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Accueil du site > Actualités > International > Minsk-2, le parfum de l’hypocrisie : « endosser » ou « odobrjatj » (...)

Minsk-2, le parfum de l’hypocrisie : « endosser » ou « odobrjatj » ?

La presse française fourmille de commentaires sur les accords qui ont été signés hier à Minsk, et qui, selon les termes utilisés par Hollande lors de l'intervention qu'il a faite devant la presse, avec Merkel, à l'issue de la rencontre, constitueraient "un accord sur un cessez-le-feu et sur un règlement politique global de ce conflit ukrainien".

La chancelière allemande a, quant à elle, évoqué son "absence d'illusions" quant aux difficultés à venir. On la croit volontiers, d'autant que quelques heures plus tard, les premières difficultés ont commencé d'apparaître.

 

Quels accords ?

En fait de règlement politique global, la chancelière allemande, les présidents français, ukrainien et russe réunis à Kiev se sont bornés à signer une déclaration commune par laquelle, après avoir réaffirmé leur attachement à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, ils déclarent "endosser" un autre document, rédigé lui en anglais, et intitulé "paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk", adopté et signé le même jour à Minsk, et se référant au protocole signé à Minsk le 5 septembre 2014 et au mémorandum du 19 septembre 2014.

Pour un juriste, le terme "endosser" pose immédiatement un problème d'interprétation. En droit bancaire, l'endos entraîne une garantie, mais en droit international, le terme est inconnu. "Endosser un paquet de mesures" n'a pas grande signification, il suggère l'existence d'un accord. Mais s'il s'agit d'un accord, pourquoi ne pas avoir utilisé un langage plus simple ?

Dans l'intention probable d'apporter une précision, le texte de la déclaration commune signée hier prévoit que "les dirigeants contribueront à ce processus et useront de leur influence sur les parties concernées pour la mise en œuvre de ce paquet de mesures."

Le texte russe de la Déclaration est plus clair et plus prosaïque, puisque le terme utilisé pour "endosser" est celui de "odobrjatj'", ce qui signifie "approuver".

Querelle inutile de traduction, ergotage oiseux, pinaillage de juriste ! D'ailleurs, c'est encore Hollande qui nous le dit, "ce fut une longue nuit, et aussi un long matin". Aussi, la fatigue des négociateurs expliquerait peut-être l'incertitude du terme utilisé.

Qu'il soit pardonné au commentateur d'avoir un autre avis. Approuver un document, c'est s'engager à l'exécuter et à le faire respecter. "Endosser" un accord international, c'est la plongée dans l'inconnu, nul ne sait plus exactement s'il est engagé, ou s'il a seulement de loin approuvé du chef un accord auquel il ne s'oppose pas. C'est toute la différence qui existe entre ce que les juristes appellent une obligation de résultats, et une obligation de moyens. En d'autres termes, à Minsk, Poutine s'est engagé, Hollande et Merkel l'accompagnent de leurs bons vœux.

Il se dégage de la nouvelle déclaration de Minsk le parfum de l'hypocrisie.

Les parties concernées ?

Tous ces responsables politiques vont quand même devoir user de leur influence sur les parties concernées, ce sont les termes mêmes de la déclaration commune. Mais qui sont les parties concernées ?

Il semble que les plus importantes d'entre elles étaient absentes, ou quasi absentes des discussions de Minsk, et qu'elles ne se sentiront pas engagées par les accords qui ont pu être pris.

Il s'agit en tout premier lieu des belligérants eux-mêmes. Certes, les accords de Minsk ont été approuvés par Porochenko, et paraphés par les représentants des républiques autoproclamées de Lougansk et de Donetzk.

Personne ne peut assurer que Porochenko lui-même puisse, pour autant qu'il le veuille réellement, imposer aux bandes armées et aux milices nazies qui sévissent à l'Est et qui semblent échapper à tout contrôle, de respecter un accord de cessez-le-feu qui était négocié hier, dans le temps même où le ciel de Donetzk était illuminé par les tirs de l'artillerie lourde ukrainienne.

Le mécontentement est grand chez les séparatistes russes qui se battent sur un territoire dont Kiev cherche à les chasser, et auxquels il est à présent demandé d'interrompre une offensive victorieuse. Le "paquet de mesures" adopté à Kiev prévoit du reste curieusement que s'agissant du retrait de l'artillerie lourde de la ligne de front, ce retrait s'opérera à partir de l'actuelle ligne de front pour les troupes de Kiev, mais à partir d'une autre ligne, celle qui avait fait l'objet des accords de septembre 2014, pour les séparatistes.

Les autres grands absents des accords de Kiev sont, à l'exception de la République française et de l'Allemagne, les pays de l'Union européenne qui peuvent ne se sentir nullement liés par les bonnes intentions exprimées à Minsk. Nul ne sait quelles seront les réactions de pays comme le Royaume Uni, allié indéfectible des Etats Unis, ou comme la Pologne qui joue un rôle essentiel, rarement évoqué par la presse.

Mais le plus grand absent, ce sont les Etats Unis d'Amérique qui, en provoquant la chute du régime de Yanukovitch, pensaient prendre le contrôle sans coup férir de l'ensemble de l'Ukraine. Mûrement pensée, élaborée et préparée depuis de nombreuses années, l'opération de déstabilisation entreprise en Ukraine par l'Amérique a certes échoué. La Blitzkrieg américaine s'est brisée en Crimée, mais la stratégie américaine n'a pas changé. L'objectif reste le même, et l'Amérique n'a pas renoncé à obtenir un changement de régime à Moscou, et le départ d'un président russe qui la gêne. L'attaque-surprise lancée par les Etats Unis en Ukraine a certes fait long feu, la place-forte de la Crimée et le donjon de Sébastopol n'ont pas été pris, mais l'Amérique a causé à son ennemi, à l'ours russe, une blessure qui ne se referme pas, et qui affaiblit lentement, mais inexorablement la bête.

L'Amérique qui est encore moins liée par les accords de Minsk que pourraient l'être les pays de l'Union européenne, peut dès lors poursuivre son travail de sape, augmenter son aide militaire à Kiev et faire accorder à la junte ukrainienne les étonnants crédits du Fonds monétaire international qui lui permettront de financer son effort de guerre, pour le plus grand profit de l'industrie américaine de l'armement.

Poutine pouvait difficilement refuser un accord de cessez-le-feu. Mais le président a accepté un accord défavorable aux séparatistes sur le plan militaire, il a également renoncé à une possible fédéralisation de l'Ukraine, les accords de Minsk n'évoquant plus qu'une vague réforme constitutionnelle et un statut particulier pour les régions de Lougansk et de Donetzk. Hollande parle de décentralisation.

Quant à Porochenko dont tous ont noté l'inflexibilité, il ne pouvait tout simplement consentir aucune concession, car toute concession aurait immédiatement été interprétée par les nationalistes ukrainiens comme un signe de faiblesse, voire comme une trahison. De ce point de vue, la ténacité de Porochenko n'est que l'envers des choses, elle révèle l'impasse dans laquelle se trouve le dirigeant ukrainien pour n'avoir promis à son pays qu'un écrasement par la force de la rébellion sécessionniste à l'Est.

Dès aujourd'hui, de retour à Kiev, Porochenko qui n'a pourtant pas cédé devant Poutine, se voit reprocher par les plus extrémistes des siens d'avoir consenti, en termes pourtant bien vagues, au principe d'une réforme constitutionnelle et d'un statut particulier pour Donetzk et Lougansk, et d'avoir en quelque sorte ainsi disposé de la souveraineté nationale ukrainienne. Le statut particulier envisagé pour Donetzk et Lougansk est déjà contesté.

Les frontières ?

"Parties intéressées", "règlement global", nous dit Hollande. Mais la question de la Crimée n'a pas même été évoquée, ce qui n'a pas empêché les uns et les autres de rappeler leur attachement au respect des frontières.

Des frontières ? Oui, des frontières, mais lesquelles. Car les frontières héritées de la disparition de l'Union soviétique n'étaient, comme l'a déclaré Gorbatchev, que des frontières administratives. Il n'existait bien entendu aucune frontière entre la R.S.F.S.R. et la U.S.S.R., l'actuelle Russie et l'actuelle Ukraine, ce qui explique du reste que la décision prise, en 1954, de rattacher la Crimée à l'Ukraine, n'ait rien changé au mode de vie de la population, non consultée. Il en va tout autrement en 1991 lors de la disparition de l'Union soviétique.

Indépendamment même de la Crimée, les frontières séparant aujourd'hui la Russie et l'Ukraine posent problème, car depuis des siècles, l'Ukraine a fait partie de l'espace russe, de l'empire russe, puis de l'Union soviétique. Il ne s'agit pas d'Etats ayant appartenu pour un temps à une union qui se serait déchirée, comme il en irait par exemple du retrait d'un Etat désirant quitter l'Union européenne. Il s'agit de pays organiquement liés, ayant tissé des liens séculaires et familiaux. Séparer ces deux Etats, c'est en réalité procéder à une amputation cruelle et douloureuse.

La chirurgie occidentale est une boucherie, le sang coule, et la presse se tait, car ce qui importe ici, à l'Ouest, c'est de faire apparaître la Russie comme étant l'agresseur. Rien, presque rien n'est dit de l'atrocité des bombardements criminels de la population civile par les forces de Kiev, rien n'est dit sur le sort des familles, des vieillards dont les appartements sont détruits, rien n'est dit des conditions de fortune dans lesquelles les blessés sont soignés ou opérés, rien n'est dit des enfants mutilés, estropiés, handicapés pour la vie, rien n'est dit des centaines de milliers de réfugiés qui, sous les bombardements, ont gagné comme ils ont pu le territoire russe.

Pourquoi l'armée ukrainienne et tous les supplétifs qui l'entourent s'acharnent-ils à bombarder des quartiers ou des villages où il n'y a aucun objectif militaire ?

La réponse tient en quelques mots. A l'image de ce qui s'est passé au Kosovo, une vaste opération d'épuration ethnique est en cours dans l'Est de l'Ukraine. Les Russes qui vivent sur le territoire ukrainien, ne sont pas tous séparatistes, mais ils sont tous considérés par les nationalistes ukrainiens comme des "okkupanty", et ils doivent dès lors être chassés. C'est l'objectif essentiel des bombardements de la population civile. Cet objectif est déjà largement atteint.

Devant ces crimes, l'Occident, complice et menteur, demeure impassible.

Aucune guerre n'aurait jamais dû, aujourd'hui, au XXIème siècle, opposer les Russes et les Ukrainiens. Les vieilles querelles de l'Histoire ne peuvent expliquer un tel bain de sang. Mais à présent, il y a eu trop de mensonges, trop de crimes, trop d'atrocités, trop de malheur, et la réconciliation est pour longtemps impossible.

Voilà la raison véritable pour laquelle les accords de Minsk n'apporteront pas la paix. C'est peut-être ce à quoi pensait la chancelière allemande, hier, lorsqu'elle faisait part à la presse de son absence d'illusions.

Il existe pourtant un espoir, et une faible lumière s'est levée. Sur les pages et les écrans glacés d'une guerre des médias et d'une propagande démoniaque, et sous les faibles rayons d'un soleil d'hiver, des lueurs de vérité finissent par percer, en France, en Europe et même aux Etats Unis. Le corps engourdi de l'opinion publique, longtemps paralysée, se réveille lentement, et de ce réveil naîtront des changements politiques et un mouvement contre la guerre. Qui a dit cela, je ne sais plus, mais la vérité est toujours révolutionnaire.


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59 réactions à cet article    


  • Arthaud Arthaud 13 février 2015 17:09

    Excellent article ..

    Vous écrivez :

    «  Mais le plus grand absent, ce sont les Etats Unis d’Amérique » ....

    Bah ! Le Grand Organisateur sait déléguer


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 février 2015 23:28

      Quelqu’un croit-il encore qu’il y a un rapport entre ce que disent les médias et la situation en Ukraine ? Pur bavardage. Avec les péripéties d’un soap brésilien. Quand la Russie et les US aurront atteint leurs objectifs mediatiques , les combats s’arreteront. On aura un « Est-Ukraine » integré de facto a la Rusie... et un « Ouest-Ukraine » comme État "democratique’ mendiant, financé par l’’UE mais guidé par les USA. Un cirque distrayant. Mais on tue vraiment des gens,,,,


      PJCA

    • howahkan howahkan Hotah 13 février 2015 17:17
      Ukraine ultranationalist leader rejects Minsk peace deal, reserves right ’to continue war’

      -------------------------------

      le leader ultranationaliste Ukrainien( en clair les fachos pseudo nazi de droite) rejette les accords de paix de Minsk, et se réserve le droit de continuer la guerre....

      ceci sur un message sur son facebook...le second effet BHL ?? ??


      • lsga lsga 13 février 2015 17:30

        lol, comme si c’était eux qui décidaient smiley smiley smiley


      • lsga lsga 13 février 2015 17:40

        et puis tu parle de BHL, le « grand oligarque » ! mais pas de Christophe de Margerie, le plus grand des oligarques français, celui qui était intéressé par le gaz de crimée, le mec que Poutine a buté... Ah mais c’est vrai... je suis bête, Margerie est un chrétien, pas un juif, alors vous ne pouvez pas dire que c’est un oligarque.... Pourtant il est tout en haut en haut en haut de la liste des oligarques français....

         
        Rha ! si seulement Margerie avait été juif et non pas chrétien ! vous auriez peut-être compris le conflit ukrainien. 

      • soi même 13 février 2015 21:40

        Comme toujours c’est le froid stalinien que tu produis !
        Es que c’est un hasard tous cela ?


      • captain beefheart 14 février 2015 02:55

        Soyez sincère,Lsga,vous êtes un logiciel,n’est-ce pas ? Dans tous vos commentaires je n’ai encore jamais constaté le moindre signe d’humanité.

        Mr.Pchetchkov parle ici de épuration ethnique,crimes contre l’humanité.

        Pour avoir suggéré cette probabilité sur un forum néerlandaise ,de piètre niveau d’ailleurs,forum riche en eurotantrollards,on a supprimé le plupart de mes commentaires.L’effet MH17 y joue le rôle de l’effet Charlie en France.

        J’écrivais que si les gens continueraient à soutenir la livraison d’armes par les USA,ils se feraient complice de ça,tenant compte des déclarations de Timoshenko ,« nuke the ruskovs »les bataillons de neonazi,les richesses convoités du Donbass,et le fait que ceux qui poussent derrière ne seraient point gêné si la région était vide de ses habitants.On tue la moitié ,l’autre moitié s’enfuit.Si nous les peuples laissons faire,nos petits-enfants auront de quoi commémorer et de se demander comment ce holocaust a pu se produire...

        Donc mon commentaire a été supprimé,suivi par d’autres fait la même journée.

        J’ai pleuré,un truc qui ne vous arrivera pas ,hein,Lsga ?


      • Ben Schott 14 février 2015 14:15

        Quelle lucidité ! Vos analyses sont toujours d’une extrême profondeur...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 février 2015 19:44

        Isga
        Sinon, quelles preuves avancez-vous sur les responsabilités russes dans la mort de Margerie ?
        Aucune, c’est comme les chars russes en Ukraine, alors ? Du blabla.


      • Layly Victor Layly Victor 15 février 2015 09:25

        a soi même

        non, ce n’est pas un hasard
        Isga est un agent US peut-être, mais surtout sauvagement anti-français et opposé à toute forme de patriotisme, le tout camouflé sous un verbiage pseudo-marxiste.


      • howahkan howahkan Hotah 13 février 2015 17:44

        lu,ceci en dessous dans un torchon Français,enfin Breton quelle honte !!! ...la sainte parole officielle donc...le dégout de la défaite , le mensonge est partout..suffira t’il a sauver ce qui ne peut plus l’être ??
        c’est pourtant si libérateur de ne pas mentir......

        _______________________________

        Après l’annexion de la Crimée, l’an dernier, le dépeçage de l’Ukraine se poursuit. Il ne restera bientôt de ce grand et riche pays qu’un État-croupion, qui n’aura certes pas su se défendre tout seul, mais auquel ses voisins européens sont venus administrer les sacrements des mourants. Habile tacticien, politicien roublard culbutant les frontières sans vergogne, Poutine ne connaît qu’une seule loi : celle du plus fort. Les événements, hélas, lui donnent encore une fois raison.

        © Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/debats/une-victoire-pour-vladimir-poutine-13-02-2015-10525065.php
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        -

        Encore un énième point de vue à sens unique, qui refuse de regarder du côté des responsabilités de l’Ukraine dans cette crise. Et bien que vous nous laissiez la possibilité par nos commentaires de modérer ce manichéisme, force est de constater ici un manque d’objectivité. Là où nous autres Bretons avons connu à travers notre histoire une situation d’appauvrissement analogue au cas présent, par le pillage des richesses et la destruction de notre langue, notre point de vue devrait être plus fin que ceux des soldats de l’An II qui siègent et dictent actuellement depuis Paris 8e. Il faut rappeler les évènements du mois de Mars 2014, chose que la presse française prends soin d’éviter. L’interdiction de la langue Russe dans ces régions peuplées à 90% de russophone, l’arrêt du payement des pensions aux personnes âgées à l’Est, l’arrêt des salaires aux professeurs des écoles russophones. En un mot « dégagez ». A suivi le soulèvement dans les « préfectures » de Lugansk et Donetsk. Tout ceci n’est pas neutre et rappelle dans notre Histoire le remplacement des notables et commerçants bretons dans les villes et ports. J’ai eu la chance de travailler avec un Ukrainien des environs d’Odessa, russophone, avec qui j’ai gardé amitiés. Lui me confiait au démarrage de la crise, au printemps 2014, qu’il souhaitait obtenir rapidement un visa Russe afin de protéger sa famille. Pendant ce temps la « Pravda » parisienne nous rediffusait BHL, encore en guerre.

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        • porcinet 13 février 2015 19:27

          Eh oui, la presse française unanime trouvera toujours de très bonnes raisons pour trouver cette révolution orange merveilleusement démocratique, alors qu’elle a été provoquée par la CIA et quelques agents infectieux du Mossad (BHL, le fils Glucksman et d’autres moins médiatiques).

          Les Etats Européens, en particulier l’Allemagne et la France ont leur part de responsabilité (énorme) dans ce bain de sang et ils viennent faire maintenant les médiateurs et donneurs de leçon à Poutine !

          Chaque fois que Hollande se mêle de ce qui ne le regarde pas, tout comme Sarkozy d’ailleurs, les conflits provoqués Israélo/ Etats Uniens s’enveniment et deviennent inextricables : Libye, Syrie, Sahel, et à présent Irak et Ukraine. Je pense que Poutine est suffisamment intelligent pour ne pas saisir le bâton merdeux qui lui est tendu et qu’il se moque des 2 Mistral que cette nouille lui a confisqué à la demande des Yankees.


          • eau-du-robinet eau-du-robinet 14 février 2015 18:39


            Bonjour porcinet,
            .
            Les sionistes jouent un « rôle moteur » dans cette guerre en Ukraine.
            .
            Le rôle joué par les personnalités juives et l’État d’Israël dans la crise ukrainienne n’est pas passé inaperçu, sachant que cette communauté représente moins d’un pour cent de l’ensemble de la population. Cependant, l’administration Netanyahou a en sa possession un rapport confidentiel confirmant que les juifs ashkénazes ne sont pas originaires du Levant, mais sont les descendants des Khazars, ce peuple mal connu fondateur d’un empire juif au dixième siècle sur les rives de la mer Noire. Ceci explique pourquoi certains sionistes voient en l’Ukraine un possible second Israël.
            http://globalepresse.com/2014/12/29/le-projet-secret-dun-deuxieme-israel-en-ukraine/
            .
            Le Times of Israel, journal israélien indépendant dont le comité de rédaction compte des anciens journalistes du quotidien Ha’aretz, a publié un papier passionnant qui n’a pourtant pas fait grand bruit. L’article en provenance de Jerusalem et Zhitomir, daté du 16 mars 2014 et écrit par Hirsh Ostropoler et I. Z. Grosser-Spass, correspondants russes et ukrainiens du journal, fait mention d’un rapport confidentiel remis au gouvernement israélien [1]. Ce rapport, établi par un comité d’experts en histoire juive et reposant sur des sources universitaires, parvient à la conclusion que les juifs européens descendent en réalité des Khazars, peuple guerrier d’origine mongole et tatare ayant dominé l’Ukraine et la Russie méridionale et s’étant converti en masse au judaïsme au VIIIè siècle.
            .
            Les sionistes prétendent depuis longtemps que la terre revendiquée d’Israël revient de droit au peuple juif, que les conquêtes successives de différents empires ont évincé et dispersé, ce que l’on a appelé la diaspora. Apporter la preuve que les ashkénazes, qui forment l’essentiel de la population israélienne, ne sont pas historiquement liés à la Palestine remettrait en question le principe même d’Israël comme étant la patrie millénaire du peuple juif.
            http://globalepresse.com/2014/12/29/le-projet-secret-dun-deuxieme-israel-en-ukraine/
            .
            Ukraine : qui est donc Monsieur Igor Kolomoïsky ? En tant que gouverneur de Dnipropetrovsk, poste qu’il occupe depuis février 2014, Kolomoïsky est devenu une force politique incontournable et virtuellement autonome au sein d’une région au poids économique considérable. Ainsi, il contrôle de facto la première usine d’armement du pays – YuzhMash – basée dans son fief. Il mit également sa fortune à contribution pour financer la constitution des bataillons paramilitaires Dnipro et Donbass ainsi que l’approvisionnement de l’armée régulière en fuel et pièces détachées de blindés. Il est, par ailleurs, de notoriété publique que le gouverneur dispose aujourd’hui d’une armée privée de plusieurs milliers d’hommes, loin d’être tous originaires d’Ukraine.
            http://www.realpolitik.tv/2014/09/ukraine-qui-est-donc-monsieur-igor-kolomoisky/
            .
            Igor Kolomoïsky a été nommé gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk par les autorités putschistes de Kiev. Il a participé à l’organisation du massacre d’Odessa du 2 mai 2014 avec son armée privée, le 1er Bataillon du Dniepr. Il a engagé le fils du vice-président états-unien Joe Biden, R. Hunter Biden, et le président du comité de soutien au secrétaire d’État John Kerry, Devon Archer, comme administrateurs de sa holding gazière.
            http://fierteseuropeennes.hautetfort.com/tag/igor+kolomo%C3%AFsky
            .
            Igor Kolomoïsky préside la Communauté juive unie d’Ukraine et l’Union juive européenne. Il a créé le Parlement juif européen. Il possède la moitié de la chaîne de télévision Jewish News One (qui émet désormais sous le nom Ukraine News One)
            http://fierteseuropeennes.hautetfort.com/tag/igor+kolomo%C3%AFsky
            .
            Toutefois, certains sionistes, en Israël comme ailleurs, ne souhaitent pas prendre de risques. Une des raisons principales pour qu’Ihor Kolomoïsky —le richissime magnat juif ukrainien et gouverneur de la province de Dnipropetrovsk, qui est aussi citoyen israélien et chypriote— dépense des dizaines de millions de dollars pour recruter des nationalistes ukrainiens de droite et des néo-nazis venus d’ailleurs en Europe pour combattre la majorité russophone de la région du Donbass en Ukraine orientale, c’est la peur de voir capoter le projet de transformation de l’Ukraine en « Israël-bis ».
            http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=211231&frid=19&seccatid=438&cid=19&fromval=1
            .
            Georges Soros reconnait son implication dans le Maïdan ukrainien
            Vidéo très instructive de Georges Soros, le fondateur de l’Open Society, sur son implication en Ukraine. Le milliardaire reconnaît avoir financé la « révolution du Maïdan » et les groupes pro-occidentaux depuis plusieurs années. Mais lorsque le journaliste de CNN lui pose la question de l’anti-sémitisme et des néo-nazis à l’oeuvre en Ukraine, Soros préfère nier la réalité de Svoboda et Pravyi Sektor et se réfugie dans la propagande anti-russe…
            http://lesmoutonsenrages.fr/2014/09/16/video-georges-soros-reconnait-son-implication-dans-le-maidan-ukrainien/
            .
            La guerre en Ukraine a été lancée par les sionistes du Département d’Etat et Vanguard Group
            http://stopmensonges.com/la-guerre-en-ukraine-a-ete-lancee-par-les-sionistes-du-departement-detat-et-vanguard-group-afin-de-creer-de-nouveaux-khazaries-et-commencer-la-troisieme-guerre-mondiale-en-forcant-la-russie-dappor/


          • berry 13 février 2015 19:34

            Porochenko lance ses meilleures troupes pour débloquer le chaudron de Debaltsevo avant l’application du cessez-le-feu.
            Pour l’instant l’offensive a échoué...
             
            http://lesakerfrancophone.net/porochenko-jette-trois-bataillons-de-800-soldats-dans-la-bataille-pour-debloquer-le-chaudron-de-debaltsevo-et-sauver-sa-peau/
             
            Il est fort possible que cette offensive fasse des centaines de morts, alors que les médias minimisent comme d’habitude la gravité de la situation.
             
            L’oligarque juif et agent de la CIA Porochenko (comme l’a révélé Wikileaks en publiant les câbles diplomatiques américains) sert ses maitres et continue de mener une politique anti russe contraire aux intérêts de l’ukraine.


            • porcinet 13 février 2015 19:34

              Poutine surveille également ses marges caucasiennes car il est sûr et certain que les pillards massacreurs de Daech et autres brigades formées par les Saoudiens et émirats du Golfe sous couvert isaélo/étatsunien sont infiltrées discrètement dans ce paysage. Il a intérêt à ce que la crise ukrainienne soit finie à l’avantage des « séparatistes » et habitants de l’est qui ont été sauvagement agressés par les fascistes.


              • soi même 13 février 2015 19:50

                @ Pchetchkov, je comprend votre désarroi, surtout si vous êtes natif de ce pays, un pays à qui on a rien épargné comme souffrance indicible, je vous souhaite de reprendre courage, et de vous encouragez à pensé qu’il aura un jour une compensation spirituel à tous cela !


                • Parrhesia Parrhesia 13 février 2015 21:12

                  À la lecture de cet article, je me suis d’abord proposé d’y comptabiliser un accord supplémentaire. Ma paresse naturelle m’incite désormais à limiter mes interventions à ce mode d’expression. Pourquoi, en effet, rajouter un grain de sel à des papiers déjà très bien documentés et construits.

                  Mais pour une fois, je me suis ravisé. J’ai, certes, ajouté mon accord au compteur, mais je souhaite néanmoins relever ce qui me paraît être une lacune ; et une lacune presque généralisée.

                  Remarquons en effet qu’une fois de plus, dans la ronde des personnes généralement citées comme parties prenantes, et dans celle des faits habituellement considérés comme générateurs des événements d’Ukraine, il manque ici et encore, d’une part le gouvernement Israéliens et d’autre part son blocus des eaux territoriales tant syriennes que gazaoui.

                  L’offensive occidentale contre la Crimée, qui, ne n’oublions pas non plus, a largement conditionné la nature de la riposte russe, aurait-elle été à ce point déterminée et brutale si l’un des enjeux n’avait été la nécessité pour le gouvernement d’Israël et les U.S.A., donc, partant, pour « l’Europe-gag », de mettre tout en œuvre pour contrer l’éventuel obstacle à ce blocus que constitue la flotte russe de Méditerranée via Sébastopol !!!

                  Cela va mieux en le disant !

                  Isn’t it ?


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 février 2015 19:51

                    Parrhesia,
                    Israël, de part les accords signés avec l’ UE et l’ OTAN, fait partie de fait de l’ OTAN.


                  • Layly Victor Layly Victor 15 février 2015 09:43

                    Fifi,

                    Vous faites une petite erreur. Sur le papier, Israël fait partie de l’OTAN, mais en réalité, l’OTAN fait partie d’Israël.


                  • Dom66 Dom66 13 février 2015 21:17

                    J’ai des petites questions qui trottent dans ma tête Où se trouve l’aide humanitaire Russe ?

                    Comment peuvent ils encore faire confiance à Porochenko ? Que va faire Poutine si Oboina livre des armes aux fachos de Kiev ?


                    • alinea alinea 13 février 2015 23:12

                      Surtout, comme dit quelqu’un sur un autre fil : qui tiendra ces armes ??


                    • alinea alinea 13 février 2015 21:31

                      Que fait le peuple ukrainien de l’ouest ? Il semblerait qu’il ne soit pas d’accord du tout avec cette guerre intérieure qui-ne-dit-pas-son-nom !


                      • porcinet 13 février 2015 22:37

                        Alinea,

                        Il me semble que le peuple ukrainien de l’ouest ne peut guère se manifester face à un gouvernement ouvertement fasciste et orienté US/Israél grâce à Iartesniouk/Porochenko et d’autres oligarques qui travaillent pour la CIA et le Mossad. La France envoie ses pires émissaires, agents infectieux israéliens capables de créer le climat médiatico-diplomatique préparatoire au chaos tels que BHL, le fils de Glucksman et d’autres agents d’influence issus de l’IRIS. 

                        Savez-vous que ces fascistes destructeurs ont fait voter une loi permettant de condamner à mort ou à des sévices terribles tout déserteur ou insubordonné de l’armée (les appelés) ?

                        Ces hyènes savent qu’elles perdent sur le terrain face à des insurgés à qui ont a enlevé leurs droits les plus vitaux et qui plus est, savent qu’ils affrontent des épurateurs ethniques nazis infiltrés par l’OTAN dans l’armée régulière.

                        Poutine lui, aide ces braves gens.

                        Que la France soit enfin dirigée par des équipes gouvernementales indépendantes du lobby US /Israel/Emirats chariatistes ET NOUS IRONS MIEUX !!!!!!!!!!!!! 


                        • alinea alinea 13 février 2015 23:10

                          J’ai du mal à imaginer les forces policières et armées qui soutiennent ce gouvernement ! Je veux dire que j’imagine guère le risque d’une population qui se soulèverait actuellement ; si quelqu’un a des précisions là dessus, je suis preneuse !
                          En août dernier, je faisais un appel pour que nous exigions de sortir de l’OTAN ! sans suite, dommage, oui, nous nous sentirions beaucoup mieux, très égoïstement d’ailleurs car cela ne changerait en rien la situation des Ukrainiens !!


                        • Zeb_66 14 février 2015 21:51

                          porcinet,
                          C’est mieux que ça, pas de procès (pipé) et condamnation à mort, non on
                          ne perd pas de temps, ça se passe directement sur le terrain,
                          exécution immédiate !
                          Tenez, je repasse le plat sur l’enchainement des faits :

                          D’après les rapports des recruteurs Ukies, il y aurait seulement 6% de
                          volontaires, les autres sont recrutés de force et ça devient de plus en
                          plus difficile dans les campagnes, dont les habitants s’opposent
                          violemment à l’entrée des recruteurs.
                          Dans certaines régions (Transnistrie par exemple) il n’y a plus d’hommes
                          en âge de combattre, ils ont tous fuit en Russie.
                          Dans d’autres régions, ils fuient vers la Biélorussie, la Pologne ou la
                          Roumanie.
                          Ceci toujours d’après des rapports gouvernementaux Ukies...
                          Rapports signés, contresignés et tamponnés que j’ai pu lire, merci Google,
                          C’est parfois assez approximatif ou cocasse mais ça aide, parce que
                          l’Ukrainien euh :(
                          et surtout merci aux pirates du CyberBerkout !
                          Je résume :
                          Sur les champs de bataille ces conscrits-là n’ont pas du tout envie de combattre.
                          En réaction le haut état-major a décrété ce qui suit :
                          “Les officiers doivent mener l’assaut en arrière des troupes et abattre
                          immédiatement les fuyards ainsi que les soldats non combatifs.”
                          La procédure c’est : Marche ou crève !
                          Ces derniers jours, il est question de mobilisation générale, le secteur-droit
                          (les nazis) voudrait y ajouter l’incorporation des femmes de plus de 20 ans.


                        • alinea alinea 15 février 2015 23:08

                          On imagine cinq minutes la vie qu’ils mènent ? C’est plus qu’intolérable


                        • Rétif 13 février 2015 23:23

                          Si document anglais il y a, quel vocable anglais est censé traduire le verbe « endosser » ?
                          Il vient bien de quelque part.


                          • Pchetchkov Pchetchkov 14 février 2015 09:39

                            Précision

                            En fait, la déclaration de la chancelière allemande et des présidents français, russes et ukrainiens n’a, semble-t-il, pas été signée, et le texte de cette déclaration a simplement été publié sur les sites officiels de ces dirigeants.

                            Il est possible que s’agissant de la version française donnée par la Présidence de la République française, le terme « endosser » soit un anglicisme, provenant d’une mauvaise traduction du verbe anglais « to endorse », qui, comme en français, a le sens d’endosser (une traite, un chèque, un connaissement maritime), mais aussi, à la différence du français, de donner son accord.

                            Le texte allemand utilise le verbe « unterstützen ».

                            Quant au texte concernant le « paquet de mesures » constituant la substance même des accords de Minsk, et si l’on s’en rapporte aux informations figurant sur le site de la Présidence française, le texte a été rédigé en anglais, et a été signé par les représentants des pays concernés (mais non par les présidents).


                          • wesson wesson 14 février 2015 12:55
                            Bonjour l’auteur, 

                            « En fait, la déclaration de la chancelière allemande et des présidents français, russes et ukrainiens n’a, semble-t-il, pas été signée, et le texte de cette déclaration a simplement été publié sur les sites officiels de ces dirigeants. »

                            Pour être clair, le texte de l’accord a été signé en effet par l’OSCE, les rebelles, un ancien président Ukrainien (Leonid Kutchma) sans aucun pouvoir politique réel, et c’est tout.

                            Il est de toute manière évident que la partie Ukrainienne ne compte pas une seule seconde respecter cet accord (CF : cette vidéo sous-titrée en Anglais ou Porochenko explique ce qu’il pense du cessez-le-feu précédent), de la même manière qu’ils n’ont respecté aucun des accords précédents (à commencer par celui lors de Maidan actant le départ de Yanukovitch, signé par Steinmer et Fabius, dont les autorités de Kiev se sont torchés dès le lendemain).

                            Minsk 2 ne sera pas respecté, pour une raison très simple : Tant que les USA feront miroiter à Kiev d’une part les aides économiques et les plans du FMI, et d’autre part la possibilité d’une aide militaire, ceux-ci ne plieront jamais, en tout cas pas avant que des putains de missiles leurs tombent dans le jardin.

                            Et j’en suis triste, mais je constate que le peuple Ukrainien supporte cela. L’atmosphère actuelle est que tout le monde reste à la maison, en se contentant du fait que le conflit ne se passe que dans le Donbas. 

                          • eau-du-robinet eau-du-robinet 14 février 2015 18:11

                            Bonjour Weson,
                            .
                            « Minsk 2 ne sera pas respecté, pour une raison très simple... »
                            .
                            Je partage votre avis.
                            .
                            Hier A. Merkel avait dit dans les informations sur la chaine allemande ZDF que a partir de Lundi prochain des nouvelles sanctions contre la Russie entreront en viguer !
                            .
                            Alors pourquoi appliquer des nouvelles sanctions si le dit « cesse de feux annoncé » rentre en viguer demain (dimanche) ?
                            .
                            Si on décode cette phrase elle en dit long sur le résultat des négociations, c’est à dire que aucun réel accord à été adopté ...
                            .
                            Le cesse de feux ne serra respecté par aucune des deux parties !


                          • Rétif 15 février 2015 14:17

                            Ce qui sonne mal,dans cette traduction, est que le Français a lui aussi un rapport avec un accord,une acceptation, sauf que,contrairement à l’Anglais,(merci pour la précision),il s’agit alors,d’une acceptation en quelque sorte « à l’insu de son plein gré »,selon une formule drôlatique, comme quand on fait « endosser » à quelqu’un une responsabilité dans une affaire où la personne n’y est,au départ,pour rien.
                            On peut aussi accepter une responsabilité nouvelle pour soi,et non découlant logiquement d’une position). Dans un style un peu familier,ça se dit « endosser la charge », de s’occuper d’un problème à résoudre,(« je m’en occupe ! »,je m’en charge !j’ en prend,j’ en endosse, la responsabilité !). Content,d’ailleurs,ou pas content ! (« Se faire coller sur le dos » une responsabilité qui n’était pas la nôtre dans une affaire, ou qu’on aurait préféré éviter,dans un projet,en s’étant laissé forcer la main !)
                            Hollande semble bien ainsi,accepter une responsabilité non souhaitée et imprévue,comme s’étant « fait avoir » !
                            Pour l’ Anglais,pas de problème !


                          • lucidus lucidus 13 février 2015 23:39

                            L’ours russe blessé n’en sera que plus fort, plus uni et plus dangereux ! Les états unis n’ont besoin de personne pour tomber comme un fruit pourri... Ils le savent, on le sait... Ils jouent leurs dernières cartes, les mêmes que d’habitude, mais cette fois-ci, en pure perte et pour la dernière fois... L’UE, créature US, sombrera aussi... Et c’est mieux ainsi.


                            • elpepe elpepe 14 février 2015 01:00

                              integrite territoriale avec ou sans la Crimee ? c’est plie des le depart


                              • Arthaud Arthaud 14 février 2015 04:32

                                Obama va envoyer des « armes defensives » en Ukraine .. c’est le NY Times qui le dit, y’a une heure ..

                                ..
                                des grenades defensives ?

                                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 14 février 2015 08:34

                                  Un accord sur quoi et autour de quoi ? Ceux qui ont créé cette crise, c’est-à-dire les Occidentaux qui ont divisé l’Ukraine comme ils ont divisé plusieurs autres pays européens en les attirant vers l’utopie, ne peuvent pas donner la solution : La cause d’un problème ne peut pas être en même temps la solution à ce problème ! D’autre part l’Ukraine est déjà assez déstabilisée pour qu’elle puisse se redresser et rassembler ses population ! Plus le « projet européen » persiste et plus les problèmes insolubles vont fleurir dans cet espace géographique insolite : Nous avons les crises graves comme en Grèce qui remet en cause les fondements de cette utopie et en Ukraine qui risque de faire de la « politique expansionniste » une guerre durable et sans solution !
                                  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-projet-europeen-de-la-genese-a-163292


                                  • SEPH 14 février 2015 10:20

                                    Des experts militaires russes mettent en garde l’Empire et ses alliés sur les conséquences d’un transfert d’armes américaines à l’Ukraine

                                      Si les Etats Unis livraient des armes à l’Ukraine, la Russie soutiendrait l’Iran, face à l’Arabie saoudite. Selon ’Moscou Times’, citant des experts en défense militaire, toute livraison d’armes US à l’Ukraine est considérée par le Kremlin comme une déclaration de guerre.

                                     Ce serait le signe d’une implication directe des Etats Unis, dans la guerre contre la Russie. Et cette action sera ripostée, non seulement, dans l’Est de l’Ukraine, et ce, de façon asymétrique, mais aussi, sur d’autres fronts !!

                                     L’Ukraine se trouve, selon ces experts, à un carrefour : alors que les miliciens pro-russes intensifient leurs attaques contre les régions stratégiques, et, surtout, la ville portuaire de Mariopol, les Occidentaux, eux, cherchent la meilleure sortie de la crise".

                                     Le conseil Atlantic a appelé le mois dernier Washington à débloquer 3 milliards de dollars d’aide militaire, en l’espace de 3 ans, à destination de l’Ukraine.

                                     Or, les experts militaires russes qualifient la livraison d’armements US à l’Ukraine de guerre, par procuration, contre la Russie, ce qui donnerait lieu à une exacerbation du conflit. Car, une contre-attaque élargie de la Russie ira bien au-delà de l’Ukraine.

                                     Ainsi, la Russie pourrait répondre oui à une demande de longue date des Chinois, qui souhaitent se doter de  technologie défensive sensible, avec, en toile de fond, la possibilité d’élargir leurs arsenaux d’armes ultra sophistiqués.

                                     La Chine pourrait donc apporter en Asie et en Océanie de graves préjudices à la marine américaine, . Or, ceci n’est qu’un exemple, car la Russie pourrait soutenir l’Iran contre l’Arabie saoudite, et ce serait là une initiative, qui provoquerait une hausse substantielle des cours du pétrole

                                     Ces experts militaires russes soulignent que à ces deux perspectives pourraient s’ajouter à d’autres.

                                     Les pro-Russes ont fait de très grandes avancées, dans l’Est de l’Ukraine, provoquant la panique, dans les rangs des États-Unis et des occidentaux.

                                     Les occidentaux doivent arrêter leurs provocations et retirer de l’Ukraine de nombreux mercenaires qui sont actuellement encerclés par les révolutionnaires du Dombass. Ceci expliquant la visite précipitée de la Mère-Kel et de Flamby le matador.

                                     Seule la victoire militaire des révolutionnaires du Dombass sur les fachos et sionistes de Kiev peut arrêter les massacres causés par l’aventurisme de l’impérialisme de l’occident.

                                     Ainsi, la victoire des révolutionnaires du Dombass est déterminante pour la paix et la liberté des peuples.

                                    source : The Moscow Times 

                                    http://www.themoscowtimes.com/business/article/u-s-military-aid-to-ukraine-would-be-declaration-of-proxy-war-russian-defense-analysts/515654.html


                                    • Dom66 Dom66 14 février 2015 10:47

                                      Salut SEPH :je viens de lire ton post et je pense comme toi, et j’espère que Poutine ne se laissera pas intimider par Oboina. Il y en a raz le bol des vindictes américaine.

                                      Je fais un copié:collé de mon observation dans une autre discussion. qui à sa place ici aussi

                                      La voici

                                       "Si c’est ça la trêve alors perso je trouve que les partisans de Donetsk et Lougansk sont légèrement perdants par rapport à leurs succès militaire.

                                      http://fr.sputniknews.com/infographies/20150213/1014670271.html"


                                    • eau-du-robinet eau-du-robinet 14 février 2015 19:42

                                      Bonjour SEPH,
                                      .
                                      Les sionistes jouent un « rôle moteur » dans cette guerre en Ukraine.
                                      .
                                      Le rôle joué par les personnalités juives et l’État d’Israël dans la crise ukrainienne n’est pas passé inaperçu, sachant que cette communauté représente moins d’un pour cent de l’ensemble de la population. Cependant, l’administration Netanyahou a en sa possession un rapport confidentiel confirmant que les juifs ashkénazes ne sont pas originaires du Levant, mais sont les descendants des Khazars, ce peuple mal connu fondateur d’un empire juif au dixième siècle sur les rives de la mer Noire. Ceci explique pourquoi certains sionistes voient en l’Ukraine un possible second Israël.
                                      http://globalepresse.com/2014/12/29/le-projet-secret-dun-deuxieme-israel-en-ukraine/
                                      .
                                      Le Times of Israel, journal israélien indépendant dont le comité de rédaction compte des anciens journalistes du quotidien Ha’aretz, a publié un papier passionnant qui n’a pourtant pas fait grand bruit. L’article en provenance de Jerusalem et Zhitomir, daté du 16 mars 2014 et écrit par Hirsh Ostropoler et I. Z. Grosser-Spass, correspondants russes et ukrainiens du journal, fait mention d’un rapport confidentiel remis au gouvernement israélien [1]. Ce rapport, établi par un comité d’experts en histoire juive et reposant sur des sources universitaires, parvient à la conclusion que les juifs européens descendent en réalité des Khazars, peuple guerrier d’origine mongole et tatare ayant dominé l’Ukraine et la Russie méridionale et s’étant converti en masse au judaïsme au VIIIè siècle.
                                      .
                                      Les sionistes prétendent depuis longtemps que la terre revendiquée d’Israël revient de droit au peuple juif, que les conquêtes successives de différents empires ont évincé et dispersé, ce que l’on a appelé la diaspora. Apporter la preuve que les ashkénazes, qui forment l’essentiel de la population israélienne, ne sont pas historiquement liés à la Palestine remettrait en question le principe même d’Israël comme étant la patrie millénaire du peuple juif.
                                      http://globalepresse.com/2014/12/29/le-projet-secret-dun-deuxieme-israel-en-ukraine/
                                      .
                                      Ukraine : qui est donc Monsieur Igor Kolomoïsky ?
                                      En tant que gouverneur de Dnipropetrovsk, poste qu’il occupe depuis février 2014, Kolomoïsky est devenu une force politique incontournable et virtuellement autonome au sein d’une région au poids économique considérable. Ainsi, il contrôle de facto la première usine d’armement du pays – YuzhMash – basée dans son fief. Il mit également sa fortune à contribution pour financer la constitution des bataillons paramilitaires Dnipro et Donbass ainsi que l’approvisionnement de l’armée régulière en fuel et pièces détachées de blindés. Il est, par ailleurs, de notoriété publique que le gouverneur dispose aujourd’hui d’une armée privée de plusieurs milliers d’hommes, loin d’être tous originaires d’Ukraine.
                                      http://www.realpolitik.tv/2014/09/ukraine-qui-est-donc-monsieur-igor-kolomoisky/
                                      .
                                      Igor Kolomoïsky a été nommé gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk par les autorités putschistes de Kiev. Il a participé à l’organisation du massacre d’Odessa du 2 mai 2014 avec son armée privée, le 1er Bataillon du Dniepr. Il a engagé le fils du vice-président états-unien Joe Biden, R. Hunter Biden, et le président du comité de soutien au secrétaire d’État John Kerry, Devon Archer, comme administrateurs de sa holding gazière.
                                      http://fierteseuropeennes.hautetfor...
                                      .
                                      Igor Kolomoïsky préside la Communauté juive unie d’Ukraine et l’Union juive européenne. Il a créé le Parlement juif européen. Il possède la moitié de la chaîne de télévision Jewish News One (qui émet désormais sous le nom Ukraine News One)
                                      http://fierteseuropeennes.hautetfort.com/tag/igor+kolomo%C3%AFsky
                                      .
                                      Toutefois, certains sionistes, en Israël comme ailleurs, ne souhaitent pas prendre de risques. Une des raisons principales pour qu’Ihor Kolomoïsky —le richissime magnat juif ukrainien et gouverneur de la province de Dnipropetrovsk, qui est aussi citoyen israélien et chypriote— dépense des dizaines de millions de dollars pour recruter des nationalistes ukrainiens de droite et des néo-nazis venus d’ailleurs en Europe pour combattre la majorité russophone de la région du Donbass en Ukraine orientale, c’est la peur de voir capoter le projet de transformation de l’Ukraine en « Israël-bis ».
                                      http://fierteseuropeennes.hautetfort.com/tag/igor+kolomo%C3%AFsky
                                      .
                                      Georges Soros reconnait son implication dans le Maïdan ukrainien
                                      Vidéo très instructive de Georges Soros, le fondateur de l’Open Society, sur son implication en Ukraine. Le milliardaire reconnaît avoir financé la « révolution du Maïdan » et les groupes pro-occidentaux depuis plusieurs années. Mais lorsque le journaliste de CNN lui pose la question de l’anti-sémitisme et des néo-nazis à l’oeuvre en Ukraine, Soros préfère nier la réalité de Svoboda et Pravyi Sektor et se réfugie dans la propagande anti-russe…
                                      http://lesmoutonsenrages.fr/2014/09/16/video-georges-soros-reconnait-son-implication-dans-le-maidan-ukrainien/
                                      .
                                      La guerre en Ukraine a été lancée par les sionistes du Département d’État et Vanguard Group
                                      http://stopmensonges.com/la-guerre-en-ukraine-a-ete-lancee-par-les-sionistes-du-departement-detat-et-vanguard-group-afin-de-creer-de-nouveaux-khazaries-et-commencer-la-troisieme-guerre-mondiale-en-forcant-la-russie-dappor/


                                    • eau-du-robinet eau-du-robinet 14 février 2015 19:55

                                      complément d’information :
                                      .
                                      Le Projet conjoint d’Israël et de l’Ukraine consiste à déplacer les colons de Cisjordanie en République Autonome de Crimée (Russe), et ce après une éventuelle rétrocession de la péninsule à l’Ukraine, comme ils l’espèrent. Pour les sionistes ukrainiens comme Kolomoïsky, ou leurs alliés états-uniens tels que Victoria Nuland (secrétaire d’État adjointe, déléguée aux Affaires européennes et eurasiennes) et Geoffrey Pyatt (ambassadeur US en Ukraine), l’objectif ultime consiste à établir une région juive autonome en Crimée et à redonner à la péninsule son nom khazar d’origine, Chazerai. Comme les Tatars qui vivent aujourd’hui en Crimée, et ailleurs, sont en majorité musulmans, le projet de création d’une nation khazare en Ukraine reposerait aussi probablement sur un fort prosélytisme de la part des Israéliens et des Ukrainiens déterminés à réinstaurer la Khazarie comme alternative à l’État d’Israël.
                                      http://globalepresse.com/2014/12/29/le-projet-secret-dun-deuxieme-israel-en-ukraine/


                                    • SEPH 14 février 2015 12:37

                                      Voici deux textes qui ne se font pas trop d’illusions sur la conférence dite MINSK 2 :

                                      MINSK 2 : VERS UNE ILLUSION DE PAIX :

                                      "L’accord de cessez-le-feu signé dans la nuit du mercredi au jeudi 12 février à Minsk rend d’abord optimiste - y aurait-il, en fin des fins, une faible lueur d’espoir ? - autant qu’il rend, après mûre réflexion, perplexe. Pourquoi ?


                                      Le sommet des quatre qui s’est tenu dans la capitale du Belarus, même s’il semble avoir conduit à un consensus répondant et aux aspirations de Kiev et à ceux des RPD-RPL puisque les parties belligérantes ont signé l’accord de paix, n’est cependant rien de plus qu’une étape provisoire supposant des négociations poussées entre l’Ukraine et le Donbass sans l’encadrement des puissances occidentales et de la Russie.

                                      Dans la mesure où le conflit a dès le début était présenté comme une guerre civile — admettons le — il semblerait normal que ses principaux protagonistes se mettent d’accord entre eux et sur les conditions du retrait définitif de l’artillerie lourde, des unités militaires ukrainiennes ainsi que des bataillons punitifs des frontières du Donbass et sur le statut étatique de la Novorossia. Rien n’est plus logique et en même temps rien n’est plus problématique.


                                      Premièrement, il apparaît douteux que Kiev se défasse de ses influences américaines ce qui, à vrai dire, reviendrait à faire preuve d’une plate ingratitude sachant à qui le roi du chocolat doit son trône. Les accolades de M.  Porochenko avec M. Kerry en disent très long de même que cette rencontre de M. Porochenko avec les leaders occidentaux qui fut préalable à la rencontre des quatre à Minsk. Inutile de dire que malgré quelques sages intentions motivées par la peur, ni la France, ni l’Allemagne n’ont de marge de liberté (lire de souveraineté) suffisante à s’opposer à la stratégie US entièrement orientée vers la guerre en Europe. J’en veux pour preuve le projet de livraison d’armes létales à l’Ukraine pour la copieuse somme d’un milliard de dollars toujours de vigueur à en croire le Congrès US. La France, l’Allemagne et la Russie parlent d’armistice, les USA parlent de réarmement. Curieuse contradiction.


                                      Deuxièmement, si la création d’une zone démilitarisée représente une condition sine qua non que l’on ne puit qu’applaudir debout, le projet de décentralisation formulé n’est pas le projet de fédéralisation dite «  élargie » dont il fut question la semaine dernière au Kremlin. Il ne faut pas se faire d’illusions. Les blessures sont trop profondes pour que le Donbass consente à obéir à la juridiction de Kiev surtout dans un pays en faillite et divisé comme l’a brillamment démontré l’échec de la dernière mobilisation. La guerre rendant ses victimes autrement plus lucides qu’elles ne le sont en temps de paix, le Donbass comprend parfaitement que ce nouveau Minsk résulte de l’immense déroute de Debaltsevo et non pas d’une prise de conscience subite des souffrances endurées par des civils qui ont eu le tort de rejeter un putsch sponsorisé de l’extérieur. Quel serait le sort de Porochenko si les 8000 soldats ukrainiens pris au piège avaient été exécutés par l’insurrection ? Il est clair que ses jours politiqiues auraient été comptés.


                                      Troisièmement, il semble étrange que ce sommet de Minsk qui n’est que du réchauffé — il suffit que l’armée ukrainienne connaisse de mauvais jours pour qu’une trêve soit déclarée — soit perçu comme « un sommet de la dernière chance » sinon, nous dit-on avec une obstination frôlant l’hypnose, c’est la guerre. Entre qui et qui ? Elle a déjà lieu en Ukraine. Voudrait-on insinuer que ses frontières s’élargiraient impliquant de nouveaux territoires ?

                                      Laisserait-on entendre qu’il s’agira d’une guerre entre l’OTAN et la Russie la livraison d’armes létales clairement destinées à frapper des civiles ethniquement russes à 60% enfermant Moscou dans un dilemme moral d’une éminente gravité ? Si c’est le cas, l’Europe sera entraînée dans une épopée sanglante dont elle sortira profondément meurtrie.Les promenades de BHL à travers Kramatorsk aux côtés de Porochenko la veille du sommet, n’en seraient-elles pas la sombre préfiguration ?« 

                                      Françoise Compoint

                                      http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150213/1014658660.html



                                      MINSK 2 : MILITAIREMENT INGÉRABLE :

                                       »Sur le papier tout est réglé comme une partition. Horaire de cessez-le-feu, ligne de démarcation, gestion des armes lourdes, échange de prisonniers, contrôle du bon respect de ces points, esquisse d’un processus politique et, notamment, électoral, en vue d’une sortie de crise… dans les grandes lignes tout est prévu. Le souci, puisque nous avons évoqué l’enfer, est que le diable se cache souvent dans les détails. Et que les modalités de l’accord, d’un point de vue militaire, sont si problématiques qu’elles semblent inapplicables en l’état.

                                      Certes le retrait des armes lourdes à plusieurs dizaines de kilomètres de part et d’autre de la ligne de front actuelle est un bon point. Les civils seront théoriquement à l’abri des lance-roquettes multiples disposant des portées les plus longues. De même le retrait des belligérants sur les limites d’une zone tampon, démilitarisée, permettra d’éviter que des accrochages menés par des éléments incontrôlés, dotés d’armes légères, ne dégénèrent en batailles.



                                      Mais il faut encore que ce retrait des troupes et du matériel, qui doit s’opérer sous le contrôle de l’Organisation pour la Coopération et la Sécurité en Europe (OSCE), soit effectif. Ce n’est pas acquis tant l’OSCE manque de moyens et tant les esprits sont chauffés à blanc dans les deux camps. Par ailleurs il suffit de regarder une carte pour se rendre compte que les modalités de l’accord, si elles devaient être appliquées à la lettre, avantageraient sensiblement les troupes de Kiev, au détriment des séparatistes. Car ces derniers, s’ils sont victorieux sur le terrain, ne disposent pas d’un atout dont les forces « loyalistes  » disposent, celui de la profondeur stratégique. Alors que l’armée ukrainienne peut accepter, dans une certaine mesure, de céder du terrain vers l’ouest, les séparatistes sont dos à la mer et à la frontière russe, arc-boutés dans une zone de taille modeste, représentant, grosso modo, les deux tiers de la Belgique. Tout recul, tout retrait, est de nature à fragiliser leur dispositif. Or s’ils se plient scrupuleusement aux termes du texte signé, ils doivent se retirer sur leurs positions de septembre dernier.


                                      Cela signifie que, dans le sud du Donbass, les séparatistes ne conserveront qu’une mince bande de terre entre la frontière russe et les positions des forces ukrainiennes. En cas d’offensive majeure d’une armée ukrainienne, renforcée à la faveur de la trêve et en mesure de traverser rapidement la zone tampon pour venir au contact, ils pourraient se retrouver acculés au littoral ou rejetés en Russie.

                                      De même la ville de Lougansk, dont les séparatistes ont réussi à repousser à quelques kilomètres l’armée et la garde nationale ukrainiennes depuis septembre dernier, marquerait à nouveau la ligne de démarcation et pourrait, en cas de rupture du cessez-le-feu, être menacée.

                                      Enfin le chaudron de Debaltsevo, à l’intérieur duquel sont encerclés 6 à 8000 soldats ukrainiens, constitue un saillant s’enfonçant profondément au cœur du dispositif séparatiste. Ce saillant, s’il ne fait pas l’objet d’un retrait avéré des forces ukrainiennes, pourrait servir de base à ces dernières pour une offensive en direction du sud et de la frontière russe, attaque susceptible de tronçonner en deux segments le dispositif des séparatistes.

                                      Il semble difficilement concevable que ces derniers acceptent un tel risque. La perspective d’une ultime bataille, permettant de fermer la poche de Debaltsevo et de réduire les troupes ukrainiennes à la reddition pour mettre en place un cessez-le-feu sur une ligne de front optimisée ne peut donc être exclue. Les armes doivent se taire samedi soir, à minuit. Il se pourrait qu’elles tonnent plus que jamais d’ici là. Quitte à remettre l’accord lui-même en question"

                                      Philippe Migault
                                      http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150213/1014657919.html

                                      Il est clair qu’il n’y rien à attendre des fachos de Kiev, seule une défaite retentissante les mettra à la raison. Les révolutionnaires du Dombass ont la légitimité pour eux, car ils ont été agressé .

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