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Accueil du site > Actualités > International > Les indignés israéliens et l’équivalence avec les luttes européennes (...)

Les indignés israéliens et l’équivalence avec les luttes européennes !

 Jacques Bendelac de Jérusalem, nous écrit certaines évidences historiques, économiques et sociales, que vit le peuple israélien, que tout un chacun en Europe, en France, mérite de connaître. Le constat est tellement identique, les similitudes de situation si ubuesque, conflictuelle, injustes, que même la religion, quelle quelle soit ne peut excuser et encore moins défendre, tellement que ces pratiques, (spéculation, concurrence, pouvoir économique privé...etc), ont conduit au déclin international présent, sont contraire à tout esprit, tourné vers la conscience humaine universelle, à son devenir, que cela en devient urgent de réagir et même de se demander comment les humains que nous sommes censés être, avons nous pu tolérer de tels développements jusqu'ici sans réagir de manière efficace. Le laisser aller en général est aujourd'hui à condamner, et si l'être humain désire vivre, demain, dignement dans un monde où l'intérêt général, la nécessité économique dans la solidarité et la réciprocité auront force de loi.... il se doit de se mobiliser, contre tous les aspects négatifs ayant conduit à cette situation, qui de plus pour l'heure continue de se dégrader, pour les condamner et les rejetter, comme contraire au développement des peuples. Ce ne sera qu'à partir d'un refus généralisé qu'une humanité nouvelle naîtra. Il en y va de notre salut à tous et de celui de nos enfants. Il est plus que temps d'agir. Qu'il en soit ainsi.

"Les milliers d’Israéliens qui ont défilé hier soir, (le 03/09/2011), dans les rues du pays attendent désormais le rapport de la commission d’experts, dirigée par l’économiste Emmanuel Trajtenberg ; celui-ci dispose encore de trois semaines pour recommander au gouvernement des mesures visant à réduire les écarts sociaux et à lutter contre la cherté du coût de la vie. Le diagnostic est connu : l’économie israélienne est en bonne santé, mais c’est la société qui est rongée par une maladie qui aggrave les inégalités et l’injustice. Les classes moyennes supportent un fardeau fiscal croissant alors que les services publics destinés aux plus pauvres se rétrécissent.

L’économie israélienne est dominée par des cartels qui, aux mains de quelques grandes familles, sont responsables de la cherté de la vie.

Certes, Israël ne connaît pas le chômage et les faillites qu’ont connu les Etats-Unis dans les années trente. Mais la décomposition de la société israélienne exige une politique interventionniste pour lutter contre les effets néfastes d’une croissance inégalitaire, pour modifier les règles du jeu social et effectuer une « nouvelle donne » entre l’Etat et ses administrés. Israël peut, et doit, être une économie ouverte et doit profiter à l’ensemble de ses citoyens et pas seulement à vingt grandes familles. Certaines composantes de son Etat-providence démantelé il y a une décennie doivent être remises en place, notamment dans les domaines de la santé, du logement et de la protection sociale.

Renverser les priorités à court terme

Il est urgent de renverser l’ordre des priorités afin que l’économie soit mise au service de toute la population, et pas seulement au profit de groupes d’intérêt qui exercent un fort lobbying à la Knesset. Lorsque le marché ne remplit pas son rôle, il est du devoir de l’Etat d’intervenir. Le rôle de l’Etat doit se renforcer dans trois principaux domaines d’action : immobilier, social et économique.

Immobilier. Le marché du logement qui n’est pas capable de résoudre seul la pénurie : l’intervention de l’Etat en matière de logement ne serait pas une « catastrophe » comme le disent les partisans du laisser-faire, c’est une situation qui existe dans la plupart des pays occidentaux qui se prévalent du capitalisme. Un contrôle des loyers (comme il existe en France, en Hollande ou au Canada) ne remettra pas en cause l’économie de marché et la libre concurrence ; en revanche, il freinera la hausse des prix et soulagera le budget des classes moyennes et inférieures. Par ailleurs, il faut inonder le marché de terrains à construire, au rythme de 50.000 par an pendant dix ans : c’est le seul moyen pour mettre un terme à la pénurie de logements et pour freiner la spéculation immobilière orchestrée par les promoteurs.

Social. L’Etat doit reprendre l’initiative sur toute une série de services sociaux qui permettront de soulager le budget des familles les plus modestes : il faut restituer les aides aux loyers, les subventions aux crèches et l’aide sociale dans les secteurs les plus difficiles comme les foyers pour femmes battues, les centres de désintoxication ou les maisons pour enfants en situation de risque.

Economique. La lutte contre les cartels est nécessaire pour imposer aux marchés un meilleur respect des droits sociaux. Sera t'il possible de revenir sur la privatisation des entreprises publiques qui a été lancée à la fin des années 80 et qui a surtout profité aux « grandes familles ? ». Une loi anti-trust existe, il suffit de l’appliquer à la lettre pour empêcher les positions dominantes, voire interdire des participations croisées entre banques et industries.

Redistribuer les ressources à moyen terme

La redistribution des ressources doit permettre une meilleure répartition des fruits de la croissance. L’Etat dispose de trois instruments : la fiscalité, les transferts sociaux et les services publics.

Transferts sociaux. Différentes prestations sociales devront être relevées, comme les allocations de chômage, le revenu minimum garanti, voire les allocations familiales et les retraites. La redistribution des revenus, en faveur des petits salariés et des familles modestes, va permettre aussi de soutenir la demande et de relancer la croissance.

Services publics. La privatisation rampante a porté atteinte à la qualité et à la quantité des services publics destinés essentiellement aux familles les plus défavorisées. Les privatisations en cours doivent être stoppées et repensées, comme la Poste, les ports, l’électricité, les chemins de fer, etc. Le gouvernement devra relever ses dépenses civiles, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des transports en commun et du logement. Il sera également nécessaire d’annuler la pratique du budget bisannuel qui ne permet pas d’adapter les dépenses publiques aux nécessités changeantes de la conjoncture."

Jacques Bendelac (Jérusalem) SHALOM !


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8 réactions à cet article    


  • jaja jaja 17 septembre 2011 11:38

    Les indignés européens dénoncent le colonialisme... Pour être pris au sérieux les indignés israéliens devraient au minimum se solidariser avec les luttes des Palestiniens contre la confiscation de leurs terres et exiger la libération de tous les détenus politiques en Israël...
    Lorsque ça sera le cas ils auront sans doute beaucoup plus de soutiens......


    • Théodore Six Théodore Six 17 septembre 2011 12:57

      C« est grave ... de conneries stupides l’on en revient aux nazis, que vous devez aimez ! Prévert avait raison de dénoncer ceux qui »sont chauves de l’intérieur de la tête" !


    • enréfléchissant 17 septembre 2011 13:38

      Article dont le titre ne colle pas avec le contenu. Les indignés européens sont surtout là pour critiquer nos oligarchies et mettre en place de réelles démocraties. Les israéliens, eux sont surtout centrés sur un des problème, la cherté de la vie, et pas sur la cause de leurs soucis, l’absence de démocratie. 

      Donc non, les « indignés » israéliens et européens n’ont pas les mêmes revendications ni la même maturité. 

      • le journal de personne le journal de personne 17 septembre 2011 14:39

        La fille de Gaza

        Ne me dites pas que les israéliens sont en train de rejoindre le rang des indignés ...
        il faut croire que si ...
        peut-être parce qu’ils se sont persuadés que leur armée a beau gagner toutes les batailles, elle perdra la guerre.
         
        http://www.lejournaldepersonne.com/2011/08/la-fille-de-gaza/


        • maddle maddle 17 septembre 2011 17:16

          Je serais de tout coeur avec les Israeliens lorsqu ils le seront avec les affamés de Gaza !


          • Emmanuel38 17 septembre 2011 18:46


            Prétendre faire un analyse des problèmes économiques et sociétaux d’Israël sans faire la moindre allusion à la colonisation en Cisjordanie, et à la charge financière qu’elle implique, fallait le faire !
            Théodore Six l’a fait !


            • Emmanuel38 17 septembre 2011 18:49


              Rectification : problèmes économiques et sociaux (mais aussi sociétaux)


            • OMAR 17 septembre 2011 20:29

              Omar 33

              Théopdore :" c’est la société qui est rongée par une maladie qui aggrave les inégalités et l’injustice...

              Le traitement de cette maladie est trés simple :

              Qu’Israél consacre son gigantesque budget militaire au profit du social et déjà cette maladie s’arretera de progresser.

              Qu’ensuite, qu’il fasse réellement la paix avec les palestiniens, en démentelant les colonies et les inombrables points de controles et casernes dans les territoures occupés, et en reconnaissant l’Etat de Palestine, et c’est la guerison assurée..

              Enfin qu’il s’attaque à la mafia qui le gouverne, et c’est l’embellie, le nirvana même...

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