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Accueil du site > Actualités > International > Monarchies Présidentielles d’Afrique du Nord

Monarchies Présidentielles d’Afrique du Nord

Le 9 Avril 2009, l’Algérie a retrouvé un Président-Roi comme tous les pays d’Afrique du Nord. Après une sanglante tentative de démocratisation qui a duré 10 ans de 1988 à 1998, l’Etat algérien est retombé dans la Présidence à Vie ou Monarchie Présidentielle.

Mise à part la Monarchie Marocaine héréditaire vieille de 12 siècles, voici les Présidents-Rois d’Afrique du Nord par ordre de longévité.

Libye :

Maâmmar Kadhafi a renversé le roi Idris Ier par un coup d’Etat militaire, le 1er septembre 1969 et s’est auto-proclamé Guide de la Révolution de la Jamahiriya arabe libyenne. Il est au pouvoir depuis 40 ans. Ses 8 enfants occupent d’importants postes dans l’Armée, la Sécurité et le gouvernement. Ils sont en concurrence pour lui succéder.

Egypte :

Gamal Abdel Nasser renverse le roi Farouk le 23 juillet 1952, et place Mohammed Naguib à la tête de l’Etat, puis le dépose en 1954 et règne durant 16 ans jusqu’à sa mort le 28 septembre 1970.

Anouar el-Sadate lui succède durant 11 ans jusqu’à son assassinat le 6 octobre 1981.

Hosni Moubarak intronisé le 14/10/1981, règne depuis 28 ans. Il veut s’auto-désigner pour un 6ème mandat en 2011, à moins que son fils Gamel ne le dépose.

Tunisie :

Habib Bourguiba a régné pendant 30 ans, de 1957 à 1987, jusqu’à sa déposition par un “coup d’Etat médical”.

Zine El-Abidine Ben Ali règne depuis 22 ans. Il se prépare pour un 5ème mandat en 2009.

Algérie :

Houari Boumediene renverse le GPRA en 1962, et place Ahmed Ben Bella à la tête de l’Etat, puis le dépose le 19 juin 1965 et règne durant 13 ans jusqu’à sa mort le 27 décembre 1978.

Chadli Bendjedid régna durant 13 ans de 1979 jusqu’à da déposition en janvier 1992.

Abdelaziz Bouteflika qui règne depuis 10 ans vient de s’octroyer un 3ème mandat le 9 avril 2009.

Mauritanie :

Mokhtar Ould Daddah régna pendant 17 ans, de 1961 à 1978 lorsqu’il fut déposé par un coup d’Etat.

Maâouya Ould Sidi Ahmed Taya régna pendant 21 ans à partir de 1984 jusqu’à son renversement en 2005.

Mohamed Ould Abdelaziz veut devenir le nouveau président à vie après son coup d’Etat du 6 août 2008.

On peut ajouter à cette liste :

- la Syrie où Hafez El Assad accéda au pouvoir par un coup d’Etat en 1970 et régna durant 30 ans jusqu’à sa mort en juin 2000 laissant la succession à son fils Bachar El Assad.

- l’Irak où Saddam Hussein prend le contrôle de l’armée en 1968 puis régna à la présidence durant 24 ans de 1979 jusqu’à son renversement en 2003 par l’invasion américaine. Il fut pendu le 30 décembre 2006.

C’est la conséquence de la COLONISABILITE des Berbères et des Arabes, incapables de s’organiser pour mériter la Démocratie, l’Autorité du Peuple.

Le premier arriviste venu prend le pouvoir par la force et à vie.

www.saadlounes.com


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12 réactions à cet article    


  • Ahlen Ahlen 1er juin 2009 10:06

    Les choses auraient été différentes si les puissances intéressées laissaient les peuples disposer de leur souveraineté. Les peuples du tiers monde continuaient quand même de rêver de cette souveraineté, jusqu’à la réaction de ces puissances à l’élection du Hamas, puis de la menace américaine au Liban, à la veille de ses élections. La preuve éclatante de la mauvaise foi de ces puissances, est leur silence ahurissant quand les criminels d’Israël, eux, sont élus, et depuis toujours ! 


    • omar omar 1er juin 2009 10:45

      "C’est la conséquence de la COLONISABILITE des Berbères et des Arabes, incapables de s’organiser pour mériter la Démocratie, l’Autorité du Peuple.« 

      Le seul point commun des dictateurs à vie dont vous récitez la litanie de coup d’états et autres prises de pouvoir c’est leur attachement au nationalisme arabe et leur exécration du fait »berbere« .

      Vouloir associer »berberes« et arabes dans un même combat pour la démocratie est une gageure, une pure vue de l’esprit.

      Les évènements des soixante dernières années en Afrique du nord ont montrés aux »berbères« que la voie du mercenariat ne leur apportera rien de bon, qu’ils continueront d’être niés dans leur existence, leur culture et leurs aspirations démocratiques sur leur propres terres. On se souviendra avec effroi du dicton Oranais : »wach bihoum zwawa maa legwar« 

      C’est fini, basta, rhlas, oualou, nada, que dalle, oulach, ne comptez plus sur les »berbères" comme vous les appellez pour vous sauver la mise. Ils préfèrent désormais s’occuper de leurs échalottes et vivre entre eux, en toute autonomie.

      Il faudrait être fou pour s’imaginer pouvoir concilier des conceptions de la vie aux antipodes l’une de l’autre, et encore plus désespéré pour s’imaginer qu’une ethnie autochtone majoritaire s’engagera volontairement dans une oeuvre qui signera son extinction ou son assimiliation définitive dans l’imposture bédouine wahabite.

      Etess mazal l’hal...


      • abdelkader17 1er juin 2009 14:27

        @Omar
        Beaucoup de berbères gravitent autour des arcanes du pouvoir Algérien.


      • omar omar 1er juin 2009 19:52

        « Beaucoup de berbères gravitent autour des arcanes du pouvoir Algérien. »

        Du berger à la bergère, ta réponse ressemble étrangement à l’ignoble excuse que proféra bouteufteuf lors de son périple électoral en Kabylie, dixit « nous sommes tous des berbères », sauf que lui poussera le vice jusqu’à incriminer la pseudo-oeuvre civilisatrice de la France (imess) en lui faisant porter le chapeau pour la perte de repères identitaires des Algériens.

        Ces berbères de service qui gravitent autour du pouvoir algérien se définissent en tant qu’arabes et cracheraient sur la tombe de leur ancêtres pour paraître plus arabes que les bédouins de la péninsule du même nom (plus royalistes que le roi en somme). Cela rejoint d’ailleurs assez bien les constats que l’auteur de l’article fait sur son site web quand au reniement de l’identité Algérienne, où des raisons pertinentes y sont exposées avec force détails mais la principale raison en est absente !?!!

        Pourtant elle saute à la figure tellement elle est évidente, tant qu’à se poser la question de savoir pourquoi on aurait honte d’être Algériens (création Française ex-nihilo) posons nous la question de savoir pour quelle raison ce reniement de nos origines et de notre culture propre qui n’est soluble dans aucun sous-ensemble, l’histoire l’a maintes fois prouvé.


      • fouadraiden fouadraiden 1er juin 2009 22:29



        Omar, t’as mobylette berbère elle où ?


         @auteur

         artcile inutile. on le savait et vs devriez commencer à penser serieusement à une autre alternatuve qu’à la democratie et bla bla bla.

         colonisable...ha ha ha, Benabi ça vaut rien.


      • omar omar 2 juin 2009 09:22

        Ah fouad le calligraphe italien ou devrais-je dire chef es-spaghetti qui arbore son plat de vers de terre en guise de blason.

        Je l’ai laissé à Peshawar ma moby lette. Et j’ai pris la dilligence divine qui m’a conduit jusqu’à l’endroit qu’indique mon adresse IP. Quelques génuflexions plus tard, j’ai médité sur la nécessité du recours aux abblutions en cas de pertes inopportunes blanches ou jaunes, les haddith n’étant pas suffisamment prolixes sur ce manquement particulier à la pureté un jour de pleine lune. 


      • abdelkader17 1er juin 2009 13:56

        La différence entre tous ces guses c’est que Gamal Abdel Nasser était très populaire au delà même de son propre pays.
        Nationalisation du canal de Suez premier acte de de désobéissance d’un chef d’état du tiers monde contre l’occident, malgré la débâcle de 1967 Nasser gardera une place à part dans le coeur des Egyptiens avec Oum Kalsoum.


        • Gabriel Gabriel 1er juin 2009 14:25

          C’est au peuple de régler leurs problèmes de dirigeants. Quant à critiquer ces gouvernements et leurs présidents qui, il est vrai, sont pour la plupart d’ignobles connards totalitaires que nous avons souvent aidé ou à qui nous avons lécher le cul, il serait bon de regarder chez nous l’ignoble connard que nous avons élu !


          • Iren-Nao 2 juin 2009 03:18

            C’est quand meme rigolo cette histoire de Berberes qui peuvent pas vivre avec des Arabes....

            Curieusement les uns et les autres aiment bien vivrent avec des cochons de Francais.

            Et les Souchiens ils adorent.

            J’comprend rien du tout.

            Iren-Nao


            • omar omar 2 juin 2009 09:28

              Tu veux vraiment comprendre ? Voici une explication somme toute assez claire :

              Madame la Présidente, honorables représentants des peuples autochtones, le peuple kabyle vous salue dans sa langue pour marquer son entrée officielle au Palais des Nations Unies, en ce mardi 26 mai 2009.

              Le peuple kabyle est, depuis l’indépendance de l’Algérie (1962), le souffre-douleur du régime qui s’est imposé par la force. En stigmatisant chaque jour les Kabyles et en les désignant à l’opinion comme une grande menace sur l’unité nationale, le pouvoir algérien s’en sert comme bouc-émissaire et comme un formidable moyen de diversion politique à l’échelle du pays. La Kabylie a une forte personnalité qui lui donne une identité indissoluble dans tout ensemble politique qui ne la reconnait pas et ne la respecte pas pour ce qu’elle est.

              Ainsi, les 47 années que viennent de passer ensemble ce pouvoir et la Kabylie sont faites d’un interminable bras de fer dont les apogées sont cycliques :

               Insurrection armée en 1963-65, révolte pacifique au « printemps amazigh » de 1980,

               création de la première Ligue Algérienne des Droits de l’Homme en 1985,

               Boycott scolaire durant toute l’année 1994-95

               Révolte pacifique suite à l’assassinat du grand chanteur populaire kabyle Matoub Lounès en 1998.

               Assassinat de 126 manifestants pacifiques kabyles par les gendarmes algériens en 2001-2003 auxquels s’ajoutent plus de 1200 handicapés à vie par balles réelles.

               Boycott de toutes les élections présidentielles depuis 1999 dont les dernières, le 9 avril avaient donné lieu à de violents affrontements entre les citoyens kabyles (surtout dans la région de Tuvirett : Rafur, Imceddalen, Cherfa, At Hamdun, Taqervuzt, Tazmalt, At Zellal…) et les troupes dépêchées par Alger pour voter à la place des électeurs.

               Il y a 10 jours encore, Tala Ifassen et la localité de Vouândas (Kabylie-Est) ont connu des échauffourées opposant 1600 gendarmes aux citoyens de la localité qui exigeaient le rattachement de leur localité à une circonscription administrative kabyle. Trente neuf d’entre eux viennent d’être injustement condamnés à la prison lors d’un procès expéditif dans lequel leur défense n’était pas assurée.

              Il faut rappeler que si le pouvoir mobilisait ne serait-ce que 800 gendarmes pour éradiquer le terrorisme islamiste, on n’en entendrait plus parler en Kabylie, et ce, en très peu de temps.

              L’oppression identitaire

              Le déni d’existence opposé au peuple kabyle, l’une des premières nations de ce qu’il convient d’appeler l’Algérie, fait de son identité, de sa langue, de sa culture et de son histoire un tabou. Pour le pouvoir algérien, le Kabyle ne doit avoir ni identité, ni langue, ni territoire. La Kabylie ne devrait même pas avoir de nom puisque, d’après lui, elle n’aurait pas d’existence. Le problème nodal est donc existentiel. Selon les tenants du régime algérien, elle ne devrait exister qu’une fois son identité morte, digérée par celle d’un pouvoir raciste, antikabyle.

              L’occupation militaire et l’insécurité

              Actuellement, et surtout depuis les élections présidentielles de 2004, Bouteflika, le président dont l’élection a toujours été sujette à caution, a quadrillé militairement l’espace kabyle pour prévenir une insurrection armée qui n’existe que dans sa tête. Malgré cette présence massive de militaires sur notre territoire, le ministre de l’Intérieur vient d’annoncer qu’il va y déployer des renforts de gendarmes auxquels il promet une caserne dans chaque commune de la Kabylie. A-t-on une intention génocidaire contre le peuple kabyle au sommet de l’État algérien ? Nous sommes forcés de le croire dès lors que l’insécurité est savamment entretenue dans cette partie du pays où les terroristes islamistes qui y sont des étrangers se promènent en toute impunité depuis 15 ans. Les kidnappings d’entrepreneurs y sont devenus une industrie très lucrative, plus d’une vingtaine en trois ans. Les faux-barrages routiers, souvent dressés à quelques centaines de mètres de ceux, officiels, tenus par des forces conjointes de la gendarmerie et de l’armée, rackettent de pauvres citoyens dans les voitures quand ils ne donnent pas lieu à des assassinats de jeunes appelés sous les drapeaux.

              Le sabotage économique

              Les autorités algériennes sabotent l’économie de la Kabylie pour en affamer le peuple et le réduire à la mendicité. Cela en faciliterait la soumission et l’aliénation, la dépersonnalisation. Ce sabotage se réalise à travers plusieurs pratiques :

              * Obstruction à l’investissement public et privé par le refus d’agrément aux projets de création d’entreprises et d’industries viables.

              * Refus d’assiette de terrain devant servir à l’implantation de l’usine ou de l’entreprise de services

              * Refus d’accès à des devises pour l’importation de machines-outils

              * Pression fiscale inégalée ailleurs et par laquelle, d’une part le pouvoir écume la plus value dégagée afin d’éviter son réinvestissement, et d’autre part pour pousser les industriels qui y sont implantés à quitter la région pour d’autres cieux plus cléments.

              Même l’agriculture a été prise pour cible. C’est à coups d’incendies allumés par des gendarmes et des militaires que les autorités ont anéanti en l’espace de deux ans (2007-2008) plus d’un million cinq cent mille oliviers, ces arbres mythiques dont l’espèce est endémique, remontant à des millénaires et qui font l’économie, la santé et la fierté de la Kabylie.

              Ses forêts (environ 200 000 ha) sont soumises à des incendies criminels depuis plus de vingt ans sans que les autorités ne s’en inquiètent ou tentent de les éteindre. Bien au contraire, y compris lorsque les flammes lèchent les maisons, les militaires interdisent à leurs propriétaires de les éteindre. Les seules années où nos forêts n’ont pas brûlé, ce sont celles durant lesquelles la Kabylie avait chassé les gendarmes de son territoire, pendant les « événements du printemps noir 2001-2003.

              La démagogie de l’Algérie à l’ONU

              Démagogique, l’Algérie a souscrit à toutes les déclarations de l’ONU sur les droits humains et a même voté celle du 13 septembre 2007 sur les Droits des Peuples autochtones. Sur le terrain, elle en viole l’ensemble des dispositions.

              Avec l’appui de la communauté internationale et des organes des Nations Unies chargés du respect des pactes internationaux relatifs aux droits sociaux économiques et culturels, nous espérons faire ensemble pression sur le pouvoir algérien pour que le peuple kabyle puisse jouir de l’ensemble de ses droits que seule une autonomie régionale qu’il revendique à travers le MAK, lui donnera. La marche qu’il a organisée à cet effet le 20 avril dernier à Tizi-Wezzu et qui a drainé plus de 20 000 manifestants en est une preuve édifiante.

              J’en appelle personnellement à toutes les consciences éclairées de par le monde pour aider ce peuple de 10 millions d’âmes qui, même en état de légitime défense, préfère une solution politique, l’autonomie régionale, à une solution militaire.

              La solution de l’autonomie est celle qui pourrait régler bien des conflits dans le monde dont celui de l’Afghanistan, du Kenya, de l’Irak, de la Côte d’Ivoire, de la Somalie ou, plus proche de nous, celui opposant l’Algérie à travers le Polisario au Maroc qui, depuis quelques années, propose avec sagesse une autonomie régionale pour la bande du Sahara anciennement colonie espagnole.

              Après avoir été à l’avant-garde de l’Algérie dans sa lutte de libération nationale, la Kabylie assume avec fierté le même rôle pour nombre de peuples du monde en bute à des problèmes de déni d’existence et d’oppression identitaire et culturelle.

              New York, Palais des Nations Unies, le 26/05/2009

              Ferhat Mehenni

              Président du Mouvement pour l’autonomie e la Kabylie


            • Iren-Nao 2 juin 2009 11:41

              @ Omar

              Merci d’avoir pris la peine d’expliquer, ce que je savais plus ou moins.

              Mon miserable post se voulait qq peu ironique, on entend sans cesse les gemissements d’algeriens arabes ou kabyles qui se plaignent du racisme des Francais.

              Et comme vous je pense que la cohabitation durable de gens ayant des appartenances fortes et differentes a toujours ete et restera un probleme.

              Pour le reste, vous avez toute ma sympathie.

              Iren-Nao


            • Iren-Nao 2 juin 2009 09:08

              Les peuples ont les gouvernements qu’ils meritent.

              Vous avez Bout de flica taille 1.12 le matin a 18 degre.

              Nous avons Sarko le geant.

              On est encore les chefs....

              Salam aleikum

              Iren-Nao

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