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Les sentinelles éternelles

Cela fera bientôt trente ans qu’elle est enfouie là, à quelques centimètres sous terre, en bordure de la petite route qui longe le champ et s’enfonce ensuite dans la forêt. Elle n’a pas bougé, elle n’a pas rouillé, rien ne l’a endommagée ou désamorcée. Elle est comme endormie, mais en fait elle attend…

Cela fera bientôt trente ans qu’elle attend, patiemment, qu’un infortuné vienne la réveiller. Pour elle, n’importe qui fera l’affaire, le premier qui passera et aura le malheur de poser le pied sur elle, parce qu’il ne savait pas qu’elle était là, tapie juste en dessous de lui, ou parce qu’il n’est qu’un enfant qui avait momentanément oublié qu’on ne peut pas jouer ou se promener partout en toute sécurité.

Depuis toutes ces années, elle a bien failli exploser plusieurs fois, mais le destin en a décidé autrement. Son heure n’était pas encore venue. La première fois, c’était cette villageoise qui l’a ratée de peu. Elle a eu de la chance, voilà tout. Peut être en a-t-elle eu moins le jour suivant, ou quelques centaines de mètres plus loin. Puis c’est un gamin qui n’est passé qu’à quelques centimètres d’elle. Puis un buffle insouciant. Qui aurait regretté un buffle, de toute façon, à part son propriétaire, pour qui la bête représentait un outil de travail coûteux et indispensable à sa survie quotidienne et à celle de sa famille ?

Alors pour l’instant, elle est là et elle attend. Un jour, c’est sûr, quelqu’un va se faire avoir. Si ce n’est demain, ce sera la prochaine fois. Ce n’est qu’une question de temps… A moins que les équipes de démineurs ne parviennent à la dénicher avant. Parfois, ce sont les démineurs eux-mêmes qui se font avoir. Ils ont beau prendre toutes les précautions, porter des équipements de sécurité et vérifier leur matériel de détection avant chaque utilisation, cela ne suffit pas toujours à assurer leur parfaite sécurité.

Au Cambodge, on les appelle les sentinelles éternelles. Des mines comme elles, ce pays et tant d’autres en sont toujours truffés. La plupart sont enterrées, et il peut y en avoir partout, dans les champs, les forêts, près des routes. Il y en a encore des millions de part le monde, qui attendent leur tour pour exploser et tuer, ou mutiler à vie, des hommes, des femmes et des enfants, des civils dont la vie va soudainement basculer dans l’horreur, et pour qui la guerre continue encore, même quand elle est, depuis longtemps, officiellement terminée.

Des pays minés, il y en a énormément, et sur presque tous les continents. Le Cambodge est en tête, avec l’Angola, la Bosnie, et l’Afghanistan, des pays les plus touchés. Depuis tout petits, les enfants cambodgiens et des autres pays minés connaissent bien le panneau rouge à la tête de mort, dont l’avertissement est toujours traduit dans la langue du pays, que l’on rencontre un peu partout, qui fait désormais partie du paysage mais agresse toujours autant le regard. Au Cambodge, le déminage a pris du retard, et l’on estimait en 2007 qu’il faudrait attendre 2020 pour que soit enfin neutralisée la dernière des quelques millions de mines restantes dans le pays, sur les neuf millions qui y auraient été enterrées.

Encore quelques millions de mines qui attendent leur heure, encore quelques millions de vies potentiellement brisées…

 

 

La guerre est déjà en soi une chose horrible, et le plus insensé est que, l’histoire de l’humanité étant intimement liée à celle de ses conflits, il existe par conséquent une histoire de l’évolution technologique des armements.

Difficile, donc, de dire sans voir le côté absurde de la situation que la fabrication des mines fut améliorée au fil du temps. Et pourtant, l’industrie de la guerre semble comporter, elle aussi, sa branche « recherche ».

L’ancêtre des mines aurait été inventé dès le 3ème siècle en Chine. Différentes versions se sont ensuite développées au Moyen Age et durant les siècles suivants, mais c’est lors de la guerre de Sécession aux Etats-Unis que les premières mines dotées d’un détonateur moderne firent leur apparition.

Puis les premières mines « antipersonnel » sont apparues lors de la première guerre mondiale. Elles servaient alors à protéger les champs de mines anti-chars.

Au départ, les mines antipersonnel n’ont donc pas été utilisées contre les populations civiles, mais à des fins purement militaires, afin que les mines anti-chars ne puissent être déterrées par les troupes ennemies mais aussi pour défendre les frontières, les ponts ou les camps, et pour entraver les déplacements des troupes ennemies.

Elles furent conçues pour blesser gravement, mais non tuer, car l’idée était de détourner d’autres soldats de leur mission, et ainsi ralentir l’avancées des troupes, tandis qu’ils venaient en aide au blessé. Cependant, quand on sait qu’il suffit d’une pression de cinq à quinze kilos pour déclencher une de ces mines, on comprend qu’un très jeune enfant ait toutes les chances d’y passer.

Ce n’est que plus tard que les mines antipersonnel ont commencé à être sciemment utilisées contre les civils, pour les terroriser, leur empêcher l’accès aux champs, et empêcher les mouvements de population, lors de conflits internes.

Elles furent miniaturisées pendant la deuxième guerre mondiale, et devinrent au fil du temps de plus en plus sophistiquées.

 

Des mines, il y en a de toutes sortes. On a développé, par exemple, des mines que l’on peut larguer par avion. Ce système rend tout repérage de l’emplacement de la mine impossible à effectuer, puisque personne ne sait où elle a atterri. Et comme on n’arrête pas le progrès, des mines dites « intelligentes » furent également conçues. Ce n’est pas une blague, on les a vraiment nommées ainsi. Certaines sont programmables, d’autres sont supposées s’autodétruire après un certain laps de temps. Le problème, c’est que nombre de ces mines, visiblement pas si intelligentes que ça, ne se désactivent pas comme prévu. De toute façon, même si l’on utilise désormais ce type de mines intelligentes, on ne peut pas nier qu’elles ont tout de même été fabriquées et enterrées dans l’unique but de blesser ou tuer, et non juste pour demeurer sous terre pendant quelques temps, en attendant de s’autodétruire bien gentiment. De plus, cela n’empêche pas les autres mines, les « stupides », d’être toujours là, enfouies sous terre depuis les conflits qui ont motivé leur utilisation, et de continuer, au fil du temps, à faire de nouvelles victimes de part le monde. Les belligérants préfèrent d’ailleurs utiliser celles là, en raison de leur coût moins élevé.

Combien de temps encore cette situation, dans laquelle il n’est fait aucune distinction entre civils et combattants, va-t-elle durer ? Plusieurs pays continuent de produire ou d’utilisent des mines, pourtant interdites par la convention de 1997, appelée aussi Traité d’Otawa, qu’ils ont refusé de signer.

Les mines antipersonnel ont été, et sont toujours, d’autant plus utilisées que leur fabrication est facile, et leur coût de revient très faible. Il n’est souvent que de trois dollars seulement. Les mines sont également fabriquées de manière artisanale dans les pays où se battent des groupes rebelles. En revanche, les détecter et les déterrer revient à plusieurs centaines de dollars pièce. Cette détection et destruction des mines antipersonnel est rendue obligatoire par la Convention de 1997 : « Chaque Etat partie s’engage à détruire toutes les mines antipersonnel, ou à veiller à leur destruction, conformément aux dispositions de la présente Convention. »

(Article 1)

Cependant, beaucoup de pays touchés par les mines ne peuvent assumer seuls ces coûts de nettoyage des sols, et comptent sur l’aide financière des ONG et sur la bonne volonté des pays développés.

Il existe donc, heureusement, des organismes qui se battent pour faire définitivement interdire les mines de toute nature. Parmi ces organismes, citons par exemple deux ONG : Handicap International, qui se bat pour l’élimination totale des mines antipersonnel et des bombes à sous munition (interdites par le Traité d’Oslo en 2008), ou le HAMAP (Halte Aux Mines Anti Personnel). Il faut citer également le CMAC cambodgien, créé en 1992, financé par l’aide internationale et devenu véritablement un expert du déminage, ou le MAG britannique. Il en existe d’autres, et chacun contribue autant qu’il le peut à nettoyer la planète de ces millions de pièges potentiellement mortels qui l’infestent.

Leur lutte est parfois médiatisée par l’action de personnalités, comme ce fut le cas lorsque la Princesse Diana s’engagea à leurs côtés à la fin des années 90, en se rendant notamment en Bosnie et en Angola. La mise en place de la Convention d’Ottawa doit beaucoup à son engagement.

De plus, les associations regroupées au sein de la Campagne Internationale contre les Mines Antipersonnel, ont reçu conjointement, en 1997, le Prix Nobel de la Paix.

La convention de 1997 oblige donc les pays à déminer leurs sols, ou les pays possédant des stocks de mines à les détruire. Elle autorise cependant aux pays signataires la conservation d’un certain nombre de mines dans le but de mettre au point des méthodes de détection et former les démineurs.

Ces méthodes de déminage sont variées. Elles peuvent être manuelles, avec une détection centimètre par centimètre au moyen d’un détecteur de métaux. Cette méthode, qui peut donner l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin, est toutefois la plus fiable (même si le détecteur s’affole au moindre bout de métal, monopolisant alors l’attention des démineurs et retardant encore davantage les opérations).

Après le passage du détecteur, on enfonce, en prenant mille précautions, une tige pour sonder le sol. Il ne faut surtout pas que la tige déclenche le détonateur ! Dès qu’elle touche l’objet, les démineurs, retenant leur souffle, s’activent et commencent à le déterrer prudemment.

« Je l’avoue, j’ai toujours peur des mines, mais je travaille lentement et minutieusement, j’ai confiance dans nos équipements. » confiait en 2004 Suon Sambath, démineur au CMAC depuis 1993.

Il existe également des robots démineurs, des chiens démineurs, mais également des rats géants, dressés eux aussi pour retrouver les munitions.

Quand ce n’est pas les villageois qui décident de s’en charger eux-mêmes avec les moyens du bord, car ne pouvant continuer plus longtemps à se priver des champs qu’ils ont besoin de cultiver.

La détection des mines est parfois rendue très difficile par le fait que certaines n’ont pas été fabriquées avec du métal, mais du plastique. De plus, les techniques de déminages évoluent malheureusement avec plus de lenteur que les améliorations technologiques apportées aux mines.

Aussi importante que la détection et la destruction des mines est la prévention au sein de la population. Des programmes éducatifs, comme les PEPAM (Programmes d’Education pour la Prévention des Accidents par Mines) existent dans les pays minés pour informer la population des dangers qu’elle encoure. Cette prévention est d’autant plus importante que les survivants des mines, en plus de leur grave handicap, n’ont ensuite pas les moyens d’assumer les frais médicaux, les prothèses… C’est encore plus dramatique pour les enfants, évidemment. Un enfant grandit vite, alors sa prothèse, si toutefois il a la chance d’être appareillé, doit être changée tous les six mois. Un adulte doit la remplacer tous les trois ou cinq ans.

Il est donc très important que les gens, en particulier les jeunes enfants, se montrent extrêmement prudents, et apprennent les gestes qui peuvent les sauver avant qu’il ne soit trop tard, comme par exemple savoir reconnaître les mines pour ne pas les confondre avec des jouets.

Au-delà du grand nombre de victimes que font les mines chaque année, il faut également prendre en compte le traumatisme de la population de la zone minée, qui se traduit par exemple par la peur d’aller chercher l’eau dont on a besoin, ou l’appréhension qu’on peut ressentir quand on va cultiver un champ qu’on ne peut se permettre de laisser en friche, en ne sachant pas si ce champ est miné ou non... Beaucoup de paysans préfèrent à juste titre ne pas y aller et laisser les terres à l’abandon, mais dans ce cas c’est toute la communauté qui, faute de revenus suffisants, s’appauvrit de plus en plus, voire même sombre dans la misère.

C’est donc toute l’économie du pays qui est, longtemps encore après le conflit, gravement handicapée par la présence invisible et sournoise des mines.

La Convention d’Ottawa a fait son chemin, et l’utilisation des mines antipersonnel dans les conflits actuels est en diminution. Cependant, il est grand temps que la dernière des mines soit enfin déterrée et détruite, et que le dernier pays utilisateur ou producteur se décide enfin à stopper complètement et de façon définitive le recours à ces engins de mort, qui touchent à 80 % les civils, dont beaucoup d’enfants.

Il est temps que les enfants qui vivent dans les zones touchées puissent enfin recommencer à jouer où bon leur semble, sans devoir garder en permanence à l’esprit l’éventualité de sauter sur une mine, sans que l’on doive leur inculquer la peur afin de leur sauver la vie.

Et qu’on ne puisse plus jamais lire de témoignages d’hommes, de femmes et d’enfants donc la vie à subitement basculé dans l’horreur, parce qu’ils ont eu le malheur un jour, un simple jour de malchance, de poser le pied juste à l’endroit où il ne le fallait pas…

« Après l’explosion, j’ai vu de la fumée. J’étais à terre et je ne comprenais pas ce qui arrivait. C’est seulement lorsque j’ai tenté de bouger que j’ai compris que je perdais du sang. »

Lay Sokhum, 14 ans. Cambodge. (1)

« Je n’ai pas réalisé tout de suite ce qui s’était passé. Au début, je n’ai ressenti aucune douleur, mais lorsque j’ai baissé les yeux, j’ai vu que l’explosion avait arraché la moitié inférieure de ma jambe gauche. »

Vairavanathar Gengatharan, 53 ans. Sri Lanka. (2)

« Ma mère m’a demandé d’aller au marché avec ma sœur pour acheter des médicaments pour mon père malade. Nous sommes passées par un chemin que j’avais déjà emprunté très souvent… » 

Suk Ratha, 15 ans. Cambodge. (3)

Notes de l’article, liens utiles, et sources de l’article.

« Sénégal : le triste sort des victimes de mines . »

Documents joints à cet article

Les sentinelles éternelles

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46 réactions à cet article    


  • morice morice 10 septembre 2009 10:54

    excellent rappel, il faut bannir l’usage de ces engins de mort, et obtenir des Etats qu’ils cessent d’en produire. La convention d’Ottawa on s’assied trop dessus. Ce ne sont jamais les militaires qui pâtissent le plus de ces engins. Au Liban, pendant l’offensive de 2006 on a déversé des milliers que les gamins ramassent car bien entendu leurs couleurs ou leur façon de se présenter attirent les regards. Ceux qui ont créé ça sont des fêlés. 


    • Surya Surya 10 septembre 2009 12:09

      Tout à fait d’accord, ce ne sont en effet jamais les militaires qui en pâtissent le plus, de plus de nos jours elles sont aussi utilisées sciemment contre les civils, et non plus seulement dans le cadre d’opérations militaires comme à leurs débuts. Et même si c’était uniquement le cas, une fois le conflit achevé, ceux qui les ont posées ne viennent pas les déterrer, et c’est les civils qui en subissent ensuite, et pendant des décennies, les conséquences.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 septembre 2009 18:55

      Ordonner la mise en place de ces mines devrait être considérer comme un comme un crime de guerre. Par tous les tribunaux. On ne peut pas faire une loi rétroactive, mais je m’étonne qu’aucun mouvement terroriste n’ait eu l’idée abominable d’aller faire exploser une ou des usines où l’on fabrique ce matériel. Idée abominable, car on tuerait des innocents. Qu’un pouvoir légitime cibler les responsables de la décision de les implanter ne me semblerait pas aussi intolérable.



      Pierre JC Allard




    • lord_volde lord_volde 10 septembre 2009 19:06

      La raison en est simple, c’est que c’est justement les terroristes planétaires qui fabriquent, vendent et tuent des civils innocents. Ils ne vont tout de même pas détruire leur arsenal de la mort sous prétexte de lutte contre les conséquences desastreuses et les drames insupportables que ces armes interdites provoquent.


    • hans 10 septembre 2009 19:29

      merci Pierre vous avez raison, j’ai entendu un témoignage sur FI d’une entreprise performante faisan des « plastics » à partir de mais ( genre sachet)....
      question : quel est votre produit le plus vendu ??
      réponse les « pins » de golf (gros clou placé sous la balle )
      question plus insistante puis :
      des enveloppe de grenade et de mines indétectables......
      c’est en france


      voilà moi je fais pas la mine je fais juste la boite....


    • Philou017 Philou017 10 septembre 2009 20:37

      Pourquoi se priver d’un peu d’anti-américanisme primaire ?

      Les Etats-Unis ont été les premiers à refuser l’interdiction des mines personnelles. Les premiers, mais pas seuls, car leur exemple en a entrainé d’autres. « Si les Américains le signent pas, pourquoi on le signerait nous ? »

      Sans doute un exemple de l’humanisme profond de ce qu’on appelait « la plus grande démocratie du monde » il y a peu.


    • Philou017 Philou017 10 septembre 2009 20:45

      lord-volde : bien sûr, les américains notamment sont les champions toute catégorie des pires inventions pour tuer et massacrer dans tous les domaines. Ils font même des manuels pour apprendre à torturer.

      Tout ceci, glorifié par leurs séries et leurs films, qui se complaisent à mettre en scène des rambos puants ou des tueurs déguisés en héros.

      Et qu’on ne vienne pas me dire que les autres font pareil.
      Imités parfois, mais jamais égalés.


    • abdelkader17 10 septembre 2009 21:00

      @Philou07
      salut disons qu’ils ont été à bonne école,à l’école militaire des Amériques à Panama durant les années 70 ou des instructeurs Français anciens tortionnaires de la bataille d’Alger et d’Indochine auront pu offrir des cours théoriques à leurs applications pratiques pendant les guerres coloniales,doctrines de guerres contre révolutionnaires et anti communistes.
      Voir à ce sujet l’excellent la bataille d’Alger de Pontecorvo.
      Marie Monique Robin escadron de la mort l’école Française, ces instructeurs ont aussi formé des officiers des dictatures de droite du cône sud (Amérique latine opération condor)
      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_militaire_des_Am%C3%A9riques
      voir aussi Roger Trinquier la guerre moderne


    • lord_volde lord_volde 11 septembre 2009 01:11

      @ Philou
      100 % d’accord avec toi.


    • abdelkader17 10 septembre 2009 11:21

      Les mines anti personnel ne sont pas faite pour tuer mais mutiler.
      Morice les sionistes sont un cas à part la législation internationale ne s’applique à cet état fantoche,ils peuvent donc se permettent toutes les saloperies sans aucun risque de sanction.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 10 septembre 2009 11:28

        Bonjour Surya,

        « des mines dites « intelligentes » furent également conçues. Ce n’est pas une blague, on les a vraiment nommées ainsi. » C’est parado-sale de voir ces bruts imbéciles produire des machines plus intelligentes qu’eux.. ! l’industrie militaire est bien suffisamment riche pour assumer elle m^me le nettoyage des zones concernées et ne manque plus qu’un organisme de prévention mondiale assez puissant pour imposer cette politique. En fait, il faudrait que les Ong médicales qui suivent de très près l’armée, entreprennent de la devancer sur le terrain. En effet, la vision du terrain avant le passage des militaires devrait suffire à les décourager d’agir.

        Quand je pense que la plus brillante personnalité future reine d’angleterre, au service de cette cause est morte contre un pylône sous un pont parisien, poursuivie par une armée de voyeurs obsessionnels au service du public. De là à dire que chaque hebdomadaire pipole participe au financement et à la pose d’une mine intelligente dans un territoire encore vierge mais regorgeant de matières premières indispensables à notre croissance avec les dents, il n’y a qu’un pas...que je franchis coup-rageusement ! ( avec tout le respect que je leur doigt...)

        Surya, vous êtes bonne à lire. L.S.


        • Surya Surya 10 septembre 2009 11:39

          Oui, bien d’accord, mais j’imagine mal les militaires en temps de guerre accepter qu’une ONG médicale leur mette des bâtons dans les roues... Je ne pense pas que les ONG aient le pouvoir de le faire, si déjà on n’arrive pas à obtenir que tous les pays sans exception signent la Convention d’Ottawa. De plus, même si c’était possible, cela n’empêcherait pas le largage de mines par avion.
          Je crois que les militaires savent s’y prendre pour recruter parmi les personnes les plus diplômées et les plus inovatrices. Parfois ça a du bon (c’est tout de même les militaires américains qui ont inventé internet, enfin l’ancêtre de notre internet, je sais plus quand, à la fin des années 60 je crois) et parfois ça donne des trucs vraiment plus discutables...
          Bientôt, ils vont prétendre avoir inventé la mine antipersonnel qui sait faire la différence entre un civil et un militaire...


        • LE CHAT LE CHAT 10 septembre 2009 11:58

          les mines sont aussi une arme du pauvre , ce sont elles qui tuent essentiellement les troupes d’occupation en Afghanistan , elle ne sont pas chères ...


          • sisyphe sisyphe 10 septembre 2009 16:50

            Article nécessaire, qui rappelle la véritable saloperie que sont ces engins de mort, et la nécessité de sanctionner réellement, durement, les pays qui osent continuer à les fabriquer, ou/et à les utiliser.

            La technologie au service de la mort ; voila ce qui continue à engraisser toutes les industries d’armement de tous les pays industrialisés, fabricants, vendeurs et exportateurs des crimes organisés ; une honte pour l’humanité.


            • monbula 10 septembre 2009 17:34

              Dans votre article vous oubliez le Laos qui se trouve aussi dans la même situation.
              dans Témoignage Chrétien, il y avait un article sur les démineurs laotiens.
              Un travail de fourmi...


              • Surya Surya 10 septembre 2009 18:58

                Je n’ai en effet pas cité le Laos, en fait je n’ai pas pu citer tous les pays touchés par les mines, il y en a trop ! J’ai donc cité seulement les quatre plus atteints : Cambodge, Angola, Bosnie et Afghanistan. Mais comme vous dites, il y en a malheureusement bien d’autres !!


              • monbula 10 septembre 2009 17:46

                Encore un raccourci sioniste, je suppose...

                Monbula, un juif d’accointance


              • monbula 10 septembre 2009 18:21

                Lâche un peu , le sioniste...avec des rengaines...


              • sisyphe sisyphe 10 septembre 2009 18:24

                Mais, dis moi, Jacob ; tu oses venir faire sur cet article, sur ce sujet, ta petite propagande moisie, quand tu passes sous silence le fait qu’Israël est un des premiers fabricants, acheteur et vendeur d’armes au monde, quand son armée est la plus guerrière et sanglante du monde, et massacre indifféremment des milliers de civils ; vieux, femmes et enfants ?
                Tu veux qu’on fasse le décompte macabre des morts israéliens et celui des palestiniens, dans cette guerre génocidaire d’occupation, provoquée par Israël ?

                Même pas la décence de la plus élémentaire dignité qui t’amènerait, sur ce sujet, au moins, à fermer ta gueule ?

                C’est bien à cause de mecs comme toi, que l’industrie de la mort a encore de biens beaux jours devant elle !


              • lord_volde lord_volde 10 septembre 2009 18:34

                Vous avez noté que les points recueillis par Thierry Jacob et sa clique de cloportes stagnent à peu de chose depuis que que AGO a modifié la règle du vote en imposant de s’identifier par une com préalable à tout plussage. C’est une bonne chose, n’est-il pas !


                • monbula 10 septembre 2009 18:46

                  Jacob est déchainé ce soir et pourtant, il sait nous avancer des propos intelligents...


                • sisyphe sisyphe 10 septembre 2009 18:58

                  Et, en plus, ne viens pas jouer les victimes, en mélangeant tout ; n’essaie pas de prendre les gens pour des cons.

                  Tu citais bien les rockettes tirées sur Israël ; donc référence directe aux palestiniens ; alors, restons en à la guerre israélienne en palestine, pour ce qui est du décompte ; ça te gène ? .

                  Tu as le comportement d’un petit être minable et méprisable.


                • sisyphe sisyphe 10 septembre 2009 19:26

                  Je n’ai aucun « protégé », petit propagandiste sioniste, si ce n’est les civils innocents massacrés par ton armée de mort.

                  Et que tu oses venir faire, sur ce sujet, ta petite propagande pour un pays colonisateur, guerrier, criminel, hors la loi, fabricant, vendeur et acheteur d’armes, montre à quel point tu es, à l’image de la politique du pays que tu défends, un petit pousse-au-crime indigne.

                  De l’air.


                • sisyphe sisyphe 10 septembre 2009 19:57

                  Heureusement, il y a, en Israël, des juifs honnêtes, pacifistes, intelligents

                  Malheureusement, l’extrême-droite au pouvoir, soutenue par les petits propagandistes à la Thierry Jacob, essaient de les faire taire :

                  Israël : Neve Gordon et les voix pacifistes perdent la bataille
                  Extrait :

                  Le 20 août, l’universitaire israélien Neve Gordon, publie un texte d’opinion dans le Los Angeles Times. Il enseigne à l’université Ben-Gourion du Néguev, qui non seulement diffuse la connaissance et le savoir aux enfants de populations souvent déshéritées, mais a été aussi longtemps un refuge pour ceux qu’on a fini par appeler les « nouveaux historiens », plutôt post-sionistes.

                  Gordon se situe dans la mouvance de l’action non-violente et appelle à la pression internationale pour mettre fin à l’occupation israélienne et à l’« apartheid » qui sévit dans le pays. Il s’est joint dans cette perspective au mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) lancé en 2005, puis relancé à Bilbao en 2008.

                  On peut ne pas être d’accord avec les idées exprimées dans l’article ou avec les choix de son auteur, mais il est difficile de s’identifier à la vague d’hystérie qu’ils ont provoquée en Israël.

                  Si les perspectives de levée de l’occupation s’amenuisent et si le désespoir est devenu le lot quotidien des populations qui la subissent, que reste-t-il à faire à un Israélien comme Gordon, attaché à son pays et qui ne le quitte pas, laissant ainsi de côté les options de facilité ?

                  Un raidissement généralisé

                  L’hystérie fait partie de ces réactions en vogue qui servent à masquer les vrais problèmes, liés au conflit israélo-palestinien et à l’occupation, lesquels à la longue risquent de mettre en danger l’existence d’Israël lui-même.

                  Ces derniers mois, après l’offensive contre Gaza et l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement de coalition de droite dure, incluant l’extrême droite, la liberté d’expression est devenue une peau de chagrin dans un pays où, pourtant, dans le passé, des intellectuels critiques avaient encore le droit d’exprimer des opinions allant à l’encontre des thèses officielles.

                  Les persécutions contre les membres de New Profile, une organisation qui œuvre contre la militarisation de la société israélienne, les attaques violentes visant des militants non violents qui protestent contre le Mur de séparation et l’occupation, l’arrestation de l’activiste Ezra Nawi, qui lui aussi sans violence s’opposait à la destruction d’une maison palestinienne (Neve Gordon fait partie de son comité de soutien) dénotent le lourd climat de tension qui règne en Israël et le raidissement consécutif, qui dans tous les cas ne peut qu’être préjudiciable à la liberté d’expression en général.


                • monbula 10 septembre 2009 20:44

                  Pour syphise et Jacob

                  Il y a en effet des intellectuels et des mouvements de paix qui contestent la politique actuelle d’Israël. Bien sûr, on les fait taire et là c’est grave....

                  Risque d’implosion de ce pays... C’est possible.

                  Les contestataires se trouvent essentiellement à Tel Aviv.


                • abdelkader17 10 septembre 2009 19:44

                  @Thierry
                  quelle combine ?
                  Les combines sont votre marque de fabrique pas la mienne.


                • appoline appoline 10 septembre 2009 19:02

                  @ L’auteur,

                  J’ai vraiment apprécié votre article, j’ai eu un faible pour la première partie, vous décrivez parfaitement la mine sournoise qui attend patiemment son heure de gloire. La mine est l’arme des lâches qui piège même les enfants, ça n’a plus rien à voir avec la guerre, c’est un massacre.


                  • miwari miwari 10 septembre 2009 19:43

                    Conférence à Dublin sur les bombes à sous-munitions

                    En tête des grands absents de cette conférence, qui s’est achevée le 30 mai, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l’Inde, le Pakistan et Israël. Ils s’opposent toujours à l’interdiction de ces armes particulièrement meurtrières pour les civils et encore récemment utilisées en Irak, ou en 2006 au Liban.

                    Et dire que parmi cette liste certains, sans honte, viennent donner des leçons de morales.


                    • morice morice 10 septembre 2009 19:47

                      bon rappel, Miwari !! 


                      • krolik krolik 10 septembre 2009 20:48

                        Les Soviets ont inventé des mines antipersonnelles indéminables.
                        Entièrement en plastique d’une part, donc indétectable.
                        Mines neutres au choc pour des températures inférieures à -30°C.

                        Mines embarquées dans des congelateurs montés sur hélicoptères.
                        Là elles étaient balancées avec une machine d’envoi qui « arrosait » largement le terrain.
                        La mine se réchauffant au sol devenait active.
                        Seul moyen de la rendre inactive : faire baisser la température plus bas que -30°C.
                        Et en Angola ce n’est pas demain la veille où il y aura des températures sibériennes...Car c’est surtout en Angola qu’elles ont été déversées.
                        Il ne reste plus qu’à passer dessus avec un rouleau compresseur à cabine protégée.
                        Mais en forêt ce n’est pas possible non plus.
                        Cela en serait resté là sauf que :

                        Ils ont développé une contre mesure qui est restée à l’état de prototype mais qui à priori est efficace en fonction des démonstrations que j’ai pu voir.
                        Chaque fois qu’un type développe un armement il a une tendance à développer la contre mesure. Je vous mets ici quelques photos zippées (rares) des engins en question :
                        http://dl.free.fr/romrr5oUq photo noir et blanc comme il se doit en URSS.
                        A l’époque ils voulaient bien entrée en collaboration avec la France pour développer le système.
                        Je me suis rapproché des spécialistes à Vélizy (robots de déminage etc..), mais lorsqu’ils ont vu les engins en question, pouvant être armes à micro-onde s (ce qu’ils sont aussi ..mais ce serait trop long à expliquer, et ce n’est pas le sujet du fil) ça n’a pas pu aller plus loin. L’aspect « dual » de l’opération pouvant donner lieu à frousse dans les populations, frousse amplifiée joyeusement par les médias qui agitent des mots..
                        Donc cela en est effectivement resté là.

                        @+



                        • Surya Surya 10 septembre 2009 21:05

                          Je me demande comment les gens qui font ces recherches technologiques sur l’amélioration des mines arrivent à s’endormir en paix avec eux mêmes, sachant que leur belle invention risque de tuer ou foutre en l’air la vie d’un enfant.
                          J’imagine que les mines en plastique doivent quand même avoir une odeur... d’où peut être l’intéret des chiens ou rats démineurs qui pourraient être aptes à les dénicher, et dont il faudrait peut être développer l’utilisation. En plus, même si je n’ai rien lu sur la question, j’imagine que déminer à l’aide d’un rat doit revenir nettement moins cher que le faire avec un détecteur manuel, ou un robot. A toute offensive, il doit bien y avoir une contre offensive après tout... Remarquez, si le robot saute, au moins aucune humain ou animal n’est touché, mais le robot n’a pas d’odorat. Et vu le poids d’un rat (même géant ! ça doit être impressionnant à voir en tout cas !) ou d’un chien de petite taille, il ne risque pas de déclencher le système par inadvertance. Sauf qu’il faut quand même ensuite que le démineur déterre l’engin. Pour moi, ces gens sont vraiment des héros, ils risquent leur vie à chaque opération de déminage pour essayer de préserver celle des autres.


                        • krolik krolik 10 septembre 2009 21:11

                          @Surya,
                          Vous n’avez pas vu les photos des engins...
                          @+


                        • Surya Surya 10 septembre 2009 21:17

                          Si, je viens de les ouvrir, et de les regarder, mais assez rapidement en effet. Toujours mon problème de devoir aller vite car je me connecte dans un cybercafé où je paye à la durée et où j’essaye donc de faire vite. Je vais aller les revoir si j’ai loupé quelque chose.


                        • Surya Surya 10 septembre 2009 21:24

                          D’ailleurs je vais devoir déconnecter, je lirai les éventuels nouveaux commentaires demain.
                          Bonne soirée donc à ceux qui se trouvent sur le même fuseau horaire que moi.


                        • sisyphe sisyphe 11 septembre 2009 00:38

                          @ Krolik

                          Ces photos ont l’air datées de la deuxième guerre mondiale.
                          C’est pour ça que vous parlez de « soviets » ??

                          Manifestement, votre info n’a pas l’air très récente...


                        • krolik krolik 11 septembre 2009 10:12

                          @Sysiphe

                          Ces photos datent de 1993. En fait les photos noir et blanc étaient ce que l’on trouvait en Russie encore à cette époque. ls sont passés directement à la photo numérique ensuite.
                          Mais aviez vous déjà vu de réelles armes à micro-ondes ?
                          Couplage relativiste de deux générateurs micro-ondes...créant des interférence dans le champ, pour chauffage à distance dans ce cas.
                          On parle des armes micro-ondes mais on ne les voit jamais..
                          Je vous défie bien de trouver des photos de quelques armes micro-ondes sur internet..
                          Les armes nucléaires datent de la dernière guerre, elles sont « vieux jeu » n’est-ce pas !

                          @+


                        • frédéric lyon 10 septembre 2009 21:02

                          Bonne idée de parler des mines qui peuvent mettre en danger des populations civiles.


                          Ce qui donne une fois de plus l’occasion de rappeler que l’attentat à l’explosif contre les populations civiles est désormais la seule arme employée par les terroristes musulmans qui sont incapables de se mesurer aux armées régulières.

                          Attentats-suicide sur les voies publiques aux heures d’affluence, mines déposées sur le bord des routes et déclenchées à distance, voilà qu’elles sont les seules armes des terroristes musulmans, qui peuvent donc être considérés comme des criminels de guerre. 

                          Des combattants en civil, en guerre contre d’autres civils.

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