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Accueil du site > Actualités > International > Libye - Les démons et les ombres du « Printemps arabe »

Libye - Les démons et les ombres du « Printemps arabe »

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© photo Pierre PICCININ

On est bien loin, en Libye, sur le terrain, de l’image virtuelle et simplifiée, véhiculée par la plupart des médias européens, d’une rébellion populaire renversant la dictature féroce du gouvernement de Mouammar Kadhafi.

La société libyenne, en effet, se structure en un ensemble de tribus, dont les intérêts divergent ; organisées en fonction de liens de parenté solides, elles sont elles-mêmes segmentées en plusieurs clans, plus ou moins rivaux, dont les alliances se recomposent en permanence, en fonction des circonstances et d’intérêts sur le très court terme.

Ainsi, s’il est vrai que, au début des événements, le 17 février 2011 et durant les jours qui ont suivi, on a pu voir l’émergence d’une société civile s’exprimant lors de manifestations hostiles au colonel Kadhafi, ces mouvements sont néanmoins restés très limités et ont rapidement servi de prétexte aux soulèvements de chefs de clans, auxquels ils ont cédé la place, et lesquels ont plongé la Libye dans le chaos. De même, croyant leur heure arrivée, plusieurs mastodontes du régime se sont dressés contre leur ancien maître et ont pris le contrôle d’une partie de la rébellion.

Qui sont ces rebelles que l’Occident, la France en tête, a pris le parti de financer, d’armer, d’appuyer par un soutien logistique et militaire inconditionnel, bien au-delà du mandat onusien qui appelait à la protection des populations civiles, mais en aucun cas au renversement du chef de cet État pétrolier ?

Qui sont les leaders de cette insurrection qui s’est opposée au gouvernement de Mouammar Kadhafi et l’accuse d’avoir massacré sa propre population ? Quels sont leurs objectifs et quelle en est la légitimité ?

Comment faut-il qualifier ce conflit qui, prétendu soulèvement de « civils désarmés » à l’origine, s’est rapidement révélé sous les traits d’une guerre franche ?

Guerre tribale ? Guerre des clans ? Guerre des chefs ? Guerre de succession au trône ? Guerre civile ? Ou bien guerre du gaz et du pétrole ?

Pour tenter d’appréhender les réalités du désastre qui ravage la Libye aujourd’hui, nous nous sommes rendus au cœur de la rébellion, dans son fief de Benghazi. Nous avons suivi les rebelles dans leurs déplacements ; nous avons interrogé leurs chefs ; nous avons accompagné leurs milices dans les combats qui les opposaient aux troupes restées loyales au gouvernement.

Éléments de réponse…

par Pierre PICCININ, en Libye (août 2011)

Loin de constituer une force politiquement organisée avec l’objectif d’instaurer une démocratie laïque en Libye et plus loin encore de former un ensemble uni sous la conduite du Conseil national de Transition (CNT), qui se présente comme le nouveau gouvernement légitime, la rébellion a été menée par une tripotée de chefs de guerre, qui se disputent régulièrement le contrôle de telle ou telle parcelle de territoire.

En toile de fond, on trouve la répartition des champs pétrolifères, mais aussi de l’eau. Et les clans rebelles n’obéissent que ponctuellement aux injonctions du CNT, qui, en définitive, autoproclamé, ne représente que lui-même.

Plus justement, il ne faudrait donc pas parler de « la » rébellion, mais « des » rébellions. Et cette configuration de la scène libyenne, à laquelle Européens et États-uniens ne s’attendaient pas, a provoqué l’embarras de l’OTAN : si, par le déploiement de moyens considérables, l’alliance atlantique a réussi, péniblement, à faire progresser les rebelles vers la capitale, dans l’objectif avoué de destituer Mouammar Kadhafi, c’est le contrôle du pays qui pose désormais problème…

Ces chefs de guerre, désorganisés, indisciplinés, ont ainsi profité du désordre ambiant pour accroître leur influence, sans toujours beaucoup se soucier du front que le CNT a tenté de maintenir face à l’armée fidèle à Tripoli, la capitale, siège du gouvernement du colonel Kadhafi : sans aucune vision nationale, leur but n’est pas de conquérir des régions traditionnellement sous le contrôle d’autres tribus et, dès lors, ils se sont montrés peu enclins à aller se battre contre les troupes gouvernementales. Ces bandes armées opèrent donc quelques sorties, qui se négocient entre eux et le CNT au coup par coup, au gré de l’humeur de leurs chefs. Les gars, souvent ivres, d’alcool ou de hachich, vident quelques caisses de cartouches et rentrent ensuite à leur bivouac pour y faire la fête. Tout le monde danse, tire en l’air des rafales entières ; la moitié des munitions se perd ainsi… Les projectiles retombent… et font des victimes.

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 © photo Pierre PICCININ (août 2011)

Parfois, à la surprise générale, certains clans ont changé de camp, généralement au détriment de Tripoli : imitant leurs voisins, s’ils y trouvaient intérêt, ils se sont libérés de la tutelle du gouvernement pour « rejoindre l’opposition ». Et c’est en grande partie de cette manière que « la rébellion a progressé ».

Autrement dit, sans l’interventionnisme armé de l’OTAN, l’armée régulière, en grande partie loyale au gouvernement libyen, aurait remis de l’ordre dans le pays, rétablissant l’autorité de Mouammar Kadhafi qui avait réussi, durant plus de quarante ans, à gérer les rivalités tribales et à forger un semblant de cohésion dans cette région instable, mais riche en pétrole et en gaz.

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L’OTAN a non seulement empêché le gouvernement libyen d’utiliser son aviation, mais, après avoir anéanti la couverture aérienne de l’armée gouvernementale, il a fourni la sienne aux rebelles : les frappes des avions de l’OTAN n’ont pas seulement détruit les chars du gouvernement libyen, mais ont aussi attaqué les véhicules qui transportaient les soldats, y compris ceux qui se repliaient, comme ici, sur la route qui mène de Benghazi à Brega, laquelle est jonchée sur toute sa longueur de carcasses de camions et d’automobiles.
(© photo Pierre PICCININ - août 2011)

Mais qui, à présent, parviendra à remettre au pas tous ces chefs de guerre, qui se sont surarmés à l’occasion du pillage des casernes, s’organisent déjà pour garder le contrôle de leur territoire et renforcent leurs milices ? Qui saura restaurer l’unité de l’État libyen ? Qui pourra représenter la Libye et en maîtriser les ressources ?

Il faut bien comprendre aussi et insister sur le fait que la partie n’est pas finie : seuls les clans du nord-est se sont soulevés contre Mouammar Kadhafi, c’est-à-dire dans la région de Cyrénaïque, dont les principaux fiefs sont Benghazi et Tobrouk. Les tribus du Fezzan (tout le grand sud), de Tripolitaine (région de la capitale, au nord-ouest) et de Syrte (au centre de la façade maritime libyenne) ont en revanche soutenu le chef de l’État libyen et combattu pour lui, mobilisant à cet effet leurs réseaux tribaux extrêmement ramifiés, et qui couvrent la plus grande partie du pays. Ce sont aujourd’hui les grands perdants de la « révolution ». À l’ouest, uniquement les clans de Misrata et Zlitan et, juste au sud de la capitale, les Berbères du Djebel Nefoussa ont rejoint la rébellion.

Le soulèvement des Berbères et les rébellions de Misrata et Zlitan ont permis l’encerclement de la capitale. Mais la prise de Tripoli ne signifie pas nécessairement la fin de la guerre civile : la capitale, dans cette antithèse de l’État-nation qu’est la Libye, ne constitue pas un enjeu déterminant. Et la guerre, la guérilla, pourrait perdurer des années durant et ruiner le pays : l’armée se confond avec la population ; les civils s’arment ; chaque homme, chaque adolescent membre du clan, de la tribu, est un guerrier potentiel ; une fois encore, la structure de la société libyenne invalide les prévisions atlantistes.

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  © photo Pierre PICCININ (août 2011)

Concernant le CNT, ensuite, autre acteur de la pièce, on ne peut que souligner sa faiblesse et ses divisions. En outre, il serait difficile de qualifier ses leaders autoproclamés de démocrates représentatifs des aspirations du « peuple libyen » : composé d’une poignée d’anciens ministres du régime qui sont à peu près parvenus à s’entendre sur ce que pourrait être le partage du pouvoir dans un hypothétique après-Kadhafi, le CNT ressemble davantage à un repère de brigands, le couteau entre les dents, et de mafieux, s’adonnant à tous les trafics, qu’au rassemblement d’une opposition démocratique comme on a pu en rencontrer, par exemple, en Égypte ou en Tunisie. Et les quelques militants des droits de l’homme qui y siègent, mis en minorité, lui servent difficilement de caution…

Le président du CNT, ainsi, Mustapha Mohammed Abud al-Jalil, était jusqu’il y a peu ministre de la justice de Kadhafi, dénoncé en décembre 2010 par Amnesty International comme l’un « des plus effroyables responsables de violations des droits humains en Afrique du nord » ; c’est lui qui avait condamné à mort les cinq infirmières bulgares, dans l’affaire que l’on sait. Aux affaires étrangères, on trouve l’ancien ministre de l’économie, Ali Abdel-Aziz al-Essaoui. Quant au commandant des opérations militaires, également ministre de l’intérieur, il s’agit d’Omar al-Hariri, de retour d’exil, que lui avait valu sa tentative de coup d’État en 1975. Il partageait le commandement avec le général Abdul Fatah Younis, ancien chef de la police politique de Kadhafi, chargé de la répression de l’opposition au régime.   

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© photos Pierre PICCININ (août 2011)

Ce dernier a cependant été assassiné en juillet pour des raisons encore inconnues, mais qui semblent tenir, notamment, aux rivalités internes au CNT : trop influent sur les quelques troupes régulières qui ont fait défection à Tripoli et constituent la seule force disciplinée à disposition du CNT, il menaçait le pouvoir de ses partenaires.

Bref, ce sera à qui mangera l’autre, s’ils parviennent à s’imposer par-delà les rivalités tribales et claniques.

Troisième composante qui apparaît de plus en plus au grand jour, le mouvement islamiste : on connaissait quelques chefs de bande salafistes et islamistes de la tendance dure (Groupe islamique de combat libyen et filières d’al-Qaïda), qui s’étaient mêlés aux rebelles. Par contre, aucun observateur n’avait vu venir les mercenaires qui se réveillent à présent, apparemment financés par le Qatar (étrangement très impliqué en Libye) et dont le nombre impressionne, au point d’inquiéter le CNT qui n’a aucun contrôle sur ces groupes armés, lesquels poursuivent leurs propres objectifs ; c’est toute une structure parallèle et autonome inconnue qui se révèle.

Au sein du CNT, certains, même, montrent du doigt le président al-Jalil, l’accusant d’avoir partie liée avec le Qatar et les islamistes et d’avoir donné son accord à l’assassinat du général Younis, qui s’était déclaré catégoriquement opposé à l’idée d’un État islamique en Libye (c’est lui qui, en 1996, aurait supervisé l’exécution de plus de mille deux-cents prisonniers, parmi lesquels de nombreux islamistes, enfermés dans la prison d’Abou Salim à Tripoli). L’assassinat de Younis s’apparenterait à « un véritable coup d’État », comme nous l’a confié un haut responsable du comité politique du CNT…

De plus, depuis l’annonce de l’assaut sur Tripoli, l’imam Ali Sallabi, leader islamiste libyen en exil à Doha, propulsé sur le devant de la scène par la chaîne de télévision satellitaire qatari al-Jazeera, exhorte les Libyens à renvoyer chez eux les Occidentaux et les forces de l’OTAN et à se lever tous au nom d’Allah.

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 © photo Pierre PICCININ (août 2011)

Enfin, comment réagiront les dix à vingt mille mercenaires de Kadhafi, pour la plupart des Tchadiens dont leur pays ne veut plus et qui n’ont d’autre choix que de se battre jusqu’à la mort, dont beaucoup ont déjà rejoint la région du Fezzan ?

La question n’est donc plus de savoir ce qu’il adviendra du régime de Mouammar Kadhafi, mais de savoir quel sera l’avenir d’un pays tiraillé de toutes parts : c’est maintenant que la guerre civile pourrait vraiment commencer.

Soutenu par les amis britanniques et états-uniens, le coup de poker mal inspiré (par le philosophe Bernard-Henri Lévy, s’il faut en croire certaines sources…) et joué trop rapidement par Nicolas Sarkozy se solde par un fiasco.

L’actuelle équipe gouvernementale française avait reconnu sans attendre le CNT comme nouveau partenaire, espérant ainsi retirer de succulents profits de cette alliance. Sa politique a plongé la Libye dans la guerre civile, sur la voie de l’État failli, de la « somalisation »…

D’autres États sont aussi intervenus, en fonction d’intérêts divers, et ont rendu la situation plus complexe encore : tandis que le Tchad et le Nigéria ont soutenu Tripoli en lui envoyant mercenaires et armement, de même que l’Algérie, qui a ravitaillé le Fezzan voisin en carburant et en eau, le Qatar expédiait des chars d’assaut aux rebelles...

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Le complexe pétrolier de Brega, incendié par l’armée régulière, qui s’est retirée de la ville le 23 août et s’est repliée en direction de la province de Syrte, loyale au gouvernement, et de la ville de Ras-Lanuf, détuisant derrière elle toutes les infrastructures, stations services et châteaux d’eau, pour entraver la progression des rebelles.
(© photo Pierre PICCININ - 24 août 2011)

Certains gouvernements, qui s’étaient gaillardement engagés aux côtés des franco-britannico-états-uniens dans cette opération, baptisée « Unified Protector » par les propagandistes atlantistes, sans trop savoir dans quoi ils mettaient les pieds (en réalité, seulement six des vingt-huit États membres de l’OTAN participent effectivement aux opérations), pourraient bien commencer à regretter la main de fer de Kadhafi, qui assurait l’ordre en Libye et l’approvisionnement régulier des centres pétroliers et gaziers.

Les compagnies pétrolières elles-mêmes semblent désormais s’alarmer également, elles qui avaient espéré augmenter leurs parts de bénéfice en diminuant celle de l’État libyen, que Kadhafi avait accrue pour financer le développement du pays (on oublie trop vite que l’analphabétisme, à titre d’exemple, est passé, sous son gouvernement, de 72% de la population en 1969 à moins de 5% aujourd’hui).

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 © photo Pierre PICCININ (août 2011)

Une solution acceptable serait une « période de transition » vers un État fédéral où toutes les régions prendraient plus ou moins leur sort en main. Une autre option serait d’admettre la partition du pays en deux États. Mais ces hypothèse ne plaisent ni à l’OTAN, ni aux pétroliers, car elles multiplieraient le nombre des intermédiaires politiques, ni non plus à ceux des Libyens qui, situés dans la « mauvaise partie », se verraient priver de la manne pétrolière et des réserves en eaux…

Quoi qu’il en soit, l’intervention, empêtrée dans ce chaos imprévu, risque de tourner au conflit de guérilla sur le très long terme. À moins que l’OTAN, comme en ex-Yougoslavie ou en Afghanistan, ne s’érige en gendarme de la région.

Mais quelles seraient alors les réactions du reste du monde ? Rappelons en effet que les États engagés en Libye sont tous occidentaux : ni la Chine, ni la Russie, ni le Brésil, ni l’Inde, autant de géants qui siégeaient au Conseil de sécurité lors du vote de la résolution 1973, n’a donné son aval en faveur de l’ingérence.

Car c’est peut-être là le plus important : le conflit Libyen, la reconnaissance du CNT par certains États et l’implication militaire de l’OTAN constituent un pas supplémentaire, après la guerre d’Irak de 2003 ou l’affaire du Kosovo, vers l’abandon des principes westphaliens du droit international, vers l’imposition par l’Occident au reste du monde des nouveaux concepts « d’ingérence humanitaire » et de « gouvernance ». Un nouveau coup de boutoir, significatif, à l’encontre du droit international tel qu’il s’était progressivement construit de puis le XVIIème siècle.

L’Union africaine avait déjà sévèrement dénoncé la tournure prise par les événements, condamnant le glissement des objectifs : au départ, il s’agissait d’empêcher l’utilisation de l’aviation et de protéger les civils en bombardant les troupes en mouvement vers les zones menacées ; ensuite, il s’est agi du renversement du chef de l’État, en ciblant ses résidences et celles de sa famille.

Début juillet, L’Union africaine avait en outre appelé ses États membres à refuser de collaborer avec la Cours pénale internationale, qui avait lancé un mandat d’arrêt contre Mouammar Kadhafi pour crime de guerre. L’Union africaine s’est expliquée en accusant la CPI de discrimination, lorsqu’elle entend poursuivre les responsables de crimes commis en Afrique, mais se tait en ce qui concerne les criminels occidentaux qui massacrent des civils en Irak et en Afghanistan, notamment.

De même, la Ligue arabe a renoncé à cautionner les bombardements, par l’intermédiaire de son président, l’Égyptien Amr Moussa, qui a publiquement regretté d’avoir, à l’origine, soutenu le projet d’une intervention occidentale.

Reste aussi l’épineuse question du rôle singulier joué par la France dans cette affaire. Mais peut-être en apprendra-t-on davantage à ce sujet, si Mouammar Kadhafi est pris vivant et bénéficie d’un vrai procès public, devant la Cour pénale internationale, au lieu de finir pendu après un jugement expéditif comme Saddam Hussein ou de trépasser dans sa cellule, comme Slobodan Milosevic…

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Lance-roquettes abandonnés par l'armée régulière à Brega et utilisés par les rebelles

Ligne de front - Ras-Lanuf (24 août 2011) - © photo Pierre PICCININ 



Lien(s) utile(s) : Le Soir.be, L'Orient-Le Jour et L'Humanité

Lire aussi : LIBYE - Ne jamais vendre la peau de l'ours..., LIBYE - Les manipulations de la gouvernance et LIBYE - D'une ingérence décomplexée aux dérives néocolonialistes.

Et Entretien avec Pierre Piccinin : à propos du "Printemps arabe".

 

© Cet article peut être librement reproduit, sous condition d'en mentionner la source (http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com).


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90 réactions à cet article    


  • chapoutier 27 août 2011 17:37

    l’otanazie s’est octroyé un droit d’ingérence humanitaire pour des crimes virtuels.
    la libye est retourné 100 en arrière, comme l’irak pour le plus grand bien de total et des autres sociétés cotées au CAC 40


    • xray 28 août 2011 21:14


      Ce sont les journalistes vendus aux intérêts des américains qui l’affirment. 
      Kadhafi bombarde son peuple ! 
      Le 9/11,  c’était quoi ? 


      Les évènements du Maghreb sont visiblement orchestrés de l’extérieur. 
      Le but des Américains est de faire sauter les verrous qui leurs interdisent l’accès direct au fric et au pétrole du Maghreb. (Les « dictateurs » ne sont pas aussi malléables que nos bons élus sans pouvoir du grand bordel européen.) 

      En Libye, qui fournit les armes ? Qui tue qui ? 

      Les Américains ont trouvé en Europe des cons pour faire le sale travail. 
      Les élus européens sont des carpettes sur lesquelles les Américains s’essuient les pieds. 

      Le bourbier européen 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com 


      Au lieu de faire une affaire personnelle de Kadhafi, le naboléon ferait mieux de s’occuper de ce qui se passe en France et de cesser de faire ses saloperies. 

      Un vandalisme institutionnel 
      http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2009/06/18/un-vandalisme-institutionnel.html 

      Commentaires interdits 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2011/05/07/le-post-commentaires-interdits.html 



    • Tarouilan Tarouilan 29 août 2011 08:11
      Cette dictature fécoce, c’était :

      1-L’électricité à usage domestique est gratuite !

      2 – L’eau à usage domestique est gratuite !

      3- Le prix d’un litre d’essence est de 0,08 EUROS !

      4- Les banques libyennes accordent des prêts sans intérêts !

      5- Les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas !

      6- La Libye est le dernier pays dans la liste des pays endetté ! La dette publique est à 3,3% du PIB ! En France, elle est à 84,5% ! Aux US, 88,9% ! Aux Japon à 225,8% !

      7- Le prix pour l’achat d’une voiture (Chevrolet, Toyota, Nissan, Mitsubishi, Peugeot, Renault…) est au prix d’usine (voitures importées du Japon, Corée du sud, Chine, Etats-Unis…) !

      8- Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribue une bourse de 1 627,11 Euros par mois !

      9- Tout étudiant diplômé reçoit le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouve pas d’emploi !

      10- Lorsqu’un couple se marie, l’ »Etat » paie le premier appartement ou maison (150 mètres carrés) !

      11- Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçoit une aide de 300 EUROS par mois !

      12- Pour tout employé dans la fonction publique, en cas de mobilité nécessaire à travers la Libye, l’Etat fournit une voiture et une maison gratuitement. Et quelque temps après, ces biens sont à lui.

      Ce serait de la science fiction, qu’aucune formation politique française, ne proposera jamais !


    • Ganesha Ganesha 29 août 2011 10:41


      Il y a tout de même un « aspect » de cette histoire que je comprends pas : Kadhafi, semble-t-il, redistribuait à son peuple une bonne part des revenus du pétrole et cela permettait aux libyens de vivre dans une certaine aisance...

      Pourtant, la révolution ne s’est pas faite qu’avec les avions de l’Otan : au sol, il y avait des milliers d’hommes, jeunes et moins jeunes, qui ont pris les armes, et avaient l’air de se battre avec une profonde indifférence à la mort...

      Pourquoi sont-ils si désespérés  ? La jeunesse libyenne « s’ennuie » ?

      Malgré tout, il semble que Kadhafi avait quand même oublié de donner, à une bonne proportion de son peuple, un élément essentiel !

       


    • Ouallonsnous ? 1er septembre 2011 22:21

      « au sol, il y avait des milliers d’hommes, jeunes et moins jeunes, qui ont pris les armes, et avaient l’air de se battre avec une profonde indifférence à la mort... », celle de drogués ou/et de mercenaires étrangers embauchés par Israél et l’Organisation Terroriste AN.

      Ganesha, vous prenez pour véridiques des images tournées en studio au Quatar !


    • Louisiane 27 août 2011 17:49

      Où l’on voit qu’une fois de plus, certaines nations occidentales n’hésitent pas à jouer avec le feu en soutenant une « rebellion » aux intérêts ambigus, voire carremment louches, afin de préserver et d’agrandir les intérêts de quelques entreprises en recherche de profits toujours plus gros.

      Notre bon Président aura réussi le tour de force de nous faire entrer dans le groupe des nations responsables de crimes de guerre alors que sur notre propre territoire, l’argent de cette guerre aurait pu être bien utile.

      Mais que ne ferait-on pas pour les amis et pour redorer son blason électoral ?

      C’est quand la fin du monde ?


      • Croa Croa 27 août 2011 23:49

        S’il te plaît, n’écris pas ça : « Notre bon Président » ! smiley

        Oui, nous français sommes désormais un peuple criminel... Sauf à dénoncer haut et fort les agissements du barjo que nous avons à l’Elysée, seul moyen de ne pas être complice ! (Qui ne dit mot consent.)

        Les autres politiciens, PS comprit, et les massmédias, soutiennent ces crimes. Subsistent que nos claviers personnels et autres moyens d’expression du peuple, les nouveaux réseaux sans oublier les anciens (assos, syndicats... ) pour rappeler cette honte et la rejeter sur les seuls responsables, Sarkozi-Juppé mais pas seulement. Ce au moins jusqu’aux prochaines élections puisque nous nous devons de virer ces salauds qui nous déshonorent !


      • bernard29 bernard29 27 août 2011 17:57

        Parce que vous pensiez sans doute que le renversement d’un régime, qu’une révolution aurait pu se faire dans la sérénité. Alors poser calmement les problèmes réels est un peu plus sérieux que de crier tout de suite au fiasco, au bourbier etc etc ... . parce vos papiers laissent l’impression trés génante que vous regrettez la période dominée par Kadhafi. Je ne sais pas d’ailleurs si ce n’est pas la seule leçon que l’on retient de l’article, en plus bien sûr des appréciations lamentables et générales sur « les rebelles ».

        La révolution française n’a pas été suivie d’une période calme et organisée. ça se saurait !! et bien entendu il y avait de tout dans nos propres révolutionnaires.


        • chapoutier 27 août 2011 18:32

          la seule question à poser est la suivante
          de quel droit sarkosy et les nazis de l’otan sont intervenu en libye

          ne me parlez pas d’humanitaire, plus grand monde ne se laisse abuser par ces mensonges.


        • FRIDA FRIDA 27 août 2011 18:34

          @ Bernard d29

            « La révolution française n’a pas été suivie d’une période calme et organisée. ça se saurait !! et bien entendu il y avait de tout dans nos propres révolutionnaires »

          Quand la mauvaise foi nous tient, rien n’y fait.

          Comparer ce qui se passe en Libye (Otan avec sa puissance de feu, et des interventions d’agents spéciaux en tous genres etc) avec ce qui s’est dérouler à l’intérieur d’une nation il y a des siècles, en plus la mise en difficulté du roi et le changement de nature du régime a tout de même permis une coalition contre la révolution française. Le manifeste de Brunswick vous parle....

          Avant de faire des comparaisons hasardeuses et surtout pour défendre une agression et des crimes ignobles contre un Etat souverain, que rien ne justifie, non seulement cette guerre est illégitime mais elle permet des circonstances d’accomplissement de crimes de guerre, il faut d’abord changer son prisme d’analyse des faits. Mais si vous contentez de faire un peu de propagande pour contrer un discours allant dans un sens différent de celui suivi par les médias-mensonges de nos belles démocraties, et bien c’est raté.

          Allez pérorez sur Bfmtv et compagnie.

          Merci à Agoravox pour ces deux articles sur la situation en Libye


        • fonzibrain fonzibrain 27 août 2011 18:41

          bernard


          pour la révolution française, aucune nation etrangère n’a été les révolutionnaire.

          à partir du moment ou les rebelle ont besoin de rebelle pour l’emporter c ’est qu’ils ne sont pas majoritaire et donc pas légitime.

          on parle de 20 000 mort, à mon avis bien plus, et on est allé la bas pour éviter des mort

          on aurait du laisser kadaffi tuer 200 mafieux et dhiahdiste, ça aurait éviter 20 000 mort

        • kemilein 27 août 2011 23:11

          «  »à partir du moment ou les rebelle ont besoin de rebelle pour l’emporter c ’est qu’ils ne sont pas majoritaire et donc pas légitime.«  »

          non mais en tuant des civils non-révolutionnaire le ratio augmente


        • tomatoketchup 28 août 2011 00:14

          tu refais l’histoire coco bernard
          la révolution française est faites par des français.
          la c’est de l’ingerance de l’otan et pas de revolution
          coco


        • Ouallonsnous ? 28 août 2011 23:52

          On est bien loin, en Libye, sur le terrain, de l’image virtuelle et simplifiée, véhiculée par la plupart des médias européens, d’une rébellion populaire renversant la dictature féroce du gouvernement de Mouammar Kadhafi.

          On est surtout à des années lumières d’une dictature féroce, sinon 98% de la population ne résisterait pas aux agresseurs nazi-sionistes de l’OTAN européo-anglo-USraélien, qui ne perdent rien pour attendre, leur expiation ne fait que commencer  !


        • easy easy 27 août 2011 18:14

          Selon le moteur de recherche AVox, l’expression « printemps arabe » figure dans 64 papiers

          Ceux qui l’ont utilisée y voyaient donc un évènement frais tout en bourgeons, en afflux de sève et en fleurs.

          Ces 64 auteurs pourraient-ils nous dire quelques mots sur ce qu’ils y voient maintenant ?



          • Ariane Walter Ariane Walter 27 août 2011 18:56

            easy,

            il me semble que ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte n’a rien à voir avec ce qui s’est passé en Libye. Il y a dans ces deux pays un réel soulèvement populaire, de véritables indignés, mouchés par des forces en place qui ont repris la main.
            mais ce n’était que l’acte I. Voilà ce que je dirai : le printemps arabe : l’acte 1 d’une volonté démocratique.


          • easy easy 27 août 2011 20:37

             Le papier que nous commentons commence avec 

            «  »«  »Libye - Les démons et les ombres du « Printemps arabe » «  »"
            et finit avec un lien qui renvoit vers une autre interview du même Pierre Piccinin

            Dans cette autre interview, l’auteur reconnaît s’être emballé 5 mois plus tôt et dit voir désormais les choses différemment.

            Il y a 5 mois, comme beaucoup d’entre nous, l’auteur a vu dans différents mouvements de masse se produisant en zone arabe, un printemps.

            Lui et d’autres, ont vu une similitude d’une part entre ces phénomènes et celui dont nous nous enorgueillissons ici depuis 1789, d’autre part entre eux

            Ce printempsisme qui avait affecté la vision de l’auteur avait affecté la vision de beaucoup de monde. Au point que quand a démarré le mouvement en Cyrénaïque, ce même monde l’a trouvé aussi printanier

            Notre président a trouvé très opportun d’en faire autant mais de manière plus marquée et nous avons maintenant à regarder le spectacle de ces cadavres aux mains ligotées.

            Alors qu’applaudissons-nous exactement dans ce papier ?

            Le fait qu’il dénonce la simplification des médias ?
            Ou le fait qu’il avoue avoir, lui aussi, simplifié ?
             

          • agent orange agent orange 28 août 2011 11:15

            Si l’auteur fait son mea-culpa en reconnaissant s’être emballé au début du conflit, il n’en va pas ainsi pour les soit-disants humanistes de gauche qui persistent dans leur cécité, tel Martine Aubry qui « se réjouit » et JL Mélanchon qui observe un silence radio...
            Ainsi, les militants de gauche, qui en mars, insistaient pour dire que "nous devons faire quelque chose" pour arrêter un massacre hypothétique ne font rien aujourd’hui pour arrêter un massacre qui n’est pas hypothétique mais bien réel et visible, et perpétré justement par ceux qui « ont fait quelque chose ».
            Le jour des élections, on se souviendra de leur « réjouissance » et/ou « silence »... Tâche indélébile sur leur CV...


          • Ariane Walter Ariane Walter 27 août 2011 18:50

            merci pour cet article clair et brillant.
            C’est pour ce genre de communication que je juge Agoravox au-dessus des autres medias.

            Nous commençons à parfaitement comprendre les tenants et les aboutissants de cette tragédie :
            -Les rapports réels de Kadhafi avec son peuple et son rôle face à l’Afrique.
            -Les raisons de l’intervention de l’Otan et la mascarade de l’ONU.
            -La complexité et le banditisme de ces fameux « rebelles ».
            -Le désir pour l’otan de rester sur place afin de donner à leurs grandes boîtes énergie et travail de reconstruction ;

            En fait, avec l’argent de notre pays, on démolit. C’est nous qui payons.
            -Ensuite les grandes boîtes ont des contrats , ce qui leur apporte de l’argent à elles et pas à nous.

            @ bernard,
            je ne savais pas qu’en 1789 la France avait été aidée par les grandes puissances Européennes qui avaient bombardé la Bastille. Quelle comparaison !


            • Croa Croa 28 août 2011 00:00

              « C’est nous qui payons »

              Pour le moment nous n’avons rien payé... Nous allons le payer plus tard !

              Cela fera à l’occasion l’affaire des amis à Sarkozi puisqu’il faudra ajouter des intérêts, un peu comme le « grand emprunt », lequel n’était finalement pas nécessaire pour saigner le trésor public.


            • Massaliote 28 août 2011 15:02

              Croa " 

              « C’est nous qui payons »

              Pour le moment nous n’avons rien payé.." COMBIEN COUTE LA GUERRE ? QUI PAIE SINON L ETAT ? ET ON OSE NOUS SORTIR LA NECESSITE D UN PLAN DE RIGUEUR smiley


            • Rensk Rensk 27 août 2011 23:22

              Oup’s il y a des Français qui ont été sur place et donnent un tout autre rapport... smiley

              Centre International de Recherches et d’Études sur le Terrorisme

              & l’Aide aux victimes du Terrorisme (Cf2R)


              http://www.cf2r.org/images/stories/news/201106/rapport-libye.pdf



            • JMK66 JMK66 29 août 2011 09:47

              Merci Rensk pour ce rapport objectif
              Paix sur Toi


              • rakosky rakosky 27 août 2011 19:29

                Magnifique article ,un exemple que devrait suivre tout journaliste honnête
                Bravo pour votre travail


                • Emmanuel Aguéra LeManu 27 août 2011 19:52

                  Salut.

                  Excellent article, que je partage illico, ce qui me fera gagner du temps.
                  Tout-à-fait d’accord en particulier avec ce passage, qui me semble autant qu’à vous prépondérant :

                  "Car c’est peut-être là le plus important : le conflit Libyen, (... )constitu(e) un pas supplémentaire, (...) vers l’abandon des principes westphaliens du droit international, (...) à l’encontre du droit international tel qu’il s’était progressivement construit de puis le XVIIème siècle.« 

                  Oui et c’est ce qui m’a d’abord laissé incrédule avant de me me révolter après l’installation de Ouattara en Côte d’Ivoire... , C’est la même logique. Il semble que Sarkozy doive ajouter quelques paragraphes à son discours de Dakar. Après avoir »repproché la colonisation« ( »entrez enfin dans l’Histoire ; peuples d’Afrique !") à l’homme Afrcain, voici donc les retours de l’hegemonie coloniale, et quels retours, de boucherie en boucherie, le tableau de chasse se paiera un jour.

                  J’espère, que comme ceux de G.W Bush, les électeurs du boucher s’en souviendront avant mai 2012.
                  Salut, et ne manquez pas de faire une petite visite à Michel Collon.


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 août 2011 11:54

                    Sauf que en Côte d’Ivoire, ça fait presque 10 ans que les troubles ont commencé et que la France, au début, s’est interposée sans prendre parti pour l’un ou l’autre avant de prendre parti franchement pour Ouattarra.

                    Là en Libye, Sarkozy a dès le début pris parti pour le CNT contre Khadafi.

                    J’ajoute que la Côte d’Ivoire est liée depuis longtemps à la France avec effectivement des intérêts économiques (et il y a aussi de nombreux français là bas) et que la connaisance du pays y est sûrement meilleure. Là, en Libye, personne ne sait ce qui se passe et on est intervenu.


                  • hervé06 27 août 2011 19:54

                    Bravo pour cet excellent article !

                    J’avais déjà vu votre nom sous différents photos vues ci et là sur le Net dans des articles relatifs à la Lybie ; je n’en savais pas plus sur vous.

                    Une recherche rapide sur Google m’a fait découvrir également les articles que vous rédigez sur la Syrie où vous vous êtes également rendu récemment.
                    Celui-ci est également très explicite et mérite qu’on en fasse la publicité :
                    http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com/article-syrie-mensonges-et-manipulations-80384964.html

                    Heureusement qu’il existe la Belgique et ses ressortissants pour nous informer en français car ici, en France, avec le roquet guerrier à la tête de l’Etat, et une presse plus partiale encore que les chaines satellitaires (c’est pourtant difficile de faire pire que ces dernières, toutes nationalités confondues - BBC, CNN, Al Jeezira, France 24- dans la désinformation et la manipulation...), s’insurger contre l’analyse des événements initiaux de Benghazi, et dénoncer le côté mensonger des comptes-rendus diffusés par les médias mainstream de l’époque était un comportement vite culpabilisé par ces derniers... Peu s’y essayèrent, et encore moins continuèrent...
                    Pourtant, quand on constatera (mais quand ?!!) que cette intervention Onusienne en Lybie avait été préméditée côté français (et anglais pour au moins son intervention conjointe aérienne...) depuis fin 2010, on réalisera mieux l’enfumage en régle (hein, m’sieur Juppé, à l’ONU, dans sa grandiloquence toute emplie de cette « mesure » qui le caractérise)... Je donne bien entendu les sources de ce que j’avance :

                    1) défection du sieur lybien Nouri Mesmari venu « balancer » ses tuyaux en France (source initiale : le quotidien italien Libero, relayé ici par le site OWNI) :
                    http://owni.fr/2011/03/30/un-fidele-de-kadhafi-a-t-il-aide-sarkozy-a-initier-la-revolte-libyenne/

                    2) exercice militaire aérien conjoint franco-anglais convenu dés novembre 2010, censé se dérouler vers le 21mars 2011 (avec préparation de l’infrastructure adéquate notamment accueil des Tornado anglais sur les bases françaises, etc.... mise en place durant ces 5 mois) :
                    http://www.southern-mistral.cdaoa.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=126&Itemid=67

                    S’il fut ensuite bien entendu annulé compte tenu de l’évolution (voulue et entretenue ?) de la situation, nul doute que la préparation des procédures de survol, de ravitaillement et de survol des territoires s’est avérée bien utile quand la « bise fut venue »....

                    Pour conclure avec les 2 articles d’Agoravox de ce jour sur la Lybie (vous et Michel Collon) ; Encore une preuve que la vie publique et civile sans la prédominance du politique (comme chez vous depuis un an en Belgique) se passe bien mieux qu’avec...


                    • Defrance Defrance 27 août 2011 19:54

                       Kadhafi n’est pas plus « allumé » que Sarkozy !

                       Sarkozy est comme un chien qui veut laisser une trace dans l’histoire, prêt a tout pour graver son nom quelque part !
                       Dans un premier temps il "avait vendu des Rafales a Kadhafi, invité au 14 Juillet , plantant sa tente dans les jardins de l’Élysée !

                       Furieux de s’être fait berné pour la nième fois, il a décidé de lui montrer les rafales de papi Dassault !


                      • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 27 août 2011 21:49

                        N’oubliez pas que suite à un contrat inique qui est une ÉNORME ESCROQUERIE la France a dû acheter à Dassault les Rafales invendus...

                        Celui qui a signé ce contrat devrait être traduit en cour martiale pour haute trahison, et Dassault devrait REMBOURSER le PEUPLE Français de cette énorme arnaque.

                        Le contribuable Français a été contraint de payer des avions dont l’armée n’a PAS DU TOUT BESOIN !!!

                        Pourquoi Dassault se crèverait le cul à vendre ses « briques volantes » alors qu’un contrat oblige l’État Français à lui acheter les invendus ?
                        Il serait bien con de se priver, des pigeons pareils, on en trouve pas tous les jours, surtout pour acheter un appareil aux performances douteuses (à la limite contre des P47 à hélices il a ses chances), mais bon il ne faut pas contrarier la propagande officielle... Si personne n’en veut, même dans les pays peu enclins à acheter du matériel US, c’est qu’il y a des raisons.

                        Marcel Dassault était un génie de l’aviation, mais son fils est en la matière d’une nullité affligeante.
                        Heureusement qu’il y a « les petits copains » pour l’aider à fourguer sa marchandise...

                        Et comme d’habitude en France, c’est le con-tribuable qui paye.


                      • cevennevive cevennevive 27 août 2011 19:55

                        Bonjour Monsieur,

                        Beau travail, belle analyse qui nous fait mieux comprendre le problème des divisions internes en Libye. Merci et cordialement.


                        • James James 27 août 2011 19:55

                          Excellent papier .


                          • fredleborgne fredleborgne 27 août 2011 20:09

                            Article passionnant

                            Merci


                            • cameleon29 cameleon29 27 août 2011 21:03

                              Excellent et plein de professionnalisme, le décalage entre l’info TV et cette réalité est démesuré, ça doit etre pour ça qu"essayant d’ouvrir les yeux de personnes de mon entourage, je me retrouve à etre pris pour un TARé..... je tiens le coup !!


                              • Ariane Walter Ariane Walter 28 août 2011 12:31

                                Cher caméléon,

                                Les relations que l’on a avec ses amis et sa famille , quand on se renseigne, sont tragiques. Ils en sont encore à la ligne bleue des Vosges et vont voter socialiste « pour battre sarkozy. »
                                Ils ne s’informent pas. Ils écoutent vaguement la télé. Ce sont des ignorants.
                                Et quand on veut leur apprendre quelque chose ils le prennent de haut car c’est une manière de faire ressortir leur ignorance, ce qui les vexe.


                              • JMK66 JMK66 29 août 2011 09:57

                                Merci Cameleon, merci Ariane pour vos témoignages
                                Je me sens moins seul maintenant
                                Paix sur Vous


                              • Serpico Serpico 29 août 2011 22:33

                                J’espère que le collègue de boulot n’est pas responsable d’in truc important...

                                Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la race des cons est la plus nombreuse.


                              • Serpico Serpico 29 août 2011 22:38

                                J’ai eu beau expliquer à une amie « progressiste » et PS, que Mahomet est une mauvaise transcription de son nom, qu’il s’appelait Mohamed et que merde c’était moi l’arabe, elle me regardait avec des yeux exaspérés en me disant « Mais c’est même dans le Larousse ! »

                                C’est là que j’ai pleinement compris l’expression « Parler à un pneu ».


                              • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 27 août 2011 21:35

                                Un « quarteron de rebelles » ou « un quarteron d’impérialistes » pour paraphraser De Gaulle...

                                Les crimes de guerre commis par l’OTAN en notre nom, peuple de France, éclaboussent toute la communauté nationale.

                                Et ces crimes de guerre menés par notre « Cher Président », vassal vertueux de l’administration américaine ont été mûrement réfléchis à Washington depuis longtemps.

                                Quand on se remémore le temps nécessaire à la préparation de la première guerre du Golfe (plus de 6 mois) et qu’on la compare à la rapidité de l’action contre la Libye, il est évident que cette opération était prévue de très longue date.

                                Pour préparer une telle opération militaire, il faut du temps, beaucoup de temps...

                                Préparer la logistique (hé oui, il faut approvisionner les munitions, les fabriquer, approvisionner l’alimentation, planifier tous les moyens de transporter toute cette « quincaillerie » sur le théâtre des opérations...

                                Il faut aussi planifier les mouvements de troupes, libérer les contingents pour qu’ils soient disponibles au bon moment et au bon endroit, etc...

                                Une opération d’une telle ampleur nécessite entre 4 et 6 mois...
                                C’est à dire que le projet était déjà bouclé largement avant le « printemps Arabe » et que ce dernier n’a été que l’excuse qui a permis de déclencher cette opération.

                                Vous me direz, ça nous a évité quelques « attentats Libyens » qui auraient été nécessaires en Europe pour justifier cette boucherie.

                                Quant au attentats perpétrés par Kadhafi, dont le célèbre attentat de Lockerbie, ils semble bien aujourd’hui, à la lumière d’investigations totalement indépendantes (dont celles de Pierre Péan) que Kadhafi y soit totalement étranger... Mais c’est hors sujet.

                                Ajoutez à cela :
                                - Que le pétrole Libyen était sous contrôle de l’état Libyen et ne rapportait pas un cent à la finance occidentale.
                                - Que Kadhafi avait « botté le cul » des compagnies pétrolières US et avait signé des contrats d’approvisionnement avec la Chine et l’Allemagne,
                                - Et surtout, sujet que tout le monde semble ignorer, que Kadhafi était sur le point d’aboutir à la création du « Dinar Or », monnaie unique d’échange de l’OUA, qui aurait bouté le sacro-saint Dollar hors d’Afrique, obligeant les pays occidentaux (et surtout les USA) à réellement payer les matières premières et les produits Africains avec de l’Or, et non pas avec du PQ en faisant tourner la planche à billets.

                                Pour les banques US, c’était la catastrophe, ce qui était gratuit (avec de la « fausse monnaie » on peut tout se permettre) allait devenir payant.

                                Pour les USA, c’est le méga jackpot :
                                - Ils vont se débrouiller pour privatiser le pétrole et la flotte en Libye (source de revenus colossaux) en spolliant le peuple Libyen,
                                - Ils vont présenter la facture de la « libération » et celle de la « reconstruction » (par les sociétés occidentales dont bien sûr Halliburton) au peuple Libyen qui ne pourra JAMAIS payer, étant privé des revenus du pétrole.
                                - Ce sera un tel bordel (entretenu par la CIA bien sûr) entre les tribus qu’il faudra envoyer des troupes de « maintien de la paix » payées par les Nations-Unies pour protéger les installations pétrolières (pardon, les « populations civiles »)...
                                - Ils vont pouvoir continuer à payer les matières premières en monnaie de singe,
                                - Et de plus, cerise sur le gâteau, la haine des Africains contre ces « enculés de Français » va faciliter leur implantation dans nos anciennes colonies au détriment des compagnies Françaises qui se feront virer assez rapidement.

                                Ce qui va ramener le revenu par habitant en Libye au niveau de celui du Burkina-Fasso, va continuer à imposer la suprématie du dollar dans les échanges internationaux, et va de plus accélérer la chute économique de la France.

                                Si après cette explication vous continuez à croire que Sarkozy œuvre pour les fortunes Françaises, allez consulter votre ophtalmologiste, vous avez de sérieux problèmes de vue.
                                Sarkozy ne sert QUE les intérêts US...

                                Pourquoi croyez-vous qu’il nous ait IMPOSÉ la ré-intégration de l’OTAN d’après-vous ?
                                Et pourquoi croyez-vous qu’il enfonce volontairement la France dans la crise économique par des cadeaux fiscaux, des opérations militaires honteuses et coûteuses, qu’il pèse de tout son poids pour faire couler financièrement l’Europe pour le plus grand profit des banques US ?

                                Une fois son « travail » terminé, c’est à dire Kadhafi écarté du pouvoir en Libye, je peux vous garantir que le « AAA » de la France va soudain s’effondrer suite à l’acharnement des agences de notation US et des traders. La propagande (oh pardon, la presse) US a déjà bien préparé le terrain la semaine dernière, le dépeçage ne saurait tarder.

                                Les intérêts de la dette atteindront de tels sommets qu’il nous sera strictement impossible de rembourser, comme les Grecs... En clair, ce sera le retour en esclavage.

                                Et ne comptez pas trop sur le PS pour vous sauver la mise, ils sont aussi dans la combine malgré leurs cris de vierges effarouchées.

                                Cette guerre inique le Libye n’est qu’un maillon de la chaîne que les USA préparent pour asservir le monde.

                                Et pour les autres rivaux « dangereux », la Chine et l’Inde, ils ont un autre plan, qui inclut le Pakistan... Recherchez, tout est déjà écrit à l’avance, sous nos yeux, il suffit seulement d’enlever nos œillères et de regarder dans la bonne direction, avec un peu de hauteur.
                                Vous comprendrez pourquoi Ben Laden est soudain ressorti de son tiroir.

                                Pour les USA, la France, l’Allemagne, toute l’Europe sont DÉJÀ mortes. Une fois que l’Inde et la Chine s’entre-tueront ils seront les maîtres du monde.

                                Notre problème, c’est que notre cerveau n’a pas encore réalisé que notre cœur s’est arrêté de battre.


                                • chapoutier 27 août 2011 22:31

                                  bonsoir
                                  vous écrivez fort justement :
                                  Une opération d’une telle ampleur nécessite entre 4 et 6 mois...
                                  C’est à dire que le projet était déjà bouclé largement avant le "printemps Arabe" et que ce dernier n’a été que l’excuse qui a permis de déclencher cette opération.

                                  c’est très juste de le relever, et ce nous montre bien mieux que des discours la duplicité de ce mafieux qui nous dirigent.
                                  mais cela prouve aussi pour ceux qui pourraient encore douter (de bonne foi) que cette insurrection était totalement bidon, ils avaient un planning à tenir, ils l’ont tenu

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