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Accueil du site > Actualités > International > Mali, une intervention bouclée et réussie ? Le 30/01/2013

Mali, une intervention bouclée et réussie ? Le 30/01/2013

L’opération Serval au Mali semble aujourd’hui être une réussite. En 15 jours l’armée française et les armées du Mali et des autres pays de l’Afrique de l’ouest ont libéré Gao et Tombouctou des islamistes qui occupaient cette région depuis un an.

Les conditions pour un nouvel équilibre sont-elles désormais réunies ?

 

 

Cette réussite au moins provisoire, apporte la preuve qu’il fallait intervenir avant que la situation ne dérape trop et qu’il aurait sûrement mieux valu intervenir plus tôt, évitant ainsi aux populations une occupation extrêmement dure. Cela aurait aussi permis d’éviter une intervention si lourde.

Quoi qu’il en soit, la partie semble bien engagée et les avancées dans la libération du Nord du Mali sont de bon augure, à condition de savoir gérer l’après-intervention.

D’une part, cette dernière n’est pas terminée, il faut sécuriser la région et libérer Kidal à l’est du Mali. D’autre part, les islamistes vont se réfugier prés de Kidal dans la région montagneuse de l’Afar des Iforas, et il sera nécessaire d’aider les armées du Mali et des autres pays d’Afrique de l’Ouest à les contenir et à les réduire à merci.

Et c’est là que l’on repasse à la partie politique du problème. Il faut à tout prix éviter les exactions et les dérapages contre les Touaregs et les arabes du nord du pays pour mener une vraie politique de réconciliation et éviter de donner aux islamistes de nouveaux des soutiens (car ces deniers voudront continuer à mener des opérations terroristes et de déstabilisation).

Une solution à long terme doit être trouvée dans cette zone pour les Touaregs. Il est évident que le gouvernement malien doit leur accorder l’autonomie interne de façon à les dissocier définitivement des islamistes.

Le MNLA, mouvement des Touaregs, est prêt à s’allier au gouvernement malien contre les islamistes, à condition que des discussions soient ouvertes ; il faut persévérer dans cette voie !

Enfin, une coopération durable doit être établie avec l’Algérie et les autres pays limitrophes pour éradiquer durablement les mouvements djihadistes. C’est LA condition indispensable pour que l’intervention française soit un plein succès.

L’affaire est donc bien engagée du point de vue militaire, mais elle reste encore à gagner du point de vue politique. La paix dans la région et l’éviction des islamistes sera une affaire de longue haleine.

La fin des combats ou même, le retrait de l’armée française qui ne devra pas être trop rapide, ne marqueront pas la fin de l’histoire.

La France doit contribuer au long terme à une solution politique et à un renforcement de l’armée malienne. Nos concitoyens et nos hommes politiques qui ont fait preuve de responsabilité en la matière doivent impérativement le comprendre.


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46 réactions à cet article    


  • sirocco sirocco 31 janvier 2013 10:28

    L’ennemi N° 1 de l’armée malienne, ce sont les Touaregs et ça fait longtemps que ça dure.

    Les soldats maliens n’ont d’ailleurs pas mis longtemps à nous le montrer : dès le lendemain de l’entrée des Français dans Gao, ils étaient déjà en train de se livrer à des exactions contre des membres de cette ethnie réputée nomade, bien implantée dans le nord du Mali.


    • jmdest62 jmdest62 31 janvier 2013 16:11

      Une intervention bouclée ?

      Sauf erreur , nos troupes sont encore au Mali et la CEDEAO a tenu aujourd’hui "une réunion, qui a eu lieu immédiatement après la clôture de la conférence de donateurs pour la MISMA et les Forces de défense et de sécurité maliennes, et a été l’occasion de discuter des mesures immédiates à prendre en vue d’accélérer le déploiement des troupes de la MISMA et l’installation du Quartier général de la Mission à Bamako, assurer sa durabilité et mobiliser davantage la communauté internationale en appui aux efforts de l’Afrique au Mali. ...« 
      En clair les amis africains du Mali prennent leur temps ......autrement dit nous y sommes encore pour quelques temps : à 2 Millions d’Euros par jour pourquoi se priver ?!!!!!  smiley

      Une intervention réussie ?

      Que voilà une belle guerre : 1 seul soldat français tué presque par accident....pas de dégâts collatéraux chez les civils et à part la petite quarantaine de »terroristes« tués par les forces spéciales algériennes ..pour ce qui est de la »coalition Franco-Malienne« (ou Malio-Française au choix). »....Nous en avons tué beaucoup« , a déclaré le ministre au quotidien français Le Parisien de mercredi, sans donner de chiffres...... »  à 2 Millions d’Euros par jour on s’attendait à plus de détails ?!!!!!  smiley

      Hollande et Ayrault ont , parait-il , gagné 4 points dans les sondages : (25 jours x 2 ME) / 4 = 12,50 millions d’euros le point ......ça fait mal , certes , mais rassurez vous braves gens tout cela est budgété

      y parait que plus c’est gros mieux ça passe ...faut croire !

      @+


    • sirocco sirocco 31 janvier 2013 20:43

      « ... à 2 Millions d’Euros par jour pourquoi se priver ?!!!!! »

      Dans un de ses JT, la chaîne judéo-franco-allemande ARTE a avancé le chiffre de 5 millions d’euros comme coût journalier de la guerre au Mali pour la France.


    • FRIDA FRIDA 31 janvier 2013 11:03

      "...qu’il aurait sûrement mieux valu intervenir plus tôt, évitant ainsi aux populations une occupation extrêmement dure. Cela aurait aussi permis d’éviter une intervention si lourde"
      Vous êtes un scribe de l’Elysée ????

      Je pense que cette intervention est plutôt une escroquerie.
      On envoie l’armée combattre une poignée de criminels étrangers ???? pourquoi on ne le fait pas dans nos quartiers, il y a bien des zones de non droit en France, où la dealers font la loi, occupent l’espace public et terrorisent la population, pourquoi on n’envoie pas l’armée ??? pour libérer un territoire de la République une et indivisible ????
      Il n’y avait pas d’Etat malien depuis bien longtemps, les Maliens auraient dû s’occuper de leurs affaires au lieu d’appeler au secours un Etat ex colonisateur. Ils ont l’air pitoyables et les soldats et les civils qui, une fois les blanc leur ont ouvert la route, de se pavaner et de se croire victorieux. Qu’ils viennent pas quelques années plus tard pleurnicher et demander réparation et repentance. Ils se sont vendus eux-mêmes. Pareil pour les Libyens.
      Il faut un peu de jugeote dans la cervelle au lieu de gri-gri et basmala.

      ce que je pense de cette intervention ? on nous rejoue un mauvais remake de Ghostbusters
      http://reflexionssurlemonde.blogspot.fr/2013/01/ghostmalibusters.html


      • bernard29 bernard29 31 janvier 2013 11:29

         oui cette intervention était tout à fait justifiée.
         Espérons maintenant que l’arrogance française ne fera pas déraper la suite des opérations.

        masi qaund vous dites « La France doit contribuer au long terme à une solution politique et à un renforcement de l’armée malienne ». 

        a) c’est aux maliens de résoudre leur problèmes politiques et démocratiques. Il faut seulement essayer de favoriser le dialogue. 
        b) quant à renforcer l’armée !! c’est souvent des armées que viennent les problèmes. La question est surtout une question de sécurité intérieure ; Il vaudrait mieux contribuer à la consolidation de l’ Etat dans ses réformes d’éducation, de justice et de police, de démocratie......


        • louphi 31 janvier 2013 12:06

          Christophe Bugeau

          « Il est évident que le gouvernement malien doit leur accorder l’autonomie interne de façon à les dissocier définitivement des islamistes. ».

          Vous feriez mieux d’aller défendre l’autonomie chez les Corses ou les Basques, les Flamands ou les Wallons, qui eux sont des peuples autochtones. Les Touaregs ne sont pas un peuple. Ce sont des caravaniers nomades, trafiquants en tous genres, seigneurs de guerre, qui cherchent à monopoliser un espace dans le sahel au détriment des Etats Noirs environnants, en profitant de la faiblesse militaire de ces Etats Noirs. Pourquoi le soi-disant « peuple Touareg » ne va-t-il pas revendiquer des territoires en Algérie ou en Libye d’où ils partent ? Les Touaregs, ce sont des caravaniers nomades du désert, descendants des anciens pirates pour la plupart originaires de la péninsule ibérique, d’autres originaires du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, qui jadis organisaient la traite esclavagiste négrière orientale et occidentale, en razziant les peuples Noirs autochtones du Sahara et d’Afrique du Nord. Ce sont ces traditions esclavagistes anti-nègres que les Touaregs représentent et entendent perpétuer.

          « Le MNLA, mouvement des Touaregs, est prêt à s’allier au gouvernement malien contre les islamistes, à condition que des discussions soient ouvertes ; il faut persévérer dans cette voie ! »

          Le MNLA et l’ensemble des Touaregs ont toujours utilisé cette tactique d’alliance avec le gouvernement malien. Mais c’est pour se renforcer dans le ventre du Mali en attendant de le saborder le moment venu. C’est l’un des ces « moments venus » que l’on observe actuellement. Les Touaregs n’ont rien à faire au Mali ni à court terme, ni à moyen terme, ni à long terme. Les Touaregs représentent et représenteront toujours une menace de brigandage pour les populations Noires autochtones de cette région. Ce sont des vautours négriers en campagne permanente de chasse.


          • sirocco sirocco 31 janvier 2013 20:55

            " Les Touaregs n’ont rien à faire au Mali ni à court terme, ni à moyen terme, ni à long terme."

            Les Touaregs forment une ethnie de nomades présents dans toute la zone saharienne et nord-sahélienne depuis des siècles. En tout cas, depuis bien avant que les contours du Mali aient été tracés sur une carte par les colonisateurs européens.

            C’est comme si vous disiez que les Indiens n’ont rien à faire aux Etats-Unis, ni les Aborigènes en Australie...


          • louphi 1er février 2013 09:26

            sirocco

            « Les Touaregs forment une ethnie de nomades présents dans toute la zone saharienne et nord-sahélienne depuis des siècles ».

            « Etre présent » ne veut pas dire être légitime, avoir la légitimité. Un exemple. Je m’invite dans la maison de sirocco. Je m’installe. Je fais ce que je veux de tout ce qui se trouve dans cette maison, y compris son épouse et ses enfants. Voilà, je suis présent chez moi. Il faut avouer que Sirocco est plus divin que le bon Dieu.

            « En tout cas, depuis bien avant que les contours du Mali aient été tracés sur une carte par les colonisateurs européens... »

            Vous évoquez laconiquement et malicieusement l’Histoire des peuples du Sahel avant la colonisation européenne. Vous suggérez par là que les Touaregs seraient plus anciens au Sahel que les peuples noirs du Mali. Vos insinuations sont fausses. Voici comment. 

            Tout d’abord, c’est en Europe, dans la péninsule ibérique (France, Italie, Espagne, Portugal), que l’homme blanc est apparu, il y a environ 25000 ans, à la fin de la dernière période glaciaire qui a sévi en Europe. C’est l’Homme de Cro-Magnon. Cette apparition de l’homme Blanc est le résultat d’une mutation génétique, dans cette région, de l’Homme NOIR venant d’Afrique.

            Cette mutation génétique de l’Homme Noir en Homme Blanc s’est produite suite à un séjour de l’HOMME noir de plusieurs millénaires dans ce climat glaciaire. Pour se retrouver dans la péninsule ibérique, l’Homme Noir était passé à gué par le détroit de Gibraltar, en Afrique du Nord. Le niveau des océans, en cette période glaciaire, était alors suffisamment bas pour permettre le passage à gué par le détroit de Gibraltar.  Ce sont des données scientifiques que personne ne conteste. Rien que cela, le Touareg, homme de race blanche, ne pouvait pas se retrouver en Afrique du Nord avant les peuples noires.

            Poursuivons. Les Touaregs (ou Berbères) sont une branches des populations blanches, nomades barbares, originaires des pays européens du pourtour de la méditerranée. Les indo-européens sont une autre branche de populations blanches ayant migré vers l’Asie à travers le continent. Les sémites (juifs et arabes), sont le produit du métissage des indo-européens, au Moyen-Orient, avec les peuples noirs autochtones rencontrés au cours de leur migration.

            Les Touaregs commencèrent à poser pied en Afrique du Nord environ vers 1300 avant Jésus-Christ. Populations nomades barbares, les Touaregs, comme les autres populations blanches nomades indo-européennes, étaient attirés par les conditions de vie favorables des civilisations Noires sédentaires autochtones du Moyen-Orient et d’Afrique, en particulier l’Egypte des Pharaons. Jusqu’en 625 avant J-C, les peuples noirs autochtones d’Afrique du Nord avaient toujours refoulé les Touaregs et leurs compagnons indo-européens. Les Egyptiens, peuples noirs peuple noir de Pharaon, désignaient l’ensemble des populations blanches qui déferlaient chez eux, par l’expression « peuples de la mer ». C’est dire que du temps des pharaons, les « peuples de la mer, populations de race blanche, étaient étrangers sur le continent africain et au Moyen-Orient.

            Ce n’est qu’à partir de l’invasion de l’Egypte Noire des pharaons, par les « peuples de la mer », que les Touaregs, entre autres populations blanches, et les sémites, prendront le dessus sur les autochtones noirs. Les peuples noirs autochtones, subissant des massacres, seront alors progressivement décimés, délogés et refoulés au Sud, en particulier vers le Sahara. Les populations noires survivantes d’Afrique du Nord seront progressivement réduites en esclavage par les envahisseurs blancs, les « peuples de la mer », les Berbères et les indo-européens, et plus tard par les sémites (juifs et arabes). C’est ainsi que s’est formé le Maghreb berbéro-arabe.

            A partir de ces conquêtes, les Touaregs (berbères) et les indo-européens, ensuite les arabes, instaurèrent un régime de pillage des civilisations noires. C’est ce pillage qui a permit au peuples indo-européens de la méditerranée d’accéder à la civilisation. C’est ainsi qu’était sortie la première civilisation indo-européenne de l’Histoire, la civilisation Grecque.

            Contrairement aux peuples de race noire, les peuples de race blanche pratiquaient l’esclavage (1). Le ravitaillement en esclaves se faisait au moyen des razzias. Par des conquêtes successives, les « peuples de la mer », berbères et indo-européens, soumirent tous les peuples noirs en esclavage d’abord en Afrique et au Moyen-Orient. La branche sémite (juive et arabe) décréta l’esclavage de l’Homme Noir comme étant la condition d’existence de l’Homme blanc. La branche sémite consigna ce décret dans un livre qui s’appelle la THORA pour les juifs, le CORAN pour les arabes. La branche sémite offrit ce livre à son Dieu Yahvé, alias Allah. La THORA scelle l’alliance éternelle et divine entre les descendants de Cro-Magnon.

            Ainsi, depuis des millénaires, la prospérité de l’occident s’est bâtie sur l’esclavage à outrance des peuples noirs à partir de son berceau l’Afrique. Les Touaregs, avec les arabes, n’ont cessé de jouer chacun sa partition. Les Touaregs, pour leur part, ont par exemple joué le rôle de précurseurs des conquistadors portugais qui, plus tard, procéderont à l’extermination des amérindiens. Jusqu’à ce jour, les Touaregs, avec les Arabes restent en Afrique, au sahel, les conservateurs indécrottables de ces pratiques esclavagistes à l’encontre des populations noires autochtones.

            En effet :

            « Presque deux siècles après que les Anglais ont interdit la traite atlantique [le 2 mars 1807], il reste encore des esclaves dans certaines régions qui bordent le Sahara. Les choses ont cependant commencé à changer au Niger, un pays semi-désertique au cœur de l’Afrique de l’Ouest, où vient de se produire l’une des plus importantes libérations massives d’esclaves qu’on ait vues.

            Au moins 43 000 personnes seraient maintenues en esclavage au Niger, où cette pratique n’a été déclarée illégale qu’en mai 2004. Selon la nouvelle loi, les propriétaires d’esclaves, principalement des membres de tribus touarègues vivant dans les régions les moins peuplées de ce grand pays qu’est le Niger, peuvent être condamnés à des peines allant jusqu’à trente ans de prison. Cette loi a été sans grand effet jusqu’à présent. Mais un puissant chef touareg, Arrissal Ag Amdagh, a récemment décidé de libérer tous les esclaves vivant dans son campement, à Inatès, à la frontière du Mali, lors d’une cérémonie publique à laquelle ont assisté des représentants du gouvernement. Il s’agit du premier affranchissement d’esclaves en masse dans l’histoire du Niger, et les abolitionnistes espèrent bien qu’il servira d’exemple. » (2).

            « C’est comme si vous disiez que les Indiens n’ont rien à faire aux Etats-Unis, ni les Aborigènes en Australie... ».

            Tout ce qui vient d’être expliqué ci-dessus montre que la situation des indiens d’Amérique et des aborigènes d’Australie n’est en rien comparable à celle des Touaregs. Bien au contraire, les Touaregs sont dans la peau des conquistadors portugais en Amérique tandis que les indiens (Amérindien) et les aborigènes d’Australie, eux, sont dans celle des maliens. Les Touaregs sont donc tout à fait indésirables au Mali. Ils n’ont rien à y faire.

            (1) La Thora

            (2) (SEPT MILLE ESCLAVES AFFRANCHIS - Aide et Action)


          • sirocco sirocco 1er février 2013 11:20

            @ louphi

            "Vous suggérez par là que les Touaregs seraient plus anciens au Sahel que les peuples noirs du Mali.« 

            Non. J’ai simplement voulu dire que cela ne fait pas si longtemps que les frontières du Mali ont été dessinées (sauf erreur de ma part, cela remonte à 1891, la colonie s’appelait alors »Soudan français"), englobant en un même pays des ethnies noires, majoritaires au sud, et des Touaregs moins nombreux mais bien implantés dans la partie désertique du nord. Depuis leur indépendance, les Maliens doivent donc gérer la présence à l’intérieur de leurs frontières de peuples qui ne s’apprécient pas puisque, comme vous l’avez bien précisé, les Noirs ont été victimes des razzias touarègues.

            Cela dit votre argumentation reste pertinente.


          • SergeL SergeL 31 janvier 2013 12:34
            Mali, une intervention bouclée et réussie ?

            Résultat : l’économie et les commerçants ont été chassés des villes du Nord Mali :

            qui va nourrir toute la population ?

            l’ état malien a toujours été absent dans cette région et seul le trafic a permis une relative économie.


            La France a réussie d’ être le nouveau contributeur pour sécuriser la zone.


            • SergeL SergeL 31 janvier 2013 12:57

              Mali, une intervention bouclée et réussie ?
              "
              Au moins deux soldats maliens ont été tués ce jeudi 31 janvier dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule, entre les villes de Douentza et Hombori, apprend-on auprès d’une source malienne de sécurité. Ces deux villes du nord du Mali ont récemment été reprises aux groupes islamistes armés."
              http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130131.OBS7364/mali-l-armee-francaise-s-apprete-a-securiser-kidal.html
              Douentza est au Sud du Nord Mali !


            • philouie 31 janvier 2013 13:18

              Le gouvernement publie sur AV maintenant ?


              • sirocco sirocco 31 janvier 2013 21:46

                Oui, mais il n’évoque que de ce qui l’arrange.

                Il ne parle surtout pas des exactions, « dommages collatéraux » et massacres de civils qui se commettent à huis clos : interdiction aux médias français de les évoquer. C’est le black-out.

                La France est d’ailleurs assez mal placée dans la liste de « Reporters sans frontière » en matière de liberté de la presse. Mais chacun s’en est rendu compte depuis longtemps.

                http://www.independent.co.uk/news/world/africa/revealed-how-french-raid-killed-12-malian-villagers-8468881.html


              • sirocco sirocco 31 janvier 2013 21:51

                Mea culpa : lien déjà proposé par paul.

                Alors en voici un autre :


              • sirocco sirocco 31 janvier 2013 21:58

                En plus, mes liens ne marchent pas !

                Je vais me coucher...


              • philouie 31 janvier 2013 22:03

                Tes liens sont trop long.

                bonne nuit.


              • sirocco sirocco 31 janvier 2013 22:32

                Merci pour le tuyau. Bonne nuit !


              • agent orange agent orange 31 janvier 2013 14:12


                Réussite pour qui ?
                En tout cas il est trop tard pour les exactions que l’auteur implore d’éviter.

                Reports of atrocities emerge as France escalates Mali war.


                • paul 31 janvier 2013 16:03

                  Déjà quelques dégât collatéraux , rien à signaler pour les JT ...
                   
                   www.independent.co.uk/news/world/africa/revealed-how-french-raid-killed-12-malian-villagers-8468881.html


                  • Pierre Régnier Pierre Régnier 31 janvier 2013 16:28


                    Oh mon Dieu, Christophe ! J’ai vu que sept fois au moins dans votre article vous considérez que c’est contre les « islamistes » que la France combat au Mali !

                     

                    Vous allez réduire à néant les contorsions langagières de François Hollande et de Laurent Fabius pour faire comprendre au bon peuple un peu bêbête que l’islam, « le vrai » n’a pas grand chose à voir avec tout cela.

                     

                    Acrobaties de langage pour lesquelles notre normal président et ses ministres ont reçu les félicitations des très sincères et très officiels dirigeants de l’islam de France… pardon, de la religion qui, tout en portant le même nom n’a évidemment rien à voir avec l’is… enfin si mais je veux dire... puisque les islamistes, eux n’ont rien à voir... tout en étant... ne sont pas vraiment, heu… c’est trop compliqué pour moi…

                     

                    Mais peut-être que c’est très bien expliqué dans cet article de Viviane Lamarlère :

                     

                    http://ripostelaique.com/quand-fabius-expliquait-pourquoi-il-ne-fallait-pas-parler-des-islamistes-du-mali.html



                    • philouie 31 janvier 2013 20:01

                      Chez Pierre Régnier, une bonne guerre, c’est la guerre à l’Islam, on l’a bien compris.


                    • philouie 31 janvier 2013 20:16

                      Pierre Régnier : je suis de gauche mais je donne des références de site d’extrême droite.
                      je suis pacifiste mais j’ajoute ma voix à ceux qui veulent nucléariser la mecque.

                      Pierre Régnier ou le syndrome du saint : qui veut faire l’ange fait la bête.


                    • Hermes Hermes 31 janvier 2013 17:27

                      Bonjour, la guerre gagnée ou perdue n’est jamais une réussite.


                        • Christophe Bugeau Christophe Bugeau 31 janvier 2013 18:38

                          Bonjour à tous, merci d’abord de vos réaction, je vois que le sujet ne laisse pas indifférent.

                          Une petite précision, n’étant pas « de gauche », je ne soutiens pas le gouvernement, ce qui ne m’empêche pas d’approuver (ou pas) telle ou telle décision.

                          Concernant notre intervention au Mali, je me suis surtout appliqué à souligner que celle-ci étant bouclé en 15 jours, il aurait été possible de la mener quand les islamistes se sont emparé de la région, il y a un an, ce qui aurait épargné une rude occupation à la population locale (400 000 réfugiés).

                          D’autre part je souhaitais insister sur le fait que le travail n’est pas« terminé » et qu’il ne faut pas chanter victoire (d’autant plus qu’il n’y a pas eu de vrais combats et que les islamistes ont préférés fuir dans un massif montagneux pour lancer ensuite de nouvelles opérations de déstabilisation). 

                          La situation nécessite encore d’aider le Mali à contrer ce danger, notamment par une aide à l’armée malienne et l’envoi de forces spéciales dans le massif des Iforas.

                          Et oui, je maintien qu’il faut inciter les responsables politiques locaux à donner une autonomie aux touaregs dans leur région (la partie saharienne et non pas les villes du sahel qu’ils revendiquent aussi mais dont la plus grande partie de la population est sédentaire et non touareg).

                          Il ne s’agit donc pas d’un satisfecit au gouvernement (qui a fait son boulot en retard), mais d’un constat partiellement positif et surtout d’un encouragement à ne pas laisser le travail en plan ;

                          Merci à vous


                          • philouie 31 janvier 2013 20:11

                            Le problème c’est que vous faites une lecture des évènements une lecture tout droit sortie de la propagande dont on nous abreuve au quotidien.

                            vous dites : une opération bouclé en 15 jours. c’est moins bien que l’Afghanistan : 3 semaines.

                            reparlons-en dans 10 ans.

                            vous dites que l’opération aurait pu être menée quand les islamistes se sont emparés de la région.
                            Or la réalité est que c’est précisément l’inverse qui c’est passé : les islamistes se sont emparées d’une région grande comme la France sans tirer un coup de feu, sans connaitre la moindre résistance, l’armée malienne a effectuée replis sur replis. : on les a laisser faire, c’est parce qu’on a voulu les laisser faire. l’avancer et le repli des islamistes sont donc d’un même mouvement celui qui permet à la France de se réimplanter au coeur de l’AOF.

                            Ensuite vous poser des voeux pieux sur ce que la France devrait faire ou pas pour le bien être des africains , alors que pendant cinquante ans, elle n’a fait que le contraire. Comment voulez vous mettre le moindre espoir la dedans. parce que pendant cinquante ans, des voeux pieux , il y en a eu, des belles âmes pour chanter l’Afrique il y en a eu. résultat : exploitation, exploitation, exploitation. Pourquoi voulez vous que ça change ?

                            Il faut aider le Mali = ne vous occupez de rien , on s’en charge pour vous.


                          • Pierre Régnier Pierre Régnier 31 janvier 2013 20:28

                            Qui c’est « on », philouie ?


                          • philouie 31 janvier 2013 20:31

                            La France coloniale.

                            Celle qui avance masquée.

                            La France humaniste.

                            Celle qui sert de prétexte.


                          • philouie 31 janvier 2013 20:36

                            Colonialisme et humanisme ont toujours marché la main dans la main.

                            l’ange et la bête.

                            le saint et le salaud.


                          • Pierre Régnier Pierre Régnier 31 janvier 2013 20:48


                            Merci, Philouie. J’espère toujours que les croyants pacifiques et naïfs lisent attentivement vos messages sur Agoravox. Ils éclairent toujours très bien votre islamisme « non violent » qui fait tellement illusion en France.



                          • philouie 31 janvier 2013 20:53

                            Ecoutez de nous deux, celui qui veut la guerre c’est vous.


                          • agent orange agent orange 31 janvier 2013 19:56

                            Mare de cette propagande et ignorance... Histoire de remettre les pendules à l’heure, cet article très instructif :

                            --------------

                            LES ORIGINES D’AL-QAIDA AU MAGHREB ISLAMIC :
                            QUI EST DERRIERE LES TERRORISTES ?

                            Qui est derrière le groupe terroriste qui a attaqué le complexe gazier d’In Amenas exploité par BP, Statoil et Sonatrach, situé sur la frontière libyenne au sud-est de l’Algérie ?
                            L’opération a été coordonnée par Mokhtar Belmokhtar, chef de la brigade islamiste des Moulathamine (brigade masquée) ou « Ceux qui signent avec du sang », affiliée à Al-Qaïda
                            L’organisation de Belmokhtar a été impliquée dans le trafic de drogue, la contrebande ainsi que des opérations d’enlèvement d’étrangers en Afrique du Nord. Alors que ses allées et venues sont connues, le renseignement français a surnommé Belmokhtar « l’insaisissable ».
                            Belmokhtar a revendiqué au nom d’Al-Qaïda l’enlèvement de 41 otages occidentaux, dont 7 Étatsuniens, au complexe gazier de BP à In Amenas.
                            Belmokhtar n’était toutefois pas impliqué directement dans l’attaque. Le commandant de l’opération sur le terrain était Abdul Rahman al-Nigeri, un vétéran djihadiste du Niger qui s’est joint en 2005 au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) en Algérie. (Albawaba, 17 janvier 2013)

                            L’opération d’enlèvement d’In Amenas a été menée cinq jours après les frappes aériennes françaises contre des militants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au Nord-Mali.
                            Les forces spéciales françaises et les troupes maliennes ont repris le contrôle de Diabali et Konna, deux petites villes au nord de Mopti. La ville de Diabali avait apparemment été prise quelques jours auparavant par les combattants menés par l’un des principaux commandants d’AQMI, Abdelhamid Abou Zeid.
                            Bien que l‘attaque terroriste et le rapt à la raffinerie d’In Amenas aient été décrits comme des actes de vengeance, cette opération n’était aucunement improvisée. Des analystes ont confirmé que, selon toute probabilité, l’opération avait été planifiée longtemps à l’avance :
                            Les représentants européens et étasuniens affirment que le raid était presque certainement trop élaboré pour avoir été planifié dans un laps de temps si court, quoique la campagne de bombardement française ait pu être un élément déclencheur amenant les combattants à lancer un assaut qu’ils avaient déjà préparé.
                            Selon les récents reportages (20 janvier 2012), il y a environ 80 morts, dont des otages et des combattants djihadistes. Il y avait plusieurs centaines de travailleurs à la raffinerie de gaz dont la plupart étaient algériens. « Parmi les rescapés, seuls 107 des 792 travailleurs étaient étrangers », selon le ministère algérien de l’Intérieur.

                            Les gouvernements britannique et français ont blâmé les djihadistes. Selon les termes du premier ministre britannique David Cameron :
                            "Les gens vont certainement poser des questions à propos de la réaction algérienne à ces évènements, toutefois je dirai seulement que ces morts sont directement imputables aux terroristes qui ont perpétré cette attaque lâche et violente". (Reuters, 20 janvier 2013.)
                            Les reportages confirment cependant qu’un grand nombre de décès chez les otages et les combattants islamiques ont été causés par les bombardements des forces algériennes.
                            Les négociations avec les ravisseurs, qui auraient pu sauver des vies, n’ont pas été envisagées sérieusement par les gouvernements algérien et occidentaux. Les militants avaient demandé l’arrêt des attaques françaises au Nord-Mali en échange de la sécurité des otages. Le dirigeant d’Al-Qaïda Belmokhtar avait déclaré :
                            "Nous sommes prêts à négocier avec l’Occident et le gouvernement algérien à condition qu’ils cessent de bombarder les musulmans du Mali" (Reuters, 20 janvier 2013.)
                            Au sein des rangs djihadistes se trouvaient des mercenaires provenant de nombreux pays musulmans, dont la Libye (cela reste à confirmer), ainsi que des combattants de pays occidentaux.

                            Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) : De qui s’agit-il ?
                            De nombreux groupes affiliés sont activement impliqués au Nord-Mali

                             -Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dirigé par Abdelmalek Droukdel, l’émir d’AQMI
                             -Ansar Dine dirigé par Iyad Ag Ghaly
                             -Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO)
                              -Le Groupe islamique armé (GIA), très en vue dans les années 1990, est pratiquement disparu. Ses membres se sont joints à AQMI
                             - Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), un mouvement touareg laïc, nationaliste et indépendantiste

                            Historique
                            En septembre 2006, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a uni ses forces à Al-Qaïda. Le GSPC a été créé par Hassan Hattab, un ancien commandant du GIA.
                            En janvier 2007, le groupe a officiellement changé son nom pour Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Donc au début septembre 2007, l’AQMI récemment formé a établi une relation étroite avec le Groupe islamique combattant en Libye (GICL).
                            Les commandants du GSPC avaient été inspirés par les enseignements religieux salafistes en Arabie Saoudite, ayant autrefois joué un rôle important dans la formation des moudjahidines en Afghanistan.
                            L’histoire des commandants djihadistes d’AQMI est significative dans le contexte plus vaste de cette question

                             Qui est derrière les diverses factions affiliées à Al-Qaïda ?
                             Qui appuie les terroristes ?
                             Quels intérêts économiques et politiques sont servis ?

                            Le Council on Foreign Relations (Conseil des relations internationales, CFR) situé à Washington retrace les origines d’AQMI à la guerre soviéto-afghane :
                            La plupart des hauts dirigeants d’AQMI auraient été formés en Afghanistan durant la guerre contre les Soviétiques de 1979 à 1989. Ils auraient fait partie d’un groupe de volontaires nord-africains connus sous le nom d’« Arabes afghans » revenu dans la région après la guerre et qui radicalisait les mouvements islamistes. Le groupe est divisé en « katibas » ou brigades formant diverses cellules le plus souvent indépendantes.

                            Depuis 2004, le chef du groupe, ou l’émir, est Abdelmalek Droukdel, également connu sous le nom d’Abou Mossab Abdelwadoud, un ingénieur de formation et expert en explosifs qui s’est battu en Afghanistan et est issu du GIA algérien. C’est sous son leadership qu’AQMI a déclaré que la France était sa cible principale. L’un des dirigeants d’AQMI les « plus radicaux et les plus violents » est Abdelhamid Abou Zeid selon les experts en contre-terrorisme. Abou Zeid est lié à plusieurs enlèvements et exécutions d’Européens dans la région. (Council on Foreign Relations, Al Qaeda in the Islamic Maghreb, cfr.org, non daté.)

                            L’article du CFR omet de mentionner que le djihad islamique en Afghanistan était une initiative de la CIA, lancée en 1979 à l’époque de l’administration Carter et fortement appuyée par Ronald Reagan au cours des années 1980.

                            En 1979 la plus vaste opération clandestine de l’histoire de la CIA a été lancée en Afghanistan. Des missionnaires wahhabites d’Arabie Saoudite ont mis sur pied les écoles coraniques (madrasas) au Pakistan et en Afghanistan. Les manuels scolaires utilisés dans les madrasas ont été imprimés et publiés au Nebraska. Le financement clandestin a été acheminé aux moudjahidines avec l’appui de la CIA.

                            "Fortement encouragés par la CIA et l’ISI du Pakistan, qui désiraient transformer le djihad afghan en guerre mondiale menée par tous les États musulmans contre l’Union soviétique, 35 000 musulmans radicaux provenant de 40 pays islamiques se sont joints à la lutte afghane entre 1982 et 1992. Des dizaines de milliers d’autres sont allés étudier dans les madrasas pakistanaises. Avec le temps, plus de 100 000 musulmans radicaux ont été directement influencés par le djihad afghan". (Ahmed Rashid, “The Taliban : Exporting Extremism”, Foreign Affairs, novembre-décembre 1999.)

                            La Central Intelligence Agency (CIA) a joué un rôle clé dans la formation des moudjahidines en utilisant l’Inter-Services Intelligence (Direction pour le renseignement inter-services) pakistanais. La formation des guérilléros parrainée par la CIA était intégrée aux enseignements de l’islam.

                            "En mars 1985, le président Reagan a signé la directive nationale de sécurité 166, laquelle autorisait un appui militaire clandestin supplémentaire et signalait clairement que la guerre secrète afghane avait un nouvel objectif : vaincre les troupes soviétiques en Afghanistan par des actions clandestines et encourager le retrait soviétique. La nouvelle aide secrète étasunienne a débuté par une augmentation spectaculaire des livraisons d’armes, une progression constante atteignant 65 000 tonnes annuellement en 1987 […] ainsi qu’un « flot incessant » de spécialistes de la CIA et du Pentagone se rendant au quartier général secret de l’ISI au Pakistan, situé sur la route principale près de Rawalpindi. Les spécialistes de la CIA y rencontraient des officiers du renseignement pakistanais afin d’aider à planifier des opérations pour les rebelles afghans". (Steve Coll, Washington Post, 19 juillet 1992)

                            Mokhtar Belmokhtar, le cerveau des attaques terroristes perpétrées par la brigade islamiste des Moulathamine (masquée) au complexe gazier d’In Amenas est l’un des membres fondateurs d’AQMI.
                            Il a été formé et recruté par la CIA en Afghanistan. Belmokhtar était un volontaire nord-africain, un "Arabe afghan" enrôlé à 19 ans comme moudjahidine pour se battre dans les rangs d’Al-Qaïda en Afghanistan à une époque où la CIA et sa filiale pakistanaise, l’ISI, appuyaient activement le recrutement et la formation des djihadistes. Mokhtar Belmokhtar a fait la « guerre civile » en Afghanistan.
                            Il est retourné en Algérie en 1993 et s’est joint au GSPC. Le passé et l’implication de Belmokhtar en Afghanistan suggèrent qu’il était un « agent de renseignement » appuyé par les États-Unis.

                            Le rôle des alliés des États-Unis, l’Arabie Saoudite et le Qatar
                            Dès le début en 2007, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a établi des liens étroits avec le Groupe islamique combattant en Libye (GICL), dont les dirigeants avaient également été formés et recrutés en Afghanistan par la CIA. La CIA et le MI6 britannique appuient clandestinement le GICL.
                            Le GICL a été directement appuyé par l’OTAN durant la guerre de 2011 contre la Libye "fournissant des armes, de la formation des forces spéciales et même des avions pour appuyer le renversement du gouvernement libyen". (Tony Cartalucci, The Geopolitical Reordering of Africa : US Covert Support to Al Qaeda in Northern Mali, France “Comes to the Rescue”, Global Research, janvier 2013.)

                            Les Forces spéciales britanniques SAS avaient été envoyées en Libye avant l’insurrection, agissant à titre de conseillers militaires du GICL.
                            Plus récemment, des reportages ont confirmé qu’AQMI a reçu des armes du GICL, dont les mercenaires ont intégré les rangs des brigades d’AQMI. Le commandant Mokhtar Belmokhtar, qui a coordonné l’opération d’enlèvement d’In Amenas, a déclaré :
                            "Nous avons été l’un des principaux bénéficiaires des révolutions dans le monde arabe. En ce qui concerne le fait que nous bénéficions des armes [libyennes], cela est normal dans ce genre de circonstances". http://www.hanford.gov/c.cfm/oci/ci_terrorist.cfm?dossier=174

                            La raffinerie de BP à In Amenas est située en plein sur la frontière libyenne. On peut soupçonner l’implication d’un contingent de combattants du GICL dans l’opération.
                            AQMI a également des liens avec le Front Al-Nosra en Syrie, appuyé clandestinement par l’Arabie Saoudite et le Qatar.
                            AQMI est lié de manière indélébile à un programme de renseignement occidental. On le décrit comme "l’un des groupes militants les plus riches et mieux armés de la région", financé secrètement par l’Arabie Saoudite et le Qatar.
                            Le journal français Le Canard enchaîné a révélé (juin 2012) que le Qatar (un fidèle allié des États-Unis) finance diverses entités terroristes au Mali, incluant le groupe salafiste Ansar Dine : Et les rebelles touareg du MNLA (indépendance et laïcité), d’Ansar Dine, d’AQMI et de Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ont reçu de l’argent du Qatar selon un reportage (The Examiner).
                            L’information du journal satirique Canard enchaîné, qui rapportait (juin 2012) que le Qatar financerait des groupes armés au Nord-Mali, a été relayée par les médias d’Algérie et d’Afrique de l’Ouest.

                            Depuis plusieurs mois au Mali on soupçonne Ansar Dine, le principal groupe armé pro-charia de la région, de recevoir du financement du Qatar.
                            Au début du conflit par exemple, des reportages (non confirmés) indiquaient qu’un avion qatari rempli d’armes, d’argent et de drogue était atterri à Gao.
                            Le reportage original cite un rapport du renseignement français indiquant que le Qatar a fourni de l’aide financière à trois des principaux groupes armés du Nord-Mali : Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghali, AQMI et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).
                            Le montant du financement donné à chaque groupe n’est pas révélé mais on signale que de nombreux rapports de la DGSE française remis au ministère de la Défense ont mentionné l’appui du Qatar au terrorisme au Nord-Mali.
                            Il faut évaluer attentivement le rôle d’AQMI comme atout du renseignement. L’insurrection islamiste crée des conditions favorisant la déstabilisation politique du Mali en tant qu’État-nation. Quels intérêts géopolitiques ont été servis ?

                            Conclusion : Le « Soudan étasunien »
                            Ironiquement, l’opération d’enlèvement au sud de l’Algérie et la tragédie provoquée par l’opération de « sauvetage » militaire menée par l’Algérie fournissent une justification humanitaire à l’intervention militaire occidentale menée par AFRICOM, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique. Celle-ci ne concerne pas uniquement le Mali et l’Algérie, mais pourrait aussi comprendre la région plus vaste s’étendant de la zone sahélienne sub-saharienne, de la Mauritanie à la frontière occidentale du Soudan.
                            Ce processus d’escalade fait partie d’une « feuille de route » militaire et stratégique des États-Unis, et constitue une étape subséquente de la militarisation du continent africain, un « suivi » de la guerre des États-Unis et de l’OTAN contre la Libye en 2011.

                            Il s’agit d’un projet de conquête néocoloniale d’un vaste territoire par les États-Unis.
                            Même si la France constitue l’ancienne puissance coloniale, intervenant pour le compte de Washington, le but ultime est d’exclure tôt ou tard la France du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne. Le remplacement de la France comme puissance coloniale se fait de manière constante depuis la guerre d’Indochine des années 1950.

                            Alors que les États-Unis sont, à court terme, prêts à partager le butin de guerre avec la France, l’objectif ultime est de redessiner la carte de l’Afrique et de transformer par la suite l’Afrique francophone en sphère d’influence étasunienne. Celle-ci s’étendrait de la Mauritanie, au bord de l’Atlantique, jusqu’au Soudan, à l’Éthiopie et à la Somalie.
                            Un procédé similaire visant à exclure la France de l’Afrique francophone a lieu depuis les années 1990 au Rwanda, au Burundi et en République du Congo.
                            En conséquence, on empiète sur le français comme langue officielle en Afrique. Aujourd’hui au Rwanda, l’anglais est une langue officielle avec le kinyarwanda et le français : Le gouvernement du FPR en 1994 a commencé par offrir l’éducation secondaire en anglais ou en français. Depuis 2009, elle est offerte uniquement en anglais. Depuis 1994, l’université n’utilise plus le français comme langue de travail. (Le président rwandais Paul Kagame ne lit pas et ne parle pas le français.)

                            Un vaste territoire est en jeu, celui qui, durant la période coloniale, comprenait l’Afrique de l’Ouest française et l’Afrique équatoriale française.
                            À l’époque de la France coloniale, on appelait le Mali le Soudan français.
                            Il est ironique que ce processus visant à affaiblir et, tôt ou tard, à exclure la France de l’Afrique francophone soit mis en œuvre avec l’approbation tacite de l’ancien et de l’actuel présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, servant tous deux les intérêts géopolitiques étasuniens au détriment de la République française.

                            La militarisation du continent africain relève du mandat d’AFRICOM.
                            L’objectif à plus long terme consiste à exercer le contrôle géopolitique et militaire sur une vaste zone ayant historiquement appartenu à la sphère d’influence française. Cette zone est riche en pétrole, en gaz naturel, en or, en uranium et en minéraux stratégiques. (Voir R. Teichman, The War on Mali. What you Should Know : An Eldorado of Uranium, Gold, Petroleum, Strategic Minerals …, Global Research, 15 janvier 2013.)

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                                • FRIDA FRIDA 31 janvier 2013 22:24

                                  @l’auteur

                                  si vous avez un peu de jugeote vous auriez comparé les deux situations, la Syrie et le Mali, avant d’écrire ou de vous lancez dans de bavardage.
                                  Expliquez moi comment le gouvernement syrien n’arrive pas à bout des terroristes avec ses avions et son armée (laquelle n’a rien à voir avec l’armée malienne) et comment l’armée française se trouve face à du vent, les islamistes maliens ont semble-t-il pris la poudre de l’escampette ...
                                  à longueur de journée on nous bombarde de leur propagande comme quoi Bachar Al Assad tue et massacre son peuple, au bout de quelques mois, il aurait dû vider la Syrie de tous ses habitants.
                                  Pourtant, la Syrie est infestée de terroristes, ils en tombent comme des mouches, mais visiblement, les candidats recrutés par les pays du Golfe à coup de dollars et de prêches ne manquent pas...
                                  comme vous le dites vous même, entre 15 jours (Mali) et plus 15 mois 5(Syrie), devrait vous inviter à réfléchir...


                                  • FRIDA FRIDA 31 janvier 2013 22:34

                                    poudre d’escampette


                                    • RBEYEUR 1er février 2013 00:08

                                      @philouie : démonstration qu’un ayatollah ne peut pas faire de l’« agitprop ».


                                      • Pierre Régnier Pierre Régnier 1er février 2013 10:42

                                        Allons allons, ne déformons pas. 

                                        Philouie explique depuis des mois, sur Agoravox, qu’il vaut mieux être un beau salaud qui s’assume comme tel que de croire à une possible pacification du monde (et il précise souvent : comme y croyait le Jésus des chrétiens). 

                                        De nos jours ce discours est devenu très conforme, très acceptable pour l’idéologie dominante de droite et de fausse gauche.

                                        Et au moins, chez philouie, il est honnête. 

                                        Si nos dirigeants, de la vraie Droite sarkozienne hier et de la fausse-Gauche hollandienne aujourd’hui étaient aussi publiquement clairs, on discuterait sans doute un peu plus sérieusement des problèmes les plus sérieux.


                                      • philouie 1er février 2013 13:24

                                        Philouie explique depuis des mois, sur Agoravox, qu’il vaut mieux être un beau salaud qui s’assume comme tel que de croire à une possible pacification du monde (et il précise souvent : comme y croyait le Jésus des chrétiens).

                                        Seulement je n’ai jamais tenu des propos qui ressemblent de près ou de loin à ça.

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