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Accueil du site > Actualités > International > “Nous sommes tous complices" : entretien avec Ewa Jasiewicz

“Nous sommes tous complices" : entretien avec Ewa Jasiewicz

Il y a un an, Israël envahissait Gaza. Baptisée “Opération Plomb Durci“ par l’armée israélienne, l’invasion débuta le 27 décembre 2008 avant de se terminer le 18 janvier 2009. Au cours de ces 23 jours, plus de 1 400 Palestiniens dont 320 enfants ont péri. 5 000 autres Palestiniens ont subi des blessures graves.

Ewa Jasiewicz a fait partie des quelques “internationaux“ qui se trouvaient sur place. Militante pour les Droits de l’Homme, responsable syndicale et journaliste, Ewa Jasiewicz a passé plusieurs années en Palestine occupée et en Irak aux côtés des ouvriers de l’industrie pétrolière, des réfugiés, d’unités d’assistance médicale et de communautés locales. Elle est coordinatrice pour le Mouvement Free Gaza et fait partie du collectif éditorial de l’édition polonaise du Monde Diplomatique. Son livre “Gaza : Getto Nieujarzmione“ (Gaza : a Ghetto Unbroken) sera publié en Pologne en mars prochain par Ksiazka i Prasa. Un an après, elle revient, au cours d’un entretien avec Frank Barat, sur cette terrible période.

Frank Barat : Il y a un an, vous étiez à Gaza pendant l’Opération “Plomb Durci“. Pourquoi et comment vous-même et d’autres militants êtes-vous arrivés dans la Bande de Gaza ?

Ewa Jasiewicz : Avec d’autres militants, solidaires de Gaza, venus du Liban, d’Espagne, du Canada, d’Australie, d’Italie, du Royaume-Uni et de Grèce, nous sommes parvenus à atteindre Gaza à bord du bateau le Dignity dans le cadre du Mouvement Free Gaza (Free Gaza Movement – FGM). Le mouvement avait réussi à remplir cinq missions entre août et décembre 2008, en mobilisant des militants pour les Droits de l’Homme venus sur place afin de créer un mouvement d’activisme politique à des fins de solidarité, rompre l’isolement de communautés ostracisées et faire face de manière directe au siège illégal et violent d’Israël.

Les missions de FGM sont politiques. Nous avons à l’esprit le fait que la Palestine n’est pas une cause humanitaire. La solution face à soixante ans de politique de nettoyage ethnique, d’apartheid et d’isolement par voie militaire, ne réside pas dans l’acheminement de sacs de farine, de médicaments, de nouvelles tentes et de millions d’aide mais dans une réelle volonté politique et dans des actions concrètes. C’est exactement ce que ne font pas les gouvernements à travers le monde. Aussi nos actions visent à revenir à la base des lois internationales et à les faire appliquer parce qu’elles ne sont pas respectées et parce qu’elles sont violées, tous les jours, à tous les niveaux. Le siège de Gaza et l’occupation de la Palestine ont une portée internationale. Les états les cautionnent soit par leur silence soit par une complicité directe par le biais de leurs relations économiques avec Israël. Cela fait d’eux des co-occupants et des collaborateurs d’Israël lorsqu’on parle des crimes perpétrés contre le peuple palestinien.

FB : Vous aviez passé quelque temps en Cisjordanie occupée à l’époque où Israël y a mené des opérations (en particulier dans le camp de Jénine). Quelles différences voyez-vous entre les deux régions et que pensiez-vous découvrir à Gaza ? Vous attendiez-vous à une attaque ?

EJ : Non, je ne m’attendais pas à cette attaque mais le peuple de Gaza et les autorités du Hamas s’y attendaient parce que le cessez-le-feu avait expiré et qu’Israël préparait une attaque en menaçant d’éliminer, comme toujours mais avec une plus grande force et volonté, les leaders de la résistance, militaires ou politiques, et ceux qui les soutenaient. Le survol des drones s’est fait plus intense, jusqu’à survoler Gaza 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. En 2002, les opérations que j’ai vécues en Cisjordanie à la suite de l’opération “Rempart“, à Jénine et à Naplouse, étaient de moins grande ampleur. L’Opération “Rempart“ était une énorme opération au cours de laquelle des centaines de Palestiniens sont morts. Le cœur même du camp de réfugiés de Jénine a été détruit par les bulldozers et des dizaines de civils ont été tués au cours de cette opération. Quand je suis arrivée là-bas, les ruines et les larmes étaient encore présentes mais la destruction et les massacres avaient cessé.

Les petites opérations étaient menées pendant le couvre-feu. Elles mobilisaient des centaines de soldats, qui procédaient à des fouilles, maison par maison et interpellaient tous les hommes âgés de 15 à environ 50 ans, les interrogeaient et les passaient à tabac. Souvent au cours de ces opérations, des groupes d’enfants lançaient des projectiles sur les chars et les véhicules de transport de personnels et ils se faisaient tirer dessus en retour. La nuit régnait une résistance sporadique de certains combattants mais les plus aguerris avaient déjà été tués à ce stade. Les troupes infligeaient des punitions collectives telles que les démolitions de maisons par des bulldozers ou des explosifs et des civils étaient utilisés comme boucliers humains. La différence en Cisjordanie, c’est qu’une grande partie de l’infrastructure de l’Autorité Palestinienne et des infrastructures militaires de la résistance (combattants et leaders) avait été détruite au cours de l’opération “Rempart“ par les F16. Israël appliquait sa stratégie habituelle en décimant les leaders de la résistance armée ou politique des principales factions politiques en y ajoutant des cibles dans le domaine social (chefs de communautés, responsables de l’aide sociale…), en continuant à procéder à l’arrestation de personnes liées aux personnes recherchées et en essayant de débusquer les combattants les plus jeunes et donc les plus inexpérimentés.

Avec les tunnels, les combattants de Gaza ont eu accès à un armement plus sophistiqué et menaçant que ceux de Cisjordanie. L’agression israélienne a donc été plus intense à Gaza et fortement liée aux bombardements aériens. Depuis le retrait des colons et des bases militaires (en 2005), ce phénomène s’est accru.

En Cisjordanie, les militants étaient plus mobiles et pouvaient faire face et dialoguer avec les soldats. Pendant Gaza 2009, ce fut impossible. Je n’ai vu des soldats qu’une fois, un soldat des forces spéciales qui pointait visiblement son arme sur notre ambulance. En Cisjordanie, nous nous trouvions souvent entre les chars et les véhicules de transport de troupes, nous les suivions et les observions de près. Si vous vous approchiez des soldats à Gaza, ils vous tueraient… Tout le monde nous le disait.

FB : Que comptiez-vous faire là-bas ? Vos projets ont-ils changé après l’invasion de Gaza ?

EJ : Comme les autres militants, je comptais travailler avec des partenaires palestiniens, des associations, des syndicats, des agriculteurs, des pêcheurs, mener des campagnes locales pour le droit à l’éducation et faire cesser l’état de siège. Mon rôle prévoyait de coordonner et guider des délégations en visite arrivant grâce aux bateaux de FGM avec Caoimhe Butterlly (une militante irlandaise pour les Droits de l’Homme). Après l’invasion, il est devenu évident qu’en tant que militants étrangers, notre rôle serait de témoigner et de raconter en minimisant les risques pour ceux qui avaient le plus de chances d’être attaqués (qui pendant l’invasion ont été les services médicaux).

Les forces d’occupation israéliennes ont tué 16 personnels médicaux en 22 jours et en ont blessé des dizaines. En assistant les ambulanciers, nous avons essayé de dissuader toute attaque en informant nos ambassades et les médias que nous accompagnerions ces services – 13 ambulanciers parmi ceux qui ont été tués faisaient partie des services de la défense civile. Nous n’avons pas fait de distinction entre les services “privés“ et “publics“. Tous doivent être protégés par les lois internationales. D’autre part, nous ne nous sommes pas contentés d’accompagner ces services. Nous avons aidé au transport des blessés et des morts et avons essayé d’aider là où on avait besoin de nous. Ensuite, nous étions mobiles, les ambulances étaient les seuls véhicules capables de circuler 24h/24. Nous devions pouvoir constater et raconter le plus possible. Enfin, grâce à notre mobilité et parce que nous étions proches de la ligne de front, nous pouvions voir les effets des bombardements sur les civils, à l’intérieur même de leurs maisons et recueillir des témoignages de familles et de militants des Droits de l’Homme palestiniens à l’intérieur des hôpitaux.

FB : Comment se déroulait une journée à Gaza pendant l’invasion ?

EJ : C’était un ballet constant de drones, des bombardements incessants et le bruit assourdissant des explosions, parfois proches, parfois plus lointains. Les peurs muettes. Les rues désertées. Des gravats partout. Le son permanent des sirènes, les cris des familles et les gémissements des blessés en sang et couverts de poussière. Les ambulanciers qui priaient et fumaient. Votre cœur qui bat encore plus vite à chaque nouvelle décharge d’adrénaline, l’attente permanente d’une nouvelle attaque et le désir immense que tout ça s’arrête. Le flot incessant des corps et des brancards ruisselant de sang. Les peurs qui reviennent, commandées par le choc et l’horreur. Et une peur panique de la nuit. Y en aura-t-il une autre ? Le prochain trajet en ambulance sera-t-il le dernier ? Jamais la peur ne nous a paralysés mais la peur était là. Nous avons tous accepté l’éventualité de la mort et pris des risques parce que ça en valait la peine, parce que les Palestiniens le méritent. Nous voulions sauver des vies et j’ai oublié la mienne car j’étais portée et inspirée par le courage des gens autour de moi et je voyais leur incommensurable volonté de sacrifier leurs vies pour en sauver d’autres.

FB : Quel était le sentiment de la population sur place ? Comment survivaient-ils et comment réagissaient-ils ?

EJ : Tout le monde était terrifié mais aussi très en colère. Sur le terrain, le sentiment général laissait penser que tout pouvait arriver, tous les garde-fous étaient tombés. Il ne faut pas oublier que l’Opération “Plomb Durci“ n’est que le résultat de l’intensification d’une stratégie déjà en place, faite de massacres et du ciblage délibéré d’individus et d’infrastructures civiles. Mais à Jabaliya (le camp de réfugiés au nord de la Bande de Gaza), beaucoup d’entre nous s’attendaient à un nouveau Sabra et Chatila : les témoins étant dispersés, les médias attaqués et les chars se rapprochant de plus en plus, nous avons senti que les horreurs en cours en appelleraient de nouvelles avec une intensité toujours plus grande.

FB : En quoi la présence des “internationaux“ a-t-elle été la plus utile et quelle a été leur contribution ? Quelle a été l’attitude des Palestiniens à votre égard ?

EJ : La population de Gaza était heureuse de nous voir et elle nous le disait tous les jours : “Racontez ce que vous avez vu, pourquoi cela nous arrive-t-il ? Dites-le au monde, c’est votre devoir de raconter ce que vous vivez.“ Et c’est ce que nous avons fait à travers les télévisions et les radios, à travers nos propres récits. Certains d’entre nous ont écrit des livres : Vittorio Arrigoni (Italie), “Gaza, Stay Human“, Sharyn Lock (Royaume-Uni), “Gaza beneath the bombs“, moi-même, “Gaza : A Ghetto Unbroken“. Certains autres ont réalisé des films comme Fida Qishta et Jenny Linnel et des documentaires sur les attaques au phosphore sur Khoza. Alberto Arce et Mohammad Rujailah ont produit “To Shoot an Elephant“.

Je crois que nous avons été le relais des témoignages de la communauté palestinienne quant à l’utilisation du phosphore blanc, sur le fait que des civils étaient visés de manière délibérée, que les hôpitaux, les écoles, les services d’urgence étaient pris pour cibles. Et ces récits allaient à l’encontre de la propagande d’Israël. D’autre part, je sais que nous avons été un soutien moral pour les ambulanciers avec qui nous avons travaillé. Ils savaient que notre présence constituerait un témoignage s’ils étaient tués et une protection, aussi petite soit-elle, contre les attaques israéliennes. Quel que soit l’enfer dont nous parlons, tout le monde a besoin d’un témoin pour l’affronter, d’une forme de solidarité, de contrôle pour réaliser que vous vous trouvez au milieu d’une situation aussi inouïe. Nous avons aussi mobilisé les gens à l’extérieur pour qu’ils manifestent et organisent des actions concrètes de boycott, d’arrêt des investissements et de sanctions. Transmettre ce message vers l’extérieur était également très important et beaucoup de gens ont souhaité se mobiliser et renforcer leurs actions militantes.

FB : Pourriez-vous nous raconter un événement en particulier qui vous a choqué pendant cette invasion ?

EJ : Il y en a tellement. Tellement… Ce serait probablement le bombardement d’une maison par un F-16 à quelques pas de l’endroit où se trouvaient quatre de nos ambulances. J’étais assise à l’avant côté passager, ma main était à l’extérieur de l’ambulance. Puis mon ami, le chauffeur, m’a demandé de patienter un instant, d’attendre un peu. Et soudain, il y a eu une énorme explosion. Des flammes orange ont jailli et des gravats et des débris ont recouvert notre ambulance. L’un des chauffeurs a été blessé et a du être transporté sur un brancard. La route était bloquée par les gravats. Une famille hurlait et tentait de rassembler quelques affaires avant de s’enfuir. Nous ne savions plus quoi faire de nos blessés car les drones grondaient au-dessus de nous et nous avions peur d’une nouvelle attaque, d’avoir plus de victimes et de perdre nos quatre ambulances, si précieuses. Nous sommes passés près de la mort cette nuit-là. Les Israéliens nous ont vus et ont suivi nos mouvements dans les rues de Jabaliya avant de bombarder une maison qui se trouvait à 3 mètres de nous. C’est un exemple d’une utilisation criminelle et démente de la force armée.

Autre exemple, celui de l’école élémentaire de Beit Lahiya qui a subi des bombardements au phosphore blanc. Nous sommes arrivés avec nos ambulances après avoir évacué des dizaines de résidents souffrant d’inhalation de phosphore et après que l’école a été touchée de plein fouet. Je portais un masque mais l’odeur pestilentielle et la fumée passaient à travers. Alors que nous étions là-bas, un second bombardement a eu lieu. Je suis restée clouée sur place et j’ai pu voir ces gouttes en fusion pleuvoir autour de moi, jusqu’à ce que quelqu’un me crie de m’écarter et de chercher un abri. Les gens de l’école, qui s’étaient abrités sous un frêle abri de métal, pleuraient et criaient. Le troisième étage de l’école était en feu. Nous avons emmené un garçon boitillant de 7 ans, Bilal Ashkar, dans notre ambulance. Il avait été touché par une capsule de phosphore et projeté en bas de l’escalier de l’école par la force de l’explosion. A notre arrivée, il était mort.

FB : Un cessez-le-feu a été déclaré le 18 janvier 2009. Les choses ont-elles changé ensuite ? A quoi ressemblait Gaza et quelle était l’ambiance après la déclaration de cessez-le-feu ?

EJ : Les forces d’occupation israéliennes ont envoyé des F-16 pendant que les gens retournaient chercher les fragments de leurs vies déchirées à Ezbet Abed Rabo, un quartier près de Jabaliya. Chaque nuit, les drones continuaient de tourner comme pour nous narguer. Il y avait un sentiment d’humiliation et d’une horreur inconcevable. Un sentiment de perte, un sentiment si profond de dislocation et de perte… Perte de vies, d’êtres aimés, de maisons, de communautés entières, de rues, de mosquées, de magasins, tous disparus. Les gens erraient littéralement dans leurs propres quartiers. C’est comme une nouvelle Nakba (l’expulsion forcée des Palestiniens de leur pays en 1948 lorsque Israël a été créé). Les gens avaient l’impression que la communauté internationale se moquait d’eux. “Ils rient de nous, personne dans le monde ne s’intéresse à nous, ils s’en moquent“ était la phrase qui revenait le plus souvent. C’est comme si un tsunami les avait ensevelis.

FB : De nombreux rapports émis par des entités des Nations Unies, des organismes d’aide internationale et de défense des Droits de l’Homme ont été publiés dans les mois qui ont suivi l’invasion. La plupart d’entre eux s’accordaient sur le fait que des crimes de guerre et certainement des crimes contre l’humanité avaient été commis au cours des attaques israéliennes. Avez-vous été témoin de certains actes que l’on pourrait ranger dans ces catégories de crimes ?

EJ : Absolument : le ciblage des civils et des zones civiles, la destruction aveugle et volontaire de propriétés, l’utilisation disproportionnée et indistincte de la force, comme dans le cas de l’école de Beit Lahyia, le massacre de la famille Samouni, le bombardement des enfants Hamdan à Beit Hanoun par des F-16, le total non-respect de nos ambulances, le blocage de l’accès aux blessés provoquant des centaines de morts, l’assassinat extrajudiciaire de Sayed al-Seyam et de Nazar Rayan et bon nombre des membres de leurs familles. Nous avons recueilli tellement d’hommes détruits (et de femmes également) déchirés par les bombes lâchées par les drones – ceux-ci peuvent transporter une charge de 150 kgs et sont tellement sophistiqués qu’ils peuvent détecter la couleur des cheveux d’un individu. Selon le Centre al-Mezan pour les Droits de l’Homme, la plupart des victimes ont été tuées par des drones suivis par des F-16.

FB : Il y a quelques semaines, 16 organismes d’aide internationale ont publié un rapport déclarant que la communauté internationale avait “abandonné Gaza“. Sur le terrain, les choses n’ont absolument pas changé pour les Palestiniens. Elles ont même empiré. Aussi, que pensez-vous du rôle de la résistance populaire ou du militantisme citoyen ?

EJ : Oui, la communauté internationale facilite et finance l’occupation d’Israël tout en affaiblissant et participant au sous-développement de la Palestine. Les citoyens ordinaires ont la responsabilité de ne pas financer ou soutenir politiquement une industrie qui cache le projet continu de nettoyage ethnique et de colonisation de la Palestine. Les citoyens ont la responsabilité de faire naître un mouvement de masse capable d’exercer une pression politique par tous les moyens possibles – BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) et par des actions directes – afin que des sanctions soient portées contre Israël et pour renforcer le pouvoir international en ciblant les sociétés qui le violent en termes de Droits de l’Homme et pour exposer Israël au même titre que l’apartheid sud-africain fut exposé avant de disparaître.

FB : A votre avis, quels sont les besoins les plus urgents à Gaza ? Que peuvent faire les gens pour aider à sortir de ce statu quo ?

EJ : Les Gazaouites devraient répondre eux-mêmes à cette question mais beaucoup de gens disent que ce dont Gaza a besoin, c’est du reste de la Palestine. Les gens qui vivent dans des camps en Jordanie, au Liban, en Syrie et en Cisjordanie veulent retrouver leurs familles et leurs maisons. Le droit inaliénable et légal au retour pour Gaza et pour l’ensemble des réfugiés doit être réaffirmé. La tactique israélienne de division et de torture, de scission de la communauté palestinienne est un projet ancien visant à abattre l’arme la plus puissante contre le nettoyage ethnique : la mémoire, la communauté, la famille. Tant que des gens se souviendront de leurs maisons et de leurs terres, se reconnaîtront entre eux, parleront de leur cousin, de leur oncle, leur sœur, leur frère et pourront continuer de demander : “De quelle famille viens-tu ?“, alors la lutte ne faiblira jamais et ne sera jamais altérée. Les Palestiniens de Gaza doivent avoir les moyens de parler et d’agir par eux-mêmes. Ils ne doivent pas être dépendants des intermédiaires et ils doivent avoir accès au monde, construire des jumelages entre écoles, mosquées, universités, hôpitaux, jeunes, initiatives… Ce sont les moyens qui permettront de rompre l’isolement et de construire un mouvement de solidarité plus étroit et dynamique avec l’extérieur. L’aide n’est pas la réponse. La solution est la solidarité.

FB : Un an après la guerre, les gens se sont mobilisés, partout dans le monde à travers des manifestations, pour “commémorer“ l’anniversaire de ces événements tragiques. Que pensez-vous de ces manifestations ? Quels effets ont-elles sur les Palestiniens de Gaza ? Ont-elles un intérêt ?

EJ : Les rassemblements sont un point essentiel : nous avons besoin de ce deuil collectif, de participer au souvenir et de descendre dans la rue. Mais il est aussi important de s’intéresser aux sociétés qui violent les lois internationales et qui sont la clé de la perpétuation de l’apartheid israélien, qui, il faut le rappeler, ne se limite pas à Gaza. La Cisjordanie est quinze fois plus étendue que Gaza et n’est qu’une juxtaposition de “petits Gaza“, des bantoustans cernés par le mur de l’apartheid israélien. Des sociétés comme Veolia, Alstom, Caterpillar, Elbit Systems, CRT Holdings et Carmel-Agrexco pourraient être accusées de soutien et de complicité aux crimes de nettoyage ethnique et de colonisation illégale. L’appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions de la société civile palestinienne doit être entendu et soutenu, au quotidien, de manière active. Nous sommes tous les complices de la poursuite et du renforcement de l’occupation. Il s’agit d’une occupation internationale, c’est un problème mondial et une solidarité internationale pour le respect des Droits de l’Homme en Palestine peut mener à une solution au niveau local.

FB : Retournerez-vous un jour à Gaza ?

EJ : J’y retourne bientôt ! Je pensais n’en partir que pendant un mois, Gaza me manque énormément. J’y suis chez moi, mes amis et ma “famille“ me manquent. Comme tant d’autres militants qui vont en Palestine, ce que nous voyons reste en nous. Nous apprenons et nous recevons des leçons d’humilité de la part des gens avec qui nous travaillons et c’est un honneur et un privilège de participer à cette lutte.

Frank Barat est un militant pour les Droits de l’Homme. Il est également coordinateur du Tribunal Russell sur la Palestine. Il réside au Royaume-Uni.

Traduction de l’anglais : HeLandTranslations@yahoo.fr


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163 réactions à cet article    


  • Charles Martel Charles Martel 25 janvier 2010 10:40

    tous complices mes roubignolles oui !

    faut arrêter avec cette imposition de culpabilisation générale.

    Tenez au fait, il en pense quoi votre intello engagé de de la guerre au congo ?

    Comment un conflit qui a déjà fait quatre millions de morts en dix ans, et tue encore plus d’un millier de civils chaque jour du fait du chaos alimentaire et sanitaire qu’il entraîne, peut-il être aussi peu couvert et inintéressant ?

    parce qu’il est beaucoup plus difficile d’identifier des « gentils » et des « méchants » peut-être ?

    Il est donc facile d’écrire cette inégalité :
    1 israélien vaut 10 palestiniens qui valent 1000 congolais.

    corolaire : tout conflit qui représente un intérêt idéologique se doit d’être couvert, ses victimes deviennent le seul centre d ’attention autorisé par les moralisateurs qui défendent ces intérêts.

    Alors leur leçon de morale.... pfffff


    • balthasar1er 25 janvier 2010 12:37

      @Charles Martel
      La technique utilisée par tous les malfaiteurs sionistes déguisés en citoyen Français,à chaque fois que vous mettez à nu les agissements des criminels de sion ils vous renvoient vers un autre conflit (Darfour,Congo ou je ne sais quoi encore...)
      L’occident à une responsabilité politique et morale écrasante dans le sort fait aux palestiniens,non seulement on a octroyé une terre habitée à des imposteurs d’Europe de l’est mais on continue a soutenir cette entreprise coloniale et de dépossession par des échanges économiques,des échanges culturels, des livraisons d’armes au mépris du droit international.
      On accueil des criminels de guerre on leur déroule le tapis rouge à Paris, Berlin, Washington,on va féliciter des génocideurs pour leurs crimes au lendemain de leur forfait à Tel Aviv en Janvier 2009 devant les caméras du monde entier si ce n’est pas danser avec le diable ça y ressemble fortement.


    • LIBERTE LIBERTE 26 janvier 2010 20:09

      1. L’Union européenne, comme les Etats Unis, oblige toujours les peuples à organiser des élections sous haute surveillance occidentale. Mais quand le résultat des élections ne lui plait pas, elle organise le blocus, participe à la guerre, directement ou indirectement, soutient les agresseurs afin de renverser les représentants élus.

      2. L’Union européenne doit admettre que le temps des colonies est terminé et qu’il ne reviendra plus. Elle doit renoncer à sa politique impérialiste et adopter des relations post-coloniales avec le reste du monde, qui respectent inconditionnellement sa souveraineté et sa dignité. Cela implique de renoncer à une politique internationale raciste qui traite les peuples du tiers-monde comme incapables de choisir leur système politique de façon responsable. Il est grand temps de respecter enfin la Résolution 2621 XXV, du 12.10.1970 des Nations Unies qui affirme « le droit inhérent des peuples coloniaux de lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance. »

      3. L’Union européenne doit s’autodéterminer par rapport aux USA et cesser de suivre aveuglément toutes les aventures militaires des USA dans leur politique impériale. Retirer le Hamas de la liste des organisations terroristes peut être un pas dans ce sens, car cette liste est une liste américaine, établie en 1995 après les accords d’Oslo pour contraindre le peuple palestinien à renoncer à ses droits légitimes. Cette légitimation du droit à la résistance est confortée par l’article 1er §4 du premier protocole additionnel de Genève du 08.06.1977 aux termes duquel, parmi les conflits armés internationaux, figurent ceux « dans lesquels les peuples luttent contre la domination coloniale et l’occupation étrangère et contre les régimes racistes dans l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,… »

      4. Retirer les organisations palestiniennes de la liste des terroristes, c’est reconnaître la légitimité de la résistance. Toutes les résistances dans le monde ont été étiquetées de terroristes. Au siècle passé, les résistances au fascisme étaient traitées de terroristes par les nazis. Les dirigeants nationalistes comme Nelson Mandela ont passé des dizaines d’années en prison sous l’accusation de terrorisme. Et c’est seulement en juillet 2008, quinze ans après être devenu prix Nobel de la Paix et quatorze ans après être devenu président de l’Afrique du Sud que les État-Unis se sont décidés à le retirer de leur « Terror list » ! Et en ce jour, nous commémorons la mort du dirigeant nationaliste congolais, Patrice Lumumba, assassiné pour avoir revendiqué une véritable politique d’indépendance. Les célébrations en France et en Belgique du cinquantième anniversaire de l’indépendance de nombreux Etats africains pourraient être l’occasion de dénoncer cette politique assassine.

      5. Et enfin, c’est aussi reconnaître le droit à notre résistance, dans les pays de l’Union européenne et mettre fin à la politique de criminalisation des activistes, des combattants anti-guerre et anti-impérialistes. Politique de criminalisation qui touche particulièrement cette partie des peuples qui est issue de l’immigration, en particulier les populations arabophones et musulmanes d’Europe, déjà soupçonnées de vouloir recouvrir nos pays de minarets et de foulards.

      Les réactions à l’Appel ont montré que malgré les difficultés qui restent grandes, il est possible de construire en Europe, mais aussi en Amérique du Nord, le début d’un front de soutien aux résistances anticoloniales et anti-impérialistes dans le monde.

      La première condition pour renforcer ce front est de ne pas se laisser intimider par les mesures de criminalisation, comme l’interdiction récente en Grande Bretagne de s’exprimer contre la présence des soldats britanniques en Afghanistan. Les démocrates européens dignes de ce nom ne peuvent en aucun cas accepter ces glissements vers des Etats fascisants.

      La deuxième condition est d’imposer chez nous les points de vue mais aussi la présence physique des représentants de la résistance afin de nouer des liens directs entre les peuples en lutte de par le monde.

      Le monde est en train de changer mais la plupart des forces politiques traditionnelles, en particulier dans la gauche, se refusent à l’admettre. L’époque où l’Occident dictait sa politique est terminée. Les rapports de force économiques changent aussi avec la montée en puissance de nations comme la Chine, l’Inde, le Brésil ou la Russie. Sur le plan politique, tout le continent latino-américain bouge. Comme le déclarait le président du Venezuela Hugo Chavez à Copenhague : « Si le capitalisme s’oppose (aux changements), nous sommes dans l’obligation de livrer bataille contre le capitalisme et d’ouvrir les voies du salut de l’espèce humaine. Cette tâche nous incombe à tous, sous les bannières du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice et de l’humanisme véritable le plus profond ».

      Les peuples en lutte ont la possibilité aujourd’hui d’unir leurs résistances face à leurs gouvernements et à un impérialisme de plus en plus affaibli et décadent. S’ils s’unissent, au-delà de leurs différences, ce siècle ne sera pas celui du choc des civilisations, mais celui du choc et de la victoire des résistances contre l’impérialisme."


    • sentinelle 25 janvier 2010 11:00

      @ l’auteur

      merci pour ce rappel...

      @ charles martel

      si un train peut en cacher un autre....il n’empeche que les deux train sont là....

      je vous conseille l’ami de sortir de votre autisme islamophobe et de vous interroger sur a qui profite le crime...d’autant plus que vous voulez nous faire croire avec votre pseudo que vous etre un Français patriote ...alors que jamais dans vos commentaires vous n ’elevez le ton contre les colonisateurs actuels de la fRANCE.....

      vous etes demasqué martel...vous etes l’idiot utile des apatrides cosmopolites.....


      • Charles Martel Charles Martel 25 janvier 2010 11:06

        C’est fort de café. Revoyez un peu vos poncifs et demandez vous pourquoi le conflit israélo palestinien est AUTANT médiatisé, qui plus est par des gens qui d’un côté ou de l’autre veulent nous faire la morale et nous culpabiliser alors que franchement, je me sens à 3000 lieues de tous ces frapadingues religieux.

        relisez 1984 et réfléchissez au besoin qu’ont les totalitarismes de désigner un ennemi facilement identifiable.
        Voilà mon propos. Et pour le coup des trains et vu les cadavres relatifs de part et d’autre, c’est plutôt la locomotive qui cache les 3 rames TGV double étages...

        pourquoi ?

        bonne question ça non, pourquoi ?

        un black out assourdissant.


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 11:15

        Tous les lecteurs fidèles d’agoravox ont compris depuis longtemps que pour Sentinelle, le conflit du proche orient est EXISTENTIEL et qu’il est dés lors plus que partisan pro palestinien.

        Pour les individus de son espèce, ceux qui ne sont pas avec lui sont forcément contre lui !


      • sentinelle 25 janvier 2010 11:26

        mon cher Charles

        jusqu’a l’operation plomb durci, je me suis pas ou tres peu interessé a la cause palestinienne...

        je n’ai pris parti que contre l’innomable : l’assassinat d’enfants , de bébés et de femmes a coup de phosphore qu’a partir de ces actes horribles ; etant musulman la lutte contre le blamable est une recommendation DIVINE... je m’y plie...


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 11:33

        ... et voilà, et en plus il AVOUE !


      • sentinelle 25 janvier 2010 11:40


        euh....et il avoue quoi ?


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 11:45

        Que vous avez un parti pris, que vous êtes manichéen et que de toute façon la paix ne passe que par l’anéantissement d’un des deux camps !


      • sentinelle 25 janvier 2010 12:22

        @ alois

        vous etes un marrant vous....enfin je veux dire un peu gogol.
        un de ces jours je ferai un compilation de vos commentaires........


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 12:25

        En attendant, ce que je dis est exact : vous êtes partisans de la destruction d’Israel et donc vous VOULEZ qu’il se produise un GENOCIDE !

        Complice de génocide, n’est ce pas un CRIME ?

        Voilà ou vous mènent vos partis pris !


      • DESPERADO 25 janvier 2010 13:38

        @Martel
        On vous a démasqué il y bien longtemps vous et vos potos de la pleurniche.
        A la fin vos idées seront sous un gros tas de fumier, ou est leurs place.


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 11:04

        Nous ne sommes pas responsables de ce qui se passe en Israel et en Palestine parce que nous sommes NEUTRES dans ce conflit bien que nous essayons d’encourager les parties à trouver un accord de paix - qui ne les arrangera de toute façon pas étant donné qu’ils veulent tous les deux la même chose : l’entièreté des territoires entre la mer Médittéranée et le Jourdain - !

        Ceux qui prétendent le contraire ne sont que des MENTEURS et des FOUS BELLIQUEUX !


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 12:27

          ... dommage que Gary n’ait pas laissé ce moment d’anthologie de personna non grata !


        • Png persona-nongrata 25 janvier 2010 12:36

          Oui j’ai été censuré mais t’as eu le temps de lire mon message et arréte de nous faire croire que tu es pour la paix vilain fourbe menteur .

          Ta présence ici n’est que pour appuyer l’entité criminelle sioniste et tout le monde ici l’a remarqué alors remballe ta crasse propagande.

        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 12:52

          En plus, vous récidivez !

           smiley smiley smiley smiley smiley smiley
           smiley smiley smiley smiley smiley smiley
           smiley smiley smiley smiley smiley smiley

          Vous êtes INCROYABLE !

           smiley smiley smiley smiley smiley smiley
           smiley smiley smiley smiley smiley smiley
           smiley smiley smiley smiley smiley smiley


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 12:59

          ... votre pseudo est PROPHETIQUE !

           smiley smiley smiley smiley smiley smiley
           smiley smiley smiley smiley smiley smiley
           smiley smiley smiley smiley smiley smiley


        • DESPERADO 25 janvier 2010 13:40

          Frankenberger
          C’est vous qui êtes pitoyable.
          Personne n’a voté pour vous et vous vous estimez élu.
          Il faudra rendre les terres et s’excuser.


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 18:20

          Desperado insinue que je serais ... ?

          Quand je disais qu’il existe des fous furieux estiment que ceux qui ne sont pas avec eux sont contre eux ...

          ... en voilà un !


        • DESPERADO 26 janvier 2010 12:47

          FRankenberger
          Je ne serais jamais d’accord avec vos idées putrides et cela ne fait pas de moi un fou furieux.
          Par contre vos manipulations arrivent à leurs termes.Je n’insinue rien du tout, bas les masques.
          Vous faites pitié.


        • JL JL 25 janvier 2010 11:30

          Merci pour ce témoignage si fort, si utile.

          Extrait, au hasard, puisque tout est à lire : « ... Les troupes infligeaient des punitions collectives telles que les démolitions de maisons par des bulldozers ou des explosifs et des civils étaient utilisés comme boucliers humains... »

          Vous écrivez : « ..., la communauté internationale facilite et finance l’occupation d’Israël tout en affaiblissant et participant au sous-développement de la Palestine.  »

          A ce sujet et en complément, permettez moi de citer Chomsky : « On ne souligne quasiment jamais que l’expression « communauté internationale » est classiquement utilisée pour désigner Washington et tous ceux qui en viennent à s’aligner avec elle, pas seulement sur cette question, mais d’une manière assez générale »


          • perez 25 janvier 2010 12:32

            merci pour ce temoignage et bien au dela merci pour votre engagement..

            la question palestienne au moyen orient est une des questions, peut etre la seule, qui ne cesse de resonner dans l’actualité depuis au moins 60 ans... des tas de gouvernances de nombreux pays ont essayé d’apporter une reponse, d’autres ont oeuvré pour prolonger cet inuspportable statu-quo qui n’en est pas un finalement, tant l’expropriation et la spoliation des terres palestieniennes se perpetue comme une hideuse tradition..
            cette question met en relief la lacheté des gouvernants des pays arabes, spectateurs dociles d’un massacre auquel ils prennent part de temps a autre en adoptant la position que d’autres puissances leur assignent (exemple l’egypte moubarakienne et la decision de ce mur d’acier au sud de gaza....), l’embarras muet de l’UE qui reste profondement enfoui dans le sentiment de culpabilité de la shoa qui lui lie les mains et baillonne la bouche, reniant par son mutisme ses grands principes fondateurs... le barrage systematique des Etats unis a toute resolution votée contre israel depuis 1976 et a toute intervention d’envergure de la communauté internationale.. 

            pour en revenir a gaza.... cette enclave, prison a ciel ouvert que le gouvernement israelien etrangle methodiquement par un blocus inacceptable, est le seul cas porté a ma connaissance, d’un territoire occupé soumis a un blocus international « instauré » par la force occupante (c’est comme si le monde avait boycotté l’ANC au profit du regime d’apartheid de l’afsud au siecle dernier). gaza c’est aussi la « punition » d’un peuple « coupable » d’avoir elu le « mauvais parti’ lors d’elections democratiques...

            moi je pense que le gouvernement israelien ne veut pas la paix, sa politique d’expansion menée dans la cisjordanie et a jerusalem Est montre clairement que le projet n’est pas de revenir aux frontieres de 67, chose rendue impossible par les »faits accomplis" que represente les colonies de peuplement dans la West Bank, 


            • Leila Leila 25 janvier 2010 12:36

              Merci à Frank Barat et à Ewa Jasiewicz pour cet émouvant témoignage. 

              L’indifférence des médias français à l’acharnement meurtrier de l’armée israélienne est scandaleuse. Un an après l’opération Plomb Durci, les Israéliens continuent tranquillement d’étrangler les Palestiniens sous les yeux des Européens qui ne s’en soucient pas. 

              Le président Obama pourrait paralyser l’armée israélienne et stopper le blocus, car l’économie israélienne est sous perfusion des Etats-Unis. Mais il ne le fait pas, sans doute parce qu’il a peur de l’électorat juif. Et le président Moubarak participe au blocus, parce que l’Egypte dépend aussi de l’aide américaine. Pauvres Palestiniens !

              Les plus méprisables dans cette affaire sont les dirigeants européens. Blair, Merkel, Sarkozy... Gaza n’est qu’à quelques centaines de kilomètres de leurs côtes, et ils se moquent complètement de savoir que ses habitants sont victimes d’un apartheid perpétré par Israël.

              Je lis tous les jours la presse israélienne. C’est impressionnant. Le peuple israélien vit replié sur lui-même. L’armée, dans laquelle chaque famille israélienne a au moins un membre, est omniprésente. Son budget par tête d’habitant est 12 fois supérieur à celui de la France. Le plus terrible, c’est la haine de la grande majorité des Israéliens pour les Palestiniens, une haine entretenue par le gouvernement.

              Un peuple mu par la haine d’un autre peuple est condamné. Israël est condamné. 


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 12:42

                Et inversément aussi malheureusement !

                La seule solution raisonnable ne peut être qun compromis douloureux impliquant le vivre et le laisser vivre mais c’est peut être trop demander aux protagonistes de ce conflit interminable ....


              • perez 25 janvier 2010 12:53

                sauf mon respect alexis, c’est tout de meme plus complexe que cela ..

                pour parler de coexistence pacifique entre palestiniens et israeliens, il faudrait deja que le peuple palestinien existe en tant que peuple en part entiere, en tant que peuple jouissant d’une totale souverainete sur son territoire et de totale liberté dans ses choix et ses orientations. mais malheureusement on en est loin pour le moment, on assiste a un deni de leur droit a l’autodetermination, la terre sur laquelle ils sont censés se developper et prosperer s’amenuise de jour en jour et est sous controle israelien (hormis les villes de la zone A representant 18% de la cisjordanie decoupée en trois zones)

                 


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 12:58

                Apparamment, le mot COMPROMIS n’est pas au menu des SOLUTIONS des intervenants ...

                Ca promet ...


              • perez 25 janvier 2010 13:01

                quel compromis devraient faire les palestiniens selon toi alois ?


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 13:06

                1 Reconnaître Israel comme étant un état purement juif
                2 Arrêter les violences
                3 Accepter des pertes de territoires

                En contrepartie Israel devrait :

                1 Se retirer entièrement des territoires Palestiniens et démanteler les colonies
                2 Arrêter les violences

                ... en gros, le plan de la communauté internationale ...

                Je sais que ce n’est pas très enthousiasment, mais , au nom des victimes futures à éviter, je pense que c’est la seule issue possible.




              • Png persona-nongrata 25 janvier 2010 13:18

                Reconnaitre un état purement juif dites vous ? C’est donc reconnaitre une colonie purement raciste et d’appartheid ce qui est en hors de question car le principe d’une terre commune avec des droits communs et le leitmotiv de toutes les nations souvenraines .

                Continuez a accepter des pertes de territoires ??? 

                Vous blaguez ou quoi ? Si vous voulez aussi le peu de territoires qui restent autant programmer un holocauste palestinien ensuite vous aurez toutes les terres à vous !!

                Qu’est ce que des roquettes face à l’arsenal militaire illégal de tshal ???



              • Leila Leila 25 janvier 2010 13:20

                Quand Alois voit un gamin palestinien tabassé par une douzaine de militaires israélien, il parle de « protagonistes » et il leur dit avant que le gamin soit mort : « vivre et laisser vivre ».

                Laissez-moi rire... tristement

              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 13:21

                ... ce que j’en dis moi, c’est pour qu’il y ait la PAIX dés aujourd’hui !

                Vous ce qui vous intéresse, c’est la VICTOIRE par anéantissement de l’adversaire , à n’importe quel prix.

                Vous correspondez EXACTEMENT à l’archétype du fou belliqueux !


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 13:22

                @ Leila

                C’est une guerre triste et longue où la HAINE est omniprésente : ce genre de comportements ne m’étonnent même plus !


              • Png persona-nongrata 25 janvier 2010 13:24

                Oui je veux , j’éspére et je rêve de l’anéantissement du sionisme qui est le sida de l’humanité !!!

                Tu sais on a bien éradiquer le communisme sans pour autant avoir massacré les communistes ( cf le mur de Berlin) et ton mur va bientôt s’écrouler et le monde fetera à nouveau la victoire de la liberté et des droits humains fondamentaux .

              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 janvier 2010 13:26

                Avec les guignolos du Hamas, je ne pense pas que les droits de l’homme sortiront grandis dans cette affaire !

                Vos propos LIBERTICIDES vous déshonorent !


              • miwari miwari 25 janvier 2010 13:33

                1 Reconnaître Israel comme étant un état purement juif
                2 Arrêter les violences
                3 Accepter des pertes de territoires

                Mon pauvre alois sûr qu’avec des gens comme toi on parlerais tous allemand aujourd’hui.


              • perez 25 janvier 2010 13:36

                alois,

                l’olp et le fatah ont reconnu l’etat d’israel lors du congres de tunis en 1987, l’olp etait un partenaire farouchement acharné a negocier des 1982 
                . cependant aujourd’hui israel doit negocier la paix egalement avec le hamas, car une paix ne se negocie reellement qu’avec ses veritables ennemis et qu’avec les organes, et tous les organes, representatifs de la population palestienienne.. certains dirigeants du hamas ont proposé une treve durable contre le retour aux frontieres de 1967....

                concernant le caractere juif de l’etat d’israel, cela ne me parait difficile et delicat, etant donné que 20% des israeliens sont des arabes israeliens et ils ne peuvent se revendiquer comme juifs mais peuvent se revendiquer comme israeliens... que deviendraient ils dans un etat, auquel ils appartiennent, qui se declamerait « uniquement » juif, sans evoquer le cas des druzes et bedouins absorbés dans la societé israelienne et la citoyenneté israelienne.

                concerner l’acceptation de la perte de territoire par les palestiniens, on a depassé le cadre du compromis etant donné que l’on se trouve devant un fait accompli.. la resolution du 29 novembre 1947 decoupait le palestine historique en deux etats souverains (un etat juif suir les 52% du territoire, un etat arabe sur les 44% et la zone jerusalem bethleem sous controle international)

                apres la guerre des 6 jours en 1967, la cisjordanie et gaza ne representait plus que 22% de la paestine historique , et aujourd’hui avec tout le decoupage de la west bank par les implantations des colonies de peuplement, on doit etre a moins de 20%...

                mahmoud darwich écrivait un vers resté celebre ; « nous nous demandons sur quelle partie de notre patrie sera fondé notre etat  » 
                aux dirigeants israeliens de s’asseoir autour d’une table avec ceux qu’ils execrent, le hamas, ceux qu’ils considerent comme de legitimes partenaires apres les avoir farouchement et longuement combattu jusqu’au murs epais de la muqata, le fatah, que la question des refugies soit abordée, douloureusement, mais il faut un statut aux refugies de 1948, car là se trouve le coeur du probleme selon des tas d’historiens (ilan pappé, benny morris avec son volkte face spectaculaire,..)
                que le hamas et le fatah s’accordent sur une ligne directrice commune et inalterable servant de prealable aux negociations de paix, que le hamas reconnaisse israel et s’engage a ne pas nuire a sa securité... et la tortueuse question de jerusalem et l’acces des lieux saints... que le representant de la chretienté se fasse entendre egalement a ce sujet afin de sortir le conflit du clivage juedo-islamique qui est extrement reducteur de la realité du conflit.
                que cette paix comporte egalement un accord de partenariat economique, 
                il resterait l’epineuse question de la militarisation du « futur » etat palestinien.....

                 mais pour le moment, un retrait des colonies, la lever du blocus sur gaza, l’arret immediat des quassam sur sderot.... detendrait serieusement l’atmosphere en terre sainte...


              • LeGus LeGus 25 janvier 2010 13:50

                « Reconnaître Israel comme étant un état purement juif. »
                Est exactement symétrique de :
                « Reconnaître le Reich comme étant un état purement aryen. »
                Dans les deux cas c’est du racisme.
                Peuple élu ou race supérieure, c’est le même mécanisme mortifère du « ils sont pas comme nous » qui poussé à son aboutissement engendre des monstres comme Auschwitz ou Gaza.


              • perez 25 janvier 2010 13:56

                dans la rethorique on est limite c’est sur avec ce « purement »...

                cela dit cela va dans le sens de la politique actuelle israelienne...
                il faut oter à la doctrine israelienne actuellement repandue son caractere « messianique »..


              • armand armand 25 janvier 2010 13:59

                Leila aurait intérêt à jeter un coup d’oeil sur les manuels scolaires en vigueur chez les Palestiniens (et dans nombre d’autres pays arabes) et ce qu’ils disent des Juifs...
                Edifiant.
                Après cela, notre pasionaria du web ose parler de la haine des Israëliens pour les Arabes !!!!!!
                L’hôpital qui se fout de la charité.
                En plus, les sondages indiquent finalement un pourcentage assez bas d’Israëliens sui disent « haÎr » les Arabes. Moins que ce que j’aurais pensé, en tout cas.
                Gardez votre indignation à la c...n pour les « frères » égyptiens qui bloquent l’autre frontière.

                Toutes vos jérémiades et pleurnicheries et indignations à sens unique ne masqueront pas une vérité première - les Gazaouis sont irresponsables d’avoir porté au pouvoir une organisation comme le Hamas. Et je ne parle même pas d’une politique démographique catastrophique pour une petite enclave !

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Frank Barat


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