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Accueil du site > Actualités > International > Liberté du Tibet à Paris, les larmes aux yeux

Liberté du Tibet à Paris, les larmes aux yeux

Dans le contexte internationalement relayé des exactions policières chinoises au Tibet, sa capitale et d’autres régions depuis le début du mois de mars, une manifestation pacifique était organisée à Paris par l’association France-Tibet, sous les beaux quartiers ce dimanche 16 mars 2008. Les médias parlent de manifestions « sans incidents », ce n’est pas tout à fait ce que j’ai constaté.

La manifestation se devait de rester pacifique, et pacifiques étaient venus les manifestants, en famille, bébés sous le bras, personnes de tous âges, sympathisants de la cause tibétaine, et c’est sous la protection efficace de la Police nationale que la manifestation s’est déroulée, comme il se doit.

Il faut un grand courage ou la force du désespoir aux Tibétains qui manifestent à Lhassa sous les balles. Que demandent-ils ? Un Accord en dix-sept points, signé en 1951 (!) par Pékin garantissait l’autonomie politique, la liberté religieuse, et l’autorité du XIVe Dalaï-Lama. "Nous ne cherchons pas à nous séparer de la Chine, nous demandons seulement une autonomie digne de ce nom, qui nous permette de préserver notre culture et l’environnement naturel du tibet", déclarait-il en 2005 (opus cit.). En clair, que leur culture ne soit plus réprimée, qu’ils puissent apprendre leur langue... Alors que le petit Panchen Lama est toujours prisonnier depuis l’âge de 3 ans, le gouvernement en exil du Tibet acceptait le principe de suzeraineté chinoise en 2005 (Courrier international n° 745). Deux ans après, voilà que 80 tibétains viennent de laisser la vie ces derniers jours dans la répression sanglante de Lhassa.

Nous n’en sommes évidemment pas là en France. Chez nous, le fait du jour est dû à un acrobate himalayen qui s’est emparé du drapeau chinois. Il l’a délacé, et l’a remplacé par le drapeau tibétain, en forme de symbole. Et tout ceci avec l’aide des forces de l’ordre qui ont - en fait - facilité le décrochage du drapeau chinois. Je peux affirmer pour l’avoir vu que cela a provoqué la cassure de la flèche de l’ambassade, comme on peut le lire par ailleurs de source Associated Press.

Car, en effet, c’est un policier dans un geste inattendu qui a tiré à mains nues sur le drapeau chinois le mettant à terre (ce qu’il ne faut en aucun cas assimiler à une bavure diplomatique) provoquant une dégradation du bien d’autrui, la cassure de la flèche de l’ambassade, ce qui n’était pas du tout dans les intentions des manifestants. On comprend à lire la dépêche de l’AP ci-dessus que le préfet devait remettre le drapeau en mains propres aux mains de M. l’ambassadeur de Chine en France. Sinon comment expliquer que les forces de l’ordre aient elles-mêmes mis à bas le drapeau chinois ?

De l’autre côté, la beauté du symbole a déclenché la joie des citoyens présents. Leurs sifflets ont atteint jusqu’aux oreilles des fonctionnaires de police qui, malencontreusement, n’ont pu réprimer une légère contraction des doigts de la main sur les outils que l’administration leur met en direction de la sécurité des citoyens. Tout le monde en avait les larmes aux yeux. Mais la beauté du geste était-elle seule la cause de tels émois ? Il s’agissait pour les policiers qui ont toute notre compassion, de raisonner l’acrobate à sa descente de l’ambassade, mais l’intervention "préventive" des forces de l’ordre n’a pu avoir lieu, tant la solidarité des manifestants a été forte. L’acrobate, très "ému" par tant de considérations, a pu s’éclipser.

Cependant, une dame pourtant âgée d’une soixantaine d’années se trouvant dans le mouvement - sûrement malgré elle - se souviendra de la couleur du pavé parisien, après avoir vu celle du drapeau tibétain. Drapeau hissé en place du drapeau chinois comme le symbole de toutes les minorités de Chine oppressées, bafouées, mises à mort dans leur culture, de toutes les bibliothèques du monde qui brûlent, comme les nombreuses bibliothèques de langue tibétaine qui ont brûlé depuis 57 ans déjà.

C’est peut-être pourquoi des icônes aussi médiatiques qu’André Glucksmann ont eu les larmes aux yeux ce soir-là (à moins que ce ne soit encore quelque gaz irritant...) Ceux-là qui ont connu les combats en faveur de Mao hier reçoivent encore aujourd’hui la réalité en plein nez. Mais Hintao et Mao, ça n’est le même combat, d’autant que l’ambassade de Chine est un lieu hautement protégé et que la puissance chinoise est prête à déployer ses fastes aux yeux du monde ébaubi aux prochains JO d’été. Donc, pas de pavés en 2008. Et seulement quelque 800 manifestants. Parmi eux, des élites et des élus en larmes. Tout cela s’est passé sous les yeux du député Patrick Bloche (PS) qui ne démentira pas, et dont la présence a dû avoir un effet tranquillisant sur... la tenue de la manifestation. Lui aussi est reparti les yeux rougis.
Il faut féliciter de tels élus de la République qui travaillent le dimanche pour observer que dans notre pays des droits de l’homme et des libertés, une manifestation pacifique se déroule (comme il est dit dans les médias) "sans incidents" et sans violence sur des enfants, des femmes et des hommes pacifiques.

Trêve de plaisanterie. Ce n’est jamais acquis. La liberté, au moins d’expression, est toujours à gagner, et il semble qu’elle soit de plus en plus mise en cause, in extenso de par l’Europe, où d’abord les votes des peuples ne sont pas respectés, où le divorce entre élites et citoyens est consommé, où la moindre manifestation est réprimée, où l’information est bâillonnée.

Comment alors, si cette pente dangereuse devait perdurer, donner des leçons de liberté aux dictatures telles que la Chine ?
*Association France-Tibet
*Lire l’AFP au Tibet

*Ecouter les reportages de France Info

*Un extrait vidéo amateur de cette manifestation


Manifestation pour le Tibet à Paris
envoyé par slideinslide

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52 réactions à cet article    


  • NikeLaos NikeLaos 17 mars 2008 10:09

    Pensées pleines de compassion pour ceux qui subiront sans doute, cette nuit, la répression des forces de l’ordre chinoises à l’expiration de l’ultimatum.

    World Peace Now


    • Internaute Internaute 17 mars 2008 11:09

      Ca y est. La haine anti-chinoise va se déverser jusqu’aux jeux olympiques. Tous les sbires de la télé ont déjà été réquisitionnés. Quand on parle des JO, l’auditeur s’attend à ce qu’on fasse une comparaison des méthodes d’entraînement des diverses équipes ou qu’on nous donne un pronostic sur le nombre de médailles. Nos maîtres à penser on décidé que les informations sportives ne sont pas faites pour nous. Ils leur substituent la propagande anti-chinoise qui est la seule chose que doivent retenir les français.

      C’est le phénomène anti-poutine qui se répète. Quoi qu’il fasse, c’est mal fait, mal venu etc. On la connaît la rangaine. Tiens, Hervé Morin a été élu avec 86,6% des voix et je n’ai pas encore vu de commentaire criant au stalinisme, au trucage des élections, au muselage de l’opposition. Il me semble même, de mémoire, que Fillon a été élu alors qu’il n’y avait que sa liste qui se présentait. Cela n’a déchaîné aucun commentaire virulent.

       

      Le donneur de leçon de cet article cite en exergue une phrase de Régis Debray comme s’il s’agissait d’un grand homme. "El francès hablo demasiado" (Le français a trop parlé) était écrit dans le carnet du Che Guevara aprés son assassinat. Il venait de rencontrer RD lequel l’a trahi. Belle référence morale pour l’auteur.


      • saint_sebastien saint_sebastien 17 mars 2008 12:00

        oui,un peu comme les jeux en allemagne d’avant guerre...


      • Gilles Gilles 17 mars 2008 12:22

        Internaute

        Des hommes font des phrases éminement pertinentes, inspiratrices, sans pour autant être eux même des modèles. Exemples....troive qui a dit !

        Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois il devient une vérité.

        Plus le mensonge est gros, plus il passe

        Et tient, pour toi....

        Quand j’entends le mot de culture, je sors mon révolver.

         


      • Michel Maugis Michel Maugis 17 mars 2008 16:29

         

        @ Gilles

         

        Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois il devient une vérité.

        Effectivement !. Et vous en connaissez un bout sur le sujet.

        Vous ne savez parler de Cuba et d´autres qu´en rabâchant des calomnies que vous présentez comme des vérités.

        Michel maugis


      • Mon Moulin 17 mars 2008 11:20

         

        Dans les rues de Lhassa vendredi, une "chasse aux Chinois"  le 17/3/2008 par AFP

        Lors des émeutes de Lhassa, des groupes de jeunes tibétains se sont lancés dans des "chasses aux Han", l’ethnie majoritaire en Chine, s’en prenant aux résidants chinois et déversant leur haine sur leurs commerces et restaurants, selon le témoignage d’un touriste. 

        Des Tibétains s’en prenant à un restaurant chinois, selon la télévision pékinoise "Quand ils commençaient à pousser des cris, vous pouviez être sûrs qu’ils étaient derrière un Chinois", explique Juan Carlos Alonso, un touriste espagnol de 46 ans.

        "Ils ont attrapé une fille dans la rue et l’ont emmenée vers une porte avant de la battre et de la frapper à coups de pierre. Elle appelait désespérément à l’aide et je ne sais pas comment elle a pu s’en sortir", poursuit-il, précisant avoir vu au moins 35 Chinois couverts de sang, mais pas de morts.

        http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-dans-les-rues-de-lhassa-vendredi-une-chasse-aux-chinois—6025.asp?1=1


        • saint_sebastien saint_sebastien 17 mars 2008 11:58

          ajoutez y les 80 tibétains assassinés...


        • retz 21 mars 2008 19:53

          Tibet : des images officielles chinoises qui jettent le trouble

          http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-tibet-des-images-officielles-chinoises-qui-jettent-le-trouble-6121.asp?1=1

          Il ne faut pas croire tous ce que l’on voit....


        • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 14:54

          Depuis bientôt 60 ans, les Chinois organisent la chasse aux Tibétains au Tibet. Depuis bientôt 60 ans, le Tibet vit à l’heure de la Gestapo chinoise. Les Français ont résisté à l’Occupation allemande, les Tibétains résistent à l’occupation chinoise. Combien de miliiers, de dizaines de milliers, de centaines de milliers de morts tibétains sous les balles et la répression chinoises au cours de ces six dernières décades ?


        • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 14:55

          Et les centaines de milliers de Tibétains assassinés ces six dernières décades !


        • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 14:57

          C’est bien pour cela qu’il vaut mieux y aller voir soi-même de ses propres yeux. C’est bien pour cela que la Gestapo chinoise s’oppose à cela.


        • Jacinto Lopera 17 mars 2008 11:45

          VIVE LA NOUVELLE CALEDONIE LIBRE ET INDEPENDANTE

          NOUVELLE CALEDONIE UN PEUPLE QUI DEMANDE LA LIBERTE


          • Serpico Serpico 25 mars 2008 11:17

            Jacinto :

             

            Les mêmes qui braillent pour le Tibet vous moinssent à pieds joints au sujet de la Calédonie.

             

            Pourtant, Ouvéa, les chinois n’y étaient pour rien.

             

            Notre répression est plus "morale" que celle des chinois.

             

            Quelle hypocrisie.


          • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:00

            Oui, c’est excat : vive la Kanaky ilbre et indépendante ! En France, on ne risque rien à brailler ce slogan. En Chine ou au Tibet, qu’un Tibétain ou un Chinois se risque à ce petit jeu en beuglant "Vive le Tibet libre et indépendant". Et, hop ! En taule, pour 3 ans, au bas mot.


          • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:04

            Les Kanaks ont le droit de brandir le drapeau de la Kanaky (j’en ai un imprimé sur un beau T-shirt rapporté de Nouméa), pour les Tibétains brandir leur drapeau tibétain, c’est la prison à Drapchi ou dans d’autres si peu ragoûtantes geôles.


          • tvargentine.com lerma 17 mars 2008 12:48

            Voila un combat juste qui mérite que des artistes rejoingnent le soutien des tibetains face à la dictature chinoise.

            Un mouvement doit etre lançé pour ne pas cautionné un nouveau munich 19933 à Pekin

            La Chine est une dictature qui ne respecte pas le droit des peuples ,la liberté individuelle et les syndicats libres.

            Ce pouvoir assassine sous nos yeux et nous ne pouvons pas accepter de voir des sportifs donner une caution même symbolique à travers le sport à ce régime.

            La montée en puissance de ce pays qui ne respecte aucune régle de l’économie de marché ,aucune régle en matière de lutte contre la pollution,aucune régle en matière de démocratisation constitue un grave dans pour le monde libre

            En boycottant ces jeux ,nous marquons notre volonté de ne pas cautionner les crimes de ce régime qui fut un "modele" pour bon nombre de gauchistes en France

            Ou sont les comités des gens du spectacle et des médias ??????

             


            • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:13

              Daniel Cohn-Bendit a tout de même dit qu’il fallait "foutre le bordel" avec le Tibet. Noël Mamère a hissé, comme d’autres maires français, le drapeau tibétain sur sa mairie. Bertrand Delanoë veut faire du dalaï-lama un citoyen d’honneur de la ville de Paris. Le groupe sur le Tibet à l’Assemblée nationale affiche une audience record. Jane Birkin et Véronique Jeanneau étaient présentes au milieu de la forêt de drapeaux tibétains sur le parvis des droits de l’homme, place du Trocadéro, lors du passage à Paris de la Flamme olympique de la Honte. Jean-Luc Mélanchon débite un tas d’âneries qui décribilisent les déblatérations maoïstes sur le Tibet. La vie est belle. A-t-on vraiment besoin de Johnny Hallyday et Gérard Depardieu ?


            • armand armand 17 mars 2008 13:06

              Tiens, Lerma, une fois n’est pas coutume, je serais plutôt d’accord avec ton post.

              De toute façon il est bien évident qu’on tolère de la Chine des comportements tant politiques qu’économiques qu’on n’acceperait d’aucun autre pays. Comme pour la Russie de Poutine, il s’agit d’un authentique empire colonial à tout point de vue, et qui refuse cette colonisation que l’Europe a dû, vaille que vaille, accepter. De plus, à chaque critique, la discussion est exclue et on fourbit aussitôt les menaces de guerre. Il faudrait se rappeler que bien avant les néocons de Washington, la Chine a assumé le recours à la guerre, sans négociations, dès qu’elle estime que son existence en tant qu’empire est en jeu.

              Mais le monde entier se prostitue pour avoir sa part de la manne économique chinoise - oubliant au passage que l’économie chinoise n’est pas libre, et que ses fonds d’investissements sont ’souverains’, que sa monnaie est truquée, sans parler de ses travailleurs qui ne disposent d’aucun droit - et ce dans un pays dit ’communiste’.


              • Internaute Internaute 17 mars 2008 18:31

                Quels sont les pays envahis ou bombardés par la Chine ? De quand date la dernière invasion chinoise ?

                En l’espace d’une seule génération les USA ont attaqué la Corée, le Vietnam, le Cambodge, 2 fois l’Irak, l’Afghanistan, la Serbie et j’en oublie.


              • dalat-1945 18 mars 2008 09:38

                @ Internaute,

                Eh bien, il y a eu l’envoi de près de 2 000 000 de soldats chinois en Corée, durant cette guerre déclenchée par la Corée du Nord soutenue par Staline et Mao.Demandez donc aux Coréens du Sud ce qu’ils en pensent !

                Il y a eu aussi le soutien inconditionel aux Khmers Rouges au Cambodge, pendant des années.

                Il y a eu encors l’invasion par l’armée chinoise du Nord du Vietnam en 1979. Invasion repoussée après des combats d’une violence inouie avec l’ancien allié vietnamien.

                Je ne parle même pas de Tien An Men en 1989.

                Je connais très bien la Chine, et si l’on constate actuellement des évolutions certaines qui devraient faire évoluer les choses vers plus de liberté, la Chine est toujours une dictature cruelle de type stalinien.

                Le Tibet doit devenir indépendant et il le deviendra si nous l’aidons.


              • gumma 29 mars 2008 15:38

                Eh bien, il y a eu l’envoi de près de 2 000 000 de soldats chinois en Corée, durant cette guerre déclenchée par la Corée du Nord soutenue par Staline et Mao.Demandez donc aux Coréens du Sud ce qu’ils en pensent !

                et bien, de meme, dememdez donc aux Coreens du nord ce quils pensent de ces millions de soldats etrangers venant du "monde civilise", ou peut etre simplement qu’ils sont "une bande de mechants communistes".... Arretons nous des vieux raisonnements type guerre froide 

                Il y a eu aussi le soutien inconditionel aux Khmers Rouges au Cambodge, pendant des années.

                Il y a eu encors l’invasion par l’armée chinoise du Nord du Vietnam en 1979. Invasion repoussée après des combats d’une violence inouie avec l’ancien allié vietnamien.

                l’histoire a toujours de differentes versions selon les pays, dans ce genre de conflit fontaliere, peut-on definir objectivement un mechant et un gentil ?

                Je ne parle même pas de Tien An Men en 1989.

                me semble-il que cela est une affaire interne de la Chine... est ce l’occident souhaite vraiment la democratisation de la Chine si cela aidera la Chine de devenir effectivement une vrai puissance ?!

                Je connais très bien la Chine, et si l’on constate actuellement des évolutions certaines qui devraient faire évoluer les choses vers plus de liberté, la Chine est toujours une dictature cruelle de type stalinien.

                en effet, sauf qu’en Chine, tout fonctionne avec la facon "chinoise",meme si elle est fortement influencee par l’occident (capitalisme et marxisme). Au cour de son histoire, ce pays a ete influence voir vaincu par des civilisations ou force "etrangere", mais en fin de compte, tout devient "chinoise". Je pense que vous connaissez encore mal cet immense pays... 

                Le Tibet doit devenir indépendant et il le deviendra si nous l’aidons.

                Que peut -on faire ? sachant que le regime actuel en Chine est comme vous le decrivez "une dictature type communiste". Tant qu’il est au pouvoir, l’independance est une hypothese. a moins que les americains viennent "liberer" les pouvres tibetains en declarant une guerre nucleaire contre la Chine. 

                je pense que la democratisation peut se faire avec le developpement economique et social. La violence ou une force etrangere ne peut qu’empirer la situation. emcore une fois "Est ce l’occident souhaite vraiment la democratisation de la Chine si cela aidera la Chine de devenir effectivement une vrai puissance ?!"

                 


              • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:17

                Bravo, bien envoyé ! Il est intolérable qu’une Nation, membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations unies, et quatrième puissance économique mondiale, ne respecte pas les canons onusiens des droits de l’homme. Et si l’on mettait l’Inde à la place de la Chine comme cinquième membre permanent du Conseil de Sécurité à l’ONU ?


              • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:21

                C’est vrai, oui, mais c’était pour la défense du monde libre et de la démocratie. Et aussi pour la lutte contre le terrorisme international, Al-Qaïda et toute la clique des siphonnés sous le turban. Du moins c’est ce que les Américains veulent nous faire croire, mais les croit-on pour autant ? Alors pourquoi croirait-on la Chine aveuglément.


              • maxim maxim 17 mars 2008 13:35

                eh oui ,et dire qu’on a encore des défenseurs du communisme pur et dur chez nous ....

                au fait ,les grands pourfendeurs de chez nous ,les Besancenot ,Laguillier,Krivine ,Buffet ,Hue ,Harlem Désir ....

                pourquoi ils en parlent pas ?????


                • superesistant superesistant 17 mars 2008 13:46

                  votre article est un peu trop tordu à mon goût et à force de vouloir imager vos propos, on s’en trouve largué au beau milieu de votre texte !

                  bon si glucksmann était au RDV, c’est que les gens de noble pensée étaient là ! après le magnifique livre qu’il a pondu pour expliquer mai68 à not présipeauté, il va sans doute s’attaquer au bien fondé du peuple tibetain à vouloir disposer de lui même...

                   


                  • Mon Moulin 17 mars 2008 14:15

                    http://librepenseefrance.ouvaton.org/medias/france_culture/fc_09_2006.htm&nbsp ;

                    France Culture 10 septembre 2006 - Le Dalaï Lama et le Waffen SS

                    Patrice Sifflet : à l’antenne, le groupe Marianne de la Libre Pensée. Cher Georges André Morin, lors de notre émission de juin dernier consacrée au Da Vinci Code, vous avez signalé, de manière incidente, que l’actuel Dalaï Lama avait été formé par un ancien Waffen SS autrichien. Pouvez vous préciser ?

                    Georges André Morin : cette affaire est bien connue et depuis longtemps. Le film « Sept ans au Tibet » réalisé par J- J Annaud en 1997, avait bien involontairement ravivé les mémoires au grand dam des idolâtres occidentaux de sa Sainteté le 14 ème Dalaï Lama, Tenzin Gyatso à l’état civil, si j’ose dire. Quelques rappels factuels peuvent être tirées du best seller publié en 1952 et qui sert de trame au film, le livre de Heinrich Harrer, « Sept ans d’aventure au Tibet ». Ce livre a eu un énorme succès, bénéficiant de la mode d’ouvrages d’alpinisme comme « Annapurna premier 8000 » de Herzog ou « Premier de cordée » de Frison – Roche.

                    En septembre 1939, un groupe d’alpinistes allemands procède à des reconnaissances dans l’Himalaya occidental en vue de préparer l’accession du Nanga Parbat, un des quatorze plus de 8000 mètres de l’Himalaya (8114 en l’occurrence). Ces malheureux touristes allemands sont arrêtés au moment où ils s’apprêtaient à gagner l’Iran faute d’avoir trouvé à Karachi le cargo supposé les ramener en Allemagne. Ils sont arrêtés par les anglais. Après plusieurs tentatives, ils réussissent à s’évader de camp de prisonnier de Dehra Dum en avril 1944. Ils gagnent le Tibet, se retrouvent à Lhassa. Harrer finit, dit-on, vers 1948, par devenir un familier du jeune Dalaï Lama, né le 6 juin 1935 et supposé être la réincarnation du 13 ème Dalaï Lama, Thubten Gyatso, mort le 17 décembre 1933. Harrer reste à Lhassa jusqu’à la libération de la ville par l’Armée nationale de libération populaire en 1950 puis rentre en Autriche.

                    P.S : la question que l’on se pose, c’est Harrer était –il ou non nazi ?

                    G- A M : Ce fait fut d’abord nié . Puis lors des polémiques liées au film de 1997, des publications émanant des bureaux du Dalaï Lama prétendirent que le séjour de Harrer au Tibet fut pour lui une rédemption. Harrer est devenu célèbre peu après l’Anschluss, annexion de l’Autriche par le Troisième Reich en mars 1938, pour avoir réussi l’ascension de la première face nord du mont Eiger le 24 juillet 1938.Il fut personnellement félicité par Hitler : « les enfants vous avez fait du bon travail ». Harrer devint une des vedettes du régime. Il est tout naturellement incorporé dans ses troupes d’élite, les Waffen SS. Mais son livre est écrit avec prudence ; c’est très bien « fait ». Ainsi le début du récit est celui de son arrestation. Au passage, cette arrestation est dite « arbitraire ». Pourtant l’Allemagne et le Commonwealth n’étaient pas en état de guerre. Son emprisonnement semble l’avoir totalement coupé du monde Ce n’est que fin 1944, plusieurs mois après son évasion qu’il a des nouvelles sur ce qui se passe en Europe et fait une allusion prudente à la guerre. Il écrit : « nous apprenons d’étranges choses sur l’Allemagne…toutes les villes ont été rasées. Des milliers d’avions américains débarquent des troupes en France. L’Armée Rouge avait chassé les Allemands de Russie ». Est ce là l’état d’une imagination orientale ? Ces déclarations sont surprenantes. Il fait des allusions à des réseaux indépendantistes hindous, dont il est connu que Hitler, ce de bonne guerre par rapport aux Anglais, les caressait « dans le sens du poil ». On constate qu’il a du mal à s’avouer vaincu. Il ne fait aucune allusion à l’invasion de la Pologne, de la France puis de la Russie. Alors que bien après la fin de la guerre, il relève avec satisfaction que les Tibétains ignorant complexes et préjugés contemplant les événements mondiaux avec le détachement du sage. Ni allusion, ni regret quant aux atrocités allemandes. On pourrait résumer : un sage « détachement ».

                    P.S : à le lire, Harrer n’a bien sûr aucune compétence en matière religieuse. Il est censé apporter au Dalaï Lama un aperçu sur le monde extérieur et les technologies modernes. Harrer loue l’habileté de son jeune élève dans sa quatorzième année, pouvant démonter et remonter une caméra, qui s’excite à l’idée de démonter un moteur de voiture pour alimenter un générateur électrique et monter une salle de cinéma dans une dépendance du palais du Potala, dont je précise que la surface est supérieure à celle du château de Versailles. Mais les allusions géopolitiques sont quand même présentes. Le Tibet, écrit-il est un état « indépendant ». Sa superficie est trois fois celle de la France, trois fois le Reich. C’est le pays le plus haut du monde ; et son jeune élève est fier d’être le chef du pays le plus haut du monde. Surtout, Harrer dit clairement à la fin que sa position est anticommuniste. Par ailleurs à la page 71 (de l’édition dont je dispose), il écrit : « la domination qu’exercent les moines du Tibet est absolue. C’est l’exemple type de la dictature cléricale ». Dont acte ! Mais sous sa plume ce constat n’est pas une critique…

                    P.S : au fait, la présence de Harrer est elle fortuite ?

                    G-A M : sa présence durant l’été 39 est tout sauf fortuite. C’est là où le bât blesse. L’expédition de Harrer fait suite à une expédition très officielle dirigée par un certain E.Schäfer, nommé en 1936 SS- Untersturmführer (sous lieutenant) de l’état major de Himmler, expédition organisée personnellement par Himmler dans le cadre de l’Ahnenerbe SS (« Héritage des ancêtres »), organisme créé au sein de la Waffen SS et dont la mission était de rechercher les origines de la race aryenne. Un des membres de cette expédition était un ethnologue du nom de Beger qui s’illustrera à Auschwitz par de prétendues recherches scientifiques pour y mesurer des milliers de squelettes en vue de la création d’un musée de la race aryenne. Ce point est rappelé dans un article du journal le Monde du 5 août dernier dans un article intitulé « Shangri La ou le Tibet des fantasmes ». Je constate avec satisfaction que le politiquement correct finit par reconnaître un certain nombre de choses …

                    A la fin du XIXème siècle, les théoriciens racistes ou racialistes étaient Gobineau ou Vacher de Lapouge. Derrière cela existaient des sociétés secrètes dont la plus connue est la Société de Thulé, fantasmant sur des aryens purs aux confins du Tibet ou de l’Afghanistan, issus d’un royaume mystérieux, enterré et ayant survécu aux précédentes glaciations…Si vous regardez une carte, le Nanga Parbat et ses 8114 mètres, but avoué de Harrer, est un sommet du Punjab, au nord ouest du Cachemire, proche de la Chine (deux à trois jours de marche), proche du Pakistan, plus exactement de cette étroite bande, le Wakhan , inventée par les cartographes anglais pour séparer l’empire russe de l’empire des Indes ; cette bande avec la vallée du Panshir de l’excellent commandant Massoud fait à certains endroits à peine 15 km entre le Cachemire ; Pakistan d’aujourd’hui et l’ancienne URSS. D’ailleurs les nazis ont essayé aussi de faire risette aux Afghans, avec plus ou moins de succès. Par exemple, les feux rouges de Kaboul (d’avant les guerres civiles récentes) étaient les anciens feux rouges de Francfort offerts par le gouvernement hitlérien dans les années trente. Je tiens à dire, pour l’honneur de l’ancien roi Zaher Shah, âgé de 93 ans aujourd’hui et son Premier ministre M. Tarzi qu’ils menèrent une politique tout à fait sovietophile. Le gouvernement afghan resta de marbre face aux offres des nazis. Outre le mythe de la race aryenne, cette région provoquait des fantasmes géostratégiques au même titre que le Caucase. Tandis qu’Hitler s’enferrait à Stalingrad, des alpinistes allemands eurent pour but de planter le drapeau nazi sur le mont Elbrouz qui n’est lui qu’à 5633 mètres. Dans « Mein Kampf », s’agissant des liens entre les origines aryennes et le nazisme, Hitler décrit la conception du drapeau nazi : « moi même, après d’innombrables essais, je m’arrêtais à une forme définitive : un rond blanc sur fond rouge et une croix gammée noire en son milieu. Les couleurs uniques témoignent de notre respect pour le passé. » Je précise : noir, blanc, rouge du drapeau impérial allemand. Dans le rouge nous voyons l’idée sociale du mouvement, dans le blanc l’idée nationaliste, dans la croix gammée, la mission de lutte pour le triomphe de l’aryen. La croix gammée est omniprésente dans les monastères tibétains. Je me souviens avoir eu la surprise en visitant un monastère tibétain, celui de Sanyé, en 1994,de me trouver environné de croix gammées. C’est un symbole solaire de la religion traditionnelle tibétaine, celle qui a précédé, lequel est le bouddhisme relativement récent dans l’histoire du Tibet.

                    Pour les liens entre la société de Thulé et les nazis soyons précis ; elle a inspiré en janvier 1919 la création du Parti national ouvrier allemand par Drexler et K.Harrer, homonyme de l’alpiniste lequel a été transformé en février 1920 en Parti National Socialiste ! Au sein dudit Parti nazi, Himmler s’est mis à rechercher de ces fantasmagories ; Hitler, affectant de se tenir en retrait. Ce qui est sûr c’est que le XIIIème Dalaï Lama, Thubten Gyaso, a en personne procédé à la traduction de « Mein Kampf » en tibétain, dont un exemplaire lui était parvenu. Un ouvrage récent consacré aux théocrates du Tibet, en leur étant globalement favorable, décrit le XIII ème Dalaï Lama : « Thubten Gyaso avait été conduit dans la double voie de l’autoritarisme et du pessimisme. Il n’avait pas confiance en ses ministres ni en ses proches collaborateurs. Chacun avait peur du Dalaï Lama ». Détail anecdotique pour un tibétain, il portait au début de sa vie, vers la Première guerre mondiale, des moustaches en crocs à la Guillaume II et à la fin de sa vie une calvitie distinguée et un petite moustache le faisant ressembler à un maréchal français en retraite à la réputation sinistre.

                    P.S : aujourd’hui le Dalaï Lama est présenté comme une victime du gouvernement chinois, exilé et persécuté. Il est partout à la télévision, fait de meetings, les médias tentent de l’aider. Tout le monde pleure. N’y a –t-il pas une contradiction avec ce que vous venez de dire ?

                    G-A M : historiquement, la notion de Tibet indépendant n’a aucun sens. Le Tibet fait partie du monde chinois, depuis le XIIIème siècle, voire plus. Au début du XX ème siècle, les empires russes et britannique lorgnent sur ce territoire. Les Britanniques tentent une occupation du pays à partir de 1904. Ce qui conduit le XIII ème Dalaï Lama à se réfugier en Chine et à obtenir finalement, grande habileté de l’empire chinois finissant, la reconnaissance internationale de la souveraineté la Chine sur le Tibet. C’est à ce moment que le XIII ème, retenu à Lhassa, a exprimé ses premières velléités d’indépendance. A la fin des années 20, deux séries de timbres tibétains furent tout simplement des timbres de l’empire des Indes dans une première version surchargée et ensuite modifiée. L’idée d’un Tibet indépendant dans les années 30 est symétrique de la constitution de l’état croupion du Mandchoukouo par les japonais pour justifier leur occupation de la Mandchourie. Il y a un facteur commun, c’est le petit nombre de pays – les Etats fascistes et le Vatican ainsi que le Salvador – qui alors ont une représentation diplomatique à Moukden, en Mandchourie ; le Salvador étant le pays qui a déposé aux Nations Unies plusieurs motions pour la reconnaissance d’un Tibet indépendant, lequel n’a jamais existé. Il est stupéfiant de remarquer que le Dalaï Lama actuel, en 1994, a voulu réunir à Londres des personnalités occidentales ayant connu un Tibet indépendant. Sur les sept personnalités, il y avait les deux Waffen SS, Harrer l’alpiniste et Beger l’ethnologue d’ Auschwitz et un diplomate chilien du nom de Miguel Sorano qui a fait carrière dans le sillage de Kurt Waldheim, en étant proche de Pinochet et des communautés nazies du sud du Chili.

                    P.S : avec Pinochet, on trouve Jean Paul II, comme c’est curieux…

                    G-A M : un facteur commun à toutes ces approches religieuses, c’est la verticalité du pouvoir. C’est le cas du Dalaï Lama qui représente un bouddhisme très minoritaire, venu au Tibet sur la Mongolie mâtiné de chamanisme sibérien et préexistant au bouddhisme.,, des cultes solaires adeptes de la croix gammée.

                     


                    • Gilles Gilles 17 mars 2008 14:51

                      Intéressant. cependant :

                      "historiquement, la notion de Tibet indépendant n’a aucun sens. Le Tibet fait partie du monde chinois, depuis le XIIIème siècle, voire plus."

                      Historiquement je comprend...mais maintenant moi je trouve ça quelque peu choquant. Ne peut-on demander leur avis aux Tibétains ? S’ils ont essayé d’obtenir une indépendance durable, en on jouit quelque temps avant de se faire metter au pas par les armes, ne peut-on pas comprendre et accepter leur volonté d’autodétermination ?


                    • gecko gecko 17 mars 2008 16:01

                      attention tout de même à l’interprétation de la croix gammée dans le boudhisme qui est largement répandue, rien a voir avec la croix gammée d’hitler : extrait de wikipédia :

                      Comme l’indique son nom sanscrit, le svastika est dans les mystiques orientales un signe de bon augure. Invention hindoue, il fut emprunté ultérieurement par les bouddhistes et les jaïnistes.

                      Il est principalement un symbole cosmique mettant en scène le mouvement perpétuel de rotation autour d’un point fixe, celui de l’univers qui subit toutes les évolutions, de tous les cycles, de la transcendance. Il représente plusieurs forces positives, comme Ganesh dans l’hindouisme , dieu que l’on invoque pour tout commencement comme étant celui qui écarte les obstacles, parfois représenté sur un lit de svastikas. Chez les bouddhistes il représente la connaissance ésotérique et la roue du dharma.


                    • Internaute Internaute 17 mars 2008 18:34

                      La croix gammée est aussi un des symboles des premiers chrétiens avec le poisson, le XP etc. Il s’agit bien de la même partout. Ensuite, chacun lui attache la signification qu’il souhaite.


                    • dalat-1945 18 mars 2008 10:25

                      L’Ukraine, qui faissait partie de l’"empire russe" depuis 700 ans a bien demandé et obtenu son indépendance après l’effondrement de l’URSS. Et la Bielorussie ?

                      Pourquoi le Tibet ne deviendrait-il pas indépendant ,aussi ?


                    • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:45

                      Que d’inepties sous la plume d’ignorants. La croix gammée est détournée de la Swastika (ou Swastik) de l’Inde ancienne, un symbole auspicieux dont on a remonté la trace jusqu’au Néolithique. Le terme apparaît pour la première fois en Sanskrit dans les écrits épiques que sont le Ramayana et la Mahabarata. Le mot sanskrit est composé des mots "eu" qui signigie "bien, bon" et "asti" qui signifie "être". D’où son sens relié au bien-être et à la chance. Le symbole, quant à lui, se retrouve non seulement chez les Indo-Aryens mais aussi chez les Perses, les Hittites et les Grecs. Il est omniprésent dans les temples hindous et Jaïn en Inde. Il est également omniprésent dans les temples bouddhistes, notamment au Tibet. Quoi qu’il en soit du délire hitlérien sur ce symbole et son rapport avec un race aryenne primordiale dont l’origine aurait pu être découverte au Tibet, il n’apparaît nulle part que l’alpiniste Heinrich Harrer ait jamais succombé à un tel délire en dépit de son appartenance à la Waffen SS en Autriche. En Inde puis au Tibet de 1938 à 1950, Henrich Harrer n’a pu donc participer en aucune manière à la "solution finale" ourdie par les Nazis à partir de 1942 comme pourtant l’affirment sur l’Internet certaines pages de désinformation.


                    • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:49

                      Oui, merci. C’est mieux de commencer par demander aux Tibétains ce qu’ils en pensent et ce qu’ils veulent. J’ai compulsé les archives tibétaines à Dharamsala sur la question du Tibet et de son indépendance. Pour tout lire, il faudrait une vie entière ou presque ! Maintenant pour la propagande de Pékin, le Tibet est chinois depuis le XIIIè siècle alors qu’à l’époque la Chine était aux mains des Mongols qui n’ont jamais intégré le Tibet à leur empire préférant importer chez eux le bouddhisme des Tibétains au lieu d’en faire leurs vassaux.


                    • Mon Moulin 17 mars 2008 17:15

                       Qu’ont recherché et trouvé les idéologues nazis au Tibet ? 

                      Les idéologues nazis étaient convaincus qu’au Tibet avaient survécu les vestiges d’une race aryenne originelle et ils organisèrent une expédition pour les retrouver. Ils pensaient que dans les textes du lamaïsme et dans les monastères tibétains était conservée la connaissance des anciens Aryens. Les tibétologues de l’Ahnenerbe SS devaient décrypter cette connaissance par des traductions et par l’analyse des textes. Les tibétologues SS étaient fascinés par le caractère magico-occulte de la culture lamaïste. Certains occultistes à l’intérieur de l’Ahnenerbe SS croyaient même être en contact psychique avec les lamas tibétains. Les deux chefs de l’expédition SS au Tibet, Ernst Schäfer et Bruno Beger, se sentaient particulièrement attirés par les aspects morbides et guerriers du bouddhisme tibétain. 

                      La connexion Nazis-Tibet

                      http://www.iivs.de/ iivs01311/francais/film.fr..htm

                       

                       

                       


                      • Ben Ouar y Villón Brisefer 17 mars 2008 19:36

                         Cher Monsieur Moulin,

                        Continuez, pendant que des manifestants se font tuer par balles, écrivez. De là à proférer que les adeptes du bouddhisme (tibétain en l’occurence) sont des néos-nazis il n’y a qu’un pas que je vous sens près de franchir. Pourquoi vous priver alors que ça vous démange ?

                        Lorsque des gens se font tuer pour leur tradition, pour leur philosophie, je vous inviterais à un peu plus de décence, et moins de bêtise concernant l’utilisation de signes que vous brandissez en épouvantails, comme la svatiska par exemple. Heureusement que certains commentateurs rétablissent une vérité simple.

                        Qu’est-ce que votre commentaire apporte ?

                        bonne route.

                         


                      • Serpico Serpico 25 mars 2008 11:23

                        Brisefer : "Lorsque des gens se font tuer pour leur tradition, pour leur philosophie"

                         

                        ******************

                         

                        Vous pourriez développer un peu ces "traditions" et cette "philosophie" ? Et si possible nous parler du système en place sous les moines bouddhistes du Tibet ? sa douceur et son humanité ?


                      • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:52

                        Laissons les SS nazis à leur délire ! Durant la Seconde Guerre mondiale, le Tibet est resté neutre. Les Tibétains n’ont jamais été nazis, ces nazis que les Alliés ont définitvement balayés en 1945.


                      • Libr'Op Libr’Op 21 avril 2008 15:59

                        Historiquement parlant, il ne faut pas négliger le délire entretenu par le Tibet. A commencer par le délire de la Société théosophique, Madame Blvatsky en tête, au XIXè siècle. Les Nazis ont par la suite déliré à leur tour sur le Tibet. Peut-on en faire le reproche aux Tibétains ? Heinrich Harrer a-t-il enrôlé le dalaï-lama dans la Waffen SS ou intégré Mein Kampf aux enseignements bouddhistes ? Assez d’inepties, je vous prie. Tenez, relisez Alexandra David-Neel, ça vaudra mieux. C’était une Française, elle a parcouru le Tibet interdit, rencontré le XIIIè dalaï-lama, et elle était épaulée par la France-Maçonnerie. On ne peut donc la suspecter de sympathie pour le Reich.


                      • Mon Moulin 17 mars 2008 21:15

                         Cher Monsieur Brisefer :

                        je vous encourage à lire quelques livres, à étudier un peu l’histoire, la géopolitque et autres sujets avant de vous improviser journaliste.

                        Vous pouvez commencer par lire quelques ouvrages d’Alexandra David-Néel, qui n’a jamais sombré dans la tibétomanie et a su garder un esprit critique.

                        A l’occasion de votre prochain article sur le Tibet je ne manquerai pas de vous indiquer d’autres ouvrages vous permettant, sinon d’atteindre la vérité(!), de vous faire une opinion qui sera la vôtre !

                         

                         

                         

                         

                         

                         ;


                        • thierry 18 mars 2008 01:14

                          « historiquement, la notion de Tibet indépendant n’a aucun sens. Le Tibet fait partie du monde chinois, depuis le XIIIème siècle, voire plus. Au début du XX ème siècle, les empires russes et britannique lorgnent sur ce territoire. Les Britanniques tentent une occupation du pays à partir de 1904. »

                          Et dire que ce monsieur exhorte son contradicteur à faire preuve de rigueur historique, et cela alors que lui même, grand benêt qu’il est visiblement, ne connait pas grand chose à l’histoire de la région !! Alors donc au XIIIème siècle (on appréciera au passage le « voire plus », marque d’une grande assurance historique...) le Tibet était une partie de la Chine ??? N’auriez vous jamais entendu parler de l’Empire Mongol !! Les Gengis Khan, Ogodan, Mongé Khan, KubilaÏ et autres, ça ne vous dit vraiment rien ? allez un petit effort, sortez votre Larousse illustré, celui avec les grosses images, vous trouverez bien quelque chose. Ils ont tant et tant raflé de pays dans toute l’Eurasie, avant d’être à l’origine de la dynastie Yuan sur le sol chinois, qui elle même fut dépossédée de son pouvoir par la dynastie Ming (eh oui, il faut encore lire dans le dictionnaire, vous y verrez que Ming n’est pas qu’un style de vase ) qui rendit à la Chine son pouvoir et ses territoires d’antan. Je vous épargne les dates, je sens que cela ferait un peu trop.

                          Mais s’il fallait maintenant dire que tous les territoires conquis par les mongols du XIIIème siècle sont une partie de la Chine actuelle, au simple motif que la dynastie qui lui a permis de retrouver son autonomie au XIVème siècle était elle même en partie descendante de ces mêmes mongols, alors allons y franchement : incluons à la Chine les actuels Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran, l’Arabie, la Syrie, Turquie, Hongrie, Bulgarie, etc etc, la liste serait longue ! Un conseil : allez faire un tour du coté des ouvrages de Georges Duby, vous verrez ce n’est pas fatiguant, il y a plein de cartes en couleurs. D’ailleurs pour le Tibet, pas de chance pour votre misérable allégation, les mongols ne s’y sont guère intéressés. Quelques incartades par ci par là, mais visiblement en termes de conquêtes guerrières, les immenses plateaux tibétains ne les emballaient pas vraiment. Des paysans, des monastères, des moines : rien de bien enthousiasmant pour un fier guerrier mongol. Allez, un peu de lecture : René Grousset. Mais attention, accrochez-vous car il va vous falloir mettre la barre un peu plus haut, il n’y a pas beaucoup d’images !

                          Imaginons ces pauvres tibétains de l’époque, si je peux dire ce ne sont pas des enfants de choeur. Au fil des siècles de très nombreuses écoles religieuses se sont créées, chacune essayant d’associer son pouvoir spirituel à un pouvoir politique beaucoup plus terre à terre. Que voulez vous, la nature humaine est ainsi faite mon bon monsieur. Alors que font quelques uns des tibétains les plus malins ? Puisque eux-mêmes ne disposent pas vraiment de puissance militaire leur permettant d’établir un pouvoir sur tout le pays, et alors qu’ils ont aux frontières de leur pays ces mongols qui sont les maîtres incontestés de territoires s’étendant à perte de vue, et bien ils vont les voir. Et les mongols appréciant particulièrement les artisans, les hommes de culture, les religieux (un zeste de Paul Pelliot et grâce à cette lecture vous serez assuré de faire bonne figure en société ou sur les forums) les reçoivent volontiers. D’autres fois ce sont ces mêmes mongols qui convoquent certains chefs religieux tibétains. Mais le discours est bien souvent le même : « Soyez ma conscience spirituelle, et je vous nomme roi dans votre pays », sous-entendu « moi de toutes façons je n’y mettrai jamais les pieds !! ». A-t-on entendu qu’un des grands conquérants mongols aurait mis les pieds à Lhassa ? Un Genjis, Ogodan, Kubilaï ? Ou au moins leurs guerriers ? Et bien non, jamais. Ils font ça par procuration. Il faut dire qu’ils sont si peu nombreux pour tant de pays conquis ! Ils nomment donc à plusieurs reprises un tibétain en tant qu’administrateur général de son propre pays, et l’assurent de leur soutien militaire au cas ou de retour chez lui il s’avérait que cette nouvelle investiture ne plaise pas aux autres. (à ce stade, je ne peux que vous conseiller la lecture ne serait-ce que de quelques chapitres de R.A Stein, vous verrez, ça vous fera grand bien). Alors elle où la Chine dans tout ça ? nulle part.

                          Et lorsque le siècle suivant le pouvoir global mongol s’écroule en se diluant en partie dans la nouvelle dynastie chinoise, ce schéma disparaît avec lui. Les chinois sont en Chine, et les tibétains au Tibet. Le pouvoir temporel est maintenant en formation au Tibet, bien que connaissant au fil des siècles des soubresauts, mais quoi de plus normal pour une nation qui se construit politiquement. Bien sûr certains grands dignitaires religieux tibétains continuent d’aller de temps en temps à la cour des empereurs chinois successifs, jamais comme vassaux, mais bien comme précepteurs spirituels. Et celui qui a déjà vu les immenses monastères et temples tibétains en Chine, dont de très beaux à Pékin, comprend rapidement qu’ils ne furent pas des précepteurs qui attendaient dans l’anti-chambre le bon vouloir du prince. Bien sûr des accords continueront d’être tissés, pendant encore plusieurs siècles avec les quelques chefs mongols qui persistent à tenir des régions frontalières, mais ceux-ci, bien qu’encore forts militairement, ont amorcé depuis fort longtemps leur déclin. C’est un fait, les tibétains ne sont nullement différents des autres, ce ne sont pas des saints. Et ceux d’entre eux qui ont aspiré au pouvoir ont toujours été dans l’obligation de se tourner vers l’extérieur afin d’y trouver l’assistance militaire quasi inexistante chez eux.

                          Enfin de grâce, vous qui vous moquez de votre contradicteur, évitez de lui (nous) suggérer Alexandra David Neel comme référent historique. Laissez là dans son rôle de grande aventurière du siècle dernier, un personnage assurément riche et complexe, mais n’ayant à l’évidence pas le moindre soupçon de connaissance historique, et pas beaucoup plus d’ailleurs concernant le bouddhisme tel qu’il se diffusa au Tibet. Mais même elle vous n’avez pas du la lire, car sinon comment écrire qu’elle n’a jamais sombré dans la tibétomanie, elle en est l’exemple vivant ! Vous devriez citer Lobsang Rampa dans votre bibliographie personnelle, nous comprendrions mieux d’où vous vient tant d’inculture.

                          Je m’abstiens par contre d’argumenter au sujet de cette somme de propos plus stupides les uns que les autres dont vous nous abreuvez (j’avoue une lecture transversale) dans cette piteuse tentative de rapprochement entre la spiritualité tibétaine et les délires du IIIème Reich. Aucun intérêt. A part peut-être d’en savoir plus sur la détresse humaine, la votre.

                          Thierry H. Historien EPHE


                        • armand armand 20 mars 2008 23:45

                          J’abonde tout à fait dans votre sens ; Et on pourrait ajouter que si les occultistes nazis se sont passionnés pour le Tibet.... les Tibétains n’y sont pour rien et ne se sont pas intéressés aux nazis...

                          Tenez, et pour le coup, je suis surpris que personne n’ait encore parlé d’une AUTRE baron, pas le fondateur des Jeux, ni le ’Baron Rouge’ mais... Von Ungern-Sternberg. Même si c’est plutôt la Mongolie qu’il a connue.

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