2 et 4 août 1964, déclencheurs de la guerre du Vietnam

Après avoir exposé l'affaire Thornton d'avril 1846, et l'attentat de la discothèque la Belle du 6 avril 1986, l'ODME se penche sur un troisième élément de la "série étasunienne", avec les incidents du Tonkin du 2 et du 4 août 1964, qui servirent de casus belli à l'administration Johnson pour déclencher la guerre du Vietnam. Ce mensonge d'état étant beaucoup plus connu et indiscutable que les précédents, nous en faisons une présentation plus succinte que pour nos précédents articles.

Sources sur lesquelles se fonde cet article

Cet article est une compilation ordonnée de Howard Zinn, une histoire populaire de l'Amérique, Agone, 2002, pages 531 à 566, de William Blum, les guerres scélérates, Parangon, 2004, p 129 à 143, et d'André Kaspi, les Américains, Seuil, 2008 édition augmentée. Nous nous sommes également appuyés sur quelques uns des nombreux sites internet français ou étasuniens consacrés à la guerre du Vietnam. Nous vous renvoyons en particulier à cette page du National Security Archive de la George Washington University. Les Pentagon Papers révélés par Daniel Ellsberg sont très éclairants pour comprendre l'escalade vers la guerre des Etats-Unis entre 1950 et 1964. Les pages Wikipedia sur les incidents du Golfe du Tonkin (en particulier dans la version anglaise), comme souvent, permettent une approche tout à fait correcte de la question, tout en orientant vers de multiples sources et articles de référence sur un mensonge d'état aujourd'hui avéré pour la majorité des historiens.

Contexte historique des incidents du Golfe du Tonkin

Les premiers échanges entre le Vietnam et les Etats-Unis d'Amérique peuvent être datés de 1946. Cette année-là, Hô Chi Minh écrit une série de 8 lettres au président Truman, parmi lesquelles celle-ci datée du 16 février, et celle-ci du 28 février (voir aussi Pentagon Papers, Part-I, p 32, 37, 38), pour lui faire part du traitement inhumain que font subir les Français à la population d'Indochine, et solliciter son soutien. Voilà comment il détaille ce traitement dans une lettre adressée à l'ONU. « Je souhaite attirer l'attention de Votre Excellence, pour des raisons humanitaires, sur la question suivante : 2 millions de Vietnamiens sont morts de faim pendant l'hiver 1944 et au printemps 1945 des suites de la politique de privation menée par les Français qui se sont emparés de notre riz et l'ont stocké jusqu'à ce qu'il pourrisse. Les trois quarts de nos terres cultivées on été inondés au cours de l'été 1945 avant de subir une terrible sécheresse. Les 5/6èmes des récoltes ont été perdus. (...) Nombreux sont ceux qui souffrent de famine. (...) Si les grandes puissances mondiales et les organisations humanitaires internationales ne nous viennent pas en aide, nous allons devant une catastrophe imminente. »

Admirateur des Etats-Unis d'Amérique, et participant actif aux côtés de l'OSS (l'ancêtre de la CIA) à la lutte contre l'occupant japonais à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Hô chi Minh peut espérer un écho favorable à sa requête. Mais c'est oublier que pour l'administration Truman la Guerre Froide a déjà commencé, et que toute personne qui se déclare communiste est de facto un ennemi des Etats-Unis. L'homme ne répondra jamais à ces supplications désespérées.

Bien au contraire, déjà obnubilés par la célèbre théorie des dominos, que développera le président Eisenhower dans une conférence de presse du 7 avril 1954, selon laquelle le basculement d'un état dans le camp communiste doit entraîner mécaniquement le basculement des pays dans son voisinage, les Etats-Unis doivent adopter une stratégie d'endiguement face au nouvel ennemi auquel il ne veulent plus laisser un pouce de terrain où que ce soit dans le monde. Après la victoire des communistes en Chine en 1949, ils s'engagent résolument dans la guerre de Corée de juin 1950 à juillet 1953, et se mettent à financer massivement (jusqu'à la proportion de 80%) l'effort de guerre de la France en Indochine.

Facteur secondaire expliquant l'intérêt des Etats-Unis pour cette partie du sud-est asiatique (jamais mis en avant dans les discours officiels), le Vietnam est une contrée au potentiel plus que séduisant. Au début de l'année 1963, le sous-secrétaire d'état U. Alexis Johnson de l'administration Kennedy s'était exprimé devant l'Economic Club de Detroit : « Quelle est cette attraction que le sud- est asiatique exerce depuis des siècles sur les grandes puissances qui l'entourent ? Pourquoi est-il si désirable et pourquoi est-il si important ? D'abord, parce qu'il présente un climat avantageux, un sol fertile, de nombreuses ressources naturelles, une population peu dense dans bien des régions et donc des possibilités d'expansion. Les pays du sud-est asiatique produisent des excédents exportables de riz, de caoutchouc, de teck, de blé, d'étain, d'épices, de pétrole et bien d'autres choses encore. »

En 1954, sont signés les accords de Genève entre l'Indochine et la France. L'accord prévoit une partition temporaire entre un nord communiste sous la houlette de Hô Chi Minh et un sud français, avant le départ définitif de ces derniers deux ans plus tard, l'échéance devant coïncider avec la tenue d'élections à l'échelle du pays entier.

Les Etats-Unis sont furieux de cet accord, qu'ils refusent de ratifier. La reconnaissance d'un nord-Vietnam communiste est inacceptable. Et la crainte est grande, au vu de l'immense popularité de Hô Chi Minh, que le pays tout entier ne bascule dans le camp ennemi si deux ans plus tard les élections se tiennent normalement (Pentagon Papers, Mémoires d'Eisenhower p372). Ils décident donc d'empêcher la réunification en favorisant l'installation à la tête du sud Vietnam, suite à un coup d'Etat, d'un homme propre à défendre au mieux leurs intérêts : le général Ngo Dinh Diem. Catholique dans un pays presque entièrement bouddhiste, proche des grands propriétaires plutôt que du peuple, on ne peut imaginer de contraste plus saisissant entre le général Diem et le communiste Hô Chi Minh. Ses méthodes brutales (emprisonnements massifs d'opposants), finissent par lui aliéner la population.

En réaction à cette gestion qui rappelle celle de l'ancienne puissance coloniale, se crée en 1960 le Front National de Libération, soutenu par le Vietnam nord. En plus de mener la lutte armée, ce dernier apporte son aide aux populations délaissées par le régime autoritaire et sous influence de Diem. Rapidement sa popularité et son influence s'accroissent dans la partie sud du Vietnam.

L'engagement militaire direct des Etats-Unis au Vietnam commence alors que la conférence de Genève n'est pas achevée. Une équipe paramilitaire de la CIA sous la direction d'Edward Lansdale commence à mettre en oeuvre un plan d'offensive militaire et psychologique sur le Vietnam. Parmi les faits d'armes de cette équipe on peut évoquer : la distribution de tracts attribués au Vietminh décrivant de manière effrayante les conditions de vie sous régime communiste (provoquant des afflux massifs de réfugiés vers le sud), l'introduction de forces paramilitaires déguisées en convois d'émigrés dans le nord), diffusion de rumeurs (viols, etc.) visant à inspirer un sentiment anti-chinois, contamination des réserves de carburant de la compagnie de bus de Hanoï, provoquant la dégradation de leurs moteurs, préparation de l'offensive américaine au Vietnam par l'envoi de Vietnamiens dans les bases américaines du Pacifique, où ils sont formés à l'art de la guerilla (les guerres scélérates, p 134).

C'est vers la fin de la décennie 1950 que la présence militaire des Etats-Unis commence à se faire plus visible. Prenant acte de l'impuissance de Diem a régler le problème que représente le Vietminh, ils décident de renforcer leur présence. Sous l'impulsion du président Eisenhower, le nombre de conseillers militaires, dont le plafond était fixé à 685 par les accords de Genève du 21 juillet 1954, passe à plusieurs milliers, puis 16000 après en 1963. Des militaires commencent, par ailleurs, à participer aux opérations sur le terrain. Ainsi, en 1962, sous couvert de missions d'entraînement. « 149 hélicoptères et 73 appareils américains effectuent 2043 sorties » (Les Américains, p 519)

En novembre 1963 (le président Kennedy sera assassiné trois semaines plus tard), définitivement convaincus de l'impuissance de Diem, les Etats-Unis favorisent son renversement par d'autres généraux, ce qui ne change rien à la situation : ceux-ci rencontrent tout aussi peu de succès dans la lutte armée contre le Front National de Libération. En même temps, les Etats-uniens sont obligés de reconnaître que du côté des troupes du nord, le moral est toujours meilleur que dans les troupes des généraux du sud. Les Etats-Unis finissent par se rendre compte que s'ils ne s'impliquent pas directement et massivement, la chute du Vietnam dans le giron communiste sera inéluctable.

Cette mise en contexte montre bien que le désir des Etats-Unis de s'impliquer dans les affaires du Vietnam (pour diverses raisons), remonte bien avant leur entrée en guerre, qui devient effective après le vote de la Résolution sur le Golfe du Tonkin le 7 août 1964, consécutive aux prétendus incidents du même nom qui surviennent quelques jours plus tôt.

Les faits selon la version officelle

Les incidents du Golfe du Tonkin se sont produits les 2 et 4 août 1964. Le 2 août, le destroyer USS Maddox est attaqué par des torpilleurs vietnamiens alors qu'il se trouve dans le Golfe du Tonkin, dans les eaux internationales. Deux navires vietnamiens sont coulés dans la bataille qui s'ensuit. En réponse à cette attaque, le président Johnson ordonne à un second destroyer, l'USS C. Turner Joy, de se porter au soutien du Maddox. La nuit du 4 août, alors qu'ils font de nouveau route vers le golfe du Tonkin, ils pensent de nouveau être attaqués et ripostent avec un feu nourri sur ce qu'ils croient être un ennemi qui leur envoie des torpilles. L'administration Johnson vient de trouver le casus belli après lequel elle courait depuis quelque temps.

Le vote de la Résolution du Golfe du Tonkin

« L'« agression » du Tonkin entraîna le vote d'une résolution du Congrès (à l'unanimité pour la Chambre des représentants et avec deux voix contre au Sénat) qui autorisait le président Johnson à déclencher une opération militaire dans le sud-est asiatique s'il l'estimait nécessaire. (...) la résolution sur le Tonkin donnait au président le pouvoir de déclarer la guerre sans avoir à demander au préalable, comme l'exigeait la constitution, la permission du Congrès. (...) Juste après cette affaire du Tonkin, l'aviation américaine commença à bombarder le nord Vietnam. En 1965, plus de 200 000 soldats furent envoyés au sud-Vietnam, et 200 000 autres en 1966. Début 1968, ils étaient plus de 500 000. » (Howard Zinn, p 539)

Déformation des faits par l'administration Johnson

La majorité des historiens s'accordent aujourd'hui pour dire que des données relatives aux incidents ont été délibérément manipulées de façon à fournir un prétexte à l'entrée en guerre des Etats-Unis au Vietnam.

Voici ce qu'en dit André Kaspi : « La vérité devait être révélée partiellement 7 années plus tard, à la suite de la publication des Papiers du Pentagone, un ensemble de 7000 pages de documents et d'analyses rassemblés par le département de la défense en 1967/1968. le gouvernement américain appliquait, depuis le 1er février 1964, le plan d'opération 34A, élaboré par la CIA pour contraindre Hanoï à lâcher le Vietcong et le Pathet lao (le mouvement communiste au Laos). Des satellites espions recueillaient des renseignements. Des saboteurs et des agitateurs étaient parachutés sur le territoire nord vietnamien. Des commandos du sud, conseillés par des américains, débarquaient sur les côtes du nord avec pour mission de faire sauter les ponts stratégiques. Des chasseurs bombardiers T28, basés au Laos, pilotés par des Thaïlandais sous le commandement d'officiers de la CIA, pilonnaient régulièrement les objectifs ennemis et recevaient l'aide électronique de bâtiments comme le Maddox. L'état-major américain avait dressé la liste de 94 cibles au Vietnam qui seraient bombardées dès que le Congrès aurait adopté une résolution soutenant l'action du président. On sait aujourd'hui, grâce à des documents qui ont été ouverts à la recherche historique, que le Maddox n'a vraisemblablement jamais été attaqué, que son commandement a cru déceler des traces de torpilles sur son écran radar, puis s'est rendu compte de son erreur, qu'à Washington le président a voulu, quels que fussent les événements, montrer sa détermination.”(p 520)

Ce résumé sommaire ne donne qu'une mince idée de la complexité de l'affaire (pour une plongée plus en profondeur, voir ici). La première attaque du Maddox (le 2 août) a bel et bien eu lieu. Certes il se trouvait dans les eaux internationales, mais en soutien à l'une de ces fameuses Operations 34 A dont les objectifs était les îles de Hon Me et Hon Ngu, que le destroyer avait approchées de très près avant l'affrontement du 2 août. On ne peut donc pas la considérer comme une agression gratuite de la part du Nord-Vietnam, mais comme une riposte. Quand à la bataille du 4 août, elle n'a en effet jamais eu lieu. Les destroyers étasuniens ont tiré, certes, mais vers nulle part. Il est significatif que National Security Archive admette qu'aucun bateau nord vietnamien ne se trouvait dans le golfe cette nuit-là. Des erreurs dans la transmission de certaines communications, délibérément manipulées par la suite à un plus haut niveau, transformeront l'épisode imaginaire en féroce bataille navale.

Révélations récentes

Pour entrer un peu plus dans le détail de ce mensonge d'état, nous vous proposons de lire deux récents articles du New York Times datés de 2005 et de 2010. L'affaire connaît en effet, depuis près de 50 ans, de fréquents rebondissements au rythme des déclassifications de documents divers (voir par exemple I.F. Stone weekly, Washington 4 mars 1968 “the phantom battle' that led to war”, US News and World report, 23 juillet 1984, pp 56 à 67, Joseph C Goulden, Truth is the first casualty : the gulf of Tonkin affair, illusion and reality, Rand Mcnally&Co. 1969). Ces informations nouvelles qui continuent régulièrement de refaire surface, ne font qu'accroître la certitude que les « incidents » du Tonkin ont été délibérément manipulés de façon à fournir un prétexte à l'entrée en guerre des Etats-Unis.

Le premier article, de Scott Shane, raconte le difficile cheminement vers la lumière publique d'une étude de 400 pages publiée en interne dans une revue de la NSA. Rédigée par un historien de cette agence, Robert J. Hanyok, c'est une remise en cause, preuves à l'appui, de la responsabilité du nord Vietnam dans le second incident du Tonkin qui a précipité l'entrée en guerre des Etats-Unis. Selon cet historien, les documents sur lesquels s'est fondé le président Johnson pour déclarer la guerre au nord Vietnam ont été délibérément arrangés de façon à fournir le prétexte d'une entrée en guerre des Etats-Unis sur ce front quitté par les Français. Les hauts gradés de l'agence ont tout fait, de 2001 à 2005, pour retarder une diffusion élargie de cette étude. Il est vrai que la révélation de cette falsification de preuves eut été des plus malvenues, on peut même dire désastreuse, à une époque où les renseignements utilisés par l'administration G. W. Bush pour justifier l'invasion de l'Irak étaient âprement contestés.

Le second article, d'Elisabeth Bumiller, est un résumé sommaire des 1100 pages de transcriptions des débats ayant eu lieu au Sénat à propos des incidents du Tonkin d'août 1964, déclassifiées par le même Sénat en 2010. Ces transcriptions montrent les sénateurs de l’époque en train de débattre violemment la question de savoir si la Maison Blanche et le Pentagone leur avaient menti à propos de l’incident du Golfe du Tonkin en 1964. Nombre de sénateurs expriment leur scepticisme et leur indignation avec une grande violence. Cet article montre qu'à l'époque, même dans les rangs du Sénat, les doutes étaient profonds à propos de l'utilisation par le président Johnson de « l'incident du Tonkin » pour déclencher la guerre du Vietnam.

 François Belliot, pour l'ODME


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24 réactions à cet article    


  • Marc Blanchard Marc Blanchard 14 juillet 2012 04:56

    Mon frère a eu la chance de rencontrer plusieurs fois le général Giap qui va fêter ses 101 ans cette année. C’est un homme charmant qui vit modestement et simplement dans le nord à Hanoï. Le plus surprenant chez cet homme est qu’il n’a jamais reçu de formation militaire. Il était professeur d’histoire avant de prendre les armes. Ce qui ne l’a pas empêché de foutre une déculotté aux français et aux US. Sans oublié la Chine qui au départ des yankee et pensant le Vietnam affaibli a tenté une invasion ce que ne leur pardonne pas encore le Vietnam aujourd’hui.
    De mon côté il m’a été donné de rencontrer des officiers vietminh et vietcong qui ont vécu cette période. La preuve irréfutable que ce n’est pas les viets qui ont coulé ces navires est que au départ des français, l’armée vietnamienne ne possédait aucun navire de combat, donc a moins de lancer les torpilles à la main ou avec un élastique ?
    Un autre vieux monsieur vietnamien qui travaillait à l’état major de Saîgon (donc US) m’a raconté qu’il entendait beaucoup de choses des généraux américains, entre autres qu’ils avaient pour mission de faire durer la guerre le plus longtemps possible. Il est clair que de telles instructions ne visaient qu’à remplir les poches des milliardaires actionnaires du complexe militaro industriel qui sont également les patrons des gouvernements successifs aux USA.
    Il a été largué 5 fois plus de bombes sur le Vietnam qu’il n’y en a eu durant toute la seconde guerre mondiale. Ces cons de l’état major US n’avaient et n’ont toujours pas compris aujourd’hui (Irak, Afghanistan, ..) comment ils perdent leurs guerres. Si ils avaient investi dans la bouffe et des infrastructures d’aide ils l’auraient gagné leur guerre. Ils ont fait le contraire et à ce jour ils utilisent toujours la même méthodes. Ils cassent tout, violent, assassinent, affament. Pour l’aide ils commencent à encourager la population à monter de nombreux bordels où pour manger ils prostituent leurs enfants pour la santé des GI. Ils encouragent les paysans à cultiver l’opium, premier producteur mondial durant le conflit. Comme par hasard le plus gros producteur à ce jour est l’Afghanistan. J’ai appris aussi que l’héroïne était acheminé vers les US par des avions de l’air force ou de la CIA par exemple.
    Si seulement le peuple américain pouvait comprendre par quelle mafia ils sont dirigés, ils utiliseraient peut être leurs forces pour leur foutre dessus plutôt que d’aller massacrer femmes et enfants aux 4 coins de la planète.
    Seulement voilà ils sont aussi autistes que des français.


    • Observatoire Des Mensonges d’Etat 14 juillet 2012 17:39

      Merci pour ce témoignage et ces précisions. J’adore agoravox pour ce genre de rencontre dans les fils de commentaires.


    • JUILLARD MICHEL 14 juillet 2012 09:24

      je partage totalement les éléments développés par Marc Blanchard, j’ajouterai même que la guerre Franco-Vietnamienne aurait pu être évitée en créant un partenariat et la France rester très présente économiquement au Vietnam, mais D’Argenlieu a pratiqué la même chose que les americains en bombardant Haiphong, tout çà pour le profit du complexe militaro-industriel qui a profité du crétinisme des des généraux français qui voulaient redorer leurs blason après le Blitzkrieg et la déculottée de 1940. Qu ’on ne s’y trompe pas, un pays qui passe plus de 30% de son pib dans l’armement devient tôt ou tard un va -t-en- guerre !


      • Radix Radix 14 juillet 2012 12:41

        Bonjour

        Vous dites : "« Je souhaite attirer l’attention de Votre Excellence, pour des raisons humanitaires, sur la question suivante : 2 millions de Vietnamiens sont morts de faim pendant l’hiver 1944 et au printemps 1945 des suites de la politique de privation menée par les Français qui se sont emparés de notre riz et l’ont stocké jusqu’à ce qu’il pourrisse. Les trois quarts de nos terres cultivées on été inondés au cours de l’été 1945 avant de subir une terrible sécheresse. Les 5/6èmes des récoltes ont été perdus. (...)"

        Il serait honnête de préciser qu’il s’agissait du gouvernement de Vichy à l’époque et qu’en 1945 le Japon occupe la totalité de l’Indochine.

        Radix


        • Observatoire Des Mensonges d’Etat 14 juillet 2012 17:36

          Vous avez raison. Il n’est pas inutile de faire cette précision historique, et je vous remercie d’avoir attiré mon attention sur cette lacune. je viens d’ajouter la note de bas de page suivante à la version de l’article sur le site ODME : 


          "La France dont parle Hô chi Minh ici est celle de Vichy. Complètement coupée de la métropole après le blocus britannique qui devient complet à la fin de 1941, et sous domination japonaise à partir de la même époque (convention du 22 septembre), la colonie demeure cependant sous tutelle française et fidèle au maréchal Pétain, les Japonais se contentant d’exiger des bases militaires, divers droits de passage, la réquisition de plusieurs aérodromes, des privilèges économiques, et laissant à l’administration coloniale intacte le soin de gérer le pays et de maintenir l’ordre grâce à une police efficace. Cette tutelle est anéantie le 9 mars 1945 quand les Japonais exigent, au vu du risque de débarquement étasunien, que les forces françaises (au nombre de 50000 hommes), se placent sous commandement nippon. Devant les tergiversations du Proconsul Decoux, les Japonais décident de renverser le régime français. Supérieure en nombre, mieux équipée, et profitant de l’effet de surprise, l’armée japonaise balaye aisément l’armée française. L’essor et l’extension de l’influence du Vietminh, jusqu’à la proclamation de la République indépendante du Vietnam le 2 septembre 1945, date du renversement du régime colonial fidèle à Vichy le 9 mars de la même année.« 

          Maintenant (c’est un autre débat), je ne suis pas certain qu’Hô chi Minh in fine a fait la différence entre la tutelle de la »France occupée« et celle de la »France libre« par la suite. Au début il faisait peut-être »la différence entre les les « mauvais » et les « bons » français, entre les « fascistes » (Pétain, Decoux) et les « démocrates » (les gaullistes, les résistants). Cependant, la déclaration d’Alger de décembre 1943, confirmée par les textes ultérieurs, montrait que le nouveau pouvoir français entendait maintenir le système colonial en Indochine, fût-ce au prix de quelques réformes."(la guerre d’Indochine, Jacques Dalloz, p 70).

           


        • ung do 14 juillet 2012 13:50

          une rectification : Ngô dinh Diem n’était pas général mais haut fonctionnaire ( d’origine catholique ) sous le régime colonial 

          _ ces catholiques vietnamiens qui constituent 8 à 10 % de la population , ont été convertis au cours des siècles par les missionnaires européens 
          _ au cours de la conquête et pendant la colonisation française , ils ont joué un rôle MAJEUR de supplétifs ; en résumé des collabos
          _ les Américains depuis Théodore Roosevelt étaient spécialistes du rapt des indépendances :au début, soi disant ils venaient chasser les colonialistes puis ils écrasaient les indépendantistes pour établir des régimes compradores auxquels ils accordaient une pseudo indépendance : Cuba , Haiti , Philippines . ils ont voulu réééditer la même manigance au Vietnam ; et pour celaa , ils ont misé sur les collabos catholiques et Ngô dinh diêm , quel machiavélisme infernal , quel cynisme
          _ à propos de la famine , les Japonais gouvernaient à travers l’administration française mais cette administration coloniale a volontairement saboté le ravitaillement de la population pour des motifs qu’on devine aisément et a causé la famine 

          • Radix Radix 14 juillet 2012 15:09

            Bonjour ung do

            Les américain en pratiquant « l’anticolonialisme » n’ont en fait que supplanté le colonialisme européen de terrain par un colonialisme économique à distance, ce qui les dispensaient en fait de tous ces « inconvénients » couteux que sont la gestion des populations, le développement des infrastructures ou les soins médicaux... Ainsi que de leurs corolaires obligés que sont la mise en tutelle des peuples, l’animosité que déclenche une occupation visible (occupation qui ne devient plus visible que des dirigeants).

            A propos de la famine n’oubliez pas qu’il y avait trois acteurs : les japonais qui réquisitionnaient le riz auprès des autorités de Vichy pour le ravitaillement de leurs troupes. Les autorités de Vichy, qui ne portant pas les japonais dans leur coeur, faisaient leur maximun pour saboter ces réquisitions (en les stockant « maladroitement » dans des endroits plutôt humides) et les mouvements de résistance Viet minh qui après avoir été armés par les japonais (pas trop) pour déstabiliser les français se sont retrouvés bernés... Par les deux camps !

            L’ennemi de votre ennemi n’est pas souvent votre ami !

            Radix


          • Observatoire Des Mensonges d’Etat 14 juillet 2012 17:49

            Merci de la précision sur Diem, j’ai corrigé dans la version ODME.


          • joletaxi 14 juillet 2012 14:22

            ah l’histoire à la sauce Avox, un régal.

            On est pris de vertiges à la lecture.
            salauds d’américains.

            Vous avez décidément un gros problème avec les américains.

            pourquoi ne pas consulter, car « l’empire » risque d’encore vous faire souffrir mille supplices pendant de nombreuses années,il n’y a rien de plus vivace que la démocratie, comme les mauvaises herbes.


            • joelim joelim 14 juillet 2012 16:15

              Oui, c’est vrai que les américains tuent pour le bonheur des peuples. On nous le dit c’est donc que c’est vrai. smiley 


            • joletaxi 14 juillet 2012 16:26

              oui, oui, et d’ailleurs dans les restos de wallstreet,on sert des enfants du tiers monde au petit déjeuner


            • Donald Forestier 14 juillet 2012 17:53

              Arrêtez d’embêter Joletaxi ! C’est vraiment pas bien, comme il le précise dans son argumentaire simple et percutant, de dire du mal des Etats-Unis... smiley


            • joelim joelim 14 juillet 2012 19:32

              Tu ne crois pas si bien dire. Le matin au petit déjeuner dans les restos de Wall Street on lit ou on regarde les actualités comme tout le monde.


              Et donc on « consomme » du civil afghan, du civil somalien et du civil syrien, au travers de reportages plus ou moins larmoyants. Le civil irakien n’a plus la côte, on estime que l’opération humanitaire US qui a eu lieu là-bas s’est terminée avec succès. Voir Bush et sa « mission accomplie » smiley .

              Quant au moyen de paiement de cette « consommation », c’est un consentement à un pénultième développement supplémentaire de contrats pour l’industrie militaire et donc pour Wall Street.

              cqfd

            • robin 14 juillet 2012 20:12

              Comme d’habitude le troll Jo nous étale sa bêtise sans donner une seule ligne de contre argumentaire un tant soit peu intelligent à l’article.

              Vous servez à quoi ?


            • easy easy 14 juillet 2012 18:59

              J’au vécu là-bas de 56 à 66.
              Ce qui a été dit ici, commentaires inclus (en dehors de celui de Joletaxi) correspond à ce que j’en sais.
              Tout juste ajouterais-je que Leclerc, envoyé là-bas par De Gaulle pour reprendre le pays en main avant que les US ou les Britanniques ne s’en emparent, juste après la Libération, avait vite compris que l’Indochine d’avant n’était plus possible et qu’il fallait inventer une nouvelle formule plus collaborative. Il a eu de bons rapports avec Ho et Giap. Mais De Gaulle n’a pas voulu de compromis, il a écarté Leclerc et c’est D’argenlieu qui a donc mené une politique dure ayant abouti à Dien Bien Phu.

              Le seul point qui me resterait à élucider est le suivant :
              Est-ce d’Argenlieu qui, à lui seul, a fait cette politique dure, disons sans consulter De Gaulle et en se considérant absolument plénipotentaire, ou est-ce De Gaulle qui commandait D’Argenlieu et lui dictait de ne rien céder à Ho ?
              Nonobstant leurs grades différents, lequel de D’Argenlieu ou de De Gaulle a la première responsabilité dans la politique dure qui a été menée après 45 (et que De Lattre a poursuivie en 50) ?

              Ou

              Comment se fait-il que Leclerc qui était un des rares à être considéré comme un ami intime de De Gaulle et qui avait toute sa confiance, se soit fait éjecter d’Indochine aussi facilement par D’Argenlieu ?






              • joletaxi 14 juillet 2012 20:16

                C’est vraiment pas bien, comme il le précise dans son argumentaire simple et percutant, de dire du mal des Etats-Unis..

                vrai que question argumentaire sur cet article, je suis démuni, au hasard.. :

                Après la victoire des communistes en Chine en 1949, ils s’engagent résolument dans la guerre de Corée de juin 1950 à juillet 1953, et se mettent à financer massivement (jusqu’à la proportion de 80%) l’effort de guerre de la France en Indochine.

                salauds de ricains qui ,alors que l’on ne leur demandait rien, soutenant un régime fantoche, ont attaqué le régime démocratique de corée du nord, emp^chant ce pays du matin calme,de profiter des bienfaits et de la prospérité que prodigue la lignée de dirigeants élus dans l’enthousiasme au Nord.
                C’est mieux comme ça ?
                Et concernant l’aide des ricains, à la France dans l’aventure vietnamienne, moi, mais je suis sans doute victime de la propagande de TF1,j’ai souvenir des rancoeurs et de la rancune tenace des français vis-à-vis des américains qui les ont laissé tombé au moment crucial,les soupçonnant de vouloir faire main basse sur ce pays, et ces immenses richesses, que pour des raisons sans doute d’écologie, ces braves gens n’exploitent pas.
                Fort heureusement, le Cambodge n’a pas eu à connaître les affres de ces sanguinaires ricains, et on ne peut que s’ébahir du remarquable essor de ce pays sous la direction éclairée de la dictature du peuple.

                Et donc on « consomme » du civil afghan, du civil somalien et du civil syrien, au travers de reportages plus ou moins larmoyants. Le civil irakien n’a plus la côte, on estime que l’opération humanitaire US qui a eu lieu là-bas s’est terminée avec succès.

                Vrai que l’afghanistan était un pays modèle,d’ailleurs qui avait bien profité des bienfaits de l’ami russe.Et les ricains encore une fois n’avaient qu’un but:s’accaparer leurs richesses, on le voit bien.Et d’ailleurs un pays où l’on joue au foot ne peut qu’être sympa, même si c’est avec la tête de suppliciés, on ne va commencer à critiquer les coutumes locales hein ?

                En Somalie, là encore ,ce sont les ricains qui ont déstabilisé ce pays,mais là,et en y débarquant comme des malotrus, comme il n’y avait rien à voler, ils se sont retirés
                .Pour la Syrie, on constate tous les jours que les troupes US, et leurs vassaux, attaquent la pauvre armée syrienne qui a bien du mal à se défendre.Ils sont donc bien obligés d’un peu « dézinguer » tout azimut,on va pas en faire un plat, et puis parmis ces gosses, il devait y en avoir des chiants,,ça leur apprendra.
                Quant au turbulent et regretté Sadam, qui avait lui au moins savait maintenir l’ordre,il a été victime de ses succès,car lui au moins, il ne se nourrissait pas de fantasmes sur une attaque de l’Iran, il y envoyait ses troupes.

                Parfois je me demande si c’est un jeu, où si vous pensez réellement ce que vous écrivez, car dans ce cas, il est urgent de consulter ?


                • furio furio 14 juillet 2012 22:44

                  Et si vous aviez tort ? Vous êtes vous posé la question ? allez y faites le, vous ne risquez rien. Avez vous à craindre des afghans talibans ? Vont ils venir dans votre square venir faire une partie de foot avec la tête de votre voisin leur ennemi juré ? Ou bien avez plus de chance qu’un gamin de votre quartier, shooté à l’héroïne ne vous fonce dessus avec son 4X4 et que vous finissiez écrabouillé sous les roues.

                  Allez osez. Oui en Syrie, comme en Libye d’ailleurs les barbouzes français, états-uniens et israéliens sont à l’oeuvre. Subissez vous la propagande de la télévision du président syrien comme vous avez subi celle de Saddam et celle de Khadafi ? ou bien ?

                  Allez, avancez encore un peu plus ! Les allemands qui entendaient Goebbels pouvaient ils s’imaginer que les troupes allemandes commettaient des massacres, des coups tordus, des pillonages de villes, ..

                  Et puis osez vous interroger sur les conséquences de ces guerres contre ces pays arabes. Voyez le nombre épouvantable de victimes sous les bombardements « démentiels » par air, par terre et par mer effectués par nos troupes « glorieuses » sans aucun risque. Et le pire c’est que le « tyran » est remplacé par un autre tyran !! Donc le seul but de ces « agressions » et c’est évident, est de faire retourner ces peuples au moyen-âge, affaiblis, exangues, à la merci des israéliens et des vampires états-uniens.


                • easy easy 15 juillet 2012 12:40

                  Concernant le viol géopolique, c’est comme dans le viol individuel, il y a tout un tas de manières entre deux pôles extrêmes, un pôle où l’on épouse ce qu’on viole et un pôle où l’on ignore ce qu’on a violé.
                  Si l’enlèvement des Sabines avait été réellement dur sur le coup, il semblerait, selon ce qu’on en raconte en tous cas, que dès le lendemain, les violeurs prouvaient clairement leur démarche en mariage. Cette démarche signifie « J’assumerai constamment et en live, sans jamais pouvoir les dénier, toutes les conséquences de ce que j’ai fait ». Le résultat c’est que -selon la légende mais c’est logique- quand les Sabins sont venu faire la guerre aux Romains pour récupérer leurs femmes, les ’enlevées’ se sont interposées entre les deux rivaux en disant de façon formelle que c’était trop tard et que désormais on se retrouvait en famille.


                  Alexandre le Grand, premier du secteur de la Grèce à sortir de ses pénates pour faire la guerre, de revanche, non de conquête, s’est retrouvé tout surpris de devenir, à la suite de ses victoires et exterminations d’ennemis déterminés, le responsable, le tuteur, des peuples conquis. Alors qu’il n’avait jamais eu l’intention de s’installer chez celui qu’il voulait détruire par vengeance, il a adopté la manière de vivre de ces gens qu’il gouvernait désormais et n’a pas manifesté d’intention de rentrer en Grèce (ou alors seulement face à ses soldats impatients de rentrer)
                  Ce devenu colonisateur s’est marié avec une indigène et il a poussé 4000 de ses hommes à en faire autant. II n’a jamais imposé les croyances grecques, s’est au contraire laissé influencer par les cultures qu’il découvrait et n’a jamais exigé de ses gens conquis un quelconque impôt à verser à la Macédoine. Il s’agit donc ici d’un viol massif de départ suivi d’un mariage total.
                  Les Vikings ou Normands faisaient parfois des razzias dans les profondeurs des terres en remontant les fleuves mais sur tous les littoraux qu’ils abordaient, ils commettaient aussi un viol suivi d’un mariage, d’une fusion.


                  A l’autre pôle il y a donc les razzias sèches et parfois même des exterminations avant repli sur ses terres. 
                  Même dans ce pire des cas où l’on extermine un lointain avant de rentrer chez soi, il faut au minimum commencer par se rendre chez lui, sur ses terres. Même dans ce pire des cas, le violeur exterminateur doit au moins le temps des batailles, assumer de devoir vivre et subir les aléas du territoire qu’il incendie. 

                  Mais à part les Xerxès, Alexandre, Jules César et Napoléon qui se déplaçaient vraiment, il y a eu de plus en plus d’ambitieux qui ont conçu et réussi à violer des indigènes au lointain sans rien vivre des contingences locales, se satisfaisant tout à fait de ne profiter que des ors et impôts ramenées par les troupes. Le paradigme du genre étant Leopold II qui a mis à sac le Congo sans jamais y avoir mis les pieds. 


                  La France, avec sa colonisation versus d’occupation, comme en Afrique du Nord, était dans une vision proche de celle des Normands avec toutefois en plus le principe de l’impôt prélevé sur l’indigène au profit de la métropole. Impôt résultant alors d’une entreprise laborieuse commune aux expatriés et aux indigènes dont les Pieds-Noirs seraient le paradigme.

                  Dans sa version de colonisation d’exploitation, comme en Indochine, il y avait moins de Français s’y installant définitivement mais c’était encore sensiblement comparable. 

                  Les Etats-Unis, qui sont pourtant nés d’une colonisation à la Alexandre, les colons s’y installant et refusant de payer un impôt à l’Europe alors qu’ils en venaient, ont pratiqué sur les peuples étrangers le viol sec. Alors qu’ils ont violé à peu près partout dans le Monde, ils ne se sont installés nulle part. Dans une telle vision du viol, il devient tout à fait possible de répandre des poisons sur le sol et dans les sangs indigènes Le comportement des troupes US sont alors les pires qui soient, au principe d’extermination près qu’ils n’ont pas. Les organisateurs de ces viols n’ont pas en tête d’exterminer mais ils manifestent un tel mépris total des gens et des terres qu’ils violent que leurs troupes se comportent comme des bêtes féroces n’ayant plus qu’envie de tuer. 


                  Partout où la France est passée, il est resté dans la population indigène, parce qu’elle a fini par repartir, d’amples sentiments mitigés en « Pourquoi m’as-tu abandonné après m’avoir violé et apprivoisé ? » (Saint Exupéry ayant vécu cette période avait fait allusion à ce principe logique)

                  Nulle part au Monde il n’y a de gens ayant ce genre de sentiment envers les EU. 

                   


                • joletaxi 15 juillet 2012 18:09

                  Tout ce galimatias abscons et pompeux pour nous cracher en trois mots votre venin :

                  vous haïssez les américains

                  ce qui est votre droit le plus strict et ne nécessite aucune justification aussi hasardeuses que celles avancées en manipulant l’histoire, par l’auteur de cet article.


                • joletaxi 14 juillet 2012 23:01

                  Les allemands qui entendaient Goebbels pouvaient ils s’imaginer que les troupes allemandes commettaient des massacres, des coups tordus, des pillonages de villes, ..

                  vous avez bien choisi votre pseudo, pas à dire.

                  Ainsi donc, nous serions soumis à une propagande à la Goebels ?Vous fumez de la bonne , c’est certain.

                  Dites-moi, concernant les printemps arabes, qui selon vous ne sont que des« agressions de l’empire »,éclairez-moi, où donc pourrait-il y avoir un avantage quelconque à retirer de ces bouleversements pour les forces du mal ?
                  Et d’un autre côté, si ces événements ne sont rien d’autre que des manipulations, des agressions de l’empire, dois-je en conclure que ces peuples sont décidément trop « cons » que pour espérer l’installation de la démocratie ?

                  En Tunisie, par exemple, puisque tout est parti de là, expliquez-moi en quoi les occidentaux auraient eu avantage à déboulonner un dictateur très conciliant ?Il s’agit selon vous d’une manipulation de « l’empire »aussi ?

                  En Egypte, même topo.
                  En lybie, plus compliqué,mais tout aussi éclairant.
                  Et en Syrie, vous contestez qu’une partie de la population se révolte contre le régime et se fait massacrer depuis un an ?
                  A ce compte là, je propose de bombarder la Corse,et sa poignée d’indépendantistes


                  • Allexandre 25 février 2014 22:46

                    Soit vous êtes très bête et borné, soit votre capacité b’analyse géopolitique est en dessous de zéro, soit les deux. J’opterais pour cette dernière hypothèse.


                  • bluerider bluerider 15 juillet 2012 00:00

                    il serait judicieux dans le corps du texte,de remplacer le lien original de l’article de Elisabeth Blumiller, par SA VERSION EN FRANCAIS traduite ici :

                    http://www.reopen911.info/News/2010/07/20/operations-sous-fausse-banniere-le-senat-americain-declassifie-les-debats-sur-lincident-du-golfe-du-tonkin-le-4-aout-1964/

                    cordialement, BR.


                    • pabst465 15 juillet 2012 01:56

                      La playlist de YouTube :

                      https://www.youtube.com/channel/HCCAPSYJ4qY8U

                      On y voit Robert McNamara, Secrétaire d’Etat à la Défense de l’époque, reconnaître que l’incident n’avait jamais eu lieu.


                      • ROMFIX 16 juillet 2012 01:10

                        Cher Jo, 

                        Permettez-moi de vous faire remarquer l’Histoire n’est pas une histoire de sentiment personnel. Vous me semblez vouer un amour certain au peuple américain et c’est votre droit et je dirais même votre devoir, comme le mien et celui de tous les démocratres humanistes aussi. Il n’est jamais bon de haïr un peuple, tout peuple a le droit au respect et à une considération bienviellante. Commencer à faire une distinction de valeur entre les peuples c’est ouvrir la porte aux politiques coloniales voire d’extermination.
                        Je ne pense pas que vous puissiez dire que l’auteur de l’article haïsse « les américains », c’est une formule qui ne respecte pas l’effort d’objectivité de l’auteur et qui par son imprécision laisse penser que vous ne faites pas la distinction simple et nécessaire entre un peuple et l’appareil d’état qui gouverne un pays. C’est dommage car vous tombez dans les raccourcis les plus confusionnants.
                        C’est vous, si vous me le permettez, qui pourrait peut-être prendre un peu de distance avec vos sentiments, en allant consulter. Cela vous permettrait peut-être de ne pas être submergé par un amour de l’Amérique qui n’a plus beaucoup de sens quand vous confondez génie du peuple et politique des hommes d’état. De mon côté, j’aime l’Amérique, mais ce n’est pas pour ça que je ne garde pas mon sens critique quand à la politique extérieure de ce pays. 
                        Pour aller dans votre sens, je vous accorde que les questions posées par cet article sont vertigineuses et que ces questions de mensonge et de propagande sont délicates et souvent indémélables, surtout quand les évènements sont récents. 
                        C’est assez choquant de penser que les démocraties actuelles sont malades et que les peuPles seraient la proie d’une oligarchie sanguinaire prête à tout pour maintenir son pouvoir, c’est d’ailleurs je vous le concède parfois délirant quand on sait combien le monde est complexe et non interprétable de manière aussi simpliste et stéréotypée. « les américains », comme vous le dites ne sont pas à l’origine de tout ce qui se passe dans le monde arabe ou autre part. Par contre ce qui est sûre c’est que, après coup, dans une période d’instabilité politique il est toujours possible d’essayer de ne pas se trouver trop loin du pouvoir naissant pour en faire profiter un peu l’économie du pays qui a pendant la guerre envoyé ses troupes pour faire tomber l’ancien régime. Cela me parait ne pas pouvoir en être autrement. 
                        Je m’égare un peu, je divague moi aussi. Mais il me semble que la politique est bien simple quand on on est la première puissance mondiale, notamment par son armée. C’est une politique où l’autre , dans une logique paranoiaque représente un danger. Plutôt l’écraser que le laisser prendre notre place. 
                        Pour terminer, une simple remarque, combien de fois une armée a attaqué les USA ? Combien de fiis l’armée US est partie en guerre à l’étranger ? La politique extérieure américaine se fait par le feu et les armes alors même que le pays n’a jamais vraiment été attaqué. La peur est relayée par tous les médias depuis bien avant le 11/09, le cubain, le communiste, etc et toutes les actions militaires récentes exploitent cette peur du peuple qui consent à la guerre. La paranoia des conspirationnistes n’est que le reflet de la paranoia des hommes de pouvoir. Les premiers sont de la chair à canon, les seconds vendent les canons. 
                        Je ne sais pas si le danger est réel, si l’afghanistan représente un danger réel, pour le vigneron californien. Ce qui est certain c’est que la peur est réelle, et que des pays émergeants peuvent mettre en danger les intérets d’autres pays. Les intérêts de qui ? Du peuple ? De la civilisation comme j’ai pu l’entendre ? De groupes industriels ? Je ne sais pas.
                        Quand l’Histoire devient une histoire de sentiments, les foules sont mures pour la guerre et la propagande. Alors attention, car il semblerait que la politique spectacle ne se fait plus qu’à partir de l’émotion en direct devant sa TV pour le citoyen, et on ne sait où pour les politiques.
                        Voilà Jo , je suis pas fier de moi mais quand même je trouve que tu abuses dans tes commentaires qui révèlent selon moi un rapport malheureusement traumatique au monde. Mais je sens aussi ta rage et ton envie d’agir pour que cessent les politiques qui s’appuient sur des bases erronées et meurtrières, que cela soient de l’incompétence de nos politiques ou bien des mensonges d’état comme il en a peut être existé. 
                        Et, Jo, on les aime les ricains, et ta bêtise on l’aime aussi, car derrière on sent un gars qui souffre. Mais ce qui me rend un peu triste c’est que peut etre que t’es déjà foutu, condamné à penser des anneries sans aucun dicernement.

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