Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Libye : qui est derrière l’assassinat du général Abdel Fatah Younès (...)

Libye : qui est derrière l’assassinat du général Abdel Fatah Younès ?

Assassinat, ce jeudi 28 juillet, du général Abdel Fatah Younès, ancien pilier du régime de Kadhafi qui avait rallié les insurgés et était devenu leur état-major. Le CNT, après avoir accusé les forces loyalistes, pointent désormais du doigt une milice islamiste, tandis que le régime libyen, lui, y voit un acte d'Al-Qaïda.

Le CNT, après avoir accusé les forces loyalistes, finit par pointer du doigt une milice islamiste connue sous le nom de brigade « Obaïda Ibn Jarrah ». Celle-ci, selon Ali Tahrouni, un membre du Conseil national de transition, était chargée d'escorter le général du front de Bréga à Benghazi, où il devait assister à une réunion militaire du CNT.

Son corps « criblé de balles et partiellement calciné » a été retrouvé, vendredi, dans les faubourgs de Benghazi. Le chef de la milice, toujours selon Ali Tahrouni, aurait été arrêté et emprisonné tandis que ces subordonnées, auteurs présumés de l'assassinat du général, auraient, eux, réussi à s'enfuir.

La brigade islamiste « Obaïda Ibn Jarrah » est pourtant connue pour être proche de la rébellion, à laquelle elle apporte, depuis le début de l'insurrection, son soutien dans sa lutte contre le forces loyalistes. Alors, pourquoi s'en est-elle prise au chef militaire ?

Le général Abdel Fatah Younès était, en effet, connu pour avoir apporté son soutien au guide libyen, notamment lors du coup d'Etat militaire de 1969, qui porta Kadhafi à la tête du pays. Il affichait ensuite une franche opposition aux islamistes. Son assassinat serait donc vu, aujourd'hui, comme une vengeance de certains éléments islamistes, qui ne lui auraient jamais pardonné « sa vie d'avant  » son ralliement à la rébellion.

Pour le régime libyen, lui, il ne fait aucun doute que seul Al-Qaïda est derrière cet assassinat.

Abdoulaye Jamil Diallo


Moyenne des avis sur cet article :  2.85/5   (13 votes)




Réagissez à l'article

10 réactions à cet article    


  • Gérard Luçon Gerard Lucon 1er août 2011 12:24

    de toute maniere bon debarras, ce general etait surtout un traitre et une ordure, desormais les islamistes tiennent le haut du pave a Benghazi ... bravo sarkoleon !


    • furio furio 1er août 2011 13:12

      Qui vous dit que le général avait rallié le camp des insurgés ? La propagande onusienne ah ! bon.

      Comme de nombreux libyens il a été tué par les bombes françaises qui s’abattent sur la Libye pour mener la guerre de sarkozy et de ses commanditaires les sionistes, bhl et autres ...


      • Traroth Traroth 1er août 2011 17:36

        C’est vrai que l’article fait la part un peu trop belle aux « on-dit ». Pas assez de faits !


      • Michel Maugis Michel Maugis 1er août 2011 18:25

        Article contemplatif qui n’ apporte strictement rien.

        Une simple entrée « Libye » sur Google en apporte bien plus.

        Agoravox ne doit pas être réduit à un amas d’ articles « contemplatifs » « neutres » qui n’ apportent absolument rien. Les auteurs DOIVENT donner aussi leurs opinions et leurs analyses.

        • Abdoulaye Jamil Diallo Abdoulaye Jamil Diallo 2 août 2011 13:12

          Je ne connais nul article qui pourrait être plus exhaustif qu’une recherche sur Google.

           Et concernant la neutralité, mieux vaut être neutre, en ne se référant qu’aux faits, que d’afficher, d’emblée, un parti-pris.

           Relatons les faits, rien que les faits ! Soulevons éventuellement des interrogations. Mais laissons au lecteur latitude de se faire sa propre opinion. Voilà ce que j’essaie de faire !


        • Abdoulaye Jamil Diallo Abdoulaye Jamil Diallo 2 août 2011 13:26

          Je ne connais nul article qui pourrait être plus exhaustif qu’une recherche sur Google.

           Et concernant la neutralité, mieux vaut être neutre, en ne se référant qu’aux faits, que d’afficher, d’emblée, un parti-pris.

           Relatons les faits, rien que les faits ! Soulevons éventuellement des interrogations. Mais laissons au lecteur la latitude de se faire sa propre opinion. Voilà ce que j’essaie de faire !


        • Abdoulaye Jamil Diallo Abdoulaye Jamil Diallo 2 août 2011 13:28

          Je ne connais nul article qui pourrait être plus exhaustif qu’une recherche sur Google.

           Et concernant la neutralité, mieux vaut être neutre, en ne se référant qu’aux faits, que d’afficher, d’emblée, un parti-pris.

           Relatons les faits, rien que les faits ! Soulevons éventuellement des interrogations. Mais laissons au lecteur la latitude de se faire sa propre opinion. Voilà ce que j’essaie de faire !


        • Michel Maugis Michel Maugis 1er août 2011 22:22


          la réponse :


          En ce début de Ramadan, l’opération militaire de l’OTAN en Libye s’enfonce dans la confusion la plus totale, note Alexis Crow.

          L’analyste de Chatham House spécialisée dans l’étude de l’Alliance atlantique avait été un des premiers experts de think tanks occidentaux à aborder publiquement la question du rôle d’Al Qaida au sein des « forces rebelles ». Elle est aujourd’hui la première à mettre les pieds dans le plat : les dirigeants politiques de l’Alliance ont abandonné leurs buts de guerre, officiels et officieux. Ils n’ont pas à proprement parler de stratégie de rechange, hormis la recherche d’une sortie de crise qui leur permette de garder la tête haute. À l’évidence, ce n’est plus simplement l’état-major français, mais aussi Londres qui s’inquiète de voir ses forces embourbées en Libye sans solution en vue.

          La « protection des populations civiles » n’a jamais été qu’un slogan déconnecté de la réalité. Mais il n’est plus question pour l’OTAN de « changer le régime » à Tripoli, ni même de diviser le pays en deux États distincts ayant pour capitales Tripoli et Benghazi. Tout au plus Bruxelles espère obtenir un statut d’autonomie pour quelques enclaves.

          Conscient du désastre politico-militaire, Washington cherche une sortie négociée, tout en faisant savoir que ce n’est pas parce que l’OTAN a perdu la guerre qu’elle doit arrêter ses bombardements. Le temps joue en notre faveur, affirment les émissaires états-uniens, tandis que le Conseil national de transition vide les comptes bancaires de la Jamahiriya gelés par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

          Quoi qu’il en soit, si Washington s’est trompé et ne parvient pas à rétablir la situation,

          c’est qu’il ne comprend rien au comportement des Libyens. Intoxiqués par leur proprec’est qu’il ne comprend rien au comportement des Libyens. Intoxiqués par leur propre

          propagande, les États-Unis croyaient avoir à faire à une dictature centralisée et verticale, ils découvrent un système horizontal et opaque dans lequel le Pouvoir est émietté, y compris l’autorité militaire. Ils rencontrent en diverses capitales de nombreux émissaires dont ils ne parviennent pas à mesurer la représentativité. Et par dessous tout, ils ne comprennent rien aux réactions de Mouammar Kadhafi, insaisissable, qui est —lui aussi— persuadé que le temps joue en sa faveur.

          La stratégie occidentale était simple : profiter de la normalisation de la Libye et de son ouverture économique pour constituer une classe de golden boys et de technocrates libyens qui finiraient par préférer l’American Way of Life au Livre Vert. Une fois ce processus arrivé à maturité, la CIA a organisé les événements de Benghazi et leur déformation médiatique. Les Français et les Britanniques ont été mis en avant, avec leur discours humanitaire, en vue d’une possible action au sol qui eut nécessité de la chair à canon. Le Conseil national de transition a été créé en récupérant des membres américanisés de la classe dirigeante, en y ajoutant de vieux exilés organisés par la CIA depuis la chute de la monarchie, plus des combattants d’Al Qaida encadrés par une faction saoudienne.

          Bien qu’hétéroclite en apparence, cette coalition repose sur l’histoire commune des individus qui la composent. La plupart ont travaillé pour les États-Unis depuis longtemps

          et ont changé plusieurs fois d’appartenance politique au gré des changements tactiques que leur ordonnait Washington. Beaucoup sont secrètement membres de la confrérie des Frères musulmans.

          Fidèle au Livre vert, Mouammar Kadhafi a consciemment accentué cette fracture de classe en annonçant le 22 février la dissolution de plusieurs ministères et la distribution de leur budget à parts égales entre tous les citoyens (soit 21 000 USD par personne). Voyant le « Frère Guide » renouer avec son projet anarchisant, les privilégiés qui se sont enrichis durant l’ouverture économique ont pris peur. Certains ont choisi de fuir en Occident avec leur famille et leur magot, d’autres ont cru en une victoire rapide de l’Alliance atlantique et se sont ralliés au CNT, espérant gouverner la Libye de demain.

          Pour réaliser cette insurrection colorée, Washington disposait d’une seule carte : le débauchage d’un des compagnons de Mouammar Kadhafi, le général Abdel Fatah Younes, ministre de l’Intérieur. C’est son retournement qui a rendu possible la transformation de cette opération de déstabilisation politique en aventure militaire. Or, l’assassinat du général Younes par ses rivaux, le 28 juillet 2011, provoque l’effondrement de « l’armée rebelle » et révèle le caractère artificiel du Conseil national de transition.

          Il existe aujourd’hui plus de 70 groupes armés dits « rebelles ». Presque tous reconnaissaient l’autorité d’Abdel Fatah Younes, lequel tentait de les coordonner. Dès l’annonce de sa mort, chacun de ces groupes a repris son autonomie. Certains, qui ont créé leur propre gouvernement, tentent de se faire reconnaître par des États membres de la Coalition —notamment le Qatar— au même titre que le CNT. Chaque localité a son seigneur de la guerre qui veut la proclamer indépendante. En quelques jours, la Cyrénaique s’est « irakisée ». Le chaos est tel que le propre fils du général Younes, lors de ses obsèques, a appelé au retour de Kadhafi et du drapeau vert, seul moyen selon lui de

          rétablir la sécurité des populations.

          rétablir la sécurité des populations.

          Dès lors, il suffit d’écouter les interventions de Mouammar Kadhafi pour comprendre sa stratégie. Tandis que les rues de Benghazi se sont vidées, de gigantesques manifestations populaires sont organisées aux quatre coins de la Tripolitaine et du Fezzam pour conspuer l’OTAN. Le « Frère Guide » y intervient par haut-parleurs et dialogue avec la foule. Il explique qu’une trêve rapide se ferait au détriment de l’unité nationale, tandis que la poursuite de la guerre donne le temps de renverser le pouvoir illégitime du CNT et donc de préserver l’intégrité territoriale de la Libye. Le colonel Kadhafi, qui a déjà rallié à lui les tribus, entend maintenant rallier à lui les individus qui soutiennent encore le CNT. Dans ses interventions audio, il appelle ses concitoyens à se préparer à libérer les villes occupées. Il devront se déplacer en foule, sans armes, pour reprendre le contrôle des poches « rebelles » de manière non-violente.

          Mouammar Kadhafi qui a déjà vaincu politiquement le pouvoir aérien de l’OTAN, pense pouvoir vaincre aussi politiquement au sol les « rebelles ».

          Dans cette situation inextricable, où la plupart des protagonistes ne savent que faire, les réflexes tiennent lieu de pensée. Les partisans du Livre vert entendent profiter de la fuite des technocrates pour revenir aux fondamentaux de la Révolution ; ceux qui, autour de Saif el-Islam, croyaient pouvoir marier le kadhafisme et la globalisation négocient avec leurs amis occidentaux ; et l’OTAN bombarde une nouvelle fois, les sites qu’elle bombardait déjà hier, et avant-hier.

          Thierry Meyssan


          • latortue latortue 2 août 2011 09:31
            Comme nous l’annoncions ce matin, Benghazi est devenu le théâtre de violents affrontements depuis samedi dernier. Des quartiers entiers disent désormais niet au CNT, en arborant le drapeau vert, celui de la vraie Libye. Les manifestations se multiplient à travers le pays pour dire non aux galopins et vendus de Benghazi, des personnages sans honneur qui vendent leur pays pour un plat de lentilles.

            Plus grave encore, selon nos informations, les troupes que commandaient le général Younès à Brega, sont en route vers… Benghazi où, ils (soldats) veulent en découdre avec leurs anciens amis de la rébellion. Du coup, ils ont abandonné leurs positions et il se murmure que c’est la panique à bord à Benghazi où, par ailleurs, le siège du CNT vient d’être réduit en cendre. Du coup, actuellement, des hélicoptères de l’OTAN sont en train de survoler la ville tandis que Moustapha Abdeljalil se terre tel un rat. A Tobrouk, les Touaregs ont retourné leurs armes contre les fous à lier de Benghazi.

            Il n’y a que la presse russe qui confirme nos informations. La presse occidentale quant à elle, est devenue la Pravda. Ironie du sort. Au juste, le peuple libyen c’est lequel ? Foule pour Kadhafi qui menace Obama, Sarkozy, Berlusconi et Cameron. Vidéo sous-titrée en anglais. Malgré les bombardements de l’OTAN, le peuple libyen, fier et vaillant, tient. L’idée de négocier avec Kadhafi se fera jour in fine
            http://www.youtube.com/watch?v=WRE-y8KNEsc&feature=player_embedded désolé elle est en anglais mais formidable démonstration de soutien a Kadhadfi des centaines de millier de personnes, Sarko ouvre tes yeux il ne veulent pas de ta démocratie .Messieurs des médias vous nous cachez la vérité vous êtes a la solde du pouvoir pro sioniste Français honte a vous
            http://sergeadam.blogspot.com/ source

            • Monarkozy 2 août 2011 12:08

              Bonjour,

              Je vous fait partager cet article du journaliste Allain Jules publié aujourd’hui.

              http://allainjules.com/2011/08/02/libye-kadhafi-plus-fort-que-jamais-chaos-a-benghazi/

              Et également cet article de BHL publié aujourd’hui.

              http://www.bernard-henri-levy.com/deuil-et-l%E2%80%99espoir-a-benghazi-un-texte-de-bernard-henri-levy-liberation-2-aout-2011-21453.html

              Bonne lecture...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès