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Accueil du site > Actualités > International > Natacha Kampush : fascination

Natacha Kampush : fascination

Capturée à l’âge de dix ans Natacha Kampusch était, dans notre imaginaire, morte et enterrée. Quelque part c’était la réalité, mais au sens figuré. En réapparaissant huit ans plus tard, elle provoque stupéfaction et étonnement. Nous la pensions sidérée, elle se révèle une jeune fille posée, presque ordinaire.

Voila que ressurgissent nos délicieuses peurs infantiles du temps des contes de fées. Moitié Belle au bois dormant moitié Petit chaperon rouge, elle doit son salut à cette effroyable alternative : fuir ou mourir, l’ultime échappatoire. Son histoire nous fascine au point que, dans notre société du trou de serrure, le public veut savoir à tout prix l’impossible vérité. Une formidable pression s’abat sur elle. Il y a dix ans, ses deux psychiatres auraient suffi à lui servir de rempart. Mais les temps ont changé durant cette vie menée entre parenthèses et il lui faut, maintenant, un conseiller médiatique, en la personne de Dietmar Ecker, afin de ressusciter, au travers d’interviews données à la chaîne de télévision autrichienne ORF et au magazine News.

Sa liberté, Natacha la doit non aux recherches entreprises, mais à ces instants qui forgent les destins, en la circonstance, à la brève inattention de son ravisseur occupé à prendre un appel sur son téléphone portable. Ce sera, enfin, la fuite tant espérée. L’enfant, l’adolescente qu’elle était, s’est construit du regard de son ravisseur. De ne plus l’avoir à sa merci, ce dernier s’est suicidé. Elle en porte un peu de deuil.

Devenue adulte, elle s’expose à d’autres regards, les nôtres. Il faudra, peut-être, un jour, qu’elle s’en échappe, pour que, de cette histoire, elle s’en construise une autre, à la fois étrangère et familière pourtant. La sienne. Encore faut-il que nous sachions l’abandonner dans la quête solitaire de sa vérité, et que nous prenions conscience que, dans cette tragédie, s’il y a beaucoup à entendre, il n’y a rien à comprendre, et encore moins à juger.

Souvenons-nous de ces vers du Fou d’Elsa d’Aragon :

Toi te tournant vers moi tu ne saurais trouver

Au mur de mon regard que ton ombre rêvée.

Photo : AP


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38 réactions à cet article    


  • Rocla (---.---.178.119) 7 septembre 2006 14:02

    Les histoires ne sont pas jouées par avance.Extraordinaire dénouement.Avec l’ espoir que cette personne trouve enfin le bonheur.

    Rocla


    • claudep (---.---.132.39) 8 septembre 2006 12:02

      1- l’article est vraiment remarquable et témoigne d’une capacité de synthèse et de justesse dans celle-ci qui m’impressionnent beaucoup (et bravo pour les magnifiques vers d’Aragon) 2- votre commentaire est excellent, contrairement aux niaiseries de vos contradicteurs ci-dessous ; pourquoi est il excellent, selon ma vision : parce que à partir d’un article déjà remarquable vous savez relancer la réflexion et apporter un plus en quelques lignes. Si tous ceux qui s’expriment pouvaient en faire autant...... Merci


    • (---.---.156.159) 7 septembre 2006 15:16

      Ce qui est fascinant c’est de voir qu’en dehors de la sequestration, elle ne semble « apparement » pas avoir de séquelles ; et a un comportement et des attitudes « normales » pour une jeune de son age. Ce n’a pas été le cas de Sano Fusako (voir Google ou Wiki) séquestrée excatement comme elle de 9 à 19 ans. Au deuxième degré (j’insiste ++sur le degré) on pourrait qualifier son raviseur d’excellent éducateur !! c’est curieux.


      • Guil (---.---.170.166) 7 septembre 2006 16:45

        Voui, difficile de savoir quelles sont les attitudes « normales » dans une situation aussi exceptionelle. Cette jeune femme semble surtout avoir énormément lu : je suppose qu’elle n’avait de toute façon que ça à faire de ses journées... S’il y a une leçon à en tirer, c’est que la lecture permet de s’éduquer et de s’ouvrir au monde, même dans une situation d’enfermement extrème. Bref, vive la lecture - et mettons plus de bibliothèques en prison ! smiley


      • Momo (---.---.71.55) 7 septembre 2006 16:49

        Les réflections que l’on peut faire sur ce fait divers assez unique sont innonbrables.Peut-être que l’« éducation » donnée à cette jeune fille par ce type n’est-elle pas pire que celle qu’elle aurait eu avec ses parents,ou celle subie à l’école,à part le manque de liberté de mouvement,(et encore, beaucoup d’enfants n’ont pas le droit de bouger le petit doitg sans l’autorisation de leurs parents).Le service que nous rend (ou devrait nous rendre)involontairement Natasha Kampush serait de nous demander en quoi consiste la liberté,sommes nous vraiment libres,et les parents ne retiennent ils pas souvent leurs enfants en otage sous prétexte d’éducation et de bien être ?

        Ce qui m’étonne aussi beaucoup c’est que « Demian West » trouve toujours qu’elque chose à dire même si ce qu’il dit est d’une banalité désarmante.


        • Momo (---.---.71.55) 7 septembre 2006 17:08

          Hihihi,ça c’est de la bonne « demian west perlouze » de derrière les dunes du wild wild west... smiley

          ps-Il est collé à son ordi pour voir les posts de ses posts houhouhou smiley


        • La Taverne des Poètes 7 septembre 2006 23:54

          Vous dites : « Ce qui m’étonne aussi beaucoup c’est que »Demian West« trouve toujours quelque chose à dire même si ce qu’il dit est d’une banalité désarmante. »

          Non, pas cette fois, cher Momo. Le commentaire reprenait bien cette idée de fascination contenue dans le titre. Notre imaginaire prête parfois des facultés étranges aux êtres réchappés du malheur.


        • chris (---.---.235.173) 7 décembre 2006 15:51

          Pour compléter ta réflection au sujet de la liberté, je rajouterais cette citation d’André Gide (que je cite de mémoire donc peut être pas tout à fait exactement) : « Le bonheur pour l’homme, n’est pas tant dans la liberté que dans l’acceptation d’un devoir ».


        • candidat007 (---.---.122.128) 7 septembre 2006 17:19

          il y a « encore moins à juger » !!!... bien sûr et évidemment parce que le ravisseur s’est suicidé.


          • Cool Mel (---.---.140.200) 7 septembre 2006 18:22

            Natacha Kampusch était, dans notre imaginaire, morte et enterrée.

            Cette Natascha - désolé, mais ça s’écrit comme ça - n’était nulle part. On ne savait même pas qu’elle existait, donc elle n’existait pas. Et quand on n’existe pas, on ne peut pas être quelque part. Même pas dans notre imaginaire.

            En six mots comme en cent, cette Natascha - avec « sch » -, on s’en foutait. Et bien moi, je continue ! Impavide. Et j’ose espérer qu’on est un certain nombre...

            Cool Mel donc, au nom d’un certain nombre.

            P.S. - Les vendeurs de conneries ont toujours un faramineux boulevard qui s’ouvre devant eux... smiley


            • Rocla (---.---.178.119) 7 septembre 2006 19:08

              Cool Mel,

              Tu travailles comme âne dans une ferme,ou comme andouille à Vire ?

              Rocla


            • Cool Mel (---.---.140.200) 7 septembre 2006 19:42

              « Les vendeurs de conneries ont toujours un faramineux boulevard qui s’ouvre devant eux... »

              D’autant plus que ce ne sont pas les acheteurs qui manquent, hein dis Rocla ? smiley smiley

              Veau un jour, veau toujours !

              P.S. - J’ajoute qu’on apprendrait que tout cela n’était en fait qu’une gigantesque arnaque, qu’on ne me prendrait pas au dépourvu...


            • Rocla (---.---.178.119) 7 septembre 2006 18:33

              Le ravisseur ,quant à lui n’ avait la conscience tranquille,aussitôt son plan par-terre,hop un arrêt de vie. Comment peut-on vivre en se sentant autant coupable ? Ce genre de captivité doit en effet amener à de drôles de réflexions.Cette fille doit avoir un cran terrible.

              Rocla


              • Rocla (---.---.178.119) 7 septembre 2006 19:26

                Si j’ osais,je demanderai et serais curieux d’ avoir l’ avis de Monsieur Sylvain Reboul,et son avis de philosophe honoraire,sur cette histoire arrivée à cette personne.

                Dans le cas échéant,merci par avance.

                Rocla


                • demian au sud-est-nord-ouest (---.---.227.180) 7 septembre 2006 20:11

                  ce voyeurisme est a degeuler je serais cette fille , je ne ferais pas la moindre declaration a quiquonque. ...et bien + tard je vendrais mon aventure a hollywood pour des millions de dollars smiley


                  • Cool Mel (---.---.140.200) 7 septembre 2006 20:52

                    Ben, c’est-à-dire qu’il y a des intellos comme Rocla, qui sont demandeurs, alors il faut bien leur lîvrer leur pitance de mateurs... smiley

                    Et puis, j’ai quand même l’impression que la Natascha, elle est en train de négocier son aventure au mieux du niveau de son compte en banque.

                    Du moment qu’il y a des millions de Rocla prêts à raquer, elle aura drôlement tort de se gratter. La vocation des pigeons - une ménagerie à lui tout seul, Rocla -, c’est de se faire pigeonner...


                  • Rocla (---.---.178.119) 7 septembre 2006 20:59

                    Cool Mel,

                    As tu une lumière à l’ intérieur de ton frigo ?

                    Rocla


                  • Rocla (---.---.178.119) 8 septembre 2006 02:24

                    C’ est rigolo des gens qui dénoncent le voyeurisme et qui vont regarder des choses qu’ ils dénoncent comme voyeurisme.

                    La raison pour laquelle la coordination du cerveau gauche avec l’ Hémisphère ne fait pas jonction.Et voilà l’ état dans lequel on peut voir un habitant de Saint-Gilles.L’ a trop du faire le Gilles.

                    Rocla


                  • Rocla (---.---.178.119) 7 septembre 2006 20:22

                    Je crois que tu ne risques pas d’ être enlevé,y prennent que les gens avec des cerveaux.

                    Rocla


                    • Cool Mel (---.---.140.200) 7 septembre 2006 20:53

                      On a tous compris que l’intelligence, c’est ton créneau... smiley


                    • Rocla (---.---.178.119) 7 septembre 2006 21:01

                      J’ ai QI 782

                      Rocla


                      • (---.---.94.50) 7 septembre 2006 23:34

                        puiqu’on nous rassasie de faits-divers, posons-nous au moins des questions : d’habitude, elle est emmenée à l’école en voiture par sa mère (« envoyé spécial »), l’école est peut-être un peu loin ; ce jour-là, à 7 heures du matin, elle part à pied, et ce jour-là donc elle rencontre son ravisseur. sa mère a eu le droit de la voir, pas souvent semble-t-il (infos des jours précédents), et pas son père, pourquoi. Elle a beaucoup lu, elle parle en effet comme un livre (ou conseiller en communication), jugez plutôt (« le Monde » daté du 8) : « j’ai expérimenté tout ce que l’on ressent : malaises, difficultés de concentration (remarquez l’absence d’articles) ; »on n’est plus capable que de pensées primitives" (problème de traduction ?). cette fille, solide comme un chêne (elle ne dira que ce qu’elle veut bien dire), va dans des magazins, sourit aux gens (Le Monde)pour ressembler à sa photo à 10 ans, serre la main d’un ami du ravisseur (envoyé spécial), et déclare (Le Monde)qu’elle est autant responsable de sa mort que le conducteur du train (ou l’inverse, peu importe) : pourquoi a-t-elle besoin d’alléger sa conscience avec une comparaison aussi incongrue. Il ne s’agit pas detirer des conclusions plus ou moins hasardeuses, mais de laisser la fascination aux téléspectateurs de TF1 (à part ça « envoyé spécial » sur le Liban, bravo) ; personnellement je préfère les questions, même sur un fait-divers (on a vu tellement pire, hélas).


                        • Serge (---.---.221.127) 8 septembre 2006 00:06

                          J’aurais dit « elle en porte un peu son deuil » pour faire plus poétique mais c’est si bien écrit. Un style détaché et sensible. J’ai vu sur internet que vous étiez essayiste, vous devriez écrire une oeuvre romanesque.


                          • (---.---.94.50) 8 septembre 2006 09:26

                            un détail de plus : le passeport ; la police nous dit qu’on a eu la confirmation que c’était natacha grâce au passeport qu’on a retrouvé chez le ravisseur ? : les fillettes de 10 ans vont à l’école avec un passeport en Autriche ? Et s’il s’agissait d’une fugue ? d’’une sorte de complicité avec le pédophile, puis d’une sorte de divorce. On sait que les contes de fées cachent des secrets moins...roses qu’il n’y paraît.


                            • (---.---.94.50) 8 septembre 2006 09:28

                              un détail de plus : le passeport ; la police nous dit qu’on a eu la confirmation que c’était natacha grâce au passeport qu’on a retrouvé chez le ravisseur ? : les fillettes de 10 ans vont à l’école avec un passeport en Autriche ? Et s’il s’agissait d’une fugue ? d’’une sorte de complicité avec le pédophile, puis d’une sorte de divorce. On sait que les contes de fées cachent des secrets moins...roses qu’il n’y paraît.


                              • Gasty (---.---.169.137) 8 septembre 2006 10:09

                                qu’elle est autant responsable de sa mort que le conducteur du train (ou l’inverse, peu importe) : pourquoi a-t-elle besoin d’alléger sa conscience avec une comparaison aussi incongrue.

                                La comparaison n’est pas incongrue, lorsqu’une personne se sucide en se plaçant devant un train le conducteur ne peut rien faire d’autre que regarder les 400 tonnes de son train continuer à avancer vers cette personne.

                                Il y a de quoi s’interroger sur bien des points, j’ai tout de même été surpris avec quelle rapidité elle a pu revenir à une normalité de vie commune. Mais est-ce bien notre normalité ou la sienne reproduite via le biais de lectures ou d’une éducation faite par son ravisseur. Peut-etre le besoin de ne pas sombrer dans une marginalité sans retour et vouloir faire partie de notre monde par tous les moyens malgré ces années d’absences.

                                C’est en effet fascinant.

                                Cool Mel tu es bien triste, n’ai jamais l’idée diabolique d’etre ravisseur.


                                • (---.---.94.50) 8 septembre 2006 10:46

                                  la responsabilité justement suppose une possibilité de choix. Il est tout à fait « normal » qu« elle ait »choisi« la fuite, pas qu’elle essaie de se justifier en se comparant au conducteur du train qui n’y paut »absolument" rien.


                                • dseno (---.---.227.180) 8 septembre 2006 10:14

                                  quote

                                  J’ ai QI 782 Rocla

                                  certes , mais tu oublies de placer la virgule smiley et on dit UN qi


                                  • Rocla (---.---.36.169) 12 septembre 2006 16:20

                                    j’ ai un point d’ exclamation,pas une virgule,banane !

                                    Rocla


                                  • (---.---.23.204) 8 septembre 2006 10:53

                                    Il y a de quoi s’interroger sur bien des points, j’ai tout de même été surpris avec quelle rapidité elle a pu revenir à une normalité de vie commune.

                                    Et aujourd’hui je lis dans un journal qu’à plusieurs reprises, elle a pu sortir, « notamment pour faire des courses (...) mais sans réussir à alerter les gens rencontrés... » De plus en plus crédible, décidément...

                                    Cool Mel tu es bien triste...

                                    Mais il est aussi le premier à avoir parlé d’une possible arnaque... Et il te dit... bien des choses.

                                    Il y a du Carnets d’Hitler dans l’air... smiley)


                                    • Gasty (---.---.169.137) 8 septembre 2006 19:06

                                      Comme dirait un comique « quand on n’en sait pas plus que ça.... ».

                                      Et c’est bien le cas, des interrogations mais pas de jugements prématurés (d’un côté comme de l’autre).On en parle , on s’exprime.

                                      Et sans etre taxé de voyeurisme, il est quand même normale qu’un etre humain s’inquiète de son semblable.

                                      La faim dans le monde, est-ce du voyeurisme quand on en parle et qu’on le montre ?

                                      L’indifférence m’inquiète davantage.


                                      • Docdory (---.---.180.38) 13 septembre 2006 18:12

                                        Ce qui m’a le plus frappé en regardant l’interview de Natasha Kampusch , c’est le très haut degré de reflexion éthique et philosophique dont elle a fait preuve lors de cette interview , qui la place au niveau des plus grands philosophes ou des plus grands sages de l’histoire de l’humanité . Gandhi lui même n’aurait pas mieux parlé .

                                        Certains pourraient , et cela a été fait , mettre en doute sa sincérité et penser qu’il s’agissait de déclarations dictées par un conseiller en communication , mais je crois personnellement que ses propos étaient spontanés .

                                        En effet , dans son interview , elle a démontré avec éclat l’étroite imbrication du « bien » et du « mal », et en fait leur indissociabilité fondamentale , même dans le cas d’une action aussi éthiquement indiscutable que celle consistant à s’échapper de la détention par un dangereux déséquilibré .

                                        Elle aurait pu , à la mort de son ravisseur , déclarer ( comme n’importe qui l’aurait fait à sa place ) qu’il n’avait que ce qu’il méritait , qu’elle était vengée et qu’elle se lavait les mains de son sort. Mais ses pensées ont été à la mère de cet homme , mère dont le restant de la vie est probablement irrémédiablement assombri devant la perte de son fils et la prise de conscience atroce de ce qu’était sa véritable nature . Elle a évoqué également la douleur du conducteur du train qui a écrasé cet homme , sachant que souvent les cheminots sont extrêmement traumatisés lorsqu’ils écrasent un auteur de suicide . Elle revendiquait l’idée quasi- subversive qu’elle avait une responsabilité indirecte dans la souffrance de ses personnes , et dans la mort de son ravisseur , auquel elle n’a pas dénié dans ses propos son statut d’être humain , malgré tout .

                                        Ses amis et sa famille , disait-elle , pensaient que c’était un « homme bon » . L’on se retrouve la devant l’équivalent éthique de la fameuse expérience du « chat de Schrödinger » qui donne tellement à penser aux physiciens quantiques : le chat n’est ni vivant ni mort tant qu’on a pas ouvert la boite ou il est enfermé pour les besoins de l’experience. Du ravisseur de Natasha Kampusch , l’on aurait pu dire que c’était « un homme ni bon ni mauvais » ...jusqu’au moment ou elle a « ouvert sa boite » !!!

                                        Oui , l’on peut parler de fascination et d’admiration devant la force et la grandeur d’âme de cette jeune fille de dix huit ans , qui a même demandé à voir le cadavre de son bourreau à la morgue .

                                        A mes enfants , choqués par l’idée que , privée d’école pendant huit ans , « elle n’ait rien pu apprendre » , j’ai répondu qu’elle avait appris quelque chose d’inestimable qui ne s’apprend pas à l’école : elle a appris à survivre ...

                                        Je pense que si chaque être humain qui peuple cette planète n’avait que le dixième du sens éthique de Natasha Kampusch , le monde irait nettement mieux .


                                        • gini (---.---.120.232) 14 septembre 2006 11:24

                                          Quand à moi, je reste perplexe aussi. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi elle n’a pas essayé de se sauver plus tot, vu qu’elle etait sortie plusieurs fois pour faire des courses, elle à même parlé avec un voisin. Ca reste étonnant, et effectivement je la trouve incroyablement « normale » pour quelqu’un ayant passé 8 ans en captivité.

                                          Mais loin de moi l’idée de la juger, je me pose simplement des questions, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, à mon avis on ne connaitra jamais la vérité.


                                          • lisa (---.---.169.143) 14 septembre 2006 11:42

                                            Je pense que Natacha a une force de caractère qui lui permettra de s’en sortir, bien sûr, elle aura besoin de l’aide de psychologues et de pédo-psychiatres mais si elle fréquente « la maison de solenn », elle y trouvera soutien et réconfort ! je pense qu’il faut la laisser reprendre ses esprits etla laisser tranquille, loin du regard des curieux, des objectifs et des esprits mal-intentionnés qui chercheraient à exploiter son histoire pour en faire de l’argent à moins que la totalité des droits lui reviennent si elle écrit un livre, Natacha est « un ange » tout comme Solenn Poivre d’Arvor, une femme-enfant qui illumine et rend plus beau le soleil, elle est de ces êtres qui par leur force et leur fragilité, leur grande intelligence et perspicacité, nous étonnent et méritent le respect et notre admiration ! Natacha, reste telle que tu es, et si ton voeu est d’être journaliste, tu y parviendras, car tu possèdes en toi cette lumière qui te permettra de réussir...Bonne chance !


                                            • stéphanie (---.---.242.141) 17 septembre 2006 15:30

                                              je voulais juste encouragé natacha car cette histoire et vraiment rarissime et heureusement mais je trouve que cet une fille très forte a moins quel suporte sa peut être je dit bien peut être que au fur et a mesure du temps que son ravisseur et devenu son petit ami car el n’a pas l’air d’une fille tromatisé,el a meme un language trés correcte el s’est écrire,parlé donc moi je pense quel ne vous a pas tout dit


                                              • rocio kennedy (---.---.7.145) 1er octobre 2006 00:23

                                                hello,my name is rocio.my work is the doctor.y always read prop natacha... is true what you were kidnapped ?or it was a fraud ? y live in good airs. am your fans number one.you history my impress she wanted to know but.connect you to:luli_bresca@hotmail.com and sofisultan2005@hotmail.com send my a mail


                                                • Prjevalski (---.---.221.153) 10 octobre 2006 21:57

                                                  Tout le monde est « surpris » de la réction quasi-normale de Natasha K. Certains sont « carrément déçus » car son « témoignage » ne correspond pas aux « clichés » des enfants « abusés » moralement ou physiquement ! Peut-être que les « marchands d’histoires » sont frustrés car « les journaux à sensations » n’ont rien à se mettre sous la dent, et les psys vont devoir réviser leurs théories sur le « stress-post-traumatique » version Freud ! Et pourtant personne n’a lu le livre de Boris Cyrulnik « un merveilleux malheur » ? Lui il a remis les choses à leur juste place, car il explique que la majorité des enfants « abusés » s’en sortent bien et mènent par la suite une « vie normale » ! Parce que l’être humain est comme l’animal, il développe des stratégies de survie, Il s’invente un « monde » à lui, bref il se « répare » à chaque nouvelle expérience négative et celà jusqu’à ce que le « bon moment » soit venu de « choisir une nouvelle vie » ! BIen sur il peut y avoir des séquelles mais celles-ci seront moindre grâce à la « résilience » dont l’enfant à fait preuve ! Regardez autour de vous ! Combien de familles sont « normales » d’ailleurs qu’est-ce-que la « normalité » d’une famille ? Même les psys ne le savent pas ! Personnellement ayant vécue un « histoire de famille difficile » personne ne me croirait si je racontais ma vie d’enfant il y a 40 ans ! C’est pourquoi quand le livre de Boris Cyrulnik est sortis j’’ai ressentie un grande « libération » je n’ai jamais rien lu d’aussi « vrai » Aussi je vous le conseille (il est en poche)c’est le plus « serieux ouvrage sur la résilience » !

                                                  A Plus peut-être !

                                                  Prjevalski


                                                  • jvousldiraipas (---.---.251.51) 8 novembre 2006 00:35

                                                    Je viens de voir le Droit de savoir sur TF1 avec Natacha et d’autres victimes. L’instinct de survie pousse à ménager son tortionnaire et violeur, à faire semblant de l’aimer, et d’aimer ce qu’il vous fait, pour être aimée en retour et échapper au meurtre. C’est un pur réflexe défensif quand on a rien d’autre pour se défendre, qui vient en plus se mêler progressivement au conditionnement, à l’emprise qui vous ôte toute capacité de penser par vous-même, d’agir par vous-même, d’être vous-même. En fait, le conditionnement vous empêche de devenir fou, tout simplement parce-que vous n’êtes pas. La douleur elle-même n’est pas ressentie pareil. Vous êtes persuadée que tout est normal. Et vous finissez par croire que vous aimez vraiment le psychopathe. Natacha ne paraît pas folle, c’est normal. Elle paraît posée, tranquille. C’est normal. Ce n’est que dans quelques années, quand elle réalisera fatalement l’horreur, qu’elle revivra tous les évènements sous leur véritable jour, que le traumatisme fera surface. Et là, plus personne ne viendra l’interviewer, ses proches auront oublié, elle sera seule. Tout cela je le sais car je l’ai vécu. Oh, ce n’était pas aussi long que Natacha, et moins spectaculaire. Mais c’était encore à l’époque où, quand on était une jeune fille, on était coupable de se faire violer, et séquestrer aussi, parce qu’on a eu au moins une ou deux occasions de s’enfuir et qu’on l’a pas fait : cela prouve bien, messieurs les jurés, que la fille était consentante. Plus de 20 ans après, c’est toujours difficile de s’en remettre, de l’expliquer à des parents qui refusent de voir (j’ai laissé tomber), d’avoir des relations affectives équilibrées. Mais le truc impossible, c’est le petit chef un poil pervers et manipulateur, qui cherche à conforter son sentiment de puissance, juste un petit peu. Je les repère direct (on dirait bien qu’il y en a partout) tellement ils me chamboulent, impossible d’avoir une relation d’autorité professionnelle normale. Je me fais virer de partout. Autre chose aussi : je suis très pure, bizarrement. Impossible de vendre mon âme au Diable, de manquer à mon sens élevé de l’éthique. Je ne manipule pas, je ne trahis pas, rien. Du coup je suis pas hyper-souple. Dernière chose : j’ai souvent l’impression de lire dans le coeur des gens. Je suis très forte en décryptage psychologique. Voilà, c’était mon CV, y’a personne qui a un boulot pour moi ? Merci de m’avoir permis de m’exprimer, ça m’a pris d’un coup, y’a un début à tout. Et à Natacha, courage.

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