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Accueil du site > Actualités > International > Monsieur le Président Tunisien, l’extradition de Baghdadi signe (...)

Monsieur le Président Tunisien, l’extradition de Baghdadi signe votre échec en matière de Défense des Droits Humains !

Monsieur le Président, c’est, surtout, en tant qu’adepte des droits-de-l’hommisme que je m’adresse à vous, vous qui fûtes un "Défenseur acharné des droits humains", comme l’a affirmé Mokhtar Trifi, Président de la Ligue Tunisienne de défense des Droits de l’Homme (LTDH) de 2001 à 2011, Ligue que vous avez intégrée, dès votre retour au pays en 1979, et dont vous êtes devenu Président en 1989, alors que la répression allait s’abattre sur les militants du Parti Islamiste Tunisien Ennahdha, votre allié d’aujourd’hui dans la Troïka au pouvoir. Monsieur le Président, cette alliance contre-nature entre un droit-de-l’hommiste acharné et un Parti Islamiste pourrait surprendre plus d’un lecteur non averti. Aussi, permettez-moi, Monsieur le Président, d’exposer, en quelques lignes, à l’attention de tels lecteurs, le pourquoi de cette alliance.

Lors des élections d’octobre dernier pour l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), organisées neuf mois après la chute du Régime Ben Ali, le Parti Islamiste Tunisien Ennahdha fut le premier vainqueur, mais sans obtenir la majorité absolue. Pour pouvoir former un Gouvernement de coalition majoritaire (i.e. jouissant d'une majorité absolue de sièges à l’ANC), il s’est allié à deux formations, dont le positionnement idéologique se situe au centre gauche, qui sont le Congrès pour la République (CPR), votre formation, Monsieur le Président, et le Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail (FDLT), mieux connu sous le nom de Ettakatol, formation de Mustapha Ben Jaâfar, actuel Président de l'ANC. Ce qui a conduit au Gouvernement dit de la Troïka, dominé par Ennahdha, qui a raflé tous les postes de souveraineté, présidé par son Secrétaire Général, Hamadi Jebali, le véritable chef de l’exécutif.

Monsieur le Président, contrairement à la position adoptée par les Autorités Tunisiennes, la grande majorité des observateurs et analystes politiques, toutes les Organisations de Défense des Droits Humains, qui se sont prononcées contre l'extradition de Baghdadi Mahmoudi(dernier Premier Ministre du Régime Kadhafi, réfugié en Tunisie) en raison des risques encourus, s’accordent à dire que l’Etat Libyen d’aujourd’hui est inapte à juger les collaborateurs dudit Régime, dans le respect de tous leurs droits et de leur intégrité morale et physique, que les garanties, concernant Baghdadi Mahmoudi, promises par la Lybie, demeurent illusoires, d’autant plus que la peine de mort et les liquidations politiques sont encore applicables dans ce pays. Ainsi, la LTDH a dénoncé, violemment, dans un Communiqué, dès le 9 novembre 2011, la décision de la Cour d’Appel de Tunis, autorisant l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, en affirmant que cette décision"est contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, aux Pactes Internationaux, aux Conventions Bilatérales conclues entre la Tunisie et la Libye, ainsi qu’aux dispositions de l’Article 313 du Code de Procédure Pénale qui interdit l’extradition de toute personne pour des crimes ou délits à caractère politique, ou bien quand l’extradition est demandée dans un but politique". La LTDH vous a demandé, Monsieur le Président, "de ne pas signer le Décret d’extradition de Baghdadi Mahmoudi", en affirmant qu’elle craint "l’exécution de Baghdadi Mahmoudi et sa privation, dans les conditions actuelles que vit la Libye, d’un procès équitable offrant des garanties liées aux Droits de Défense". En outre, Abdessattar Ben Moussa, Président de la LTDH, a affirmé, le samedi 9 juin 2012, lors d'une conférence de presse tenue à Tunis, que "Baghdadi Mahmoudi risque la torture et même la liquidation physique, en cas d'extradition vers la Libye ". Des avocats du Comité de Défense de Baghdadi Mahmoudi ont même dénoncé, Monsieur le Président, lors de cette conférence de presse, "une manipulation du gouvernement tunisien et un marché douteux pour justifier la remise de Mahmoudi aux autorités libyennes".

Monsieur le Président, les transactions vénales concernant le financement de la campagne présidentielle en 2007 de Nicolas Sarkozy, divulguées par Médiapart, avant les élections présidentielles françaises de 2012 [et confirmées, de sa prison en Tunisie, le 3 mai 2012, par Baghdadi Mahmoudi, qui a reconnu les avoir supervisées], les secrets des comptes à l’étranger du Régime Kadhafi dont Baghdadi Mahmoudi est censé être le détenteur et les sympathies qui relient le nouveau régime libyen, à la fois, à Nicolas Sarkozy et au Parti Islamiste Tunisien Ennahdha au pouvoir ont fait deBaghdadi Mahmoudi "The Man Who Knew Too Much" , l’homme qu’il faut faire taire, pour les uns , et faire parler, pour les autres : dans ce cadre, je vous invite, Monsieur le Président, à consulter l’Article de Médiapart, intitulé"Chantage d’Etat autour des fonds secrets libyens" , sur le Lien suivant :

http://www.mediapart.fr/journal/international/240512/chantage-d-etat-autour-des-fonds-secrets-libyens

Monsieur le Président, vous, dont l’aura et la carrière politique doivent beaucoup à votre incessant combat pour le respect des Droits de l’Homme, vous, pour qui la lutte pour le respect de ces Droits fut, pendant des années votre raison d’être, vous, une des figures emblématiques de la défense des dits Droits en Tunisie, dans le monde Arabe et bien au-delà, vous, Monsieur le Président, maintenant que vous avez atteint la Magistrature Suprême, que vous arpentez, tous les jours, les couloirs de ce majestueux Palais imaginé, voulu et réalisé par votre illustre prédécesseur, le Président Bourguiba, à la mesure du culte de sa personnalité , que, lors de tous vos déplacements vous vous faites entourer de la plus fine fleur des gardes du corps chargés d’assurer votre sécurité, qu’à chaque départ ou retour de voyage par avion, vous foulez les tapis rouges et vous êtes accompagné ou accueilli , au pied de la passerelle, par les plus hauts dignitaires de l’Etat, du moins par de jolies demoiselles, au sourire éclatant, portant de jolis bouquets de fleurs,…, vous, Monsieur le Président, en remettant Baghdadi Mahmoudi aux autorités libyennes, le dimanche 24 juin 2012, vous vous êtes laissé désorienter par ce nouveau faste dû à votre nouvelle fonction, faste qui a rendu amnésique plus d’un Chef d’Etat en leur faisant oublier leurs fondamentaux initiaux , vous vous êtes laissé influencer, Monsieur le Président, par vos nouvelles fréquentations politiques jusqu’à renier vos principes d’antan qui ont fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui !

À moins que le pacte passé par les deux composantes de centre-gauche ( le CPR et le FDLT) de la Troïka avec Ennahdha ne soit qu’un marché de dupes, on est plutôt tenté de croire, Monsieur le Président, que la composante dominante de la Troïka, à savoir Ennahdha, pense que l’intérêt du pouvoir libyen actuel [qui lui est, idéologiquement et dogmatiquement, très proche] est plus important que les fondamentaux humanistes et démocrates partagés par lesdites composantes.

En conclusion, permettez-moi, Monsieur le Président, de vous informer, qu’à ce jour, aucun pays au monde n’a extradé un ancien collaborateur de Kadhafi vers la Libye. Il est donc déshonorant pour la Tunisie d’aujourd’hui, de la Liberté, de la Dignité et des Droits Humains, d’avoir été, devant l’Histoire, le premier pays à le faire !

Salah HORCHANI


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66 réactions à cet article    


  • Alclodo007 26 juin 2012 12:16

    Le Conseil National pour les Libertés en Tunisie estime que la Tunisie s’est déshonorée en livrant Baghdadi Mahmoudi à Tripoli,au mépris de toutes les Conventions internationales des Droits de l’Homme,en conséquence le Président Marzouki doit démettre de ses fonctions le Premier Ministre Jebali ou démissionner,
    si aucune de ces mesures n’est prise,c’est que la Tunisie n’est pas une République démocratique et doit être mise au banc des nations !


    • FRIDA FRIDA 26 juin 2012 12:31

      le ministre des finances tunisien vient d’admettre qu’ils (le gouvernement des islamistes tunisien) ont extradé l’ancien ministre de Kadhafi aux nouveaux maîtres de la Libye, il vient d’admettre qu’ils ont extradé Baghdadi en contrepartie de l’argent de la part des pays du Golf,
      http://www.youtube.com/watch?v=n9PHyUUTszc
      ,,


      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 26 juin 2012 20:40

        Messieurs les Membres du Gouvernement de la Troïka, accordez vos violons !

        Dans la Vidéo -dessous (Merci FRIDA pour ce Lien !), Houssine Dimassi, Ministre des Finances au sein du Gouvernement de la Troïka, reconnait, explicitement, que Baghdadi Mahmoudi a été troqué contre une manne d’argent (qui est la bienvenue, non pas pour améliorer notre situation économique, mais, probablement, pour remplir les caisses du Parti Islamiste Ennahdha, à l’approche des élections !), et ce, contrairement aux véhémentes affirmations faites hier, lors d’une Conférence de Presse commune , par ses deux Collègues : le Ministre de la Justice-Transactionnelle (Noureddine Bhiri) et le Ministre-Défonceur des Droits de l’Homme (Samir Dilou) !

        http://www.youtube.com/watch?v=n9PHyUUTszc

        Salah HORCHANI


      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 11:00

        « On n’a pas conclu « un marché » avec la Libye », avait indiqué Samir Dilou, le Ministre-Défonceur-des Droits de l’Homme du Gouvernement Hamadi JEBALI !

        Salah HORCHANI


      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 26 juin 2012 14:31

        La Proposition du Jour

        Baghdadi Mahmoudi, l’homme qu’il faut faire taire, pour les uns, et faire parler, pour les autres, a été remis aux autorités libyennes, au petit matin du dimanche 24 juin 2012, par jet privé, à partir de l’aéroport militaire d’el Aouina, et ce, sans prévenir ni sa famille, ni ses avocats. Aussi, je confirme et signe « La Proposition du Jour » :

        http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/230612/la-proposition-du-jour

        Salah HORCHANI


        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 26 juin 2012 14:34

          Les réactions du Comité de Défense de Baghdadi Mahmoudi

          Suite à l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, dernier Premier ministre sous le régime de Mouammar Kadhafi, aux autorités libyennes, les membres du comité de défense de Baghdadi Mahmoudi ont confié à l’agence TAP que leur client a été transféré de la prison de Mornaguia, vers 05H00 du matin, vers l’aéroport militaire d’el Aouina, pour l’extrader vers la Libye.

          Ces derniers considèrent cette opération comme étant « illégale » et qu’elle a été menée d’une manière « subreptice », « sans en informer les membres du comité ni la famille de leur client ».

          Me Mohamed Salah Hassen a fait savoir que la dernière rencontre des représentants du comité de la défense avec leur client Baghdadi Mahmoudi, avait eu lieu vendredi dernier.

          Pour sa part, l’avocate Lilia Mestiri a qualifié la décision de remise de Mahmoudi aux autorités libyennes d’« illégale », ajoutant que « l’opération a été effectuée secrètement, durant un jour de congé et de manière honteuse ».

          De son côté, Me Maher Amayed a qualifié la décision d’extradition de Baghdadi Mahmoudi, prise par le gouvernement provisoire, d’outrage à toutes lois et aux engagements de la Tunisie envers les instances internationales de défense des droits de l’Homme, déclarant que l’exécution de cette décision « a été tramée de nuit ».

          Les conditions d’extradition relatives à la protection de la personne extradée n’étaient pas garanties, a-t-il ajouté, indiquant qu’une délégation gouvernementale s’était rendue, il y a deux jours, en Libye, sans pour autant rendre public son rapport sur les garanties requises à l’opération d’extradition, contrairement à ce qui a été déclaré par le président de la République, quelques semaines auparavant.

          Il a, également rappelé que les organisations internationales de défense des droits de l’Homme, y compris Amnesty International et l’organisation libyenne de défense des droits de l’Homme s’opposent à l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, en cette conjoncture délicate que vit actuellement la Libye.

          Source : Agence Tunis Afrique Presse

          Salah HORCHANI


          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 26 juin 2012 22:12

            URGENT : Baghdadi Mahmoudi a des côtes cassées et un poumon perforé

            L’ancien Premier ministre libyen, extradé dimanche matin de la Tunisie, a été hospitalisé dans l’après-midi suite à une grave hémorragie. Son état est jugé grave par des sources médicales libyennes.

            A peine atterri en Libye, M. Mahmoudi, extradé dimanche 24 juin de bonne heure de Tunisie vers Tripoli, a été tout de suite soumis à l’interrogatoire. Dans l’après-midi du même jour, il a été hospitalisé et son état de santé est inquiétant.

            Selon son avocat français Marcel Ceccaldi, M. Mahmoudi a été violenté par Abdelhakim Belhaj, chef militaire de Tripoli, en personne. Il a eu des côtes cassées, qui lui ont perforé un poumon et abîmé des intestins. Son état a nécessité son hospitalisation en urgence.

            La ministre de la Santé libyenne Fatma Harrouche a été informée par le médecin traitant qui lui a remis un rapport sur l’état de santé de l’ancien Premier ministre de Kadhafi : grave hémorragie suite à la fracture des côtes. L’enfoncement de ces côtes ont perforé un poumon et abîmé les intestins et il est difficile d’arrêter l’hémorragie, qui nécessite le transfert de M. Mahmoudi à l’étranger pour des soins intensifs.

            Tous les ministres du gouvernement Jebali (dont la majorité vient du parti islamiste Ennahdha) ont déclaré que M. Mahmoudi va bénéficier d’un jugement équitable dans son pays et qu’il ne risque pas la torture, selon le constat des membres d’un comité d’expert envoyé par le gouvernement Jebali en Libye et qui a été rassuré par des associations locales de défense de droits de l’Homme.

            La suite ne semble pas avoir donné raison aux conclusions pour le moins hâtives et irresponsables de ce comité.

            Source :

            http://kapitalis.com/fokus/62-national/10560-libye-mahmoudi-a-des-cotes-cassees-et-un-poumon-perfore.html

            Salah HORCHANI


            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 00:30

              Attentat contre la résidence du consul de Tunisie à Tripoli

              Des inconnus ont jeté une bombe artisanale contre la résidence du consul de Tunisie à Tripoli mardi, provoquant des dégâts mais sans faire de victime, ont annoncé des témoins et des responsables libyens.

              Selon un diplomate, le consul était chez lui au moment de l’attaque, qui a provoqué selon plusieurs sources une brèche dans le mur d’enceinte et endommagé deux véhicules.

              Selon un témoin, une voiture blanche est passée rapidement devant la résidence en milieu d’après-midi, et quelqu’un à bord du véhicule a lancé la bombe.

              L’attentat intervient alors que l’extradition vers Tripoli de l’ancien Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi, sans l’accord du président tunisien Moncef Marzouki, a provoqué une crise politique en Tunisie.

              M. Mahmoudi avait refusé son extradition, assurant que les nouvelles autorités libyennes ne pouvaient pas lui garantir un procès équitable, ni même assurer sa sécurité en prison.

              Son avocat français, Me Marcel Ceccaldi, a d’ailleurs affirmé lundi que M. Mahmoudi avait été battu et hospitalisé quelques heures après son arrivée en Libye, des accusations réfutées avec force par les autorités libyennes.

              AFP

              Source :

              http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/26/attentat-contre-la-rside_n_1628533.html?utm_hp_ref=fb&src=sp&comm_ref=false

              Salah HORCHANI


              • Al West 27 juin 2012 04:09

                Bonsoir,

                Merci de continuer à nous informer de cette affaire M. Horchani, et plus généralement, si vous en trouvez le temps, de la situation politique tunisienne.


                • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 06:48

                  L’AFFRONT

                  C’est en islamiste et non pas en tant qu’homme d’Etat que Hamadi Jebaïli a agi en extradant en catimini l’ancien Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi vers Tripoli.

                  C’est en islamiste et non pas en tant qu’homme d’Etat que Hamadi Jebaïli a agi en extradant en catimini l’ancien Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi vers Tripoli. Cette décision est d’autant plus malvenue qu’elle était refusée pour d’excellentes raisons par le président Moncef Marzouki et aussi par les militants des droits de l’homme.
                   
                  Dans la transition difficile et heurtée qui se déroule en Tunisie, cet acte « illégal », selon le président tunisien, pèsera plus lourd sur l’image d’Ennahda que son attitude, jugée ambiguë, à l’égard des excès des salafistes tunisiens. Il ne s’agit pas ici de débordements qui ont cours naturellement dans une société débarrassée de décennies de bâillonnements et où il est loisible de constater que la modernisation autoritaire de surface n’a pas… modernisé la société. L’extradition d’Al-Baghdadi Al-Mahmoudi n’est pas un débordement de militant barbu en mal de rattrapage en termes d’intolérance, c’est un acte entériné par un personnage haut placé et responsable. C’est une mesure de Hamadi Jebaïli, de Ghannouchi, d’Ennahda, c’est un acte partisan qui n’est pas à la hauteur des espérances démocratiques portées par la Tunisie nouvelle.
                   
                  La décision du gouvernement Jebaïli ramène la Tunisie aux marchandages traditionnels qui existaient entre les régimes de Zine El-Abidine Ben Ali et de Mouammar Kadhafi. Même si la Tunisie a besoin de la Libye dans un contexte de difficultés économiques, cette mesure est une faute politique. Derrière l’apparente solidarité entre islamistes, le chef du gouvernement tunisien a envoyé un signal de faiblesse politique à l’extérieur. Plus gravement, il porte atteinte à l’idée que l’on se fait d’une Tunisie ouvrant la marche vers le respect du droit et des libertés. La colère du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) exprime parfaitement le sentiment d’outrage qui étreint les militants des droits de l’homme. Dans un communiqué signé par sa porte-parole Sihem Bensedrine, le CNLT estime que la Tunisie s’est déshonorée en livrant Baghdadi Mahmoudi. « Le CNLT craint que cette extradition n’ait fait l’objet d’un marchandage indigne de la Tunisie postrévolutionnaire qui s’est engagée à respecter les principes fondamentaux des droits humains ».

                  L’organisation énumère les arguments connus et incontestables qui rendaient cette extradition totalement inopportune vers une Libye où les garanties de respect de l’intégrité physique ne sont pas réunies, pas plus que la possibilité d’avoir un procès équitable. C’est à juste titre que Mme Bensedrine souligne que les autorités tunisiennes ont accepté le déshonneur « en s’affranchissant des principes et des valeurs de la révolution et de l’obligation de protéger tout étranger qui risque d’être persécuté dans son pays et qui est venu chercher asile sur son territoire ». L’affaire se double d’une sorte de coup d’Etat interne puisque le Premier ministre, agissant en partisan borné, a outrepassé ses prérogatives et empiété sur celles du chef de l’Etat, Moncef Marzouki, qui donne libre voix à sa colère. Même si cela ne change rien à la réalité, il est salutaire que les militants des droits de l’homme en Tunisie ne laissent pas passer cet affront aux valeurs qu’ils ont défendues contre vents et marées.

                  Source :

                  http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5170135

                  Salah HORCHANI


                  • FRIDA FRIDA 27 juin 2012 07:26

                    @L’auteur

                     

                    Avez-vous des informations sur ce qui se raconte sur des groupes liés à Al Qaida qui se sont introduits en Tunisie et en Egypte, des groupes très armés et très bien entrainés ayant séjournés en Libye sous la protection des milices celles-ci mêmes qui ont apportées la démocratie et la sécurité à la Libye ? une information donnée par les Emirats arabes unis ?


                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 08:18

                    @ FRIDA

                     

                    Tunisie – Amnesty International : Al Qaïda existe bel et bien en Tunisie et détient des armes

                    Lotfi Azzouz, directeur du bureau d’Amnesty International Tunisie, a déclaré, mercredi 20 juin, sur les ondes de Radio Express Fm, que le mouvement terroriste Al Qaïda existe bel et bien en Tunisie et détient même des armes non utilisées jusque-là.
                     
                    Interrogé sur ses sources, Lotfi Azzouz a indiqué détenir ces informations de milieux sécuritaires et en référence aux affrontements armés dramatiques qui ont eu lieu à Rouhia (nord-ouest de la Tunisie) et à Bir Ali Ben Khelifa (région de Sfax).
                     
                    Quant à l’origine des armes, il a relevé que les dérapages sécuritaires qui ont eu lieu lors des révolutions tunisienne et libyenne ont rendu la frontière poreuse et permis à certains trafiquants d’acheminer les armes en Tunisie.
                     
                    D’ailleurs, il est important de souligner que mardi 19 juin, le ministre de la Défense nationale, Abdelkrim Zbidi, a reçu l’ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, Gordon Gray, auquel il a fait part « des besoins de l’armée tunisienne en aide logistique… pour renforcer son potentiel opérationnel et son aptitude à accomplir sa mission initiale dans le but de garantir la stabilité des zones frontalières », selon un communiqué du ministère.
                     
                    Dans le même ordre d’idées, M. Zbidi a indiqué que la Tunisie souhaite renforcer la coopération et la coordination avec les pays voisins pour assurer la sécurité et la stabilité de la région, avec l’appui de l’Europe, en tant que partenaire, pour préserver la stabilité de la région méditerranéenne.
                     
                    Rappelons que depuis plusieurs années, la zone du Sahel -qui comprend entre autres la Tunisie, l’Algérie, une partie du Maroc, la Mauritanie, la Libye, le Niger- a enregistré un développement des actes de terrorisme liés à la nébuleuse Al Qaïda. Ce qui confirme donc les propos du représentant d’Amnesty International en Tunisie.

                    Source :

                    http://directinfo.webmanagercenter.com/2012/06/20/tunisie-amnesty-international-al-qaida-existe-bel-et-bien-en-tunisie-et-detient-des-armes/

                    Salah HORCHANI


                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 20:51

                    @ FRIDA, ci-dessous un excellent Article sur la question :

                    Pour l’universitaire Alaya Allani, un spécialiste des mouvements islamistes au Maghreb, Al Qaeda oeuvre à créer un fait accompli salafiste en Tunisie

                    Enseignant d’histoire à l’Université La Manouba (Tunis) et spécialiste des mouvements islamistes, Alaya Allani revient, dans cet entretien, sur les dessous des récentes violences qui ont secoué son pays, la Tunisie. Elles seraient, selon lui, l’œuvre des salafistes mais aussi de « faux salafistes » et de responsables de l’ancien régime, qui craignent d’être poursuivis pour des faits de corruption et de mauvaise gestion. Assurant qu’Al Qaeda a des camps d’entraînement à Zenten, en Libye, il met en garde contre la volonté de cette nébuleuse de créer un « triangle jihadiste » au sud de la Libye, de l’Algérie et de la Tunisie.

                    Maghreb Emergent : Comment se sont déclenchées les récentes violences en Tunisie ?

                    Ces violences se sont déclenchées suite à des informations à propos de tableaux de peinture portant atteinte à la religion. Les manifestants regroupaient des vrais et des faux salafistes, ce qui a déstabilisé le corps de la police. Il ne faut pas oublier que la politique ambigüe du gouvernement envers le phénomène salafiste a encouragé ce genre de protestation.

                    Quelles sont les causes de ces incidents meurtriers ?

                    Il faut revenir aux origines lointaines de ces violences.

                    Primo : au niveau socio-économique on assiste à une récession et l’indice de développement économique a chuté de 2 points. En plus, le taux de chômage augmente ; le secteur du tourisme a perdu, depuis la révolution jusqu’à nos jours, 100.000 emplois, entre permanents et temporaires. L’indice des prix ne cesse d’augmenter pour différents produits. La catégorie des chômeurs et des marginaux ne cesse de s’élargir. Au sein de ces couches sociales, les salafistes et autres tendances radicales, comme Hizb Ettahrir (interdit) essayent de recruter des partisans.

                    Deuxio : au niveau sécuritaire, la Tunisie passe par une longue période d’instabilité. Dix-huit mois après la révolution, on est revenu malheureusement à la case-départ : manifestations meurtrières dans certaines régions et, surtout, dans des zones névralgiques sur le plan touristique, comme Sousse. Le bilan est inquiétant : deux morts et des dizaines de blessés tant du côté des policiers que des manifestants. Le couvre-feu, qui n’a duré que trois jours, traduit malheureusement l’incapacité du gouvernement à gérer la situation.

                    Le Gouvernement de Hamadi Jebali, après six mois de pouvoir, n’a réduit que partiellement les débordements sécuritaires. Il n’arrive pas à rétablir l’ordre, surtout dans les zones déshéritées, malgré les dernières visites de ses membres à l’intérieur du pays pour présenter des dizaines de projets de développement local. La question qui se pose est la suivante : pourquoi après toutes ces promesses et ces multiples projets, on assiste à des réactions populaires parfois violentes et hostiles envers certains ministres ?

                    La réponse est que de nombreux citoyens ont découvert le décalage entre ce qui a été présenté lors de la campagne électorale comme promesses et ce qui a été réalisé sur le terrain. Pour eux, la misère persiste et le danger salafiste s’accroît. Les habitants et les élites ont découvert après les élections que la réalité est tout autre : le taux de chômage ne cesse d’augmenter et le nombre de marginaux n’a pas connu de baisse réelle.

                    Les libertés publiques et surtout privées ont été menacées à maintes reprises par des tendances de l’islam radical, el le gouvernement n’intervient que pour dénoncer sans affronter réellement ces salafistes qui sèment la terreur dans le pays. La fragilité sécuritaire a été accentuée par les multiples attaques de ces mouvements radicaux qui se sont alliés avec des bandits et des ex-RCDistes (RCD : ancien parti au pouvoir, NDLR).

                    Tertio : sur le plan idéologique, le gouvernement actuel n’arrive pas à identifier le modèle de société à adopter dans la nouvelle Tunisie : est-ce un modèle modéré, où l’islam tolérant, la démocratie et la modernité peuvent cohabiter ? Ou bien un modèle de société conservatrice, hostile à la modernité ? Des élites tunisiennes commencent à se méfier de la décision du gouvernement islamiste d’instaurer, de nouveau, l’enseignement zeitounien (traditionnel à base religieuse, du nom de la mosquée-université de la Zeitouna, à Tunis, NDLR), sans soumettre ce dossier important à une consultation populaire. Plusieurs partis ont manifesté leur crainte quant à l’avenir de l’enseignement républicain.

                    Les élites accusent le parti Ennahda de procéder à un changement profond du modèle de société sans prendre l’initiative d’organiser un débat sur cette question. Le pire est que le nouvel enseignement zeitounien est inconnu du ministère de l’Education ! C’est Ennahda qui a pris l’initiative de sa restauration sans discuter de son contenu ou des cadres qui pourraient l’assurer. Récemment le gouvernement a été obligé, sous la pression des media, de révoquer le grand imam de la mosquée El Zeitouna, accusé d’inciter à la haine lors des attaques contre un centre d’arts à la Marsa (banlieue de Tunis, NDLR).

                    Outre des bâtiments dédiés à la culture et à l’art, les manifestants se sont attaqués à des établissements administratifs…

                    L’attaque contre des établissements administratifs confirme la thèse de l’infiltration de ces mouvements de protestation par de faux salafistes et des hommes de l’ancien régime. Le ministère de l’Intérieur a, d’ailleurs, reconnu la participation des ultrasalafistes à ces manifestations.

                    Comment avez-vous trouvé la réaction du gouvernement tunisien à cette poussée de violences ?

                    Sa réaction a été tardive mais mieux vaut tard que jamais ! Le gouvernement a été obligé de lever rapidement le couvre-feu. Autrement, la saison touristique aurait été sacrifiée, ce qui aurait accru le déficit budgétaire, déjà lourd.

                    Le fait que les violences ont éclaté en plusieurs endroits au même moment laisse-t-il à penser qu’elles étaient planifiées ?

                    Oui. Ces manifestations étaient bien organisées. Les manifestants ont exploité quelques incidents, comme la fuite de sujets du baccalauréat, la domination des salafistes sur plusieurs mosquées et la vague d’augmentations des prix de plusieurs produits pour créer un climat d’insécurité dans le pays.

                    Quelles sont les solutions urgentes pour sortir de cette crise ?

                    Le gouvernement actuel doit organiser en urgence une table ronde regroupant tous les partis politiques et les représentants de la société civile pour débattre du modèle de société à construire qui risque aujourd’hui de balancer vers un modèle extrémiste, étrange à la société tunisienne.

                    Qu’en est-il de l’implication d’anciens RCDistes dans ces violences ?

                    Je crois que certains anciens RCDistes craignent d’être traduits en justice pour des faits de corruption et de mauvaise gestion du temps de Ben Ali. Mais je crois aussi que l’hésitation du gouvernement sur le dossier de la modernité et de la bonne gouvernance a participé à ce climat de confusion. Des rumeurs circulent à propos d’un éventuel arrangement avec des gens corrompus de l’ancien régime.

                    Les islamistes tunisiens sont les premiers pointés du doigt. Quel est le niveau d’implication dans ces violences d’un Ayman Al Zawahiri exhortant les Tunisiens à se soulever pour réclamer l’application de la Chari’a ?

                    Al Zawahiri s’attaque directement au parti d’Ennahda qui a accepté de ne pas définir la chari’a comme la source essentielle de législation dans la Constitution. Il essaye, à travers les ultrasalafistes en Tunisie, de mettre en péril le modèle d’islam modéré qui cohabite avec la démocratie et la modernité. Car si ce modèle réussit en Tunisie, cela se répercutera sur d’autres pays du « Printemps arabe », notamment l’Egypte, le pays d’origine d’Al Zawahiri.

                    Quel est l’impact des appels d’Al Zawahiri sur l’avenir de la Tunisie ?

                    Al Zawahiri veut mettre en échec le modèle de l’islam modéré en Tunisie, que le parti Ennahda ne parvient pas à forger. Avant les élections du 23 octobre 2011, on trouvait chez Ennahda une approche d’un islam éclairé mais après ces élections, des Tunisiens ont découvert une autre approche, plus conservatrice et moins tolérante.

                    Les menaces des salafistes contre les libertés privées et publiques posent des questions quant à la réaction du gouvernement, qui ne s’est pas opposé à l’initiative de certaines tendances ultrasalafistes d’inviter des prêcheurs salafistes, comme Wajdi Ghanim et Yadh El Karni, dont la présence en Tunisie a créé un climat de tension au sein de plusieurs catégories sociales. Ennahda est accusé de tenir un triple langage : un avec ses partisans, un deuxième avec le peuple tunisien et un troisième avec l’étranger.

                    Les appels lancés par Al Qaeda en direction de la Tunisie se sont intensifiés ces derniers jours, dans une conjoncture où les salafistes se sentaient assurés de ne pas être poursuivis pour leurs activités. Al Zawahiri a cru que le mouvement jihadiste commençait à prendre de l’ampleur, surtout après le meeting des salafistes d’Abou Iyadh à Kairouan, au mois d’avril 2012, qui a rassemblé près de 7.000 personnes. Le gouvernement n’est pas intervenu malgré quelques slogans pro-Al Qaeda scandés pendant ce rassemblement.

                    Al Zawahiri croit que la fragilité sécuritaire dans le pays et le comportement très « souple » du gouvernement envers les jihadistes sont des indices pour passer à une deuxième étape : le quadrillage de la société par la force, par l’intimidation et les menaces pour créer un état de fait et obliger le pouvoir et les opposants à accepter d’intégrer les jihadistes dans le paysage politique légal. Il ne faut pas oublier qu’Abou Yadh, dans son discours de Kairouan, a présenté, pour la première fois, un programme politique et économique concernant le tourisme, le système financier, la santé et l’enseignement. On assiste actuellement, dans presque tous les pays du Maghreb, à des débats internes au sein des mouvements salafistes dans le but de s’organiser au sein de partis politiques. Il est fort probable qu’on assiste, un jour, à l’émergence d’une internationale salafiste, à l’instar de l’internationale des Frères musulmans.

                    Quelles sont les répercussions des déclarations d’Al Zawahiri sur les pays du Maghreb ?

                    Al Qaeda essaye de créer un triangle jihadiste dans les zones sud de la Libye, de l’Algérie et de la Tunisie. Ce front pourra servir de support aux structures d’Al Qaeda, au mouvement Azawad, au Mali. Les camps d’entraînement d’Al Qaeda à Zenten, en Libye, regroupent, selon des rapports, des Libyens, des Tunisiens et des Algériens.

                    Nabil Saadaoui, recherché par les services secrets tunisiens, s’est installé à Zenten. Mokhtar Lawar se déplace aisément entre la Libye, le Niger et le Mali, ce qui nous mène à déduire que ce nouveau triangle jihadiste pourrait organiser des opérations terroristes dans les pays du Maghreb, surtout en Tunisie et en Libye, qui connaissent une certaine fragilité sécuritaire et un courant jihadiste qui ne cesse de grandir. Ce triangle va créer des zones de sécurité pour les jihadistes d’Al Qaeda.

                    Le danger probable pour la Tunisie est qu’Al Zawahiri exploite ce climat de tolérance envers les jihadistes pour mieux se préparer et s’organiser le jour « J » afin de passer de la phase de manifestations à la phase de domination, à travers la liquidation des kouffar (impies, NDLR) et même des islamistes modérés, qu’il considère comme des agents américains.

                    Entretien réalisé par Rayane Djerdi

                    Source :

                    http://www.maghrebemergent.info/actualite/maghrebine/13687-pour-luniversitaire-alaya-allani-al-qaeda-oeuvre-a-creer-un-fait-accompli-salafiste-en-tunisie.html

                    Salah HORCHANI


                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 09:34

                    RASSEMBLEMENT

                    LE JEUDI 28 JUIN 2012 à 18 heures
                    Sortie du métro St François Xavier (ligne 13)

                    NON A L’EXPULSION HONTEUSE DE L’ANCIEN PREMIER MINISTRE LIBYEN BAGHDADI MAHMOUDI PAR LE GOUVERNEMENT TUNISIEN

                    Les Associations et Organisations Politiques signataires attachées à la défense des Libertés, de la Démocratie et au respect des Droits de l’Homme dénoncent vigoureusement l’extradition de l’ancien premier ministre libyen par le gouvernement tunisien contre la volonté expresse du président de la République tunisienne.

                    S’il est certain que Mahmoudi en tant que dirigeant notoire de la dictature de Kadhafi est responsable d’innombrables crimes odieux commis contre le peuple libyen frère, il n’en demeure pas moins qu’il a droit, comme tout un chacun, a un procès équitable où les règles du droit soient appliquées et respectées, ce qui n’est pas le cas actuellement. De plus Mahmoudi risque des mauvais traitements et la torture.

                    Passant outre des appels des organisations nationales et internationales des Droits de l’Homme, le gouvernement a préféré faire courir de graves risques à une vie humaine et céder à des marchandages.

                    Le gouvernement a choisi de passer en force et de provoquer une crise morale, institutionnelle et politique et tourner le dos aux acquis de la Révolution en matière de Liberté, de Démocratie et de respect des Droits de l’Homme.

                    A l’occasion de la visite du Premier Ministre Hamadi JEBALI en France, les signataires appellent à un Rassemblement et demandent qu’une délégation soit reçue pour exprimer de vive voix notre vive réprobation sur de telles pratiques qui ternissent l’image de la Tunisie.

                    Premiers signataires :

                    ADTF – AIDDA – ATMF – ATNF – Collectif 3 C - CRLDHT – Familia Tounsa - FASE - FILIGRANES - FTCR - MOPAD FRANCE - PCOT - PARTI EL JAMHOURI FRANCE - Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC) UTAC - UTIT - VÉRITÉ ET JUSTICE POUR FARHAT HACHED


                    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 00:25

                      RASSEMBLEMENT

                      DU JEUDI 28 JUIN 2012 à 18 heures

                      Mise à Jour :

                      Premiers signataires :

                      ADTF – AIDDA – ATNF – Collectif 3 C - CRLDHT – Familia Tounsa - FILIGRANES - FTCR - Mouvement Citoyen des Tunisiens en France (MCTF) – MOPAD FRANCE - PCOT - PARTI EL JAMHOURI FRANCE - Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC) – UTAC - UTIT - VÉRITÉ ET JUSTICE POUR FARHAT HACHED

                      Soutenu par :

                      ATMF – FASE – Le Manifeste des Libertés - PCF - PCOF


                    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 12:39

                      Vers une motion de censure contre le Gouvernement Jebali ?

                      Les constituants qui se sont retirés, mardi 26 juin 2012 dans l’après-midi de la séance plénière de l’Assemblée nationale constituante (ANC), ont annoncé avoir déposé une motion de censure contre le Gouvernement provisoire, suite à la remise, dimanche dernier, par le Gouvernement, de l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi Mahmoudi aux autorités libyennes.
                       
                      Ces constituants, qui sont au nombre de 75, se sont référés dans la présentation de cette motion, selon un communiqué issu d’une réunion tenue mardi, à la teneur du 1er et 2ème paragraphe de l’article 19 de la loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics, ainsi qu’à l’article 118 du règlement intérieur de l’ANC.
                       
                      Le communiqué précise que « suite au dépassement par le Gouvernement de sa feuille de route, en livrant Baghdadi Mahmoudi, dans une violation flagrante des conventions internationales et en contradiction avec les principes et objectifs de la Révolution, et compte tenu des conséquences dangereuses d’une telle décision sur le pouvoir exécutif et du conflit créé en termes de prérogatives entre le Président de la République et le Chef du Gouvernement et de la non application des dispositions de l’article 20 du règlement intérieur de l’ANC », qui stipule l’obligation de se référer à l’Assemblée en cas de litige, les Constituants qui se sont retirés de la séance plénière ont décidé de présenter une motion de censure contre le gouvernement provisoire.
                       
                      Ces Constituants expriment, en outre dans ce communiqué leur refus de la marginalisation du rôle de l’ANC dans la supervision des affaires du pays, compte tenu du danger que revêt la décision d’extradition pour la sécurité et les intérêts vitaux du pays.
                       
                      Certains membres des groupes qui se sont retirés ont indiqué que 75 signatures ont été collectées, jusqu’à 18H00, ce qui signifie que le quorum est atteint avec le tiers des constituants, sachant que le total des membres de l’ANC est de 217 membres.
                       
                      Il est à noter qu’une motion de censure ne peut être effective que si une majorité de 50% plus 1 soit réunie du total des membres de l’Assemblée.

                      Source :

                      http://www.tunisienumerique.com/video-anc-vers-une-motion-de-censure-contre-le-gouvernement-jebali/131673

                      Salah HORCHANI


                      • Al West 27 juin 2012 13:07

                        Bonjour M. Horchani,

                        Encore merci pour ces précieuses informations qu’un non tunisien ne sait pas forcément où aller chercher. Quelles sont les chances selon vous que cette motion de censure soit adoptée au vu de la constitution actuelle de l’Assemblée ? Avez-vous la liste des 75 signataires ?


                      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 14:12

                        @ Al West

                        Sauf coup de théâtre de la part des Constituants d’Ettakatol, qui font, pour le moment, bloc avec les Constituants d’Ennahdha, la Motion de Censure a très peu de chance d’être adoptée. Quant aux signataires, ce sont, grosso modo, tous les autres Constituants.

                        Salah HORCHANI


                      • Al West 27 juin 2012 14:45

                        Merci, d’après l’article qui suit, qui partage votre avis sur le caractère improbable du vote de ladite motion, il y a tout de même des signataires appartenant à la troïka :

                        Plusieurs élus de l’Assemblée Constituante, dont quatre élus du Forum démocratique pour le travail et les libertés (Takattol) et le groupe parlementaire du congrès pour la république (CPR), ont quitté aujourd’hui la séance plénière pour protester contre le refus du président de la constituante de mettre l’affaire de l’extradition de Baghdadi à l’ordre du jour.

                        Des élus du Takattol et du CPR ainsi que tous les élus du “bloc démocratique” rejoint par des élus du mouvement Wafa (ex-CPR), des élus de Al Aridha et de certains élus indépendants ont refusé de réintégrer la salle et ont tenu une réunion dans les couloirs de l’assemblée pour rédiger une demande de motion de censure contre le chef du gouvernement.

                        Selon nos informations, communiquées par plusieurs élus signataires, 78 élus ont déjà signé. Les signataires se composent ainsi : 31 élus du bloc démocratique, 12 élus du groupe Wafa de Abdelraouf Ayadi (ex-CPR), 12 élus de Al Aridha et 24 élus répartis entre CPR, Takattol et indépendants.

                        Comme le stipule l’article 19 de la Loi constituante n° 2011-6 du 16 décembre 2011, relative à l’organisation provisoire des pouvoirs publics “Une motion de censure du Gouvernement ou d’un ministre peut être mise au vote, suite à une demande motivée présentée au président de l’Assemblée Nationale Constituante par un tiers des membres au moins [NDLR : 73 élus]“.

                        Le retrait de confiance se fait quand à lui par la majorité absolue des membres de l’Assemblée [NDLR : 109 élus]

                        A ma connaissance aucun élu du CPR n’a signé cette demande. Le parti est contre l’idée d’une motion de censure qui ne sert en aucun cas les intérêts suprêmes du pays. Nous sommes par ailleurs déterminés à demander des comptes au chef du gouvernement pour ce que nous considérons comme une atteinte à la souveraineté nationale et une transgression flagrante des règles de fonctionnement des institutions républicaines. Ennahdha doit prendre ses responsabilités” nous a déclaré un haut responsable du CPR sous couvert d’anonymat.

                        Dans les coulisses du parti certains estiment que seule la démission du Premier ministre Hamadi Jebali pourrait désamorcer cette crise.

                        Ennahdha prend très au sérieux la fronde au sein de l’Assemblée constituante et tente par tous les moyens d’apaiser la tension entre la présidence et le chef de l’exécutif. Des tentatives officieuses sont faites pour essayer de trouver un moyen de calmer le jeux.

                        Un cadre du parti toujours sous couvert d’anonymat ironise : “on reçoit des dizaines de SMS et de coups de fils d’apaisement de la part des cadres du parti Ennahdha. Il faut qu’ils le fassent publiquement pour qu’on puisse croire en leur bonne volonté

                        Bien que improbable, si la motion de censure contre le chef du gouvernement récolte le vote d’une majorité absolue (50%+1) de députés, ce dernier est considéré démissionnaire. “Le Président de la République chargera la personnalité la plus à même, de former un nouveau gouvernement, qui requerra la confiance de l’Assemblée Nationale Constituante dans les mêmes délais et selon les mêmes procédures mentionnés à l’article 15 de la présente loi.” stipule la Loi la relative à l’organisation provisoire des pouvoirs publics.

                        En cas de non-obtention de la majorité requise, la motion de censure du Gouvernement ne peut être à nouveau mise au vote qu’après 3 mois.

                        Source : http://nawaat.org/portail/2012/06/26/tunisie-hamadi-jebali-menace-par-une-motion-de-censure/


                      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 16:30

                        @ Al West

                        Merci, pour l’Article : il résume bien la situation !

                        Salah HORCHANI


                      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 20:57

                        Le président Marzouki « poussé vers la sortie » par Ennahda

                        Le gouvernement tunisien, dominé par Ennahda, a provoqué une crise politique en ordonnant l’extradition de l’ex-Premier ministre libyen vers la Libye, sans l’aval du président Moncef Marzouki. Un camouflet qui décrédibilise la présidence.

                        Autorité contestée, crédibilité bafouée : le président de la Tunisie Moncef Marzouki n’a toujours pas digéré la décision du gouvernement d’extrader le 24 juin vers la Libye, sans son aval, l’ancien Premier ministre libyen Al Baghdadi Al Mahmoudi. Cette « décision illégale », prise de façon « unilatérale et sans concertation », a déclenché une « crise grave » sans précédent au sommet de l’État, selon un communiqué publié par la présidence tunisienne.
                         
                        Humiliation suprême, le président Marzouki a, de l’aveu même de l’un de ses conseillers, non seulement appris la nouvelle par la presse mais il avait également affirmé début juin son « opposition de principe » à cette extradition. Notamment en raison de l’absence de garanties sur le respect des droits de l’Homme et l’assurance d’un procès équitable en Libye. Très remonté, l’ancien opposant au régime de Ben Ali et célèbre militant des droits de l’Homme a dénoncé une mesure qui a « terni l’image de la Tunisie dans le monde », selon le même communiqué.
                         
                        Isoler et affaiblir Marzouki
                         
                        Au-delà des inquiétudes légitimes sur le sort du cadre kadhafiste, c’est surtout l’image personnelle de Moncef Marzouki qui risque de pâtir de ce camouflet infligé par le chef du gouvernement tunisien, l’islamiste Hamadi Jebali. Et ce alors que les deux hommes sont membres de la troïka (alliance à la tête de l’État entre les islamistes d’Ennahda et les partis de centre-gauche : le CPR de Moncef Marzouki et Ettakatol). L’affaire, qui risque de faire éclater cette alliance, se poursuit avec la saisie de l’Assemblée nationale constituante par la présidence qui accuse nommément Hamadi Jebali d’avoir outrepassé ses prérogatives.
                         
                        « Cet évènement est extrêmement préjudiciable pour le président, puisque l’extradition relève de ses prérogatives, mais elle est surtout le signe qu’Ennahda a décidé de l’humilier publiquement à des fins politiques », analyse Hamadi Redissi, professeur de droit et de sciences politiques à l’université de Tunis et auteur de « La tragédie de l’islam moderne » (édition du Seuil). Selon lui, le parti islamiste cherche à isoler et à affaiblir le président en vue de la présidentielle qui aura lieu en mars 2013. « Monsieur Marzouki est déjà entré en campagne pour la prochaine présidentielle, ce qui déplait fortement à Ennahda qui souhaite présenter son propre candidat, poursuit le professeur Hamadi Redissi. Par conséquent, il s’agit de le pousser vers la sortie en sapant son image et sa popularité. »

                        « Tartour »

                        Quelques heures après l’annonce de l’extradition de l’ancien Premier ministre libyen, d’aucuns se sont précipités pour exiger la démission du chef de l’Etat, à l’instar du célèbre journaliste Abdel Bari Atwan. En outre, les moqueries se sont multipliées sur les réseaux sociaux à l’encontre du président Marzouki, qui est déjà l’une des cibles favorites de la Toile tunisienne, surnommé par certains « tartour » - « pantin » en arabe.
                         
                        « Malgré toutes les moqueries sur ses tenues vestimentaires et ses maladresses, notamment véhiculées par des médias et des pages Facebook gérées par des proches de Ben Ali, le président Marzouki, un homme instruit et respecté, reste très populaire en Tunisie », note Abdelaziz Ounis, professeur de philosophie politique à l’université Paris-I. Et de poursuivre : « Certains pointent du doigt son inexpérience de l’exercice du pouvoir, mais qui peut se prévaloir d’expérience sous une dictature qui n’a laissé aucune place aux opposants ? ».
                         
                        Un avis que partage Hamadi Redissi, qui craint pour l’avenir politique du président Marzouki. « Cette crise au sommet de l’Etat va assurément accroître le capital sympathie dont jouit le président. Toutefois cela risque de ne pas lui suffire, car il se retrouve fortement isolé sans la machine électorale d’Ennahda,. Or ce n’est pas autour de sa personne parfois tournée en ridicule qu’il va réunir une majorité de Tunisiens », conclut-il.

                        Source :

                        http://www.france24.com/fr/20120626-tunisie-moncef-marzouki-crise-extradition-premier-ministre-libye-ennahda-politique-tartour

                        Salah HORCHANI


                        • Al West 27 juin 2012 21:17

                          Merci M. Horchani.

                          Vu de l’extérieur, j’aimerais voir un schisme net entre le CPR de Marzouki isolé par les islamistes et Ettakatol d’une part d’avec Ennadah d’autre part. Cela aurait le mérite de laisser une chance à la motion de censure de passer...

                          Toutefois, cela reste vu de l’extérieur, je ne fais personnellement pas confiance à Ennadah pour une gestion véritablement démocratique et au service du peuple tunisien, qu’en pensez-vous ?


                        • magneticpole magneticpole 18 juillet 2012 15:26

                          Il est en direct sur les chaines d’Info lors de son allocution a l’assemblée nationale.

                          Primo c’est un gars qui lit un texte, ça fait vraiment le type motivé.
                          Secondo le texte qu’il lit on dirait un compte rendu de conseil d’administration d’entreprise multinationale !
                          Bref avec des démocrates comme lui, on est pas sorti de l’auberge mondialiste qui est le plus vaste marché du fric voulu , car ceux qui ont le fric, contrôle les nations par l’intermédiaire de supplétifs comme lui, docile, qui lit leur textes, et qui n’assume rien sinon son salaire pour nourrir sa famille.
                          Vivement la vraie révolution.

                        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 21:24

                          Tunisie : Pourquoi Ennahdha veut la peau de Marzouki

                          « En 6 mois, Ennahdha aura réussi là où Ben Ali a échoué des années durant : Détruire et humilier, politiquement, Moncef Marzouki ». Et ce n’est pas vraiment un anti-CPR qui s’est fendu de ce commentaire, sur les réseaux sociaux, bien au contraire. C’est que le camouflet infligé par Jebali à Marzouki a été largement commenté par la presse internationale.

                          La très sérieuse Agence France Presse (Afp), en arrive même à faire usage de l’arabe dialectal, pour disqualifier le président de la République tunisienne. « Il n’y a plus rien à rajouter. Si ce n’est espérer qu’il démissionne au plus tôt » commente ainsi un citoyen tunisien. Un avis partagé même par certains des militants les plus actifs du parti présidentiel, le Congrès pour la République (CPR). C’est dire le sentiment d’humiliation ressenti par de nombreux sympathisants du mouvement, qui voient « leur » président malmené par des journaux français tels « Le Figaro », ou « Libération », qui se sont emparés de la dépêche AFP pour broder sur le même thème.

                          Reste à expliquer cette pique Nahdhaouie, et justifier l’extradition précipitée de Baghdadi Mahmoudi alors même que le CPR n’avait de réelles réserves que sur les délais, et la date de sa remise aux autorités Libyennes. Nos voisins ne disposant pas encore de pouvoir élu, l’arrivée de l’ex-premier ministre libyen risque, en effet, de s’intégrer dans un dispositif électoraliste d’une partie au détriment d’une autre. La Tunisie a-t-elle réellement intérêt à entrer en matière dans ce type de calculs ? Il est permis d’en douter. Mais ce n’est visiblement pas l’avis des responsables d’Ennahdha qui semblent avoir choisi leurs « amis ». 

                          Enjeux tuniso-tunisiens

                          L’extradition de Baghdadi n’est également pas dénuée d’enjeux tuniso-tunisiens. Ennahdha est le seul parti politique à défendre un régime parlementaire en Tunisie. Et pour cause : aucun de ses dirigeants n’est assez populaire et consensuel pour être véritablement en mesure de remporter des élections présidentielles. Or Marzouki réussit à ratisser large. Du côté des couches populaires, mais aussi auprès des franges conservatrices de la population, parmi ceux qui se disent « attachés à leur identité arabo-islamique ». Un match assez particulier s’est d’ailleurs déroulé à la télévision tunisienne, le 7 juin dernier. Un face à face à distance entre Rached Ghannouchi, sur la chaîne nationale Al Watanya et Moncef Marzouki sur Hannibal TV. Le résultat est sans appel, et résonnera comme un signal d’alarme pour Ennahdha : 1,9 million de téléspectateurs pour Marzouki, contre 130.000 fidèles au Cheikh. Autant dire que leader du CPR est l’un des rares a pouvoir piétiner les platebandes qu’Ennahdha s’est attribuées.

                          Pis : en affichant une certaine « entente » avec Adnen Hajji, le « lion du bassin minier », dans cette même émission télé qui a cartonné, Marzouki a prouvé, qu’il pouvait même faire étalage d’une certaine « complicité » avec une gauche abhorrée par les Nahdhaouis. Une dizaine de jours plus tard, Adnen Hajji devra comparaitre devant le tribunal de première instance de Gafsa, Suite à une plainte déposée par un journaliste à la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera…

                          Ennahdha préfère-t-elle Caïd Essebsi ?

                          Question performances, il n’y a pas photo. Quand Jebali balbutie à la télé, et face aux journalistes étrangers, Marzouki, lui, jongle avec l’anglais comme avec Julian Assange, joue avec maestria sa partition en français. Et à l’heure où d’aucuns ânonnent leurs phrases arabes comme autant de slogans périmés, l’aisance du président de la République rappellera à ceux qui veulent faire mine de l’oublier, que Marzouki a une vingtaine de bouquins à son actif.

                          Les dégâts de l’affaire Baghdadi sont particulièrement spectaculaires. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’Ennahdha pousse le CPR dans ses derniers retranchements. Ainsi, si le parti de Marzouki en est arrivé à exploser en plein vol, ce serait aussi en grande parti dû au mouvement de Ghannouchi, qui aurait réussi à diviser, pour régner et imposer sa loi sur un parti qu’elle a voulu domestiquer. Et voici aujourd’hui qu’elle prétend lui assener le coup de grâce.

                          Au final, le CPR et son président en sortent meurtris et trahis, et Ennahdha se retrouvent décrédibilisée par une initiative prise à l’encontre de toute la classe politique tunisienne. Le gouvernement Jebali s’expose même à un improbable retrait de confiance à l’Assemblée Constituante. Principal gagnant ? Béji Caid Essebsi et son « Appel de Tunisie » qui, en maintenant le silence radio sur cette affaire, semblent plus que jamais en embuscade. A croire qu’Ennahdha préfère encore croiser le fer avec le vieux Destour sur le retour, plutôt qu’avoir à faire face à Marzouki.

                          Source :

                          http://www.mag14.com/national/40-politique/715-tunisie—pourquoi-ennahdha-veut-la-peau-de-marzouki.html

                          Salah HORCHANI


                          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 21:55

                            @ Al West (xxx.xxx.xxx.206)27 juin 21:17

                            Absolument d’accord avec vous, comme je l’explique dans l’Article suivant :

                            Tunisie : La Dictature Théocratique Brune-Verte était planifiée

                            1. Remarques préliminaires

                            a. Quelques incidents parmi les derniers forfaits de ces fous de Dieu

                            Les Salafistes tunisiens sont apparus, au grand jour, après la chute du dictateur Ben Ali. Et, depuis, encouragés par le laxisme, pour ne pas dire la complicité, du Pouvoir actuel, ils s’adonnent, régulièrement, à des actes d’intolérance et de violence, allant crescendo, contre la société tunisienne, actes restés, jusqu’à ce jour, impunis !

                            Ainsi, des Salafistes, accompagnés d’un avocat et d’un huissier de justice, se sont présentés, dans la matinée du dimanche 10 juin 2012, à la Galerie d’Arts du Palais « El Ebdellia », situé à la Marsa, dans la banlieue nord de Tunis, où se tient, actuellement, une exposition d’œuvres d’art, à l’occasion de l’édition 2012 du Printemps des Arts, Manifestation qui existait, déjà, à l’ère Ben Ali. Les deux Hommes de Loi ont dressé un Constat des œuvres exposées dont certaines ont été prises en photo. En plus, avant leur départ, les Salafistes ont exigé que certaines œuvres soient retirées de l’exposition, en précisant, qu’ils seraient de retour dans l’après-midi.

                            Dans le Gouvernorat de Jendouba, situé au nord-ouest de la Tunisie, des attaques, par des Salafistes, ont été perpétrées, aujourd’hui mardi 12 juin 2012 : ils ont incendié des sièges de l’Union Régionale du Travail, du Parti Démocratique Progressiste, du Parti le Congrès Pour la République et du Mouvement des Patriotes Démocrates. Ils ont incendié, également, un camion chargé de boissons alcooliques en provenance d’Aïn Draham.

                            b. La Troïka pour les nuls

                            Lors des élections d’octobre dernier pour l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), organisées neuf mois après la chute du Régime Ben Ali, le Parti Islamiste Tunisien Ennahdha fut le premier vainqueur, mais sans obtenir la majorité absolue. Pour pouvoir former un Gouvernement de coalition majoritaire (i.e. jouissant d’une majorité absolue de sièges à l’ANC), il s’est allié à deux formations, dont le positionnement idéologique se situe au centre gauche, qui sont le Congrès pour la République (CPR), formation de Moncef Marzouki, notre actuel Président Provisoire de la République, et le Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail (FDLT), mieux connu sous le nom de Ettakatol, formation de Mustapha Ben Jaâfar, actuel Président de l’ANC. Ce qui a conduit au Gouvernement dit de la Troïka, dominé par Ennahdha, qui a raflé tous les postes de souveraineté, et présidé par son Secrétaire Général, Hamadi Jebali, le véritable chef (officiel) de l’exécutif, le véritable Chef étant, en réalité, Rached Ghannouchi, le Président-Fondateur de ce Parti.

                            2. Extrait de mon Article intitulé : « Tunisie : Les faux leitmotive d’Ennahdha, prélude d’un Coup d’Etat Islamique Constitutionnel ! », paru, le 21 janvier 2012, sous le Lien :

                            http://www.legrandsoir.info/tunisie-les-faux-leitmotive-d-ennahdha-prelude-d-un-coup-d-etat-islamique-constitutionnel.html

                            « D’ailleurs, dans son Discours de Politique Générale, prononcé le 22 décembre 2011 devant les Constituants, le futur Premier Ministre, Hamadi Jebali, en intégrant dans son Programme un point spécial relatif aux ’’Mœurs et à la Conduite Morale’’, dévoile jusqu’où peuvent aller les prérogatives du Pouvoir selon Ennahdha, en confondant Politique Partisane et Action Gouvernementale solidaire avec ses alliés, et ce, avant le sacre républicain de son Gouvernement. En effet, ce point stipule : ’’Une profonde et inquiétante détérioration des mœurs et une baisse flagrante des valeurs sont des phénomènes, sans précédent, que nous observons depuis un certain temps. Il est temps et urgent de penser un nouveau système de valeurs pour notre société’’.

                            Il est évident qu’une telle affirmation, chère à Rached Ghannouchi, ne peut être approuvée par les militants du CPR et d’Ettakatol, d’autant plus que sa réalisation nécessiterait la création d’une ’’Milice des Mœurs et des Valeurs ’’, comme l’ont appliqué, déjà, les Salafistes (à Sejnane, par exemple), et consacrerait Ghannouchi en tant que ’’Guide Suprême’’ de la Révolution, Moncef Marzouki, notre actuel Président de la République, serait l’analogue de Bani Sadr, premier Président de la République Islamique d’Iran.

                            (…)

                            Il est donc urgent que le CPR et Ettakatol, fervents militants, pendant les décennies obscures passées, de la Démocrite et des Droits de l’Homme, renouent avec leurs Valeurs originelles et retrouvent leurs fondamentaux pour stopper, par tous les moyens, y compris par la désintégration de la Troïka, et avant qu’il ne soit trop tard, cette dérive Islamiste.

                            Sinon, au vu de la complicité d’Ennahdha, de plus en plus criante et qui va crescendo, avec les Salafistes, le CPR et Ettakatol feront, « in fine » le jeu des Islamistes les plus radicaux et seront, devant l’Histoire, les complices responsables de l’Installation sans retour, dans notre Pays, d’une Dictature Théocratique Brune-Verte. » .

                            3. Conclusion de mon Message intitulé : «  Message à mes Compatriotes de Tunisie et d’ailleurs  », paru le 14/10/2011 [soit neuf jours avant les élections pour l’Assemblée Nationale Constituante qui ont conduit Ennahdha au pouvoir] sous le Lien :

                            http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/10/14/2613715_message-a-mes-compatriotes-de-tunisie-et-d-ailleurs.html

                            « L’enjeu est donc énorme et chaque vote comptera.

                            Pour barrer la route à tous ceux dont le dessein est de nous spolier de notre Révolution (en la déviant de ses idéaux de Liberté-Dignité-Démocratie-Egalité, slogan crié, jusqu’à leur dernier souffle, par les Martyrs de notre Révolution de Jasmin, et en précipitant le Pays dans une Dictature brune-verte théocratique sans retour, dont les incidents vécus dernièrement donnent un avant-goût), faîtes circuler, tous azimuts, le message suivant :

                            ’’Votez pour toute Liste, exceptées celles des Islamistes, déclarés ou cachés’’ ».

                            4. Pour conclure, il convient de souligner que l’Appel, lancé ci-dessus au CPR et au Ettakatol, est, plus que jamais, d’actualité et que ledit Message [adressé « à mes Compatriotes de Tunisie et d’ailleurs » qui est, lui, d’une actualité perpétuelle, pour toutes les élections futures] m’a valu des intimidations et même des menaces de mort !

                            Salah HORCHANI

                            Source :

                            http://www.legrandsoir.info/tunisie-la-dictature-theocratique-brune-verte-etait-planifiee.html

                            Salah HORCHANI


                            • Al West 27 juin 2012 22:01

                              Merci beaucoup, je crois commencer à saisir la réalité de la situation politique tunisienne grâce à vos articles et interventions. Continuez d’informer, j’espère un dénouement heureux pour votre pays. Je ne suis malheureusement pas en France, j’aurais sinon assisté à la manifestation à Paris.

                              Bon courage et à bientôt.


                            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 22:19

                              Merci pour votre soutien et vos encouragements : nous en avons vraiment besoin !

                              Salah HORCHANI


                            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 22:36

                              Tunisie. Pour quelques millions de dinars...

                              « Le Premier Ministre, a décidé d’extrader le libyen en échange de pétrole, de dinars et d’une solidarité islamiste »

                              La crise politique qui agite Tunis depuis dimanche, suite à l’extradition sauvage de Baghadi Mahmoudi, suscite des réactions populaires contrastées. Certains disent que l’ex-Premier Ministre de Kadhafi ne mérite rien, d’autres estiment que dans les pays arabes quand on accueille son ennemi ce n’est pas pour le livrer à ses bourreaux. Dimanche matin, 5h, un avion à décollé avec à son bord Mahmoudi. L’homme s’était réfugié en Tunisie depuis le 21 septembre dernier. L’homme a du sang sur les mains. Mais la Tunisie démocratique ne fonctionne plus comme celle de Ben Ali. On ne se comporte plus comme les barbares. On applique les lois. Nationales et internationales. En l’occurrence, le premier ministre, membre du parti Ennahdha, a décidé unitaléralement de vendre Mahmoudi aux libyens. Sans en avertir le Président de la République tunisienne, Moncef Marzouki. Ce dernier, respectueux des droits de l’homme estimait qu’avant les élections en Libye, le 7 juillet, il était impossible de garantir un procès équitable à Mahmoudi. Hamadi Jebali (photo), le Premier Ministre, a décidé d’extrader le libyen en échange de pétrole, de dinars et d’une solidarité islamiste.

                              On accuse Marzouki de beaucoup de maux. Néanmoins, la responsabilité reviendra à Ennahdha d’avoir renvoyé en Libye Mahmoudi. Malgré les lois, malgré l’Onu. La Tunisie a été mise devant le fait accompli. Ennahdha agit comme elle veut, quand elle veut. Ce camouflet envers le Président de la République en dit long sur le respect des institutions de la part du parti majoritaire, 42% le 23 octobre 2011, envers ses partenaires. Le Président de l’Assemblée constituante, supposé un homme de gauche, Ben Jaâfar, a mis 36h avant de voler au secours d’Ennahdha. Marzouki, seul, a désormais une arme massive : le peuple. Il peut le prendre à témoin du non respect des lois, us et coutumes. La fameuse Troïka, union bancale d’Ennahdha, du CPR de Marzouki et d’Ettakatol de Ben Jaâfar, a du plomb dans l’aile.

                              Dimanche matin, Jebali a procédé à un coup de force. Son parti, pas tous, a envoyé le message suivant aux tunisiens : nous faisons ce que nous voulons quand nous le souhaitons. Un sale message qui visait à attirer les capitaux libyens en Tunisis. Et sauver le gouvernement de la déroute financière. Combien vaut la vie d’un homme, voici le calcul du parti Ennahdha.

                              Source :

                              http://lewesternculturel.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/06/27 /tunisie-le-peuple-en-a-marre.html

                              Salah HORCHANI


                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 27 juin 2012 22:50

                                « En attendant, le sort de l’ex-chef du gouvernement libyen inquiète son entourage. Contacté par Mediapart, son principal avocat en Tunisie affirme être « sans nouvelles » de son client depuis dimanche. « Je suis très inquiet. Sa famille, des avocats libyens et moi-même avons essayé d’entrer en contact avec lui. Nous n’y parvenons pas, affirme Me Mabrouk Korchid. Les autorités libyennes que j’ai contactées, que ce soit le ministère de la défense, celui de la justice ou de l’intérieur, ne nous donnent aucune information. Ni sur sa détention ni sur son état de santé. Je n’arrive même pas à obtenir le procès-verbal de son extradition ! » s’indigne l’avocat.

                                Plusieurs ONG, comme la Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh) ou Amnesty, ont dénoncé ces derniers jours les conditions d’une extradition qui a violé, selon elles, toutes les règles du droit international au regard de l’instabilité institutionnelle de la Libye actuelle.

                                Depuis dimanche, les proches de Baghdadi se font l’écho d’éventuels mauvais traitements dont l’ancien premier ministre aurait été victime en Libye après son arrivée. Un journal palestinien a même annoncé, mercredi matin, la mort de l’ancien premier ministre. Les autorités libyennes ont démenti une à une ces informations, assurant que Baghdadi al-Mahmoudi était « bien traité » et qu’il aura droit à un procès équitable.

                                « La dernière fois que je l’ai vu, il y a un mois et demi, il m’a dit qu’il craignait d’être torturé et liquidé s’il était extradé. Je demande aujourd’hui aux autorités libyennes de nous laisser rencontrer M. Baghdadi et de nous montrer une vidéo récente de lui en bonne santé », confie pour sa part Me Korchid. ».

                                Extrait de :

                                http://www.mediapart.fr/journal/international/270612/sarkozykadhafi-les-avocats-de-mediapart-demandent-laudition-de-baghdadi

                                Salah HORCHANI


                                • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 08:38

                                  Est-ce que ceci explique cela ?

                                  Un groupe libyen armé s’attaque à un bateau de pêche tunisien

                                  Un chalutier de pêche tunisien, 18 pêcheurs, a subi une attaque par balles par un autre bateau avec à bord un groupe libyen armé, au niveau des eaux internationales. Des pêcheurs du port El ktef, dans la délégation de Ben Guerdane, rapportent que le capitaine du bateau, Ammar Labyadh, est décédé de ses blessures. Deux autres pêcheurs sont blessés. On ignore la gravité de leur état de santé.

                                  Source :

                                  http://www.jawharafm.net/news/19318-un-groupe-libyen-arme-sattaque-a-un-bateau-de-peche-tunisien.html

                                  Salah HORCHANI


                                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 08:50

                                    Ben Guerdane en colère après l’extradition de Baghdadi Mahmoudi

                                    Des associations, organisations et partis politiques ont organisé, mercredi, à Ben Guerdane (Gouvernorat de Medenine), une marche pacifique pour protester contre l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, ex-premier ministre sous le régime de Kadhafi, vers la Libye.

                                    Ont participé à cette marche, la coordination des forces progressistes de Ben Guerdane et l’union locale du Travail relevant de l’UGTT, l’association « Citoyenneté et droits de l’homme », l’association de promotion du développement, de la démocratie et des droits de l’Homme, outre l’association de promotion de la femme et autres partis politiques dont le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), le « mouvement des patriotes démocrates », le mouvement « Echaab » et plusieurs personnalités indépendantes.
                                     
                                    M. Slah Ben Salah, au nom de l’UGTT et de la coordination des forces progressistes de Ben Guerdane, a affirmé que cette marche vient « exprimer la ferme dénonciation de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi en dépit de l’instabilité qui prévaut en Libye et en l’absence d’un gouvernement élu ». « Nous sommes pour le principe de l’extradition et la reddition de comptes mais le choix du timing de cette opération est inadéquat » a-t-il lancé.
                                     
                                    « La position du gouvernement a trahi la révolution et contourné ses objectifs notamment en ce qui concerne les libertés et les droits de l’homme », a-t-il soutenu. Les manifestants ont scandé des slogans appelant au renversement du gouvernement provisoire dont les positions « ne répondent pas aux attentes du peuple ».

                                    Source :

                                    http://directinfo.webmanagercenter.com/2012/06/27/ben-guerdane-en-colere-apres-lextradition-de-baghdadi-mahmoudi/

                                    Salah HORCHANI


                                    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 08:59

                                      Tunisie – Après « l’affront » Al-Baghdadi, Marzouki zappe le gouverneur de la Banque centrale

                                      48 heures après l’extradition de l’ancien Premier Ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi vers Tripoli vécue par lui comme un affront, le président tunisien Moncef Marzouki a montré ses dents en limogeant le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Mustapha Kamel Nabli. Officiellement, il n’y a aucun lien entre les deux faits, les médias tunisiens n’en pensent pas moins !

                                      Le président Moncef Marzouki ne cachait pas depuis des semaines qu’il voulait se défaire du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) Mustapha Kamel Nabli. Une intention qui suscitait des critiques dans les milieux d’affaires lesquels estimaient que l’indépendance de la BCT ne devait pas être remise en cause. C’est désormais fait. Un communiqué de la présidence tunisienne annonce, sans donner d’explication, le limogeage de Kamel Nabli. Mais on connait les griefs de Marzouki à l’égard du gouverneur qui, selon lui, entrave la politique tracée par le gouvernement au lieu de la mettre en œuvre. Le communiqué précise que la décision a été prise « par arrêté républicain », d’un commun accord avec le chef du gouvernement Hamadi Jebaïli. Elle devra être soumise à l’Assemblée nationale constituante (ANC) pour adoption dans un délai qui ne doit pas dépasser 15 jours. Le porte-parole de la présidence Adnène Mancer a justifié la mesure par « le dysfonctionnement entre la politique monétaire suivie par M. Nabli et la politique adoptée par les instances dirigeantes du pays », en référence aux présidences de la République, du gouvernement et de l’Assemblée Nationale Constitution (ANC). « Il y a une conviction que les démarches adoptées par la BCT d’un côté et par les trois présidences n’étaient pas en harmonie, surtout dans les circonstances difficiles que traverse le pays », a-t-il ajouté. On reprocherait aussi à Kamel Nabli son manque d’entrain à la lutte contre la corruption et la « lenteur » des mesures pour récupérer les avoir détournés par Ben Ali et ses proches.
                                       
                                      Bonbon de consolation
                                       
                                      Pour une partie de la presse tunisienne, le timing du limogeage est bien lié à la décision du chef de gouvernement islamiste Hamadi Jebaili d’extrader, sans en référer à Moncef Marzouki, l’ancien Premier Ministre libyen Baghdadi Al-Mahmoudi vers Tripoli. La présidence tunisienne avait réagi avec vigueur en dénonçant un « acte illégal ». La mesure a été vécue comme un affront et elle a alimenté les critiques de ceux qui ne voient dans Moncef Marzouki qu’un jouet, un « tartour » (personnage insignifiant) entre les mains des islamistes. Le chef du gouvernement d’Ennahda, Hamadi Jebaili, a rétorqué qu’il s’agit d’une application d’une mesure de justice et non d’un acte de politique étrangère. Il semble bien que « l’explication » orageuse sur cette extradition a abouti à un accord pour hâter le limogeage de Kamel Nabli. « La décision de mettre fin aux fonctions du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Mustapha Kamel Nabli, n’est pas une riposte à l’extradition de l’ancien Premier ministre libyen, Baghdadi Mahmoudi », a affirmé le porte-parole de la présidence de la République, Adnane Manser. Ce n’était pas une riposte, mais un bonbon de consolation offert par Jebaïli à Marzouki suggèrent les tunisiens qui persiflent sur les réseaux sociaux.

                                      Source :

                                      http://www.maghrebemergent.com/finances/74-tunisie/13672—tunisie-apres-qlaffrontq-al-baghdadi-marzouki-zappe-le-gouverneur-de-la-banque-centrale.html

                                      Salah HORCHANI


                                      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 18:52

                                        « Le Ministre de la Défense a caché à Marzouki (le Président Tunisien ) l’extradition de Baghdadi Mahmoudi »

                                        Dans une déclaration à TunisieNumérique, Samia Abbou député du CPR à l’assemblée nationale constituante (ANC) a indiqué que l’affaire de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, ex-premier ministre libyen a déclenché un quasi rupture au sein de la troïka.

                                        « Le gouvernement a du, avant l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, informé le président de la République qui aura ainsi le temps nécessaire de prendre des mesures, selon ses prérogatives, et de présenter l’affaire devant l’ANC qui la présentera à son tour au Tribunal administratif » a précisé Abbou.

                                        Elle a ajouté que : « actuellement, l’affaire de l’extradition a dépassé la question de la personne concernée (Mahmoudi) pour se transformer en un vrai différend entre les deux têtes au pouvoir à savoir Hamadi Jebali, chef du Gouvernement et Moncef Marzouki, chef de l’État. La confiance entre les deux camps a ébranlé profondément, puisqu’il s’agit là, même si je ne veux pas prononcer le mot mais c’est de la perfidie ».

                                        Samia Abbou a indiqué que Marzouki a été trahi par tous les membres du Gouvernement qui étaient tous au courant de la date de l’extradition de Mahmoudi et depuis plusieurs jours.

                                        Elle a fait savoir que même Abedelkarim Zbidi, le ministre de la Défense nationale détenait l’information de son extradition mais n’a rien communiqué à Marzouki.

                                        Abbou a tenu à rappeler de la gravité de cette question puisque le ministre de la Défense n’est pas censé dissimiler des renseignements au Chef suprême des forces armées. « Le ministre de la Défense nationale a été en compagnie du Président et lui a caché l’information de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi ce qui constitue un acte grave », a déclaré Abbou.

                                        Selon Samia Abbou, l’un des deux scénarios se produira dans les prochains jours : « Présentation d’une Réhabilitation de la part du Gouvernement en signe d’excuse au Président Marzouki, ou bien, présentera sa démission ».

                                        Source :

                                        http://www.tunisienumerique.com/video-tunisie-samia-abbou-%C2%ABle-ministre-de-la-defense-a-cache-a-marzouki-lextradition-de-baghdadi-mahmoudi%C2%BB/131782

                                        Salah HORCHANI


                                        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 20:10

                                          Maître Bechir Essid fait part d’une nouvelle illégalité dans l’affaire Baghdadi Mahmoudi : « Nul ne peut être puni qu’en vertu d’une disposition d’une loi antérieure »

                                          Alors que tout le monde se focalisait sur l’interprétation de l’article 324 du code de procédure pénale traitant de l’extradition, pour justifier la faisabilité de l’exécution de la décision dont a été l’objet Baghdadi Mahmoudi, Maître Bechir Essid, participant à une émission télévisuelle diffusée hier soir sur la 2ème chaîne nationale, a mis en exergue une nouvelle illégalité axée sur le principe de la non-rétroactivité des lois. Il a précisé que dans la mesure où le déclenchement de la procédure d’extradition et l’avis de la chambre d’accusation qui s’en est suivi ayant eu lieu avant l’adoption de la mini-constitution , la procédure à appliquer devait être celle qui était en vigueur à cette date. Selon cette procédure, le ministre de la Justice soumet au Président de la République un décret autorisant l’extradition. De ce fait, l’application de l’article 324 du code de procédure pénale doit être effectuée conformément à l’organisation politique antérieure qui attribuait au Président de la République de larges attributions en matière exécutive et non en vertu des dispositions de la mini-constitution de décembre 2011 qui limite les prérogatives du chef de l’État à quelques domaines et confère au gouvernement des pouvoirs quasi-absolus.

                                          Ainsi, en décidant d’exécuter la décision d’extradition sans se référer au Président de la République, le chef du gouvernement aurait enfreint à un principe sacro-saint de droit, en l’occurrence celui de la non-rétroactivité des lois. Ce principe est clairement énoncé dans l’article 1er de la loi pénale qui stipule que « nul ne peut être puni qu’en vertu d’une disposition d’une loi antérieure ».

                                          Certains peuvent contester l’application de ce principe en considérant que l’extradition n’est pas une sanction, mais représente une procédure. Seulement, la loi visée dans l’article 1er du Code pénal n’est pas seulement le texte qui prévoit la sanction applicable, mais aussi toute la procédure y afférente à commencer par l’enquête préliminaire jusqu’en arriver à l’exécution de la sentence.

                                          La transgression du principe de la non-rétroactivité des lois n’est pas le seul vice relevé par le doyen Bechir Essid. Il a cité dans l’ordre, l’arrestation de Baghdadi Mahmoudi pour franchissement illégal des frontières alors qu’il était muni d’un passeport valable, l’inexécution de la décision de relaxation prononcée en sa faveur par le tribunal de Tozeur et l’examen par la chambre d’accusation d’une nouvelle demande d’extradition provenant des autorités libyennes malgré le rejet de la première .

                                          De l’avis de Maître Essid et des deux autres invités dans cette émission, représentant respectivement la Ligue des Droits de l’homme et l’Alternative Révolutionnaire, cette série d’illégalités confirme que l’affaire est purement politique. Dans son analyse, il a affirmé que dès le départ, le but recherché est de remettre Baghdadi Mahmoudi aux autorités libyennes même au mépris de la loi.

                                          Par ailleurs, Béchir Essid, se fiant à certains médias, a révélé que dès sa remise aux autorités libyennes, El Mahmoudi a été victime d’agressions et de torture qui ont conduit à son hospitalisation. Cette information a été vite démentie par Mustapha Yahyaoui, chargé de mission au ministère de la Justice. Ce dernier qui participait à la même émission, a reproché au doyen de vouloir enflammer davantage la situation en faisant croire que l’exécution de la décision d’extradition a entraîné l’exposition de l’extradé à des atteintes à sa dignité et à son intégrité physique. Mustapha Yahyaoui a, en outre, remis en cause la qualité d’avocat dans l’affaire dont s’est prévalu le doyen, ce qui a suscité une très vive réaction de sa part.

                                          Source :

                                          http://www.webdo.tn/2012/06/27/bechir-essid-fait-part-d-une-nouvelle-illegalite-dans-l-affaire-baghdadi-mahmoudi/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+webdo+%28webdo%29

                                          Salah HORCHANI


                                          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 20:23

                                            l’UGTT : « L’extradition de Baghdadi Mahdmoudi ternit l’image de la Tunisie »

                                            « La remise de Baghdadi Mahmoudi aux autorités libyennes en cette conjoncture délicate et avant l’élection d’une autorité légitime en Libye, ainsi qu’en l’absence d’institutions propres à lui garantir un procès équitable, est de nature à ternir l’image de la Tunisie et de sa révolution », a estimé, mercredi 27 juin 2012, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), dans un communiqué.

                                            « Plusieurs décisions en rapport avec les relations extérieures ont été prises de manière hâtive », a poursuivi la Centrale Syndicale, ajoutant que « le principe de consensus n’a pas été respecté, ce qui pourrait alimenter les tensions et les tiraillements politiques ».

                                            Source : Agence TAP

                                            Salah HORCHANI


                                            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 21:34

                                              Guerre ouverte entre la Kasbah et Carthage : Arbitrage demain de l’Assemblée tunisienne

                                              Le président de l’Assemblée constituante tunisienne, Mustapha Ben Jaâfar a annoncé une réunion plénière exceptionnelle de l’Assemblée demain pour évoquer l’extradition controversée de l’ex-Premier ministre libyen vers Tripoli qui a mis le feu entre les palais Kasbah et Carthage, les sièges respectifs du gouvernement et de la présidence. La séance d’arbitrage se déroulera en présence des parties concernées, c’est-à-dire le gouvernement et la présidence, a assuré Ben Jaâfar qui n’a néanmoins annoncé que la seule présence de Hamadi Jebali, le chef du gouvernement par qui le scandale a éclaté. Il est peu probable que le président Marzouki fasse le déplacement au motif qu’il a été déjà trop humilié dans cette affaire pour se donner en spectacle. Le président Moncef Marzouki, qui s’était déclaré opposé à l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, dernier Premier ministre de Kadhafi, en tout cas avant les prochaines élections législatives libyennes, n’avait pas signé le décret d’extradition. Détenu depuis neuf mois en Tunisie, Mahmoudi a été extradé cette journée en catimini sur décision du chef du gouvernement, l’islamiste Hamadi Jebali. Vivement contestée par plusieurs organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme, pour qui cette extradition viole les principes de droit international et humanitaire, elle a aussitôt provoqué une crise au sommet de l’État tunisien. Le parti islamiste Ennahda, qui domine l’Assemblée et le gouvernement, s’est défendu de son bon droit alors que Marzouki, issu du Congrès pour la République (gauche nationaliste) se plaint de n’en avoir pas été informé. Le parti de gauche Ettakatol, dirigé Ben Jaâfar, président de l’Assemblée constituante, n’a pas pris de position dans cette guéguerre entre deux membres de la coalition au pouvoir dans le pays. Ennahda de Ghannouchi dirige la Tunisie post-Ben Ali avec la composition du Congrès pour la République et Ettakatol. Cette crise au sommet est manifestement l’expression de l’absence de coordination dans l’attelage de transition. Entre Marzouki, Jebali et Ben Jaâfar, ce fut en réalité la guerre froide dès le début : chacun cherchant à faire trébucher l’autre et l’affaiblir. Au fur et à mesure que le pays se rapproche des prochaines élections municipales, dont la période a été fixée par Ennahda unilatéralement, chaque camp rue au plus fort dans les brancards. D’où l’estocade du gouvernement qui a frappé la présidence là où cela fait le plus mal : une extradition, dans la compétence de Marzouki, avec l’humiliation en plus. La livraison de Mahmoudi aux autorités provisoires libyennes, contre l’avis du président de la République et sans l’en avoir informé au préalable, est en fait la goutte qui a fait déborder le vase dans le bras de fer entamé depuis quelques mois déjà entre la Kasbah et Carthage. Le courant n’est jamais passé entre Hamadi Jebali et Moncef Marzouki. Au lendemain de leur alliance, à Tunis on parlait déjà de mariage entre la carpe et le lapin. Ennahda son gouvernement avec un nombre record de membres et de proches conseillers, quelques jours plus tard, Marzouki annonce dans le Journal officiel son propre gouvernement parallèle avec autant de conseillers et ministres-conseillers que celui du gouvernement Jebali qui travaille sans consulter ce cabinet-bis. Marzouki est loin d’être idiot, comme l’aurait qualifié Rached Ghannouchi, le père d’Ennahda. Malgré le scandale et malgré l’appel au calme d’Ennahda, il n’est pas dit que Marzouki et Jebali vont maintenant fumer le calumet de la paix. L’enjeu est des plus gros : le pouvoir après la constituante et qui se dessinera avec les municipales.

                                              Source :

                                              http://www.liberte-algerie.com/international/arbitrage-demain-de-l-assemblee-tunisienne-guerre-ouverte-entre-la-kasbah-et-carthage-180920

                                              Salah HORCHANI


                                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 22:17

                                                Baghdadi Mahmoudi a été extradé drogué vers la Libye

                                                Me Mabrouk Korchid, avocat de Baghdadi Mahmoudi, dernier ex-premier ministre du régime Kadhafi, a affirmé à TunisieNumérique, que son client a été extradé drogué vers la Libye.

                                                “Baghdadi Mahmoudi a été transféré de la prison de “Mornaguia” drogué vers l’avion, m’avait affirmé la famille de Mahmoudi, selon des gardiens de la prison, témoins des faits”, nous a déclaré Me Korchid.

                                                “J’ai cherché mon client partout, personne ne croit savoir où il se trouve. La Famille de Baghdadi Mahmoudi, le cherche aussi depuis dimanche, mais tous les efforts sont partis en vain”, a-t-il ajouté.

                                                Me Mabrouk Korchid, a affirmé à TunisieNumerique, que son client a été livré à Abdelhakim Belhadj, capitaine militaire des Révolutionnaires de Tripoli et non pas à une autorité officielle.

                                                “Le Gouvernement tunisien traite avec des gangs et non avec un Gouvernement. Mon client a certes fait l’objet d’une affaire gagnant-gagnant”, a-t-il conclu.

                                                Source :

                                                http://www.tunisienumerique.com/tunisie-baghdadi-mahmoudi-a-ete-extrade-drogue-vers-la-libye/131737

                                                Salah HORCHANI


                                                • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 22:31

                                                  L’affaire Baghdadi Mahmoudi fait mal à la Tunisie

                                                  Par Atef GADHOUMI

                                                  « Prétendant que toutes les conditions sont réunies (sécurité, respect des droits de l’Homme, justice indépendante et équitable...) selon les dires de plusieurs responsables de la majorité au pouvoir dont, notamment, Me Abbou, le gouvernement tunisien provisoire vient, en conséquence, d’extrader, en catimini, un dimanche matin, l’ex premier ministre dans le régime de Kadhafi Mr Al- Baghdadi Al-Mahmoudi vers la Libye... vers un destin aussi prévisible que cruel ...

                                                  Les motivations du gouvernement Jbeli, les vraies, ne sont ni obscures, ni opaques aux yeux clairvoyants du simple citoyen. Elles sont, en effet, étalées, commentées et caricaturées, depuis des semaines, sur les réseaux sociaux.

                                                  Mais quelles que soient ces motivations, qu’elles soient animées par des raisons financières ou motivées par un souci sécuritaire ou encore dictées par un certain Realpolitik , le gouvernement de transition a, en contre partie, cédé à un abject chantage et à un vil diktat. Le Premier ministre libyen Abdel Rahim al-Kib déclarait, à ce propos, : »A la suite d’intenses efforts diplomatiques déployés par le gouvernement intérimaire libyen (...), le gouvernement libyen a reçu aujourd’hui Al-Baghdadi Al-Mahmoudi.« .

                                                  Le gouvernement tunisien vient de commettre, sur un plan humain, l’irréparable : jeter un homme en pâture. Cela constitue une faute, une gravissime faute de gouvernance ... une faute de plus...

                                                  Mr Al-Mahmoudi est, désormais, livré à son sort. Il est, dans son propre pays, en territoire ennemi. Son intégrité physique est en danger avant même qu’un simulacre de procès soit monté. Il n’est pas à l’abri de tous les sévices corporels voire d’un lynchage pur et dur à l’instar de tous ces hommes et de toutes ces femmes de l’ancien régime. Les multiples vidéos circulant sur le Web et les différents rapports des organisations de défense des droits de l’Homme en sont la preuve irréfutable.

                                                  Le gouvernement tunisien le savait. Mais, il continue à le nier, pis encore, il affirme que, selon le rapport de la commission envoyée en Libye, l’ex-Premier ministre est assuré d’avoir un procès équitable et, sur la base des engagements faits par le gouvernement libyen, d’être protégé contre toute agression physique ou morale.

                                                  Seulement, voilà que Me Abdessatar Ben Moussa, président de la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (LTDH), a démenti cette version en soulignant que les conditions actuelles en Libye, avec l’absence de stabilité sur le plan sécuritaire et une autorité légitime à la tête du pays, ne permettent pas à Al- Baghdadi Al-Mahmoudi d’être traité correctement et jugé équitablement...

                                                  Plus dure, encore, et plus virulente fut la réaction du président du comité de défense de l’ex premier ministre libyen, Me Béchir Essid qui qualifie de méprisable cette extradition et la considère comme étant une catastrophe et un stigmate indélébile qui marquera à jamais l’histoire de la Tunisie. Et d’ajouter : » Cette décision est contre toutes les valeurs humaines, déontologiques ou encore religieuses.« . Il fait par ailleurs porter la responsabilité des éventuelles retombées de cette décision sur le gouvernement.

                                                  De partout et de différents médias, fusent les commentaires, à l’unisson, ils crient au scandale et expriment toute l’indignation ressentie. C’est ainsi que le palestinien Abdel Bari Atwan, patron du journal Al Quds Al Arabi n’a pas mâché ses mots en postant sur son compte twitter ceci : » Les fonctions et les intérêts priment sur les Droits de l’Homme, malheureusement« . Et de rappeler aux autorités tunisiennes que les révolutionnaires de Zintène ont carrément refusé de livrer Seïf El Islam Kadhafi au gouvernement intérimaire libyen !!! Bref, un exemple à méditer sous entend le journaliste.

                                                  Mais dans tout ce tintamarre médiatique et dans ce brouhaha de la foule qui monte ... monte ..., que fait le Président Provisoire de la République ?!!! N’est-il pas l’un des Chefs de l’exécutif ?!!! Car, ils en sont deux !!! La réponse est à la fois bouleversante et kafkaïenne : il est le dernier à le savoir !!!

                                                  Ni concerté, ni, même, mis dans la confidence de l’opération ,en cours, de l’extradition de Mr Al-Mahmoudi, Mr Marzouki est hors-jeu dans une affaire , pourtant, d’Etat qui l’engage totalement, du moins, en partie !!!

                                                  Abattu, nous informait l’un de ses conseillers, sa réaction fut exprimée par le porte parole de la présidence et non pas par une allocution télévisée ou par une conférence de presse.

                                                  Ainsi, nous apprenons que la présidence de la République exprime son refus de la décision du chef du gouvernement d’extrader M. Mahmoudi et considère que cette décision est illégale surtout qu’elle a été faite d’une manière unilatérale et sans concertation du président de la République.

                                                  Trop fort !!! mais Mr Marzouki n’ira pas loin ... Son porte parole est rappelé à l’ordre. Les ministres nahdhouis montent au créneau et au nom de l’intérêt suprême de la Tunisie, la »polémique« n’a raison d’être et l’affaire doit être étouffée...

                                                  Et malgré toutes les voix lui demandant de préserver sa dignité ... en démissionnant, tout à son honneur, le »prisonnier« du palais de Carthage garde un silence lourd et pesant. L’ancien Président de la ligue tunisienne des droits de l’Homme ne franchira pas le pas.

                                                  Il a beau afficher sur le mur de son compte officiel de facebook cette citation de Sacha Guitry  »Il est idiot de vouloir changer le monde, mais il est criminel de ne pas essayer« , mais le Président provisoire démontre, de manière flagrante, son impuissance et risque de perdre et son actif de défenseur acharné des droits de l’Homme et le peu de crédibilité qui lui reste...

                                                  Quant à la convocation de l’assemblée constituante pour questionner le gouvernement sur cet acte non sans conséquences, elle n’est qu’un mirage et fruit d’une naïveté politique ...

                                                  L’affaire Al-Baghdadi Al-Mahmoudi fait mal à la Tunisie. »

                                                  Salah HORCHANI


                                                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 22:49

                                                    La polémique autour de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi est une « affaire réglée, terminée » (dixit Hamadi Jebali)

                                                    Le chef du gouvernement tunisien Hamadi Jebali a déclaré, aujourd’hui jeudi 28 juin 2012, à la sortie d’un entretien avec son homologue français Jean-Marc Ayrault, que la polémique née de l’extradition de l’ancien Premier ministre libyen Mahmoudi, pour laquelle le président Moncef Markouzi n’a pas été consulté, était une « affaire réglée, terminée ».

                                                    Source : l’AFP

                                                    Salah HORCHANI


                                                    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 28 juin 2012 23:05

                                                      LE PARTI ETTAKTOL ET L’AFFAIRE D’EXTRADITION DE BAGHDADI MAHMOUDI

                                                      Par Mahmoud Bessrour,

                                                      Ancien Ambassadeur de la Tunisie,

                                                      Membre du courant démocratique, de reforme et d’initiative politique

                                                       

                                                      « Le Communiqué rendu public le 25 juin 2012 par le Secrétariat Exécutif de Ettaktol permet de faire les commentaires suivants quand au fond et procédures relatives à l’affaire d’extradition de Baghdadi Mahmoudi :

                                                      Premièrement, sur le plan du droit tunisien :

                                                      La décision d’extradition de Baghdadi Mahmoudi fut loin d’être en conformité avec les dispositions de l’article 313 du Code Tunisien de procédure pénale qui stipule qu’ »une extradition n’est possible qu’après la signature d’un décret par le Président de la République ».

                                                      En outre, selon l’avis du Tribunal administratif une telle décision n’est autorisée qu’en cas de garanties émanant de l’Etat requérant notifiées à l’Etat requis ,celles d’un procès équitable et que l’individu extradé ne fasse pas l’object l’humiliations , de torture et de traitements dégradants.

                                                      Deuxièmement, sur le plan du droit international :

                                                      Plusieurs organisations internationales- la FIDH, Amnesty international, HCR notamment – considèrent que cette décision d’extradition est « une violation flagrante » des obligations internationales de la Tunisie, et ce, en référence à l’article 3 de la convention internationale contre la torture, ratifiée par la Tunisie et , en vertu également de la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur les réfugiées.

                                                      Troisièmement, sur le plan politique :

                                                      Cette décision d’extradition surgit d’un conflit politique concernant les attributions du Président de la République et celles du Chef du gouvernement dans un domaine de la plus importance celui de la politique étrangère et de l’action de la diplomatie Tunisienne post révolution (cf : article 10paragraphe 1 et article 10 paragraphe 11 du texte de l’ANC portant organisation provisoire des pouvoirs publics).

                                                      Le gouvernement de la Troïka est, incontestablement ,un gouvernement légitime, contrairement aux trois gouvernements précédents. Cependant sa formation, pourtant négociée pendant deux mois, fut régie par le principe de participation politique et non par celui d’un véritable partenariat entre les trois partis politiques.

                                                      Aucun mécanisme de concertation politique, à l’instar des pays démocratiques ayant eu des gouvernements de grandes ou petites coalitions gouvernementales, ne fut mis en place jusqu’à présent entre des délégations représentatives des trois partis politique concernés. En vérité, les négociateurs du CPR et du ETTAKTOL n’ont pas fait valoir ni prévu un tel mécanisme comme support politique à la gouvernance et, donc ,à la responsabilité politique collégiale. .

                                                      Quatrièmement, sur le plan éthique :

                                                      Baghdadi Mahmoudi est sans doute redevable de ses actes de violation des droits de l’homme devant la justice de l’Etat libyen. Mais il fut extradé vers la Libye où la guerre civile et l’intervention militaire étrangère ont abouti, de façon dramatique au démembrement de l’Etat unitaire libyen.

                                                      Le Conseil National de Transition en Libye- est une entité de facto. Même s’il a la volonté de resserrer les liens de coopération avec l’Etat tunisien, il n’a cependant pas encore de légitimité issue d’élections libres, démocratiques et transparentes.

                                                      Et pour cause, il n’a ni négocié, conclu, ni ratifié un Traité ou convention d’extradition et d’entraide judiciaire en matière pénale avec la Tunisie.

                                                      Aussi, cette décision d’extradition est incompréhensible, sur le plan éthique au regard de la légitimité historique et politique des militants Nahdhaouis et de nombreux réfugiés politiques qui ont souffert de la répression, de l’humiliation et de la torture c’est-à-dire des violations des droits de l’Homme et des libertés perpétrées par le pouvoir personnel Bourguibien puis celui du dictateur déchu.

                                                      Ils n’ont pas été extradés vers la justice de l’ancien régime.

                                                      Par conséquent, aucun parti politique attaché aux valeurs universelles, aux droits de l’Homme et aux libertés, surtout pas le parti Ettaktol, ne saurait s’en écarter sous peine de dévier gravement par rapport à ses principes et objectifs explicitement mentionnés au Préambule de son règlement n’interne. »

                                                      Salah HORCHANI

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