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N’allez pas au Congo, Monsieur le Président

Si le Président français se rend en Syrie, en Iran ou en Corée du Nord, il provoquerait un scandale international. Aller serrer la main des dirigeants dont la réputation est aussi mauvaise en matière des droits de l’Homme reviendrait à cautionner des pratiques qui sont aux antipodes des valeurs prônées par la France et sur lesquelles se structure la société française. 

Il existe un pays bien pire et dans lequel, malheureusement, le Président François Hollande va probablement se rendre, en octobre prochain. La très mal nommée République Démocratique du Congo est actuellement entre les mains des dirigeants parmi les pires au monde en matière des droits de l’Homme. Ce qui n’a pas empêché l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) d’y programmer la tenue de son 14ème sommet malgré les protestations des ONG, de l’opposition congolaise et des victimes du régime brutal de Joseph Kabila.

On comprend que la France puisse participer aux sommets de la francophonie, où qu’ils se tiennent. Mais le Président français n’est pas obligé de se rendre dans n’importe quel pays. Il a été élu sur un ensemble de valeurs qui doivent prévaloir sur toute autre considération y compris en matière de politique extérieure. La présence du Président français à Kinshasa serait inévitablement le signe du soutien de la France au régime répressif de Joseph Kabila.

Ce régime est l’aboutissement de la campagne militaire la plus meurtrière au monde. Les principaux décideurs politiques du pays, dont le Président Kabila, sont en effet issus des deux guerres du Congo (1996, 1998) qui ont la particularité d’avoir été la plus grande saignée humaine depuis la seconde guerre mondiale. Plus de six millions de morts ! Les auteurs de ces atrocités sont aujourd’hui à des postes de responsabilité d’Etat et bénéficient d’une impunité totale.

La nature des crimes dont ils se sont rendus coupables est pourtant suffisamment grave pour que la France se montrât aussi ferme qu’elle le fit dans d’autres conflits (ex-Yougoslavie). De nombreux rapports ont retenu le terme de génocide[1] pour qualifier certains massacres. Si cela revient à trop demander à la France d’engager des poursuites contre les auteurs de ces exactions, on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elle prenne ses distances vis-à-vis des dirigeants d’un pays qui se conduisent de manière aussi effroyable.

La liste de ces dirigeants qui ressort des rapports d’ONG et des agences des Nations Unies est tellement longue qu’on ne peut la présenter dans un article aussi court. Par le jeu du hasard, on peut tirer un nom : l’homme qui va assurer la sécurité du Président Hollande durant son séjour à Kinshasa, le général Charles Bisengimana, Inspecteur général de la police. Son nom est cité en gras dans un rapport sur des crimes commis dans l’Est du pays, plus précisément dans le secteur de Mugunga, non loin de la ville meurtrie de Goma. Dans son rapport de janvier 1999[2], l’organisme canadien Droits et démocratie souligne son rôle personnel dans la réalisation des assassinats de masse et d’autres crimes imprescriptibles, puisque relevant de l’article 7 du statut de Rome instituant la Cour pénale internationale.[3]

Il est, par ailleurs, à la tête d’une police qui a tiré sur la population dans les rues de Kinshasa en novembre dernier au cours de la répression[4] menée par le régime de Joseph Kabila contre l’opposition pour assurer son maintien au pouvoir après un hold-up électoral. Les policiers tiraient sur le moindre attroupement, même d’enfants. Près de l’aéroport de N’Jili, ils ont massacré 18 militants de l’UDPS[5] qui manifestaient à mains nues. Les images du carnage, publiées sur le site de la Démocratie Chrétienne (DC), un parti d’opposition, sont insoutenables[6],[7],[8]. Son Président, également porte-parole de l’opposition, Eugène Diomi Ndongala est actuellement porté disparu. 

Au sujet de l’élection présidentielle de novembre dernier, les observateurs internationaux mandatés par l’Union européenne et la Fondation de l’ancien Président américain Jimmy Carter ont contesté les résultats officiels. L’Eglise catholique, sans doute l’institution la plus crédible du pays, a considéré que Joseph Kabila avait perdu ces élections[9]. Il s’est, malgré tout, maintenu au pouvoir par la force.

C’est donc un Président « illégitime » qui a massacré la population, comme en Syrie, pour se maintenir au pouvoir, que le Président Hollande va serrer dans ses bras en octobre prochain. Pour les victimes, les opposants et les militants des droits de l’Homme, ces images-là, de la France, sont annoncées pour être pénibles à voir.

Pour revenir sur le « patron » de la police nationale, il a accédé à ses fonctions en juin 2010 après que le régime a été obligé de suspendre son supérieur John Numbi Banza Tambo, impliqué dans l’assassinat, le 1er juin 2010, du militant des droits de l’Homme, Floribert Chebeya Bahizire, Président de la Voix des Sans Voix (ONG).

La victime avait été invitée à l’Inspection Générale de la Police à Kinshasa. Un guet-apens au cours duquel il a été capturé avec son chauffeur Fidèle Bazana Edadi et exécuté par étouffement, la tête enfermée dans un sac plastique. Selon les témoignages recueillis et révélés[10] par le réalisateur belge Thierry Michel, Floribert Chebeya, au cours de l’étouffement, avait agonisé pendant 25 minutes, plus longtemps que son chauffeur. Son corps a été retrouvé le lendemain dans une rue de la périphérie de Kinshasa, mais celui de son chauffeur reste, jusqu’à ce jour, introuvable. Selon les mêmes témoignages, l’ordre d’exécuter Floribert Chebeya avait été donné par la « haute hiérarchie ». En République Démocratique du Congo, la « haute hiérarchie » signifie Joseph Kabila[11].

Floribert Chebeya a été exécuté parce qu’il enquêtait sur les massacres perpétrés dans la Province du Bas-Congo durant la répression contre les adeptes du mouvement Bundu dia Kongo[12] en 2007 et 2008. Ces tueries avaient été commises par les unités de l’armée et de la police dirigées, justement, par le général John Numbi, (plus de 1.000 morts). Elles ont été dénoncées dans plusieurs rapports dont celui de l’ONG américaine Human Rights Watch[13] mais n’ont donné lieu à aucune poursuite. Floribert Chebeya voulait transmettre son rapport au roi des Belges Albert II à l’occasion de son passage à Kinshasa le 30 juin 2010 et, au besoin, porter l’affaire devant la Cour Pénale Internationale. Il a été sauvagement exécuté, ce qui a renforcé le climat de peur dans les rangs des militants des droits de l’Homme et de la population.

L’assassinat de Floribert Chebeya a donné lieu à un procès loufoque au cours duquel les accusés, tous membres de la police nationale, ricanaient entre eux[14]. Les familles des victimes ainsi que les témoins, qui auraient dû être protégées par les autorités, dans un Etat normal, ont été la cible de menaces et d’intimidations au point de devoir fuir le pays. Aujourd’hui, les veuves Chebeya et Bazana, avec leurs enfants, orphelins, vivent en exil (Canada, France). Un ressortissant camerounais, témoin privilégié, parce qu’il avait vu les deux victimes dans les locaux de l’Inspection Générale de la Police avant leur assassinat, a subi des menaces de la part des autorités. Il a été caché par les ONG au cours du procès mais a dû fuir le Congo en y abandonnant tous ses biens.

C’est que le Congo de Joseph Kabila baigne dans un climat d’impunité généralisée. D’ailleurs le principal commanditaire de l’assassinat de Floribert Chebeya, le général John Numbi, n’est même pas poursuivi. La Cour militaire de Kinshasa avait estimé qu’elle n’était pas compétente pour juger un « officier du rang de général ». Une décision qui rappelle celle de 2006 à Bukavu. Dans cette ville de l’Est du pays, le Tribunal militaire de garnison s’était déclaré incompétent pour juger le colonel Thierry Ilunga et l’ancien Vice-Gouverneur, Didace Kaningini Kyoto pour leur implication dans l’assassinat d’un autre militant des droits de l’Homme Pascal Kabungulu de l’ONG Héritiers de la Justice. La victime avait été abattue en présence de sa famille par des hommes en uniforme de l’armée nationale. Un procédé « officiel » pour faire passer clairement le message de la terreur.

Ainsi, en République Démocratique du Congo, il y a des « personnalités » qui assassinent ou commanditent des assassinats sans qu’elles ne puissent être passibles de poursuite devant les cours et tribunaux. Ces « hommes-là », au-dessus des lois, vont tout de même serrer la main du Président de la Patrie des droits de l’Homme, en octobre prochain.

Honnêtement, le Président Hollande n’est pas obligé de se rendre à Kinshasa. Le Congo, même s’il est considéré comme le plus grand pays francophone du monde (superficie-2.345.000 km² et population-70.000.000 ha) n’a jamais que très peu intéressé la France, contrairement à d’autres pays (Côte d’Ivoire). Et même si l’enjeu devrait être la langue française, le pays est tellement mal géré que les écoles où s’apprend le français sont dans un piteux état, quand elles existent. Ainsi l’écrasante majorité des Congolais ne parlent jamais français. Le poids de l’illettrisme est tel que presque tout le monde parle les langues nationales (lingala, swahili, kikongo, tshiluba). Dans les ONG internationales et les agences de l’ONU sur place on parle anglais. Le Président lui-même est anglophone et s’exprime péniblement en français. Il n’y a donc pas d’enjeu majeur pour justifier que le locataire de l’Elysée se laisse aller au cynisme de la realpolitik en se rendant à Kinshasa.

Les ONG se battent depuis des mois pour qu’il renonce à ce voyage. Elles ont même signalé qu’une partie des fonds destinés à l’organisation de ce sommet avait été détournée par les autorités. Eh oui ! Le Congo n’est pas seulement le pays des violences contre la population. Il bat les records en matière de corruption et figure systématiquement dans le peloton de tête des pays les plus corrompus du monde (168ème sur 182 pays)[15], mais aussi les plus pauvres selon l’indice de développement humain du PNUD[16], malgré ses immenses réserves minières[17].

Le Président Hollande va quand même s’y rendre. Heureusement, les images des politiques français aux côtés des dirigeants infréquentables ont la manie de disparaître. Celles de Mouammar Kadhafi avec Nicolas Sarkozy ont déjà disparu du site internet de l’Elysée. Celles de François Hollande avec Joseph Kabila disparaîtront également. Mais il aurait été préférable qu’elles n’eussent jamais existé.

  Boniface MUSAVULI



[2] Le rapport est intitulé « Commission internationale non-gouvernementale sur les violations massives des droits humains en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) 1996-1997)

[4] L’ONG américaine Human Right Watch a publié dans son rapport un premier bilan de 24 tués et décrit des tentatives d’enlèvement des corps des victimes. Une pratique bien connue dans le pays !

[5] Union pour la Démocratie et le Progrès social, principal parti d’opposition présidé par Etienne Tshisekedi, opposant historique aux dictatures de Mobutu (1965-1997), de Laurent-Désiré Kabila (1997-2001) et de Joseph Kabila (au pouvoir depuis 2001).

[8] L’organisation estime à plus de cinquante le nombre de civils abattus dans les quartiers de Ndjili, Masina et Kimbanseke.

[12] Le Bundu dia Kongo (BDK) est un mouvement politico-culturel animé par le député congolais Né Muanda Snémi. En 2007 et 2008, ses adeptes ont subi une répression sanglante notamment dans la Province côtière du Bas-Congo, même si l’intégrité physique de leur leader a, étonnamment, été préservée.

[14] Voir film de Thierry Michel : « Affaire Chebeya, une affaire d’Etat ? »

[15] Rapport 2011 sz l’ONG Tansparency International http://www.transparence-france.org/e_upload/pdf/classement_ipc_2011.pdf

[17] Selon le magazine britannique New African, dans un article intitulé « The curse of coltan (« La ruée vers le coltan ») le potentiel minier du Congo s’élève à 24 mille milliards de dollars, largement plus que les réserves pétrolières de l’Arabie Saoudite (18 mille milliards).


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5 réactions à cet article    


  • kedjey 17 juillet 2012 12:41

    Merci à l’auteur de nous parler de ce pays oublié par la « communauté internationale ».

    Contrairement au commentaire ci-dessus, il me semble pertinent de faire la lumière sur cette situation.
    La RDC est un pays très corrompu mais aussi très riche en matière premières ce qui arrange bien (entre autres) la France, la Chine et les USA ; il faut le souligner car dans ce contexte la venue de Hollande est déplacée compte tenu des leçons de morale de la France sur certains pays (Syrie, Iran...).

    2 poids, 2 mesures

    Ce début de mandat montre bien à quel point la France a perdu de son indépendance sur la scène internationale, on reste dans l’OTAN, on va soutenir une intervention en Syrie...


    • Relladyant Relladyant 17 juillet 2012 15:22
      L’auteur est bien naif... croire que la seule raison qui interdit a un chef d’Etat de rendre visite a un autre est le fait que c’est un « méchant » est méconnaitre le sérieux de la géopolitique.

      Les présidents Occidentaux n’iront pas chez Assad parce que les USA ont décrété que c’etait l’axe du mal, en revanche tous vont visiter les Saoud (monarchie absolue appliquant la Sharia, décapitrant les femmes, réprimant les manifestations - tiens tiens nos média n’en parlent pas de ces soulevements la).

      Le Congo n’est pas encore dans l’axe du Mal donc Blédine a l’autorisation d’y aller.

      • MUSAVULI MUSAVULI 18 juillet 2012 02:29

        Pas aussi naïf que vous le croyez. Mon expérience de militant m’a appris au moins deux choses :

        1- les Occidentaux sont aussi affairistes qu’opportunistes. Ils sont prêts à serrer la main de n’importe quel monstre pour faire les affaires. Mais ils sont aussi prêts à lâcher n’importe quel « dirigeant ami » lorsque la donne change. Les exemples sont légion. Pensez qu’il y a actuellement un ancien Président et un ancien vice-Président sous les verrous de la Cour Pénale Internationale aux Pays-Bas. Ces deux dirigeants ont pourtant fait des affaires avec les Occidentaux. 
        2- C’est justement ce qui motive la lutte des peuples soumis aux régimes tyranniques. La liberté et la démocratie, c’est le sens de l’histoire, et aucun dictateur n’est indéboulonnable. Certains peuples y parviennent tous seuls (Afrique du Sud - Mandela), parfois à la surprise des Occidentaux (Tunisie - Alliot-Marie), d’autres ont besoin d’un petit coup de main. Cela commence par le boycott d’un tyran. Il peut continuer à régner, mais ses jours deviennent comptés. En renonçant au voyage à Kinshasa, François Hollande aurait donné ce premier coup de pouce au peuple congolais. Sinon, ce n’est pas grave. Il prendra le train en marche, comme on dit.

      • lebreton 17 juillet 2012 17:51

        C’est le caf du commerce en 36 ,on doit se tromper de génération non ? BIENVENUE AU CAF DES CONS EN 2012 ? mais que hollande aille au congo comme tintin ,hein vous vous souvener à non, mrd dommage ,ça ne va pas changer la politique des ricains qui vous font baver en disant on vous enc............. nous sommes les maitres du monde et si demain ont peut mettre l’europe avec la merkel dans la mrd on le fera ,les acteurs non élus sont en place monti et les autres imposés a la tete de pays sans mandats électauraux , c’est pas un coup d’état ça monté par les banqsters de goldmans sachs et compagnie et les autres ,en language populaire on dit vat te faire enc....par les grecs ,les pauvres grecs vont bientot pouvoir dire va te faire mettre par les ricains ,ah ah ah ,mais c’eux qui vont jouir c’est bien tous ces fils de putes qui vendraient leurs ames pour un peu plus de fric comme la plupart des chefs d’etat africains ces chiens vendus au systeme . 


        • KOTA 17 juillet 2012 19:53

          20 JOURS DEPUIS LA DISPARITION DU PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA, LE DEPUTE DU PEUPLE

          (...)

          LA PRIORITE POUR LA FAMILLE ET LES MILITANTS DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EST, A CE STADE, CELLE D’ETRE RASSURES SUR L’ETAT DE SANTE DU DEPUTE DE L’OPPOSITION POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA ET SURTOUT DE SON INTEGRITE PHYSIQUE, APRES 20 JOURS DEPUIS SA DISPARITION.

          VOILA POURQUOI LES MILITANTS DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE S’UNISSENT A LA FAMILLE DIOMI

          POUR DEMANDER :

          1. LA LIBERATION IMMEDIATE DU PRESIDENT DIOMI NDONGALA, MANIFESTEMENT TENU AU SECRET PAR LES SERVICES DE SECURITE CONGOLAIS AFIN DE L’ELOIGNER DE LA SCENE POLITIQUE CONGOLAISE, SON ACTIVISME POLITIQUE EN FAVEUR DE LA VERITE DE URNES EN RDC ETANT GENANT POUR LE REGIME LIBERTICIDE DE JOSEPH KABILA, DONT LE POUVOIR DE FAIT DECOULE D’UNE FRAUDE ELECTORALE MASSIVE ET CONFIRMEE PAR LES OBSERVATEURS INTERNATIONAUX COMME LE CARTER CENTER ET LA MISSION D’OBSERVATION DE L’UNION EUROPEENNE.

          2. L’ARRET IMMEDIAT DU LYNCHAGE POLITIQUE ENTRAITENU PAR LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT KABILA A TRAVERS LES MEDIA QUI SONT DE DIRECTE OBEDIENCE DU POUVOIR ( COMME LA TV DU CINQUANTENAIRE APPARTENANT A JOSEPH KABILA LUI-MÊME) CONTRE L’HON. DIOMI NDONGALA, SELON LE SCHEMA MACABRE ET STALINIEN QUI VISE A SALIR LA CREDIBILITE DE LA VICTIME DE LA POLICE POLITIQUE, PAR L’EXPLOITATION D’UNE ACCUSATION IGNOMINIEUSE, AFIN QUE L’OPINION TANT NATIONALE QU’INTERNATIONALE TARDENT A SE MOBILISENT POUR DEMANDER LA LIBERATION IMMEDIATE DU PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA ; IL SIED DE RAPPELLER QU’EN NOVEMBRE 2010, AFIN DE COUVRIR L’ARRESTATION ARBITRAIRE DE DIOMI NDONGALA AU BAS-CONGO, CELUI-CI FUT L’OBJET DU MEME LYNCHAGE MEDIATIQUE, VIA LE VICE-GOUVERNEUR DE LA PROVINCE DU BAS-CONGO, L’ACCUSANT GRATUITEMENT D’ATTEINTE A LA SECURITE DE L’ETAT SUR DES PLATEAUX DE TELEVISION ET DES ANTENNES RADIO.

          3. LE RESPECT DE L’IMMUNITE PARLEMENTAIRE DU DEPUTE NATIONAL EUGENE DIOMI NDONGALA, BAFOUEE JUSQU’A PRESENT PAR LA MISE EN SCENE MACABRE ORCHESTREE PAR LA POLICE POLITIQUE AUX ORDRES DU COLONEL KANYAMA (ALIAS ESPRIT DE MORT) AFIN DE DETOURNER L’ATTENTION DE L’OPINION PUBLIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE DE LA SEQUESTRATION DU DEPUTE DIOMI NDONGALA POUR DES RAISONS STRICTEMENT POLITIQUES.

          IL SIED DE SOULIGNER QUE LES VIOLATIONS SYSTEMATHIQUE DES DROITS CIVILS, POLITIQUES ET DES GARANTIES CONSTITUTIONNELLES DES CITOYENS CONGOLAIS SONT LES CONSEQUENCES DIRECTES DE LA DERIVE TOTALITAIRE DU POUVOIR USURPATEUR EN PLACE A KINSHASA,

          – A PARTIR DE LA FRAUDE ELECTORALE MASSIVE AUX DERNIERES ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES,

          - EN PASSANT LA MISE AUX ARRETS DOMICILIARES DU VAINQUEUR DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES DU 28/11/2012, S.E. ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA,

          - POUR ARRIVER ENFIN A LA SEQUESTRATION DE SON PLUS PROCHE COLLABORATEUR, NOUS CITONS LE DEPUTE DU PEUPLE EUGENE DIOMI NDONGALA, INITIATEUR ET PORTE-PAROLE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE, MPP EN SIGLE.

           

           

          http://democratiechretienne.org/2012/07/16/20-jours-depuis-la-disparition-du-prisonnier-politique-eugene-diomi-ndongala-le-depute-du-peuple/

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