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Accueil du site > Actualités > International > Les Nations Unies pourront-elles dire « non » à la peine de mort (...)

Les Nations Unies pourront-elles dire « non » à la peine de mort ?

Qu’ont en commun les États-Unis, la Chine et l’Iran ? Leur opposition à l’abolition de la peine de mort. Cette affirmation devrait se confirmer sous peu puisque le président du Conseil italien, Romano Prodi, a lancé mardi aux Nations Unies une campagne pour la mise en place d’un moratoire international sur la peine de mort. Selon Romano Prodi, il y aurait « une tendance croissante » dans le monde contre la peine capitale et il en appelle de ses vœux pour un avenir plus juste et une société qui se serait « au moins libérée de la vengeance ». Pasquale Ferrara, porte-parole du ministère des Affaires étrangères italien, affirme que 90 pays ont exprimé leur soutien à l’initiative de l’Italie en faveur du moratoire.

Cette résolution sera présentée en octobre 2007 au cours de la 62e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il est probable que ce texte obtiendra le soutien de pays situés dans toutes les régions du monde. Amnesty International mène une campagne de mobilisation, avec la Coalition mondiale contre la peine de mort et d’autres organisations non gouvernementales, en vue de soutenir cette résolution.

Seule ombre au tableau : selon RTB, il n’y aura pas, cette année, de journée européenne contre la peine de mort. La Pologne n’en veut pas. L’Union voulait par cette journée apporter sa pierre à la lutte pour l’abolition universelle de la peine de mort. Les Polonais ont posé leur véto. Le ministre polonais a expliqué que, puisque la peine de mort n’existait plus dans l’Union, cette journée serait parfaitement inutile, sauf à l’élargir au droit à la vie pour y inclure l’interdiction de l’avortement et de l’euthanasie, en citant les milliers d’avortements pratiqués dans plusieurs pays européens.

Comme l’indique Amnesty International, 133 pays et territoires ont aboli la peine capitale de jure ou de facto. Depuis 1990, plus de 50 pays et territoires ont aboli la peine de mort pour tous les crimes. Certains sont des pays d’Afrique (parmi les exemples récents figurent la Côte d’Ivoire, le Libéria, Rwanda) ; d’autres, des Amériques (Canada, Mexique, Paraguay) ; d’autres encore, d’Asie et du Pacifique (Bhoutan, Philippines, Samoa) ou bien d’Europe et d’Asie centrale (Albanie, Moldavie, Monténégro, Serbie, Turquie).

À l’échelle mondiale, il est difficile de connaître le nombre total de condamnés à mort qui sont actuellement dans l’attente de leur exécution. À la fin de l’année 2006, ce nombre oscillait entre 19 185 et 24 646 personnes, sur la base d’informations provenant des groupes de défense des droits humains, des médias et des quelques données officielles disponibles.

Au cours de l’année 2006, au moins 1 591 prisonniers ont été exécutés dans 25 pays et territoires et 3 861 personnes condamnées à mort dans 55 pays et territoires. Ces chiffres reflètent uniquement les cas dont Amnesty International a eu connaissance et sont certainement en deçà de la réalité.

Le Pakistan a exécuté 82 personnes, l’Irak et le Soudan chacun au moins 65, mais ces chiffres sont sans doute bien inférieurs aux chiffres réels. Aux États-Unis, on a enregistré 53 exécutions dans 12 États.

Selon la Coalition mondiale, 21 pendaisons ont eu lieu en Iran pendant la seule journée du 5 septembre. Cela porte le nombre d’exécutions iraniennes à au moins 189 depuis le début de l’année. La Fédération internationale des ligues des Droits de l’homme rappelle que « la lapidation est un châtiment inhumain et dégradant qui viole l’article 7 du Pacte international pour les droits civils et politiques, ratifié par la République islamique ».

Depuis 1990, à la connaissance d’Amnesty International, 9 pays ont exécuté 54 prisonniers condamnés à mort pour des crimes commis alors qu’ils avaient moins de dix-huit ans : l’Arabie saoudite, la Chine, les États-Unis, l’Iran, le Nigéria, le Pakistan, la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan et le Yémen. La Chine, les États-Unis, le Pakistan et le Yémen ont depuis lors fait passer à dix-huit ans l’âge minimum que doit avoir un délinquant au moment des faits pour être passible de la peine de mort. Les États-Unis et l’Iran ont chacun procédé à plus d’exécutions de mineurs délinquants que les sept autres pays réunis, et l’Iran a même dépassé les États-Unis, qui ont exécuté 19 mineurs délinquants depuis 1990. L’arriération mentale ne fait pas non plus reculer les juges, procureurs et gouverneurs : on évalue à trente le nombre de retardés mentaux exécutés depuis 1976.

En Chine, selon Amnesty International, les médias nationaux rapportaient, le 8 juin 2007, une diminution du nombre de personnes condamnées à la peine capitale et exécutées au cours des cinq premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an dernier. Ce qui ne doit pas nous faire oublier qu’entre 1990 et 1998, Amnesty International avait recensé plus de 25 400 condamnations à mort et plus de 16 600 exécutions. Un autre rapport de cette organisation notait que, parmi 1 526 personnes exécutées en 2002 dans 31 pays, 1 060 étaient le fait des autorités judiciaires chinoises. Des statistiques hallucinantes ! La Chine ne communique pas de chiffres sur les exécutions capitales mais l’organisation de défense des Droits de l’homme Amnesty International, s’appuyant sur des comptes rendus publics, estime qu’au minimum 1 010 personnes ont été exécutées en Chine en 2006 et que le nombre réel d’exécutions approche plutôt les 7 500 à 8 000 par an. Un site se spécialise à recenser au jour le jour les exécutions en Chine.

Rue89 précise que, en janvier 2007, le Japon comptait 100 condamnés dans le couloir de la mort, dont un cinquième condamnés en 2006 seulement. La peine capitale reste soutenue par une majorité de la population au Japon. Néanmoins, l’ONG Ensemble contre la peine de mort souligne que « les exécutions, qui le plus souvent ont lieu en été et à la fin de l’année, se déroulent lorsque le Parlement est en congé pour éviter toute discussion parlementaire ». Aux États-Unis, depuis le rétablissement de la peine de mort par la Cour suprême fédérale, en 1976, 1 092 condamnés ont été exécutés dont 400 dans le seul État du Texas. À ce jour, 3 400 détenus attendent la sentence finale dans les couloirs de la mort.

Depuis 1973, aux États-Unis, 124 condamnés à mort ont été remis en liberté après que la preuve de leur innocence a été apportée. Six libérations de ce type ont eu lieu en 2004, deux en 2005, une en 2006 et une jusqu’à présent en 2007.

En 2006, les parlementaires du New Jersey ont instauré un moratoire sur les exécutions et mis sur pied une commission chargée d’étudier tous les aspects de l’application de la peine capitale dans cet État. Dans son rapport final, en janvier 2007, la commission a recommandé l’abolition de ce châtiment.

Comme le rapporte Rue89, en 1998, George W. Bush, alors gouverneur du Texas, devait statuer sur le sort de Karla Faye Tucker, condamnée à mort. Elle s’était convertie en prison au christianisme, et était même devenue pasteur. De nombreuses églises avaient demandé sa grâce. Il a refusé d’intervenir, avançant que : « il faut de très sérieuses raisons pour se mettre en travers des choix des juges ». En 2000, il a rejeté le dernier recours en grâce d’une arrière-grand-mère, âgée de soixante-deux ans, Betty Lou Beets, condamnée à mort pour avoir tué son mari qui abusait d’elle. Bush avait reçu des milliers de lettres demandant sa grâce. Il avait alors donné la même explication : « J’ai la conviction que la justice a étudié l’affaire en profondeur. » En 2007, George W. Bush a décidé de dispenser de prison Scooter Libby, ancien directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney, condamné pour avoir menti à la justice dans l’affaire Valerie Plame. Il a expliqué que la prison était une peine « excessive », compte tenu des services rendus par Libby à la nation, et de son casier judiciaire vierge.

Selon Radio-Canada, les documents d’époque montrent, qu’entre 1867 et 1962, il y a eu un peu plus de 700 exécutions au Canada. La dernière exécution a eu lieu le 11 décembre 1962. Entre 1879 et 1960, 438 condamnations à mort furent commuées. La période où on exécuta le plus fréquemment s’étend de 1910 à 1950, avec 420 exécutions, dont celle de six femmes. La dernière exécution au Canada a eu lieu le 11 décembre 1962. En 1976, le Canada abolissait complètement la peine de mort sur son territoire.

L’écrivain russe Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski (1821-1881), impliqué dans la conspiration de Pétrachevski, est arrêté et condamné à mort. Sa peine est commuée en exil. Quatre ans en Sibérie, « seulement » quatre ans grâce au tsar Alexandre III qui amnistie les condamnés politiques. Il revient diminué physiquement et moralement de ces travaux forcés : crises d’épilepsie, besoin de solitude et caractère farouche. Il écrira dans L’Idiot : « Mettre à mort un meurtrier est une punition sans commune mesure avec le crime qu’il a commis. »


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33 réactions à cet article    


  • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 11:46

    Pierre bonjour,

    un article plein de références, bien tourné, mais qui implique bien plus à sa lecture la position de G.W.Busch et celle des U.S.A. que le reste du monde.

    La peine de mort, selon que l’on soit d’une tendance ou d’une autre la réaction n’est pas forcément identique. Ce sont bien souvent les tyrans et les dictateurs qui engendrent ce type de phénoméne.

    Par contre l’idée de lancer un moratoire semble une excellente initiative, qui pourrait se compléter par des référendums populaires sur les nations ayant ou pas abolie « la peine de mort » que cela soit le Canada ou la France etc.

    Puisque la justice de tout ordre est rendue en régle générale « au nom du peuple » quoi...que...

    Il ressortirait sûrement des convictions humaines plus lourdes ou la souffrance de parents et de la main mise des médias rend le crime moins affreux que la « sanction » supprême selon certains.

    De là à dire que personne doit enlever la vie à quelqu’un, reviendrait en ne mélangeant pas tout de dire :« Je ne peux aller en guerre, car je vais tuer des gens que je ne connais point » la faute de ces derniers serait simplement d’agir à partir de là dans le cadre d’une action militaire, cela veut-il dire que la raison d’Etat, l’emporte sur le droit à la Vie ?

    Toucher ou tuer un enfant quelle sanction faut-il prendre, violer et assasiner des personnes agées incapables de se défendre, par des multirécidivistes quelle doit être la sanction ?

    Le débat est ouvert et les couloirs de la mort, démontrent le flou de la fameuse histoire du « pull-over rouge » ou celle de Caryl Chessman :

    http://www.affaires-criminelles.com/bio_119.php

    Le lien de l’affaire Ranucci qui ouvre le débat encore au plus large par les témoignages de : femmes, d’hommes, et de la fameuse justice, mon commentaire ne se veut point partisan d’une sanction ou d’une autre mais un commentaire de débat et je vous remercie de le prendre comme tel :

    http://www.affaires-criminelles.com/livre_15-commentaires.php

    Cordialement,

    Le Panda

    Patrick Juan.


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 28 septembre 2007 12:03

      Bonjour Patrick

      Bon retour. Et le musée avance bien ? Pour revenir à l’objet de notre échange, en effet, la question mérite d’être débattue. Je me souviens - pour l’avoir relu très récemment - du plaidoyer de Robert Badinter. Un pièce d’anthologie qui garde encore aujourd’hui toute son actualité.

      Beaucoup d’articles ont été écrits sur l’affaire Rannucci. Ainsi qu’un nombre impressionnant de sites Internet se consacrant à cette question. L’obsession qui revient fréquemment est toujours l’erreur judiciaire. Comment fait-on pour redonner vie à une personne exécutée par suite d’une erreur judiciaire ? Tant aux États-Unis qu’au Canada, tout récemment, aucun pays n’est à l’abri d’une erreur judiciaire.

      Amicalement

      Pierre R.


      • IP115 28 septembre 2007 12:49

        Salut Pierre,

        Excellent sujet que la peine de mort, mais je pense que tu aurais du traiter séparément le fait que la peine de mort existe ou pas dans certains pays et la manière dont a été donnée cette mort. Tu ne peux par exemple pas comparer les exécutions médicalisées des USA avec les lapidations ou les pendaisons à des grues de l’Iran.

        Je ne reviendrais pas sur l’inhumanité de certaines exécutions dans des pays barbares. Mais concernant le choix de l’appliquer ou pas je te répondrais, pas facile de convaincre des familles dont l’enfant a été enlevé, violé et tué que l’auteur ne doit pas subir un sort comparable, surtout quand il n’en est pas a son premier coup.

        Tout le problème est là, pour le moment beaucoup pensent que la peine de mort, au delà du fait qu’il représente la peine suprême est d’abord et avant tout le seul moyen d’écarter définitivement de la société un individu dangereux. La justice a pour rôle de remplacer la vengeance personnelle, les sanctions doivent être à la hauteur des actes commis. Pendant longtemps les pays appliquaient la règle « oeil pour oeil », tu tues alors tu meurs. Je ne crois pas personnellement que la mort soit une peine plus dure que celle de vivre toute sa vie en prison, c’est aussi pour cela que je suis personnellement contre la peine de mort. Mais parfois je me dis que la société est inconsciente en permettant que des individus dangereux se retrouver dans la nature après quelques années en prison et récidive, et la justice souvent pas assez sévère (à la place de la famille Trintignant je serais révolté de voir Quantat en liberté au bout de seulement 8 ans) après avoir assassiné sauvagement ma fille à coup de poing.

        En fait il faudrait trouver des moyens alternatifs permettant d’écarter définitivement de la société des individus dangereux dont on sait qu’ils peuvent à tout moment récidiver. Cela implique que l’on mettent en place les moyens de soigner ceux qui sont malades, de rééduquer ceux qui ne l’ont pas été (comme la femme pasteur dont tu parles) et savoir détecter ceux qui sont irrécupérables pour les écarter définitivement. Si l’on ne le fait pas alors la peine de mort risque de revenir (qui n’a jamais entendu souhaiter le rétablissement de la peine de mort pour certains crimes très graves). Sinon comment expliquer à une famille que son enfant a été violé et massacré (c’est ma plus grande inquiétude en ce moment) parce qu’un juge à autorisé que l’on remette dans la nature un délinquant sexuel à la fin de sa peine, parfois sans avoir été soigné et même sans suivi.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 28 septembre 2007 13:03

        @ IP115

        Merci pour le commentaire bien argumenté. Effectivement, au point de départ, je voulais m’attarder surtout au fait de la résolution qui doit être présentée par Romano Prodi aux Nations Unies. Puis, j’ai cherché quelques statistiques. Et de fil en aiguille... Je suis d’accord qu’il est quasiment impossible de trancher de façon binaire cette question. Mais en débattre, comme disait Patrick, est une ouverture que je ne voudrais pas refuser. Une partie de la problématique vient en effet de cette réalité que : la société est inconsciente en permettant que des individus dangereux se retrouver dans la nature après quelques années en prison et récidive.

        @ Le chat

        Vivant depuis tant d’années en voisin des États-Unis, j’ai pu voir évoluer le Canada - en termes des droits de la personne - et les États-Unis. Je crois que deux mondes nous séparent. Quelques États américains s’interrogent de plus en plus sur le maintien ou non de la peine de mort. Cette question évolue. Lentement mais sûrement. Les erreurs judiciaires y sont pour quelque chose dans cette évolution.

        Pierre R.


      • Avatar 28 septembre 2007 15:34

        Bonjour Pierre,

        Encore un très bon article sur un sujet délicat.

        Merci.

        N’oublions que la Chine et la Corée du nord sont de vraies championnes des exécutions.

        Et qu’il existe qq fois un business autour du « recyclage » des corps des condamnés (un rein=20 0000$, un foie=40 000$ !!!).

        http://www.amnestyinternational.be/doc/article490.html

        C’est une des raisons (y’en a plein d’autres : Tibet, libertés d’expression, esclavage des enfants, pollution...etc) d’être pour le boycott des JO en Chine dite « populaire ». Comme en 1980 pour les JO de Moscou.

        Pour répondre à IP115, les exécutions aux USA ne sont pas plus « humaines » qu’ailleurs (chambre à gaz, chaise électrique) ou la plus récente :

        http://fr.news.yahoo.com/afp/20070925/tts-usa-justice-execution-prev-3a9e4ab_1.html

        Faire assassiner un homme par un autre restera toujours un crime...

        Et comme « errare humanum est, perseverare diabolicum », il existe donc des innocents qui se font assassiner par l’état...depuis des siècles...

        Ca doit faire pas mal de monde...

        Un livre à lire sur le sujet : « Le pull-over rouge » de Perrault : la contre-enquête du dernier homme en France a avoir été décapité en 1976...

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Christian_Ranucci

        Cordialement,

        Avatar.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 28 septembre 2007 16:05

        @ Avatar

        Merci du commentaire. L’examen par la Cour suprême des États-Unis de la méthode d’exécution par injection mortelle, si elle ne mène pas à l’abolition de la peine de mort, devrait faire prendre conscience à la population de la cruauté de ce châtiment. C’est effrayant de penser qu’un condamné exécuté en Floride, Angel Nieves Diaz, a grimacé, frissonné, les yeux grands ouverts, avant d’être pris de convulsions et de mourir au bout d’une longue demi-heure : les aiguilles étaient trop enfoncées et les poisons avaient été injectés hors de ses veines. Ce cas mérite qu’on s’y arrête un instant. Cela se passe dans un pays civilisé.

        Pierre R.


      • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 16:29

        @ Pierre,

        merci de ta réponse à Avatar, je pense avoir trouvé un complément qui relate avec des points biens plus crues cette « mise à mort » sous forme de torture de Diaz à l’âge de 55 ans pour un meurtre qu’il a nié jusqu’à la derniére seconde.

        Voici le lien :http://jkn.com/View?j=763056.648604040808

        Bien à toi,

        Le Panda qui refuse toutes injustices surtout celles qui coûtent la vie.

        Patrick Juan


      • IP115 28 septembre 2007 16:46

        @Avatar

        « Pour répondre à IP115, les exécutions aux USA ne sont pas plus « humaines » qu’ailleurs (chambre à gaz, chaise électrique)  »

        Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dis, en l’occurrence je n’ai jamais dit qu’une exécution était une partie de plaisir, et j’ai me semble t’il été assez clair sur mon opposition à la peine de mort, peut être pas pour les mêmes raisons que toi je suppose.

        La peine de mort est un sujet de société difficile, où il ne suffit pas de dire « je suis pour » ou « je suis contre » pour avoir raison. C’est un sujet qui a mis plus de 2 siècles à aboutir en France, pays des droits de l’homme, où l’on condamnait encore à mort il y a moins de 30 ans.

        « Pour Jean-Jacques Rousseau (l’un des plus illustres philosophes du siècle des Lumières), le contrat social qui établit une société juste a pour objectif de garantir la conservation des contractants et de leur liberté. Pour réaliser cette fin la société peut recourir aux moyens qu’elle juge nécessaires. Le criminel en rompant son pacte vis-à-vis de la société cesse d’en être membre et devient en même temps son ennemi d’où il découle que la conservation de l’État nécessite son exécution.

        « D’ailleurs tout malfaiteur attaquant le droit social devient par ses forfaits rebelle et traître à la patrie, il cesse d’en être membre en violant ses lois, et même il lui fait la guerre. Alors la conservation de l’État est incompatible avec la sienne, il faut qu’un des deux périsse, et quand on fait mourir le coupable, c’est moins comme citoyen que comme ennemi. »
        - Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social, Livre II, chapitre V, 1762

        Ni Voltaire, Locke, Montesquieu ou même Kant n’objectent à ce principe. La lutte de la plupart des philosophes des Lumières contre les pratiques de leurs temps ne remet pas en cause la peine de mort, mais le plus souvent le déroulement des procès (où, selon eux, règnent la déraison et les passions religieuses) ou certaines pratiques jugées barbares comme la torture. Pour Hegel (Principes de la philosophie du droit, 1821), la peine de mort pour un meurtrier n’est qu’un acte de reconnaissance de l’humanité de ce dernier. »

        Aujourd’hui, 128 pays sont abolitionnistes de droit ou de fait tandis que 69 pays maintiennent au contraire la peine de mort dont en plus de ceux cités par Pierre la Russie, l’Inde, Le Japon, Taïwan, ... Certains pays l’ayant aboli envisagent même de revenir sur leur décision. La Pologne par exemple, ou encore le Canada où l’actuel premier ministre Stefen Harper est partisan de la peine de mort souhaite rouvrir le débat en proposant une consultation.

        Concernant l’humanité des exécutions, voila bien longtemps que la chambre à gaz et la chaise électrique on été remplacés par l’Injection létale (en 2006, sur 53 exécutions capitales, 52 l’ont été par injection létale. Elle n’est peut être pas parfaite mais elle a pour objectif de rendre le moins douloureux possible une exécution.

        Indépendamment du fait qu’il faille ou pas appliquer la peine de mort. Si je devais choisir entre une exécution par lapidation : « La lapidation s’applique comme peine capitale à l’adultère, au blasphème, au meurtre et à la prostitution. Elle consiste selon le cas en une défenestration ou en un caillassage jusqu’à ce que mort s’ensuive.

        Généralement cette forme d’exécution est publique, le supplicié est jeté dans une fosse ou enterré jusqu’à l’épaule. À tour de rôle ou en groupe les exécutants jettent des pierres de la taille d’un poing jusqu’à ce que mort s’ensuive. En Iran, le code pénal précise : Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance

        La mort par lapidation est un supplice auquel recourent encore certains pays où est appliquée la charia : le Nigeria, l’Arabie saoudite, l’Iran, le Soudan, l’Afghanistan, le Pakistan, les Émirats arabes unis. Des cas de lapidation ont aussi été signalés au Kurdistan irakien et au Népal (commis par la guérilla maoïste népalaise).  »

        Ou par injection léthale : « L’injection létale est un mode d’exécution qui consiste à injecter plusieurs produits à un condamné pour le tuer.

        Le docteur Julius Mount Bleyer propose cette méthode d’exécution dès 1888, à New York, mais elle ne fut pas acceptée. Suite aux pressions de la British Medical Association, elle fut également rejetée au Royaume-Uni.

        Le premier État des États-Unis à l’adopter fut l’Oklahoma, en février 1977, sous l’impulsion du docteur Stanley Deutsch, suivi du Texas la même année. Ce dernier l’appliqua la première fois le 2 décembre 1982, pour exécuter Charles Brooks. Depuis, la quasi-totalité des États l’utilisent. Elle est considérée par ses partisans comme une méthode moderne et humaine.

        De par le monde, de plus en plus de pays l’utilisent. On peut citer notamment la Chine et Taiwan en 1997, le Guatemala en 1998 et les Philippines en 1999. Plusieurs autres pays l’ont adoptée, mais ils ne l’ont pour l’instant pas utilisée.

        Le condamné est installé et sanglé sur une table matelassée. Dans certains États, les tables sont remplacées par des fauteuils, un peu comme ceux présents chez les dentistes, pour que le condamné soit plus confortablement installé.

        Une ou deux perfusions sont ensuite placées sur son bras, elle serviront à injecter les produits. Une série de trois injections est nécessaire pour exécuter le condamné :
        - la première, du thiopental sodique est injecté, elle est destinée à endormir le condamné
        - la seconde, du bromure de pancuronium, elle est destinée à paralyser les muscles et les poumons
        - la troisième, du chlorure de potassium, elle est destinée à provoquer un arrêt cardiaque. »

        personnellement, et même s’il y a encore quelques ratés dans le processus, je n’hésiterais pas une seconde !


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 29 septembre 2007 08:49

        @ Patrick

        Merci pour le lien. Ce cas en est un pathétique.

        Pierre R.


      • LE CHAT LE CHAT 28 septembre 2007 12:19

        Bonjour Pierre ,

        bon article sur ce sujet pas facile , les etats unis « pays phare de la démocratie » sont toujours bien placés au top50 des exécutions, donnant un solide argument aux régimes 100% tyranniques genre arabie saoudite pour ne pas changer . La chine mettrait elle son véto comme elle vient de le faire pour sanctionner la junte birmane ?


        • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 13:20

          @ IP 115,

          Le développé que vous faites à priori ne présente pas de faille, sauf peut-être sur votre derniére phrase, merci de me préciser le fond de votre pensée et votre action : "Faut-il mieux un innocent condanné et tué, plutôt qu’un coupable en liberté ?

          Merci de votre réponse qui nous permettra peut-être d’aller au-delà.

          Bien à vous

          Le Panda

          Patrick Juan.


          • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 13:37

            @ L’auteur,

            merci pour la question sur le musée, il fait comme les chats d’Agoravox cela avance à pas de félins. smiley

            Pour revenir au sujet, Pierre, je pense que IP 115, a raison sur un certain nombre de points. Combien d’entre nous avons été touchés par la mort d’un de nos enfants dans des conditions « scabreuses ».

            La position du Président Italien ouvre là peut-être la possibilité de mettre en place des peines planchées et irréversibles. Comment agirait l’un d’entre nous si son enfant ou un parent, voir ami, paierait de sa vie les « pulsions » de certains. Je n’ose écrire autre chose que ces derniers sont des monstres, parfois loin de la maladie attribuée.

            Il y a une vérité incontournable, personne au moment d’un tel acte ne peut être en posséssion de toutes ses facultés, dans le cas contraire il ou elle ne le commettrait pas.

            Comment réagir lorsque la chair de nos vies disparait en toute innocence, je ne veux pas me prononcer au stade du débat que je souhaite ouvert, mais je m’engage à livrer ma position avant la fin de ton article.

            La position de sagesse ou de réflexion qui s’imposerait serait de mettre en certains cas des forces de tous ordres pour diligenter les enquêtes afin de savoir qui est responsable de quoi ?

            L’article est de bonne facture, mais 2 sujets se mêlent celui de la valeur de la peine de mort, et celle de l’idéologie politique ou se lie le côté humaniste que nous pouvons avoir.

            Pierre, je note que cetaines de tes réponses orientent le débat à moins que je ne comprenne tout, je te remercie de me préciser cela.

            Le Panda

            Patrick Juan.


          • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 13:48

            @ Le Chat,

            Tu poses une question dans laquelle à mon sens mon gros minet se trouve la réponse. smiley

            Les chinois ne mettrons de véto en nul endroit, pourquoi ? Simple à comprendre quel que soit le conflit, ils possédent les moyens de perdre 1 milliard de personnes sans pour autant perdre l’équilibre de leur Nation.

            Merci gros matou, de me dire si aprés cela tu peux penser que ce qui effectivement se passant en Birmanie qui ressemble de plus à un génocide, mais aussi à un profit pétrolier pour des « escrocs modialistes » peut changer la vie des moutons que nous sommes ?

            Cordialement bien à toi, où est passé Gasty ?

            Peut-être en Birmanie, pour ramener des Chats, Birmans « Sacré-Chats » Mais de grâce Angora, restons sur le fil de Pierre sujet au demeurant passionnant.

            Le Panda

            Patrick Juan.


          • IP115 28 septembre 2007 14:04

            Je ne sais pas de quelle dernière phrase tu parles exactement, alors je vais répondre à ta question :

            « Faut-il mieux un innocent condanné et tué, plutôt qu’un coupable en liberté ? »

            J’ai dis plus haut que j’étais contre la peine de mort, le problème ne se pose donc pas.

            Ceci dit, lorsque l’on condamne un innocent, c’est une erreur, donc un cas particulier, et sauf très grande incompétence, la justice a aujourd’hui les moyens de ne pas se tromper. Enfin, n’oublie pas qu’un coupable dehors, c’est une victime innocente potentielle. Es tu prêt à payer de la vie d’un des tiens ce genre d’irresponsabilité ?


          • LE CHAT LE CHAT 28 septembre 2007 14:53

            @PANDA

            je n’attends rien de bon de la part des chinois , surtout pour nous les matous !et pas d’avantage des vietnamiens ! http://www.animaux-familiers.org/animal_machine/a_viande.html

            ces gens sont des chiens !


          • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 14:16

            @ IP 115,

            Je ne suis preneur ni de l’un ni de l’autre, je n’admets pas un coupable reconnu en liberté, ou un innocent enfermé, lorsque le dernier nommé passe un seul jour en détention, il est marqué à vie.

            Que tu sois pour ou contre la peine de mort, je puis le comprendre, merci de revenir au débat j’ai posé la question à Pierre en argumentant sur ton intervention, que j’approuve sur pas mal de point IP 115 smiley.

            Merci de m’indiquer si tu le veux, quelle seraît ta réaction, si l’un de tes enfants ou parents tombe sous les coups ou la pulsion de quelqu’un nomme le comme tu le veux ?

            Je serais désireux de connaitre ta position, je me suis engagé à livrer la mienne en fin de débat.

            A te lire cordialement,

            Pierre vient nous aider depuis le Canada, merci...quoi...que...

            Le Panda

            Patrick Juan.


            • IP115 28 septembre 2007 14:43

              « Merci de m’indiquer si tu le veux, quelle seraît ta réaction, si l’un de tes enfants ou parents tombe sous les coups ou la pulsion de quelqu’un nomme le comme tu le veux ? »

              Pour faire simple, pour moi la justice a deux fonctions :
              - se substituer à la vengeance privée au profit de la puissance publique,
              - permettre d’écarter de la société les individus dangereux.

              Je pense que c’est à la justice de faire son boulot, mais si elle ne fait pas alors je le ferais à sa place sans hésitation ... en tous cas je ne lui laisserais aucune chance de récidiver !

              c’est assez clair cette fois ?


            • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 16:07

              @ IP 115,

              merci de ta réponse, j’ai du la lire à 2 reprises pour comprendre le fond. Oui en la circonstance tu es clair, tout dépend de la confiance que tu puisses mettre en la justice d’où ce sont passés les faits.

              Dans le cas contraire tu deviens à ton tour un assasin conscient de tes actes ou tu agis aprés reflexion ?

              Donc les Nations Unies pouraient dire non à la peine de mort et celà serait la fin de tous les conflits, oû les principales victimes sont des civils et des enfants innocents, on peut effectivement toujours rêver...quoi...que...

              Au plaisir de te lire,

              Le Panda

              Patrick Juan.


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 28 septembre 2007 16:20

              Patrick

              Bien évidemment, si l’un de nos enfants était victime d’un crime odieux, nous aurions une tendance naturelle à vouloir d’abord nous faire justice ou d’exiger la peine la plus lourde pour l’assassin ou les assassins. Cela est naturel. Mais pourquoi Patrick, ne puis-je pas, dans le cas d’un crime contre mes enfants ou mon épouse ou mon père ou ma mère, me faire justice moi-même ? Pourquoi la société me l’interdit ? Ne serait-ce que justice de me faire justice moi-même. Et de là la spirale. Où commence et où s’arrête ce droit qu’on voudrait individuel de se faire justice ?

              Poursuivant dans le même raisonnement, pourquoi un procès ? Allons au plus court. Œil pour œil, dent pour dent. S’il n’y avait un cadre judiciaire pour assurer l’équilibre fondé sur la présomption d’innocence, dans quelle société vivrions-nous ?

              En terminant Patrick, je mesure bien le danger d’une argumentation fondée que sur le droit. Pascal écrivait : Deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison. Il y a oui les émotions. Mais alors à quel prix ?

              Pierre R


            • Guil 28 septembre 2007 16:47

              N’oublions pas que, la plupart du temps, un innocent condamné EST un coupable en liberté : si le crime a vraiment eu lieu (s’il s’agit d’un meurtre avec cadavre ce serait difficile à simuler...) et qu’un type innocent est condamné pour ça, ça signifie que le vrai coupable, lui, est toujours en liberté quelque part.

              Opposer le coupable en liberté et l’innocent emprisonné pour déterminer celui qu’on « préfère » n’a donc pas de sens, car les deux sont intimement liés.


            • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 16:52

              Pierre,

              ton argumentation est des plus valable, Pierre et il ne m’appartient point sur un sujet aussi délicat de prendre position pour quelqu’un d’autre qui soit victime émotive ou pas.

              Je tente avec mes modeste moyens de citoyn du monde, de ne pas faire de distinction entre les peuples. Je suis intervenu en complémént de ta réponse à Avatar, oui il y a des faits intolérables. Je suis en parfait accord avec les divers témoiganges ou presque, pour aller au direct, faut-il alors croire à la séparation des pouvoirs entre Etats « Justice et Législatif » j’avoues modestement ne pas trop y croire.

              Les U.S.A. leurs dirigeants tout du moins ceux en place en ce moment auront faient en 4 ans autant de morts innocents que la guerre du golfe. Qui doit-on condanner et comment ?

              Les donneurs d’ordres, les exécutants, ou sévir un peu plus tel que c’est le cas en Birmanie actuellement.

              La Chine et la majorité du G8 se moque de la condition humaine et ne cherche que du profit. Je rentre de l’étranger tu le sais, je puis assurer que le malaise aux niveaux des crimes et violences volontaires est en augmentation de plus de 12% sur les 2 années qui viennent de s’écouler.

              Pierre il faut savoir aussi écouter entendre, les masses des peuples qui pleurent leurs enfants que défendre les institutions qui sont censées fairent régner l’ordre. De grâce Pierre élargissons le débat, et admettons que ceux qui sont assasinés d’une maniére ou d’une autre sont en majorité des innocents.

              Alors ensuite essaye de faire comprendre à ces gens que les droits sont universels nous serions lynchés, c’est cela la réalité, même s’i existe des drames, il y a des génécides bien plus graves sur lesquels les Etats ferment les yeux.

              J’apprécies la qualité de ta tribune libre, merci de ta réponse, si tu le souhaite.

              Le Panda

              Patrick Juan.


            • IP115 28 septembre 2007 16:57

              « Poursuivant dans le même raisonnement, pourquoi un procès ? Allons au plus court. Œil pour œil, dent pour dent. S’il n’y avait un cadre judiciaire pour assurer l’équilibre fondé sur la présomption d’innocence, dans quelle société vivrions-nous ? »

              Et bien non, la justice a justement pour rôle de se substituer à la vengeance privée et c’est pour cela qu’il est absolument indispensable qu’elle soit bien rendue. Les coupables doivent être condamné avec une sévérité correspondante à la gravité des faits. Les vengeances privées ne sont faites que lorsque la justice a été mal ou même pas rendue ...


            • L'enfoiré L’enfoiré 28 septembre 2007 17:06

              @Pierre,

              Merci pour la recherche qui comptabilise tout cela de par le monde. Je dois avouer que je suis un peu resté sur ma faim. En fonction du titre, je m’attendais dans l’article à un « push », une révélation et à une réponse à son titre.

              On peut la déduire, bien sûr, ce sera « non ». Il y a trop de veto dans l’air faites par des « monstres sacrés ».

              Tant que les intérêts resteront à la pointe des impératifs des grands argentiers et de la finance, le « niet » est assuré.

              Dans les pays que tu as sités, il y a « curieusement » les US, un pays qui se dit démocratique.

              Pourquoi ? Je crois que tu peux le confirmer. Il s’agit d’un peuple complètement différent sur les bords et en son centre. Le fait de posséder des armes à profusion est une autre preuve qu’ils n’ont aucune confiance en la justice.

              La série des « Justiciers » avec feu Charles Bronson avait fait un tabac à l’époque. Une autre preuve.

              Les enrollements dans la guerre en Irak au début. Encore une.

              Les armes sont évidemment un pis-aller. On donne les « jouets » et on s’étonne que cela puisse un jour se retourner contre son « ego ». Alors c’est le drame. la vengeance est sur le plateau. Le temps efface tout et on recommence.

              Quel manque de recul ! Quel hypocrisie !

              Alors est-ce le genre humain qui devrait se retrouver devant la justice ? Question d’extrapolation, mais qui a le mérite d’exister.

              Nous avons gagné ce petit grain en plus dans le chapeau. Ce qu’on a perdu, on en parle peu. On a de l’orgueil dans le genre humain !

              Un animal, c’est sa belle et son petit, à la rigueur sa tanière qu’il défend. C’est rare qu’il en arrive à occire son congénère. Il y a encore l’instinct de conservation qui joue.

              Du côté de la Chine, qu’elle ne veulle pas intervenir ou qu’elle se retire sur la pointe des pieds dans l’affaire birmane, c’est normal. Elle pourrait se retrouver dans la même situation plus tard.

              Désolé j’ai un peu ouvert le débat. Panda et IP ont bien parlé. Je n’allais pas répéter. smiley La fameuse « ingérence interdite » dans les états en sauvent plus d’un.

              Espéront que l’économie aura quand même un jour un aspect positif.


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 28 septembre 2007 19:25

              @ L’enfoiré

              Deux vétos : il faut s’attendre à ce que la Chine et les États-Unis opposent leurs vétos. Il y a d’autres angles sous lesquels j’aurais pu aborder la question : par exemple, celui de l’effet de dissuasion ou non sur la criminalité, sur la délinquance, ou sous celui de l’erreur judiciaire en termes de statistiques. Comme je l’ai expliqué à IP115, je suis parti d’un événement que j’ai développé sous l’angle des données statistiques.

              C’est un sujet vaste et comme plusieurs l’ont fait remarquer, fort sensible. Comme à mon habitude, je m’en suis tenu à un exposé froid des faits. Mais le sujet permet à tout le moins, pour ceux que cela touche, d’approfondir leur réflexion. Amicalement

              Pierre R.


            • stephanemot stephanemot 28 septembre 2007 15:55

              Si ce moratoire n’a guère de chances d’aboutir à l’ONU, il peut trouver une autre tribune le temps que les mentalités évoluent et les leaders changent (ex convention ad hoc type Kyoto).

              Plutôt que de rester bloqué ou d’avaler des compromis inacceptables (dans l’esprit de celui proposé par les jumaux de Varsovie), cela aurait le mérite de pointer du doigt les mauvais élèves (the usual suspects).


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 28 septembre 2007 16:27

                @ Stephanemot

                Entièrement d’accord. Il faut compter sur l’évolution des mentalités, sur l’évolution du droit, des lois et de la jurisprudence. Il est dommage que les frères Kaczynski, en campagne électorale, aient préféré saboter cette journée pour se rapprocher de la droite polonaise ultra-religieuse. Les frères ont l’art de mettre la Pologne au premier rang de l’actualité, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Amnesty International demande aux autorités polonaises d’honorer leurs obligations internationales et de respecter leurs engagements en ce qui concerne l’abolition de la peine de mort.

                Pierre R.


              • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 19:54

                @ Pierre,

                le sujet est trés loin d’être mal présenté, il prend des orientations en fonction des interventions des commentateurs.

                Avec les points forts qui te caractérisent Pierre tu sais parfaitement ou presque interpréter ton rôle d’essayiste.

                C’est une qualité bien rare, pour que cette derniére ne soit pas soulignée, mais je souhaiterais que tu élargisses le débat, lorsque l’on constate que la France ce jour vient de condamner la Birmanie et qu’aucune sanction grace au véto de la Chine, des U.S.A. de la Pologne, ne voit le jour c’est un scandale, qui peut laisser penser que le crime paye.

                Dans ces cas précis il faut ouvrir le débat plus en profondeur et se poser des questions du style qui est encore coupable et de quoi ?

                Il ne suffit pas de relater des faits en objecteur de conscience, mais de tenter de faire comprendre qu’il peut exister des solutions démocratiques et consultatives.

                A te lire..

                Le Panda qui admet bien des choses et qui demande juste un peu de clémence pour des victimes et surtout le respect de l’autre.

                Patrick Juan.

                Nous essayons d’être les réflecteurs du silence d’or de certains. Pour dénoncer des situations plus que morbides mais réalistes.


                • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 28 septembre 2007 20:01

                  @ Patrick

                  Je ne peux que m’incliner et je prendrai en compte cette remarque pertinente : élargir le débat. Je suis heureux de constater que déjà ce débat s’ouvre, mieux par ailleurs que je n’aurais su le faire, en lisant les excellents commentaires formulés ici, aujourd’hui. Merci. Amicalement

                  Pierre R.


                • jpeg 28 septembre 2007 20:38

                  que fait’on avec les recidivistes les tueurs sadiques les tueurs d’enfants et de personnes agees avec les tests ADN l’erreur est pratiquement impossible et les prisons ne sont pas si sures que ça il y a des evasions ne faut’il pas assurer la securitee de la population plutot que le bien etre des meurtriers pour un certain nombre de personnes le tueur compte plus que la victime apres tout elle est morte et enterree


                  • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 22:27

                    Pierre,

                    je pense que le décalage horaire, provoque avec la fatigue d’un sujet aussi important un certain voile. Ton article me raméne à des souvenirs où dans la guerre ou la révolution, les lois n’ont aucune place, c’est comme les gens qui ont de l’ambition qui y croient donc ils ont plus de probabilité d’y arriver que des personnes moroses ou tristes.

                    Ton article et certains commentaire me font penser au fameux film de Cayatte : Mourir d’Aimer, avec ses contours de plaisirs et la tristesse de fin, par contre le débat fut passionnant et le théme du débat fut : As t-on le droit de mourir à tout âge, puisqu’il n’y a point d’âge pour aimer ? Voici le lien du film sur les écrans à nouveau : http://www.allocine.fr/theme/default_gen_id=411623&txt=film%20mourir%20d%20aimer.html

                    Cette soirée me marque autant car presque 30 ans plus tard je m’en souviens, les années ont passées pour chacun mais l’amour passe les frontiéres et lorsque cela fonctionne même au-dessus des guerres cela fait un chef-d’oeuvre tel : Autant en emporte Le Vent.

                    En ce qui me concerne trop de liberté nuit à la liberté lorsque certains n’arrivent à la canaliser, trop de pouvoir en toutes circonstances tue assasine les plaisirs d’un quotidien qui pour certain est plus qu’incertain.

                    Oui je te quitte ce soir toi, comme les autres à demain si je dispose d’un moment, je ne sais pas suivre plusieurs fils à la fois 2 tout au plus 3. Merci encore pour ta vision des choses ton courage à démontrer le chemin du bonheur qui reste simple et que certains compliquent à loisirs.

                    J’ai promis de donner mon sentiment à la fin de ton article je le ferai, c’est promis.

                    Amicalement,

                    Le Panda

                    Patrick Juan.


                    • Le Panda Le Panda 28 septembre 2007 23:49

                      Pardon Monsieur Rex,

                      en premier lieu, merci de vous être rendu sur notre site. Ensuite, je n’ai pu me rendre sur le vôtre et pour cause. Mais veuillez m’excusez de vous demander pardon, dans la mesure ou vous adressiez pas au Panda.

                      Il est vrai, que je dois être niais au point de rechercher qui est qui ?

                      Plutôt que débattre sur le sujet de l’Auteur de cet article, pour qui j’ai bien de l’Amitié, donc encore une fois mille excuses, dans la mesure ou votre talent ne s’adresse pas à moi, modeste personne.

                      Le Panda.

                      Patrick Juan.


                    • Le Panda Le Panda 29 septembre 2007 11:53

                      @ Reix bonjour,

                      cela s’appelle de la politesse. Le fond d’un accent merci de me l’avoir signalé. Mon, nôtre site comporte quelques milliers de pages et avance modestement.

                      Toutefois le concours de chacun est précieux, dans la mesure où vous disposiez d’un peu de temps et de capacités, vous êtes le bienvenu au club des Pandas. Nous ne doutons pas, que de nombreuses pages puissent comporter des fautes ou erreurs, nul doute que si votre compétence alliée à votre savoir nous aide trouver ici l’expression de nos remerciements. Merci de relire votre réponse, sûrement dû à l’heure matinale juste un peu plus de 6h, il comporte des manques de mots et quelques fautes soit dit juste en passant, ou des fautes de frappe, utilisez-vous un clavier « azerty ». Je ne suis pas professeur de français.Donc la réponse n’est pas obligatoire, car non notée.

                      Bien à vous smiley

                      Le Panda au service de tous.

                      Patrick Juan.


                      • Le Panda Le Panda 29 septembre 2007 12:09

                        Pierre bonjour,

                        merci pour la qualité de ton article, je me suis rendu sur ton site pour y laisser ce commentaire, puis je me suis dit : Non.

                        Je me suis engagé à le faire ici voici donc ma conclusion sur la peine de mort. Ne croyant pas en la justice des Nations d’où quelles soient. Sur l’action à chaud, je pense que je suis pour « la peine de mort » lorsque celà touche un enfant quel qu’il soit, ou une personne dans l’impossibilité de se défendre.

                        Dans le feu de l’action, je crois que je le ferai, mais heureusement pour moi et les miens, je n’ai pas eu à pâtir de ce malheur. Il faut simplement admettre que le coeur a ses raisosn que la raison ignore. Je ne voudrais pas non plus que la sentence ultime puisse être appliquée à une personne sans être persuadé à 100% de sa culpabilité, de plus « tuer » une persone 5/10/15 ans aprés les faits ne sert plus à rien, car nous n’avons plus la même personne, l’évolution est peut-être positive ou négative, mais ce n’est plus la même personne.

                        A mon modeste sens les Nations-Unies doivent dire « NON » à la peine suprême, le fait de marquer un moratoire international, ne peut qu’ouvrir la réflexion humaine et considérer les actes en les plaçant dans leurs contextes. Il faut essayer de ratisser au plus large sur des sujets aussi épidermiques à tous les stades.

                        Merci, pour ce débat passionnant, espérons qu’il serve juste un peu, j’ose croire que c’est ton et le but de tous les intervenants.

                        Amicalement,

                        Le Panda

                        Patrick Juan

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