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Accueil du site > Actualités > International > Milton Friedman... Chicago boys... Néolibéralisme fascisant...

Milton Friedman... Chicago boys... Néolibéralisme fascisant...

Milton Friedman enseignait l'économie à l'université de Chicago. Il croyait qu'une thérapie de choc appliquée à l'économie, pousserait la société a accepter une forme dérégulée du capitalisme.

Pour ses 90 ans, l'administration Bush lui organisa un anniversaire grandiose. A cette occasion Donald Rumsfeld se fendit d'un discours flatteur d'ou on peu ressortir cette phrase significative : "Milton est l'incarnation de cette vérité selon laquelle les idées ont des conséquences." Effectivement et Rumsfeld s'est bien gardé de le souligner, l'idéologie économique de Milton Friedman est en grande partie responsable de la crise de 2008...

 

Le crash de Wall Street en 1929 entraina la grande dépression des années trente. Au coeur de la théorie de Friedman, il y a son opposition au "new deal" de Franklin Roosevelt. Friedman était membre d'un petit groupe appellé : "la société du mont pélerin" dirigée par l'économiste Autrichien Friedrich Von Hayek. Ces membres affirmaient que si l'état cessait de fournir des services et cessait de réguler les marchés, l'économie se corrigerait d'elle même. Dans les années cinquante personne ne les prenait au sérieux. Mais ces trente dernières années, leurs idées sont devenues la doctrine dominante en économie.

On nous à menti sur la façon dont ces politiques radicales ont envahi le monde. Ce n'était pas au nom de la liberté, ni de la démocratie. Mais grace à des chocs, des crises...Il fallait des états d'urgence. Milton Friedman avait compris l'utilité de ces crises.

C'est au Chili que les disciples de Friedman, apprirent pour la première fois a exploiter un choc ou une crise de grande ampleur. Les chantres officiels du néolibéralisme, ses promoteurs, ne parlent jamais du Chili. Ils commencent l'histoire avec Thatcher et Reagan. C'est plus flatteur...Dans les années cinquante et soixante, les politiques progressistes de développement misent en oeuvre au Chili, étaient un exemple pour tous ses voisins. Les sociétés Américaines commençèrent à s'inquiéter pour leurs investissements. La réaction du département d'état Américain, fût de financer les études des jeunes Chiliens et sud-américains, afin qu'ils puissent venir à Chicago étudier l'économie de marché auprès de...Milton Friedman. Ces étudiant retournèrent au Chili pour y enseigner au sein de l'université catholique de Santiago, dont le département "économie" devint un "mini-Chicago". En 1973, avec l'aide très active de la cia et de l'administration Nixon, Pinochet s'empara du pouvoir. Mettant fin à plus de quarante années de démocratie au Chili...Les Chicago-boys de l'université de Santiago, remirent alors à Pinochet, un programme économique de 500 pages appellé ; " La brique ". Cette politique économique fût immédiatement imposée à une population meurtrie et sous le choc. Fin du contrôle des prix. Privatisation des entreprises publiques. Suppression des taxes à l'importation. Coupes franches dans les dépenses publiques. Ce fût un échec. Un an plus tard l'inflation s'élevait à 375 % par an !! C'était la plus forte au monde. Alors en 1975, Milton Friedman s'envola pour Santiago...Il préconisa ce qu'il appella lui même "un traitement de choc". Pinochet fût séduit par cette idée, mais effrayé aussi par le chômage provisoire qui résulterait d'un tel traitement. Il devint trés vite évident que la politique économique de Friedman, bénéficiait aux riches au détriment des pauvres. Une famille moyenne devait consacrer 74% de ses revenus à l'achat du pain !...Pinochet supprima la distribution gratuite de lait dans les écoles. Mesure qui faisait écho à celle d'une jeune ministre de l'éducation en Grande-Bretagne...Margaret Thatcher. Qui deviendra plus tard son amie. Pour mettre en oeuvre cette politique économique, il fallait un ennemi a craindre. Le communisme joua opportunément ce rôle. L'année même ou Orlando Letelier, ancien ministre d'Allende, fût assassiné à Washington par les services Chiliens, Milton Friedman reçu le prix Nobel d'économie. Alors qu'il était en grande partie responsable du marasme économique de ce pays. D'ailleurs, à la remise de son prix, un jeune militant se fît bruyamment entendre...

Le Chili n'était pas le seul pays d'Amérique latine qui suivit la politique préconisée par l'école de Chicago. Les disciples de Friedman tenaient des postes clés au Brésil et ils conseillaient aussi le gouvernement Uruguayen. Le 24 mars 1976, un putch militaire renversa le gouvernement d'isabelle Peron en Argentine. Le général Videla prit le contrôle du pays encore une fois avec l'aide des USA. Les Chicago boys décrochèrent des postes économiques très important au sein du gouvernement militaire. Ils profitèrent de l'occasion pour opérer des changements majeurs dans la vie économique et sociale de l'argentine. Moins d'un an après le coup d'état, les salaires avaient perdus 40% de leur valeur. Les usines fermaient. La pauvreté se multipliait. Comme au Chili, il a fallu terroriser la population pour lui faire accepter ces mesures économiques.

Friedman entretenait d'excellentes relations avec Nixon. Plusieurs de ses collègues et disciples de l'école de Chicago avaient été recrutés par le gouvernement. Donald Rumsfeld était l'un d'entre eux. Mais en 1971, les difficultées économiques sont telles, que Nixon tourne le dos aux idées de Friedman et impose une politique de contrôle des prix et des salaires. Rumsfeld fût chargé de l'appliquer. Cette politique fût un succés et Nixon fût réelu pour un second mandat. Un véritable camouflet pour Friedman.

Puis, en 1979, Margaret Thatcher fût élue premier ministre du royaume-uni. Son gourou intellectuel n'était autre que Friedrich Von Hayek... A peine un an plus tard, Ronald Reagan accède à la présidence des Etats-Unis. La Grande-Bretagne et les USA étaient désormais dirigés par des Friedmaniens sans états d'âme. Aprés les trois premières années du gouvernement Thatcher, le chômage avait doublé dans certains secteurs de l'économie. Déclenchant des vagues de grèves sans précédent depuis presque un siècle dans ce pays. La cote de popularité de miss Maggie chuta de 25%. Elle fût tentée d'utiliser le même traitement que son amï Pinochet en son temps. Mais les institutions démocratiques du Royaume-uni l'en on dissuadé. Sa profonde impopularité semblait prouver à nouveau, que ce libéralisme radical était trop insuportable, trop destructeur pour trop de gens, pour exister dans un état démocratique, ou gouverner, contrairement à une dictature, requiert le consentement des citoyens. Ce qui la fît émerger des abysses et sauva in-extremis le projet, fût une crise. La crise ultime...Ce fût la guerre...La guerre des Malouines. Elle se termina en 3 mois et Thatcher fût réelue en 1983, sans aucunes difficultées. De là a imaginer que cette guerre entre deux pays sous l'influance économique des mêmes personnes, régis par un même dogme et mûs par les mêmes intérêts, n'en n'était pas vraiment une...De fait, Thatcher pouvait maintenant se lancer dans une aventure économique semblable à celle du Chili...La fameuse grève des mineurs qui ne faisaient que défendre leurs emplois, dura un an. Thatcher utilisa tous les moyens possible et même les plus violents, pour mettre définitivement à genou ce mouvement et le syndicalisme Anglais. Elle obtint la victoire. Elle en profita donc pour imposer la révolution des Chicago boys en Grande-Bretagne. Elle vendit tout ou presque...L'industrie de l'acier. Le service des eaux. Les compagnies d'électricité et du gaz. Le téléphone. Les compagnies aérienne et le pétrole. Les HLM fûrent également bradés. En 1986, les systèmes banquaires et financiers fûrent dérégulés. On parla de "Big-Bang". Avant Thatcher, un pdg gagnait 10 fois plus qu'un ouvrier. Après Thatcher ce fût...100 fois plus !...Avant Reagan un pdg gagnait 40 fois plus qu'un ouvrier. Après Reagan ce fût...400 fois plus !...Friedman reconnu lui-même, l'importance de ces deux là dans la propagation des idées de l'école de Chicago à travers le monde.

Après la chute du communisme, s'ouvraient à l'est, de fabuleux territoires pour les Chicago boys, qui détenaient maintenant les clés de l'économie mondiale. Gorbatchev tenta bien de résister à leurs exigences. Ils l'éjectèrent donc au profit d'un homme plus...Disons...Conciliant...Boris Eltsine. Les mesures prises, fûrent en tout points semblables à celles que les Chicago boys avaient imposées au Chili, en Argentine, en Grande-Bretagne et ailleurs dans le monde. Sous couvert d'un plus grand libéralisme au sein d'une grande démocratie et pour le bien du plus grand nombre, les industrie Russes fûrent bradées à des prix dérisoires. Et ce, pour le plus grand profit de quelques oligarques, qui en peu de temps, se sont constitués des fortunes absolument considérables et totalement indécentes. Pendant ce temps là, le chômage, la précarité, la pauvreté atteignirent des sommets. Pour la seule année 1992, la consommation chuta de 40% !...La majorité des Russes était contre les politiques préconisées par les Chicago boys. En 1993, le parlement décida d'abroger les pouvoirs spéciaux jusqu'ici accordés à Eltsine. Il décrèta alors l'état d'urgence. Le 21 septembre il opta pour la solution Pinochet et fît dissoudre la parlement. L'occident pesa de tout son poids du coté d'Eltsine. Celui-ci finit par obtenir tous les pouvoirs et se lança, avec l'aide et le soutien des chicago boys, dans la grande braderie de ce qu'il restait de l'industrie d'état Russe. En 1998, 80% des fermes Russes étaient en faillite et 70.000 usines d'état avaient fermées. En 8 ans, le nombre de Russes vivant dans la rue avait augmenté de telle façon, que certains parlent de plusieurs dizaines de millions de personnes...Pendant ce temps, Moscou était devenue la ville ou l'on trouvait le plus de milliardaires au monde...

A bien des égards, ce qui se passa en Irak pendant la seconde guerre, n'est pas sans rappeller se qui ce passa au Chili sous la dictature. Morts...Tortures...Pressions...Camps d'internement...Enlèvements...Disparitions...et bien entendu une politique économique tout droit sortie des préceptes Friedmaniens. La privatisation des biens publiques, alors que justement l'Irak avait surtout besoin d'un état fort et interventionniste. Les USA donnèrent l'exemple en privatisant son intervention militaire comme jamais auparavant. En effet, en 2006, il y avait plus de contractuels, que de GI's...C'est toujours le fameux principe Friedmanien du : "profitons d'une crise pour imposer nos idées."...L'argent investit par les Américains en Irak, profita exclusivement aux entreprises américaines. Même la nouvelle monnaie Irakienne fût imprimée aux USA. Depuis le 11 septembre, l'industrie de la sécurité aux Etats-Unis, brasse plus d'argent que l'industrie du cinéma et de la musique réunis. Le budget de l'armement frôle aujourd'hui le milliard de dollar par an.

Quand l'ouragan Katrina frappa la Nouvelle-Orléans en août 2005, le monde découvrit avec stupéfaction une sorte d'apartheid du désastre. Les habitants les plus fortunés purent quitter la ville, les autres (de la communauté noire essentiellement) restèrent coincés sans recevoir quasiment aucune aide de l'état. En 2006, juste avant de mourir, Milton Friedman affirma dans une interview au Wall-Street journal, que tout celà était bien malheureux, mais que c'était aussi un chance à saisir pour par exemple privatiser la système éducatif de cette ville. Décidément une idée fixe pour ce fossoyeur de l'économie mondiale. Au Sri-Lanka, après le tsunami de 2004, on interdit aux pêcheur de revenir s'installer sur leurs plages, pour vendre les terrains à des hotels de luxe...

Voilà en quoi consiste la stratégie de l'école de Chicago. Des raids systématiques contre la sphère publique au lendemain des catastrophes. Des cataclysmes. Quand les gens sont trop focalisés sur l'urgence. Sur leur survie. Pour protéger leurs intérêts. Quand ils sont déboussolés, désorienté...Mûrs pour accepter n'importe quoi. On en revient donc au choix entre le "New-Deal" de Roosevelt. Un système humaniste, car mettant le citoyen au centre du monde économique. Et la stratégie du choc préconisée par les Chicago boys. Qui revient à condamner le plus grand nombre, pour le seul profit de quelques uns. C'est le monde dans lequel nous vivons tous aujourd'hui. Un monde Friedmanien. Pour en revenir à Roosevelt. Au moment du "New-Deal", il recevait volontié les syndicats et les associations de citoyens, qui lui proposaient des mesures qu'ils voulaient voir dans ce plan. Roosevelt les écoutait attentivement et à la fin il leur disait : "Descendez dans la rue et obligez-moi a le faire !" . Ce qu'ils firent, pour au final obtenir satisfaction. Ce que ça veut dire, c'est que si nous voulons des réponses à cette crise économique. Pour un monde plus sain, plus juste, plus pacifique. Il va falloir descendre dans la rue et les obliger à le faire.


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78 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 12 juillet 2014 12:35

    voici un extrait de sa fameuse theorie, attention, ça decoife :

    voir : LA DOCTRINE FRIEDMAN


    • jacques 14 juillet 2014 22:22

      le bouquin de klein est un tissu de connerie. lisez mes réponses addressés à bakerstreet. que vous le voulez au nom friedman est l’un de meilleurs économistes du 20 siecle. la france n’a rien de libérale. la france est l’un des pays les plus socialistes d’europe, il suffit de regarder les chiffres (dépenses publiques 57%, la fonction publique représente pres de 7 millions de fonctionnaires(http://www.observatoiredessubventions.com/2010/combien-de-fonctionnaires-en-france/), 70 au rang des libertés économiques selon Heritage Foundation après le Cap-Vert, le Kazakhstan ou encore la Jamaïque, l’un des plus haut taux d’imposition ( la France a un taux d’imposition total moyen de 64,7% principalement constitué (51,7%) de charges sociales, le 2 plus fort taux d’imposition en europe),..... certains partis de gauche dans le reste de l’europe (spd, parti travailliste,...) sont plus libéral que l’ump. http://h16free.com/2014/04/01/30201-il-y-a-33-ans-deja la france est championne du monde en dépenses sociales.http://www.contrepoints.org/2013/12/18/150409-depenses-sociales-la-france-championne-du-monde http://www.contrepoints.org/2013/07/28/132478-la-france-championne-du-monde-des-depenses-publiques-sociales http://www.emploi-2017.org/la-france-leader-mondial-des-depenses-sociales.html la france possède 60 code et est ultraréglementé (plus de 500000 lois et décrets). http://www.xavierchambolle.com/wp/2012/09/nul-nest-cense-ignorer-la-loi/

      vu que vous ne savez pas ce qu’est le libéralisme ( qui ne défend pas les banques mais l’entreprenariat). je vous conseille de lire ces deux articles tres intéressants qui expliquent ce que c’est le libéralisme : http://www.contrepoints.org/2013/12/22/150897-quest-ce-que-le-liberalisme-2
      http://www.contrepoints.org/2013/04/07/120782-oui-le-liberalisme-est-social

    • Pyrathome Pyrathome 12 juillet 2014 13:03

      Ce type était un taré de la pire espèce, et tout ceux qui ont repris ses thèses de la même veine......
      On a le résultat sous nos yeux, une poignée de charognards criminels qui dictent leur loi au reste du monde....


      • julius 1ER 12 juillet 2014 14:39

        @pyratome

        en fait non Friedman était juste « un laquais du Capital et un serviteur zélé de la maxime »que tout change pour que rien ne change"
        il savait très bien le rôle et le pouvoir qu’ont les multinationales et les empires financiers..
        il leur donnait les clefs d’un monde à leur juste mesure. that’s all !!!!!!! 

      • jacques 14 juillet 2014 21:05
        l’économie actuelle est un mélange de keynésianisme et de monétarisme. friedman s’est oppposé fortement au keynésianisme alors il est totalement faux de dire que c’est de sa faute. la crise de 2008 est clairement une crise de la regelementation financiere : Community Reinvestment Act, Freddie Mac et Fannie Mae qui garantissait les pret aux pauvres, Clinton qui voulait se faire reelire, puis Greenspan qui maintient les taux tres bas sur recommendation entre autre de Krugman, tout cela cree une bulle immobiliere qui debouche sur la crise des subprime. Ensuite, les Etats refusent de laisser les banques faire faillite, ce qui engendre une crise de la dette des Etats (deja bien trop grosses avant 2008).

      • julius 1ER 12 juillet 2014 14:18

        @l’auteur,


        excellent article et bonne piqûre de rappel ..........et lorsque vous dîtes : 

        e. Dans les années cinquante personne ne les prenait au sérieux. Mais ces trente dernières années, leurs idées sont devenues la doctrine dominante en économie.On nous à menti sur la façon dont ces politiques radicales ont envahi le monde. Ce n’était pas au nom de la liberté, ni de la démocratie. Mais grace à des chocs, des crises...Il fallait des états d’urgence. Milton Friedman avait compris l’utilité de ces crises.

        et à cela on pourrait ajouter que ce sont les multinationales et les consortiums bancaires qui dirigent l’économie.... ce qui est contraire à l’idéologie libérale soit disant concurrentiel...

        cela est une vaste farce à l’usage des sourds et des malvoyants que la plupart d’entre-nous sont ......


        • jacques 14 juillet 2014 22:04

          il faut arreter avec les théories du complot.  quand Friedman écrivit cela, beaucoup des chocs décrits par Klein s’étaient déjà produits. C’est une des multiples occasions où l’on observe dans le livre cette curieuse inversion de la relation de cause à effet. on voit mal ce que l’on pourrait reprocher aux propos de Friedman, qui ne fait que décrire un phénomène parfaitement observable, sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’hypothèse de la conspiration machiavélique : en des temps difficiles, les groupes de pression manœuvrent pour faire adopter leurs idées


        • jacques 14 juillet 2014 22:04

           quand Friedman écrivit cela, beaucoup des chocs décrits par Klein s’étaient déjà produits. C’est une des multiples occasions où l’on observe dans le livre cette curieuse inversion de la relation de cause à effet. on voit mal ce que l’on pourrait reprocher aux propos de Friedman, qui ne fait que décrire un phénomène parfaitement observable, sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’hypothèse de la conspiration machiavélique : en des temps difficiles, les groupes de pression manœuvrent pour faire adopter leurs idées


        • julius 1ER 12 juillet 2014 14:30

          Roosevelt les écoutait attentivement et à la fin il leur disait : « Descendez dans la rue et obligez-moi a le faire ! » . Ce qu’ils firent, pour au final obtenir satisfaction. Ce que ça veut dire, c’est que si nous voulons des réponses à cette crise économique. Pour un monde plus sain, plus juste, plus pacifique. Il va falloir descendre dans la rue et les obliger à le faire

          @l’auteur, 
          cela est tellement vrai que la honte devrait rejaillir sur notre peuple, pour ne plus être un moteur de la civilisation. où sont les Lumières ????????????

          • stanley stanley 12 juillet 2014 15:41

            A titre de comparaison, lors de la crise des années trente il eut il me semble autour de 4000 manifestations aux USA...Après 2008 et dans ce même pays ce doit être autour d’une vingtaine...Ils nous tiennent...Pour le moment.


          • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 12 juillet 2014 16:41

            Bonjour Stanley,

            Un bon résumé de la stratégie du choc de Noémie Klein (1), il faut effectivement 

            expliquer cette doctrine économique et politique, et la mettre en lumière encore et 

            encore, en dévoilé toute son horreur.

            La nouvelle conseillère de normal 1er c’est revendiqué de l’école de Hayek (2), 

            Le copain de Friedman, vous imaginez donc le tableau social qu’elle a l’intention 

            de peindre dans notre beau pays. 

            En complément de votre texte je vous propose de découvrir « peut-être » Mémoire 

            d’un saccage (3), un documentaire qui permet de se rendre compte ce que 

            l’application de cette doctrine politique et économique a eu comme conséquence en 

            Argentine.

            Comme vous le constaterez dans ce documentaire, de grande entreprises nationales 

            Française ont participé à la curée.

            En guise de conclusion, je rajouterai qu’il va qu’en même falloir à un moment, que 

            la société française sorte du spectacle : la télé-realité, le foot, le top 14, le sport en 

            générale qui est à 98%, LE sujet de conversation des hommes qui on la chance 

            d’avoir un boulot, et sûrement des autres aussi, « pour ce qui est des femmes je 

            manque d’info ». Il est grand temps que nos citoyens éteignent leur télévisions, et se 

            remette à faire de la politique, si ils ne veulent pas laisser une terre sans vie à leurs 

            enfants, et que notre quotidiens devienne un véritable enfer, ce qui est déjà le cas 

            pour des millions de gens comme vous est moi, à seulement quelques heures 

            d’avions.

            Réagissons collectivement et surtout rapidement, ça urge...

            Cordialement

            Franck

            (1)

            (2)

            (3)

            En complément d’info :


            • jacques 14 juillet 2014 21:07

              Je vous recommande cet excellent article, qui démolit ce lamentable torchon de Klein :
              http://www.cato.org/pubs/bp/bp102.pdf


            • jacques 14 juillet 2014 22:01

              lisez mon commentaire en dessous (le tres long commentaire addressé à Odal GOLD)


            • soi même 12 juillet 2014 17:03

              « Ces membres affirmaient que si l’état cessait de fournir des services et cessait de réguler les marchés, l’économie se corrigerait d’elle même. » La meilleurs perle de cette école et bien cela, penser que l’autorégulation du marché se fait de lui même !
              j’ai pas besoin d’être un expert en économie pour comprendre quand cela devient hors cadre la loi de la jungle profite à celui qui aura la place dominante !

              Le fait que cette doctrine est pu voir le jour et s’imposer , montre en réalité la véritable incapacité de nos hommes politiques à innover un autre modèle de société et leurs responsabilités est lourde de leurs incuries politiques.

               


              • bakerstreet bakerstreet 14 juillet 2014 00:50

                Toutefois, ce fou de Friedman dans sa soif de brader tous les mots du dictionnaire, excepté les mots « profit », et « privé », n’avait pas été jusqu’à envisagé la privatisation de la guerre, comme ça c’est fait en Irak, avec les entreprises bénéficiant d’un sauf conduit tous profits délivré par Rumsfield..... 


              • julius 1ER 14 juillet 2014 10:33

                Le fait que cette doctrine est pu voir le jour et s’imposer , montre en réalité la véritable incapacité de nos hommes politiques à innover un autre modèle de société et leurs responsabilités est lourde de leurs incuries politiques.

                @soi-même,
                la sagesse deviendrait-elle ton moteur ???????????

              • soi même 14 juillet 2014 13:52

                Friedman m’est que la pièce visible du grand échiquier, dans ce sens par sa spécialisation, il apporte une pièce de puzzle que d’autre se charge d’assemblé pour réaliser le grand projet qui ne peut que réussir que si il est maintenue dans l’ignorance et dans l’ombre le plus longtemps possible !
                 


              • chantecler chantecler 12 juillet 2014 19:50

                Oui mais finalement les Chicago boys n’ont rien inventé .
                Ils ont reprises les vieilles recettes de dérégulation financière et spéculatives qui ont amené la crise de 29 aux USA .
                Et si ça s’est répandu si bien c’est que des puissants capitalistes n’attendaient que ça et ont arrosé les médias , qui avait été mis en veilleuse par la WW2 .
                Car outre les dégâts , la ruine pour les collectivités , le grand patronat US et partout avait soutenu l’ascension de Hitler .


                • soi même 12 juillet 2014 21:35

                  Donc retour à la casse départ le conflit de la guerre de 14-18 c’est continuer sous une autre forme.
                  Donc le constat qui à été émit en 14 Avril 1914 à Viennes comme quoi le Monde était atteint d’un carcinome social à lors qu’un Ministre de l’Empire Allemand , ( le Ministre Allemand des Affaires Étrangères Golllied Von Jagow s’adressant au parlement allemand au printemps 1914 : nous allons allons au devant d’un temps de paix, car la détente générale fait des progrès réjouissants. Nous nous trouvons dans le meilleurs rapports avec la Russie ; le cabinet de Saint Saint-Pétersbourg n’écoute rien que dit la meute de journaliste. Avec l’Angleterre, nous avons entamé des négociations qui donnent beaucoup d’espoir et qui doivent aboutir effectivement dans un futur immédiat au profit de la Paix Mondiale - la manière donc les deux gouvernements se situent généralement fait que les rapports deviennent de plus en plus intimismes - Ainsi parlaient ces praticiens qui ne furent point invectives comme idéalistes. Et la détente général fit un telle progrès que ce qui s’ensuivit nous l’avons tous très douloureusement éprouvé. )

                  Liberté des Idées et des Forces Sociales.
                  Décembres 1919 Rudoft Steiner.

                   
                    


                • jacques 14 juillet 2014 21:11

                  Ce sont les soviétiques qui ont accusé en premier les Nazis d’être les agents du Grand Capital, et cette thèse a été utilisée abondamment par les historiens de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, elle est entièrement rejetée par l’historiographie du nazisme. On peut toujours citer les quelques cas individuels comme Fritz Thyssen, c’est vrai. Mais dans son ensemble, le grand capital resta loin d’Hitler, et appela même longtemps à lui barrer la route. Les grands industriels soutenaient en masse les partis de la droite conservatrice. Surtout depuis les travaux de l’historien américain Turner, les historiens du nazisme se sont détachés nettement de ce vieux mythe très utilisé dans les années de la Guerre froide.


                • jacques 14 juillet 2014 21:16

                  la crise de 1929 n’a pas été déclenchée par la spéculation . lisez 

                  « Crise, Dépression, New Deal, Guerre » de Florin Aftalion. lisez aussi : http://www.quebecoislibre.org/07/070114-2.htm&nbsp ;http://www.quebecoislibre.org/07/070121-2.htm&nbsp ;

                • jacques 14 juillet 2014 21:42

                  avant que vous me dites que c’est la déréglementation qui a causé la crise de 2008. la crise de 2008 est clairement une crise de la regelementation financiere : Community Reinvestment Act, Freddie Mac et Fannie Mae qui garantissait les pret aux pauvres, Clinton qui voulait se faire reelire, puis Greenspan qui maintient les taux tres bas sur recommendation entre autre de Krugman, tout cela cree une bulle immobiliere qui debouche sur la crise des subprime. Ensuite, les Etats refusent de laisser les banques faire faillite, ce qui engendre une crise de la dette des Etats (deja bien trop grosses avant 2008).


                • soi même 15 juillet 2014 14:51

                  @ Jacques pas besoin de se fatiguer à lire tes réfutations, il suffit de cité Antony Sutton :

                  Pour prouver ce que tu racontes et une poétique de l’Histoire contemporaine !

                  Un auteur qui n’a jamais été attaquer pour diffamation !

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_Cyril_Sutton


                • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 12 juillet 2014 23:15

                  @ l’auteur,

                  Quelqu’un vous a écrit : « excellent article ».
                  Pardonnez-moi, Stanley, mais vous n’êtes pas loin du plagiat. Votre « article » est tout simplement le documentaire de Naomi Klein raconté fidèlement par vous. 

                  Comme vous avez oublié d’indiquer cette référence que vous avez pompée d’un bout à l’autre, ce qu’il eût été élégant de faire, il m’apparaissait nécessaire de le faire à votre place.

                  Voilà. Désolé d’avoir eu à rendre à César ce qui est à César. Mais il n’y a rien de vous dans ce texte. C’est dommage.

                  Cordialement.

                  Thierry Saladin



                  • Jeff84 13 juillet 2014 08:41

                    Ahhh, il me semblait bien avoir vu ce tissu de conneries quelque part... Tout Agoravox ca, reprendre quoi que ce soit qui serve l’idéologie, sans rien vérifier.


                    Bon, c’est faux d’un bout à l’autre, alors je vais me cantonner au Chili :

                    Au moment du coup d’état de 1973, l’inflation était à plus de 1000%, donc ce fameux 375% était sa pente descendante. Alors que jusqu’à 1973, la croissance du Chili a été identique à celle de l’amérique latine, entre 1973 et 2000, son PIB a doublé, alors que le reste du continent a pris environ 15%. Les salaires corrigés de l’inflation ont augmenté de 45% pendant la même période.

                    Mais ne me croyez pas sur parole, allez vérifier par vous-même, au lieu de gober bêtement ce qui passe à portée. C’est le meilleur moyen de ne pas se faire manipuler.

                  • Odal GOLD Odal GOLD 13 juillet 2014 01:53

                     
                    La science de la peur : 
                     
                    le texte suivant est extrait de « La stratégie du choc » de Naomi Klein, qui est l’un des meilleurs ouvrages que j’ai jamais lu. Cet essai décrit avec soin le « capitalisme fondamentaliste » naissant de Milton Friedman. Il décrypte l’idéologie fanatique qui l’anime.
                    >>> http://odalgold.blog4ever.com/la-science-de-la-peur-naomi-klein
                     


                    • Jeff84 13 juillet 2014 08:44

                      Si on est communiste, ce bouquin peut avoir un intérêt : quite à avoir échoué dans le réel, on peut se consoler avec une jolie histoire où les capitalistes sont toujours méchants-méchants, et les communistes toujours gentils-gentils.


                      Pour les autres, il peut servir à caler un meuble.

                    • bakerstreet bakerstreet 14 juillet 2014 01:06

                      Odal


                      Effectivement, j’ai été très séduit moi aussi par le bouquin de Noamie Klein, dont on voit toutes les déclinaisons de sa théorie, se répandre en tous lieux :

                      Toute la politique d’israel a propos des palestiniens en semble une bonne illustration.

                      - Laisser dégénérer les choses, et même favoriser, en refusant tout processus de paix, et encourager le désespoir des militants et leur jusqu’au boutisme, et créer ainsi une situation qu’on jugera paroxystique : Fusées archaïques et peu dangereuses tombant sur Israel !

                      - Sidération et stupeur de l’opinion, propre à accepter alors des rétorsions violentes, inhumaines, sur des civils composant le peuple dont on veut se débarrasser. Voilà tous les deux ans, le même prétexte, la même technique utilisée dans ce « processus de guerre », surement pas de paix.

                      Pour saisir le sens des mots, il faut aller souvent dans le sens opposé de leur signification. En quelque sorte, c’est à l’inverse des bombes : Il faut voir d’où ils partent, pour saisir la puissance explosive de leur charge.
                      Exemple : Le mot culture dans le bouche de Goebbels...

                      Bon, l’art de la guerre, et le prince de Machiavel nous avaient déjà entraîné à cette forme de cynisme, ou billard à trois bandes. 
                      Apprendre à déminer, c’est faire tomber au moins les masques.

                    • jacques 14 juillet 2014 21:17

                      Je vous recommande cet excellent article, qui démolit ce lamentable torchon de Klein :
                      http://www.cato.org/pubs/bp/bp102.pdf


                    • jacques 14 juillet 2014 21:55

                       dans un livré supposé dénigrer l’École de Chicago et son représentant le plus célèbre, Milton Friedman, Klein assure que le mentor des deux fut Friedrich Hayek et, selon elle, le petit groupe qu’elle appelle les « Autrichiens » serait une sous-école à l’intérieur de l’École de Chicago. alors que l’École autrichienne d’économie est bien plus ancienne que celle de Chicago mais surtout qu’un abîme théorique les sépare. Que l’on se souvienne seulement que Hayek lui-même écrivit dans son autobiographie que l’œuvre de Friedman Essais d’économie positive était un livre « aussi dangereux que la Théorie générale [de Keynes] pour la science économique ». près de la fin, Klein explique que dans certaines occasions – surtout depuis la naissance du mouvement luttant contre la globalisation (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même au moment de se lancer des fleurs) – les citoyens peuvent se rebiffer devant le choc et refuser d’accepter les malins desseins des malfaisants désignés sous le vocable de « néolibéraux ». Quel exemple prend-elle ? Celui des attentats de Madrid du 11 mars 2004. De façon proprement stupéfiante, Klein arrive à soutenir qu’à l’occasion de ces attentats, le président du gouvernement espagnol de l’époque, José María Aznar, aurait, à la manière d’un Franco, réclamé le soutien de la population pour sa guerre en Irak. Assertion du plus haut fantaisiste puisque qu’Aznar ne fit jamais rien de tel. Et toujours selon Klein, ce fut le souvenir du temps « où la peur gouvernait la politique » qui amena les Espagnols à voter pour Zapatero. Explication parfaitement absurde puisque ce sont les jeunes électeurs, qui jamais ne connurent la période franquiste, qui offrirent le triomphe aux socialistes espagnols.Même des défenseurs du livre, comme Joseph Stiglitz, ont dû reconnaître ses tares. dans une recension publiée dans le New York Times débordante d’affection pour l’auteur, affirma benoîtement que Klein « n’était pas une universitaire » et qu’elle « ne pouvait donc être jugée comme telle ». Ce qui en dit long sur la fiabilité que l’on peut accorder à l’ouvrage… « Mais qu’importe ! – diront les gauchistes – Klein est une escroc, mais c’est notre escroc. » La théorie de la conspiration qui sert de fil conducteur à Klein pourrait difficilement avoir une base aussi peu solide. Tout part donc d’une très courte citation extraite d’un livre de Milton Friedman, La tyrannie du statu quo, écrit en 1984 :« Seule une crise – réelle ou supposée – peut produire des changements. Lorsqu’elle se produit, les mesures à prendre dépendent des idées alors en vigueur. Telle est, me semble-t-il, notre véritable fonction : trouver des solutions de rechange aux politiques existantes et les entretenir jusqu’à ce que des notions politiquement impossibles deviennent politiquement inévitables. » Curieusement, quand Friedman écrivit cela, beaucoup des chocs décrits par Klein s’étaient déjà produits. C’est une des multiples occasions où l’on observe dans le livre cette curieuse inversion de la relation de cause à effet. Ailleurs, Klein accuse Thatcher d’utiliser la popularité obtenue durant la guerre des Malouines pour imposer sa politique libérale ; alors que le Premier Ministre britannique avait déjà commencé ses réformes trois ans avant le conflit. Et, de toute manière, après une lecture neutre et objective, on voit mal ce que l’on pourrait reprocher aux propos de Friedman, qui ne fait que décrire un phénomène parfaitement observable, sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’hypothèse de la conspiration machiavélique : en des temps difficiles, les groupes de pression manœuvrent pour faire adopter leurs idées, à commencer, par exemple, par les mouvements luttant contre la mondialisation, dont Naomi Klein est la muse. Par contre, ce qui est sûr, c’est que les chocs qui sont décrits dans le livre de Klein ont presque toujours conduit à un élargissement et à un approfondissement des pouvoirs de l’État et non à leurs restrictions ou diminution. Mais, bien sûr, Klein ne le dira pas, car ça colle très mal avec sa thèse. Ainsi, la journaliste canadienne mentionne, rapidement et en l’approuvant, le New Deal, sans se rendre compte que cet élargissement phénoménal de la taille de l’État fédéral américain fut une réponse (erronée) à la Grande dépression, le plus grand choc économique de l’histoire des États-Unis. Le 11 septembre lui-même – dont elle essaie de nous vendre les conséquences comme une braderie des fonctions régaliennes de l’État aux entreprises – s’est traduit par une grande augmentation des pouvoirs et des dépenses de l’État. Les « idées alors en vigueur » sont nombreuses, mais autant Friedman que Klein oublient que les politiciens choisissent celles qui augmentent leur pouvoir. Au passage, cela aurait été une belle preuve d’honnêteté intellectuelle de la part de Klein de mentionner, dans les pages qu’elle consacre à l’Irak, l’opposition de Friedman à cette guerre. Mais Klein n’essaie pas de se montrer honnête, son propos étant seulement de diaboliser l’économiste à n’importe quel prix. En fin de compte, toute cette logique controuvée répond à une seule raison : provoquer une réponse émotive et instinctive contre ceux qui défendent le libre marché comme meilleure solution pour, entre autres choses, en finir avec la pauvreté. Analysé sous cet angle, tout cadre parfaitement. Le manque de rigueur importe peu puisque Klein sait qu’elle s’adresse à un public qui n’a pas le goût ou le temps de confronter les faits ou d’analyser la réalité. Elle peut ainsi grotesquement assimiler le « néolibéralisme », comme elle désigne l’enseignement de l’École de Chicago, au « néo-conservatisme », comme si les néo-conservateurs américains n’appuyaient pas le Big Governmentavec un large État providence. Mais ce dont il s’agit, c’est bien de graver dans l’esprit d’un public opposé à la guerre en Irak l’équivalence entre l’idéologie qui prescrit l’exportation de la démocratie, militairement si nécessaire, à celle qui défend les gens contre l’État. Même dans les rares moments où elle s’essaie à élaborer des propositions plus ou moins théoriques, Klein ne manque jamais de sombrer dans le ridicule le plus complet. Comme quand elle tente de démontrer que les théories libérales seraient sur le point de détruire rien moins que le monde parce qu’elles ne connaissent pas la concurrence nécessaire d’autres idées plus étatiques… et, partant, commettraient donc l’erreur de ne pas respecter leur propre idéal, à savoir la défense de la concurrence. Comme si la lutte pacifique entre entreprises pour obtenir les faveurs des consommateurs se situait sur le même plan que le monde des idées économiques et politiques. Et surtout comme si ce supposé monopole des théories libérales ne se serait pas produit à une époque où le poids de l’État n’a cessé d’augmenter.




                    • Dany romantique 13 juillet 2014 08:37

                       A l’auteur,

                      « La stratégie du choc » de Naomie Klein devrait être enseignée dans toutes les facultés de gestion et écoles de commerce. Mais...on peut rêver. A part l’EHESS de Jacques Sapir cela n’existe pas. Votre article résume bien le livre. On pourrait y ajouter la crise financière américaine de 2007 dont les effets induits se perpétuent dans l’architecture du néo-libéralisme qui a phagocyté la social-démocratie européenne par le Blairisme (Tony Blair le promoteur « soft » de Mme Tatcher, qui triomphe depuis en Europe). 

                      La crise Grec, Chypriote, Portugaise, Espagnole, Italienne des années 2010 sont indexées sur la thérapie de choc de Milton Friedman et Hayek, par la politique ultra libérale de Bruxelles dont le Président Junker est natif du premier pays paradis fiscal de l’U.E. avec Londres. Voilà la pente (trend économique et ...social). 
                      Mais, encore un peu de patience et les classes populaires se révolteront dans des soulèvements de rue mais aussi par des scénarios inattendus, les votes qui iront vers les partis souverainistes taxés « populistes » qui sont les seuls -avec les partis de la gauche radicale devenus inaudible- à dénoncer au délabrement économique et social. Cette phase -aventureuse certes- paraît inévitable faute étant aux partis de gauche d’avoir su fédérer les classes populaires (ex-classes laborieuses).    

                      • epicure 13 juillet 2014 19:44

                        En grèce, notamment , c’est la gauche radicale qui est en pointe contre le néolibéralisme.


                      • jacques 14 juillet 2014 21:59

                        lisez mes commentaires juste au dessus. ce livre est juste ridicule. voyez vous ce livre s’addresse à un public faiblement éduqué qui n’a aucun esprit critique et qui ne comprend rien à l’économie. la crise de 2008 est clairement une crise de la regelementation financiere : Community Reinvestment Act, Freddie Mac et Fannie Mae qui garantissait les pret aux pauvres, Clinton qui voulait se faire reelire, puis Greenspan qui maintient les taux tres bas sur recommendation entre autre de Krugman, tout cela cree une bulle immobiliere qui debouche sur la crise des subprime. Ensuite, les Etats refusent de laisser les banques faire faillite, ce qui engendre une crise de la dette des Etats (deja bien trop grosses avant 2008).


                      • julius 1ER 13 juillet 2014 09:05

                        En 8 ans, le nombre de Russes vivant dans la rue avait augmenté de telle façon, que certains parlent de plusieurs dizaines de millions de personnes...Pendant ce temps, Moscou était devenue la ville ou l’on trouvait le plus de milliardaires au monde..

                        @l’auteur,
                        Etrange que l’on vienne nous annoncer qu’en France la liste des milliardaires vient de s’allonger d’une dizaine............

                        • julius 1ER 13 juillet 2014 09:21

                          à bien des égards, le pourrissement de la situation ’économique en France est dictée par l’idéologie néo-libérale aux manettes dans le monde dans le but d’entraîner une nouvelle vague de privatisations...... chaque crise est le prétexte pour récupérer à bon prix ce que les français ont construits par leur travail et leurs impôts( voir l’exemple de nos multinationales et comment elles se sont construites) va venir le tour de la santé, des transports etc.....

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