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Moscou, capitale de la civilisation Européenne

Le Financial Times du 25 août 2008 notait amèrement que « Washington en est réduit à regarder d’autres puissances modifier le réel ». Dans une édition du Financial Times de 1991, une telle assertion aurait sans doute seulement trouvé sa place dans une rubrique "scénario catastrophe pour l’avenir " ou "science fiction". Il est vrai que la presse américaine de 1991 titrait sur d’autres evènements : l’URSS venait de s’écrouler, et avec elle le mur de Berlin. Dans les sables d’Irak, Bush père promettait a l’humanité un « Nouvel Ordre Mondial », juste, merveilleux et surtout unilatéral sous protection de la bannière étoilée pendant que l’Europe entamait son processus de réunification. Nous étions rentrés dans l’ère soit disant éternelle de la « Pax Americana » avec tous ces corrolaires, qu’ils soient militaires, financiers ou encore économiques.

Certains nous prédirent même la fin de l’histoire, l’histoire nous apprit qu’ils se trompaient. La « saison unipolaire » fut pourtant de courte durée. Il ne fallut que 10 ans pour qu’un improbable attentat de grande ampleur survienne sur le territoire Américain. De là, l’empire déclencha deux conflits militaires en Afghanistan et en Irak, entrainant au nom de la lutte contre le terrorisme la plupart des nations Européennes. Europe qui par deux fois, en 2004 et 2005, paya le prix lourd pour sa « collaboration » avec l’OTAN.

Moins de 20 ans après l’effondrement de l’URSS, force est pourtant de constater que le titre du Financial Times est plus que d’actualité alors que le pays se prépare à choisir ses nouveaux dirigeants. Une guerre défensive de 5 jours, habilement gagnée par la Russie dans le sud caucase suffit à totalement enrayer le processus d’extension de l’OTAN. Pour la première fois, une puissance contrecarrait militairement les états-unis d’amérique. En ce mois d’août 2008, les tanks Russes qui défendirent Tsinvali venaient de faire chanceler le vieux monde, unilatéral et néo-libéral.

Contre l’OTAN, arme de l’Amérique contre l’Europe

Comme le relevait très bien l’agence Novopress, il est de coutume de voir l’Amérique comme l’allié immuable de l’Europe, l’ayant sauvée des griffes des totalitarismes, bruns et rouges. Si cela est en partie vrai, on oublie pourtant en permanence que l’hégémonie Américaine s’est appuyée sur la mise sous tutelle de l’Europe. Dès la guerre de 1914, où les Etats-Unis virent l’occasion de liquider les empires européens et continentaux de l’Axe (allemand, autrichien, ottoman), d’imposer le règne du dollar contre celui de la livre sterling mais également de confisquer la suprématie sur les mers à l’Angleterre (maitrise des océans). Théodore Roosevelt déclarera même : « Nous avons échoué à profiter de la guerre ! ». Son cousin Franklin Roosevelt, retenant la leçon, monnaiera son entrée en guerre en 43, à la conférence d’Anfa, en posant ses conditions à De Gaulle et Giraud qui durent s’engager à démanteler l’Empire colonial français dans les trente ans. En 1945 à Yalta, Roosevelt a sciemment et cyniquement livré la moitié de l’Europe à Staline, et, de ce fait, assuré le succès du communisme et son extension pour 50 ans, en maintenant la division de l’Europe et donc son affaiblissement. Aujourd’hui cette logique de subdivision de l’Europe se retrouve parfaitement, entretenue de nouveau par les stratèges Américains depuis le conflit Irakien de 2004 (opposition entre la vieille / nouvelle Europe), et la politique à court terme des nouveaux entrants de l’UE, nouveaux états coloniaux Américains (que ce soit la Pologne ou les états Baltes) politique irrationnelle qui suit une logique post guerre froide c’est à dire avant tout nationaliste et non pro-Européenne, et surtout anti-Russe.

Ce chantage militaro-économique se double aujourd’hui d’un chantage énergétique, puisque cette subdividion européenne « poussée » justifierait la participation des européens à des actions brutales et violentes dans le monde, au nom de la démocratie, actions qui en réalité dissimulent des tentatives de prise de contrôle de secteurs énergétiques écartant la Russie (Kosovo avec l’AMBO, l’afghanistan avec UNOCAL, la bataille pour la Caspienne, le projet Nabucco..).

Depuis la chute de l’URSS et du mur de Berlin, l’OTAN n’a pourtant plus lieu d’être. Incapable de venir a bout des « terroristes » et du « trafic d’opium Afghan » comme l’a récemment rappellé Serguei Lavrov, l’OTAN elle devenue une organisation désuète, frappée du sceau de l’échec et qui ne reflète « plus » les intérets Européens. En effet la menace « Soviétique » et le pacte de Varsovie ayant disparu et la nouvelle menace terroriste (due a un Ben Laden formé par la CIA) considérablement moins élevée (voir inexistante) sans une participation récurrente aux actions de l’OTAN à travers le monde.

Les Européens doivent aujourd’hui se « rendre compte » que leurs soldats font office de supplétifs de l’armée Américaine, se faisant tuer pour des guerres qui ne sont pas les leurs ! Pire, en collaborant avec l’OTAN, l’Europe se met en position conflictuelle avec des acteurs essentiels à la stabilité et la paix que cela soit dans le monde musulman (ou l’OTAN est percue comme une « alliance de croisés modernes ») mais également dans le monde eurasiatique, ou l’OTAN est vue comme un outil Américain, facteur de trouble, par les grandes puissances de demain comme la Russie, la Chine, l’Inde ou l’Iran, toutes ces puissance étant liées entre elles au sein de l’Organisation Régionale de la Coopération de Shanghai. 

Vers les regroupements continentaux et civilisationnels

Ce nouvel ordre multipolaire semble se configurer via l’émergence de grands ensembles civilisationnels et identitaires (UE, Chine, Russie, Inde ..). Ce phénomene de « regroupement » sur-régional est à l’opposé du mouvement de « morcellement » auquel œuvre l’Amérique en Europe, morcellement destiné a la constitution de petits ensembles facilement controlables économiquement et dépendants militairement (Yougoslavie, Tchécoslovaquie, projet de morcellement en trois de la Russie..). Morcellements au passage fomentés par l’OTAN et dogmatiquement attribués a « l’effondrement post soviétique ».

Ces nouveaux regroupements « auto-centrés » n’ont pas lieu qu’en Eurasie mais bel et bien sur tous les continents, que ce soit en amérique du Sud (Argentine, Brésil, Venezuela et Bolivie), sur le continent Africain, ou dans le monde musulman, Arabe ou pan-turque. Ces regroupements s’opèrent via des cœurs historiques, civilisationnels et économiques. Ces cœurs impériaux sont de façon très générale les grandes capitales ethno-culturelles des zones concernées, à savoir Pékin pour la Chine, Tokyo pour les Japonais, Caracas ou Rio pour l’amérique du sud, les « musulmans » hésitants depuis longtemps entre La Mecque, Téhéran et Istamboul, avec une montée en puissance des musulmans d’asie. Il est à noter la place absolument unique de la Russie, au carrefour de tous les mondes, Islamique via sa position a l’OCI, Occidental via le COR, Européen par essence ou encore Asiatique de par sa géographie et sa participation a l’OCS.

L’alliance continentale Euro-Russe, source de paix dans le monde

De ces « ensembles » qui représentent de potentiels concurrents économiques voir militaires, l’Amérique en craint un bien plus que les autres : la grande Europe, ce « front continental », colosse économique et militaire, gigantesque empire de Reykavik a Vladivostok, étalé sur 11 fuseaux horaires et potentiel leader économique et militaire planétaire. La division « voulue » et « souhaitée » par les stratèges Américains date et va dans ce sens : tout faire pour empêcher toute unité pan-européene ! De John O’Sullivan qui en 1845, dans "Our Manifest Destiny" écrivait : « … avec l’anéantissement de l’Europe, l’Amérique deviendra la maîtresse du monde » ou l’ouvrage de 1890, "Our Country" qui précise que : «  l’Europe vieillissante n’a plus les moyens de sauvegarder les valeurs civilisatrices de l’Occident, reprises par une Amérique dynamique émergente », et conclut par la fameuse formule « Europe must perish ! » (L’Europe doit périr). Tout au long du 20ième siècle, l’Amérique ayant pris le contrôle des mers (se substituant à l’Angleterrre), des stratèges vont théoriser la seconde étape essentielle : la prise de contrôle des terres, notamment du « Heartland » Eurasiatique. Le chef d’œuvre ayant été exposé il y a plus de dix ans par Brezinski dans son ouvrage « Le grand échiquier ».

L’Amérique, isolée du monde entre deux océans sait en effet parfaitement que c’est sur le continent (eurasiatique) que se joue l’avenir du monde car c’est la que sont concentrées le plus grand nombre de civilisations, le plus grand nombre d’êtres humains mais aussi la grande majorité des ressources de la planète. Pour que l’Amérique ne « sorte pas » du jeu mondial et reste un leader, elle doit empêcher un autre leader d’émerger (l’alliance Russo-Allemande), et surtout se préserver d’une alliance entre futurs leaders de cette zone (euro-russie et chine par exemple).

L’Amérique s’oppose donc de plus en plus agressivement aux rapprochements Euro-Russes, que ce soit les rapprochements économiques (North Stream), militaires (Vers Helsinki 2 ?) ou en tentant purement et simplement d’accentuer la fracture entre Européen et Russe (extension de l’OTAN a l’est, création de conflits militaires comme en Géorgie et sans doute demain en Ukraine ..).

Moscou : capitale de l’EUROPE

Il y a 5.000 ans, la civilisation Européenne était dans le giron Slave, Grec et Méditerranéen, et le resta pendant plus de 3.000 ans, des Mycéniens aux Grecs, puis aux Macédoniens, de Cnossos a Athènes. L’Europe bascule ensuite sous le giron Romain. C’est la pax-Romana qui durera 6 siècles et aboutira à la création de deux empires chrétiens, dits d’Occident et d’Orient. A l’Ouest, après la panique des invasions Germaniques, un embryon d’europe se construit à l’ouest, mélangeant christianisme et germanité, un barbare franc étant couronné empereur d’Occident à Rome.

Après Cnossos, Athènes, Rome et Aix la Chapelle, ce sera Byzance/Constantinople, qui restera capitale unitaire (de l’Orient) de l’Europe pendant encore 8 siècles en fondant son unité sur le Christianisme et la langue Grecque « replaçant » le cœur de l’Europe au bord de la méditerranée.

Les 5 siècles qui suivront verront l’orient basculer sous la nuit Ottomane pendant que l’Europe de l’ouest préparera son auto-génocide du 20ième siècle. Après la grande guerre civile de 30 ans (1914-1945), la scission entre Est et Ouest est consommée. Plus grave encore, les « cœurs » des deux euro-civilisations qui s’affrontent se sont déterritorialisés. Pour l’Europe de l’ouest, c’est désormais Washington qui fédère l’Occident libre des alliés, tandis que plus à l’est, c’est Moscou le « cœur » de l’Europe soviétique continentale. Ces deux cœurs ont chacun un projet de domination planétaire, mondiale mais un seul passera le cap du 21ieme siècle. Après la chute du mur, pour la première fois le concept d’Europe disparaît, remplacé par celui d’Occident.
L’Amérique devient le centre du monde occidental et Bruxelles une simple filiale du pentagone qui réorganise l’europe fragmentée en rythme avec son intégration militaire a l’OTAN.

Les récents évènements sont pourtant révélateurs de l’urgence pour l’europe de s’émanciper de la tutelle américaine et de comprendre que ce projet atlantiste de l’Amérique (axe washington-bruxelles), bâti sur sur les ruines de l’europe réelle n’est en aucun cas un projet acceptable pour les peuples européens qui souhaitent vivre en paix. Les Européens ont aujourd’hui le choix : soit défendre les ruines du vieux monde occidental sous la bannière de l’OTAN, dans une logique de confrontation totale avec le reste de l’humanité, Russie en tête ; ou alors faire le choix de la collaboration continentale, via la Russie, dépassant par la même le projet pan-européen du visionnaire général de gaulle (axe Paris Berlin Moscou).

La Russie endormie sous Eltsine s’est réveillée, devenant aujourd’hui l’hyper centre de résistance à l’Américanisation forcée et a l’extension agressive et criminelle de l’OTAN. La Russie nous a prouvé récemment qu’elle était prête à défendre ses intérets mais également à collaborer avec l’Europe et à participer activement à un projet de société pacifique, multilatéral et fondé sur la concertation. Comme les Russes de 1999, les Européens de 2008 doivent sortir de leur sommeil et se libérer, tout d’abord des chaînes de l’OTAN, qui s’étendent jusqu’aux frontieres Ukrainiennes et Biélorusses et pourraient les mener à un conflit avec leurs frères Russes.

L’Europe se situe « sur » le continent Eurasien, dont elle occupe la façade atlantique, tandis que la Russie elle occupe la majorité des terres, et la façade pacifique. L’Europe et la Russie sont intrasèquements liés et appartiennent au même continent, l’Eurasie ! L’Eurasie est la maison commune des Européens et des Russes, de Reykavik a Vladivostok (voir à ce sujet le discours de Maksim Mishenko). Grâce à la Russie une autre Europe, eurasiatique se dresse face à la Petite-Europe atlantiste de Bruxelles.
Après Athènes, Bysance, Aix la Chapelle et Constantinople, Moscou est la nouvelle capitale de l’Europe. 

Moscou, 3ième Rome, an de grâce 2008.


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62 réactions à cet article    


  • Dr. Larsen Dr. Julien Greenthumb (Paris) 5 décembre 2008 11:40

    Article excellent !


    • Warhouha Warhouha 5 décembre 2008 13:41

      Commentaire saississant !


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 décembre 2008 11:43

      Bonjour, intéressant billet dans la forme mais aussi, sur le fond auquel je souscris un petit rappel historique eut été intéressant, sur la Russie qui depuis Pierre le Grand entretien des liens avec la France de l’Ancien Régime. Au 18 ème et plus tardivement, les élites russes éduquaient leurs enfants au français. Et à partir du 19ème, quelques affinités culturelles avec l’Allemagne, surtout au début du 20 ème, quand la philo et la science germanique sont au top. à noter, Gogol dans ses romans dépeint l’Allemand moyen comme étant près de ses sous. Et maintenant, les riches russes balancent l’argent par les fenêtres

      Autre référence, celle de Khomiakov, promoteur du messianisme slave, qui a avait signé le destin géopolitique de la Russie en faisant de Moscou la troisième Rome


      • hihoha 5 décembre 2008 11:53

        Alexander drastié, Vous dites : Il y a 5.000 ans, la civilisation Européenne était dans le giron Slave, Grec et Méditerranien Vous omettez une grande civilisation qui est le fondement de beaucoup de pays dits européens, la civilisation Celte. Ensuite , je me répète mais je maintiens que la russie n’a absolument pas l’envie d’être une capitale européenne. Ben Laden formé par la C.I.A, voilà un raccourçi étonnant. Qeu l’arabie séoudite ait à un moment donné financé Ben Laden ne signifie pas qu’il fut un agent de la C.I.A ; amalgame qu’aiment beaucoup les occidentaux. Vous idéalisé la grande russie(et dieu sait que je l’aime)mais votre texte en devient trop simpliste. Dasvidania.-


        • Zalka Zalka 5 décembre 2008 12:59

          Ben Laden n’a effectivement jamais été un agent de la CIA, toutefois, la CIA s’est passée des intermédiaires saoudiens, vu qu’il s’agissait de la guerre en Afghanistan.


        • Internaute Internaute 5 décembre 2008 13:31

          De son ton péremptoire Zalka nous assène sa vérité. Il est peut-être mieux renseigné que Radio France International qui nous informait en 2001 des relations particulières entre Ben Laden et la CIA.

          http://membres.lycos.fr/wotraceafg/ben_laden_cia.htm

          Il est vrai que le reportage est de Richard Labévière, explusé comme un malpropre depuis que l’idole des néo-cons a pris l’embout du porte-voix français à destinaton de l’étranger.


        • ASINUS 5 décembre 2008 16:15

          bonjour hihoha , il y a un audit du senat us qui comporte dans ses annales le compte rendu de la visite et entretien que le sous directeur cia ou nsa pour le moyent orient a fait a ben laden en juillet 2001 a l hopital
          americain de Dubai
          je gage que 1si cette information etait érronée elle n aurait pas été transcrite
          2 ce type de viste ne semble pas relever de la courtoisie ou de l amitie
          plutot employeur a employé, non ?

          reconnaissons cette grande qualité aux USA c est que quand un fonctionnaire fusse t il des services secrets
          depose sous serment il evite de proferer des mensonges


        • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 5 décembre 2008 20:19

          a zalka et hihoha

          ne me faites pas croire que vous ne savez pas que les américains ont tres tot joué la carte "pachtoune" ou plutot " moujahidine" contre l’URSS .. Et que les relations se sont prolongées jusqu’au 11 septembre 2001 ..

          http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1010


        • non666 non666 5 décembre 2008 22:15

          ".... se sont prolongées jusqu’a septembre 2001".
           
          On pourrait meme dire qu’elles n’ont jamais cessées !
          L’interet d’avoir façonné son propre ennemi invisible pour prolongé le financement de son appareil militaire de controle est evident.

          De plus les aveux etaient déja dans le Planning defense Guidance de 1992 , qui a servi de base à la doctrine du "nouveau siecle"

          J’espère que plus personne ne doute du role des lobbyistes Zalka , hihiho , Lerma et autres pseudos connnus des lecteurs ?

          Ils n’ous ont pris pour des cons une fois de trop.

          Ceci dit , ils n’ont pas encore perdu et ont encore quelques cartes de poids chez nous, au plus haut niveau de l’Etat. "Punir la france , ignorer l’Allemagne...."

          Il ne faudrait pas jeter le Sarko avec l’eau du Bush.


        • geo63 5 décembre 2008 12:08

          Etrange billet qui se termine par « Moscou, 3ème Rome, an de grâce 2008 ». Merci, en ce qui concerne Rome on a déjà donné, comme aurait dit Astérix.

          Par ailleurs la Russie devenant l’hypercentre de résistance à l’américanisation forcée ?? En parcourant les rues de Moscou ou de Saint-Pétersbourg on a l’impression d’une résistance molle si l’on en juge par les nombreux indices d’américanisation, notamment chez les jeunes, que l’on retrouve à Paris...ou à Rome.

          Au fait, pour plaisanter, Moscou capitale de la civilisation Européenne, qu’en est-il de Saint-Pétersbourg ? Si l’on se replonge dans l’histoire mouvementée de la « Grande Russie », son rôle n’est pas négligeable y compris au début du XXème siècle...


          • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 5 décembre 2008 20:21

            a geo63

            a tout empire il faut une capitale

            aujourd’hui en russie la capitale c’est moscou et non saint pét :)

            Quand a l’américanisation de la Russie : bah moins qu’ailleurs, ce n’est pas parceque l’on porte des jeans que l’on est un suppot yankee !!!!


          • Lapa Lapa 5 décembre 2008 12:13

            Moscou capitale de la civilisation européenne ? Saint Petersbourg à la rigueur... Encore faudrait-il, dans cette mondialisation forcenée, expliciter ce qu’on entend par civilisation européenne...


            • Internaute Internaute 5 décembre 2008 12:21

              L’article est bien construit et trés intéressant sur le plan géo-politique. Je partage cette analyse. Il y manque beaucoup de choses ce qui est normal vu la petite taille du texte. On aurait pu insister sur le fait qu’avant la révolution de 1917, la Russie était une puissance intégrée à l’Europe de l’Ouest aussi bien sur le plan économique que culturel. Les troupes russes ont stationné à Houdan dans les Yvelines. La Russie s’arrêtait à l’Oural dans la pratique, même si l’immense territoire oriental en faisait partie sur le plan juridique. La deuxième partie de l’article prend un peu trop les désirs de l’auteur pour des réalités. Il y a encore beaucoup de chemin à faire avant que Moscou soit la capitale de l’Occident. Il faudrait aussi traiter l’énorme problème ethnique auquel sera confronté la Russie. L’élévation du niveau de vie des populations intérieures les mettra nécessairement en concurrence pour le pouvoir à Moscou avec l’élite blanche qui dirige le pays. A terme la situation est intenable. A notre époque on n’acceptera plus que les cosaques aident la nouvelle aristocratie Moscovite à repousser les tartares dans leur propre pays. Ceci dit, quand on pense que la Russie a un PIB et budget militaire inférieur à celui de la France et quand on voit tout ce qu’ils arrivent à faire sans « l’aide internationale » on ne peut que leur tirer notre chapeau.


              • luteola luteola 5 décembre 2008 13:07

                Si les rappels historiques et les références sont là, les conclusions et les anticipations sont hardies...

                Les empires aujourd’hui ne se construisent pas uniquement par la force militaires (et si c’était le cas, le Russe ne pourrait pas grand chose en Europe, relativement bien équipé, y compris de l’arme atomique). L’empire américain existe non pas seulement à cause/grâce de ses GIs mais aussi à cause/grâce à sa soft power, son attractivité morale, économique et culturelle disons pour faire court. Je ne vois pas du tout la Russie, à court terme en tout cas, disposer d’une telle soft power. Je vois mal les Européens, de l’ouest comme de l’est, remettre leur souveraineté dans les mains russes. Le monde sera multipolaire à priori, mais rien ne suggère que la Russie puisse fédérer l’Europe à son avantage. Sa démographie est catastrophique, son économie terriblement petro-orientée et donc fragile, ses infrastructures vieillissantes. De plus, son autorité morale est proche du zéro absolu (état de droit à la limite de la définition, guerres brutales, presse sous contrôle voire journalistes assassinés, libertés et démocratie réduites à leur plus simple expression etc). Bref, rien de bien attirant... Les USA du XXèm siècle avec tout leur défauts avait autrement plus de pouvoir d’attraction...

                Tout au plus, les Russes reviendront dans la partie Européene et se feront entendre un peu plus fort. Mais de là à diriger l’Europe, il y a une sacré marche sur laquelle beaucoup ont trébuché...


                • JoëlP JoëlP 5 décembre 2008 13:34

                  "Après Cnossos, Athènes, Rome et Aix la Chapelle, ce sera Byzance/Constantinople, qui restera capitale unitaire (de l’Orient) de l’Europe pendant encore 8 siècles en fondant son unité sur le Christianisme et la langue Grecque « replaçant » le cœur de l’Europe au bord de la méditerranée. Les 5 siècles qui suivront verront l’orient basculer sous la nuit Ottomane pendant que l’Europe de l’ouest préparera son auto-génocide du 20ième siècle..."

                  C’est un raccourci saisissant. Cela me rappelle un spectacle de Jérome Savary intitulé "de Moise à Mao". Avec Savary, cela durait au moins deux heures. Vive la politique fiction !


                  • Warhouha Warhouha 5 décembre 2008 13:39

                    Bon article, intéressant. Comme beaucoup de lecteurs, je trouve les conclusions un peu hatives, et pas forcément souhaitables, mais l’analyse me semble très pertinente, et loin de la fiction imposée par la pensée dominante.

                    Je prie pour que le peuple Français ouvre massivement les yeux sur le rôle de sujet besogneux que nous imposent les USA, et sur le fait que la Russie ne nous menace en rien.

                    Mais lorsqu’on considère le mal fou que se donne notre président, ainsi que ses médias, pour ruiner la belle amitié franco-allemande, on se dit que nos laquais locaux ne sont pas encore prêt à cesser de suicider l’Europe pour favoriser l’Amérique du Nord.


                    • Cug Cug 5 décembre 2008 14:03

                      Moscou est la capitale russe et ne peut être la capitale de l’Europe, c’est oublier Paris, Berlin, Londres, Rome, etc ..., par contre capitale de l’Eurasie.

                      Je suis d’accord que pour un monde en paix, la Chine, la Russie, l’Europe, l’inde, le moyen-orient doivent travailler ensemble et cela implique que l’oligarchie financière anglo-saxonne soit mise hors d"état de nuire, c’est pas gagné car elle représente les intérêts de l’élite US, GB et en partie des capitalistes (les gros) européens issuent de l’ancien régime et de l’industrialisation du 18e au 20e.


                      • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 5 décembre 2008 20:24

                        a Cug

                        je n’oublie pas les capitales européennes classiques (paris, rome, berlin ..)

                        je dis que celles ci ne sont que des "filiales" de Washington au sein du maillage occidental .. Enfin soyons sérieux, quelle est leur marge réelle d’autonomie et de souveraineté, écrasée par échelon et intégré au coeur de lOTAN ... ?


                      • Yannick Harrel Yannick Harrel 5 décembre 2008 14:09

                        Bonjour,

                        Le passage sur la montée en puissance de l’Empire Américain mériterait d’être développé davantage. Ainsi bien peu de gens savent que la France est passée à deux doigts d’une nouvelle partition en 1945 : l’AMGOT ou Allied Military Government of Occupied Territories. Sans de Gaulle, nous n’aurions pas le pays sous sa forme actuelle et ce malgré la libération du territoire par les forces Américaines. Et notre monnaie aurait un curieux relent de dollars... 

                        Une histoire peu connue il est vrai mais véridique et qui démontre que même en temps de guerre les Alliés pensaient déjà aux rapports de force futurs (c’est la raison pour laquelle Churchill malgré son irritabilité envers le général a toujours tenu à l’avoir à ses côtés, et faciliter un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU).

                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Allied_Military_Government_of_Occupied_Territo ries&#13 ;

                        Cordialement


                        • hans 5 décembre 2008 17:57

                          Bonsoir Yannick, effectivement c’est totalement inconnu, je l’ai découvert dans les mémoires de De Gaule, bien sur il faut se "tapper les 12 volumes" mais certains sont superbement écrits quand il parle de la vie, de sa fille et de son épouse. Très étonnant et à découvrir.
                          Cordialement


                        • uchimizu uchimizu 5 décembre 2008 14:25

                          Cet article oublie un fait important : le système politique et économique américain a certes ses particularités, mais une grande partie de la population américaine est composée d’immigrés d’Europe de l’Ouest : anglais, allemands, italiens. Ceux-ci partagent avec l’Europe de l’ouest une religion (catholique ou protestante), mais aussi nombre de références culturelles, et aussi une certaine idée de la politique : les grandes déclarations françaises de 1789 ressemblent beaucoup à celles écrites aux Etats-Unis quelques années plus tôt.

                          Certes, chaque état agit d’abord pour son propre intérêt, et en tant que grande puissance, les Etats-Unis ont certainement à certains moments abusés de leur pouvoir, mais cela ne fait pas disparaitre les similarités culturelles entre européens de l’ouest et américains.


                          • Julius Julius 5 décembre 2008 17:01

                            C’est un bel exemple de messianisme russe. Moscou essaie toujours d’imposer lui-même comme un leader et le protecteur de l’Europe, alors qu’elle n’a pas été en mesure d’absorber la culture européenne. Tous les projets visent à rapprocher la Russie vers l’Europe a fini avec une catastrophe. Parfois, pour la Russie (1917, 1990), parfois pour l’Europe (1948). Les traces Mongol sont tout simplement trop lourde.

                            Dans la période actuelle, la Russie va quitter l’Europe et revient dans ses racines - le tsar Poutine, de l’idéologie orthodoxe, ...

                            Dans le même temps, la Russie partage le même patrimoine de l’espace atlantique. La coalition Russie-Europe-USA est naturel, et la seule possible si nous voulons résiste dans le "monde multipolaire". Il ya beaucoup de choses en commun, mais il ya des différences. Nous devons collaborer, mais ne pas essayer de forcer les autres. La Russie n’est pas notre grand frère, Moscou n’est pas notre capitale. Nous ne sommes que très proches partenaires.


                            • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 5 décembre 2008 20:35
                              					C’est un bel exemple de messianisme russe. Moscou essaie toujours d’imposer lui-même comme un leader et le protecteur de l’Europe, alors qu’elle n’a pas été en mesure d’absorber la culture européenne. Tous les projets visent à rapprocher la Russie vers l’Europe a fini avec une catastrophe. Parfois, pour la Russie (1917, 1990), parfois pour l’Europe (1948). Les traces Mongol sont tout simplement trop lourde.
                              Dans la période actuelle, la Russie va quitter l’Europe et revient dans ses racines - le tsar Poutine, de l’idéologie orthodoxe, ...

                              C’est l’union de Bruxelles qui a quitté l’Europe cher ami, ne vous en déplaise Poutine a été élu et l’orthodoxie est l’essence même de l’Europe (la Grece)

                              Dans le même temps, la Russie partage le même patrimoine de l’espace atlantique.


                              Le patrimoine de l’espace atlantique .... Faut arreter de lire Dantec coco ;)))
                              Je te parle d’un patrimoine continental de 2.000 ans d’histoire commune et non de 50 ans de colonisation américaine qui d’ailleurs ne durera pas 50 ans de plus ...

                              La Russie n’a aucune vocation ’"atlantique" mais à l’inverse pacifique et continentale.
                              L’Atlantisme est un mythe crée lar l’OTAN, pour l’OTAN pour les petits enfants : ’" l’atlantique c’est par la d’ou viennent les gentils avions de l’OTAN" .. etc etc
                              Allez racontez cela aux enfants serbes et irakiens ca leur plaiera beaucoup vous verrez ..



                            • Julius Julius 5 décembre 2008 23:26

                              Votre réaction prouve que mon observation est correcte.

                              > 50 ans d’American Colonization

                              Je me souviens très bien de 20 ans de la colonization par la Russie. Croyez-moi, l’Europe Centrale comprend "civilization" de Russie. Nous l’avons appris de troupes russes. Ils n’ont pas l’air très civilisé, je dirais qu’ils ressemblent plus à barbars.


                            • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 6 décembre 2008 10:13

                              @ julius qui dit ceci le 5 décembre 2008 à 23h26
                              							
                              							
                              							

                               
                              								Votre réaction prouve que mon observation est correcte.

                              Je me souviens très bien de 20 ans de la colonization par la Russie. Croyez-moi, l’Europe Centrale comprend "civilization" de Russie. Nous l’avons appris de troupes russes. Ils n’ont pas l’air très civilisé, je dirais qu’ils ressemblent plus à barbars


                              Je ne vois pas en quoi ma réaction donnerait du poids a votre précédente affirmation.

                              La grande diffférence est que l’Amérique d’aujourd’hui est la même que celle des années 45, en plus gourmande alors que la Russie d’aujourd’hui n’a PLUS RIEN a voir avec l’URSS ..

                              Donc ce que vous dites est une contre vérité ...


                            • aquad69 5 décembre 2008 17:12

                              Bonjour Alexandre Latsa,

                              point de vue intéressant avec lequel je serait assez d’accord, à quelques "détails" près.

                              D’abord, ne soyons pas trop idylliques ; imaginez un Monde où les USA se seraient effondrés, et éclatés eux-mêmes en quatre ou cinq petites entités, seriez-vous prêt à garantir que, dans le cadre d’une "grande Europe de Reykyavik à Vladivostok", sans contrepoid en face d’elle, la Russie ne profiterait pas "un peu" de la situation ?

                              Et puis... J’ai beaucoup de respect pour le Monde Orthodoxe : je pense qu’en matière de culture et de traditions spirituelles, il est resté beaucoup plus intègre, authentique et sérieux que le Monde du Christianisme romain. Mais il n’en reste pas moins vrai que l’on y ressent actuellement une très réelle dérive nationaliste, qui ne peut à la longue qu’étouffer ce qui lui reste de l’héritage d’origine, et produire à terme un point de vue sur les autres peuples tout aussi unilatéral et limité que celui de l’Occident colonialiste.

                              A ce sujet, je relève chez vous l’expression : "Les 5 siècles qui suivront verront l’Orient basculer sous la nuit ottomane". "Basculer sous la nuit" ottomane, c’est très révélateur ; et pourtant, historiquement et culturellement, à sa haute époque, l’empire ottoman s’est montré au moins aussi raffiné et civilisé que les nôtres. 

                              Mais je crains que la culture slave n’ait malheureusement en elle ce même défaut que l’on trouve chez les Occidentaux, celui de ne pouvoir voir ses voisins que comme des "camps" adverses, et de toujours finir par avoir vis à vis d’eux une attitude impériale, chaque fois qu’ils le peuvent.

                              Et pourtant.. je ne sais pas si ces choses-là vous intéressent, mais connaissez-vous "La Petite philocalie de la prière du coeur" ? C’est un recueil de sagesses issues d’enseignements spirituels de moines orthodoxes ; c’est très beau. Eh bien, traduisez chaque mot un peu technique par son équivalent en arabe, et vous obtenez un pur traité de soufisme !

                              Croyez-vous vraiment que l’Universel et Eternel puisse être différent à mille ans ou mille kilomètres près ? Et sans vouloir chercher aussi loin, si nos fins dernières sont les mêmes, pourquoi voudrait-on absolument ériger sa propre culture en modèle supérieur, et écraser les autres pour le prouver ?

                              Qu’elle le veuille ou non, la Russie, Orthodoxe à l’origine, est liée par son histoire à la culture de l’Islam et aux peuples d’Asie centrale. Si les Russes veulent jouer un rôle fédérateur dans l’établissement d’une "grande Europe" et de sa culture, il faudrait d’abord qu’ils retrouvent un horizon qui nous a toujours manqué, à nous autres Occidentaux, et qu’ils fassent preuve de leur capacité à accepter avec considération et respect des cultures autres que la leur, avec leurs différences et leurs diversités.

                              Cordialement Thierry



                              • armand armand 5 décembre 2008 17:40

                                Article lassant - une production de plus de la part d’un thuriféraire de Poutine. La Russie n’est pas plus l’Europe que l’Amérique. Cet empire asiatique, autoproclamé troisième Rome, était pendant la plus grande période de son histoire bien moins civilisé que son ennemi mortel islamique, que le sieur Alexandre a le culot d’appeler ’nuit ottomane’.

                                N’oublions pas que l’Angleterre et la France ont dû intervenir manu militari pour empêcher Nicolas I de trop s’étendre dans cette direction, et que la brillante contribution russe à l’Europe politique du XIXe siècle fut l’écrasement de la Pologne.

                                Quant aux racines de nos cultures, il existe une césure entre le monde orthodoxe et le monde catholique romain pratiquement aussi grande que celle qui sépare Christianisme et Islam. Je suis le premier à reconnaître que les Latins en sont la cause, mais le développement séparé et surtout les grandes rancoeurs qui en sont issues ne sont pas près de s’absorber. Une Russie qui retrouve ses racines religieuses en ce moment (et là pour le coup j’estime qu’il s’agit d’un fait positif, mettant fin à des décennies de cécité spirituelle) ne va certainement pas se rapprocher d’une Europe, structure laïque malgré quelques courants démocrates-chrétiens.

                                Surtout, je ne vois pas l’utilité d’en appeler à des rapprochements illusoires, essentiellement mus par des considérations, disons-le carrément, anti-américaines. Dans le monde multipolaire qui s’est mis en place, il y a comme puissances principales la Russie, l’Europe, les USA, la Chine, peut-être bientôt l’Inde. Entre eux il peut y avoir amitié, échanges et échanges fructueux. Mais aussi une bonne dose de rivalité : les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres. Comme au XIXe siècle.


                                • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 5 décembre 2008 22:52

                                  La Russie n’est pas plus l’Europe que l’Amérique.

                                  Celle la je la garde pour le betisier agoravox de l’année ;)

                                  Cet empire asiatique, autoproclamé troisième Rome, était pendant la plus grande période de son histoire bien moins civilisé que son ennemi mortel islamique, que le sieur Alexandre a le culot d’appeler ’nuit ottomane’.

                                  Je n’oserais dire que la Russie = asiatique mais eurasiatique ... Et moins civilisé ou pas, les Russes faisaient ce qu’ils voulaient chez eux.
                                  Quand à la "nuit ottomane" (miléna jokovitch ?) j’ose espérer que par descence et intelligence vous ne remettez pas en cause le calvaire lent de plusieures centaines d"années que les états des balkans ont subis .. Mais peut etre etes vous révisionniste après tout ....

                                  Quant aux racines de nos cultures, il existe une césure entre le monde orthodoxe et le monde catholique romain pratiquement aussi grande que celle qui sépare Christianisme et Islam.

                                  Je vous lis, je pense a alexis II et ke me dis : pensez vous ce que vous écrivez ?

                                  Je suis le premier à reconnaître que les Latins en sont la cause, mais le développement séparé et surtout les grandes rancoeurs qui en sont issues ne sont pas près de s’absorber. Une Russie qui retrouve ses racines religieuses en ce moment (et là pour le coup j’estime qu’il s’agit d’un fait positif, mettant fin à des décennies de cécité spirituelle) ne va certainement pas se rapprocher d’une Europe, structure laïque malgré quelques courants démocrates-chrétiens.

                                  C’est bien le probleme, l’europe s’est sans doute égarée pendant que la Russie renait ... ne voyez vous pas la le ’sens’ de l’article ?

                                  Surtout, je ne vois pas l’utilité d’en appeler à des rapprochements illusoires, essentiellement mus par des considérations, disons-le carrément, anti-américaines. Dans le monde multipolaire qui s’est mis en place, il y a comme puissances principales la Russie, l’Europe, les USA, la Chine, peut-être bientôt l’Inde. Entre eux il peut y avoir amitié, échanges et échanges fructueux. Mais aussi une bonne dose de rivalité : les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres. Comme au XIXe siècle.

                                  Oui mais les interets des européens sont proches de ceux des Russes ...


                                • Hieronymus Hieronymus 5 décembre 2008 23:53

                                  il existe une césure entre le monde orthodoxe et le monde catholique romain pratiquement aussi grande que celle qui sépare Christianisme et Islam

                                  Celle la je ne pouvais pas la laisse passer, pour connaitre assez bien les religions et la lithurgie des differentes eglises a notre epoque, aller affirmer que la difference est aussi forte entre le catholicisme et l’orthodoxie qu’entre Christianisme et Islam, faut oser le dire !
                                  Pour avoir vecu qq temps en Russie, je peux affirmer que non seulement il n’y a que peu de difference entre la societe russe et une societe occidentale latine, que dans la mentalite, les moeurs, tout est tres proche finalement mais au niveau de l’eglise et de la pratique religieuse, il y a me semble t il encore moins d’ecart entre le catholiscisme et l’orthodoxie qu’entre le catholiscisme et le protestantisme !
                                  Alors la difference avec l’Islam, vaut mieux pas commenter ..
                                  Les Russes s’adaptent remarquablement bien en France, en une generation ils sont totalement assimiles, des "Francais modeles", les exemples foisonnent !


                                • Internaute Internaute 6 décembre 2008 09:45

                                  @Armand
                                  ...et que la brillante contribution russe à l’Europe politique du XIXe siècle fut l’écrasement de la Pologne.

                                  On ne peut pas réduire les relations entre la Russie et le reste de l’Europe à la sinistre parenthèse judéo-communiste. Ce serait comme réduire la rôle de l’Allemagne en Europe à la période nazi.


                                • armand armand 6 décembre 2008 12:07

                                  internaute :
                                  qualifier le régime bolchevique de "juif" révèle la source de votre politique.
                                  Vous êtes tout simplement nazi.


                                • armand armand 6 décembre 2008 12:10

                                  Internaute :
                                  Mais cela n’a rien de surprenant, vue votre ignorance historique, puisque vous situez l’écrasement de la Pologne au XIXe siècle pendant l’intervalle "communiste-juif"...


                                • armand armand 6 décembre 2008 12:25

                                  Alexandre :
                                  Apparemment vous n’avez jamais séjourné aux USA - peuplé en grande partie de descendants d’Européens, d’ailleurs. Si le pays profond fait aussi peu européen que... la Sibérie, les grandes villes, dont New York, sont aussi européens que... Pétersbourg. Et je dirais même qu’un Parisien se sent plus chez lui à NY qu’à Londres.

                                  Mais vous conviendrez avec moi que tout cela est bien subjectif. Vous êtes russe, moi j’ai vécu toute mon enfance en Amérique, nous ne risquons pas de tomber d’accord sur ce point... smiley

                                  Sur la "nuit ottomane" je suis d’autant plus enclin à vous contredire que j’ai partagé votre analyse autrefois.
                                  La conquête turque a laissé de très grandes blessures dans tout le monde orthodoxe, au risque de provoquer un enfermement dans un dolorisme chargé de rancoeurs, de méfiance, de désir de revanche. Il n’empêche que les élites balkaniques ont été non seulement partie prenante dans l’Empire ottoman mais, à certaines époques, elles étaient l’Empire, car le dirigeant à tous les échelons. Et c’était bien cela une des raisons de la sauvagerie des réactions turques au début du XXe siècle - lui arracher les Balkans c’était priver l’Empire de ses forces vives. Mais apparemment vous n’arrivez pas à dépasser le symbole (très fort, de vous l’accorde) de l’islamisation forcée de "Tsargrad" (Constantinople) en 1453...

                                  Qu’il y ait un besoin spirituel en Europe de nos jours, je vous l’accorde. Très bien si vous trouvez votre compte dans le retour en force de l’Orthodoxie. Mais je ne vois pas ce que la France peu avoir là-dedans. Elle a sa propre voie - les Lumières, certes, mais la France est aussi Fille aînée de l’Eglise, et Saint-Louis a consacré Paris à Notre Dame. Elle n’a besoin de personne - à condition qu’elle fasse preuve de volonté. Si elle doit se ressourcer, c’est par là qu’elle doit regarder, et non vers la Moscovie, qui a sa propre voie.


                                • armand armand 6 décembre 2008 12:36

                                  Vous minorez l’importance du schisme de l’An Mil.
                                  Et c’est surtout pour un orthodoxe que cette césure est la plus forte. Mais vous êtes libre de vous trouver de grandes convergences avec l’Orthodoxie. En d’autres temps Pierre Loti et Claude Farrère se sentaient plus proches des musulmans ottomans...
                                  Je ne suis pas sûr que le Patriarche Alexis ait eu les mêmes sentiments pour le catholicisme de Jean-Paul II ! Et srtout, vous passez sous silence les liens étroits - et traditionnels entre Orthodoxie et puissance publique, là où en France le gallicanisme s’est imposé. Alexandre ne me dira pas le contraire, et je ne porterai pas de jugement là-dessus.

                                  Quant à l’assimilation des Russes Blancs - soit. Mais jusqu’à la troisième génération cette communauté, tout en participant à la vie artistique, économique de la France, ne souhaitait pas s’assimiler,car elle croyait toujours au retour dans la mère-patrie. Quand j’étais au lycée dans les années ’70, j’avais de nombreux condisciples russes-blancs, et ils étaient vraiment les premiers à se considérer - tout juste - comme français. Je vous renvoie à l’excellent ouvrage de Banine (femme de lettres azérie, réfugiée à Paris en 1920, que j’ai eu l’honneur de connaître), Jours Parisiens. Jusqu’à la fin, les premiers réfugiés et souvent leurs enfants se considéraient d’abord comme russes. Et c’était bien leur droit.


                                • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 6 décembre 2008 16:00

                                  Armand nous disait ceci : Apparemment vous n’avez jamais séjourné aux USA -

                                  Première contre vérité : Et si. En Floride, en Californie et à New York ..


                                  peuplé en grande partie de descendants d’Européens, d’ailleurs. Si le pays profond fait aussi peu européen que... la Sibérie, les grandes villes, dont New York, sont aussi européens que... Pétersbourg. Et je dirais même qu’un Parisien se sent plus chez lui à NY qu’à Londres.


                                  Deuxième contre vérité : ce n’est pas parce que le pays est peuplé de descendants d’européens que cela en fait un pays Européen (pas plus que l’australie ou le canada).

                                  Mais vous conviendrez avec moi que tout cela est bien subjectif. Vous êtes russe, moi j’ai vécu toute mon enfance en Amérique, nous ne risquons pas de tomber d’accord sur ce point... Sur la "nuit ottomane" je suis d’autant plus enclin à vous contredire que j’ai partagé votre analyse autrefois. La conquête turque a laissé de très grandes blessures dans tout le monde orthodoxe, au risque de provoquer un enfermement dans un dolorisme chargé de rancoeurs, de méfiance, de désir de revanche. Il n’empêche que les élites balkaniques ont été non seulement partie prenante dans l’Empire ottoman mais, à certaines époques, elles étaient l’Empire, car le dirigeant à tous les échelons. Et c’était bien cela une des raisons de la sauvagerie des réactions turques au début du XXe siècle - lui arracher les Balkans c’était priver l’Empire de ses forces vives. Mais apparemment vous n’arrivez pas à dépasser le symbole (très fort, de vous l’accorde) de l’islamisation forcée de "Tsargrad" (Constantinople) en 1453...

                                  Vous etes dans la digne ligne de Francois 1ier .... ce n’est pas la mienne.
                                  Contrairement à vous : je ne partage pas la tentation collaborationiste francaise (des turcs sous francois 1ier aux Allemands sous pétain ....)

                                  Qu’il y ait un besoin spirituel en Europe de nos jours, je vous l’accorde. Très bien si vous trouvez votre compte dans le retour en force de l’Orthodoxie. Mais je ne vois pas ce que la France peu avoir là-dedans. Elle a sa propre voie - les Lumières, certes, mais la France est aussi Fille aînée de l’Eglise, et Saint-Louis a consacré Paris à Notre Dame. Elle n’a besoin de personne - à condition qu’elle fasse preuve de volonté. Si elle doit se ressourcer, c’est par là qu’elle doit regarder, et non vers la Moscovie, qui a sa propre voix

                                  Je vous parle de l’Europe et non de la France, pouvez vous sortir une seconde votre esprit de l’Hexagone ?


                                • armand armand 6 décembre 2008 17:28

                                  Alexandre :

                                  S’agissant de l’européanité ou non des U.S.A. vous vous concentrez su la première partie de ma phrase - en effet, la seule hérédité ne suffirait pas - pour ignorer la deuxième. C’est mal !
                                  D’ailleurs je vais en rajouter - quand A. de Benoist nous dit (en gros) qu’en tant qu’Européen il ne se reconnaîtrait pas "mangeant des hamburgers à Brooklyn", il se plante : un brunch le dimanche matin sur Montague Street est européanissime...
                                  Et je suis sûr qu’un petit séjour à Brighton Beach et vous vous sentiriez parfaitement "at home" !

                                  Quant à la politique de François Ier, l’appeler ’collaborationiste’ me semble singulièrement ignare. Le roi de France était engagé dans une lutte à mort contre les Habsbourgs - s’allier aux Ottomans c’était de bonne guerre.
                                  Et si je rapproche cela de ce que vous me dîtes à propos de mon "hexagonalité", je commence à y voir plus clair. En somme, il faudrait que la France accepte, via l’Europe, de se placer sous l’aile protectrice d’un Empire. En somme, que si elle ne veut pas s’allier à la Russie, elle tomberait sous la férule des horribles cowboys d’outre-Atlantique..
                                  En passant, je ferai remarquer que vous reconnaissez là que la Russie est toujours un "Empire" - et nullement un Etat-Nation. A ce sujet quel dommage que Poutine n’ait pas limité ses ambitions et rétabli une forme constitutionnelle de Tsar ! Vous auriez pu, sans effusion de sang, proposer aux anciennes ’républiques’ une sorte de Commonwealth. Mais si je suis fondamentalement souverainiste, quoique avec raison, je crois tout de même que l’Europe peut fonctionner sans prendre ses ordres - ou son inspiration - ni à l’ouest, ni à l’est. Il lui manque, je vous l’accorde, le liant spirituel, religieux, que l’Orthodoxie a redonné aux Russes - c’est bien là d’ailleurs son problème principal. Mais il va falloir qu’elle le trouve toute seule, à moins d’être condamnée à n’être qu’une vague fédération administrative.


                                • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 6 décembre 2008 18:11


                                   s’allier aux Ottomans c’était de bonne guerre.

                                  Tout est dit !!!

                                  Et si je rapproche cela de ce que vous me dîtes à propos de mon "hexagonalité", je commence à y voir plus clair.

                                  Il etait temps :)

                                  En somme, il faudrait que la France accepte, via l’Europe, de se placer sous l’aile protectrice d’un Empire. En somme, que si elle ne veut pas s’allier à la Russie, elle tomberait sous la férule des horribles cowboys d’outre-Atlantique..

                                  Elle l’est déjà, forcee de suivre l’OTAN comme un caniche

                                  Mais si je suis fondamentalement souverainiste, quoique avec raison, je crois tout de même que l’Europe peut fonctionner sans prendre ses ordres - ou son inspiration - ni à l’ouest, ni à l’est. Il lui manque, je vous l’accorde, le liant spirituel, religieux, que l’Orthodoxie a redonné aux Russes - c’est bien là d’ailleurs son problème principal. Mais il va falloir qu’elle le trouve toute seule, à moins d’être condamnée à n’être qu’une vague fédération administrative.


                                  Et moi je vous dit par cet article qu’elle n’en a ni les moyens, ni la force, ni la capacité !


                                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 5 décembre 2008 17:47
                                   On a trop souvent dit que les difficultés durables du régime communiste de l’ex-U.R.S.S. s’expliquaient par le niveau extrêmement bas de la Russie tsariste en 1917 : "tragiquement sous-développé" selon Pierre Mendès-France ; "ce pays qui était, il y moins d’un demi-siècle, le plus arriéré d’Europe" lisait-on en avril 1962 dans Les Echos (article cité par le communiste Waldeck Rochet) ; "pays sous-développé, arriéré" écrivait encore Marc Sautet dans Un Café pour Socrate.

                                  En fait la Russie anté-bolchévique "n’était pas du tout la nation de sauvages dépeinte ensuite par la propagande communiste [1] ". Sur les plans scientifique et technique, la Russie de 1917 était un peu moins avancée que les grands d’Europe de l’Ouest (Angleterre, France, Allemagne, Italie), mais sans être arriérée pour autant. Sur le plan culturel, si elle n’avait pas de très grands philosophes ni de grands logiciens, les Lumières sont entrées en Russie grâce à Catherine II, et parmi ses philosophes on relève les noms de Piotr Tchaadaiev, Nicolas Tchernichevski et Nicolas Berdaiev. Sa littérature est universellement reconnue et admirée (Lermontov, Gogol, Dostoïevski, Tchékov, Tolstoï, Pouchkine, Tourguéniev, Nekrassov, Gorki, etc.), de même que sa musique (Borodine, Moussorgski, Rimski-Korsakov, Prokofiev, Tchaïkovski, etc.) et sa peinture (Roublev, Ivanov, Savrassov, Pérov, Kramskoï, Vroubel, Kandinski, Chagall, etc.)
                                   
                                  Voici les noms de 57 savants russes des XVIIIe, XIXe et début XXe siècles. Plusieurs d’entre eux, signalés par un *, appartenaient à l’Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg, fondée en 1725, ou à l’Académie des Sciences de Russie.
                                   
                                  Références :
                                  Dictionary of Scientific Biography, Ch. Scribner’s Sons, NY, 1975.
                                  J. Angenault, La Chimie. Dictionnaire encyclopédique, Paris : Dunod, 1995.
                                   
                                  * * * * *
                                   
                                  P.S. Alexandrov, 1896/, topologie algébrique.
                                  N.I. Andrusov, 1861/1924, géologie, paléontologie.
                                   
                                  A.N. Bach, 1857/1946, chimie.
                                  V.M. Bechterev, 1857/1927, psycho-physiologie.
                                  S.N. Bernstein, 1880/1968, mathématiques.
                                  A.P. Borodine, 1833/1887, chimie.
                                  A. Boutlerov, 1828/1896, chimie.
                                  V.Y. Buniakowski*, 1804/1889, mathématiques.
                                   
                                  D.F. Egorov, 1869/1931, mathématiques.
                                   
                                  B.B. Golitsyne, 1862/1916, physique.
                                   
                                  G.H. Hess, 1802/1850, chimie.
                                   
                                  V.N. Ipatieff, 1867/1952, chimie.
                                   
                                  A.P. Karpinski*, 1847/1936, géologie.
                                  A.Y. Khintchine, 1894/1959, mathématiques.
                                  S.K. Kostinski, 1867/1936, astronomie.
                                  N. Kostyleff, 1876/1956, psychologie.
                                  A.O. Kovalevski, 1840/1901, embryologie.
                                  S.V. Kovalevskaia, 1850/1891, mathématiques.
                                  M.A. Kovalsky, 1821/1884, astronomie.
                                  A.N. Krylov*, 1863/1945, mathématiques.
                                   
                                  M.A. Landau, 1889/1957, chimie.
                                  E.K. Lenz*, 1804/1865, électro-magnétisme.
                                  A.M. Liapounoff*, 1857/1918, mathématiques.
                                  N.I. Lobatchevsky, 1792/1856, mathématiques.
                                  V.M. Lokhtine, 1849/1919, hydrologie.
                                  M.V. Lomonossov, 1711/1765, physique-chimie.
                                  N.N. Lousine, 1883/1950, mathématiques.
                                   
                                  A.A. Markov*, 1856/1922, mathématiques.
                                  D.I. Mendeleiev, 1834/1907, chimie.
                                  E. Metchnikoff, 1845/1916, biologie.
                                   
                                  G.N. Neuymin, 1886/1946, astronomie.
                                   
                                  M.V. Ostrogradski*, 1801/1862, mathématiques.
                                   
                                  I.P. Pavlov, 1849/1936, physiologie, prix Nobel 1904.
                                  I.G. Pétrovski, 1801/1873, mathématiques.
                                  A.A. Popov, 1859/1906, électromagnétisme.
                                  I.I. Privalov, 1891/1941, mathématiques.
                                   
                                  Selinsky, 1861/1953, chimie.
                                  I. Setchènov, 1829/1905, psycho-physiologie.
                                  V.M. Severgine, 1765/1826, minéralogie.
                                  Sikorsky, 1889/1972, aéronautique.
                                  Y.K. Sokhotsky, 1842/1927, mathématiques.
                                  D.I. Sokolov, 1788/1852, géologie.
                                  O.I. Somoff, 1815/1876, mathématiques.
                                  N.Y. Sonin, 1849/1915, mathématiques.
                                  M. Sousline, 1894/1919, mathématiques.
                                  V.V. Stepanov, 1889/1950, mathématiques.
                                   
                                  P.L. Tchebichev*, 1821/1894, mathématiques.
                                  N.G. Tchébotarev, 1894/1946, mathématique.
                                  D.K. Tchernov, 1839/1921, métallurgie.
                                  M.S. Tswett, 1872/1919, botanique.
                                   
                                  P.S. Urysohn, 1898/1924, mathématiques.
                                   
                                  S.I. Vavilov, 1891/1951, physique.
                                   
                                  A. Zaitsev, 1841/1910, chimie.
                                  N. Zinine, 1812/1880, chimie organique.
                                  E.I. Zolotareff, 1847/1878, mathématiques.
                                  N.E. Zhukovsky, 1847/1921, maths appliquées et mécanique.
                                  N.N Zubov, 1885/1960, océanographie.
                                   
                                   
                                   

                                  [1] J.F. Revel, "L’essentielle identité du fascisme rouge et du fascisme noir", Commentaire, n° 81, printemps 1998, p. 232.
                                   

                                  • armand armand 5 décembre 2008 18:10

                                    courouve :

                                    Parfaitement exact - mais assorti d’un bémol, puisque cet immense Empire comprenait à la fois des secteurs en avance et des vastes campagnes qui avaient peu évolué depuis l’abolition du servage par Alexandre II.
                                    Il y a eu un fabuleux rattrapage durant la période ’constitutionnelle’ consécutive aux troubles de 1905 - si les dirigeants de la Russie et de l’Europe ne s’étaient pas laissés entraîner dans le suicide collectif d’août 1914, on aurait pu imaginer la poursuite de ce processus. En somme, si Nicolas II avait écouté Raspoutine... smiley

                                    N’oublions pas qu’une grande partie des forces vives ont émigré après la Révolution - les Russes blancs ont effectivement manqué à la Russie soviétique tout en enrichissant de leurs talents l’Europe et les Etats-Unis.


                                  • calipika calipika 5 décembre 2008 19:14

                                    Courouve,

                                    La Russie Tsariste de 1914 n’était pas un pays sous-développé sur le plan scientifique ou philisophique. Par contre c’était une dictature très violente ( répression de la révolution de 1905 ), très en retard sur l’Europe de l’Ouest d’un point de vue industriel et qui vient de perdre le guerre sino-russe de 1904-1905 qui en fait la première puissance de la vieille Europe a s’incliner militairement devant un pays non Européen.

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