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Accueil du site > Actualités > International > Mythe du mur de Berlin et vrai mur de la Honte en Palestine

Mythe du mur de Berlin et vrai mur de la Honte en Palestine

« Tout ce que les communistes vous ont dit du communisme était faux, mais tout ce qu’ils vous ont dit du capitalisme était vrai. »

Proverbe russe

« Ich bin in Berliner », « Je suis un Berlinois » s’exclamait J.F. Kennedy venu soutenir les Berlinois au plus fort du blocus : résonne encore dans nos oreilles de naïfs bercés par la doxa occidentale au point que l’on croyait tout ce qu’on nous disait -le « on » symbolisant les médias occidentaux. Nous avons comme pour le cinéma hollywoodien vibré et communié avec ceux que l’on nous présentait comme faible avec naturellement le « Zorro » redresseur de torts qui fait qu’on applaudissait à la fin des films. Je veux dans cette contribution « déconstruire » le mythe du mur de Berlin et parler d’un vrai mur, celui de la honte, celui de la force injuste contre le peuple opprimé de Palestine.

 

Pourquoi le mur a été construit ?

William Blum nous explique pourquoi le mur a été construit : (...) Pour commencer, rappelons qu’avant que le mur soit construit, des milliers d’Allemands de l’Est faisaient quotidiennement la navette entre Berlin Est et Berlin Ouest pour leur travail, c.-à-d. rentraient chez eux tous les soirs. Ils n’étaient donc aucunement retenus à l’Est contre leur volonté. Le mur a été construit principalement pour deux raisons :

1. L’Ouest était en train de harceler l’Est par une forte campagne de recrutement de professionnels et d’ouvriers hautement qualifiés, qui avaient été éduqués aux frais du gouvernement communiste. Cela finit par provoquer à l’Est une sérieuse crise de la production et de la main-d’oeuvre. À titre indicatif, le New York Times notait, en 1963 : « L’érection du mur a fait perdre à Berlin Ouest à peu près 60.000 ouvriers très qualifiés, qui se rendaient chaque jour de leurs domiciles de Berlin Est à leur lieu de travail de Berlin Ouest ». New York Times, 27 juin 1963, p.12

2. Pendant les années 50, les « guerriers froids » américains de Berlin Ouest ont déclenché une brutale campagne de sabotages et de subversion contre l’Allemagne de l’Est, dont le but était de détraquer sa machine économique et administrative. La CIA et d’autres services militaires d’espionnage US ont recruté, équipé, entraîné et financé des activistes, individuellement ou par groupes, tant à l’Est qu’à l’Ouest, pour exécuter des actions qui, couvrant tout le spectre des possibilités, allèrent du terrorisme à la délinquance juvénile : n’importe quoi qui pût rendre la vie difficile aux citoyens d’Allemagne de l’Est, et affaiblir le soutien qu’ils apportaient à leur gouvernement, n’importe quoi qui pût donner des cocos une mauvaise image. (...)(1)

  Petit retour en arrière : Egon Krenz dernier président du Conseil d’État de la République démocratique allemande (RDA) évoque la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme. : « L’histoire me libérera.(...) Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. Je pense à tous ceux qui ont perdu leur travail alors qu’ il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en oeuvre pour éviter la prison aux nazis ? (..) Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Avec la disparition de la RDA, c’est une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée ».

 « Avec le chancelier Kohl, nous avions décidé d’ouvrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée par mon gouvernement au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement, non pas l’ouverture de passages, mais la « destruction du mur ». J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev, le 1er novembre 1989, à Moscou. Quatre heures d’entretien. Je lui ai dit : « Que comptez-vous faire de votre enfant ? » II me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu ’entendez-vous par là ? » J’ai poursuivi : « Que comptez-vous faire de la RDA ? » II m’a dit : « Egon, l’unification n’est pas à l’ordre du jour. » Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl. » Au même moment, Gorbatchev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos. Egon Krenz, le « Gorbatchev allemand », disait-on à l’époque. En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment car l’interprétant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à démocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette, j’aurais honte. (...) L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement mort. Je considère que j’ai failli. À d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.(2)

 Une autre version moins édulcorée lui attribue un rôle trouble. C’est Egon Krenz avec trois autres membres qui poussa Erich Honecker vers la sortie avec la bénédiction de Gorbatchev. Nous lisons : (...) Quant à la direction soviétique livrée au courant liquidateur de Gorbatchev et des traîtres qui l’entourent, elle encourage et favorise le mouvement. Le chef de l’Etat et du Parti communiste soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, engagé lui-même dans le même processus liquidateur, leur a déjà souhaité « bonne chance », rapporte Harry Tisch, un des comploteurs, alors chef de la « Fédération libre des syndicats de RDA », parti à Moscou chercher du soutien. Le 17 octobre, la succession de Honecker est mise à l’ordre du jour de la réunion du bureau politique. Lors du tour de table, Honecker ne trouve pas de soutien, même chez ceux en qui il avait confiance. La trahison est complète et définitive. Egon Krenz est élu à la succession de Honecker le 18 octobre. Il ne parviendra pas à rester au pouvoir. Comme leur modèle Gorbatchev, les opportunistes ont ouvert la voie du malheur pour leur peuple. Quelques semaines après les premiers « McDo » ouvrent à Moscou. Quant à Erich Honecker, il est mort en mai 1994 il avait été emprisonné par le régime libéral de RFA. Réfugié à Moscou, il avait été livré par Eltsine.

 La France a essayé d’empêcher la réunification. François Mitterrand a-t-il raté la réunification allemande ? s’interroge PierreHaski. La polémique, d’abord historique mais pas seulement, a repris depuis la publication, à Londres, de documents déclassifiés par le Foreign Office, et en particulier des notes d’entretiens entre le président français et Margaret Thatcher, alors Premier ministre. Ce soupçon de loupé diplomatique majeur pèse sur François Mitterrand depuis des années. Pourtant, pour avoir suivi comme correspondant diplomatique de Libération à l’époque, toutes les étapes de cette page d’histoire, j’ai ressenti comme beaucoup d’autres l’immense flottement, le sentiment d’un homme qui était à contre-courant de l’histoire sans pour autant commettre de faute irréparable. On n’est pourtant pas passé loin si l’on en croit les documents britanniques, et en particulier cette conversation, début décembre, entre Mitterrand et Thatcher, dans laquelle ils font surenchère de références à la Seconde Guerre mondiale, et se renforcent mutuellement dans leur soupçon vis-à-vis du géant allemand qui renaît. Mitterrand redoute de voir Français et Britanniques se retrouver « dans la situation de leurs prédécesseurs dans les années 30, qui n’avaient pas su réagir » au désir d’hégémonie allemande. Et Maggie Thatcher sort de son célèbre sac à main une carte d’Europe découpée dans un journal d’avant-guerre...(3)

 Dans ses mémoires, Kohl a écrit avoir été très déçu par Mitterrand, qui en aparté se serait révélé très hostile à la réunification. Ce qui a le plus agacé Kohl, c’est que Mitterrand lui parle avec insistance de la ligne Oder Neisse, comme si on était avant guerre. Il en a été vexé dit-il, et n’a pas pardonné. La réunification a été le grand moment du chancelier Kohl, son heure de gloire et son titre incontestable pour la postérité. On est donc loin du main dans la main de la fameuse photo que, visiblement, Kohl a voulu gommer dans ses mémoires.

La chute du mur : pour le meilleur comme pour le pire

La suite est tristement connue. Ce sera la « réunification officielle », en fait une opération de colonisation de l’Est par l’Ouest, où l’ex-RDA sera livrée au capitalisme sauvage et au chômage. L’exemple de Leipzig, capitale industrielle de la RDA, qui rivalisait techniquement avec l’Occident dans les années 60-80, est significatif. « Leipzig ville fantôme » le Courrier International (Paris) « La municipalité incite les propriétaires à faire démolir leurs immeubles, car ils ne les loueront plus jamais », résume Der Spiegel. « Ensuite, ils sont invités à faire don des terrains à la ville. Quant à ceux qui refusent, ils finiront par vendre leur bien, devenu inexploitable, à très bas prix, estiment les urbanistes ». http://www.pcn-ncp.com/dossier/ddr/ddr2.htm

 On aurait pensé alors, propagande aidant, que la libération était synonyme de bonheur. Il n’en fut rien. En 1999, USA Today écrivait « Quand le Mur de Berlin est tombé, les Allemands de l’Est se sont imaginé une vie de liberté et d’abondance, où les difficultés auraient disparu. Dix ans plus tard, un remarquable 51% aux élections a fait savoir qu’ils étaient plus heureux sous le communisme ». USA Today, 11 octobre 1999, p.1. Vingt ans plus tard, le capitalisme a pu envahir le monde, se propager à toute allure, matérialisé par des McDo, des parcs d’attractions, des jeans et des chewing-gums. Mais qu’ont-ils véritablement gagné ? Pourquoi ne pas aussi parler d’une absence de chômage, d’une société sans SDF où chacun pouvait trouver sa place, ce que regrettent grandement aujourd’hui les populations d’Europe de l’Est. Sans compter que la pauvreté de la RDA s’explique par le fait qu’elle a dù supporter seule les dommages de guerre dues par l’Allemagne à l’URSS, la RFA étant exonérée et bénéficiant au contraire d’un généreux plan Marshall...Les Allemands de l’Est en sont à redécouvrir l’Ost-algie d’avant...

Pourquoi ne pas parler des autres murs notamment de celui au Sahara Occidental qui prend en otage les velléités d’indépendance des Saharaouis ? Pourquoi ne pas parler du « vrai mur de la honte » de plusieurs kilomètres qui défigure la Jordanie, obligeant chaque matin des milliers de Palestiniens à faire d’énormes détours pour aller travailler chez les colons israéliens, ou pour rentrer le soir ne sachant pas s’ils peuvent ou non passer selon le bon vouloir et les humiliations au quotidien de la part des soldats. Un tollé d’indignation n’a rien pu faire ! Il est vrai que la Cour Internationale de Justice a déclaré illégal ce mur et a demandé son démantèlement. Peine perdue. Le mur continue d’être peaufiné : les Palestiniens seront « comme des cafards dans un bocal » pour reprendre l’expression appropriée d’un général israélien...

Le vrai mur de la honte

Marquant le 20e anniversaire depuis la chute du mur de Berlin, les Palestiniens ont démoli ce vendredi dans le village cisjordanien de Ni’lin, un pan de mur [d’Apartheid] construit par Israël.Lors de la manifestation hebdomadaire contre le mur, qui traverse le centre du village situé dans la région de Ramallah et isole les habitants de 60% de leurs terres agricoles, quelque 300 manifestants ont méthodiquement démantelé une section en béton avant que les forces israéliennes n’ouvrent le feu. Ils ont brûlé des pneus et abattu une dalle de béton de huit mètres de haut en s’aidant d’un vérin mécanique pour voiture. « Il y a vingt ans, personne n’imaginait que la monstruosité d’un Berlin divisé en deux pourrait jamais être abattue, mais il n’a fallu que deux jours pour le faire », a déclaré Muhib Hawaja, un des manifestants, au journal israélien Yedioth Aharonot. « Aujourd’hui, nous avons prouvé que nous aussi pouvions l’imposer, ici et maintenant. Ce sont nos terres au-delà de ce mur, et nous n’avons pas l’intention d’accepter son existence. Nous triompherons car la justice est de notre côté. »(4)

 Pour rappel commencé en juin 2002, le Mur de séparation devrait faire plus de 703 kilomètres de long, soit deux fois la longueur des frontières de 1967 avec la Cisjordanie et quatre fois plus long que le Mur de Berlin. Le Mur atteint à certains endroits 8 mètres de hauteur, plus de deux fois celle du Mur de Berlin. A d’autres endroits, le Mur est constitué d’une barrière métallique électrifiée entourée de tranchées de patrouilles, des fils barbelés et des détecteurs de mouvements. (Comme la ligne Morice en Algérie Ndlr). Le Mur s’enfonce profondément en Cisjordanie, divisant des villes, des villages et leurs périphéries, séparant les familles. Le Mur empêche les paysans palestiniens d’accéder à leurs terres ; les étudiants de se rendre à leurs écoles ; les malades, les personnes âgées et les femmes enceintes d’accéder aux soins de santé de base.

  Pourtant, l’Avis consultatif de la CIJ édicté le 9 juillet 2004, est on ne peut plus clair : « L’édification du Mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire en territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au Droit International » (paragraphe 163), ; « Israël est dans l’obligation de mettre un terme aux violations du Droit International dont il est l’auteur ; il est tenu de cesser immédiatement les travaux d’édification du mur qu’il est en train de construire dans le Territoire Palestinien Occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est, de démanteler immédiatement l’ouvrage situé dans ce territoire ; Israël est dans l’obligation de réparer tous les dommages causés par la construction du Mur dans le Territoire Palestinien Occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est. » « Cette construction, s’ajoutant aux mesures prises antérieurement, dresse ainsi un obstacle grave à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination et viole de ce fait l’obligation incombant à Israël de respecter ce droit. » (paragraphe 121) (5). Tout est dit : nous attendons la justice des hommes.

1.William Blum : Le Mur de Berlin, un mythe de la guerre http://www.legrandsoir.info/Gueriss...

2.Egon Krenz : « L’avenir sera le socialisme ou la barbarie » José Fort L’Humanité 6 11 2009

3.Pierre Haski Quand Mitterrand tentait de ralentir la réunification allemande. Rue89 15/09/2009

4. 20 ans après la chute du mur de Berlin, les Palestiniens abattent un pan du Mur d’Apartheid. 7 novembre 2009 sur le site info-palestine.net Ma’an News Agency

5.http://www.oxfamsol.be/fr/Mur-de-separation-en-Palestine-l.html 10.11.2006

 

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

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112 réactions à cet article    


  • pigripi pigripi 9 novembre 2009 13:16

    On peut toujours gloser sur les motifs et les responsabilités de l’érection du mur de Berlin, en plein guerre froide entre l’Urss et les USA.

    Mais si ce mur avait été aussi anodin que l’auteur de l’article le suggère on se demande pourquoi des milliers de Berlinois de l’Est sont morts sous les balles de Vopos (VolksPolizei) pour passer à l’Ouest, pourquoi des milliers de Berlinois ont sauté par les fenêtres pour passer de l’autre côté, pourquoi des milliers se sont cachés dans des endroits invraisemmblables, on pris des risques insensés et abandonné tous leurs biens pour quitter le « paradis » socialiste...

    J’étais à Berlin en 1965 et j’y suis restée 9 mois.
    J’ai fait des heures de queue pour sortir de cette enclave en pleine Allemagne de l’Est. tandis que les Vopos fouillaient minutieusement les voitures à la recherche de personnes évadées de leur paradis.
    J’ai vu les miradors qui encerclaient la ville, avec une double rangée de barbelés, au milieu des chiens loups sur une laisse glissante pour pouvoir courser les fuyards du paradis, la large bande de sable ratissée tous les jours pour relever les empreintes des évadés, les soldats en armes debout sur les quais du métro qui passaient sous Berlin Est, ces stations étant bloquées par les Vopos , kalatchnikov dressée, toujours vigilants. J’ai entendu des militaires qui revenant d’exercice disaient avoir trouvé un « oiseau » caché dans leur camion ou leur tank J’ai vu les fenêtre murées des immeubles qui surplombaient le mur côté Est.
    J’ai vu les magasins d’alimentation vides à Berlin Est, les gens faisant la queue pour profiter du dernier arrivage de choux ou de saucisses.
    J’ai rencontré des gens qui s’étaient évadés du paradis communiste avec une pauvre chemise sur le dos n’ayant pas hésité à tout abandonner pour, comme Kravtchenko ou Baritchnikov « choisir la liberté ».

    Alors le parallèle entre le mur de Berlin et le mur israélien est complètement dénué de fondement.


    • abdelkader17 9 novembre 2009 14:23

      @Pgripi
      « Alors le parallèle entre le mur de Berlin et le mur israélien est complètement dénué de fondement. »
      elle est bonne la blague

      Trois organisations médicales, Médecins du Monde (MDM) - France, Physicians for Human Rights (PHR) - Israël et la Société du Croissant Rouge Palestinien (PRCS) lancent une campagne sur l’impact du Mur sur la Santé. S’appuyant sur les oeuvres d’artistes israéliens et palestiniens de renom, cette campagne ciblera le public local avant de se déplacer dans plusieurs villes d’Europe.

      Depuis juin 2002, la construction du Mur a ajouté une nouvelle série d’obstacles venus isoler, fragmenter et ainsi détériorer le système de santé palestinien.

      le Mur d’annexionUn tiers du Mur a déjà été construit illégalement, et la construction se poursuit

      Chiffres :

       Sur les 622 km prévus pour le Mur, 255 km sont déjà construits ou en cours de construction. 85 % du tracé prévu du Mur ne suit pas le tracé de la Ligne Verte et empiète sur la Cisjordanie. La longueur prévue du Mur est le double de celle de la Ligne verte.

       Une fois le Mur terminé, 93 200 Palestiniens habiteront entre le Mur et la Ligne verte.

       32,7 % de tous les villages de Cisjordanie n’auront pas accès libre et ouvert à leur système de santé à cause du Mur. Ce chiffre atteindra 80,7 % dans les zones fermées et dans les enclaves.

       10 000 patients souffrant de maladies chroniques n’ont pas accès aux services médicaux essentiels. 117 600 femmes enceintes, dont 17 640 ayant des grossesses à risque pourraient avoir des difficultés à accéder aux soins prénataux, à l’accouchement en hôpital et aux soins postnataux. 133 000 enfants de moins de cinq ans risquent de ne pas pouvoir bénéficier à temps, ou même du tout, de tous les vaccins nécessaires.

       26 centres de soins de santé primaire ont été isolés du reste du système de santé palestinien par le Mur. 52 % des médecins travaillant dans ces cliniques sont retardés pour accéder à leur lieu de travail, ou ne peuvent y accéder.

      Le Mur est le symbole final et le plus visible d’un ensemble de barrières physiques et administratives, qui restreignent la vie et la liberté de mouvement des Palestiniens dans les Territoires occupés. Parce qu’il ne respecte pas la Ligne verte et empiète à l’intérieur de la Cisjordanie, le tracé du Mur est à la fois disproportionné dans son impact sur la santé et illégal. Il ne respecte ni les Droits de l’Homme, ni le Droit international humanitaire.

      Les présidents des trois associations, Dr Françoise Jeanson, Dr Ruchama Marton and Younis Al Khatib parleront d’une même voix et présenteront un positionnement commun sur la question lors de deux conférences de presse, le 14 février à Tel Aviv et le 15 février à Ramallah.

      A cette occasion, Médecins du Monde rendra public un rapport intitulé L’ultime barrière, impact du Mur sur le système de santé palestinien, basé sur 83 témoignages recueillis sur le terrain auprès de patients et de personnel médical.

      Afin de sensibiliser le grand public à la question, les associations ont collaboré avec 14 artistes israéliens et palestiniens. Un ensemble de posters sur le Mur a été réalisé sous le direction artistique de Miki Kratsman, photographe israélien, et de Amer Derbas, photographe et peintre palestinien. Ces oeuvres présentent différentes expressions artistiques du Mur et mettent en avant la collaboration entre les deux sociétés civiles, comme moyen d’apporter un changement positif dans la région.

      Le 17 février prochain, les posters, composés des oeuvres artistiques et d’informations médicales liées au Mur, seront insérés dans Ha’ir, magazine de Tel Aviv et dans Al Quds, quotidien palestinien. La campagne artistique sera ensuite déclinée à travers une exposition qui se déplacera dans plusieurs villes d’Europe.


    • abdelkader17 9 novembre 2009 20:19

      @Léon
      "Doit-on s’étonner ensuite si des antisémites prétendent que la défense de Polanski par Finkielkraut ne repose que sur le fait que Polanski soit juif..."

      j’ai failli vous réhabilitez,ça ne sera pas pour ce soir,c’est le principe de défense communautaire tout simplement,vous oubliez la Brigade à BHL et toute l’équipe.
      anti ces mythes en effet,je n’ai jamais cru aux fables de terre promise et de peuple élu pas vous ? hahaha
       


    • M.Junior Junior M 10 novembre 2009 06:20

      Ils sont moins de 200 à avoir été tué pour traverser le mur même si c’est déjà trop, nous n’en sommes pas à des milliers.

      Doit-on attendre de battre le record de 6,5 millions de tués pour agir en Palestine ?


    • Mannalaugar 10 novembre 2009 11:46
      Petite correction après deux minutes de recherche sur Internet à propos des « milliers de berlinois de l’Est morts sous les balles des Vopos »
       En 28 ans, 136 personnes sont mortes au Mur de Berlin

      12/08/2009 07:02

      Au moins 136 personnes ont été tuées au Mur de Berlin jusqu’à sa chute en 1989, selon une étude d’experts publiée pour coïncider avec le 48ème anniversaire de sa construction le 13 août 1961. Nonante-huit Allemands de l’Est ont été tués ou se sont tués en tentant de franchir le Mur qui séparait Berlin-est de Berlin-ouest, selon l’étude réalisée par la Fondation de Potsdam pour les études historiques et par la Fondation du Mur.

      Un total de trente personnes, de l’Est comme de l’Ouest, ont également été tuées au mur, sans qu’elles aient eu l’intention de le franchir, tandis que huit gardes-frontière est-allemands ont été tués dans des échanges de tirs lors de tentatives d’évasion le long des 154 km du mur érigé tout autour de l’enclave que formait Berlin-ouest à l’intérieur du territoire de l’Allemagne de l’Est.

      Ces chiffres ne prennent pas en compte les personnes tuées lors de tentatives pour passer la frontière entre l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest.

      Le bilan des morts du mur prête depuis des années à controverse, certains instituts affichant des chiffres plus élevés car comprenant, par exemple, les 251 personnes, pour la plupart âgées, mortes de crise cardiaque lors de contrôles ou peu après des contrôles aux points de passage du Mur.

      Selon cette dernière étude, seize cas demeurent à ce jour non-élucidés.

      Quelque 5000 personnes ont réussi à s’échapper en passant le mur en fraude durant les 28 ans de son existence, selon d’autres recherches.

      LeVif.be, avec Belga

      Pour dire à quel point vous et vos milliers de cadavres participer au « mythe du Mur de Berlin » dénoncé par l’auteur et qui lui donner raison par conséquent.

      Amicalement.


    • Mannalaugar 10 novembre 2009 11:49

      « ...lui donnez raison... » arghhh


    • M.Junior Junior M 10 novembre 2009 14:57

      http://www.lepost.fr/article/2009/11/10/1783321_le-ptit-pas-de-l-homme-pour-un-grand-pas-pour-la-liberte.html

      Le mur de la honte se construit chaque jour sous nos yeux et avec l’accord de l’ONU. Heureusement que le rapport Goldstone a été accepté !

      Crime contre l’humanité Bravo Israel une belle leçon du devoir de mémoire !


    • USA 613 9 novembre 2009 13:17

      Ces photos de murs où ont elles été prises ????
      1) seérie de photos
      http://images.google.fr/images?hl=fr&source=hp&q=belfast+mur+photos&rlz=1R2GGLL_fr&um=1&ie=UTF-8&ei=Awb4SszBJ8mrjAf9-LXUCQ&sa=X&oi=image_result_group&ct=title&resnum=1&ved=0CBMQsAQwAA
      2) autre photo
      http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://medias.fluctuat.net/medias-factory/img/5/9/1/273195.jpg&imgrefurl=http://societe.fluctuat.net/diaporamas/le-tour-du-monde-des-murs-de-separation/Les-Peacelines-de-Belfast-1-.html&usg=__NfBahrVdLB9iTsNnvEBNJCPulag=&h=444&w=670&sz=213&hl=fr&start=5&um=1&tbnid=wK7ObeX8ZG2OUM :&tbnh=91&tbnw=138&prev=/images%3Fq%3Dbelfast%2Bmur%2Bseparation%2Bphotos%26hl%3Dfr%26rlz%3D1R2GGLL_fr%26um%3D1

      Où y a-t-il des murs dans le monde ?
      Inde - Pakistan
      Espagne - Maroc
      Irlande et en particuliers à Belfast... il y a de très belles photos de certaines rues sur internet

      Sont-ce les seuls murs dans le monde ?
      A vous de compléter
      Il y en a d’autres
      Même dans les pays ARABES ou MUSULMANS
      etc....

      Pour quelles raisons y en a-t-il entre Il & PL ?

      Un médecin arabe musulman israélien de Jérusalem doir regretter à l’heure qu’il est que ce mur n’ait pas été érigé plus tôt. Alors que le mur n’existait pas encore son fils faisait du jogging un snipper palestinien se cachant dans une maison d’habitation sur l’autre flanc de la vallée (Jérusalem et les villages arabes en face = une multitude de collines et de vallées) a tiré et abbatu le jogger.

      Bad luck pour le snipper palestinien et ses chefs
      TOUS se félicitaient d’avoir fait mouche sur un sioniste
      Ils venaient d’abattre un jeune arabe israélien de confession musulmane & chrétienne être pris pour des sionistes puisqu’ils vivent et circulent en TOUTE liberté à travers TOUT Israël.
      C’est cela le sort peu enviable des victimes arabes musulmanes ou chrétiennes en Israël
      Idem avec les Arabes de Narazareth dont 2 fillettes ont été déchiquetées par des rockets inoffensives du Hezbollah avant ou lors de la guerre du Liban
      Donc OUI les Arabes israéliens sont maltraités et massacrés
      Mais par qui ?
      INTOX quand tu me tiens

      Quels murs se justifient et pour quelles raisons ? La faute à qui ?

      Comme déjà écrit plusieurs fois sur ce site tant que les Palestiniens et le Hezbollah dont on ignore ou passe sous silence les actions des uns au Sud et des autres au Nord avec des importations massives de miciles (cf l’arraisonnement du Katrina à l’époque et celle du Francop la semaine passée)
      TOUT cela avec la COMPLICITE ACTIVE tant de l’armée libanaise que de la FINUL au Sud Liban 

      PAS de doute un de ces 4 il va y avoir des morts au sein de la FINUL .... la faute au Hezbollah, au Liban, à l’ONU et à l’Occident au fait de tout ce qui se prépare côté Hezbollah... comme par hasard... AUCUN intérêt circulez il n’y a rien à voir

      Réjouissances en vue....

      Alors le mur demandez à ce médecin arabe israélien ce qu’il en pense
      Le mur eut été là son fils continuerait de faire du jogging
      S’il n’y avait pas de snippers dans les habitations des voisins palestiniens en face il n’y aurait pas besoin du mur entre eux.

      Le Mur une façon d’éviter d’autres décès d’Arabes israéliens pris pour des sionistes, N’est-ce pas une mesure sympathique du gouvernement israélien ?
       
      Merci de lister les autres murs qui existent à travers le monde
      Il y en a d’autres
      Israël a érigé ce mur mais pour quelles raisons ?
      Les autres pour quelles raisons ?
      Alors qui de pouvoir justifier la nécessité de monter un mur

      Quant à la honte...
      Honte à qui ?
      Honte à ceux qui forcent l’autre à ériger un mur pour protéger ses citoyens
      Honte à ceux qui recourent à l’intox et qui se servent de manipulation mentale pour fausser les faits et les données


      • Big Mac 9 novembre 2009 13:37

        l existe des dizaines de murs de séparation dans le monde, dont voici une liste non exhaustive :

        Entre le Mexique et les Etats-Unis.

        Entre le Maroc et la Mauritanie.

        Entre la Corée du Sud et la Corée du Nord.

        Entre le Bostwana et le Zimbabwe.

        Entre l’Arabie Séoudite et le Yemen.

        Entre l’Arabie Séoudite et l’Irak.

        En Chypre entre la partie Chyriote et Turque.

        En Irlande entre les parties catholiques et protestantes.

        Entre la Thaïlande et la malaisie.

        Entre l’Afghanistan et le Pakistan

        Entre l’Inde et le Pakistan

        Entre l’Ouzbékistan et le Tadjikistan.

        Entre les Emirats Arabes Unis et Oman.

        Entre le Koweït et l’Irak.

        Entre l’Espagne et les enclaves de Ceuta et Melilla.

        En Hollande entre la zone de Hoek van Holland et le territoire Hollandais.

        Entre Israel et la Palestine.


        Question 1 : Devinez à quoi servent la plupart de ces murs ?

        Question 2 : Devinez le seul mur que l’auteur qualifie de mur de la honte ?


      • Gazi BORAT 9 novembre 2009 13:40

        @ MCM

        Pourquoi le mur entourant les terrains allégués à « l’autorité Palestinienne » figure-t-il en fin de votre liste ?

        gAZi bORAt


      • Big Mac 9 novembre 2009 14:10

        Pour compenser le fait qu’il figure en début de liste de tous les propagandistes.


      • abdelkader17 9 novembre 2009 14:32
        Le Mur de l’apartheid en Cisjordanie : chronique d’une dépossession annoncée Il ne suit pas les frontières de 1967,
        il englobe, du côté israélien, des colonies illégalement construites, des nappes phréatiques importantes, il empêche des paysans de travailler leurs terres, des écoliers d’aller à l’école, des familles d’être réunies.
        Plus que l’apartheid, qu’il consacre, le Mur prépare la mise en œuvre d’un immense programme de dépossession et de transfert des populations palestiniennes de Cisjordanie. Récit. Yasmine Ghallab, cadre d’entreprise et ancien professeur de mathématiques en Palestine, est militante de la cause palestinienne et membre fondatrice de l’association Solidarité Maroc Palestine (en cours de constitution). Lors d’un voyage en Cisjordanie, effectué dans le cadre d’une mission de « Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien » (CCIPPP), ONG française, mission qui s’est déroulée du 4 au 17 août 2004, elle a observé de près le système d’apartheid mis en place par l’Etat d’Israël à l’encontre des Palestiniens, rendu encore plus concret depuis la construction du Mur, élément-clé d’une stratégie implacable. En effet, la construction du Mur prive les Palestiniens de leur travail et de tout lien social, familial, économique, éducatif et professionnel. Elle les dépossède à terme de leur droit à la terre.
        Le récit de ce voyage sera publié en trois parties.

        L’itinéraire de ce voyage s’est limité à la Cisjordanie en raison du bouclage de la Bande de Gaza (pour les internationaux et les nationaux non munis d’autorisations spécifiques). Les villes où je me suis rendue, avec mes compagnons de mission, sont Jérusalem, Tulkarem, Qalqilya, Jénine, Beddou, Bethléem et Hébron. Dans ces deux dernières villes, d’autres problématiques, récurrentes, sont abordées : celle des réfugiés et celle de la ville d’Hébron où une minorité de colons, protégés par toute une artillerie lourde, s’est appropriée la vieille ville. Ces deux sujets ne seront cependant pas traités dans cet article, concentré sur la question du Mur.(*)
        A terme, la longueur du Mur totalisera plus de 830 kilomètres (avec un coût de 2,8 millions de dollars par kilomètre) et les territoires palestiniens se réduiront à 42% de la Cisjordanie, soit 10% du territoire de la Palestine historique. Il apparaît que la création d’un Etat palestinien viable et indépendant est totalement hypothéquée par ce plan diabolique.
        z Jérusalem : l’achèvement du Mur aboutira à la confiscation par Israël de 90% des terres de la zone
        Le « Grand Jérusalem » s’étend, à partir des limites de Jérusalem de 1967, vers l’ouest, par l’extension des quartiers juifs, et au nord, au sud et à l’est, par la construction des premières colonies. Ces dernières sont parmi les plus grandes colonies construites. Leur fonction est de marginaliser géographiquement cette ville de la Cisjordanie et de contrebalancer le poids démographique arabe, en plus d’autres méthodes d’expulsion et de limitation d’accès à la propriété imposées à la population palestinienne. Ces objectifs sont aujourd’hui quasiment atteints.
        Nous constatons qu’une colonie n’est pas constituée uniquement de la surface construite, mais englobe une surface bien plus large dite de surveillance (control area), qui peut s’étendre sur plus de 10 kilomètres au-delà de la colonie proprement dite.
        Une clôture additionnelle est formée par le Mur que nous observons pour la première fois sous ces deux aspects. En milieu urbain, c’est une haute et épaisse barrière composée d’éléments gris cimentés de 8 à 12 mètres de hauteur et de 50 centimètres de large. La mobilité de ces éléments laisse penser que ce qui est recherché, dans le cadre de la stratégie d’occupation du gouvernement israélien actuel, c’est la possibilité de faire avancer ces pans de mur dans le sens d’une annexion plus large des terres palestiniennes par l’Etat d’Israël.
        En milieu rural, le Mur est constitué d’une bande de terre variable, de 40 à 100 mètres de largeur, aménagée selon une technique fixe et composée de plusieurs éléments. De chaque côté se trouvent des barbelés de fer, longeant un profond fossé, suivi d’un grillage électrique à haute tension avec, à certains endroits, des capteurs, une bande de terre - balayée tous les jours - qui sert à détecter les empreintes, et la route goudronnée, où passent les véhicules de l’armée. Des tours de guet sont également disposées tout le long de cette barrière où patrouillent des jeeps des forces de l’occupation israéliennes, des tanks et des véhicules blindés.
        z Le mur englobe toutes les colonies et les nappes phréatiques les plus importantes
        Le tracé du Mur ne suit pas la frontière de 1967, définie par les instances et dans les résolutions internationales ou les accords d’Oslo, mais répond à une stratégie d’expropriation visant à englober toutes les colonies, même celles construites le plus à l’intérieur de la Cisjordanie, ainsi que les nappes phréatiques les plus importantes, sans prendre en considération les besoins et les droits de la population palestinienne.
        Autour de Jérusalem, le Mur concrétise le projet sioniste du « Grand Jérusalem », qui vise à judaïser et à annexer Jérusalem-Est dans une zone métropolitaine juive, figeant de fait l’annexion illégale de Jérusalem depuis 1967. Il englobe les colonies, internationalement non reconnues et irrégulièrement construites, et isole les quartiers arabes à forte densité, ce qui entraîne la séparation de 70 000 Palestiniens résidant à Jérusalem de leur ville et de leurs droits de citoyens.
        Le Mur sépare Jérusalem, au nord et au sud, de la Cisjordanie, l’est étant bloqué par l’extension de la colonie Ma’ale Adumim (qui se prolonge jusque dans la vallée du Jourdain). L’achèvement de ce projet aboutira à la confiscation de 90% des terres dans la zone de Jérusalem.
        z Qalandia : les véhicules palestiniens ont une seule voie pour rouler, l’autre a été délibérément détruite
        Le point de contrôle, plus communément appelé checkpoint ou mahsoum, de Qalandia est le plus important de la Cisjordanie, véritable frontière incontournable pour les Palestiniens entre Jérusalem et toutes les villes au Nord.
        Nous apercevons sur l’artère principale, venant de la localité d’A-Ram, les panneaux de béton du Mur non encore monté, posés à terre. L’aménagement est bien entamé mais ne consiste pas seulement à dresser cette barrière sur le bas-côté de la route. Celle-ci est préalablement dévastée, coupée en deux, forçant les véhicules palestiniens à rouler sur une seule voie. Un muret gris est placé au milieu et le bitume a été retiré de l’autre voie. C’est une preuve de la volonté manifeste d’Israël d’entraver par tous les moyens la vie quotidienne des Palestiniens.
        Nous nous approchons de la portion du Mur déjà dressée dans cette zone et nous nous retrouvons à quelques mètres du bâtiment qui devait accueillir le Parlement palestinien. Ce bâtiment est bien sûr inachevé. La maison en face, collée au Mur, n’a pas été démolie mais confisquée par l’armée et transformée en tour de guet militaire. Une caméra filme.
        z Tulkarem-Falaya : les portes dans le Mur sont ouvertes selon le bon vouloir des soldats et les horaires affichés ne sont pas respectés.
        Le point d’entrée de Tulkarem est le check-point d’Anabta, à 15 kilomètres, pour les véhicules non munis d’autorisation. L’armée n’est pas présente, mais une barrière métallique jaune, posée sur deux blocs de béton, barre la route aux voitures. Les chauffeurs de taxi déposent les passagers d’un côté et ceux de la ville les attendent de l’autre côté. C’est le principe de toute entrée-sortie des villes de Cisjordanie, transformées en véritables ghettos, ou même, certains jours, en prisons pour leurs habitants.
        A Tulkarem, on nous informe de la destruction, hier, de 12 maisons, affectant 20 familles, à Azzun Atme, village situé dans l’étau entre le Mur et la Ligne verte. Afin de mieux cerner la question du Mur, nous décidons de nous joindre à la marche de l’ISM (International solidarity movement). Cette association a entamé une marche de trois semaines le long du Mur, du 30 juillet au 18 août 2004, de Zubaba, dans le district de Jenine, à Qalandia dans celui de Jérusalem.
        Nous les rejoignons à Kfar Jamal, à Falamya. La portion de Mur suivie au cours de notre marche est constituée de dunums de terre (2), sur une largeur évaluée à plus de 40 mètres, confisqués aux Palestiniens.
        Sur des écriteaux rouges accrochés au grillage - et que certains manifestants essaient de retirer -, il est indiqué dans trois langues - arabe, hébreu et anglais - que « la zone au-delà du grillage est zone militaire et [que] quiconque cherche à l’outrepasser ou à l’endommager se met en danger de mort ».
        Le long du Mur, des ouvertures, les « gates », ont été aménagées pour permettre le passage d’une zone à l’autre des personnes autorisées. Ce sont principalement des paysans allant travailler leur terre, des écoliers rejoignant leurs écoles ou des habitants des villes et villages compris dans l’étau entre la première frontière, la Ligne verte et cette nouvelle barrière. L’aménagement et l’ouverture des portes ne sont
        pas décidés en fonction du besoin de la population
        locale.
        Un écriteau sur le grillage indique trois heures d’ouverture supposées, à 6h30,
        12h30 et 17h30, pour une durée d’une à deux heures chacune. Ces indications ne sont même pas respectées par les soldats, qui agissent selon leur bon vouloir ; le passage pouvant être ouvert à n’importe quelle heure ou rester fermé toute la journée, voire plusieurs jours de suite.
        z Tulkarem-Jarushieh : accrochés à un arbre, placés près d’un puits, les ordres de confiscation ne sont pas remis aux Palestiniens...
        Al Jarushieh est un des villages qui jouxtent le Mur. Nous rendons visite à une famille dont la maison se trouve à dix mètres du Mur. De la terrasse, nous apercevons le Mur qui serpente sur 150 dunums de leurs terres et qui les prive d’accéder à 400 dunums situés de l’autre côté. Par une erreur de tracé - comme cela sera justifié par la suite
        - , une autre partie des terres avait été complètement endommagée et les arbres déracinés avant que le plan ne soit par la suite corrigé.
        Désormais, pour accéder à leurs terres, ils ont besoin d’autorisations qui sont de plus en plus difficiles à obtenir. Elles sont de moins en moins octroyées et pas nécessairement renouvelées (le nombre d’autorisations est passé de 70% au départ - probablement pour juguler la colère des Palestiniens - à 30%, puis finalement est réduit aujourd’hui à la dizaine). Quant aux délais donnés, ils sont de plus en plus courts et les documents requis pour l’octroi de la permission sont de plus en plus complexes à obtenir (il est notamment exigé un certificat de propriété délivré par les autorités israéliennes - qui détiennent le cadastre des propriétés « proches » de la frontière - et qui nécessite la médiation d’un avocat).
        Toutes ces procédures bureaucratiques visent à décourager lentement les Palestiniens de revendiquer leur droit à la propriété et à l’usage de leurs terres. Elles clarifient pour autant le caractère planifié de la stratégie à long terme de la politique sioniste du Grand Israël. Au verso des autorisations, le point 6 précise en effet que « l’autorisation d’accès à la terre ne justifie ou n’implique aucun droit de propriété à la terre en question ». C’est dire que l’obtention de l’autorisation revient d’une certaine manière à une déclaration de reconnaissance de l’ordre de confiscation et d’abandon du droit de propriété.
        Les Palestiniens ne sont pas avisés directement de la confiscation de leurs terres. Les ordres sont déposés près d’un puits ou accrochés à des arbres. Le tracé du Mur est indiqué sur une feuille sans mention ni de la propriété ni du nom du propriétaire. Cette pratique vise à saper encore plus le droit de propriété des Palestiniens et leur droit de défense même devant une cour de justice israélienne.
        z Une autorisation pour une seule porte. Anes et tracteurs ont besoin d’une autorisation spéciale
        Une autorisation de passage est associée à une porte spécifique. Pour obliger davantage les Palestiniens à abandonner leurs terres, les paysans ne peuvent pas passer par d’autres portes (par exemple si celle à laquelle ils ont accès est fermée) et ne sont pas nécessairement autorisés à passer par la porte la plus proche de chez eux. Les véhicules ne sont pas non plus autorisés à franchir le Mur. Seuls les tracteurs et les ânes, avec des autorisations spécifiques, peuvent le faire.
        Pour accéder aux terres dont il se trouve séparé, à quelques mètres, notre hôte doit dorénavant parcourir 5 kilomètres sur des chemins tortueux jusqu’à la porte dont il a l’autorisation, soit 10 kilomètres aller et retour. Ses enfants ne peuvent pas l’accompagner car ils n’ont pas d’autorisation et ne peuvent pas être inscrits sur la sienne. Les paysans peuvent aussi être l’objet d’humiliations quotidiennes de la part des militaires. Notre hôte nous racontera ainsi qu’un militaire lui avait demandé de prénommer son âne du nom de sa femme s’il voulait pouvoir passer la fois d’après et, une autre fois, un militaire lancera à son passage : « Chaque âne tire son âne ».
        Chaque année, il produisait plus de 800 bidons d’huile d’olive. Cette année, pour la première fois, il avait dû en acheter. La proximité du Mur crée une grande insécurité pour ces familles. Les jeeps patrouillent toutes les demi-heures et les somment de fermer les fenêtres qui donnent sur le Mur et de quitter la terrasse.
        (A suivre)

        Le Mur enferme les Palestiniens de Cisjordanie dans une véritable prison à ciel ouvert.


      • Big Mac 9 novembre 2009 14:57

        "En effet, la construction du Mur prive les Palestiniens de leur travail et de tout lien social, familial, économique, éducatif et professionnel."

        On voit mal comment un mur séparant Israël de la Palestine priverait les Palestiniens de toutes ces choses à part en admettant que les Palestiniens les trouvent en Israël et pas chez eux.

        Car enfin le mur qui sépare mon logis de celui de mon voisin ne me prive en rien des biens qui sont chez moi, mais des biens qui sont chez le voisin et sur lesquels je n’ai aucun droit.


      • abdelkader17 9 novembre 2009 15:16

        @MCM
        ce qui est amusant avec toit c’est ta forte propension à prendre les gens pour des débiles,vous perdez votre temps la condamnation du sionisme est unanime, de partout son édifice bâti de haine se fissure ,c’est terminé la banqueroute n’est pas loin.


      • morice morice 10 novembre 2009 10:22

        MM, renouvelez vous, vous aviez déjà posé le MEME avis il y a plus d’un an... et on vous les avait démontés de la même façon vos fameux « murs ».. 


      • Big Mac 10 novembre 2009 10:29

        Beh oui Morice vous les aviez démontés il y a un an comme vous le faites aujourd’hui, par une vigoureuse diversion.

        C’est pou ça que vous vous abstenez bien de préciser avec quels outils aurait eu lieu votre soit disant démontage.


      • Gazi BORAT 9 novembre 2009 13:50

        Par contre, sur les douze derniers mois, les chiffres de la mortalité sur le territoire de Gaza, pourtant entouré de murs, ont crû nettement plus que n’ont diminué la mortalité des populations situées de l’autre côté..

        Les mathématiques statistique sont une science facétieuse..

        gAZi bORAt


      • pigripi pigripi 9 novembre 2009 13:27

        Pour ce qui est de la méfiance de Mitterrand et de bien d’autres français vis àvis de l’Allemagne et de se réunification, nous devons comprendre que nous avons été en guerre àmaintes reprises contre la Prusse et l’Allemagne, qu’elles nous ont envahis et fait beaucoup de mal. La méfiance était légitimée par l’histoire et en particulier par celle de l’Alsace et de la Lorraine.

        Mais en même temps, par temps de paix, la France a toujours eu des relations privilégiées avec l’Allemagne, notre sÅ“ur ennemie avec une admiration réciproque pour la culture, la philosophie, la littérature et la musique.
        Pour la France, l’Allemagne est aujourd’hui, avant toute chose une rivale économique qui, malgré les difficultés conséquentes de la réunification, s’en sort un peu mieux que nous face àla crise.
        Mais elle est en même temps une partenaire commerciale de choix et une partenaire politique d’importance dans la gestion de l’Europe politique.

        Alors invoquer les mannes de Mitterrand pour justifier la nécessité de notre méfiance vis àvis de l’Allemagne n’est pas nécessaire. Il suffit d’observer notre passé commun et notre présent ...


        • taktak 9 novembre 2009 13:51

          bon article vous avez raison de remettre en perspective ce qu’était le mur de Berlin, et de rappeler que s’il est qualifié de mur de la honte, contrairement à d’autre murs bien plus honteux tel celui construit par Israel, et si ça chute est un tel symbole, c’est bien moins du fait de son impact sur la liberté, que pour étouffer les véléité éventuelle de vouloir abolir le capitalisme au profit d’un socialisme renouvelé :

          la vrai honte des pays de l’est pour les capitalistes, ce n’est pas Staline, ce n’est pas la bureaucratie - preuvent en est qu’ils soutiennent et ont soutenus sans limite des pays bien pires : Pinochet, Suharto, L’afrique du sud, la colombie aujourd’hui, Israel, les talibans puis maintenant Karzai..... la liste est sans fin) - c’est ce crime absolu d’avoir supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme par la collectivisation des grands moyens de production, empêchant la liberté essentielle et unique en démocratie capitaliste, la liberté des plus riches de s’enrichir sur le dos des plus pauvres.


          • Big Mac 9 novembre 2009 14:02

            Le flot incessant de l’auteur contre Israël ne tarit pas, comme les adeptes de sa religion de paix d’amour et de tolérance, il ne parle quasiment jamais des graves problèmes des pays musulmans mais toujours et encore de Israël.

            Mur de la honte dit-il en désignant le seul mur casher du monde, mais en oubliant allègrement que la moitié des murs de ce monde sont halal.

            Car voyez vous si les Israéliens se protègent efficacement des attentats et des snipers, c’est honteux, mais si les islamistes innocents font exploser des civils coupables c’est justice.

            Et bien entendu même si les multiples contrôles qui ont lieu à toutes les entrées des grandes surfaces, des banques, des lieux publics, s’appliquent à toute la population juive ou arabe, les seules victimes ne peuvent être qu’arabes.

            Et puis encore les juifs qui n’ont quasiment jamais publié sur Agoravox un article à charge des arabes, sont pleins de haine contre les arabes, mais les arabes qui ont publié sur ce site des centaines d’articles à charge contre les juifs sont eux remplis d’amour pour les juifs.

            Merci donc à l’auteur d’insister lourdement au cas ou les Français n’auraient pas encore compris, et encourageons le à multiplier encore les témoignages de paix d’amour et de tolérance, si fréquents dans sa communauté.


            • ELCHETORIX 9 novembre 2009 16:25

              le mur érigé par l’entité sioniste d’israél est non seulement le mur de la « HONTE » , c’est un mur contre l’intelligence humaine , c’est une aberration , une abjection , une insulte contre le genre humain , en résumé c’est une CATASTROPHE pour le progrès et le bien-être de l’humanité .
              C’est pourquoi qu’en temps que citoyen français et terrien , je m’érige contre cette construction qui ne « dit » pas son nom !
              nous ne sommes plus aux temps de la « MURAILLE DE CHINE » , d’un vaisseau spatial , on pourait voir cette muraille de la bêtise,conçue par un « sionisme » rétrograde , aveugle et anti-humanitaire .
              Cordialement .
              RA


            • morice morice 10 novembre 2009 10:26

              « le seul mur casher du monde »


              franchement ça tourne à la crétinerie profonde vos posts ; du béton cacher maintenant ! oui, avec le sang des palestiniens abattus, sans doute !

            • Big Mac 10 novembre 2009 10:32

              Et le béton halal, avec quel sang il est fait ?


            • Julius Julius 9 novembre 2009 14:08

              Apparemment, vous ne voyez pas de différence entre le mur qui empêche de partir et le mur qui empêche d’entrer. Le premier crée une prison, la seconde crée une maison. Le mur de Berlin a constitué une prison.

              Les murs-prisons existent encore dans les prisons communistes - à Cuba et en Corée du Nord.


              • JL JL 9 novembre 2009 14:30

                Et les gazaouis devraient dire merci à Israël qui leur a construit une « maison » !?

                Plus con tu meurs !


              • LE CHAT LE CHAT 9 novembre 2009 14:35

                le mur de la honte palestinien se rapproche de ceux qui entouraient les ghettos en Pologne .


              • heliogabale boug14 9 novembre 2009 18:25

                Elle est bien bonne celle-là : tout est question de point de vue...c’est quoi un ouvert, c’est quoi un fermé...et puis les gazaouis, ils ne peuvent pas sortir et envahir les boîtes de nuit de Tel-Aviv
                C’est comme en maths où le complémentaire d’un ouvert est un fermé et vice versa et puis il y a les ouverts relatifs et les fermés relatifs et là on s’y perd totalement.
                Bref, pour vous dire que ce message pue la mauvaise foi...c’est vraiment dégueulasse de dire de telles stupidités...allez à Gaza leur expliquer cet état de fait...


              • morice morice 10 novembre 2009 10:28

                 Le premier crée une prison, la seconde crée une maison. Le mur de Berlin a constitué une prison.



                ah, et les palestiniens n’y sont pas non plus en prison ? Ils circulent librement ? Vous savez la définition de blocus ou pas ? Pour faire un blocus il faut quoi ? Des murs, ignorant.

              • Julius Julius 9 novembre 2009 14:11

                Il ya une certaine similitude entre le Mur de Berlin et leMmur de Gaza. Dans les deux cas, c’est le gouvernement à l’intérieur du mur, qui est responsable : les communistes pour le Mur de Berlin, Hamaz pour le Mur de Gaza.


                • abdelkader17 9 novembre 2009 15:18

                  @Juluis
                  Dans un premier cas c’était les communistes et dans le deuxième le totalitarisme sioniste.
                  ça correspond beaucoup plus à la réalité.


                • Gazi BORAT 9 novembre 2009 16:07

                  Ce n’est pas l’Autorité Palestinienne qui a érigé ce mur de béton..

                  Mais de courageux Israeliens en ont abattu symboliquement un pan le 6 novembre dernier.. à Nilin, petit village palestinien près de Ramallah..

                  gAZi bORAt


                • Julius Julius 9 novembre 2009 14:17

                  Une vieille blague :
                  Un père et un fils à Berlin-Est, non loin du mur :
                  Fils : Père, qui est derrière ce mur ?
                  Père : Nous sommes.


                  • JL JL 9 novembre 2009 14:28

                    Gros malin julius. Et qui c’est qui a construit ces murs ?

                    Décidément, l’idéologie rend idiot, cela se vérifie une fois de plus avec julius.


                  • DESPERADO 9 novembre 2009 18:42

                    L’Allemagne c’est pas le pays qui a pogrommé les juifs européens ?
                    Les communistes ne sont pas ceux qui ont libérés les camps et défait les nazis sur le front de l’est ?
                    N’est-ce pas sur le front de l’Est que 80% de l’armée allemande a été défaite ?
                    Les russes n’ont ils pas payé de 23 000 000 de personnes cette guerre ?
                    Le gouvernement se retranche derrière un mur, de mensonges et de manipulations.


                  • Massaliote 10 novembre 2009 09:37

                    Calmos,
                    Exact, tous les libérés des camps ont été envoyés dans les goulags ou exécutés dès leur retour..


                  • morice morice 10 novembre 2009 10:28

                    Décidément, l’idéologie rend idiot, cela se vérifie une fois de plus avec julius.

                    purée lui et MCM font la paire ici !

                  • abdelkader17 9 novembre 2009 14:19

                    Toute la brigade sionophile est déjà là pour défendre cette infamie qu’est le mur de l’apartheid sioniste,mur destiné encore et toujours à exproprier les palestiniens et mettre sous séquestre l’eau et les terres les plus fertiles,le mur s’enfonce dans les localités palestiniennes empêchant ainsi les paysans d’accéder à leur terre et rendre la vie impossible à des villages entiers.
                    L’équipe de gangsters en bande organisée qui sévit sur ce site ne sont que des soldats et des activistes sionistes,dont le rôle est de restaurer l’image plus écornée de l’entité d’apartheid israelienne,ne reculant devant aucun mensonge pour s’imposer.


                    • abdelkader17 9 novembre 2009 14:27
                      Vendredi, à Nil’in, des Palestiniens ont fait preuve à nouveau d’un courage et d’un esprit de résistance exemplaires en réussissant à ouvrir une brèche dans le mur de la honte et de l’annexion construit par les Israéliens.

                      Un exploit quand on sait que ce mur est haut de 8 mètres de long et émaillé de miradors, barbelés et autres instruments barbares, symboles que l’on croyaient à jamais bannis.

                      Aujourd’hui, 20 ans après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 2009, et plus de 5 ans après que la Cour de Justice a jugé illégal le mur érigé sur les terres palestiniennes par les Israéliens, et exigé sa suppression, comment peut-on tolérer cette barbarie ?

                      Comment peut-on être révulsés par l’idée qu’il y ait pu exister des ghettos et permettre qu’on en recrée sous nos yeux ?

                      Bravo aux Palestiniens et aux 200 internationaux qui sont venus célébrer avec eux, vendredi à Nil’in, l’anniversaire des 20 ans de la chute du Mur !

                      http://www.europalestine.com/spip.php?article4490


                      • JL JL 9 novembre 2009 14:32

                        « Bravo aux Palestiniens et aux 200 internationaux qui sont venus célébrer avec eux, vendredi à Nil’in, l’anniversaire des 20 ans de la chute du Mur ! »

                        Pas sûr qu’Israël aurait pu construire son mur si le mur de Berlin était toujours debout. Réfléchissez ...


                      • Shaytan666 Shaytan666 9 novembre 2009 16:06

                        Vous voulez dire par là que les Israéliens ont récupéré les « gravats » du mur de Berlin pour construire le leur  smiley

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