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Accueil du site > Actualités > International > Nations subalternes et hypothèque impérialiste

Nations subalternes et hypothèque impérialiste

Toutes ces nations d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine qui, dans l’ensemble, restent enlisées dans la pauvreté et l’immobilisme : comment les nommer ? Il y eut une époque où les termes « développement » et « pays en développement », en dépit de leur contenu équivoque et éminemment hypocrite, étaient utilisés à tout va dans tous les discours. Aujourd’hui, d’aucuns continuent de les employer comme des pis-aller, sous prétexte que l’usage a force de loi. D’autres, peut-être par goût de la concision et de l’euphonie, préfèrent le terme « pays du Sud », malgré là encore son acception discutable… Quoi qu’il en soit, il y a danger lorsque l’étiquetage des pays fait oublier la réalité effective, lorsqu’il classe ceux-ci dans des cases et déduit les caractères essentiels de la case qui leur est attribuée.

Un problème sémantique, diriez-vous ? Certainement pas. Si les vocables utilisés doivent avoir une signification, il faudrait qu’ils évoquent directement et strictement la réalité tangible. Un pays développé, c’est quoi ? C’est un pays qui satisfait les besoins essentiels de sa population (nourriture, santé, logement, travail, instruction, liberté). Son processus de développement concerne tous les secteurs (économie, politique, culture, santé...) et implique toute la population. Les pays « en retard » sont-ils sur la bonne voie ? Sont-ils susceptibles de « se développer » ? Vu la structure même du système-monde, cela est-il possible ?

Jamais les faits n’ont été aussi évidents que par les temps qui courent : les nations extra-occidentales sont soumises corps et âme à des intérêts exogènes impérieux. Par l’entremise de leaders aux ordres, des systèmes infâmes y sont maintenus au seul profit des oligarchies du capitalisme néolibéral mondialisé. Ces systèmes néocoloniaux permettent au grand jour une exploitation débridée des travailleurs et des richesses. Ils ne sont nullement contingents, ni transitoires. Il est établi que « l'intégration dans la mondialisation néolibérale n'a pas et n’apportera ni progrès ni développement mais plutôt l'enrichissement des uns et l'appauvrissement de la majorité ainsi que l'abandon de l'intérêt national à l'intérêt du capitalisme mondial  ». (1)

Les lois économiques du capitalisme, à n’en pas douter, peuvent mener à la guerre et aux crimes les plus effarants. Regardons autour de nous : les maitres du monde se complaisent dans les agressions et la rapine. L’Otan, l’ONU, le FMI, la Banque Mondiale (et Israël) sont devenus les outils de l’asservissement et des forfaits. Des subterfuges économiques multiples enferment les pays pauvres dans une spirale d’endettement perpétuelle, permettent aux multinationales de s’approprier à vil prix les ressources naturelles disponibles. Le développement socio-économique et les restructurations indispensables ne sont-ils pas compromis par un service de la dette devenu insoutenable ? En Tunisie, l'échéance payée tous les ans représentait six fois le budget de la santé. Les intérêts étaient ainsi acquittés aux dépens de la santé des Tunisiens (surtout de celle des plus pauvres).

La nouvelle formule de pillage appelée « initiative PPTE » (pays pauvres très endettés) a repris l’essentiel des dispositions préconisées dans les fameux PAS (plans d'ajustements structurels). On connaît les ravages qu’a faits et continue de faire ces mécanismes imposés par des institutions financières dépourvues de sens moral. Le peuple marocain en paye encore le prix : des pans entiers de l’enseignement et la santé, entre autres, ont été privatisés. Il faut bien que l’Hôpital et l’Ecole soient rentables. La globalisation néolibérale et le néocolonialisme ont bel et bien enfoncé le Maroc dans le sous-développement. L’Iran est haï et puni pour avoir refusé de tomber sous le joug de cette prédation perfide et criminelle.

Vous dites « pays en voie de développement » ?

Dans le monde arabe, des régimes dociles et sans scrupule ont été maintenus en selle pendant très longtemps par les Etats-Unis et leurs comparses. L’Irak a été détruit et ne sera peut-être jamais reconstruit ; à voir le chaos qui y règne maintenant, même les plus farouches opposants à Saddam regrettent son régime. Dans les monarchies pétrolières d’opérette, le souci prédominant a toujours été le maintien du pouvoir des familles régnantes. Rien ne peut indisposer les colonisateurs du moment que « l’Arabie Saoudite n’investit rien localement, ni dans la région. A part, dans un minimum d’infrastructures. Ne cherchant, ni souhaitant, une interaction positive, dynamisant, favorisant le décollage des économies régionales et leur avenir [...]. Plongés dans le pillage de leurs ressources, maintenus dans le sous-développement, les pays voisins à forte population, tel l’Egypte, voient passer sous leurs nez les immenses revenus du pétrole et du gaz, s’investir en Occident ». (2)

En Libye, l’Otan s’est attaqué physiquement au chef de l’Etat, sous couvert d’un mandat soi-disant limité à la « protection des civils » (une supercherie parmi tant d’autres). Il est clair que les tueries et les violations du droit international ont été commises pour le compte des sociétés Total, BP et Exxon. Les bombardements autour de Tripoli par exemple visaient principalement les infrastructures et les cibles civiles. Comment le développement économique du pays ne serait-il pas désormais paralysé ? La presse a étalé beaucoup d’histoires malhonnêtes au sujet de Kadhafi. Elle ne dit pas qu’il « a réellement développé son pays, à la différence des despotes d’Afrique subsaharienne, même si lui et ses proches se sont considérablement enrichis depuis son arrivée au pouvoir. La redistribution de la rente, même inégalitaire, a permis d’assurer la paix sociale. [...] La Libye a été un acteur majeur du développement et de l’indépendance du continent africain. Kadhafi a permis à l’Afrique de connaître une véritable révolution technologique, grâce au financement du premier satellite africain de communications ». (3) Ce satellite permet d’assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance... (4)

La presse ne parle pas non plus des investissements libyens dans l’édification de trois organismes financiers : la Banque africaine d’investissement, le Fonds monétaire africain, la Banque centrale africaine. A cela, il convient d’ajouter le réseau de près de 4000 km de pipeline qui procure de l’eau à toutes les villes côtières libyennes et le projet à long terme de la monnaie unitaire Africaine... La libye est à présent mise en pièces et les préjudices sont incommensurables : les infrastructures sont saccagées ; l’argent du pétrole ne sera plus redistribué mais confisqué par les multinationales ; les ressources disponibles seront davantage exploitées par l’Occident ; l’aide libyenne au développement autonome de l’Afrique est paralysée ; les candidats africains à l’émigration seront plus nombreux, etc. (5)

Vous dites « pays en développement » ?

Le Soudan est menacé constamment de sanctions internationales. Sa partition et la poursuite des conflits dans la Corne de l’Afrique ne sont que le début de décennies de troubles fomentés par le tandem américano-israélien, dans le but de contrôler les ressources pétrolières et minières ainsi que les voies de transport commercial. Le Zimbabwe est également soumis à des sanctions. L’Erythrée s’est vu imposer une guerre terrible par l’Ethiopie, agent étasunien dans la région. La rapine mondiale n’épargne même pas les peuples sans ressources. Haïti en est un exemple poignant : en 1825, la France avait exigé un dédommagement financier exorbitant (21 milliards de dollars) en contrepartie de l’indépendance de ce petit pays misérable. Aujourd’hui, elle refuse de restituer l’argent extorqué. « C’est toujours la même vision féodale du monde, un monde d’inégalités, de brutalités, de domination où le prédateur en haut de la chaîne alimentaire a le droit de se servir : droit de vie et de mort, droit de cuissage, droit d’être au-dessus du droit ». (6) 

En Côte d’Ivoire, en avril dernier, une guerre civile a été créée de toutes pièces par le terrorisme impérial. Comme désormais tout est permis, la France a renversé et arrêté son président, lequel s’était mis dans la tête de refuser de lui livrer sans conditions ses richesses (pétrole, cacao). L’étouffement économique et financier de ce pays ne suffisait donc pas. « C’est qu’il s’agit non seulement de châtier, de faire gémir les ivoiriens d’avoir voulu l’émancipation, mais aussi de faire perdre conscience à la société ivoirienne, de la briser, de la modeler dans la terreur ; […] c’est qu’il s’agit de faire comprendre à tous les Africains que la liberté est cause de malheur, de grand malheur et que seule la servitude, que seul l’esclavage est porteur d’avenir ! » (7)

Allez parler de « développement » aux barons de l’impérialisme scélérat, eux qui regardent le monde comme une source de profits, qui veulent contrôler les matières premières, les continents et les voies stratégiques, qui considèrent que toute résistance à l’hégémonie doit être brisée (par la corruption, le chantage ou la guerre)... Décidément, si les mots sont aux antipodes de la réalité palpable, il n’y a pas lieu de les prendre pour argent comptant, encore moins de s’en gargariser.

Thami Bouhmouch

http://Bouhmouch.blogspot.com

____________________________________________

(1) A. Albayaty, H. Al Bayati, I. Douglas, http://www.michelcollon.info/Le-Printemps-de-la-democratie.html Janvier 2011

(2) Georges STANECHY, http://www.legrandsoir.info/l-arabie-saoudite-un-allie-de-choix.html Juillet 2011

(3) Serge CHARBONNEAU, http://www.legrandsoir.info/libye-un-rapport-passe-inapercu.html Juin 2011

(4) Cf. Jean-Paul Pougala, in http://beteo.blog4ever.com/blog/lire-article-155247-2383198-pourquoi_la_communaute_internationale_ne_veut_pas_.html Mars 2011

(5) Appréciation empruntée à Michel Collon, http://www.michelcollon.info/Londres-flambe-la-Bourse-se-noie.html Août 2011

(6) Agnès MAILLARD, http://blog.monolecte.fr/post/2011/05/17/DSK-ivresse-du-pouvoir Mai 2011

(7) David GAKUNZI, http://www.michelcollon.info/Cote-d-Ivoire-crimes-d-Etat.html Mai 2011


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12 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 19 décembre 2011 11:08

    À l’auteur :
    En 2009, l’aide publique au développement des États membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’est élevée à 90 milliards d’euros (soit 119,6 milliards de dollars), en hausse de 0,7 % par rapport à 2008. (wikipédia)

    Bien sûr, pour vous, cela ne compte pas.
    Cela dit, je peux vous comprendre car cette APD est intégralement gaspillée, « investie » dans des programmes et projets ineptes du fait des bailleurs de fonds.
    Mais, cela est une autre histoire...
    Herman van Rompuy, José-Manuel Barroso, Andris Piebalgs et leurs subordonnés sont incompétents ! ! !...
    Union européenne : Gaspillage annuel de 30 milliards d’Euros !


    • Thami BOUHMOUCH Thami BOUHMOUCH 19 décembre 2011 20:07

      Réponse à LLabrés :


      L’APD octroyée par l’OCDE, quelle générosité ! Vous avez certainement déjà entendu parler de la main gauche qui donne 10 pendant que la main droite soutire 100...

      Rappelons quelques faits très connus : le FMI et la Banque Mondiale ont, par des subterfuges, cogité de multiples formules de pillage des richesses des pays sous-développés. Le franc CFA et ses mécanismes ne sont rien d’autre que des leviers du pillage des économies africaines. La dette, n’est-elle pas un mécanisme financier de pillage ?

      Cordialement.


    • easy easy 19 décembre 2011 13:10

      Les expressions ont leur phase de lancement, leur plateau de réussite puis leur descente.

      Critiquer une expression à son lancement, pourquoi pas.
      La critiquer quand elle est au top, pourquoi pas.
      Mais la critiquer quand elle devient dépassée, c’est ridicule.


      En l’occurrence l’expression « pays en développement » ou en « voie de développement » était à peu près valable à l’époque où ceux qui la promouvaient se considéraient d’une part plus développés, donc en avance et surtout sur la bonne voie. L’ensemble étant soutenu par le concept de progrès.

      Déjà deux siècles plus tôt, des individus critiquaient ce bouquet de concepts.
      Dans les années 60, au moment où ce bouquet faisait florès, ils étaient encore plus nombreux ceux qui le critiquaient.

      Mais de nos jours, ce bouquet fondé sur le concept de progrès entame sa phase descendante. On va en entendre encore souvent parler mais de moins en moins. Ce n’est plus le moment de le critiquer à moins de ne savoir enfoncer que des portes ouvertes, de ne savoir abattre que des concepts moribonds.

      Oui, il y a encore des gens pour utiliser et appuyer leur discours sur le concept de progrès tel qu’il avait été élaboré il y a deux siècles. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir qu’il se fissure. S’équiper en électro manager ? Libérer la femme des tâches ménagères pour qu’elle s’épanouisse au travail ? Faire des études ? Vivre un siècle ? Elever les enfants dans du coton ? Ne sont-ce pas là des certitudes de 1960 qui battent de l’aile ? 


      A mon sens, vous avez tort d’articuler votre papier sur ce concept de développement qui part en lambeaux tout seul. 

      Vous auriez pu faire ressortir les mêmes choses en les articulant sur le bouquet de concepts qui monte, celui du sur-endettement, de la nécessaire décroissance et de la nécessité de proposer comme supports de fantasmes plus d’objets de désir immatériels, de trouver de l’infini dans la finitude et de la musicalité dans le silence.

       

      Autre composant de ce bouquet qui se fâne et qui n’est donc plus à critiquer : « L’ascenseur social »



      Sinon concernant les pays arabes pétroliers que vous mentionnez. On peut les critiquer. Aisément. Mais ils font quelque chose de différent qui ne saute pas aux yeux. Ces milliardaires ne pratiquent pas le prêt avec intérêt. Ils ne prêtent pas et n’endettent donc personne. Sauf à leur propre état dans le cas de l’Arabie Saoudite.

      Ce qu’ils font de leur fric ?
      Ils achètent des parts d’entreprises, des actions, des immeubles. Ils se retrouvent donc très concrètement impliqués dans les vraies structures (Disney, Klépierre, Facebook..). Et une fois qu’ils ont acheté un bloc d’actions, ils ne peuvent pas s’en séparer à la minute comme font les traders qui achètent à 11 h pour revendre à 12h.

      Quand un milliardaire arabe mise sur un cheval ou un dromadaire, il s’y tient et fait tout pour qu’il gagne. Il ne joue pas la Vente A Découvert, la déconfiture. Il ne spécule pas à la baisse et sait être patient (en manière de Warren Buffett)

      D’autres, avec cette montagne de fric mais sans le tabou du prêt avec intérêt, préfèreraient spéculer à la minute et prêter à des personnes surendettées à des taux donc élevés et même revendre leurs créances à d’autres en les diluant d’abord avec quelque solvant.

      Leur défaut tient directement du fait même de leur manne qui les rend paresseux et comme ils le savent, ils investissent surtout à l’étranger et ne créent donc pas d’emplois chez eux. Leurs rares emplois vont aux étrangers traités en valetaille et les 35% d’emplois qui leur sont réservés sont symboliques. Ils misent très volontiers sur des innovations étrangères mais ne sont pas eux-mêmes créatifs et ne font pas de recherche.




      Enfin, plus généralement, ce n’est pas au moment où notre modèle dit de « progrès » qui ne peut tenir que grâce à une fuite en avant exponentielle, ce qui est, on le découvre, impossible à tenir, qu’on est le mieux placé pour critiquer l’immobilisme millénaire des autres.

      Le principe de tradition, d’immobilité ou plutôt de « continuité en l’état » (à des détails près) avait par exemple prévalu en Chine, au Japon, au Vietnam, en Indonésie, jusqu’à l’arrivée des Occidentaux.
      Est-ce que notre bougisme et notre changisme leur ont absolument profité ?

      Est-ce que l’éradication des gigantesques épidémies et famines qui décimaient régulièrement les populations denses du Monde a été un bienfait absolu ?


      Pour ma part, je n’installe pas de valeur sur le seul décompte numérique.
      Je ne verrais de progrès absolu que dans l’éradication du bon droit aussi bien individuel que collectif de désespérer autrui.


      • Thami BOUHMOUCH Thami BOUHMOUCH 19 décembre 2011 20:46

        easy


        Critiquer une expression « dépassée » serait donc ridicule. Dépassée, on n’en parle plus...
        Observez aujourd’hui un haut responsable d’une institution internationale, un ministre, un ambassadeur occidentaux, évoquant un « pays du sud » : ils continuent de clamer qu’il est « en développement ». Cela se passe en 2011, pas seulement dans les années 60. Ils savent que cela n’a pas de sens, mais il faut bien camoufler le pillage, la rapine mondiale, les multiples blocages dus aux larbins placés au pouvoir.


      • ddacoudre ddacoudre 19 décembre 2011 19:29

        bonjour thami

        j’ai lu avec intérêt ton article.
        juste un seul commentaire l’économie capitaliste exige d’avoir une conscience de classe.
        en occident elle à demandé deux siècles pour prendre corps et vient de s’écrouler en en trente ans.
        dans les pays africains ou celle ci serait utile ce sont les ethnies ou les groupes claniques qui se partagent ou se disputent le pouvoir.
        on ne peut leur demander en quelques années de faire ce qui nous a demandé des siécles et qui vient de s’écrouler. il y a une sorte d’impasse dont je ne sais pas trop ce qu’il en sortira.
        du moins si j’en ai une idée j’aimerai qu’elle fut autre.
        ddacoudre.over-blog.com .
        cordialement


        • Thami BOUHMOUCH Thami BOUHMOUCH 19 décembre 2011 20:34
          ddacoudre

          Bonsoir,
          J’ai découvert ton site : très intéressant, original et sympathique.
          Juste un mot à propos des groupes claniques. 

          Les crimes coloniaux, en plus de la ségrégation raciale, des expropriations et des travaux forcés, ont aussi porté sur la division des ethnies par des frontières artificielles… 

          En Cote d’Ivoire, par exemple, il y a près de 70 ethnies. Aujourd’hui, au sein de la population, un certain nombre de Bétés (l’ethnie du président Gbagbo) sont terrorisés et traumatisés. C’est dire à quel point le poids de l’ethnie est lourd sur les plans social et politique. L’impact sur l’économie, on le devine.

          Cordialement.



        • Alliance Rebelle citoyen du sud 19 décembre 2011 23:14

          @Thami BOUHMOUCH pour le maroc cité ci dessus je vous conseil ce lien http://www.demainonline.com/ tres interressant 


          • Thami BOUHMOUCH Thami BOUHMOUCH 19 décembre 2011 23:50
            citoyen du sud
            Le site est (à première vue) intéressant en effet. Merci.
            Il y a un truc pas clair : vous dites que vous êtes pour la paix et la fraternité. Pourtant vous avez écrit dans un commentaire ; « au Maroc, des berbères, anti-arabes et prédisposés a basculer dans le camps des républicains ».
            Il y a quelque chose qui m’échappe peut-être...

          • titi 20 décembre 2011 00:39

            @L’auteur

            Attention à ne pas réécrire l’histoire...

            « La rapine mondiale n’épargne même pas les peuples sans ressources. Haïti en est un exemple poignant : en 1825, la France avait exigé un dédommagement financier exorbitant (21 milliards de dollars) en contrepartie de l’indépendance de ce petit pays misérable. »

            En 1825 Haïti était riche.
            C’était même la plus riche colonie du « premier empire colonial ».
            A tel point que lorsqu’il a fallu choisir entre le Canada et Haïti en 1763 la France choisit Haïti.
            En 1825 le dédommagement était donc largement dans les moyens de cette Ile.
            Il est d’ailleurs interessant de voir le chemin parcouru...
            On pourai dans cette même veine parlé du Libéria, pays jamais colonisé, qui est un havre de paix et de prospérité !!! ha ha ha ha !!!

            « Le Zimbabwe est également soumis à des sanctions »
            Le Zimbabwe de Mugabé pratique une Apartheid à l’envers. C’est donc normal qu’il soit sanctionné. Le Zimbabwe d’avant Mugabé était « le grenier » du Sude de l’Afrique... le Zimbabwe de Mugabé est en pleine famine et demande à ceux qu’il a chassé de bien vouloir lui venir en aide... qu’il crève.

            « Le franc CFA et ses mécanismes ne sont rien d’autre que des leviers du pillage des économies africaines »
            Le franc CFA c’est tellement mauvais, que des pays qui n’ont jamais été colonisé par la France ont demandé à en faire partie (les deux Guinées)...

             

            Mais bon c’est tellement pratique d’avoir un bon bouc émissaire...


            • Thami BOUHMOUCH Thami BOUHMOUCH 20 décembre 2011 12:21

              @titi

              - C’est vrai, Haïti, du temps de sa colonisation, faisait vivre un Français sur huit. Alors, pour vous, la colonie était suffisamment riche pour payer. Payer pourquoi ? La question ne semble pas vous intéresser.

              Voyons les faits : après son indépendance, Haïti s’est vue obligée de verser à la France une somme exorbitante « destinés à dédommager les anciens colons ». En échange, en fait, de la reconnaissance de son indépendance durement acquise. N’est-ce pas ignoble ?

              Pour payer cette somme, l’Etat haïtien a eu recours pendant plus d’un siècle à la levée de lourds impôts sur la paysannerie. En 1942, l’Etat a imposé une souscription nationale pour réunir l’argent exigé. Les élèves du primaire y ont participé : n’est-ce pas ignoble ? La dette ne sera définitivement soldée au dernier sou, qu’en 1972. Alors Haïti « riche » ?... Il faut s’en tenir aux faits !


              - En 1822, le Libéria est fondé par une société américaine de colonisation (The National Colonisation Society of America), pour y installer des esclaves noirs libérés. C’est le début des conflits entre les Américains noirs et la population autochtone. Ce pays passait pour ne pas avoir été « pollué » par l’homme blanc, mais il est en réalité le fruit de plusieurs colonisations… Il faut s’en tenir aux faits !


              - Vous dites « Mugabe qu’il crève ». Une drôle de réflexion. C’est toujours la population démunie qui souffre des sanctions, pas les gens au pouvoir.


              - L’Occident a fait beaucoup de ravages dans le monde dans le passé et continue de semer le chaos partout. Cela crève les yeux. Je n’ai pas besoin de « bouc émissaire ».


              Cordialement.

            • titi 23 décembre 2011 00:29

              Turlututu

              « Pour payer cette somme, l’Etat haïtien a eu recours pendant plus d’un siècle à la levée de lourds impôts sur la paysannerie. En 1942, l’Etat a imposé une souscription nationale pour réunir l’argent exigé. Les élèves du primaire y ont participé : n’est-ce pas ignoble ? La dette ne sera définitivement soldée au dernier sou, qu’en 1972. Alors Haïti « riche » ?... »
              Haïti dès son indépendance a été le terrain d’un nombre innombrable de coups d’etat, d’insurrections. La « perle des Antilles » est devenue ce qu’elle est, d’abord à cause de l’incurrie de ces gens là.
              La « réparation » était largement dans les moyens de l’Haiti du début du XIXe.

              « - En 1822, le Libéria est fondé par une société américaine de colonisation (The National Colonisation Society of America), pour y installer des esclaves noirs libérés. C’est le début des conflits entre les Américains noirs et la population autochtone. »
               Ce pays passait pour ne pas avoir été « pollué » par l’homme blanc,« 

              Et c’est bien ce qu’il a été. Un pays qui fut démocratique géré par des noirs.

               » mais il est en réalité le fruit de plusieurs colonisations…« 
              Comme le Sidamo et l’Ogaden.... mais l’homme blanc n’y est pour rien...

              Il faut s’en tenir aux faits !

               »- Vous dites « Mugabe qu’il crève ». Une drôle de réflexion. C’est toujours la population démunie qui souffre des sanctions, pas les gens au pouvoir.« 
              Là encore je dois vous corriger. Mugabe a mené la chasse aux blancs avec un soutien indéfectible de sa population. Et pour cause, il avait promis de distribuer les terres des fermiers blanc à »ses pauvres« . Sauf qu’on ne s’improvise pas fermier.
              Qu’il crève et ceux qui l’ont soutenu avec.

               

               »- L’Occident a fait beaucoup de ravages dans le monde dans le passé et continue de semer le chaos partout. Cela crève les yeux. Je n’ai pas besoin de « bouc émissaire ».

              En 2003 il y a eu un tremblement de terre meutrier en Algérie. Des immeubles effondrés. Des centaines de morts. Suivi de graves problèmes de salubrité les égouts ayant été endommagés.
              Et qu’est ce que Boutef a trouvé à dire ? C’est que les immeubles effondrés étaient des immeubles « francais » et que si les égouts avaient débordés c’étaient parce que c’étaient les francais qui les avaient construits.
              Ce qui prouvent deux choses :
              - Rien n’a été fait depuis le départ des francais au niveau infrastructures : qu’est ce qu’ils branlent depuis 50ans ?
              - Que le blanc est bien le bouc émissaire utilisé par les merdes qui gèrent ces pays.

               


            • Thami BOUHMOUCH Thami BOUHMOUCH 23 décembre 2011 13:24

              titi


              Concernant l’Algérie, vous avez à première vue raison...

              Par contre, vous ne comprenez pas ce que j’ai voulu dire à propos de Haïti : ce pays a du payer à la France une somme exorbitante en échange de la reconnaissance de son indépendance. C’est cela qui est ignoble. J’asservis quelqu’un, après je lui demande de payer. Payer pourquoi ? Pour qu’il soit libre. C’est tellement logique.

              Vous n’avez pas besoin de commencer votre prose (légèrement hargneuse) par un « turlututu » dérisoire.

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