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Les médias à l’école de la bonne gouvernance

Le gouvernement du Burkina sensibilise sur sa politique nationale de la promotion de la bonne gouvernance. Une série de campagnes de sensibilisation et d’information est lancée. Les journalistes ont été les premiers bénéficiaires.

Les médias critiquent, les citoyens participent

A chacun son rôle. Il n’y aurait de succès pour toutes les politiques mises en œuvre que « si elles reposent sur le socle de la bonne gouvernance  », avertit le ministre Bouda. La bonne gestion des affaires, du bien public devrait être la préoccupation première de chaque citoyen qui exerce une partie du pouvoir. Une série d’ateliers d’information et de sensibilisation est organisée par le ministère de la Fonction publique, à travers le secrétariat permanent de la bonne gouvernance.

La bonne gestion des affaires publiques dans un Etat de droit, selon le ministre de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat, Seydou Bouda, ne peut être l’affaire des seuls gouvernants. La bonne gouvernance demande alors la participation de tous les citoyens.

Les médias ont donc été invités le 20 mai dernier pour s’imprégner du contenu de la politique nationale de la bonne gouvernance. Une occasion de se situer sur leur rôle dans la promotion de la bonne gouvernance. Le Pr Serge Théophile Balima, enseignant-chercheur à l’université de Ouagadougou a présenté une communication sur la place des médias dans la société, sur leur responsabilité et leurs limites.

Les médias dans un Etat de droit sont la tribune d’expression de tous les citoyens. Ce qui permet à ceux-ci de participer au processus démocratique. Les dictatures, selon le Pr Balima, sont possibles avec la sous-information des citoyens.

Conscient qu’il n’y a pas de développement sans l’engagement de tous, le gouvernement du Burkina a adopté une politique nationale de bonne gouvernance. Ce document constitue pour les gouvernants, « une vision prospective et d’orientation stratégique pour replacer la bonne gouvernance et pour la réussite de l’appréciation de la pertinence et de la cohérence des programmes sectoriels du gouvernement  ».

Si ce document doit servir d’appui dans la politique gouvernementale, la mise en œuvre de ses recommandations devrait être partagée avec tous les acteurs, déclare le ministre.

Les médias tiennent un rôle de catalyseur. Elle doit contribuer au maintien de l’équilibre des pouvoirs par la lutte contre l’exercice solitaire du pouvoir, la réduction des inégalités horizontale et la création d’espace public neutre.

Les médias ne doivent pas, selon le professeur, être au service des gouvernants, mais rester une émanation de la société. Il n’y a pas de liberté de presse, affirme-t-il, si elle est liée à la dépendance économique. Les médias, poursuit le professeur, doivent être dans l’antichambre des différents pouvoirs. C’est pour cela qu’il a insisté sur l’éthique. Elle doit influencer la gestion de la liberté de presse et son pouvoir la fera connaître. La responsabilité du journaliste implique de dire la vérité avec un œil d’observateur extérieur, de rechercher les faits et les informations que « les puissants » veulent cacher aux citoyens. Il est un critique de la vie publique. Celui dont la profession « nuit utilement » au bien de la société et à un meilleur fonctionnement des institutions.

Abdoul Razac Napon


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1 réactions à cet article    


  • JL JL 2 juin 2008 15:44

    Merci pour ce témoignage, même si ce témoignage, c’est le résumé du discours en langue de bois du gvt du Burkina.

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