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Accueil du site > Actualités > International > Non, le Venezuela n’est pas une dictature !

Non, le Venezuela n’est pas une dictature !

Hugo Chavez a souvent été dépeint comme ayant connu une dérive autoritaire, voir même comme un dictateur. Mais ses détracteurs se trouvent être également d’ardents défenseurs de l’idéologie libérale[1], vraisemblablement plus effrayés par son opposition au système capitaliste que par ses prétendues atteintes aux droits de l’homme. Sans être le système parfait – existe-t-il ? – le Venezuela est tout à fait démocratique. En quelques matières pourrions nous peut-être lui donner des leçons (liberté de la presse), mais tout aussi vraisemblablement pourrait-il nous en donner en d’autres (démocratie participative, référendums d’initiatives populaires par exemple)

Le Venezuela, une démocratie vivante

Le Venezuela a connu 15 élections nationales en 13 ans de présidence d’Hugo Chavez, toutes reconnues libres et sincères par la communauté internationale (UE, USA, ONU notamment). Notons tout d’abord que si les « vrais » dictateurs se livrent parfois à des simulacres d’élections, ils évitent de multiplier l’exercie sans raison. Au Venezuela, il y’a eu plus d’une élection par an ! Notons également que l’une d’elle, le référendum constitutionnel de 2007 fut perdu par Hugo Chavez. Là encore, les « vrais » dictateurs évitent en général de perdre un référendum augmentant leurs pouvoirs.[2].

Mais surtout, si le parti d’Hugo Chavez a remporté l’immense majorité des élections nationales, il n’en va pas de même des élections locales. Le Venezuela est un état fédéral, où les états régionaux ont donc des prérogatives non-négligeables. Hors aux élections régionales de 2012, l’opposition a remporté 3 des 23 états du Venezuela ; et le candidat malheureux de l’opposition à l’élection présidentielle Henrike Capriles a lui-même conservé son fauteuil de gouverneur de l’Etat du Miranda. Là encore, dans les « vrais » dictatures, le chef de l’opposition est rarement gouverneur régional.

Une démocratie très avancée par certains aspects

L’assemblée constituante

Un thème majeure de la campagne présidentielle de 1998 pour Hugo Chavez fut la convocation d’une assemblée constituante, destinée à jeter les bases de la « Révolution Bolivarienne ».

La nouvelle constitution a ainsi été débattue dans tous le pays, a fait l’objet d’un référendum, très largement approuvée (74%). Elle est bien connue des vénézuéliens, la plupart en possédant un exemplaire.

L’assemblée constituante a ainsi été la base d’une volonté d’inscrire un processus révolutionnaire par les urnes, ce qu’en France, le Front de Gauche appelle « révolution citoyenne ».

La démocratie participative

Le Venezuela est un des pays où la démocratie participative est la plus aboutie. Les « conseils municipaux », assemblées de démocratie participative y disposent non seulement d’un budget autonome, mais surtout de la possibilité de s’opposer aux projets des échelons supérieurs (commune, état régional, gouvernement fédéral par exemple).

La démocratie participative se joue également à un niveau extrêmement bas de la population, puisqu’un conseil municipal de démocratie participative concerne 200 familles en zone urbaine, 50 familles en zone rurale, 15 familles en zone indigène.

Les référendums d’initiative populaire

La constitution bolivarienne du Venezuela instaurée par Hugo Chavez prévoit deux référendums d’initiatives populaires :

Le référendum révocatoire : A l’initiative de 20% du corps électoral concerné, un référendum peut être organisé pour révoquer tout élu ou fonctionnaire (maire, administrateur public, gouverneur, député ou même le président de la république) à mi-mandat. A noter que cette procédure a été utilisée par l’opposition et qu’un référendum révocatoire a eu lieu contre Chavez en 2004, remporté par celui-ci avec 54% des voix (sous surveillance internationale et reconnu par l’opposition).

Le référendum abrogatif : A l’initiative d’au moins 10% des électeurs, un référendum peut être organisé pour demander l’abrogation d’une loi.

Si le référendum d’initiative partagé est en cours d’approbation en France, depuis la réforme constitutionnelle de 2008, ses conditions en sont bien plus drastiques qu’au Venezuela.[3]

La liberté de la presse.

Les atteintes du gouvernement Vénézuélien à la liberté de la presse sont régulièrement dénoncées, il convient d’y revenir en détail.

D’abord, précisons que selon Reporter Sans Frontière, le Venezuela se classe 117ème sur 179 pays avec une note de 34.44. Parmi ses « voisins » au classement RSF, on retrouve ainsi Israël (112ème note de 32.97) et le Brésil, (108ème, note de 32.75). A noter que le seul pays classé « rouge » en Amérique Latine par RSF est le grand allié des USA dans la région, la Colombie (129ème, note de 37.48 et encore a-t-il gagné 14 place en 2012. il était auparavant 143ème). Selon RSF, si la situation n’est pas idéale au Venezuela, elle est loin de relever de la dictature, ou alors faudrait-il considérer également Israël, et l’ensemble des pays d’Amérique Latine ayant à peu prêt le même classement RSF comme des dictatures.

Mais venons-en aux faits. Hugo Chavez est accusé d’abuser des chaînes d’états pour sa propagande. Il faut savoir que seulement 10% des chaînes radios et 12% des chaînes TV sont publiques, ce qui laisse une grande liberté de choix aux citoyens. Prêt de 300 radios et 30 chaînes TVs privées se sont ainsi crées entre 1998 et 2010.

Il est néanmoins exact que le gouvernement d’Hugo Chavez a retiré l’agrément hertzien de la RCTV plus grande chaîne privée nationale en 2007 (la chaîne continue d’émettre sur le câble et le satellite). Il faut cependant dire que la RCTV, comme d’autres médias privés tel son concurrent privé Globovision qui émet toujours a directement participé au coup d’état de 2002. Au-delà de cet événement majeur, la presse d’opposition vénézuélienne a un ton bien plus belliqueux, voir diffamatoire et insultant envers le gouvernement qu’en France. Comment aurait-on réagit en France si sur TF1, PPDA avait appelé au 20h00 l’armée à renverser le gouvernement démocratiquement élu 

Alors sans doute n’accepterions nous pas en France les batailles judiciaires du gouvernement vénézuélien contre sa presse privée. Mais de même, nous n’accepterions pas en France l’extrême violence de la presse privée vénézuélienne contre le gouvernement, une violence qui n’existe pas, même dans un journal comme l’Humanité quand Nicolas Sarkozy était le président. Quant aux chaînes TVs d’opposition, rappelons qu’elles n’existent tout simplement pas en France. Si la presse d’opposition était aussi virulente en France qu’elle l’est au Venezuela, est-on sûr que les réponses ne seraient pas du même ordre.

Rappelons donc que la France n’est pas parfaite en la matière. Si RSF la classe au 37ème rang mondial, les limogeages de PPDA ou d’Alain Genestar par Nicolas Sarkozy ne sont pas des faits de gloires de la France. On peut aussi parler du procès en diffamation de Cahuzac contre Médiapart, de l’affaire des fadettes du Monde …

Le culte de la personnalité

Le culte de la personnalité.

Hugo Chavez est aussi accusé de tomber dans le culte de la personnalité, la médiatisation à outrance, notamment avec ses discours fleuves à la télévision.

Oui, pour ce que j’ai pu en voir personnellement, je trouve excessif le culte de la personnalité dont font l’objet les différents leaders de la gauche bolivarienne en Amérique du Sud, Chavez au Venezuela, Morales en Bolivie, Correa en Equateur. Oui, on peut y voir le ferment d’une dérive autoritaire, ne serait tout ce que j’ai écris plus haut visant à démontrer le contraire.

Mais quant on voit l’idolâtrie dont peuvent également faire preuve certains concernant Nicolas Sarkozy, dont l’apport à la nation française a été bien moindre qu’Hugo Chavez au Venezuela, on peut se dire que ce travers est international dès lors qu’un homme politique semble sortir du lot.

L’usage des médias.

Sans doute Hugo Chavez a-t-il quelque peu abusé de sa stature de président de la république pour avoir un accès aux médias supérieurs à ses rivaux lors de la pré-campagne présidentielle de 2012. Néanmoins, il faut également dire qu’il a temporairement renoncé à ses fonctions de président au moment de l’ouverture de la campagne officielle, confiant le pouvoir à son vice-président, poste créé pour l’occasion. Durant cette période de campagne officielle, il n’a, de fait, pas abusé de sa stature présidentielle.

En France, Nicolas Sarkozy a également multiplié les voyages présidentiels durant la pré-campagne. Peut-être un peu moins qu’Hugo Chavez, mais il a quant à lui continué durant la campagne officielle. Ses comptes de campagnes sont ainsi sérieusement mis en cause (ils ont été rejetés, mais il a fait appel, ce qui suspend la décision) pour un tel mélange des genres. Pour l’anecdote, le Canard Enchaîné de cette semaine relate qu’alors ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy faisait venir de faux journalistes avec fausses caméras à ses interviews pour donner l’impression que toute la presse s’intéressait à lui et se donner la stature d’un présidentiable.

Si on ne peut pas féliciter Hugo Chavez pour son non-usage des médias en tant que président, on ne peut guère lui jeter la première pierre non plus.

Le putsch de 1992

Le péché originel d’Hugo Chavez, qui démontrerait son penchant autoritaire serait son coup d’état raté de 1992 contre le gouvernement Pérez. Hors, c’est tout l’inverse. Le fondement de la légitimité démocratique et de la popularité du « Commandante Chavez » est justement d’avoir tenté de renverser le gouvernement Pérez. Explications :

Le Caracos

En 1989, le Venezuela est dirigé par un président de gauche, membre de l’internationale socialiste (tout comme le PS Français, le PS grec de Papandréou, ou bien la dictature Ben Ali par exemple, soit dit-en passant). Il fait alors face à une crise économique majeure à laquelle le président répond par une politique ultra-libérale, sur les conseils « avisés » du FMI.

Il s’ensuit un fort mouvement de protestation, au départ manifestations étudiantes qui sont rapidement rejoints par une immense partie de la population, les syndicats appelant à la grève générale. Même la police se joint au mouvement de protestation. Le gouvernement décrète alors l’état d’urgence et envoie l’armée rétablir l’ordre.

Celle-ci le fera à balle réelle dans les rues de Caracas. Les chiffres officiels parleront de 300 morts, mais des charniers découverts plus tard feront monter le nombre à environs 3 000 selon l’opposition !

Le putsch de 1992

Hugo Chavez et d’autres officiers de l’armée vénézuélienne refusent d’avoir à nouveau à réprimer leur peuple par la force. Trois ans plus tard, ils organiseront un coup d’état, qui échouera. Il est à noter qu’à cette tentative de coup d’état participeront des civils et notamment des étudiants.

Les officiers qui arrêtent Chavez lui avoueront alors comprendre son geste même s’ils se refusent à le suivre. Ils lui permettront néanmoins de parler en direct à la télévision pour appeler ses partisans à se rendre, en uniforme et non-menotté. Hugo Chavez termine en disant « pour l’instant », ce qui forgera sa légende.

En s’engageant à poursuivre son combat, il devient alors une icône populaire.

L’élection de Caldera en 1994 et la grâce en 1996.

Le putchiste Chavez est alors considéré par le peuple vénézuelien comme engagé pour sa liberté, tant est si bien que le rival du président Pérez aux élections de 1994, Caldera fera de la grâce d’Hugo Chavez une promesse de campagne.

Depuis sa prison, Hugo Chavez alimente la vie politique de ses écrits, et sera finalement gracié en 1996. Il fonde aussitôt un parti politique, qui remportera les élections présidentielles 2 ans plus tard.

Voilà comme le « putch » de Chavez est en réalité la base de son engagement révolutionnaire et de sa popularité.

Une opposition peu exemplaire en matière démocratique

Si l’opposition à Hugo Chavez s’est aujourd’hui convertie au jeu démocratique, cela n’a pas toujours été le cas.

En avril 2002, l’opposition organise un coup d’état militaire qui renverse brièvement Hugo Chavez pendant quelques jours. Une immense manifestation populaire, soutenue par une partie de l’armée restée fidèle rétablit Hugo Chavez à son poste. Une partie des médias privés soutiendront directement le coup d’état, notamment la principale chaîne de télévision privé RCTV (interdite de diffusion hertzienne depuis, mais qui continue à émettre sur le câble et le satellite – peine somme toute légère). Les USA reconnaîtront immédiatement le nouveau pouvoir, ce qui fera dire à Hugo Chavez qu’ils l’ont soutenu voir aider matériellement.

A l’hiver 2002, le patronat pétrolier organise un lock-out, bloquant l’approvisionnement en pétrole du Venezuela. Celui-ci est déjoué là encore par l’implication populaire et notamment par les salariés du secteur, qui désobéissent aux ordres de leur hiérarchie et maintiennent en fonctionnement les puits et livrent le gouvernement vénézuélien en pétrole.

En mars 2004, plus d’une centaine de paramilitaires colombiens d’extrême-droite sont arrêtés aux environs de Caracas, avec un arsenal militaire conséquent. Le gouvernement les soupçonne d’une tentative de déstabilisation, venue de Colombie soutenue par les USA, mais aucune preuve ne sera obtenue.

L’opposition vénézuélienne boycottera également les élections législatives suivantes.

L’opposition vénézuélienne joue aujourd’hui le jeu démocratique, mais depuis moins d’une dizaine d’année. Nombre de ces dirigeants actuels ont été impliqués à divers degrés dans la tentative de coup d’état et le lock-out pétrolier de 2002. Le chef actuel de l’opposition, Henrike Capriles a lui-même été accusé d’avoir participé au coup d’état de 2002 avant d’être finalement acquitté.

Le soutien aux dictatures anti-américaines.

Hugo Chavez s’est fait connaître pour son bruyant soutien aux dictatures tel que l’Iran, la Syrie, la Lybie, bref toutes celles s’opposant à l’impérialisme américain, même pour des raisons totalement opposées aux siennes. Quoi de commun entre le socialisme du XXIème siècle revendiqué par Chavez et la dictature iranienne ?

Il n’y a rien à dire pour défendre cette « realpolitik » à la Vénézuelienne ou l’ennemi de mon ennemi (les USA) est mon ami. Elle est indéfendable.

Je dirais seulement que d’autres démocraties pratiquent également la realpolitik vis-à-vis des dictatures favorisant leurs intérêts géostratégiques. La France de Nicolas Sarkozy a ainsi déroulé le tapis rouge à Bachar Al-Assad, Ben-Ali ou Kadhafi avant que le vent ne tourne. La France de François Hollande n’est guère regardante non plus sur l’allié tchadien au Mali, alors que chacun sait que c’est la répression sanglante des mouvements autonomistes qui rend les « soldats du désert » tchadien si bien entraîné à traquer les jihadistes malien.

Je critique l’une comme l’autre de ces politiques.

Les atteintes aux droits de l’homme

Je n’en ai pas parlé jusqu’ici et pour cause, il n’y en a pas. Il n’y a pas de prisonniers politiques au Venezuela, pas de violations des droits de l’homme par sa police.

Le Venezuela est bien une démocratie

Le Venezuela est une démocratie, sans aucun doute. Certes, elle n’est pas une démocratie « apaisée » et sans conflit social. Comment pourrait-elle l’être alors que la dernière répression du peuple par l’armée date d’il y’a 20 ans, que la dernière tentative de coup d’état date d’il y’a 10 ans, ?

Il y’a 10 ans, la moitié de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’un quart. Les inégalités sociales se résorbent lentement, mais pas encore totalement. Si, au Venezuela, la « lutte des classes » est bien visible, ce pays est bien une démocratie, aucun doute à ce sujet.

Article paru originellement sur mon blog : "pensées politiques et communistes"



[1] En France, l’hommage à Chavez de M. Lurel, ministre de l’Outre-Mer s’est ainsi vu critiqué par l’UMP et le Medef.

[2] L’exhaustivité m’oblige cependant à préciser qu’un nouveau référendum constitutionnel a eu lieu en 2010, remporté celui-là par Hugo Chavez. On peut critiquer un gouvernement qui fait revoter un résultat électoral qui lui déplait… Mais la remarque s’applique tout autant aux pays européens qui ont revoté quand leurs électeurs ont refusé une plus grande intégration dans l’Europe : Irlande, Pays-Bas, France par exemple. Mais organiser un nouveau référendum comme au Vénézuela est moins critiquable que faire voter un parlement acquis à sa cause comme en France.

[3] La loi française prévoit un référendum d’initiative partagé. Introduit dans la réforme constitutionnelle de 2008 de N. Sarkozy. Le projet de loi organique nécessaire à sa mise en application est en attente de deuxième lecture à l’assemblée nationale. D’initiative « partagé », ce référendum requière 185 députés ou sénateurs sur 925, ce qui de fait en limite l’initiative aux seuls UMP et PS dans la configuration politique française, ainsi que les signatures d’au moins 10% du corps électoral (4 600 000 signatures donc). Néanmoins, le référendum n’a alors lieu que si le parlement n’examine pas le même texte de loi dans les 9 mois. S’il l’examine, le référendum n’a pas lieu. Impossible donc d’organiser dans les faits un référendum contraire à la volonté de l’assemblée nationale.

 


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34 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 19 mars 2013 08:53

    La majorité des vénézuéliens et vénézuéliennes a pu constater de grandes améliorations au niveau de leur qualité de vie et, en conséquence, ils ont constamment défendu leurs intérêts à travers leur vote. Une raison de plus pour comprendre que la Révolution Bolivarienne va survivre à la présidence du leader vénézuélien.............

    voir : CHAVEZ POUR TOUJOURS


    • Mr Dupont 19 mars 2013 09:57

      Monsieur l’auteur

      Avez-vous un lien de parenté avec Monsieur le Président de la République ?


      • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 10:16

        J’avoue ne pas comprendre la question.


      • CN46400 CN46400 19 mars 2013 10:54

        « [1] En France, l’hommage à Chavez de M. Lurel, ministre de l’Outre-Mer s’est ainsi vu critiqué par l’UMP et le Medef. »

        Je ne comprend l’oubli du PS dans la liste des critiqueur de Lurel. Il suffisait d’écouter les médias officiels pour entendre ou lire des critiques acerbes venant du PS, ou de ses alentours proches !


        • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 13:00

          Exact. Une partie du PS a également critiqué M. Lurel. Mais lui-même étant du PS, et le président ne l’ayant pas désavoué, on ne peut pas généraliser de la même manière pour le PS qu’on peut le faire pour l’UMP ou le Medef lorsque leurs président(e)s s’expriment.


        • louphi 19 mars 2013 12:06

          Pingouin094


          Pingouin094

          « Dictature ! Démocratie ! »

          Ces mots n’impressionnent plus grand monde. On sait que le premier, c’est pour diaboliser son ennemi que l’on envie car il n’y a pas d’Etat sans dictature ; et le second c’est pour ne rien dire et enfumer la galerie des galériens car il n’y a pas de démocratie sans dictature.


          • spartacus spartacus 19 mars 2013 12:51

            Effectivement, si on se reflète au passé, ce grand homme a gagné presque autant de victoires électorales que Joseph Staline. 

            A l’époque les communistes nous expliquaient déjà que la Constitution soviétique était la plus démocratique du monde.

            Bis répétita !

            • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 13:04

              L’URSS était aussi un état fédéral. Détrompez moi, mais aucun homme politique de droite n’était à la tête d’une des républiques fédérales d’URSS du temps de Staline, me semble-t-il.

              Et pour vous suivre, du fait que pendant 13 ans, un parti politique ne perde aucune élection nationale (on oublie les élections locales perdues par Chavez) en fait une dictature ? Il me semble que de 2002 à 2012, l’UMP n’a perdu aucune élection nationale. Heureusement que Nicolas Sarkozy a perdu les élections présidentielles, sinon, cela aurait fait 17 ans de victoire continue de l’UMP aux élections nationales, « pire » que Chavez. Nous avons échappé de peu à la dictature !


            • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 13:07

              Sinon, des arguments sérieux pour contester sur le fond mon article ?

              Les référendums d’initiatives populaire sous observation de la communauté internationale ?
              La démocratie participative ?
              La liberté de la presse comparée à celle de ce grand pays démocratique qu’est la Colombie, allié des USA ?
              A moins qu’on ne parle du putsch de 2002, de l’implication des USA et des médias « indépendants » (mais financés par les USA quand même), du lock-out patronal de 2002 ? Ou alors les paramilitaires colombiens ? Bref de tous ces merveilleux aspects de l’opposition de droite « parfaitement démocratique » du Venezuela.


            • spartacus spartacus 19 mars 2013 15:42

              La liberté de la presse comparée à celle de ce grand pays démocratique qu’est la Colombie, allié des USA ?
              A moins qu’on ne parle du putsch de 2002, de l’implication des USA et des médias « indépendants » (mais financés par les USA quand même), du lock-out patronal de 2002 ? Ou alors les paramilitaires colombiens ? Bref de tous ces merveilleux aspects de l’opposition de droite « parfaitement démocratique » du Venezuela.

              Bien sur qu’il est contestable sur le fond.

              Liberté de la presse ???

              Limitation des les licences de diffusion audiovisuelles...Démocratique ?

              Une mainmise médiatique

              L’ex-colonel putschiste gouverne par décrets-lois, il a promulgué des lois de censure de la presse.

              Décret de loi : les administrateurs de pages internet seront « responsables de l’information et du contenu » publiés sur leurs sites et chargés de « limiter, sans délai, la diffusion de messages » faisant « l’apologie du crime », visant à « déstabiliser la société » ou « contestant les autorités légitimement établies ». Censure de l’internet, démocratique ?

              Interdiction des nouveaux investissement privés dans les médias hertziens communautaires et la production nationale audiovisuelle.....Liberté de la presse ?

              Par exemple, en 2007, la chaîne RCTV a perdu sa licence hertzienne, pour avoir soutenu une tentative de putsch, et Globovision, elle aussi très dure à l’égard du régime, fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires. Son dirigeant fait l’objet de pressions et a déjà fait quelques tours en prison à titre d’intimidation.

              Il intervienait quand il veut sur les chaînes de TV, son passage est obligatoire sur toutes les chaînes et radio en même temps, obligation par une loi qu’il a instauré en 2004. Par exemple, lors d’un match international de Baseball (l’équivalent de la finale de la coupe de France de foot pour un vénézuélien), Chavez en a profité comme tout le monde regardait la télé ou la radio pour user de son droit à passer sur toutes les chaînes et radio en direct pour faire un discours (la fin du match a donc été diffusée en différé).....Démocratique ?

              Sept procédures, contre Globovison amende de 9 millions de bolivars, soit 2 millions de dollars, gel temporaire de ses avoirs, mise en détention préventive du dirigeant......Démocratique ?

              Les paramilitaires Colombiens ? Classé par les USA comme les Farcs financés par Chavez sur la liste officielle des organisations terroristes.

              Opposition de droite, du Venezuela. Vous vous rappelez du candidat de 2006 ? Il est en prison. Victime d’un procès soviétique.

              Les opposants sont enfermés les uns derrière les autres :

              Oswaldo Álvarez Paz, ancien gouverneur de l’État de Zulia, a été arrêté le 22 mars après avoir dit lors d’une interview que le Venezuela était devenu un paradis pour le trafic de stupéfiants et avoir fait état des accusations d’un tribunal espagnol selon lesquelles le gouvernement soutiendrait des groupes armés Farc. L’ancien gouverneur est toujours détenu à l’Hélicoïde, siège des services de renseignements vénézuéliens.

              Wilmer Azuaje, député et critique du président Chávez, a été arrêté quant à lui le 25 mars 2012. Libéré depuis lors mais risque des poursuites s’il écrit ou parle à la presse.

              Guillermo Zuloaga, propriétaire de la chaîne de télévision Globovisión, inculpé de diffusion d’informations mensongères et de diffamation à l’égard du président lors de déclarations faites à une réunion récente de l’Association inter-américaine de la presse à Aruba. Il a été libéré mais risque aussi des poursuites.

              http://lequidampost.fr/venezuela-une-histoire-chargee/



            • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 16:50

              1er, je n’ai jamais dit que le Venezuela était un paradis pour la liberté de la presse.

              Je fais par contre remarquer que Reporter Sans Frontière classe le Venezuela au même rang que les autres pays du sous-continent. Je n’ai jamais entendu personne hurler contre le manque de liberté de la presse en Colombie, pourtant moins bien classé que le Venezuela. Bref, le Venezuela est dans la moyenne des pays du sous-continent, autres pays considérés comme démocratiques.

              Par ailleurs, je fais état d’un contexte particulier au Venezuela : celui d’une participation directe de la presse à une tentative de coup d’état dans un passé récent. Aussi, lorsqu’une loi interdit les propos visant à « déstabiliser l’état », il ne s’agit pas d’un prétexte. La presse privée a réellement déjà tenter de déstabiliser l’état d’une manière qu’aucun pays démocratique accepterait.

              Si j’écrivais un article sur mon blog titré « Il faut assassiner François Hollande », ne pensez vous pas que je risquerais quelques ennuis judiciaires en France.

              Maintenant, imaginez que l’Iran finance très officiellement une chaîne de TV française dans le but d’y promouvoir sa vision islamique. Imaginez que son PDG demande à ses journalistes d’appeler au 20h00 les jeunes musulmans de France à l’insurection, à attaquer les commissariats et les services publics, et si certains ont des armes à feu, tant mieux, ça n’en sera que plus efficace.
              Vous pensez que l’état français n’intenterait aucune action judiciaire ?

              Ce scénario, totalement irréaliste est pourtant la réalité au Venezuela. Les chaînes privées sont financées par des fonds américains ayant pour but de promouvoir la démocratie. Elles ont appelés l’armée à se rebeller contre le chef de l’état.
              Est-il si impensable qu’elles aient quelques ennuis judiciaires ?
              Et après, il y’aura de bons esprits pour dire que la liberté de la presse est menacée en France parcequ’on n’a pas le droit d’y appeler à l’insurection et au meurtre contre les forces de l’ordre et les hommes politiques ...

              Maintenant, sur la loi obligeant toutes les chaînes de TV et de radio à passer les discours du président, c’est effectivement excessif et condamnable. Mais ça ne suffit pas à définir une dictature, ou alors, comme dirait Lurel « Le monde gagnerait à avoir des dictateurs comme celui là ».


            • marc 19 mars 2013 20:48

              Bravo Spartacus, voila une stupidité assez grotesque pour que même vos soutiens habituels se regardent gênés


            • spartacus spartacus 19 mars 2013 21:38

              1er, je n’ai jamais dit que le Venezuela était un paradis pour la liberté de la presse.
              Vous écrivez des contres vérités. A part Globovision, il n’y a plus de TV libre au Vénezuéla.

              Le « contexte » que vous décrivez a été engendré par l’autocrate et ses deux premières tentatives de coups d’état. 

              Les scénarios et les descriptions que vous faites indiquent que vous n’avez jamais mis les pied au Vénézuela.


              Après avoir été plus ou moins légitimement élu, Chavez a démantelé les contre pouvoirs : la justice asservie, les arrestations et la pression des partis d’opposition, les commissions électorales et la fermeture des télévisions privées.

              Pour rester populaire, il a inventé des ennemis (principalement les USA) et mis sous tension le pays en situation de prè-guerre.

              La comparaison avec la Colombie est effectivement intéressante La Colombie est parvenue à s’extirper de la marée rouge, et l’ancien président Alvaro Uribe est arrivé à un niveau de reconnaissance dont les sud américains ne peuvent que rêver. 
              Comment ? En partie en gagnant contre les groupes terroristes Communistes FARC, et en désarmant les milices gauchistes, ce qui a permit à la Colombie de restaurer l’état de droit. 

            • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 22:55

              Premièrement, Hugo Chavez n’a fait qu’une seule tentative de coup d’état et non deux. Vous ignorez superbement qu’il en a subit également une lui même.


              Deuxièmement, les chaînes privées qui ont participé à une tentative de coup d’état n’ont qu’à s’en prendre à elle même d’avoir ensuite des difficultés juridiques. Je dirais même qu’elles sont relativement faibles comparativement aux crimes extrêmement graves qu’elles ont commis. Participer à un coup d’état, ça n’est pas rien, tout de même.

              Troisièmement, pour une opposition désorganisée et dons les dirrigeants sont tous en prisons, je trouve que l’opposition Venezuelienne s’en sort d’une manière extraordinaire. Un candidat unique pour toute l’opposition, qui réunit des partisans du centre gauche à la droite la plus libérale, faisant 45% des voix aux élections nationales, ré-élu gouverneur dans son état !
              Quant à la machine judicaire d’Hugo Chavez, elle a connu un sérieux raté, puisqu’elle a acquité ledit opposant des accusations de participations au coup d’état qui pesait sur lui.

              Par ailleurs, je ne pense pas que TV5 monde soit un organe de presse pro-chaviste. Je vous en cite pourtant un extrait d’un article très intéressant qui dit à peu prêt la même chose que moi : « Les télévisions d’Etat ont une audience moyenne de 5,5%, les privées autour de 60%. 61 chaînes de télévision sont privées sur 111 au Venezuela. Entre 2000 et 2006, il y a eu 16 nouvelles chaînes privées pour 4 nouvelles chaînes publiques »
              A moins que ces chiffres ne soient faux, il me semble que l’argument de Globovision seule chaîne privée du pays à s’opposer à Chavez batte sérieusement de l’aile.

              Pour ce qui est des opposants à Chavez emprisonnés, je ne prétendrais pas avoir une connaissance exhaustive de tous les dossiers. Je rappelle seulement encore une fois que le contexte du Venezuela, c’est que nombre d’opposants ont plus ou moins directement participé à une tentative de coup d’état, ce qui est un crime extrêmement grave.
              Qu’ensuite, la justice soit extrêmement tatillonne sur toute nouvelle tentative de déstabilisation du pays, disons que ça peut se comprendre.
              Et encore une fois, je rappelle que Capriles, le chef de l’opposition a justement été acquité des accusations de participation au coup d’état.

            • spartacus spartacus 20 mars 2013 07:22

              Chavez a fait 2 coups d’états. La première il a utilisé le canon en pleine ville, a tué 173 personnes. La seconde, de sa prison il a dirigé ses acolytes pour tenter de prendre (déja) la TV.


              Il a faillit être embaumé « pour l’éternité » (...) comme Lénine, Ho Chi Minh ou Mao Tse-Toung« . La joyeuse litanie des communistes »démocrates« ,  il pouvait de partager le destin des dictateurs les plus sanguinaires du XXème siècle.

              Vous êtes communiste, vous vous inscrivez dans la longue tradition des groupies « supporter »,des personnages qui prétendent guider votre destin, sans sens critique.

              Vous vivez dans un état d’esprit ou l’état remplace la monarchie. Il vous faut des »guides suprêmes" à qui vous confier votre libre arbitre.

              Vous voulez vous défausser de votre destin, de votre liberté individuelle sur un État totalitaire.

              Vous voulez confier votre vie a un collectivisme. Vous voulez croire que l’état est le guide et l’autocrate de service le roi qui saura vous donner le bonheur. 

              Quand comprendrez vous que le collectivisme échouera toujours. Il n’engendre que l’autoritarisme, l’autocratie, la privation des libertés individuelles et qu’il ne peut perdurer par la coercition.


            • Pingouin094 Pingouin094 20 mars 2013 08:03

              Pour en revenir à la France, le projet du Front de Gauche, c’est la révolution citoyenne par les urnes ; tout le contraire du totalitarisme donc. Sur la question du communisme et de la démocratie, je vous renvoie à un article de mon blog : « Communisme & Capitalisme, Démocratie & Dictature, livre noir ».

              Concernant Hugo Chavez et mon sens critique, il me semble avoir émis 2 critiques dans cet article. Mais peut-être vous même avez manqué de sens critique en le lisant, puisqu’elles vous ont échappé.
               a) J’ai émis des réserves concernant le culte de la personnalité dont a fait l’objet Hugo Chavez.
               b) J’ai critiqué ses liens avec les dictatures type Kadhafi, Assad, Ahmaninejad ...

              Pour en revenir au point qui nous intéresse, vous manquez également de sens critique en ignorant superbement :
              a) Que le gouvernement contre lequel s’est révolté Hugo Chavez a causé la mort de 3 000 venezueliens dans la répression sanglante du Caracos.
              b) Que l’opposition venezuelienne à Hugo Chavez s’est illustrée par une tentative de coup d’état militaire et un lock-out patronale, méthodes fort peu démocratiques.

              Pour en revenir au coup d’état de 1992, il me semble avoir abordé frontalement cette question dans mon article. Mais je vais maintenant faire appel à votre formidable sens critique pour répondre à ces questions. Si le coup d’état de 1992 était la preuve de la volonté autocratique de Chavez :
              a) Pourquoi le président Caldera a fait de l’amnistie d’Hugo Chavez une promesse de campagne en 1994 ?
              b) Comment Hugo Chavez, l’ « autocrate » a pu remporter les élections de 1998 à la tête d’un tout jeune parti fondé à peine 2 ans auparavant. Les venezueliens ayant déjà connu la dictature, je doute qu’ils aient votés pour un apprenti autocrate tout juste sorti de prison. Mais peut être aurez vous une bonne explication. Bien sûr, à toute fin utile, je rappelle qu’à l’époque, la totalité des médias, privés comme gouvernementaux roulaient pour ses rivaux politiques.
              c) Connaissez vous beaucoup de dictateur renverser par l’armée et rétablit à leur poste par un mouvement populaire et spontané ( d’autant plus spontané que la totalité des médias, privés par affinité politique comme publics sur ordre des putchistes, ont imposé un black-out sur la mobilisation pro-Chavez). Je parle bien sûr du coup d’état de 2004.

              Je ne répondrais plus à vos commentaires avant que vous n’ayez répondu (honnêtement si possible) à ces questions.


            • Gauche Normale Gauche Normale 20 mars 2013 12:42

              Effectivement, si on se reflète au passé, ce grand homme a gagné presque autant de victoires électorales que Joseph Staline. 

              Ah ouais c’est fou ce qu’il en a fait des élections le Staline. Par contre Chavez, dictateur très original, a organisé 16 scrutins dont 15 victorieux. Aucun pouvoir conservateur au pouvoir actuellement en Europe serait capable de se faire réélire à la 3ème reprise avec plus de 55% des voix à chaque fois.

              A l’époque les communistes nous expliquaient déjà que la Constitution soviétique était la plus démocratique du monde.
              Euh non, là c’est pas les communistes qui nous l’expliquent, c’est James Carter.
              On se souvient tous de la grande amitié de son pays avec le communisme et avec le système Vénézuélien smiley
              http://www.businesswire.com/news/home/20120921005993/fr/ <= Vous pouvez y aller, c’est pas de gauche ce site.

              Bis repetita !
              Là effectivement, c’est vous qui vous répétez : vous dites exactement la même chose que ceux qui dénonçaient le stalinisme sauf qu’aujourd’hui les choses ont changé et Chavez n’est pas Staline : diverses organisations internationales sont allés au Venezuela et ont confirmé que l’analphabétisme a disparu et que les élections étaient régulières. Organisations qui n’existaient pas en URSS.

            • Pierre Pierre 19 mars 2013 14:05
              Très bon article que tous ceux qui parlent de Hugo Chavez devrait avoir lu avant de parler de lui. Je pense surtout aux politiciens (Daniel Cohn-Bendit) et aux journalistes professionnels (tous).

              Juste deux remarques.

              Le soutien aux dictatures. Moi, j’aurais surtout insisté sur les liens entre la France et le Qatar.

              Le référendum de 2009. Hugo Chavez n’a pas refait le référendum de 2007 qui concernait 69 articles de la constitution. Il a en a juste sorti un sur le nombre de mandats des élus et il l’a gagné avec 55 % des voix et 70 % de participation. Grâce à cela, Henrique Capriles pourra faire une nombre illimité de mandats comme gouverneur de l’Etat de Miranda. J’espère qu’il n’en abusera pas. smiley

              • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 14:59

                Très bonne remarque sur Henrique Capriles !


              • spartacus spartacus 19 mars 2013 15:49

                Henrique Caprilles a découvert que 7 millions de $ on servit a payer les partis frères de Chavez.


                Et le dirigeant du parti frère Front de Gauche est venu au Vénézuéla, et nous fait la promotion de l’autocrate un peu trop flagrante.

                Quand on confronte les deux infos on en déduit quoi ? 

                Vous avez oublié de dire que c’était un grand défendeur des droits de l’homme, il a recu la médaille des droits de l’homme de la Libye de Kadhafi. 
                En échange il a donné l’épée de Bolivar à Kadhafi.

              • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 16:58

                Je n’ai pas oublié de dire que je condamnais les relations de Chavez avec Kadhafi, tout comme les relations de Sarkozy avec kadhafi avant qu’il ne retourne sa veste.

                Maintenant, si le Venezuela finance des « partis frères » à l’étranger, les USA financent aussi l’opposition à Chavez. Donc là encore, qui est en mesure de jeter la première pierre ...
                 
                Sauf que les « partis frères » du Venezuela ont une approche démocratique de la prise de pouvoir. Il n’en est pas toujours de même des forces politiques financées par les USA au nom de la démocratie mais surtout contre l’influence d’Hugo Chavez.
                On peut parler du putch de 2002 au Venezuela.
                On peut aussi parler du putch de 2009 au Honduras,
                On peut encore parler des émeutes de 2008 en Bolivie.


                J’attends de vous une condamnation sans faille de ce type de financement par les USA.


              • spartacus spartacus 19 mars 2013 21:42

                Quand ont dit partis frères, Iran, le parti de Kadhafi, le parti de El Assad etc...

                Que des autocrates.

              • Pingouin094 Pingouin094 20 mars 2013 07:51

                Je n’ai personnellement aucune information sur un quelconque financement de ’partis frères" par le Venezuela. Mais j’imagine qu’il s’agit plutôt des autres mouvements bolivariens en Bolivie, en Equateur, au Nicaragua etc...

                Je doute fort que le régime Venezuelien finance le régime d’Assad ou les Mollahs iraniens. Mais si c’était le cas, je le condamnerais fortement.


              • francesca2 francesca2 19 mars 2013 14:38

                Hugo Chavez, para, nationaliste, catho. 


                Et c’est l’icône de nos cocos...

                • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 14:59

                  Pour dire cela, il ne faut pas connaître grand chose à l’Amérique Latine.

                  Juste pour l’anecdote, je me permettrais de citer Alain Krivine : « Le seul chef d’état à qui j’ai pu dire »camarade«  ». Alain Krivine, troskyste, LCR avant d’être NPA.

                  Mais parlons sérieusement. Hugo Chavez était catholique, certes. Mais en Amérique Latine, le catholicisme peut prendre un visage très différent de celui de Rome, de Benoit XVI comme de François. Je parle bien sûr de la « théologie de la libération », c’est à dire de ces prêtres et théologiens catholiques très fortement inspirés par les idées marxistes et dont en leur temps, nombre d’entre eux se sont concrètement engagés aux côtés des guérillas marxistes contre les dictatures.

                  Hugo Chavez était un militaire, certes. Mais quand un militaire applique concrètement ce couplet de l’Internationale « S’ils s’obstinnent, ces cannibales, à vouloir faire de nous des héros, ils sauront bientôt que nos balles, sont pour nos propres généraux » (je fais bien sûr allusion à la tentative de coup d’état de 1992).

                  Nationaliste Chavez ? Là, c’est juste un mensonge gros comme un camion. Le projet de Chavez, c’est le rêve de Bollivar, une seule nation pour tout le sous-continent Sud-Américain. Il a d’ailleurs été un des moteurs de l’intégration régionale.

                  Maintenant, ce qui m’interresse, ce sont les résultats concrets. Un mec qui réduit de 50% la pauvreté dans son pays en nationalisant les ressources naturelles, qui dit que son objectif c’est d’en finir avec le capitalisme, oui, ça m’interresse.
                  Et quand ce mec est l’inventeur du concept repris depuis par le Front de Gauche de « révolution citoyenne », oui, ça m’interresse.
                  Quand ce mec dit qu’on peut faire exactement l’inverse de l’UE, c’est à dire une union entre les pays non pas sur la base de la concurrence libre et non faussé, mais de l’échange au mieux des intérêts de chacun et surtout de celui qui en a le plus besoin, oui, ça m’interresse.

                  On pourrait continuer longtemps l’inventaire à la prévert, mais ça serait un article à soit tout seul. Je m’en arrête là.


                • francesca2 francesca2 19 mars 2013 15:16

                  Oui, bien sûr , vous me ressortez toujours les mêmes phrases bateaux, -il faut pas connaître grande chose...oui, sauf que j’y ai vécu...- et la plus belle entre toutes :

                  Là bas ce n’est pas comme ici. 

                  Le catholicisme la-bas n’est pas comme le catholicisme ici.
                  Le nationalisme la-bas n’est pas comme le nationalisme ici.
                  L’armée la-bas n’est pas comme l’armée ici. 

                  Sauf que si. 
                  Ce sont les gauchistes d’ici qui font porter à l’Etat-nation -armée et police- et à l’eglise catholique la responsabilité infâmante de ce qui s’est passé il y a soixante ans. 
                  « La-bas » ils n’ont pas les mêmes lubies...

                • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 17:04

                  Il est curieux de constater que pour me contredire, vous me faites dire l’inverse de mes propos.

                  C’est vous, pas moi, qui reprochez à Chavez d’être Catholique et militaire, et donc incompatible avec les idéaux communistes.

                  Moi, je dis au contraire le catholicisme version « théologie de la libération » est tout à fait compatible avec le communiste. C’est d’ailleurs son fondement.
                  Et je dis également que des militaires qui se rebellent contre un gouvernement leur ordonnant de réprimer dans le sang leurs concitoyens sont également digne de mon respect.

                  Ce qui n’empêche pas que d’autres catholiques du même continent ont soutenu des dicatures il y’a soixante ans voir moins ( Cf. la polémique sur le nouveau Pape) et que d’autres militaires du même continent ont été des dictateurs.
                  Mais je ne fais pas d’amalgame, moi.


                • Vallis Clausa Vallis Clausa 19 mars 2013 15:31

                  Je n’ai jamais compris ce besoin de se justifier aux yeux des aveugles.

                  Laissez les croire, on ne demande pas aux cochons si la confiture était bonne ! 

                  Il repose avec les grands, pour sur ! 


                  • mortelune mortelune 19 mars 2013 16:01
                    sheik imran husein rend hommage à hugo chavez
                    merci pour l’article


                    • olfe olfe 19 mars 2013 19:14

                      Regardez ceci :
                      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3wszOnyMr1M# !
                      et vous comprendrez pourquoi tant de haine contre Chavez, qui n’est pas le 1er à être traîné dans la boue avant d’être éliminé.


                      • marc 19 mars 2013 20:44

                        « Je dirais seulement que d’autres démocraties pratiquent également la realpolitik vis-à-vis des dictatures favorisant leurs intérêts géostratégiques. La France de Nicolas Sarkozy a ainsi déroulé le tapis rouge à Bachar Al-Assad, Ben-Ali ou Kadhafi avant que le vent ne tourne. La France de François Hollande n’est guère regardante non plus sur l’allié tchadien au Mali, alors que chacun sait que c’est la répression sanglante des mouvements autonomistes qui rend les « soldats du désert » tchadien si bien entraîné à traquer les jihadistes malien. »

                        Je m’étonne que comme les mediacrates ( je ne vous mets pas dans le sac), vous omettez de relever la totale complicité de la « France officielle et médiatique » avec les plus abominables régimes de la planète : l’Arabie, le Qatar et autres monarchies du Golfe, pour parler de pantins sans importance

                        • marc 19 mars 2013 20:57

                          Excusez moi, je me reprends et retire les mots de pantins sans importance , je me suis laissé entraîner par mon clavier. Ce que je voulais dire c’est que comparés à l’Arabie ou au Qatar ou au Bahrein, etc<. ;; Assad et les autres sont des anges.


                        • Pingouin094 Pingouin094 19 mars 2013 23:00

                          Mon article porte sur le Venezuela. Je ne cite les relations de la France avec des dictatures que pour éclairer mon propos. Et par souci de concision, l’article étant déjà extrêmement long, je ne peux toutes les citér.


                          Me sont venus en premier les plus médiatiques. Et les médiacrates ayant bien fait leur travail, ce ne sont évidemment pas celles que vous avez cités. N’y voyez aucune intention de négliger les monarchies du Golfe, tout au plus mon ignorance de ces questions et le succès des « médiacrates » à faire en sorte que ces monarchies ne soient pas trop souvent sous le feu médiatique.

                          Mais j’en prend bonne note pour l’avenir.

                        • bricou 25 mars 2013 05:17

                          J’avais écris tout un texte mais au final , je vais faire très simple

                          L’auteur de l’article ,es tu déjà allez au Venezuela ?

                          Une partie de ma famille vit au pays et je peux te dire une chose , tu te trompes grandement sur cet homme et ce « gouvernement » 
                          Quand ils arrêteront leurs beau discours sur le socialisme et qu’ils expliqueront pourquoi l’économie est dans un état catastrophique , et que l’insécurité a atteins des niveaux historiques de violences et de morts , qu’il y a de la corruption et un marché noir qui n’a jamais été aussi important et la liberté d’expression..
                          .
                          J’ai beaucoup ri en lisant ton article et certains commentaires et franchement allez directement au Venezuela et parler à la majorité de la population et vous verrez par vous même ce qu’ils vous disent ou ce qu’ils ignorent...

                          Allez Hasta Luego Chamo

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