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Accueil du site > Actualités > International > Mexique : Mobilisation Zapatiste et nationale contre le massacre de 49 (...)

Mexique : Mobilisation Zapatiste et nationale contre le massacre de 49 étudiants

Le 26 septembre la police municipale de Iguala, Guerrero, assassine 4 étudiants et disparait 43 autres. Début octobre, on retrouve des corps calcinés avec des traces de tortures dans une fosse commune. Le 8, tout le Mexique descend dans la rue, pour dénoncer les liens avec l'état et les Narcos.

Au Chiapas se sont des dizaines de milliers de zapatistes qui marchent silencieusement dans les rues de San Cristobal de Las Casas avant l'arrivée de milliers d'étudiants.

Le Chiapas se mobilise et s'unit, pour dénoncer le massacre de Ayotzinapa, à San Cristobal de Las Casas.

 

Mobilisation Nationale.

La journée du 8 octobre a été la date décidée pour une mobilisation nationale et internationale, en soutien au familles et aux victimes assassinées, ou disparue la nuit du 26 au 27 septembre à Iguala, ville située dans l'état du Guerrero.

 

 

 


A San Cristobal de las Casas, Chiapas, il y a aussi eu plusieurs marches pour dénoncer ce crime d'Etat et se solidariser avec les familles et les victimes. Les Zapatistes avaient d'ailleurs annoncé leur modeste présence dans la ville pour une marche silencieuse, et d'autres étudiants, syndicats, prof, et écoles ont manifesté.

 

 

 

Un massacre, crime d'Etat et Crime contre l'Humanité.

Le 26 septembre, la police a attaqué 3 bus avec plusieurs étudiants dedans, ils revenaient d'une manifestation dans la ville d'Iguala, où ils exigeaient plus de ressources. La police a tiré plusieurs fois et a tué ainsi 4 étudiants et 2 personnes de plus. On a décompté également 25 blessés. 

Des vidéos de surveillance de la ville ont par la suite montré que des véhicules de la police municipale a emmené des étudiants

Peu de temps après, on annonçait 43 disparus.

 

 

 

Des révélations des tueurs ont permis de faire découvrir aux autorités fédérales plusieurs fosses communes avec les corps des jeunes, brûlés. 

Le président Municipal de la ville d'Iguala (120 000 habitants) est en fuite, tout comme le responsable de la sécurité de la ville.

 

Chiapas, Zapatistes, Marche Silencieuse

 

 

 

 

Au Chiapas, donc, se furent plus de 20 000 zapatistes, venant des 5 caracoles, qui se sont rassemblés à San Cristobal de Las Casas, pour "une marche silencieuse en signe de douleur et de rage"

 

 

 

 

 

Le Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène - Commandance Générale de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale, EZLN, par la voix du Sous Commandant Insurgé Moisés, a annoncé dans un communiqué sa modeste présence pour soutenir la communauté de l'école Normale de Ayotzinapa et pour exiger une vraie justice.

 

Lire le communiqué

 

 

 

Cette date est symbolique puisqu'il y a 47 ans, est mort Ernesto Che Guevara. 

 

 

Les Zapatistes ont commencé leur marche silencieuse à 16h10, comme ils l'avaient annoncé et ont marché sans un bruit, descendant les rues de San Cristobal, sous le regard des Coletos (Habitants de San Cris), sortis de leur maison ou boutique pour voir cette impressionnante marche.

 

 

Plusieurs portaient des pancartes :

 

"Su Rabia Tambien Es la Nuestra"

Votre rage est aussi la notre

"No estan sol@s"

Vous n'êtes pas seul-e-s

"Su Dolor es Nuestro Dolor"

Votre Douleur est notre douleur

 

En arrivant dans le centre, place de la cathédrale de la résistance, de la dignité, ou comme on veut l'appeler, les Zapatistes, femmes et hommes ne sont pas attardés, ni même arrêtés leur marche, pour revenir là où ils avaient laisser leur véhicule.

 

 

 

 

Peu de temps après, se sont rassemblés sur cette même place de la cathédrale, plusieurs autres groupes : écoles, étudiants, jeunes, ahdérents de la Sexta, 

 

Les Etudiants, Ecoles et Société Civile se mobilisent aussi.

 

 

Leur marche a commencé une heur plus tard que les Zapatistes et ils ont marché tout autour de la ville avant d'arriver au centre.

Personne n'imaginait une telle mobilisation, si bien que les organisateurs ont vu toute la place se remplir petit à petit.

Premièrement sont arrivés les étudiant-e-s de l'Ecole Normale Jacinto Canek. Tous de noir vêtu en hommage aux différentes victimes du massacre de leur camarade d'école, assassiné lâchement dans l'état voisin du Guerrero.

 

 

 

 

Les Normalistes de la Jacinto Canek sont aussi habitué-e-s à recevoir différents actes répressifs de la part de l'Etat du Chiapas cette fois-ci. La dernière fois, ce fut en mai 2014, lorsque les étudiants de la Normale situé à Zinacantan ont été violemment expulsé par des personnes payées par le propre gouvernement du Chiapas, durant une action où ils avaient prit le péage de l'autoroute San Cristobal - Palenque.

 

 

Lire l'article de Koman Ilel "Normaliste violemment expulsés par des personnes payées par le gouvernement du Chiapas.

http://komanilel.org/2014/05/14/normalista-de-la-jacinto-canek-desalojados-con-violencia-por-personas-pagadas-por-el-gobierno-de-chiapas/

 

 

Vous pourrez trouver sur ce lien, un texte de Bruno Barronet en lien avec cette école, qui a une vision exclusivement pour les jeunes indigènes Chiapanèques. Un article qui permet de mieux comprendre pourquoi le massacre de Ayotzinapa s'est déroulé contre cette même école, ce même projet social.

 

 

 

Par la suite, différents étudiant-e-s et professeurs de la SNTE Seccion 7, de la faculté de Science Sociales se sont entassé-e-s sur la place...

 

Des milliers de jeunes ont crié divers slogans : 

"Gobierno Facista, Assasina Normalista"

"Gouvernement Fasciste, Assassine les Normalistes"

"Gobierno Falsante que mata estudiante"

"Gouvernement manquant qui tue des étudiants"

"Hombro con hombro, codo con codo Apotzi Apotzi somos todos"

"Epaule contre épaule, coude contre coude, Nous sommes tous apotzi !"

...

 

 

 

Enfin, ils ont nommé les 43 disparus, la foule répondant, le poing gauche serré et levé, après chaque nom "PRÉSENT" !!!

 

En France, nous vous attendons à Blois, où pour le vernissage de l'Exposition Photographique sur le Chiapas, une minute de silence sera respectée au Caffè Labbo

 

 

+ d'infos sur le mouvement zapatiste et sa construction d'un autre monde

+ de photos sur la marche Zapatistes et étudiante.

+ d'infos sur le Chiapas

 

MORTS DURANT L ATTAQUE


*Daniel Solís Gallardo, (étudiant)

*Yosivani Guerrero, (étudiant)

*Aldo Gutiérrez (étudiant)

Un quatrième étudiant est apparu mort avec des signes de torture et le visage arraché. Son nom : *Julio Cesar Mondragon


*Victor Manuel Lugo Ortiz (Chauffeur du bus)

*David Josué Garcia Evangelista (Footballeur, 14 ans)

*Blanca Montiel Sanchez

 

DISPARUS

Felipe Arnulfo Rosa, 20 años. 

Benjamín Ascencio Bautista. 19 años. 

José Ángel Navarrete Glz. 18 años. 

Marcial Pablo Baranda. 20 años. 

Jorge Antonio Tizapa Legideño. 19 años. 

Miguel Ángel Mendoza Zacarías. 33 años. 

Marco Antonio Gómez Molina. 

César Manuel González Hdz. 

Julio César López Patolzin. 25 años. 

Abel García Hernández. 21 años. 

Emiliano Alen Gaspar de la Cruz. 23 años. 

Doriam González Parral. 19 años. 

Jorge Luis González Parral. 21 años. 

Alexander Mora Venancio. 21 años. 

Saúl Bruno García. 

Luis Ángel Abarca Carrillo. 18 años. 

Jorge Álvarez Nava. 19 años. 

Christian Tomás Colón Garnica. 18 años. 

Luis Ángel Fco Arzola. 20 años. 

Carlos Iván Ramírez Villarreal 20 años. 

Magdaleno Rubén Lauro Villegas. 19 años. 

José Luis Luna Torres. 20 años. 

Bernardo Flores Alcaraz. 

Israel Caballero Sánchez. 21 años. 

Arturo Vázquez Peniten. 

Jesús Jovany Rodríguez Tlatempa. 21 años. 

Mauricio Ortega Valerio. 18 años. 

José Ángel Campos Cantor. 

Jorge Aníbal Cruz Mendoza. 19 años, 

Giovanni Galindes Guerrero. 20 años. 

Jhosivani Gro de la Cruz. 21 años. 

Leonel Castro Abarca. 18 años.

Miguel Ángel Hdz Mtz. 27 años. 

Antonio Santana Maestro. 

Carlos Lorenzo Hdz Muñoz. 19 años. 

Israel Jacinto Lugardo. 19 años.

 Adán Abraján de la Cruz. 24 años. 

Christian Alfonso Rodríguez 21 años.

 Martín Getsemany Sánchez García. 20 años. 

Cutberto Ortiz Ramos. 22 años. 

Everardo Rodríguez Bello. 21 años. 

Jonás Trujillo González. 20 años. 

José Eduardo Bartolo Tlatempa. 19 años.

 


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4 réactions à cet article    


  • howahkan howahkan Hotah 11 octobre 2014 17:17

    wow......................les mots me manquent....

     smiley


    • Xenozoid Xenozoid 11 octobre 2014 17:23

      el comandante, si ,el plueblo es el momandante,retour au fachisme, et guerre a tous va, qu’on ne,quitera jamais,es la révolucion


      • Le Kergoat [Frédéric MALMARTEL] Le Kergoat 11 octobre 2014 21:14

        On devrait sanctionner les Etats-Unis pour leurs actions au Mexique, plutôt que la Russie pour son action en Ukraine !


        • sls0 sls0 12 octobre 2014 23:37

          J’habite aussi à San Cristobal mais en république Dominicaine, par son coté latino on peut faire certains parallèles.
          Quand je vois les salaires des flics mexicains (77 à 300$), il sont équivalents aux flics locaux. (150$ pour le flic de base)
          Ces salaires correspondent au salaire d’un aide-maçon. Pour en connaitre quelques uns, je peux dire que la plupart ne sont pas prêts à réinventer le fil à couper le beurre.
          Pour mes statistiques plus orientées délinquance en Amérique latine, j’ai récupérer d’une étude sociologique US une formule qui colle assez bien pour donner une relation entre le QI et le salaire, je la pondère en fonction des revenus locaux.
          Ca donne un QI de 65-75, pour rappel < à 70 on considère que c’est un retard mental ou un enfant de 10 ans sous nos latitudes.

          Si en France on arme et on donne une autorité à des personnes de 10 ans d’âge mental, il faudra s’attendre à quelques bavures. Le libre arbitre ne sera pas la qualité première, la connaissance des lois j’en parle même pas mais ils seront obéissants.

          La plus grosses partie des mes relations locales est dans le milieu étudiant, malgré que ce soit moins hard qu’au Mexique je les trouve courageux lors de leurs manifestations, il y a des bavures quand même.

          Pour info en RD le rapport entre le salaire d’un flic et un député est de 70 environ, des flics un peu plus futés y trouveraient peut être des choses à redire et comme ils sont armés c’est pas l’idéal pour certains. Il ne faut pas croire qu’ils n’y qu’en France que les hommes politiques ne pensent qu’à eux.

          Il faudrait que je réside au minimum 6 mois au Chiapas pour avoir une idée plus précise, mais en me basant sur cet article on peut déjà ce faire une idée par rapport au Mexique. 

          On comprend assez facilement qu’il y ait des termes comme révolution ou révolutionnaire c’est un mur démocratique assez mafieux qu’ils ont devant eux.
          En France c’est aussi un peu le cas mais quand on est moins pauvres on a tendance à penser ’’il y a pire ailleurs’’ et à rester dans son petit confort relatif et on a son prêt à la consommation à rembourser, on est moins libre. Entre la liberté et la télé grand écran le choix est parfois difficile.

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