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Liban : terre de richesse et d’Histoire

Vieux de plus de 3000 ans, le Liban a été pendant longtemps la proie des grandes puissances mondiales.

Ainsi, depuis la nuit des temps, Grecs, Romains, Macédoniens, Européens et Américains se sont battus pour mettre la main sur cette parcelle de terre d’à peine 10 452 Km2.

Mais qu’y avait-il de si alléchant sur cette terre pour causer tant de conflits ? Qu’est-ce qui poussait un peuple à faire le tour du monde pour essayer d’exercer la moindre influence sur un pays de 4 millions d’habitants ?

Les ressources naturelles sont quasi inexistantes, la terre arable ne s’étend qu’à l’est du pays sur un modeste plateau mieux connu sous le nom de la Bekaa et, surtout, il ne partage pas la générosité qu’offrent les autres pays voisins en matière fissible.

La réponse la plus appropriée serait son emplacement géographique.

Bordé à l’Ouest par la mer Méditerranée, au Nord et à l’Est par la Syrie et au Sud par Israël et la Palestine, le Liban a depuis toujours été la porte du Moyen-Orient.

Abritant déjà le plus vieux port du monde dans la ville de Byblos, le Liban a su se positionner à travers les ans en point de transit pour toutes les marchandises provenant de l’Ouest.

Bien que la région soit continuellement affectée par le conflit israélo-palestinien depuis déjà 60 ans, le pays du cèdre a brillamment tiré son épingle du jeu en créant une atmosphère attrayante pour les investisseurs étrangers.

Ainsi, méritant haut la main l’appellation de Suisse du Moyen-Orient, le Liban a su attirer les touristes vers son berceau pour en faire un énorme centre de loisirs où ski nautique et ski de fond pourront être pratiqués la même journée à moins de 30 minutes d’intervalle.

Le littoral s’entendant sur près de 250 km offre des plages et des stations balnéaires inédites. Ainsi, le long de sa côte au sable blanc et doré, sports nautiques et baignades sont offertes en abondance et à tous les goûts.

Que dire alors du night life et des soirées jet-set qui ont lieu dans plusieurs des principales villes du pays ?

Les boîtes et les pubs ne sont pas ce qui manque au Liban ; les rues à la « Saint-Laurent » ou à la « Crescent », on en compte une bonne poignée. Les tubes fraîchement venus d’Europe ou des Etats-Unis sont toujours en prime dans les différentes boîtes de nuit, on en trouve pour tous les goûts.

Les concerts et les pièces de théâtre sont au rendez-vous tout au long de l’année ; des noms comme DJ Tiesto, Paul Van Dyk, Starmania, Notre Dame de Paris, Sean Paul ou encore Luciano Pavarotti défilent depuis des années dans les multiples salles de concert ou à travers les différents festivals qui ont lieu en été.

Côté culture, le Liban a été le berceau de plusieurs civilisations à travers le temps, Phéniciens, Cananéens, Français et autres ont laissé des traces signifiantes.

Il est à noter que la première faculté de droit au monde a ouvert ses portes au Liban.

La langue officielle étant l’arabe dont le libanais est un des dialectes, le Liban est aussi connu pour son taux d’alphabétisation relativement élevé ; ainsi, plus de 76 % sont bilingues (arabe-francais ou arabe-anglais) mais aussi une grande partie maîtrise les trois langues. Pour une communauté non négligeable, l’arménien est aussi une des langues maternelles.

Berceau pour plus de 18 confessions issues des 3 religions monothéistes, le Liban a toujours été un message de paix et vie interconfessionnelle dédié au reste du monde.

Cette exception fondamentale dans cette partie du monde en a fait un exemple à suivre et un message pour l’humanité, si important que sa sainteté le pape Jean-Paul 2 lui a consacré une encyclique pastorale.

En fin de compte, bien qu’ayant été victime de multiples champs de batailles depuis Alexandre Le Grand, jusqu’à la dernière invasion israélienne, en passant par l’occupation syrienne, la guerre civile et les deux guerres mondiales, le Liban a toujours su se remettre de ses blessures.

La capitale Beyrouth a déjà été complètement détruite à sept reprises depuis sa création, mais elle a toujours été reconstruite encore plus belle et plus radiante que jamais.

Comme le Phœnix, cet oiseau mythique commun aux trois religions monothéistes, le Liban renaîtra toujours de ses cendres encore plus grand et encore plus fort, jamais aucune armée n’a pu décourager le peuple du Liban, et d’ailleurs Napoléon Bonaparte l’avait toujours dit : pour gagner une guerre, il ne suffit pas d’anéantir l’ennemi, mais de détruire sa volonté.

Appuyé par le reste du monde libre, grandement appuyé par le peuple québécois, le Liban ne peut être que reconnaissant à tout ce monde qui se met à ses côtés.

Et nous, les Libano-Canadiens, nous avons déjà une dette envers le Canada et plus particulièrement le Québec, mais le jour viendra où nous leur rendrons la pareille, car là est notre vocation, et là est notre message.

Jade Dawaliby


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1 réactions à cet article    


  • Ornithorynque Ornithorynque 25 septembre 2007 13:50

    OUF !

    Merci de cet article sur le Liban remettant à sa place l’analyse approximative sur le pouvoir religieux qui nous a été imposé Hier !!!!

    Vous oubliez peut être une des ressources vitales qui met le liban au cour des conflits territoriaux : l’eau.

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