Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Nathalie Gettliffe : jamais sans mes enfants !

Nathalie Gettliffe : jamais sans mes enfants !

Il y a un mois environ, l’attention des lecteurs d’AgoraVox était attirée sur le sort de Nathalie Gettliffe, emprisonnée au Canada, pour avoir un comportement maternel qui n’est pas sans rappeler celui de Betty Mahmoody, qui a fait connaître son histoire avec son livre Jamais sans ma fille, pour l’amour d’un enfant. Mieux vaut ne pas à avoir à écrire ce genre de bouquin.

Des médiateurs sont intervenus, avec quelle compétence ? Médiation mal ficelée ? Probable. Les systèmes judiciaires se sont entendus... Les gendarmes sont venus, les enfants de Nathalie Gettliffe ont été remis à leur père, financier d’une secte peu recommandable (si l’on en croit nos députés). Nathalie Gettliffe, en attendant, se sacrifie pour ce en quoi elle croit. Elle est restée en prison pour ses enfants...

Le 6 juillet dernier, des gendarmes, sur mandat de la Justice française qui s’est alignée sur les décisions canadiennes, se sont rendus au domicile de la soeur de Nathalie Gettliffe, en Savoie, où les deux enfants kidnappés étaient cachés. Les deux enfants ont ensuite été remis à leur père, Scott Grand, responsable financier de la secte Eglise internationale du Christ, destination, peut-être, le Canada. Malgré la prison, Nathalie Gettliffe s’est sacrifiée. Elle n’a pas voulu céder... ni s’aider, car cela serait revenu, pour elle, à abandonner ses enfants...

Nathalie Gettliffe, jamais sans ses enfants, est toujours en prison

Deux jours avant, le compagnon de Nathalie Gettliffe, le journaliste Francis Gruzelle, était placé en garde à vue pour outrage à gendarme puis présenté au parquet pour soustraction par un tiers de mineurs cachés par la famille et, enfin, enlèvement et séquestration de mineurs. Après avoir été entendu par le Juge d’instruction, il a été remis en liberté, sans être mis en examen.

Depuis le 11 avril dernier, Nathalie Gettliffe, professeure d’anglais à l’Université de Lyon II, est donc retenue en prison au Canada. Enceinte, elle n’a pas cédé.

Ségolène Royal, qui a remarqué que Zinédine Zidane avait le sens du combat pour défendre ses valeurs, pourrait se tourner vers le sort autrement plus dramatique de Nathalie Gettliffe... Question valeurs, la jeune femme se pose là aussi. Elle veut aussi faire connaître la condition féminine dans ce genre de situation et, pour plus se faire entendre, elle aurait reçu le soutien de Pierre Giraud, maire de Satillieu (Ardèche) pour sa candidature aux présidentielles de 2007.

Après plusieurs médiations, conduites pour certaines sous l’égide de la MAMIF, Nathalie Gettliffe s’était rendue au Canada, conjuguant la possibilité de présenter un mémoire de fin d’études et de conclure un accord avec son ex-mari concernant leurs enfants. Certes, de la part de N. Gettliffe, cette ambition s’est révélée présompteuse. La police canadienne prévenue de son arrivée l’a arrêtée une première fois. Faute de mandat, Nathalie Gettliffe avait été relâchée. Le lendemain, un mandat de circonstance était émis dans un environnement judiciaire familiale proche de Scott Grand. Nathalie Gettliffe était emprisonnée comme une grande criminelle, sommée de faire revenir ses enfants au Canada. Elle risque dix ans de prison...

Des médiations dans un climat de suspicion

Les médiations conduites n’ont en fait pas permis de consolider un accord quelconque, ne fût-ce qu’un accord sur les désaccords. Il est clair que les propos tenus par des intervenants - ou prétendus tels, notamment sur des forums Internet - ont alimenté le constat d’incompétence plus que de qualité et de rigueur.

Cette affaire dramatique, où l’on voit des parents s’entredéchirer, les systèmes judiciaires sanctionner le sacrifice d’une mère, des amateurs de la médiation se déresponsabiliser en accusant cette mère de tous les maux et, entre autres, de mauvaise volonté, ne va-t-elle pas enfin trouver une issue ?

Comment désormais avoir confiance dans la MAMIF et ses acteurs, d’autant que l’intitulé même de cette "Mission d’aide à la médiation internationale pour les familles", placée sous l’égide du ministère de la Justice, qualifie le comportement de l’une des parties d’enlèvement d’enfant ? C’est déjà un parti pris. Parti pris jugeant. Parti pris conditionné par une perception juridique de la démarche.

Les affaires de la médiation familiale ne sont pas négociables

Comment avoir confiance dans une démarche qui privilégie une méthodologie fondée sur les enjeux et les intérêts, la négociation, alors que nous sommes ici dans un contexte qui doit permettre aux parties de trouver des repères de régulation relationnelle, avant toute recherche de solution, pour justement créer le climat favorable à la construction d’un accord durable ? Manifestement, le ministère de la Justice n’est pas aidé dans ce domaine qu’il souhaite développer.

Lorsque la médiation est conduite avec plus de prétention que de compétence, elle peut devenir, comme ici, dans cette affaire, un instrument de la Justice dure.

Il conviendrait que les médiateurs qui exposent des personnes à leurs prestations, popularisant ainsi l’échec de la médiation familiale dénoncée dans un rapport tout aussi peu éclairé, se réfèrent à l’idée qu’en matière familiale, la priorité n’est pas à la négociation ou à la conciliation, mais aux conditions spécifiques de la communication entre les parties.

Les "médiateurs" ne devraient-ils pas être appelés en cause ?

Si le médiateur est un professionnel, alors il doit poser le cadre de son intervention, définir les modalités de son déroulement, assumer la responsabilité de sa prestation. Ce n’est pas aux parties de dire ce qu’elles veulent comme modalités de fonctionnement, mais au médiateur de maîtriser son processus. Ainsi, si le médiateur se réfère au droit interne, lequel disposerait qu’il conviendrait d’engager immédiatement des rencontres entre les parties, il est déjà hors médiation et ne peut que revendiquer être un "pourparleur", pas un médiateur. En médiation, il ne s’agit que d’amateurisme, ou tout au plus de dilletantisme.

Un médiateur ne saurait s’appuyer sur le droit pour intervenir. Quand tous les médiateurs auront compris que leur seul parti pris ne peut être que celui de la médiation, alors nous aurons répandu des médiations de qualité, efficaces, et de leur côté les juristes pourront exercer, sans qu’il y ait ces confusions qui débouchent sur ce genre de situation.

Quand les médiateurs auront compris que la bonne volonté, la psychologie et le droit ne sont pas leurs outils d’intervention, alors ils pourront développer une discipline qui inspirera confiance aux personnes confrontées à des différends qui leurs paraissent inextricables.

Dans cette affaire, il serait opportun que les médiateurs intervenus puissent justifier non seulement de leur mandatement, de leurs compétences, mais également de leur indépendance, de leur neutralité, et de la tenue de leur processus. Ont-ils mis en oeuvre tous les moyens professionnels pour permettre aux parents de se sortir de leurs ornières conflictuelles ?

Priorité : faire sortir Nathalie Gettliffe des geôles canadiennes

Maintenant, deux choses, compte tenu des soupçons sectaires qui font plus que planer sur cette affaire : ne conviendrait-il pas que le Canada accepte que Nathalie Gettliffe soit jugée en France, et, deuxième chose, qu’une médiation plus sérieuse soit conduite pour que cette famille décomposée trouve le chemin qui se trouve tracé dans le roman d’Erik Orsenna, La grammaire est une chanson douce ?


Moyenne des avis sur cet article :  4.18/5   (68 votes)




Réagissez à l'article

62 réactions à cet article    


  • Scaton l’africain (---.---.1.1) 17 juillet 2006 12:07

    Simple question : Mme Gettlife s’est elle mariée en france ou au Canada ? Il me semble que c’est la loi du pays où le mariage a été prononcé qui prime, si c’est au Canada faisons confiance à la justice de cette démocratie. il faut surtout dissocier l’affectif du legislatif.


    • Jean-Louis Lascoux Prosope 17 juillet 2006 12:30

      Sur la confiance, il y a de quoi rester dubitatif... Vous auriez sauté l’information qu’elle est en prison... On fait mieux comme manière de traiter l’affectif d’une mère.

      Vous dites, « dissocier l’affectif du législatif » : mais le législatif n’est fondé que sur de l’affectif... rien d’autres, de l’affectif ordonné en texte, posé en raison. Le fondement n’est qu’affectif, sinon toutes les lois seraient partout similaires, à moins que la raison soit multiple... auquel cas, c’est bien cela : la raison est ployable en tout sens comme l’observaient déjà Pascal et Descartes...

      Allons, dans cette affaire, la justice Canadienne est plutôt inquiétante.

      Il convient de demander que N. Gettliffe- enceinte depuis 7 mois, soit rappatriée sanitaire.

      De plus, il est évident qu’en France, elle ne serait pas incarcérée. C’est dans cette mesure aussi qu’il y a lieu de demander qu’elle soit remise aux autorités françaises.


    • Jean-Louis Lascoux Prosope 2 août 2006 21:05

      COMMUNIQUE DU 2 AOUT 2006

      Francis Cruzelle, en collaboration avec Nathalie Gettliffe, confirme la publication en septembre aux éditions Michel Lafon d’un livre-témoignage intitulé Dans l’enfer des prisons canadiennes.

      Il y raconte également la manière dont cette médiation familiale internationale s’est déroulée, documents à l’appui, prouvant la légèreté avec laquelle elle a été conduite.

      Un dossier qui devrait faire réfléchir quelques médiateurs...

      Pour en savoir plus, il va falloir attendre début septembre...

      Jean-Louis Lascoux


    • armand (---.---.101.222) 17 juillet 2006 13:51

      Trop de pères sont dépouillés de leurs droits paternels au profit des mères pour que j’éprouve la moindre sympathie pour cette dame qui bafoue les décisions de justice, se livre à un enlèvement en règle, et pleurniche ensuite parce qu’elle en paie les conséquences. Certes, un « compagnon » journaliste arrange bien les choses : vous voudriez en plus qu’on enlève les enfants à leur père pour qu’un autre homme puisse jouer au papa avec ceux qui ne sont pas de lui ? Alors qu’ils ont mis en route un nouvel enfant, bien à eux ? Je trouve la comparaison avec l’Iran totalitaire particulièrement malvenue et insultante pour l’état démocratique qu’est le Canada. De plus, de nombreuses formes religieuses existent en France (depuis les Témoins de Jéhovah jusqu’à l’Islam fondamentaliste) dont le comportement sectaire devrait, à coup sûr, disqualifier les parents qui s’en réclament. On en est loin.


      • Scaton l’africain (---.---.1.1) 17 juillet 2006 14:26

        En effet Armand, c’est plus ou moins ce que je voulais dire. Mme Gettlife a enfreint les lois canadiennes en enlevant des enfants à leur père et vice versa. Je ne pense pas qu’une mère est « plus » de droit qu’un père. Ce n’est pas la première fois que ce type de situations se présente mais chaque fois il a été question de la primauté de la loi du pays où le mariage s’est déroulé. Néanmoins on ne peut faire preuve d’inhumanité lors il est question d’une femme enceinte et emprisonnée.


      • Jean-Louis Lascoux Prosope 17 juillet 2006 15:38

        Clairement, les femmes et les hommes ont des droits similaires. Le sujet n’est pas à la question de droit, mais de compréhension des positions humaines qui débouchent sur de tels drames. Le recours au droit n’arrange rien. Et l’amateurisme en médiation non plus.

        La comparaison n’est pas au système totalitaire, mais à la nature du lien, « jamais sans mes enfants »... ce que vous pouvez comprendre... à moins que pour vous ce soit possible.

        C’est là qu’il faut trouver une solution... intelligente... autrement dit « qui fasse du lien entre les gens », même si c’est une lecture étymologique cavalière.


      • gem (---.---.117.250) 19 juillet 2006 11:52

        +1

        (PS : comme il faut au moins dix caractères, les voilà)


      • gem (---.---.117.250) 19 juillet 2006 12:32

        mauvais article. partisan, sournois, et sectaire. Le plus urgent, c’est que Mme Getliffe comprenne et accepte qu’elle a merder depuis le début. J’ignore si la prison est un bon outil pour ça — en fait j’en doute —, par contre je vois bien qu’avec des amis comme vous, qui ne font que la conforter dans son délire, elle est très mal barrée...

        1) Légalement parlant, vous prenez des risques : vous diffamez le père en qualifiant son église de « secte » (rappelons que le fameux « rapport parlementaire » a valu à la France une condamnation devant la cour de Luxembourg, ce qui a amené le premier ministre — Raffarin — a ordonner à l’administration de bannir le terme)

        2) le « kidnapping » (au sens propre !) est une réalité. La seule circonstance atténuante valable, c’est que l’enlévement n’est pas crapuleux, mais l’enlèvement « par une personne ayant autorité », c’est plutôt une circonstance aggravante. Elle mérite très largement la prison (pas 10 ans : si elle en fait deux se sera le bout du monde...)

        3) socialement parlant, le fait de refuser de s’incliner devant une décision de justice est très mauvais signe : a posteriori, ça valide et ça explique la préférence de la justice canadienne pour confier les enfants au père.

        4) idem, refuser de céder et préférer porter son futur enfant en tôle est très mauvais signe.

        5) vous êtes gentil de nous mettre une jolie photo de madame. Belle façon de nous prendre pour des truffes.

        6) à aucun moment vous ne vous interressez aux enfants. Ni les victimes de l’enlèvement, ni le futur. Significatif...

        7) votre façon de porter le débat judiciaire sur la place publique est écoeurante et lamentable. C’est une forme de pression qui, en plus, n’a aucune chance de profiter à la suspecte, et encore moins aux enfants.


      • Jean-Louis Lascoux Prosope 19 juillet 2006 14:13

        mauvais article. partisan, sournois, et sectaire...

        Il fleure très bon ce commentaire de « GEM »... vraiment très bon... Que dire de plus ? Rien. Passons.


      • Jean-Louis Lascoux Prosope 17 juillet 2006 15:40

        Clairement, les femmes et les hommes ont des droits similaires. Le sujet n’est pas à la question de droit, mais de compréhension des positions humaines qui débouchent sur de tels drames. Le recours au droit n’arrange rien. Et l’amateurisme en médiation non plus.

        La comparaison n’est pas au système totalitaire, mais à la nature du lien, « jamais sans mes enfants »... ce que vous pouvez comprendre... à moins que pour vous ce soit possible.

        C’est là qu’il faut trouver une solution... intelligente... autrement dit « qui fasse du lien entre les gens », même si c’est une lecture étymologique cavalière.


        • (---.---.63.46) 17 juillet 2006 15:45

          Il est de plus en plus évident que cette femme a menti ! je Pense que la dame getliff si elle connait la vraie histoire du couple Mahmoody serait outrée qu’on compare sa triste histoire à celle d’un affabulatrice  !


          • Jean-Louis Lascoux Prosope 17 juillet 2006 19:27

            Et vous signalez un témoignage anonyme pour preuve. Dommage. Ca n’apporte rien et ne change rien à l’idée !


          • krokodilo (---.---.201.29) 17 juillet 2006 17:59

            je trouve que cet article aurait dû commencer par un exposé chronologique des faits. Au lieu de cela, on a plutôt un éditorial confus, dans lequel je n’ai pas compris comment on a pu en arriver à cette situation alors que la France et le Canada sont deux pays de culture voisine, qui coopèrent bien, et qui ont signé des accords sur ces conflits familiaux. C’était donc à priori le meilleur cas de figure pour ce type de litige. Il ya effectivement une grosse différence sur la définition des sectes, on sent l’influence culturelle du voisin, les USA considérant la scientologie comme une religion... mais j’aurais souhaité un article plus clair.


            • claude (---.---.137.18) 17 juillet 2006 18:41

              retrouvez l’aticle intitulé « UNE CABANE AU CANADA » du lundi 5 juin 2006 par le même auteur, vous y trouverez, du moins dans les réactions des internautes et plus particulièrement celle d’une personne qui a eu à traiter le cas Gettliffe ( S O S enlèvements internationaux ) les explications qui vous intéressent


            • Jean-Louis Lascoux Prosope 17 juillet 2006 19:22

              @krokodilo
              Certes, j’aurais pu revenir sur les faits. Toutefois, j’ai établi un lien avec l’article précédent, qui a provoqué des réactions les plus étonnantes, provenant à n’en pas douter de certaines personnes appartenant à la secte en question ... pour d’autres d’une conception de l’humain qui taquine la « logie » avec psycho et astro.

              Par ailleurs, l’invitation de Claude à prendre connaissance des « contributions » de SOS etc.. ne saurait qu’induire en erreur. L’auteur de ces contributions prétend avoir une connaissance de cette affaire. C’est précisément ce qui témoigne d’une incompétence en médiation. Un médiateur est tenu au secret professionnel. Cet étalage « moi je sais » est inacceptable en matière de médiation.

              Si cette association a pu être contactée par N. Gettliffe, il est clair qu’avec ce genre de comportements, elle n’a pas pu être mise en confiance pour adopter un tout autre comportement.

              Secrétaire national de l’Union des Médiateurs, je considère que certaines des personnes qui ont été saisies en tant que médiateur(s) dans cette affaire devraient avoir leur responsabilité appelée en cause, puisqu’elles apprécient tant la judiciarisation des affaires parentales. C’est aussi pourquoi j’espère que cette affaire viendra en France où l’amateurisme en médiation, même s’il est hissé au plus haut des instances gouvernementales, doit non seulement se dénoncer lui-même, comme il le fait si bien, mais aussi être invité sur le banc !

              Enfin, vous pouvez vous reporter au site sur Nathalie Gettliffe que j’ai omis d’indexer.


            • claude (---.---.137.18) 18 juillet 2006 11:11

              «  » prendre connaissance des « contributions » de SOS etc.. ne saurait qu’induire en erreur. L’auteur de ces contributions prétend avoir une connaissance de cette affaire. C’est précisément ce qui témoigne d’une incompétence en médiation. Un médiateur est tenu au secret professionnel. Cet étalage « moi je sais » est inacceptable en matière de médiation.«  »

              vous voulez qu’il y ait médiation pour cette tragédie familiale et quand un(e) internaute se manifeste pour expliquer les démarches de médiations qui ont été tenté avant tout les dérapages de madame Gettliffe vous les récusez ;

              vous persistez à ne prendre en compte des évènements que les faits intervenus à partir du moment où madame Gettliffe a décidé de mener les choses comme elle l’entendait et à partir de là vous ne cessez de la présenter comme une victime ;

              si elle est victime de quelqu’un c’est bien d’elle même, de son manque de jugement sous tendu par son égoïsme qui n’est que le signalement de son immaturité émotionnelle même si, par ailleurs, elle semble jouir de bonnes capacités intellectuelles si l’on en juge par son niveau d’études.

              Les hommes, jusqu’à une impossible mutation biologique, seront toujours dépendants des femmes pour devenir père ; cette différence, imposée par la nature, donne-t-elle pour autant le droit aux femmes de faire n’importe quoi avec leur corps et avec ce qui peut résulter de l’usage de leur corps ?

              après les sentiments, la romance et le plaisir ( et jusque là cela ne concernait que deux individus ) il y a eu deux enfants qui ne sont pas des valises que l’on trimballe de part et d’autre. nathalie Gettliffe a fait de ses enfants un enjeu de pouvoir dans un rapport de force, pourquoi veut-elle à n’importe quel prix démontrer qu’elle est « elle » le bon parent et le père le « mauvais » parent ?

              pour un enfant les problèmes conjugaux des parents sont très éloignés de leurs besoins essentiels, ils aspirent à être aimés tout simplement pour se construire et ce n’est pas être aimé par son père ou sa mère quand l’un ou l’autre passe son temps à le déchirer en deux.

              pourquoi récuser le témoignage de S O S enlèvements internationaux ? parce qu’elle vient présenter un témoignage qui va à contre sens de l’image de victime de nathalie Gettliffe que vous voulez présentez comme telle ?

              vous mettez en accusation son témoignage au motif qu’elle aurait trahi le secret professionnel mais avez vous la certitude qu’elle n’a pas agit avec une autorisation, car il me semble qu’elle n’a pas hésité à signer de son nom, elle ne s’est pas cachée vous qui reprochiez à un internaute de poster sans signature ni même un pseudo

              vous êtes par vraiment trop partial et trop de parti pris, la seule chose qui soit cohérente c’est le choix de votre pseudo, mais avec un pseudo pareil qui signe bien votre état d’esprit vous pourriez devenir peut être écrivain dramaturge ou comique peu importe mais vous ne pouvez être médiateur étant de parti pris, pour la mère et contre le père et certainement pas pour les enfants.


            • Jean-Louis Lascoux Prosope 18 juillet 2006 21:10

              Je passe le vrac de votre propos.

              En lisant vos contributions sur l’article précédent, je m’aperçois que vous avez la petite manie de vous en prendre au pseudos choisis par les internautes... Amusant.


            • armand (---.---.156.203) 18 juillet 2006 09:16

              Petit tour sur le site de la belle Nathalie, il n’y a pas qu’un bébé à naître avec son nouveau compagnon, mais déjà un précédent : ça ne traîne pas. Alors un jugement de Salomon s’impose : puisqu’elle en a fabriqué deux avec un nouveau père, elle n’a qu’à laisser les deux autres à leur propre père. Et qu’en pensent-ils au fait, les enfants ? Foin de secte, tout cela n’est que prétexte : j’y vois seulement l’incroyable arrogance de nombreuses jeunes femmes de nos jours : les hommes je les prends, je les jette comme je veux, et j’embarque les gosses comme il me plaît, imposant chaque fois un nouveau papa. Ah, les hommes, on est tombés bien bas !


              • père inquiét (---.---.81.231) 18 juillet 2006 22:15

                « Cher Armand »

                Vous avez trouvé ces arguments tout seul ? Vous voudriez voir les femmes plus soumises, à vos pieds ? C’est là votre voeu ? C’est assez pitoyable comme raisonnement. Etes vous le doyen de votre association ? Pourtant, la condition de la femme est encore loin d’être idéale. Une femme meurt tous les quatre jours sous les coups d’un homme. Une femme sur dix subit des violences de leur conjoint.Vous devriez visiter un établissement accueillant les femmes battus et leurs enfants. Vous avez beaucoup à apprendre. Quand aux enfants, j’ai eu à signaler des cas d’abus sexuels, de maltraitances toujours par le fait des hommes voir des pères eux-mêmes. Mais je n’en fais pas une généralité (heureusement) je suis moi-même père.ce sont des réalités de terrain.

                Ce qui me surprend dans cette affaire, c’est la violence des interventions des membres de sos « rapt d’enfants ». C’est ce qui m’a fait réagir. C’est une association que je ne connaissais pas il y a deux mois. Je l’ai découverte avec l’affaire dramatique de Mme gettliffe. A aucun moment, dans les différentes interventions il n’a été question de l’intérêt des enfants. On est constamment dans le « moi je sais ». Mais dès qu’un questionnement se fait jour, la violence apparaît jusqu’à parler de l’aryanité des femmes allemande (lorsque l’ Allemagne est citée en exemple dans la protection de ses ressortissants). C’est un exemple... il y en a d’autres. Pourquoi s’acharner à vouloir détruire à n’importe quel prix cette femme enceinte ? Il n’y a rien qui puisse justifier une telle attitude. Cette « philosophie » rejoint tout à fait celle exprimée par Armand qui visiblement fait partie de cette association, à savoir la traque des mères (européenne donc faciles à atteindre, sauf l’ Allemagne apparemment) qui ont eu une union à l’étranger. Si en plus cette mère est une brillante universitaire... la couple est pleine. On perd ses repères et on s’acharne.

                Il y a mieux à faire si on veut servir l’intérêt des enfants et surtout confier cette mission a des professionnels qui auront « eux » une vraie déontologie et qui par-dessus tout auront également des valeurs indispensables de respect, et d’humanité. Je travaille auprès d’enfants et adolescents en lourdes difficultés et il y une mise en réseau de partenaires institutionnels ( qui vont de l’ASE à la police en passant par l’ école, la PJJ, le secteur associatif médico-social etc...). Jamais, je dis bien jamais, je n’ai été confronté à une telle violence d’une association( sensée aider ?) et vraisemblablement également de membres de sectes (mais là on peut comprendre) comme dans cette affaire. Encore une fois, c’est ce qui me fait réagir. Les professionnels institutionnels ou associatifs avec qui je travaille sur des situations souvent très difficiles sont des Républicains au service de l’intérêt des enfants. Il y a des textes qui encadrent toutes les interventions concernant les enfants et les familles qui ne sont jamais disqualifiées (nous ne jugons jamais une famille). Il faut une distance professionnelle sans être dans l’affect mais avoir des valeurs indispensables de respect, et d’humanité.

                Il faut aussi le plus souvent être créatif pour trouver des solutions, faire des montages avec le jeune et un réseau de partenaires. Il est acteur de son projet. Il est un citoyen en devenir. Dans l’ affaire Gettliffe, il n’y a rien eu de créatif (constat lamentable) pour permettre une issue dans l’intérêt des enfants. Il fallait se concentrer sur les enfants. C’est encore possible. Qu’avez-vous apporté en tant qu’association ? Rien à part une vengeance et un acharnement aveugle.

                Un jeune est un citoyen en devenir et cela passe aussi par une mise en garde contre les beaux parleurs pouvant appartenir à des sectes. Nous sommes extrêmement vigilants par rapport à ce problème . Ce qui est d’ailleurs d’actualité puisqu’une commission d’enquête sur l’influence des sectes sur les mineurs a commencé ses auditions que l’on peut suivre sur la chaîne parlementaire. Et les premiers éléments sont édifiants. Peut être plus de 100000 enfants seraient concernés par le milieu sectaire ou figure d’ailleurs en bonne place l’Eglise Internationale du Christ dont il faut se rappeler que M. Grant ( l’ex-époux de Mme Gettliffe) en est le responsable financier.

                Ce rapport permettra de légiférer en France dans le sens de l’intérêt des enfants pour les en sortir. Les choses vont dans le bon sens.

                Pourtant paradoxalement nous avons renvoyé au canada deux enfants aussi français dans les mains de ce père responsable financier d’une secte.C’est un fait.

                Aux Etats-Unis et au Canada les sectes financent les partis politiques c’est ce qui apparaît dans ces débats. D’où leur influence sur les corps de l’Etat de ces pays et vraisemblablement de la cabale orchestrée contre Mme Gettliffe avec l’aide de l’influence du milieu familial judiciaire et influent de scott Grant.

                Le président de la République a bien compris l’intérêt particulier que nous devons porter aux mères et aux enfants à l’encontre de lois internationales qui en l’état se révèlent dangereuses pour les femmes notamment quand les lois de deux pays diffèrent autant. Chez « Nous », il s’agit d’un problème de garde d’enfants rien de plus et c’est une bonne traduction de la réalité.

                En France et en Europe Mme Gettliffe n’aurait jamais eu à subir une incarcération encore moins enceinte. Chez « Nous » elle n’est pas une criminelle et c’est heureux pour elle mais aussi pour toutes les femmes. Il faut que Mme Gettliffe puisse accoucher décemment et être rapidement rapatriée. Il faut qu’elle puisse également retrouver ses enfants sous l’égide d’une médiation imposée aux deux parties afin notamment de protéger les enfants de la secte de leur père.

                Pour terminer, je fais confiance au président de la république (qui rencontre ce jour le premier ministre canadien Stephen Harper), pour intervenir par humanité mais aussi contre l’arbitraire qui entoure l’incarcération de cette mère. A noter que l epremier ministre canadien s’est rendu sur la crête de Vimy au mémorial canadien de la première guerre mondiale. J’ai eu l’occasion de m’y rendre avec des jeunes à plusieurs reprises. Cela fait parti du devoir de mémoire. C’est une question de connaissance de l’histoire et de respect pour ceux qui ont perdu la vie pour notre liberté. C’est une conscience citoyenne et républicaine que nous devons aider à forger chez les jeunes de notre pays.

                Il ne faut pas que cette image du Canada soit ternie par la violence faite à cette femme enceinte incarcérée, isolée et mère de trois enfants. Cela n’est pas acceptable. je pense aussi à l’avenir si on laisse une dérive aussi grave s’installer. C’est gravissime pour la condition féminine.

                Je suis, et c’est un euphémisme, très inquiet sur le devenir de ces deux enfants s’ils ne retrouvent pas aussi leur mère.


              • Alex de Québec (---.---.91.212) 26 janvier 2007 19:17

                Je rigole bien qu’en j’entends des français parler du Canada sans même y avoir été. L’indépendance judiciaire et la primauté du droit sont inscrit dans la constitution et les juges sont nommées par des commités de la magistrature, d’une part. D’autre part, les groupes religieux sectaires sont une infime minorité au Canada et le système de contribution aux parties politiques est très stricte...En somme je ne vois pas l’intérêt intellectuel de faire ici un amalgame entre le pouvoir politique et judiciaire qui, depuis 1982 et le rapatriement de la constitution, sont totalement indépendant l’un de l’autre.

                J’inviterais à consulter le site suivant : http://www.infoplease.com/ipa/A0781359.html

                Qui fait un classement des pays les moins corrompus et le canada s’y classe beaucoup mieux que la France...


              • Jean-Louis Lascoux Prosope 18 juillet 2006 12:20

                Pour tomber bien bas, cher A(r)mand, encore faut-il avoir été un monte en l’air smiley Enfin, quoi, dans un débat, un peu de hauteur...


                • armand (---.---.14.7) 18 juillet 2006 19:04

                  Je pense que Claude a bien exprimé mon point de vue - et je trouve utile, même au milieu d’un débat, qu’on manifeste parfois une exaspération de bon aloi devant un comportement qui, malheureusement, se généralise dans la gent féminine. Peut-être, cher Prosope, que vous n’avez pas été victime de pareil comportement, en tant qu’enfant ou en tant que mari/compagnon.


                  • Jean-Louis Lascoux Prosope 18 juillet 2006 20:27

                    Finalement, Claude en sait des choses...

                    Comme je n’adhère pas à votre point de vue, je serais de parti pris ? Hun. Je prends le parti de la médiation et je déplore l’incompétence qui vient en plus s’étaler en public.

                    Quant aux attaques personnelles de « Claude », c’est une habitude chez les personnes qui tentent vainement de disqualifier quelqu’un. Habitudes plurielles de la sournoiserie sectaire. Déjà, lors de l’article précédent, c’était la même chose.

                    L’affectivité agressive qui s’exprime contre la « dictature du ventre » ne résoud rien. La vengeance par l’incarcération est des plus lamentables.

                    Si je devais militer pour quelque chose dans ce genre de situation, ce serait la déjudiciarisation des affaires familiales...

                    Je vous invite à lire un rapport quelque peu oublié sur la question


                  • claude (---.---.137.18) 18 juillet 2006 21:28

                    concernant les pseudos vous aviez initié le problème

                    concernant votre réponse à armand et le lien que vous faites avec moi je me contenterai de vous renvoyez à la question posée par Armand

                    «  » Peut-être, cher Prosope, que vous n’avez pas été victime de pareil comportement, en tant qu’enfant ou en tant que mari/compagnon. «  »


                  • Jean-Louis Lascoux Prosope 18 juillet 2006 21:45

                    Ainsi donc, vous indiquez que votre positionnement dans cette affaire est plus animé par une identification à la cause du père que par une réflexion qui permette la pacification relationnelle. C’est bien la difficulté en médiation : l’identifcation, le manque de distance des médiateurs. Quelle que soit leur expérience de vie, leur parcours, ils doivent savoir distinguer. Par l’entendu « Peut-être... que vous n’avez pas été... », le sous-entendu est que vous-même auriez été « victime »...

                    Si un médiateur n’a pas sû, le cas échéant, dépasser son expérience de vie, pour adopter un positionnement distancié, alors il peut aller jouer aux dès, non faire de la médiation : il a plus de chance d’obtenir de bons résultats.

                    Malheureusement, le nombre d’échec en médiation est dû au fait que les médiateurs (trices) ont le nez collé contre la vitre de leurs expériences et projettent leur malvie sur la parties (ou les parties) qu’ils considèrent dans le tort... voire parfois qu’ils s’identifient à ceux qui leur ressemblent trop...

                    C’est la raison pour laquelle je me dis qu’il serait bon que des médiateurs ou médiatrices fassent l’expérience d’être mis en cause pour ne pas avoir respecté leur obligation de moyens...


                  • Jean-Louis Lascoux Prosope 18 juillet 2006 21:46

                    Ainsi donc, vous indiquez que votre positionnement dans cette affaire est plus animé par une identification à la cause du père que par une réflexion qui permette la pacification relationnelle. C’est bien la difficulté en médiation : l’identifcation, le manque de distance des médiateurs. Quelle que soit leur expérience de vie, leur parcours, ils doivent savoir distinguer. Par l’entendu « Peut-être... que vous n’avez pas été... », le sous-entendu est que vous-même auriez été « victime »...

                    Si un médiateur n’a pas sû, le cas échéant, dépasser son expérience de vie, pour adopter un positionnement distancié, alors il peut aller jouer aux dès, non faire de la médiation : il a plus de chance d’obtenir de bons résultats.

                    Malheureusement, le nombre d’échec en médiation est dû au fait que les médiateurs (trices) ont le nez collé contre la vitre de leurs expériences et projettent leur malvie sur la parties (ou les parties) qu’ils considèrent dans le tort... voire parfois qu’ils s’identifient à ceux qui leur ressemblent trop...

                    C’est la raison pour laquelle je me dis qu’il serait bon que des médiateurs ou médiatrices fassent l’expérience d’être mis en cause pour ne pas avoir respecté leur obligation de moyens...


                  • Jean-Louis Lascoux Prosope 18 juillet 2006 21:47

                    Ainsi donc, vous indiquez que votre positionnement dans cette affaire est plus animé par une identification à la cause du père que par une réflexion qui permette la pacification relationnelle. C’est bien la difficulté en médiation : l’identifcation, le manque de distance des médiateurs. Quelle que soit leur expérience de vie, leur parcours, ils doivent savoir distinguer. Par l’entendu « Peut-être... que vous n’avez pas été... », le sous-entendu est que vous-même auriez été « victime »...

                    Si un médiateur n’a pas sû, le cas échéant, dépasser son expérience de vie, pour adopter un positionnement distancié, alors il peut aller jouer aux dès, non faire de la médiation : il a plus de chance d’obtenir de bons résultats.

                    Malheureusement, le nombre d’échec en médiation est dû au fait que les médiateurs (trices) ont le nez collé contre la vitre de leurs expériences et projettent leur malvie sur la parties (ou les parties) qu’ils considèrent dans le tort... voire parfois qu’ils s’identifient à ceux qui leur ressemblent trop...

                    C’est la raison pour laquelle je me dis qu’il serait bon que des médiateurs ou médiatrices fassent l’expérience d’être mis en cause pour ne pas avoir respecté leur obligation de moyens...


                  • claude (---.---.137.18) 19 juillet 2006 09:34

                    vous avez lu ma réponse sous le seul angle qui vous permette de poursuivre ce débat qui m’a tout l’air d’une polémique.

                    je vous ai renvoyé à l’interrogation de l’internaute « armand » question qui demandait en substance :

                    «  »...vous n’avez pas été victime de pareil comportement, en tant qu’enfant ou en tant que mari/compagnon. «  »

                    et au coeur de cette interogation vous n’avez retenu que la possible identification au père.

                    tout au long des échanges relatifs aux deux articles que vous avez initiés vous n’avez eu de cesse de plaider, apparemment, pour les enfants, je n’ai jamais eu cette impression, jamais, jamais, à aucun moment et c’est pourquoi en réponse à votre commentaire ironique du 18 juillet 2006 à 20H27 «  » Finalement, Claude en sait des choses...«  » j’ai tenté d’attirer votre attention sur la question d’armand, vous l’avez lu par rapport au père, ce qui conforte mon sentiment que vous vous positionnez par rapport aux adultes et aucunement par rapport aux enfants dont vous prétendez vouloir défendre la cause.

                    si vous aviez lu la question d’armand comme ceci «  »...vous n’avez pas été victime de pareil comportement, en tant qu’enfant...«  » sans aller plus loin, peut être ( mais j’ai un énorme doute ) que vous auriez répondu différemment ;

                    quand un parent, père ou mère, peu importe, fait un rapt d’enfant, que ce soit 40, 50 ou 60 ans plus tard ON N’OUBLIE JAMAIS


                  • Jean-Louis Lascoux Prosope 19 juillet 2006 14:07

                    Effectivement, médiateur, je ne prends ni le parti des enfants, PAS PLUS que celui des parents, quand bien même ce qui prétend inspirer la médiation familiale est l’intérêt des enfants.

                    Dans ce domaine, la médiation familiale, les enfants sont ce que j’appelle des tiers absents.

                    Par ailleurs, avoir la prétention de défendre l’interêt des enfants par identification personnelle est illusoire.

                    Quoiqu’il en soit, le fond de mon propos, quel est-il ? Il est clair de tout en tout : ne mettons pas en prison une personne - père ou mère - qui est accusée par l’autre de kidnapping. Cela relève des affaires privées que la Société, modèle et référence d’équité, ne doit pas judiciariser.

                    Enfin, relisez mon dernier paragraphe, et il vous dit tout de ma position. En France, cette femme ne serait pas en prison. L’Etat Français doit donc protéger ses ressortissants face aux excès des autres pays, comme cela a été d’ailleurs le cas pour les prisonniers français qui ont été rapatriés du camp de concentration américain de Guantanamo.

                    Si vous me lisez bien, je ne fait qu’en appeler à la raison. C’est tout. Cette position heurte parce que ceux qui s’identifient au père se sentent incompris. Si c’était un homme qui avait été dans cette situation, dites-vous bien que j’aurais également adopté une position similaire... si tant est qu’une secte n’aurait pas tirée les ficelles derrière, c’est à dire, à son insu probablement, n’aurait pas marrionettisé ledit père...

                    Ps : Et je ne suis pas sûr que le père aurait subi le même sort s’il avait ambrigadé ses enfants dans la secte mise en cause ici.


                  • armand armand 19 juillet 2006 10:01

                    Eh oui, Claude, merci de ces précisions.J’en conviens qu’être médiateur implique de ne pas prendre parti, mais il est vrai que les enfants semblent absents de toutes ces considérations d’adultes. Et j’ajouterai, quand un parent fait un rapt d’enfant ou, surtout, efface l’autre parent et impose à l’enfant un « autre » (ou « une autre », mais force est de constater que c’est souvent les pères qui paraissent interchangeables)dans son quotidien, les sequelles durent toute la vie.


                    • (---.---.67.6) 19 juillet 2006 10:19

                      @armand (IP:xxx.x49.14.7) le 18 juillet 2006 à 19H04 Je pense que Claude a bien exprimé mon point de vue - et je trouve utile, même au milieu d’un débat, qu’on manifeste parfois une exaspération de bon aloi devant un comportement qui, malheureusement, se généralise dans la gent féminine. Peut-être, cher Prosope, que vous n’avez pas été victime de pareil comportement, en tant qu’enfant ou en tant que mari/compagnon.

                      Comprenons bien ! vous partez donc de votre propre vécu, en faisant une projection sur les enfants de cette dame (qui ont d’ailleurs été interwievé et donné leur point de vue sur cette affaire) et partez du principe que la gent féminine effectue des rapts sur les enfants et donc que Mme Gettlife ne peut qu’avoir effectué un rapt traumatisant sur les siens !?

                      Très objectif !


                      • claude (---.---.137.18) 19 juillet 2006 10:58

                        de quoi voulez vous que l’on parle si ce n’est de vécu,

                        vécu des parents éjectés de la vie de leurs enfants et surtout vécu des enfants traumatisés à vie

                        vous évoquez l’interview des enfants, cela signifie que vous non plus vous ne comprenez rien ;

                        interviewer les enfants est une monstruosité rajoutée à d’autres monstruosités ; savez-vous ce que c’est que le « devoir de loyauté » ?

                        c’est pour un enfant l’impossibilité de dire au parent agresseur et-ou rapteur « TU ME FAIS MAL EN ME DÉCHIRANT ENTRE VOUS DEUX » l’impossibilité de parler surtout contre le rapteur parce que dans son esprit il dépend de sa toute puissance et qu’il n’a pas les moyens de se faire entendre.


                      • père inquiét (---.---.81.231) 19 juillet 2006 12:22

                        « Cher Claude »

                        C’est malheureusement ce qui se passe dans le milieu sectaire pointé par les travaux de la commission sur l’influence des sectes sur les mineurs que l’on peut suivre sur la chaîne parlementaire.

                        les sectes utilisant tous les moyens de la manipulations mentale à la maltraitance mais la liste des exactions est longue et insidieuse.

                        Le travail de cette commission fait appel à des témoignages de personnes qui ont été enfants ou adolescents dans des sectes et qui en sont sorties. On constate les degâts (tentatives de suicides, angoisses, stress permanent, peur iraisonnées,vie sociale très difficile...).

                        Ces sectes font courir un grave danger à la jeunesse (manipulations, maltraitances...) dont il faut prendre conscience en tant que parent et professionnels (quelque soit l’institution dès lors que des enfants sont concernés). C’est ce qui a manqué dans les jugements pour les enfants de Mme Gettliffe. Il faut donc légiférer dans ce sens afin de permettre aux juges une application plus restrictive du renvoie d’enfants dans un autre pays dès lors qu’il y a le moindre soupçon. (comme le fait l’Allemegne). L’Eglise internationale du Christ est en bonne position dans cette liste. Rien n’est changé...

                        Pour l’heure, nous avons malheureusement renvoyé au canada deux enfants au mains d’un père responsable financier de l’Eglise Internationale du Christ dans un pays qui a, comme au Etats-Unis et comme le montre la commission d’enquête, des campagnes électorales financés par ces mêmes sectes. Ce sont des faits.


                      • claude (---.---.137.18) 20 juillet 2006 09:00

                        @ père inquiet

                        «  »On constate les degâts (tentatives de suicides, angoisses, stress permanent, peur iraisonnées,vie sociale très difficile...).«  »

                        peut être que les sectes sont responsables des dégats que vous décrivez, mais plus surement les famille à l’origine des troubles émotionnels qui conduisent des adolescents ou des adultes à faire ces choix « religieux ».

                        tous les symptômes que vous décrivez se retrouvent chez les enfants, adolescents, adultes, victimes de maltraitances par leur famille ou entourage immédiat et ce bien avant que certains entrent dans une secte où ils essaient de trouver une réponse à leur souffrance.

                        Beaucoup de sectes sont dangereuses mais les problèmes existent bien avant l’entrée en « religion » de toute façon pour moi il n’y a pas grande différence entre les unes et les autres ; une religion c’est une secte qui a réussi ; ne disait-on pas des premiers convertis à la doctrine de celui qui s’appelait Jésus qu’ils étaient de la secte du Nazaréen ?

                        toutes les religions ont leur sphère de pouvoir et d’influence plus ou moins grande...et telle « Église » est considérée comme telle OU secte ici et comme secte OU pas ailleurs...

                        cela dépend beaucoup du regard de la société et des institutions de chaque pays, de même que tel genre d’aliment est correct ici et détestable ailleurs ; nous ne mangerions pas des insectes grillés,ce qui nous dégoûterait, mais nous dégoûtons les autres parce que nous avalons des huitres

                        alors cessons de voir les choses uniquement par le petit bout de notre petite lorgnette, et cessons de vouloir imposer nos principes au autres ; nous sommes censés être sortis de la monarchie depuis plus de deux cents ans...


                      • armand armand 19 juillet 2006 11:43

                        Mes propos visant la « gent féminine » (si je suis contre, c’est « tout contre »)résultent d’un constat général : depuis que les femmes ont la maîtrise de leur maternité (et c’est très bien ainsi) beaucup pensent que leurs enfants leur appartiennent plus qu’aux pères. Et comme la mode maintenant c’est de changer de partenaire dès que ça ne va pas, et, surtout, de ne pas rester ensemble « pour les enfants », elles sont nombreuses à imposer à leur progéniture des papas successifs. Comme l’a dit Alain Delon : dans toute « famille recomposée » il y a une famille qu’on a décomposée.


                        • père inquiét (---.---.81.231) 19 juillet 2006 12:10

                          a Armand

                          A vous lire cela suppose que seules les femmes voudraient changer de partenaires et que les hommes seraient des modèles de père et de mari.

                          Vous n’avez jamais visiter de centre d’accueil accueillant des femmes battues ave cleurs enfants, je vous réitière la suggestion. Beaucoup de femmes et leurs enfants ont des conditions de vie prècaires suite à un divorce ou à l’abandon du domicile par le conjoint. Beaucoup de femmes sont victimes de précarité suite à des divorces ou le conjoint à construit sa carrière alors que la mère élève d’abord ses enfants. Je trouve au contraire que les femmes ont beaucoup de courage face à la lâcheté de beaucoup dhommes. Ce sont des faits pas un jugement.

                          Votre discours relève plus d’une volonté d’avilissement de la condition féminine.

                          Heureusement les institutions de notre pays ont autrement plus de discernement sur la réalité et les besoins de protéger les mères et les enfants.Mais il faut être sur le terrain pour constater les dégâts faits aux femmes et eux enfants. Une mère quitte son conjoint le plus souvent quand il y a des violences. Un homme quitte le plus souvent sa femme pour une autre. Ce sont aussi des faits.

                          Réactualisez votre copie Armand. Vos êtes bien loin des réalités du terrain.


                        • armand armand 19 juillet 2006 13:34

                          Et vous, de votre côté, semblez nourrir une triste opinion, caricaturale, de vos semblables. Vos remarques à mon encontre (m’imaginer membre de telle ou telle association) sont à la limite de la diffamation. Ainsi que des propos me prêtant une attitude d’oppresseur, voulant des femmes soumises, « à mes pieds ». Bien sûr qu’il y a des hommes irresponsables, violents, et que beaucoup de femmes sont courageuses, admirables. Mais il est rare que les hommes qui changent de partenaire embarquent leurs enfants comme le font les femmes. Ce que je mets en cause c’est tout d’abord le présupposé que l’enfant doive être donné à la mère en toute circonstance, que l’appartenance d’un parent, homme ou femme, à un mouvement religieux le disqualifie (ou alors il faudrait retirer les enfants à toutes les familles juives, musulmanes, chrétiennes, traditionalistes, car toutes ces religions, sous leur forme traditionnelle, ont quelque chose d’une secte.) Finalement, je mets en cause, et je l’affirme bien fort, l’hédonisme ambiant qui conduit à rompre une relation pour convenance personnelle alors qu’il y a des enfants à la clé.A ce propos, d’ailleurs, il y a des différences de comportement : les hommes cherchent souvent à ménager la chèvre et le chou, les femmes à pratiquer la table rase. Et du fait d’une législation favorable à la mère, cela conduit à la démultiplication des papas de substitution, pluôt que l’inverse.


                          • armand armand 19 juillet 2006 13:39

                            Oh, et j’allais oublier : « avilissement de la condition féminine », comme vous y allez ! Parce que je défends le droit des pères à garder leur progéniture quand on n’a rien à leur reprocher (pourquoi ressortir des horreurs qui n’ont rien à voir dans l’affaire présente) ? Détrompez-vous, il y a autant de femmes qui quittent le conjoint simplement parce qu’elles ne les aiment plus ou ont rencontré un autre. C’est parfaitement leur droit. Mais je ne vois pas pourquoi elles devraient systémiquement obtenir la garde des enfants. Vous êtes prisonnier d’une affligeante vulgate féministe qui fait de tout homme un irresponsable-violent-pédophile en puissance.


                          • père inquièt (---.---.81.231) 19 juillet 2006 14:50

                            « Cher Armand »

                            La violence finit toujours par ressortir... On se dévoile sa véritable nature finalement.

                            A cours d’arguments il reste l’insulte suprême de me traiter pédophile (mais quel rapport dans notre affaire ?).

                            Vous n’êtes finalement qu’un bien triste sire.

                            Moi je suis sur la terrain ou j’y quelques responsabilités professionnelles avec des valeurs que vous n’avez manifestement pas et qui sont le respect, l’humanité, la déontologie, la conviction. ce sont aussi des valeurs Républicaines. Autant de mots étranges manifestement pour vous.


                          • claude (---.---.137.18) 19 juillet 2006 14:53

                            vous n’avez pas bien saisi le sens de la réponse d’armand ;

                            relisez la vous verrez qu’elle ne vous agresse personnellement en rien et que ses propos restent cohérents

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès