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Accueil du site > Actualités > International > Ne pas laisser voler la victoire du peuple tunisien !

Ne pas laisser voler la victoire du peuple tunisien !

Le peuple tunisien a fait preuve d’une témérité et d’un courage inouï en menant un combat sans faille pour recouvrir sa liberté et sa dignité longtemps bafouées par un système tyrannique. Il a réussi à mettre à genoux un pouvoir autoritaire et corrompu. Les évènements de ces derniers jours se sont bousculés à une rapidité telle que bon nombre de politologues et de journalistes ont été pris de court.

Mais a-t-on vraiment mis fin à 55 années de dictature ? Difficile de répondre de manière positive car la constitution tunisienne doit être profondément amendée, la transparence des élections assurée et surtout ne pas réitérer les erreurs du passé.

Ces derniers jours, le peuple tunisien a montré sa capacité et sa ténacité à prendre en main son destin, en se débarrassant d’un tyran grâce au sang de ses martyrs et au sacrifice d’une jeunesse assoiffée de liberté. Mohammed Bouazizi a montré que l’arbitraire, la tyrannie et l’injustice n’ont qu’un pouvoir et un impact limités. En sacrifiant sa vie, ne se doutait-il pas que ce système dont sont victimes bon nombre de jeunes exclus comme lui aller s’écrouler comme un château de cartes ?

 Le peuple tunisien vient d’écrire une des plus belles pages de l’histoire de son pays. Il a fait preuve d’un degré de courage et de maturité qui honore notre pays, longtemps humilié et dénigré par ces 55 années de dictature. Ce peuple très hospitalier s’est maintes fois distingué dans l’histoire par sa profonde tolérance, son ouverture d’esprit et ses potentialités que ce soit sur les plans culturels, littéraires, scientifiques,...

A titre d’exemples :

· L’esclavage a été aboli le 23 janvier 1846 par Ahmed Bey (en France il a été aboli de manière définitive en 1948, aux Etats-Unis il a fallu attendre 1865).

· l’adoption en 1861 d’une constitution qui reconnaît le droit, la liberté de culte et l’égalité de tous les sujets sans distinction de religion, de nationalité ou de race (article 1), devant la loi et l'impôt (articles 2 et 3).

Première page de la constitution de 1861 (à gauche) 

M’hamed al Khidr Hussein (à droite)

· M’hamed al Khidr Hussein natif de Nafta avait occuper le prestigieux poste de shaykh al-Azhar (1952-1954),

· En 1936 la première femme docteur du monde arabe est Tawhida Ibn Cheikh, nièce de Tahar Ben Ammar celui qui a signé les protocoles pour l’indépendance

· Bien d’autres personnalités (musulmanes et juives) avaient contribué au rayonnement de cette Tunisie, montrant ainsi que le potentiel créatif des tunisiens était intact.

Le peuple tunisien vit donc des moments cruciaux de son existence, et l’avenir de notre démocratie naissante se joue aujourd’hui même, dans la rue, dans les cafés, dans les universités,.... Le pragmatisme et la clairvoyance ne doivent pas céder la place à l’engouement général ni au populisme ni à la démagogie.

 Cette fois-ci le peuple a tranché : il veut de réels changements et pas seulement des réajustements ou des colmatages. Il nous a adressé plusieurs signaux.

Son message est clair et sans appel :

- On ne veut plus d’un pouvoir centralisé et autoritaire

- On ne veut plus de la mainmise du parti sur l’appareil d’état

- On veut de vrais représentants élus à la tête de l’état, de l’Assemblée et des instances dirigeantes.

- On veut une transparence totale dans les élections et dans les décisions.

- Il faut lutter et réprimer toutes formes de corruption, de clientélisme, et de favoritisme.

- On exige des poursuites pénales à l’encontre des corrompus.

Pour concrétiser ces objectifs et répondre aux aspirations il faut entre autre :

Eviter les dérives autoritaires qui sont les prémisses d‘une dictature répressive en instaurant un contre-pouvoir qui contrôle.

Créer une véritable opposition et non une façade non représentative des couches populaires pouvant être utilisée comme épouvantail au gré d’un pouvoir central

Amorcer une réforme urgente de la constitution afin d’évoluer vers un régime moins présidentiel ; le futur président devra rendre des comptes au peuple et à ses représentants de l’Assemblée. Répartir les pouvoirs entre le législatif et l’exécutif, afin qu’un contrôle rigoureux puisse s’établir.

Comment éviter les erreurs du passé !

Il est très important de prendre du recul, d’avoir un regard éclairé sur l’évolution des faits afin d’éviter les nombreuses erreurs du passé. Il faut « puiser dans les cendres du passé la flamme de l’avenir » disait Jean Jaurès. Il est important de rafraîchir les mémoires et de remonter à la période pré-Bourguiba.

Cela avait débuté au lendemain de l’indépendance le 20 mars 1956, dans l’allégresse générale d’un peuple qui retrouvait sa fierté et sa dignité, une assemblée constituante avait été élue démocratiquement. Bien que le parti libérateur le Destour remporte tous les sièges, il n’en demeurait pas moins que cette assemblée réunissait en son sein pratiquement toutes les sensibilités syndicales, politiques et religieuses. Elle avait pour fonction de doter ce jeune pays d’une constitution moderne. Les débats étaient passionnés, parfois houleux mais francs. Mais dès les premières réunions, Bourguiba voulut orienter le débat ; il dénonça vigoureusement la monarchie constitutionnelle et voulut axer le débat essentiellement sur la nature du régime.

Il faut saluer au passage la promulgation du code du statut personnel qui donne aux femmes des droits, une révolution dans le monde arabo-musulman.

 Mais dès le 30 mai 1956, la Constituante votait l'abolition des privilèges de la famille royale. Relégué dans son palais de La Marsa, Lamine bey ne s’était jamais associé aux grandes décisions qui engageaient le pays. En visite officielle à Tunis, en février 1957, Abdelaziz Ibn Saoud, le roi d'Arabie, fut choqué par le peu d'égards avec lequel est traité son homologue maghrébin. Bourguiba se comportait en véritable chef d'État, alors qu’il venait d’être nommé ministre par le…bey. 

Bourguiba avec Lamine Bey, Tahar Ben Ammar, Mongi Slim et Aziz Jellouli

Naissance d’une dictature :

Dans la salle du Trône du palais du Bardo le 25 juillet 1957, devant un auditoire acquis à sa cause, Bourguiba chargea durant deux heures contre la dynastie régnante, dénonçant ses « bassesses » et ses « trahisons ».

 Il s'acheva par ces phrases : « Le peuple tunisien a atteint un degré de maturité suffisant pour assumer la gestion de ses propres affaires. Je sais toute l'affection qu'il me porte. Certains ont pensé que je pourrais prendre en charge ses destinées. Mais j'ai un tel respect pour le peuple tunisien que je ne lui souhaite pas de maître et que le seul choix que je puisse lui indiquer est le choix de la République. »

Ce discours contrastait évidemment avec son déni pour les aspirations populaires et le peu de respect pour le peuple. En effet, il aimait se comparer à Massinissa qui lui n’avait pas réussi à rassembler les peuplades de tribus berbères.

Le 25 juillet au soir après une journée particulièrement chaude, profitant de l'absence de nombreux députés et devant un auditoire acquis à sa cause Bourguiba faisait voter à la hâte :

- la destitution de la monarchie

- la proclamation de la république

- se fait "élire" président

Un régime autocratique etait donc né en Tunisie et, le pouvoir était désormais entièrement à la merci d’un seul homme. Celui-ci vite dériva vers une dictature avec tous ses corollaires (culte de la personnalité, répression, corruption, injustice,…). Le peuple se fit volé sa victoire fruit de sa lutte pour l’indépendance. Les espoirs et l’engouement des tunisiens s’estompèrent vite.

Le bey, déclaré simple citoyen, fut aussitôt arrêté ainsi que ses proches. Ils furent assignés à résidence à la Manouba. En août, les biens de sa famille étaient confisqués par l'État. Les husseinites sombrèrent dans l'oubli, et, pour beaucoup, dans la pauvreté. L'épouse du bey resta handicapée à cause des mauvais traitements voire aux tortures qu'elle aurait subies.

http://www.jeuneafrique.comArticle/LIN20073bourgeuqilb0/edition_digitale.php

Voilà comment furent traités de manière inhumaine et impitoyable les acteurs qui ont marqué bon gré mal gré l’histoire de notre pays pendant 350 ans. Comme le seront d’ailleurs traités plus tard les opposants ou les réfractaires à la doctrine bourguibienne. C’est un système autocratique et répressif qui s’édifiera progressivement et perdurera pendant 55 longues années. 

Les premières années du règne de Bourguiba commencèrent d’abord par la chasse aux opposants et surtout par l’épuration du mouvement de Salah Ben Youssef, des dizaines voire des centaines de morts jonchèrent les rues de la capitale et des autres villes. Jusqu’à la liquidation de leur chef le 12 aout 1961.

Que pense Habib Bourguiba du peuple tunisien ?

« il n’a pas les aptitudes nécessaires à la compréhension des affaires de l’Etat, ni même un discernement suffisant pour choisir des hommes capables de remplir leur mission. »

Le masque était tombé ! Le peuple tunisien qui avait montré sa capacité à défendre courageusement sa dignité, se retrouvait être méprisé, relégué à être servile et surtout infantilisé par un « combattant suprême » omniprésent.

La répression des yousséfistes

Le différend qui avait opposé Habib Bourguiba à Salah Ben Youssef fut capital pour comprendre l’histoire de la Tunisie et toutes les conséquences qui en découlèrent (Assassinat, Procès politiques, censure, torture, culte de la personnalité…).Dans leur Ouvrage, « le syndrome autoritaire » V. Geisser et M. Camau ont utilisé l’expression de « le crime fondateur » en évoquant l’assassinat de Salah Ben Youssef par les hommes de Bourguiba.

On citera le livre de Omar Khlifi (pages 140 et suivantes) : « Un cycle infernal commence. (..) des enlèvements sont opérés par des milices, les comités, dit comités de vigilance, sévissent en plein jour sous prétexte de soutenir l’action de la police…telles sont les dérives graves auxquelles se livrent le secrétariat général de Salah Ben Youssef et le Néo-Destour de Habib Bourguiba à l’aube de l’émancipation de leur patrie. (..) Des dizaines de mort, un grand nombre de blessés, des attaques quotidiennes contre les locaux des deux mouvements antagonistes. Des militants yousséfistes sont suppliciés dans des prisons privées illégales, comme celles de Beni Khaled, créée par Amor Chachia (qui siégea par la suite en tant que commissaire du gouvernement auprès de la haute Cour) ».

Sous Taieb Mhiri, premier Ministre de l’intérieur de 1956 à 1965, la Tunisie a connu une des périodes noires de son Histoire. Répression des opposants de Bourguiba, torture et assassinat. Noura Borsali (Le complot de décembre 1962 : Fallait-il les tuer ?) rappelle les conditions de détention des youssefistes dans les prisons tunisiennes :« Pendant plus de sept ans, nous avons vécu dans l’obscurité de jour comme de nuit », confie un détenu. Borsali rapporte un autre témoignage : "Azzeddine Azouz, lui-même, arrêté sans avoir été jugé, raconte sa détention dans les locaux de la brigade de la Sûreté de l’Etat, dans son récit « L’Histoire ne pardonne pas. Tunisie 1938-1969 » (L’Harmattan/Dar Ashraf Editions, 1988). « Je fus éveillé par d’atroces cris de douleurs provenant de pièces avoisinantes. Je réalisai promptement que l’interrogatoire nocturne commençait… Je peux décrire ici ce que j’ai entendu ce soir-là : tortures, supplices, cris inhumains, coup de cravache, étouffements à l’eau, brûlures à la cigarette et à l’électricité, supplice de la bouteille…Je ne pouvais en croire mes oreilles et m’imaginer vivre en plein vingtième siècle, dans une Tunisie moderne et indépendante sous la présidence de Bourguiba. Un policier de stature colossale fit irruption dans la pièce où j’étais, une cravache à la main et tout en sueur à forcer de frapper les détenus »

Ils ont reçu la visite de quelques personnalités politiques comme Taïeb Mhiri, Béji Caïd Essebsi, Mohamed Farhat, Hédi Baccouche, Tahar Belkhodja, Fouad Mbazaa, le gouverneur de Bizerte à l’époque, et l’actuel président en remplacement de Ben Ali.…

Omar Khlifi, auteur de l’Assassinat de Salah Ben Youssef (p 180. « L’assassinat de Salah Ben Youssef », de Omar Khlifi, MC Editions , avril 2005), écrit au sujet de Taieb Mhiri : « Certaines sources publiées et jamais démenties avancent que les protagonistes du projet d’élimination physique de Ben Youssef furent Bourguiba en personne, son épouse Wassila, Mohamed Masmoudi, Hassen Belkodja, Tayeb Mhiri, ainsi que l’inévitable Béchir Zarg Layoun ».

Bourguiba lui-même s’était enorgueilli et avait même revendiqué, dans un discours télévisé, tous les détails de l’exécution, et décoré les assassins, qui n’avaient fait que « rendre justice », disait-il.

Des conditions inhumaines décrites par feu Nouredine Ben Khedr, arrêté dans le cadre des procès politiques dont fût victime le groupe perspectives et l’extrême gauche tunisienne :

« En prison, nous avons découvert la Tunisie moyenâgeuse : les caves, la tonte, les uniformes, les besoins faits à même le sol. Il y avait dans les caves des prisonniers quasiment aveugles qui étaient là depuis la répression du coup d’État de 1962. Nous avons aussi été privés pendant des mois des droits les plus élémentaires comme la visite des parents, la lecture et la correspondance ce qui nous a poussé à faire grève sur grève de la faim afin d’imposer aux geôliers le respect ».

Tous les opposants au régime (qu’ils soient politiques ou syndicalistes) ont dû subir des exactions de ce type, mais le pire des traitements furent réservés aux islamistes, dès les années 1980 dont les tortures décrites ci-dessus ne donnent qu’un lointain aperçu.

Le coup d’état du 7 novembre 1987, après une courte période en trompe l’œil, n’a fait que confirmer le pouvoir autocratique voire même policier de Ben Ali, avec toutes les dérives sécuritaires que l’on connait et cela dans une ambiance de corruption généralisée.

Il faut que tout cela cesse, tourner ces pages sombres des 55 années de l’histoire de cette Tunisie à la fois surprenante et attachante. Il faut revenir à l’esprit de la constitution de 1861, se mobiliser pour bâtir une Tunisie nouvelle où toutes les sensibilités politiques, religieuses, sociales pourront s’exprimer librement sans avoir à s’inquiéter.

Avec ce gouvernement de transition dont les postes ont été attribués aux ministres du parti honni le RCD, on ne peut s‘attendre à aucun changement de nature à satisfaire les attentes de la population qui espèrent vraiment une amélioration de leur quotidien.

Cependant, pour la grande majorité de nos concitoyens, la montagne a, accouché d’une souris. Quelle grande déception ; tous ceux, qui s’attendaient à un remaniement de fond, afin d’opérer un véritable changement ont déchanté. Une question, qu’on lit souvent dans les banderoles des dernières manifestations : comment peut on faire du neuf avec du vieux ?

Abd Raouf Chouikha


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51 réactions à cet article    


  • ali8 22 janvier 2011 11:43

    bientôt, on va vous servir de bonnes vieilles recettes pour spolier les tunisiens de leur révolte :

    lutte contre le terrorisme, MAM viendra au secours

    islamisme


    • gimo 22 janvier 2011 12:28
      Que dit l’article 57 de la constitution tunisienne ? ne pas bonne comme les autres sont des pièges a conchangez la 
       Une constitution c’est un contrat et des règles et surtout
       doit être un garde -fou
      de fonctionnement donc elle doivent être écrite cette constitution par le peuple et prévenir des pleins pouvoir de quiconque
       tout part de la  ces règle ne doivent pas être écrites par des voleurs cela ce comprend aisément
      par avance mais par des gens sensés et SURTOUT PREVOIR TOUTES dérives et possibilités d’abus de sorte que personne accapare le pouvoir mais des vraies resposabilités

      sinon c’est parti pour un autre tour de manège de voleur  ET l’éternel despotisme doux ou violent peu à peu s’installe
      avec son cortège de misère de souffrances  pour les uns et  le pillage pour les autres

      LA EST LA QUESTION FONDAMENTALE
       est la !!!! c’est bon pour touts les nations

      je souhaite que le peuple tunisien arrive a faire ce contrat
       et alors tout ira pour le mieux
       car pour l’heure aucune nation ne peut prétendre avoir une vraie démocratie
      un peu la suisse et encore sa dérape des fois
      et le vote doit être un moyen de choir et non un fin en soi
       L’important c’est les règles pour éviter que des vautours fassent leur nid

      c’est triste que les gens ne comprennent pas ce pilier d’une vraie démocratie
      et de bien vivre 
      Aujourd’hui c’est la course au pouvoir avec tout ces abus et pillages
      les partis et clivage G ET droite T VERT du cinéma pour des clans de voleurs
      et le vote et elécteurs pour  cautionner cette escroquerie en l’a rentant l’égale

      et ATTENTION EN PLUS

      La Révolution et ses effets vont cristalliser le positionnement politique des contre-révolutionnaires qui vont vouloir restaurer la société et l’ordre social sur les mêmes principes que ceux de l’Ancien Régime. Ils vont pour beaucoup d’entre-eux s’engager en politique sous les étendards de la nationalisme ou renouveau Ils cherchent en quelque sorte à restaurer les principes qui furent ceux ou ils profitaient.

      Plusieurs complots vont tenté d’entraver le cours de la Révolution. Attention !!

      et suscité certaines revendications démagogiques de cette faction afin de discréditer la Révolution.

      ça t fait plus de 100 ans que les gens votent et c’est toujours les même cinéma
      des voleur au pouvoir sans contrôle et en toute impunité

      ouvrez les yeux ou le cerveau une fois pour toute merci c’est compliqué a comprendre
      ou alors les gens sont MASO


      • BOBW BOBW 23 janvier 2011 16:22

        Ok votre réponse : bons principes.
        Vous avez écrit
        « le vote doit être un moyen de choir et non une fin en soi  ». C’est une erreur de frappe : on peut penser à choisir et non pas à « tomber » n’est-ce pas ?  smiley

      • liberta 22 janvier 2011 12:50


        Il reste au prochain régime Tunisien à ne pas se faire instrumentaliser par les « hyènes » du NOM qui ont eu intérêt à cette magnifique révolte populaire et comptent bien s’en servir dans un but que je vous laisse découvrir dans cette vidéo de Webster Tarpley


        http://www.conspipedia.fr/?p=3895


        • gimo 22 janvier 2011 14:11

          liberta
          vois tu déjà mon poste

          Par gimo (xxx.xxx.xxx.189) 16 janvier 2011 a 02:29

          A l’inverse, de la France les Américains ont d’emblée apporté leur soutien à la population civile. Les Etats-Unis ont été le seul pays à avoir convoqué l’ambassadeur de Tunisie pour lui demander des explications sur la répression des émeutes. Le Département d’Etat américain a fait plusieurs déclarations et même la secrétaire d’Etat Hillary Clinton s’est exprimée publiquement sur le sujet. Le site internet américain Facebook a également joué un rôle majeur dans la révolte. La tentative de Tunis de le censurer s’est heurté à une forte opposition de Washington.
           
          Aujourd’hui, l’implication de Washington ne semble faire aucun doute. Le choix de l’Arabie saoudite, premier allié des Etats-Unis dans le monde arabe, pour accueillir le président déchu semble être le résultat d’une médiation américaine. C’est peut être ce qui explique la position de Paris depuis le début des événements. Une position qui pourrait s’avérer coûteuse pour la France. Elle risque en effet d’accentuer sa perte de vitesse au Maghreb au profit des Américains. Ben Ali était un « ami » de Paris. Tous les présidents français –Mitterrand, Chirac et Sarkozy– lui ont apporté leur soutien inconditionnel malgré ses nombreux dérapages en matière de droits de l’homme. Le prochain président tunisien va sans doute prendre en compte ces éléments.

        • Chouikha Chouikha 22 janvier 2011 13:03

          Je suis d’accord avec vous, la constitution est un garde-fou qui sert de référence de base pour tout pouvoir légitime tenu de rendre des comptes aux citoyens.
          La future constitution tunisienne ne déroge pas à cette règle.
          Mais néanmoins, le processus démocratique est très fragile surtout quand il est à ses débuts. Tout le monde est bien sûr d’accord pour en respecter les règles, mais leur compréhension n’est pas perçu de la même manière. C’est à ce moment là précisément qu’il faut redoubler de vigilance, car tout peut basculer. Plus tard, le débat plus mur, la démocratie quand elle sera « stabilisé » atteindra la vitesse de croisière.
          Il faut espérer un déroulement heureux ; les tunisiens ont surmontés bien d’autres écueils.


          • Henri François 22 janvier 2011 15:59

            Les années ont passé. Le peuple a changé. Les jeunes sont plus éduqués, plus instruits. La télé puis surtout internet sont arrivés. Malgré la censure, la dictature, les discussions politiques ont eu lieu, itou les échanges, conséquence de la contributiin des expatriés. La donne n’est plus la même. On peut raisonnableent penser que cette fois les tunisiens s’en sortiront.... mais HELAS les HOMMES sont imprévisibles et ici comme ailleurs peut-être que l’attrait du pouvoir pour le POUVOIR surgira encore...
            Espérons que NON !!! 


            • Laureline 22 janvier 2011 16:19

               

              euh ! pour compléter l’article

               

              La Tunisie beylicale désigne la période, entre 1574 et 1881, où la Tunisie est placée sous souveraineté de l’Empire ottoman au terme de la rivalité opposant ce dernier et l’Espagne. Cette période s’achève avec la proclamation du protectorat français.

              Quelque temps après son avènement, Ahmed Bey reçoit du sultan ottoman le firman traditionnel d’investiture et les insignes correspondants.

              Histoire de l’esclavage : les trois traites.

               

              L’esclavage chez les musulmans est-il un sujet tabou ?

               

               


              • Laureline 22 janvier 2011 16:31

                 

                L’esclavage en Tunisie a été un phénomène particulier de la traite arabe. Aboli le 23 janvier 1846 par Ahmed Ier Bey, puis par la France après l’instauration du protectorat français de Tunisie, l’esclavage a persisté jusqu’au début du XXe siècle.

                Un peuple libéré c’est aussi un peuple qui connaît son Histoire.

                 


              • Chouikha Chouikha 22 janvier 2011 16:27

                La démocratie en Europe occidentale telle une machine bien huilée fonctionne plus ou moins correctement malgré ses défauts. Tout le monde respecte les règles du jeu. Elle exerce toujours un contrôle sur tout pouvoir. Rien de tel dans les pays émergents, si la machine est grippée (et cela arrive souvent hélas) c’est l’armée qui prend le pouvoir ou menace de le prendre (comme en Turquie ou au Pakistan).
                En Tunisie l’armée a pris le parti du peuple dès le début de la révolte. Il n’y aura rien à craindre de ce côté là si les représentants du peuple sont à l’écoute et répondent véritablement à ses aspirations.
                On n’a pas droit à l’erreur.


                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 janvier 2011 17:12

                  Quelque soit les causes qui ont conduit le peuple tunisien à se soulever contre un regime qui ne sert pas l’intérêt général, on ne peut qu’applaudir l’initiative et l’intelligence collective qui a permis de formuler un refus national dans une atmosphère politique et sociale responsable !

                  Il n’y a pas eu de collisions entre différentes catégories sociales, ce qui prouve le sérieux et l’honnêteté des revendications !

                  Maintenant les Tuinisiens peuvent remettre leur pays en marche dans de meilleures conditions ! 

                  UNE SEULE RECOMMANDATION que je fais aux tunisiens : Ne jamais croire au bla bla de l’Etat français et des ses médias hypocrites ! S’il y a un seul pays qui ne veut pas voir l’Afrique Nord prospérer c’est bien la France ! Je suis trés étonné d’entendre un manifestant Tuinisien prononcer l’expression inventée par le Sorcier CHIRAC : « Egalité des chances ». On ne peut faire une révolution chez soi avec des slogans étrangers, il y’a incompatibilité et donc source d’échec immédiat !

                  La France n’applique pas à elle-même ce qu’elle recommande aux autres : Il n’y a pas d’égalité hommes-femmes en France, il n’y a pas de démocratie en France au sens où c’est le peuple qui décide de son avenir, il n’ y a pas de liberté d’expression en France où l’on voit la nullité de l’information dans tous les médias...

                  Si le peuple Français veut s’émanciper, il n’a qu’à imiter par l’action au lieu d’encourager les autres peuples à agir à sa place ! 2010 a montré l’incapacité du peuple français à imposer sa volonté générale au parti unique UMP qui a fait un coup d’Etat au leurre démocratique en 2002 ! Il y’a en ce moment en France une véritable crise institutionnelle qui empêche d’envisager un quelconque compromis national pour l’avenir immédiat !
                   
                  Mohammed MADJOUR.


                  • 65beve 22 janvier 2011 20:36

                    @mmadjour

                    Vous dites ;
                     « On ne peut faire une révolution chez soi avec des slogans étrangers, il y’a incompatibilité et donc source d’échec immédiat ! »

                    Par contre, je retiens avec joie ce slogan tunisien que j’aimerais voir prospérer chez nous ; « DEGAGE ! »

                    cdlt
                    bv


                  • Philodeme Philodeme 22 janvier 2011 20:43

                    à Mohammed MADJOUR

                    « Le peuple français », « la France » sont des concepts vagues et fourres-tout, autant de définitions que d’individus.

                    Par contre malheureusement il est à craindre que si sur sur l’ensemble géo-socio-politique formant l’entité France nombre de catégories sont loin d’être émancipées, nous sommes émancipés au moins en grande partie du joug de notre ex religion dominante : le catholicisme.

                    J’attends de voir, si vous, les habitants de l’entité Tunisie, allez retomber sous le joug de votre religion : la religion musulmane.

                    Je suis hélas persuadé que vous allez y plonger et plus vite que vous ne l’imaginez ... voile intégral, lapidation ... etc. en ce qui nous concerne l’inquisition du Vatican nous avons su l’éloigner durablement depuis 220 ans ... faites de même après on pourra discuter sérieusement ...
                    wait and see cher ami ! et en attendant bon chance


                  • val33 23 janvier 2011 11:15

                    Le peuple tunisien se lève pour reprendre en main son avenir, ne rélame pas l’aide international, laissons les aller jusqu’au bout de leurs idées de démocratie.
                    Il est domage à chaque fois de reprendre les infos des médias Français, des paroles lourdes de conséquences des representants de ce gouvenement Français ... de se gagariser de ces paroles pour faire de l’audience.

                    La France n’est surtout pas l’exemple à prendre , elle est comme tous les pays avec ses imperfections, sa révolution est loin, la quête de pouvor de ses hommes politiques montrent à quel point la politique est malade en France.

                    C’est tellement facile de critiquer la France, n’oublions pas ce que fait les USA avec le mexique, le soutien des USA à l’Israel, regardons chacun sur le pas de notre porte.

                    La Tunise a tout à construire, qu’elle fasse son travail seule, indépendante, qu’elle montre au monde occidental que les pays arabes peuvent aspirer à la démocratie librement.

                    Valérie DOMERGUE
                    Une Française qui a confiance au peuple tunisien


                  • rakosky rakosky 24 janvier 2011 01:22

                    Monsieur Madjour,dans vos propos vous assimilez le peuple français à son gouvernement et vous reportez sur les générations présentes le poids d’un passé dont il faudrait par ailleurs discuter.
                    En France ,comme dans quelques autres pays cela s’appelle une conception organique de la Nation,un corps mystique ,immuable où les différenciations et les antagonismes seraient secondaires.
                    Ce discours appartenait jusqu’à lors à la droite nationaliste et antirépublicaine ,Maurras et Barrès en furent les principaux propagateurs,il est aussi celui de l’Eglise ,il est maintenant celui de quelques indigénes de la République qui traitent les français de souchiens...
                    Il existe en France ,comme dans les pays arabes ,des intérêts antagonistes ,des classes sociales,des Princes et des fellahs,des ouvriers et des nouveaux milliardaires enrichis par les privatisations et par la vente de leur pays aux capitaux étrangers.
                    Une vraie démocratie suppose la représentation et la libre confrontation de ces courants,comme le permettrait l’élection d’une Assemblée constituante souveraine,le droit des travailleurs tunisiens à s’organiser au sein de l’UGTT et à la libre négociation de leurs salaires avec leurs employeurs,y compris tunisiens.
                    Enfin l’indépendance que vous revendiquez vis à vis de la France,mais on pourrait y ajouter les états-unis,exige la rupture avec l’union européenne et le FMI,le retour à l’état tunisien de toutes les sociétés nationales qui ont été cédées au capital étranger.
                    C(est ce genre qui rassemble les travailleurs de france ,de ,tunisie,d’irlande,contre tous les exploiteurs quellesque soient leur langue ou leur religion.
                    Bien cordialement rakosky


                  • Aafrit Aafrit 22 janvier 2011 17:19

                    Ce que l’on peut vraiment craindre, c’est une récupération malsaine de ces événements par les uns et les autres pour doubler les revendications de base, facteurs déclencheurs, qui ont animé cette révolte : surpasser la malvie et la pauvreté, plus de justice dans la répartition des richesses, plus de libertés individuelles et collectives, ouvertures politiques et médiatiques...etc.

                    Faut pas laisser croire aux militaires que s’ils n’étaient pas là, cette révolte n’aurait pas eu lieu ou du moins elle n’aurait pas pu aboutir à cette fin « heureuse » du régime dictatorial.Ca c’est faux. Les militaires sont pour quelque chose certes, en faisant éviter un bain de sang, mais ils n’ont rempli que leur devoir..rien que pour ça on peut les remercier, il va falloir qu’ils se retirent..

                    Les islamistes sont là aussi, ils veulent nous faire que croire que le peuple tunisien s’est battu pour enfin retrouver sa culture, sa religion, ses prières après les avoir perdu sous ce « Feraoun kafir » le ben Ali. Comme si les tunisiens étaient sous un régime athéiste.Or, les tunisiens musulmans n’ont jamais été autres que musulmans, sauf qu’ ils étaient jusqu’à là épargnés par cette idéologie meutrière wahabo-salafiste !

                    Déjà un journal ou deux, algériens, qui ont bu jusqu’à satiété de cette idéologie conne et stupide, islamo-politique, ne cessent d’interpréter ces événements à leur guise. Genre:Ben Ali est un « grand Toghma », il allait désislamiser la Tunisie terre de la Zaytouna , le phare de l’Islam..et tous leurs délires et stupidités islamistes..heureusement que le pueple tunisien s’est reveillé en disant non à la désislamisation, d’où la révolte (putain, on n’a même pas vu un slogan islamiste ou un seul barbu défiler avec les foules pendant la révolte..)
                    Vous voyez comment on dénature les choses ? Ces derniers sont les plus dangereux..il faut les combattre.
                    Soit ils acceptent que la religion soit du domaine privé et adhèrent corps et âmes au jeu démocratique et humaniste.
                    Soit, ils se suicident pour disparaître à jamais avec leurs imaginaires et mythes stupides ; après cet acte, ils auront rendu un grand service au peuple tunisien et aux autres peuples du monde entier.


                    • Yvance77 22 janvier 2011 18:29

                      Salut,

                      Il y a une erreur dans votre date concernant l’abolition de l’esclavage en France. Elle est en 1848 et non pas en 1948 après la seconde guerre mondiale donc, comme vous l’écrivez.

                      Bye


                      • Chouikha Chouikha 22 janvier 2011 21:02

                        Merci .
                        En effet, c’était une erreur de frappe 1848 et non 1948. Cela a été rectifié sur 
                        http://www.lepost.fr/article/2011/01/20/2377110_ne-pas-laisser-voler-la-victoire-du-peuple-tunisien_1_0_1.html


                      • OMAR 22 janvier 2011 19:40

                        Omar 33

                        Bonjour Chouikha.

                        Le plus grand risque que courre le peuple tunisien n’est pas lié au vol de sa victoire.

                        Il est strictement économique : plusieurs pays attendent au tournant ce gouvernement qui voudra donner plus de liberté au peuple tunisien, et qui ne serait donc pas conforme à leur percption de la liberté....


                        • Chouikha Chouikha 22 janvier 2011 21:11

                          En effet, mais les deux problèmes sont en fait liés.
                          Un peuple mature, jaloux de sa liberté sera plus exigeant par exemple en matière d’ indépendance économique. Défendre ses acquis et parer aux divers complots (et c’est sûr il en aura !) n’est pas chose facile. Gagner une bataille comme on dit ce n’est pas gagner la guerre.


                        • OMAR 22 janvier 2011 22:03

                          Omar 33

                          Chouikha, le peuple tunisien n’est pas seul et ne sera jamais seul...


                        • lloreen 22 janvier 2011 20:15

                          Oui Omar vous avez raison.Ce sont les autres qui considèrent un territoire-n’importe lequel sur cette planète-comme chasse gardée dans leur intérêt.C’est pourquoi un comité de sages devrait élaborer une charte fixant un cadre pour recueillir les aspirations du peuple .Ce texte fédérateur devra être soumis au vote du peuple tunisien et servir d’ élément fondateur du nouveau régime sociétal.


                          • lloreen 22 janvier 2011 20:24

                            Avec tous les moyens informatiques il doit être possible d’établir un contrôle pour chaque citoyen dans les instances décisionnelles.
                            Ex. : les textes doivent non pas être soumis à une quelconque assemblée de représentants mais directement à chaque citoyen.Si le quota n’est pas atteint, le texte est refusé.Un peu comme le referendum en Suisse.Chaque système est perfectible mais le referendum devrait être la condition préliminaire pour que le peuple ait vraiment le contrôle en dernière instance et non de vagues instances qui ne sont représentatives que d’elles-mêmes et d’une minorité comme nos instances européennes qui sont la parfaite illustration de la confiscation de la volonté du citoyen.Apprenez de toutes les dérives des autres pays pour ne surtout pas faire les mêmes erreurs.Surtout pas de « traité de Lisbonne » tunisien.


                            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 22 janvier 2011 22:19

                              Ma Tunisie, tu es le premier pays arabe à…

                              Texte paru dans :

                              http://www.legrandsoir.info/Ma-Tunisie-tu-es-le-premier-pays-arabe-a.html

                              Ma Tunisie,

                              Tu es le premier pays arabe à abolir l’esclavage (1847)

                              Premier pays arabe à adopter une Constitution (1861)

                              Premier pays arabe à interdire la polygamie (1956)

                              Premier pays arabe à légaliser l’IVG (1973)

                              Premier pays arabe à faire une Révolution Démocratique (2011)
                               

                              Et, j’en suis sûr, tu seras, sans aucun doute,

                              Le premier pays arabe à abolir la peine de mort

                              HORCHANI Salah

                              Professeur à la Faculté des Sciences de Tunis


                              • Chouikha Chouikha 22 janvier 2011 23:52

                                Asslama Si Salah

                                Merci beaucoup pour ce condensé flatteur pour notre pays. On peut bien sûr prolongé votre liste....
                                Un petit bémol cependant, il faut s’assurer de la réussite de la « Révolution Démocratique (2011) ».
                                Tout se joue aujourd’hui !


                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 22 janvier 2011 22:24

                                Sans commentaires !

                                Ils ont dit :

                                « La Tunisie est un bon exemple à suivre pour beaucoup de pays qui sont émergents » :Dominique Strauss-Kahn, d’origine tunisienne, via la lignée Fellous (mot arabe signifiant : poussin), candidat potentiel à la Primaire Socialiste Présidentielle pour 2012 et Président du FMI, le 18.11.2008.


                                « Les progrès et les réalisations de la Tunisie en font un modèle dans la région » :Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, le 25.10.2009.

                                HORCHANI Salah


                                • ddacoudre ddacoudre 22 janvier 2011 22:26

                                  bonjour chouikha

                                  je ne connais pas aussi bien que toi l’histoire de la Tunisie, ni ne conteste que parmi les royauté il y ai des homme de grandeur d’âme, tout comme en démocratie l’on peu avoir des tyrans.

                                  je ne puis prendre partie dans les oppositions qui ont jalonné la vie politique de la Tunisie, mais les sévices dont tu rapelle l’existence sont indigne d’un état lié par les droits de l’homme, cela n’a pas empêche les USA de faire voter une loi d’exception pour la prison de « gouantanamo »,

                                  aucune institution met les peuples à l’abri de la tyrannie, même pas l’état de droit, c’est seulement la vigilance de la population, sous réserve qu’elle s’éduque pour échapper à l’information unique, comme nous le vivons en France aussi.

                                  tu as raison généralement quand le peuple se révolte ils se fait voler sa révolution.
                                  je pense que c’est cela qu’il vous arrivera aussi. l’on ne peut du jour au lendemain changer toute l’élite d’un peuple.

                                  au lendemain de la guerre de 1940 il nous a bien fallut recommencer à vivre avec tous les français qui avaient collaboré avec les nazies, il a mêmes fallut arrêter les règlements de compte et toutes les acrimonies qui étaient justifiés.
                                  c’est cette étape difficile qui vous attend, le danger est de tomber dans un processus d’épuration, il va vous falloir une grande capacité de discernement pour ne pas punir les lampistes, car la population n’est pas exempte de critique, d’avoir voté, pour leur président, comme un seul homme pendant temps d’année.
                                  il est certains qu’il va vous falloir faire un lifting complet de toutes les lois liberticides.

                                  le plus difficile va être de trouver des élites fiables, car il ne faut pas oublier que la réussite tient à la prise e position de l’armée en faveur du peuple, et c’est déjà elle qui avait fourni Ben Ali.
                                  mais évité de vous tromper d’adversaire, votre existence fait parti d’un grand ensemble que vous ne pouvez ignorer j’explique cela dans un article sur mon blog.ddacoudre.over-blog.com .

                                  cordialement.


                                  • Chouikha Chouikha 22 janvier 2011 23:43

                                    Merci beaucoup pour vos précisions et surtout pour votre analyse pertinente.
                                    Il faut observer de près les expériences des autres nations qui ont réussi.
                                    J’ai en tête l’exemple polonais sous le joug totalitaire des communistes Cela a commencé par une grève dans les chantiers navals de Gdansk qui s’est étendue progressivement à tout le pays. Les leaders de cette insurrection ne faisait partie de l’intelligentsia polonaise mais par des gens de terrain. Un certain Lech Valesa a émergé du lot : il a incarné toutes les attentes et les aspirations non seulement des grévistes mais de tout le peuple polonais. Ila dû faire face à toutes sortes de complots et de récupération.

                                    Cela dit, l’expérience tunisienne d’aujourd’hui a sa propre spécificité. Elle sera bien sûr différente des autres nations. Il faut être à l’écoute du peuple non seulement pour ne pas le décevoir mais aussi pour assurer le succès de cette belle intifadha tunisienne.
                                    Il faut donc éviter un grand gâchis ; si l’expérience tunisienne échoue on se mordra les doigts et ce sera trop tard.

                                    On n’aura pas droit à l’erreur.


                                  • ddacoudre ddacoudre 23 janvier 2011 10:10

                                    bonjour chouikha

                                    tu as raison de citer la Pologne en exemple, mais au delà de l’exemple idyllique le dessous des cartes était moins simple. la communauté syndicale européenne a aidé Solidarnosk surtout financièrement et l’implication de l’administration US à fourni les appuies et pression nécessaire.
                                    rien n’est simple en ce domaine.
                                    la seule crainte que j’ai est que le mouvement politique islamiste essaie de refaire surface, alors vous pouvez être assuré d’une énième mise en place d’un autocrate.

                                    puisque tu vis en France il n’a pu l’échapper tout ce que cette lutte autorise comme contrôle de la vie des citoyens, certes il s’applique avec malice mais il s’applique.

                                    bonne chance.


                                  • Chouikha Chouikha 23 janvier 2011 11:02

                                    Bonjour ddacoudre

                                    J’ai visité votre blog, il est très bien documenté, je vous remercie
                                    Une chose est sûre : la réaction et la résistance du peuple tunisien ont surpris tout le monde même apparemment les USA. Nul ne peut prévoir si cette révolte va s’estomper, être récupérer, mise sous tutelle d’un autocrate, ou apparition de leaders capables en prendre en main les destinées des couches populaires. Au stade actuel de la crise, le gouvernement dit « d’union nationale » qui est loin de représenter les tunisiens. D’après Marzouki les partis actuels présents au gouvernement ne recueillerait pas plus de 4% (dans des élections libres bien sûr).
                                    Mais pour l’instant la « rue » tunisienne n’est dupe .


                                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 22 janvier 2011 22:33

                                    « Tunsnamia »

                                    C’est pour quand un « Tunsnami » en Algérie et chez le conlonel Kadhafi ?

                                    HORCHANI Salah


                                    • Chris du Fier Chris du Fier 22 janvier 2011 23:35

                                      A mon avis, ils vont mettre en place des voleurs nouveaux à la place des anciens voleurs..

                                      Et tout ça avec les ’recommandations’ et la bénédiction des bonnes âmes politiques démocratiques de France et d’ ailleurs... 

                                      DSK se prépare a y aller faire un tour pour remettre de l’ ordre dans les finances du pays..

                                      On peut compter sur lui.

                                       

                                       

                                       

                                       


                                      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 23 janvier 2011 01:53

                                        L’Ambassadeur Américain s’adresse au Peuple Tunisien

                                        Source :

                                        http://www.businessnews.com.tn/L%C3%82%E2%80%99ambassadeur-am%C3%83%C2%A9ricain-s%C3%82%E2%80%99adresse-au-peuple-tunisien,520,23151,3

                                        Gordon Gray, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie, a rédigé une Tribune dans laquelle il s’adresse au Peuple Tunisien. Nous la reproduisons, ci-dessous, pour information à l’intention de Madame Michèle Alliot-Marie et Monsieur M. Pierre Ménat, Ambassadeur de France en Tunisie :

                                        « Au nom des États-Unis d’Amérique, peuple tunisien, je vous félicite pour votre courage et votre détermination dans la conduite de la Révolution de Jasmin. Vos exigences des droits humains fondamentaux et votre exercice de la liberté d’expression et la liberté de réunion ont été une inspiration. Les États-Unis sont avec vous pendant que vous entamez la transition vers une démocratie stable et pacifique. Nous comprenons que ces derniers temps ont été à la fois exaltants et pénibles pour le peuple tunisien. Nous avons vu les sacrifices que vous avez faits et les difficultés que vous avez endurées. Par-dessus tout, nous vous encourageons à exercer vos libertés, récemment retrouvées, avec quiétude et d’une façon responsable afin de donner l’exemple à tous les peuples qui considèrent votre expérience une source d’espoir. Comme le président Obama a souligné : « chaque nation donne la vie au principe de la démocratie à sa manière, une démocratie qui est enracinée dans les traditions de son propre peuple. » Nous savons que le peuple tunisien va trouver le modèle démocratique qui fonctionne le mieux pour lui. Nous savons que les problèmes fondamentaux de chômage et de sous-emploi persistent. L’ambassade des États-Unis continuera alors à encourager fortement les entreprises américaines à investir en Tunisie et à créer des emplois pour le peuple tunisien. En outre, nous sommes prêts à consolider vos efforts pendant que vous planifiez des élections nationales crédibles et transparentes dans les mois à venir.

                                        Les Etats-Unis d’Amérique croient que l’avenir de la démocratie pour la Tunisie est prometteur, et nous sommes prêts à travailler avec vous afin d’atteindre cet objectif ».

                                        HORCHANI Salah


                                        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 23 janvier 2011 02:19

                                          Le 14 janvier 2011, un télégramme de l’Ambassadeur de France en Tunisie annonçait : ’’Le président tunisien a repris le contrôle de la situation’’.

                                          HORCHANI Salah


























                                        • ddacoudre ddacoudre 23 janvier 2011 10:37

                                          bonjour horchani.

                                          c’est cela la diplomatie, de l’hypocrisie, au moins avec MAM elle a mis les pied d’en le plat et a montré la France sous son vraie visage, un visage répressif qui s’exerce avec psychologie, mais qui s’exerce. je regrette sinon plus que toi que nous ayons au nom de la peur de l’islam soutenu des régimes autocrates qui avaient pris leur distance avec les droits de l’homme.

                                          mais n’imagine pas que les états unis sont des enfants de cœur, si il s’avère nécessaire de vous réinstaller un tyran pour protéger leur intérêts ils le feront.
                                          c’est triste mais pour aucun état aujourd’hui il n’existe une autre alternative en dehors de l’islam politique que de passer sous le joug des usa si l’on ne veut pas rejoindre les rang du BRIC, ce en quoi je ne peux dire si ce serait une bonne chose pour les tunisiens, mais ce que je sais assurément c’est que rejoindre le bloc des atlantistes ne vous apportera pas de solution.
                                          nous sommes tout de même bien placé pour voir les crises économiques que nous ont apporté cette appartenance, et ne pouvant les solutionner chez eux pourquoi voudrais-tu que les USA y arive chez les tunisiens.
                                          si la fronde ou l’insurrection tunisienne et exemplaire et fournie une espérance à beaucoup, il ne faut pas se tromper sur les allier que l’on se choisit, seul l’avenir le dira.
                                          ddacoudre.over-blog.com .
                                          cordialement.


                                        • BOBW BOBW 23 janvier 2011 17:42

                                          Dicton français « On n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace ».

                                          Je suis bien un « vieux singe » mais là je fais la grimace :
                                          « L’ambassade des États-Unis continuera alors à encourager fortement les entreprises américaines à investir en Tunisie et à créer des emplois pour le peuple tunisien. »

                                          Avec le concept « Pax Américana » Ils sont trés habiles pour faire« patte de velours »
                                          Et on connaît leur véritable philantropie !
                                          L’Histoire ne joue guère en leur faveur : Voir leur relais en Indochine aprés Dîen Bîen Phu en 1954 les USA prennent le relais en 1956 et engagent la guerre totale en1959.

                                          Aprés le départ des soviétiques en 1992 en Aghanistan les USA en 2001 vont occuper le terrain .....

                                          Leurs entreprises 
                                          -Monsanto qui empoisonne avec ses herbicides et insecticides et OGM en ayant implanté ses usines en Afrique du Sud,Inde, France et Brésil)...
                                          -Union Carbide qui a causé la plus important catastrophe industrielle au monde à Bhopal avec la mort de de plusieurs milliers de personnes la nuit du 2 au 3 décembre
                                          1984 .
                                          Souhaitons à nos amis tunisiens la plus grande vigilance (comme de plus en plus d’états d’Amérique du Sud) Vis à vis de la « protection » des USA  smiley

                                        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 janvier 2011 10:20

                                          @Philodeme (xxx.xxx.xxx.107) 22 janvier 20:43

                                          En ce qui me concerne, j’ai déjà dit au peuple français et je peux vous le dire à vous personnellement maintenant sur ce site : « JE VOUS AI COMPRIS ! »

                                          J’ai décodé le patrimoine génétique des Francs Barbares, je comprends donc leurs orientations d’aujourd’hui sachant bien ce qu’ils avaient dans la cervelle au premiers instants de l’avènement de l’Islam, bien cette évènement fut « très loin » de chez eux !

                                          Mes écrits sont au niveau du Cnrs, de l’Académie des sciences françaises, des revues scientifiques, des paperasses écrites et au fond des inconscients collectifs de ceux qui croient envelopper la Vérité dans les brouillards du mensonge : La France est un pays ignorant quand moi je suis le plus grand scientifique de la planète et je dis : Vive la Religion !

                                          Il ne faut pas comparer le « christianisme » ce complot « JUDEO-ROMAIN » ( et non judéo-chrétien comme l’appellent faussement les Européens) qui avait éliminé un prophète en la personne de Jesus de Nazareth en Palestine et la Religion musulmane, qui est le point final des recommandations de Dieu de l’Univers pour l’instauration de la paix au sein de la famille humaine !

                                          Le terrorisme est avant tout une idéologie de « l’Occident » avant que la France « fille ainée de l’Eglise » assume ce lourd héritage comme d’ailleurs elle s’embourbe plus que tout autre pays européen dans les philosophies oiseuses des Grecs sans toutefois comprendre ce qu’il faut comprendre !

                                          La France a transformé la démocratie en leurre démocratique et la religion en idéologie de la terreur, la France empoisonne l’ensemble de l’humanité mais tout lui sera rendu abondamment !

                                          Evidemment, tant que les « arabes », faux arabes, musulmans imbéciles s’alignent sur la propagande française, les choses iront en s’aggravant, mais tout a un terme...

                                          Est-il besoin de vous rappeler que seule la France utilise et répand les expressions qu’elle-même elle avait inventées : telle que « TERRORISME ISLAMIQUE » !

                                          La France s’est donné un but, c’est même sa raison d’exister : EMPECHER LA STABILITE DU MONDE MUSULMAN : Je vous répète que c’est une question génétique !

                                          Mohammed MADJOUR.


                                          • slipenfer 23 janvier 2011 13:30

                                            Moi ce que je constate, c’est qu’il y a toujours un gouvernement
                                            composé des mêmes personnes que sous l’ancien régime
                                            qui fait trainer les choses (pourquoi ?) le temps de se réorganiser ?
                                            les vieux politiciens jouent toujours avec le temps et la démobilisation.
                                            en France ils font cela a chaque grève,et sa marche.


                                            • lloreen 23 janvier 2011 15:42

                                              Si le peuple tunisien veut vraiment être le gagnant de cette révolution il faut qu’il se réapproprie le libre arbitre et sa responsabilité.
                                              Je n’aime pas les termes grandiloquents qui servent à « noyer le poisson ».
                                              C’est tout simplement le droit reconnu à chacun de s’exprimer et SURTOUT celui d’être ENTENDU et RESPECTE.
                                              N’ acceptez aucun parti qui refuse cette liberté fondamentale .Cela devrait être votre EXIGENCE.
                                              Vous avez démontré au monde entier qu’un peuple uni fait s’écrouler n’importe quel tyran.
                                              Tout le monde sait que nulle part il n’existe de véritable démocratie mais plutôt des systèmes détournés au profit d’une oligarchie plus ou moins « discrète » sous la trompeuse apparence de la démocratie.Il faut vous donner les véritables instruments que personne ne puisse pas ruse, opportunisme ou calcul s’approprier en votre nom, d’ institutions que vous créerez..
                                              L’occasion fait le larron.Identifiez les larrons et que cette unique occasion soit le moyen pour le peuple tunisien de s’ériger en un peuple véritablement libre.
                                              Fuyez les faux-amis et les hypocrites, ceux qui vous promettront sous la fausse apparence de l’amitié, de l’« d’aide » humanitaire (ingérence), de « l’aide » au développement (le leur en fin de compte)et « d’aides » diverses et variées« (conflits d’intérêts).Pour eux ce n’est qu’une façon de se remettre un pied dans l’étrier du cheval qu’il vous offriront dans le but de pouvoir en fin de compte pouvoir participer à la course parce qu’ils vous auront fait »cadeau" du cheval...
                                              Exigez qu’il soit tenu compte dans l’élaboration d’une charte de la notion du bien commun de façon à vous opposer de façon indiscutable à ceux qui défendent l’intérêt personnel.C’est primordial.
                                              Surtout faites en sorte que le citoyen soit en dernier recours toujours celui qui conservera le pouvoir décisionnel.Sinon vous abdiquerez votre droit sacré : celui d’être responsable et libre.


                                              • ung do 23 janvier 2011 16:57

                                                Oui le peuple tunisien a intérêt à se méfier ; Benali est parti trop facilement .D’après le Canard enchainé , les US ont pris langue avec certains généraux tunisiens et l’ont fait partir ; voyant que Benali était trop discrédité , ils ne l’ont pas soutenu pour amortir le soulèvement populaire . Maintenent , ils cherchent à garder la main sur la Tunisie , ils manoeuvrent en manipulant les médias .On les voit venir avec leurs gros sabots , la fameuse communauté Internationale (CI) c’est à dire les Anglosaxons ( Brit. US,N Zél. Austr. ,Canada ) avec leurs valets ( UE dont 49 pays envoient des supplétifs en Afghanistan) . On fait acclamer l’armée ( l’armée à notre secours ) , on fait manifester des policiers . On tait soigneusement que Benali était un militaire et chef des services secrets ; on va faire apparaitre un général sauveur qui va instaurer un régime militariste édulcoré . C’est le logiciel opérationnel des US, ils adorent installer des régimes militaires à leur solde (Chili avec Pinochet , Brésil , toute l’Amérique latine et tout récemment le Honduras , la Grèce des colonels , la Corée du sud des généraux ) ; après que ces militaristes aient fait le ménage , on les remplace par un régime civil un peu de gauche ( Chili avec Bachelet , Corée avec Kim Young Sam ) puis l’étape suivante , c’est le président milliardaire hyperlibéral ( Pineira au Chili ; Lee myung Bak en Corée ) . c’est la tactique de gouvernement dont parlait Machiavel dans son manuel « Le Prince »

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