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Accueil du site > Actualités > International > Never say Nader again - Le Retour

Never say Nader again - Le Retour

C’est cette période de l’année. Au moment où tout le monde se prépare pour le duel final, Ralph Nader annonce sa candidature.

Cette fois-ci encore, son étiquette d’Indépendant n’est qu’un leurre.

Et cette fois-ci, sa cause est ouvertement personnelle : l’ancien avocat des nobles causes se déclare essentiellement motivé par une revanche contre le Parti démocrate, coupable à ses yeux d’avoir comploté contre sa candidature en 2004, où il n’avait finalement pu se présenter que dans 34 Etats et ne récolter que quelques dixièmes de pourcent de votes au niveau fédéral.

Ralphie ne peut décemment pas blâmer le Parti républicain, compte tenu du soutien sans faille que lui avaient accordé les lobbies conservateurs dans cette quête - je n’ai pas oublié l’appel sans ambages du Center for a Sound Economy en 2004*.

L’assassin du président Gore a une nouvelle mission : tuer le candidat démocrate, homme ou femme, Noir ou Blanc. Et compte tenu de sa capacité à siphonner les votes "liberals" comme des termes presque élogieux employés par l’éternel 3e homme pour qualifier Obama, Hillary peut réellement s’exclamer : "wow - ça c’est vraiment un mauvais signe".

Le sénateur de l’Illinois est un poil plus précis dans sa lecture de l’événement : il rappelle amicalement à Nader la qualité de ses actions passées au service des plus faibles, un peu moins amicalement la qualité médiocre de son jugement en 2000, lorsqu’il qualifiait Bush et Gore de bonnet blanc et blanc bonnet, et termine en affirmant avec l’accent de populisme propre à cette dernière semaine de campagne avant le choc Texas-Ohio que "sa fonction d’éternel candidat n’apporte pas de quoi manger sur la table des travailleurs".

Dans une comédie de boulevard, Mike Bloomberg choisirait ce moment pour arriver par la fenêtre, sans attendre les résultats des primaires : le duel Obama-Clinton risque de s’éterniser jusqu’à la Convention démocrate, et les théocons sont en passe de réussir l’"impeachment" du candidat McCain (au point de remettre Huckabee en scène et de donner des regrets à Romney ?).

Et on n’en est même pas à cette époque de l’année où on commence à compter les trous dans les cartes de bingo dans les urnes en Floride...

* cf "Red blogule to Ralf Nader - Independent Days are over" (20040822).
---
Initialement publié sur blogules en VF et en VO ("Never say Nader again" - 20080225)


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6 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 25 février 2008 10:23

    Voila un spectacle que nous risquons de voir les prochaines années si nous ne reprenons pas le chemin des idées et des projets pour faire évoluer notre société.

    Le combat du Président Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la rupture d’une politique marketing (Paris-Plage..)

    Les politiciens américains ne vendent rien d’autres que des "Paris Plages" car dans ce pays,le citoyen n’a même pas une couverture sociale universelle !

    C’est loin d’être un modêle économique et social et franchement ce que se passe au USA,cela n’interesse personne a l’exception des bobos-journalistes

    Votre article est une bonne approche de cette politique ou les idées et les projets de transformation d’une société ont disparu pour laisser la place au fric et au marketing

     


    • stephanemot stephanemot 25 février 2008 11:50

      Vous défendez le modèle français et condamnez le libéralisme tout en défendant les réformes sarkoziennes, ce qui n’est pas totalement aberrant si l’on considère le programme du candidat Sarkozy.

      En revanche, le Président Sarkozy mène précisément "cette politique ou les idées et les projets de transformation d’une société ont disparu pour laisser la place au fric et au marketing". Et si "Le combat du Président Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la rupture d’une politique marketing (Paris-Plage..)", c’est en délocalisant les scéances de Ray Ban des quais de Seine vers les ruines de Petra.

       

      NB : j’en profite pour corriger le prénom du pauvre Nader (Ralph avec un ph plus très neutre).

       


    • stephanemot stephanemot 25 février 2008 11:55

      errata suite : il fallait lire Citizens et non Center (for a Sound Economy).


    • Zalka Zalka 25 février 2008 15:04

      Voici le genre de propos de Black Ader :

      "Mon pauvre.. Tu n’es qu’un immigrés. Ce n’est pas ta faute. Entre français, nous avons des sous entendus. Ne t’en fait pas, tout va bien, tout est normal. Et puis en plus ton grand pére devait être un rien du tout. C’est grâce à la colonisation que tu es là. La colonisation, il n’y a que ca de vrai. D’ailleur, je suis pour que la France revienne en Algérie, chez elle. Aprés tout, c’est un non pays, un non peuple. "

      Qu’AgoraVox prenne ses responsabilités et supprime le compte de ce dangeureux raciste.


      • Martin Lucas Martin Lucas 25 février 2008 20:23

        Pourquoi reprocher à Nader l’indigence d’un système qu’on n’a de cesse de répéter partout, qui valorise l’égo au détriment des idées : le suffrage exclusif ?

        En effet, le suffrage exclusif empêche de voter pour plusieurs candidats, avec lesquels on aurait des affinités.

        Résultat, on élabore des stratégies, on vote "utile", choisir qui mènera le destin d’une nation ressemble au quinté+.

        Face à ce genre de situation, faire des reproches à mr Nader est bien petit. Si mr Nader parvient à affaiblir les démocrates alors qu’ils ont une plus grande capacité de rassembler que les Républicains, c’est que le système électoral n’est pas le bon.

        Il faut repenser celui-ci de manière à ce que les candidats qui rassemblent le plus soient élus, et non ceux qui bâtissent leur pactole au hasard des divisions du camp adverse.


        • stephanemot stephanemot 26 février 2008 09:30

          Le principe même des primaires est de faire une sélection.

          Les Etats Unis ne sont pas une démocratie modèle dans le sens où leur système électoral est inéquitable, non homogène, fluctuant au fil même du processus. Parfois au sein même d’un Etat.

           A mon sens, l’élection présidentielle, fédérale par excellence, doit être repensée. Sachant qu’une démocratie directe à un tour favoriserait encore plus les populistes et l’émiettement de l’électorat.

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