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 Accueil du site > Actualités > International > Nouvel Ordre Mondial : la carte du Pentagone

Nouvel Ordre Mondial : la carte du Pentagone

En 1932 Aldous Huxley publiait "Le meilleur des mondes", l'anticipation d'un monde dirigé par une infime élite où la majorité des hommes, divertis et intoxiqués ne se rendaient même plus compte de la privation de liberté qui était la leur. En 1959, il reconnaissait s'etre trompé, mais uniquement sur la date d'instauration de ce cauchemar : tout se produisait bien plus vite que dans sa fiction. Nous vivons aujourd'hui les prémices d'un Nouvel Ordre Mondial que nos élites nous promettent sans hésiter qu'il sera le meilleur des mondes.

Le 11 septembre 1990, le président Georges Bush sénior s’adressait au congrès des Etats-Unis dans un discours marquant un changement radical dans la politique étrangère des USA et dont le but était de faire naitre ce que le président américain nomma pour la première fois le Nouvel Ordre Mondial :

« Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. (…) De cette période difficile, notre cinquième objectif, un Nouvel Ordre Mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix. Une ère où tous les pays du monde, qu’ils soient à l’Est ou à l’Ouest, au Nord ou au Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie. (…) Aujourd’hui, ce nouveau monde cherche à naître. Un monde tout à fait différent de celui que nous avons connu. »

http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

Onze année, jour pour jour après ce discours, les évènements du 11 septembre 2001 faisaient entrer, via son fils, les USA dans une guerre contre le « terrorisme » permettant à son fils, G. W. Bush de changer radicalement la face du monde aussi bien à l’étranger qu’au sein des USA.

Le 14 septembre 2001, G.W. Bush décrétait l’état d’urgence aux USA et mettait le pays dans une situation d’exception en faisant adopter les « Patriot Acts » et des lois d’exceptions connues sous le terme « Continuity of Government » lui permettant de  s’affranchir  des conventions internationales et de la constitution. L’enlèvement, la détention dans des camps sans procès et de torture devinrent des pratiques courantes. En dépit des scandales comme celui d’Abou Grahib, l’état d’exception perdure et même le président Obama ne peut fermer Guantanamo.

Alors que nous approchons de la date anniversaire de ces deux évènements majeurs de la politique, à ces conflits non résolus viennent s’ajouter de profondes crises affectant non plus seulement l’économie et l’industrie mais aussi la haute finance, les dettes souveraines, les ressources naturelles et, de façon encore plus dramatique depuis Fukushima, l’environnement.

La promesse du président Bush d’un Nouvel Ordre Mondial assurant prospérité et harmonie aux peuples des quatre horizons de la planète est loin d’être une réalité. Au contraire les conflits se multiplient, même si par la magie de la communication les guerres se parent de vertus humanitaires, apportant, selon les médias mainstream, la démocratie dans leurs bombes.

Si les USA ont appris quelque chose du Vietnam c’est qu’en période de guerre, il est important de maitriser les médias. Ce n’est donc pas dans les médias officiels qu’il faut aller cherche l’information qui nous permettra d’analyser et de comprendre ce qui se joue sur le théâtre géostratégique contemporain.

Depuis que les USA sont en situation de puissance unipolaire, l’information la plus pertinente réside dans les documents émanant du cercle de prise de décisions stratégique des USA, comme le pentagone et le Security Council.

C’est ce qu’a fait Thomas Barnett, professeur en géostratégie au US Naval War College et il a publié le résultat de ses études dans un livre intitulé « The Pentagone New Map ».

http://www.sadiethepilot.com/aaweb/...

En se basant sur les documents officiels qu’il a compilé Barnett expose la stratégie qui découle de la doctrine du Nouvel Ordre Mondial et qui lui permet de dessiner ce qu’il appelle la « Nouvelle Carte du Pentagone » :

On comprend que pour les stratèges US le monde se divise en deux :

Le « Core » (cœur) du monde globalisé constitué des pays occidentaux, de la Russie, de la Chine, de l’Afrique du sud et du sud-est de l’Amérique.

Le « Gap » (fossé) des pays non intégrés au système globalisé ce qui représente presque tous les pays des tropiques, l’Afrique, le proche orient, la Corée du nord, les Balkans et la Turquie.

On peut constater une corrélation très forte entre les zones de conflit récents et la zone du « gap » des pays non-intégrés au système globalisé.

Barnett analyse cette carte à la lumière de la doctrine monopolaire mise en place par les USA.

Paul Wolfowitz , secrétaire à la défense sous Bush père et fils, l’a résumée ainsi :

« Notre premier objectif est de prévenir la re-émergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou n’importe où, qui présenterait une menace comparable à celle de l’ancienne Union soviétique. Ceci est le souci dominant qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et requiert que nous nous engagions à prévenir tout pouvoir hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, s’il en prenait contrôle, s’avérer suffisantes pour en faire une puissance globale. Ces régions comprennent l’Europe, l’Extrême-Orient, les territoires de l’ancienne Union soviétique, et l’Asie du Sud-Est.

Il y a trois aspects additionnels à cet objectif :

Premièrement, les USA doivent faire preuve du leadership nécessaire pour établir et garantir un Nouvel Ordre Mondial apte à convaincre les compétiteurs potentiels qu’ils ne doivent pas aspirer à un rôle régional plus important ni prendre une posture plus agressive pour défendre leurs intérêts légitimes.

Deuxièmement, dans les zones de non-défense, nous devons représenter suffisamment les intérêts des pays industrialisés de manière à les décourager de concurrencer notre leadership ou de chercher à renverser l’ordre politique et économique établi.

Enfin, nous devons conserver les mécanismes de dissuasion des compétiteurs potentiels qu’ils soient tentés de jouer un rôle régional plus important ou un rôle global. »

La Nouvelle Carte du Pentagone reflète précisément la poursuite de ces objectifs :

Les pays qui ne sont pas intégrés au Nouvel Ordre Mondial doivent être contraint à le faire par la force ou par la déstabilisation du régime. La Yougoslavie, fidèle à la doctrine de non alignement de Tito, en a fait la première la cruelle expérience. Les pays arabes du pourtour méditerranéen sont en train de suivre. Les pays disposant de ressources susceptibles de leur permettre de mener une politique régionale, voire globale, concurrente, doivent être combattus. Ces ressources sont bien sûr le pétrole et les richesses minières mais aussi ceux disposant de fonds souverains ou d’armes puissantes.

http://www.observatoiredeleurope.co...

Les pays vassaux, intégrés au sein du Nouvel Ordre Mondial, sont maintenus à un niveau excluant qu’ils puissent jamais devenir des compétiteurs des USA. En signe d’allégeance, ils doivent harmoniser leurs systèmes économique, judiciaire et politique en vue d’une intégration plus poussée permettant leur gouvernance par l’élite mondiale.

La démocratie parlementaire représentative au sens du XVIIIe siècle n’est plus d’actualité.

Le Nouvel Ordre Mondial implique que les questions politiques importantes soient exclues du débat public au prétexte de la « bonne gouvernance » selon l’expression retenue par Javier Solana dans la « stratégie européenne de sécurité » qu’il a fait ratifier par le Conseil Européen le 12 décembre 2002.

Les élections n’auront dès lors plus d’autre effet que de permuter un personnel politique spin-doctorat, sans que les peuples n’aient d’influence réelle sur l’orientation politique du pays.

En échange de cette abdication en faveur d’une « bonne gouvernance » les citoyens  devront bénéficier d’un ensemble de dispositions juridiques supposées permettre « Un monde où les états reconnaissent la responsabilité commune de garantir la liberté et la justice. Un monde où les forts respectent les droits des plus faibles. » selon G. Bush Sénior (discours fondateur du NOM).

Ce substitut de démocratie est incarné en UE par la Cours Européenne des Droits de l’Homme mais aussi par les principes de non discrimination qui permettent de remettre en question la valeur du suffrage universel.

La « stratégie européenne de sécurité » de Javier Solana va plus loin, il a amené l’UE à adhérer sans réserve à la stratégie interventionniste des USA, faisant sienne la lutte contre le terrorisme, contre les armes de destruction massive et autres habillages qui ont permis d’enterrer l’autodétermination des peuples et le principe de souveraineté des états.

http://www.voltairenet.org/article1...

Ce virage n’a pas été accepté sans réticence en Europe. On se souvient du qualificatif de « vieille Europe » par lequel Rumsfeld a exprimé le fait que ceux qui faisaient de la résistance n’avaient pas compris que les temps avaient changé.

Il y a aussi un passage de la « stratégie européenne de sécurité », dont l’importance n’a pas été comprise à l’époque, justifie par avance la fin des états pour cause de déliquescence, passage qui résonne étrangement à l’heure de la crise des dettes souveraines. Voici ce que Javier Solana écrivait en 2002 :

 « Déliquescence des États : La mauvaise gestion des affaires publiques, la corruption, l’abus de pouvoir, la faiblesse des institutions et le non-respect de l’obligation de rendre des comptes et les conflits civils rongent les États de l’intérieur. »

Javiez Solana a intitulé ce rapport   « Une Europe sure dans un monde meilleur ».

Le « meilleur monde » que nous promettent les tenants du Nouvel Ordre Mondial a des similitudes avec celui qu’Aldous Huxley  a décrit dans son roman éponyme en 1932.

 « Le meilleur des mondes » décrit ce que serait la dictature parfaite : une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves « auraient l'amour de leur servitude ».

Les similitudes avec la société contemporaine sont déjà édifiantes. Celles avec le régime du Nouvel Ordre Mondial pourrait l’être encore plus.

La déliquescence des états est le passage obligé pour faire migrer définitivement le pouvoir des états aux mains de la gouvernance mondiale.

Les crises financières et monétaires vont permettre de réaliser cette prophétie auto-réalisatrice, discréditant l’ancien système et permettant à la théorie de la « bonne gouvernance » de se substituer aux états parlementaires « déliquescents ».

Ce basculement ne se fera pas qu’en Europe, car il implique l’effondrement du dollar qui constitue la base des principaux fonds souverains à travers le monde.

Pour rappel, le Fonds Souverain des Emirats Arabes est de 627 Milliards de $, celui de l’Arabie Saoudite de 415 M$, ceux de la Chine totalisent 1000M$.

Par comparaison, le fonds souverain des USA est inférieur à 50 M$.

 Aux USA, la constitution et les pouvoirs du Congrès sont déjà limités par 10 années d’état d’urgence.

Les disposition de Continuity of Government prévoient qu’en cas de crise financière ou monétaire la FEMA (et en pratique le Pentagone) prendrait les rênes du pays en lieu et place des autorités civiles dans tous les domaines de la vie, financier, industriel, civique, éducatif etc.

http://www.continuityofgovernment.org/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence...

L’hypothèse de la dévaluation massive du dollar, consécutive au crack obligataire qui se produirait si les USA ne pouvaient refinancer leur dette à l’expiration du QE2 en juin 2011 est maintenant considérée comme très réaliste par les experts financiers.

Objectivement, la chute du $ aurait des avantage stratégiques indéniables pour les USA. Du jour au lendemain les fonds souverains concurrents se retrouveraient vidés comme des ballons de baudruche.

En interne, la situation politique serait chaotique mais les mesures d’urgence permettant d’imposer l’ordre existent et seraient activées en toute légalité.

La crise serait telle que les institutions classiques seraient toutes impuissantes.

Heureusement, nos élites nous ont habitué à penser que les organismes supranationaux comme le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, l’Institution Financière Internationale, l’Organisation Mondiale du Commerce, l’OSCE, l’UE, le MERCOSUR et l’ASEAN sont les solutions du problème.

D’ailleurs la monnaie mondiale devant succéder au dollar existe déjà.  Pour dire vrai il y a même plusieurs prétendants car une véritable bataille a lieu en ce moment pour tirer avantage de son avènement.

Techniquement elle existe déjà : ce sont les Special Drawing Rights (Droits de Tirage Spéciaux) : un panier composé de Dollars, Euros, £ et Yens qui sert d’unité d’échanges aux transactions de la haute finance.  En raison de sa composition on lui donne le sobriquet de DEY (Dollar Euro Yen)mais certains avaient proposé qu’on l’appelle le Terra. Sa mise en place est soutenue aux USA par la Single Global Currency Association

www.singleglobalcurrency.org

La SGCA a publié un libre en 2006 expliquant le processus de mise en place de la monnaie globale :

http://www.singleglobalcurrency.org...

Le président Russe Medvedev a présenté au sommet du G8 2009 une pièce de cette nouvelle monnaie frappée de la devise « Unity in diversity ».

La mise en place de cette monnaie a été annoncé officiellement lors de ce G20, la véritable question reste : de quel panier sera constitué cette monnaie ?

Il est évident que la limitation du panier au $ Euro, Yen et £ est impossible, les autres devises cherchent donc à se valoriser. Leurs pays respectifs se sont mobilisés et forment ce qu’on appelle les BRICS (Brazil, Russia, India, China, Arabia).

Medvedev a clairement exprimé l’enjeu : il s’agit pour les BRICS de prendre toute leur place dans les futures institutions de la finance mondiale.

Une volonté légitime certes mais en opposition complète avec les objectifs du Nouvel Ordre Mondial tels que théorisés par Donald Rumsfed.

Une révolution mondiale se prépare donc, au sens étymologique du terme, qui verra la fin de la période où le dollar était la monnaie de référence mondiale, mais aussi la fin de la civilisation de l’industrie productiviste dont la consommation exponentielle en ressources naturelles n’est plus soutenable.

Un nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place sur le plan financier comme il a déjà disposé ses troupes sur la planète.

Sera-t-il l’empire mono polaire rêvé par les néo-conservateurs ou bien les néo conservateurs n’ont-ils été que l’instrument des forces plus puissantes encore de la finance mondiale qui les ont amené à dessein à planifier cette révolution ?

En tout état de cause, l’Histoire de l’humanité est parvenue à un phase critique et inédite dont le paroxysme approche inexorablement que ce soit par la volonté de quelques puissants ou par la contrainte que la Nature impose à tous.

Ces puissants maitrisent-ils le jeu où se contentent-ils de tirer parti d’une crise systémique de toute façon inexorable ?

Quelle que soit la réponse nous devons nous attendre à changer radicalement nos systèmes de valeurs, nos certitudes et notre vision du monde.

Le meilleur des monde est celui que nous acceptons.

Aldous Huxley écrivait en 1959 « Vingt-sept ans plus tard(…), je suis beaucoup moins optimiste que je l'étais en écrivant Le Meilleur des Mondes. Les prophéties faites en 1931 se réalisent bien plus tôt que je le pensais. (…) Pendant ce temps, des forces impersonnelles sur lesquelles nous n'avons presque aucun contrôle semblent nous pousser tous dans la direction du cauchemar de mon anticipation et cette impulsion déshumanisée est sciemment accélérée par les représentants d'organisations commerciales et politiques qui ont mis au point nombre de nouvelles techniques pour manipuler, dans l'intérêt de quelque minorité, les pensées et les sentiments des masses. Quelles sont ces forces impersonnelles qui sont en train de rendre le monde si peu sûr pour les démocraties, si peu hospitalier pour la liberté individuelle et pourquoi le cauchemar, que j'avais projeté dans le septième siècle après F., a-t-il avancé si vite vers nous ? »

« Dans le Meilleur des Mondes de ma fable, le problème du rapport entre le nombre des humains et les ressources naturelles avait été résolu : un chiffre optimum ayant été calculé pour la population mondiale, il était maintenu, génération après génération. Dans le monde contemporain réel, rien n'a été fait. Au contraire, ce problème devient plus grave et plus redoutable avec chaque année qui passe et c'est dans ce sinistre décor biologique que se jouent tous les drames politiques, économiques, intellectuels et psychologiques de notre époque. »

http://sami.is.free.fr/Oeuvres/huxl...

Ses paroles, vielles d’un demi siècle résument pourtant à merveille l’état actuel du monde et l’insouciance avec laquelle nous avons persisté à imaginer notre monde infini.



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Tristan Valmour (---.---.---.46) 27 avril 2011 12:32

    Excellent article

    Il y a une solution que je propose régulièrement depuis 3-5 ans ici : l’union des peuples du monde contre les élites, par delà les divisions mineures (religion, couleur de peau, culture, statut social…)

    Comment ? En réunissant nos compétences et fortunes, même faibles, afin de constituer des associations dont l’objet serait de produire des biens et services selon les critères suivants :
    -  respect de la nature.
    -  plafonnement de la rémunération mensuelle des dirigeants entre 5000 et 10000 euros et un écart salarial de 1 à 5 maximum.
    -  élection des dirigeants pour une durée de 3 ans, non renouvelable. Les dirigeants doivent appliquer la politique définie par l’ensemble des sociétaires (démocratie directe).
    -  production de biens durables (pour lutter contre l’obsolescence) et de services de qualité.
    -  Formation permanente des salariés à raison de 2h par jour.
    - Transparence totale au niveau des comptes et de la gestion.

    Pourquoi constituer des associations ? Parce qu’elles n’émettent pas de parts sociales ni d’actions. On ne peut pas acheter une association !

    Avec une clientèle captive, plus besoin de marketing, ce qui fera diminuer les coûts de production de 15 à 50% selon le produit ou service.

    Une association ne verse pas de dividendes, donc cela fera encore baisser les coûts de production et diminuer les écarts de fortunes entre les gens.

    On peut produire tout ce qu’on veut via une association (alimentation, banque, assurance, électricité…). Cela rétablira les services publics.

    Une fois que les financiers n’auront plus rien à acheter (parce que l’association ne leur vendra rien), ils s’écrouleront d’eux-mêmes. La meilleure réponse à l’avidité est le désintérêt. Les gens avides ne peuvent pas lutter contre les gens désintéressés ; ils n’ont aucune emprise.

    La puissance économique acquise, c’est la puissance politique qui suivra.

    Une fois le monde revenu à un équilibre, l’association serait dissoute, parce qu’elle serait alors elle-même facteur de déséquilibre.

    Il ne faut pas le faire demain mais tout de suite.

  • Par Razzara (---.---.---.7) 27 avril 2011 15:33
    Razzara

    L’article est certes excellent, mais votre commentaire ne l’est pas moins ! J’ai pour ma part une prédilection pour le système des SCOP, mais ce que vous proposez est très bien aussi. C’est dans la même veine si je puis dire, avec l’avantage de pouvoir démarrer à une échelle plus réduite, locale.

    En réalité, le constat qui s’impose est bien que les moyens de se libérer de l’emprise de la ploutocratie mortifère et de ses thuriféraires sont là, à notre porté, et qu’ils ne nécessitent pas le recours à une quelconque utopie inaccessible pour devenir réalité. Il ne manque que d’en prendre conscience en se défaisant de ces schémas de raisonnements erronés qui nous conditionnent depuis trop longtemps. Pour le reste, un peu de bonne volonté et de motivation suffiront bien !

    Atteindre la masse critique (en terme du nombre de ceux qui sont conscient de ce que vous écrivez) reste le principal objectif.

    Très cordialement

    Razzara

  • Par Assurancetourix (---.---.---.33) 27 avril 2011 14:40
    Assurancetourix
    Tout ceci date beaucoup (regardez les dates de la plupart de vos liens) ... les choses ont bien changées depuis... la situation globale évolue de plus en plus rapidement... tout s’accélère... car en fait, la suprématie et l’impérialisme américain sont maintenant à l’agonie ! 

    Ne restez donc pas ancré dans des assertions qui pouvaient en effet représenter des ambitions hégémoniques passées mais qui, au regard de la situation réelle actuelle, ne sont plus, pour la plupart d’entre elles, que de vieilles chimères à mettre dans la poubelle des projets avortés ou irréalisables aujourd’hui.

    Je préfère finalement ne retenir qu’une partie de votre conclusion :

    Une révolution mondiale se prépare donc, au sens étymologique du terme, qui verra la fin de la période où le dollar était la monnaie de référence mondiale, mais aussi la fin de la civilisation de l’industrie productiviste dont la consommation exponentielle en ressources naturelles n’est plus soutenable.

    En tout état de cause, l’Histoire de l’humanité est parvenue à un phase critique et inédite dont le paroxysme approche inexorablement que ce soit par la volonté de quelques puissants ou par la contrainte que la Nature impose à tous.

    Ces puissants maîtrisent-ils le jeu où se contentent-ils de tirer parti d’une crise systémique de toute façon inexorable [ou bien encore la subissent-ils] ?

    Quelle que soit la réponse nous devons nous attendre à changer radicalement nos systèmes de valeurs, nos certitudes et notre vision du monde.

    Le meilleur des mondes est celui que nous créerons ensuite par nous-même sur les ruines de l’ancien et ce pour le bien commun de tout un chaque un !

  • Par robin (---.---.---.3) 27 avril 2011 13:39

    Et les idiots utiles et collabos habituels de crier : « théorie du complot »...« théorie du complot » comme les roquets mortifères et robotiques qu’ils sont !

Réactions à cet article

  • Par Berserk (---.---.---.6) 27 avril 2011 12:19

    Un bon article.
    Merci à l’auteur.

    • Par Kalki (---.---.---.180) 27 avril 2011 14:33
      Kalki

      Ses paroles, vielles d’un demi siècle résument pourtant à merveille l’état actuel du monde et l’insouciance avec laquelle nous avons persisté à imaginer notre monde infini.

      Il faut pas prendre tout le monde pour gentils cons.

      L’histoire ne se fait qu’avec des hommes.

      Faire grimper la population après la guerre, ... pour la croissance

      et se passer des enfants de cette génération papy boomers débiles, car n’a meme pas senti venir l’entourloupe

      OUai des enfants cons de cons dirigés par des imbéciles bête et méchant, l’histoire de l’homme

    • Par epapel (---.---.---.114) 27 avril 2011 20:02
      epapel

      Ça ne va pas nous mener bien loin.

  • Par Tristan Valmour (---.---.---.46) 27 avril 2011 12:32

    Excellent article

    Il y a une solution que je propose régulièrement depuis 3-5 ans ici : l’union des peuples du monde contre les élites, par delà les divisions mineures (religion, couleur de peau, culture, statut social…)

    Comment ? En réunissant nos compétences et fortunes, même faibles, afin de constituer des associations dont l’objet serait de produire des biens et services selon les critères suivants :
    -  respect de la nature.
    -  plafonnement de la rémunération mensuelle des dirigeants entre 5000 et 10000 euros et un écart salarial de 1 à 5 maximum.
    -  élection des dirigeants pour une durée de 3 ans, non renouvelable. Les dirigeants doivent appliquer la politique définie par l’ensemble des sociétaires (démocratie directe).
    -  production de biens durables (pour lutter contre l’obsolescence) et de services de qualité.
    -  Formation permanente des salariés à raison de 2h par jour.
    - Transparence totale au niveau des comptes et de la gestion.

    Pourquoi constituer des associations ? Parce qu’elles n’émettent pas de parts sociales ni d’actions. On ne peut pas acheter une association !

    Avec une clientèle captive, plus besoin de marketing, ce qui fera diminuer les coûts de production de 15 à 50% selon le produit ou service.

    Une association ne verse pas de dividendes, donc cela fera encore baisser les coûts de production et diminuer les écarts de fortunes entre les gens.

    On peut produire tout ce qu’on veut via une association (alimentation, banque, assurance, électricité…). Cela rétablira les services publics.

    Une fois que les financiers n’auront plus rien à acheter (parce que l’association ne leur vendra rien), ils s’écrouleront d’eux-mêmes. La meilleure réponse à l’avidité est le désintérêt. Les gens avides ne peuvent pas lutter contre les gens désintéressés ; ils n’ont aucune emprise.

    La puissance économique acquise, c’est la puissance politique qui suivra.

    Une fois le monde revenu à un équilibre, l’association serait dissoute, parce qu’elle serait alors elle-même facteur de déséquilibre.

    Il ne faut pas le faire demain mais tout de suite.

    • Par Razzara (---.---.---.7) 27 avril 2011 15:33
      Razzara

      L’article est certes excellent, mais votre commentaire ne l’est pas moins ! J’ai pour ma part une prédilection pour le système des SCOP, mais ce que vous proposez est très bien aussi. C’est dans la même veine si je puis dire, avec l’avantage de pouvoir démarrer à une échelle plus réduite, locale.

      En réalité, le constat qui s’impose est bien que les moyens de se libérer de l’emprise de la ploutocratie mortifère et de ses thuriféraires sont là, à notre porté, et qu’ils ne nécessitent pas le recours à une quelconque utopie inaccessible pour devenir réalité. Il ne manque que d’en prendre conscience en se défaisant de ces schémas de raisonnements erronés qui nous conditionnent depuis trop longtemps. Pour le reste, un peu de bonne volonté et de motivation suffiront bien !

      Atteindre la masse critique (en terme du nombre de ceux qui sont conscient de ce que vous écrivez) reste le principal objectif.

      Très cordialement

      Razzara

    • Par Mohad Dib (---.---.---.117) 27 avril 2011 16:53
      Mohad Dib

      Si vous gardez un systeme de valeur , qui est ce que vous proposez , en gros c’est : moralisons la competition deja utilise par sarkozy , alors tout ceci est un leurre...
      que je pense vous ne voyez pas...
      toute competition amene naturellement vaincus et vainqueurs..
      tout systeme de valeur aussi...
      les deux sont la guerre.....
      moi je dis que cet humain est condamne............il est une erreur grossiere , un echec, et je dis que c’est de sa faute...entierement de sa faute..
      car on critique le systeme actuel,mais dans les annees 1970 tout le monde sauf marginaux, aimaient ce systeme...aujourd’hui ca gueule , mais ce sont les perdants qui ont joues qui gueulent , fallait pas jouer du tout.....
      que fait un dirigeant sans personne a diriger ? absolument rien du tout....
      le conditionnement millenaire de nos cerveaux est si parfait que vous ne voyez meme pas que vous reproposez la meme chose qui a amene a aujourd’hui, avant meme que le present systeme soit fini...

      pourquoi donner plus ? il n’y a aucune raison valable . le gars est pas content , il degage..
      seule la somme des competences marche...
      d’ailleurs meme aujourd’hui sans collectif rien ne se fait...otez le collectif que reste t’il ? franchement rien du tout...
      enlevez l’argent est ce que on aurait pu fabriquer ce qui existe ? oui bien sur..
      comment ? a quoi bon que j’explique , au fond de vous vous ne voulez rien changer mais juste revenir un peu en arriere dans l’illusion du progrs sans fin ,car c’est bien ca n’est ce pas ce que vous voulez ?
      a quoi bon expliquer , ce que veut le bon peuple c’est juste retourner en arriere 30 ans environ, la ou on croyait que tout baignait...une societe de partage qui en veut, ? poser la question autours de vous de l’egalite de remuneration...tout le monde est contre, en fait ca n’atteint meme pas les cerveaux cette question..
      tout le monde me ressort ce que la propagande a mise dans vos cerveaux qui est : le medecin lui travaille plus, merite vraiment , il a beaucoup etudier etc....
      euh ! les autres ils font quoi ? vous pensez que le macon se prelasse sur les chantiers.....mais voila ,le conditionnement subtil du medecin qui vient du fait que bcp sont au pouvoir , puis que ca joue sur notre peur ultime va faire que on va dire : oui il merite mieux....
      pendant qu’il etudiait sans le paysan comment aurait il manger, sans le macon ou aurait il etudier etc etc..c’est juste que l’elite a reussi a convaincre le con de peuple que c’etait comme ca......argent , injustice sont comme la lune : c’est la ...c’etait sans doute la avant les humains probablement....

      notre cerveau est si lourdement fige par les conditionnements millenaires que nous sommes definitivement rentres dans un alzeimer geant et global....
      la connerie pure au pouvoir.....
      Donc il n’y a pas l’envie de cooperer sans profit.....vous avez tort car c’est la seule solution....
      et bien vous allez cooperer quand meme...c’est con non..d’ailleurs vous refusez la cooperation amicale mais vous cooperez de toutes facons ,mais de force....
      cela dit nous sommes en fait tous sur la longueur d’onde du : je merite mieux que le voisin...
      cet humain va aller au bout de la demence , ne le voyez vous pas ? il n’a rien dans le crane sauf la terreur de mourir qui le rend dingue.....

    • Par Dominique TONIN alias Dumè (---.---.---.126) 27 avril 2011 19:15
      Dominique TONIN

      Vos idées sont bonnes, eles méritent d’être reprises et améliorées..Lisez aussi ceci www.lepf.fr éventuellement dites-moi ce que vs en pensez ; Merci

    • Par epapel (---.---.---.114) 27 avril 2011 20:01
      epapel

      Il y a encore énormément de travail à accomplir et beaucoup de concurrence à surpasser.

    • Par HELIOS (---.---.---.233) 1er mai 2011 09:18
      HELIOS

      @ Tristan V

      Mon commentaire est tardif, mais...

      votre idée est excellente, mais connaissant l’Homme, ce qu’il ne pourra acheter par l’argent il l’obtiendra d’une autre maniere.

      En supposant que nous fassions ce que vous decrivez, un monde « associatif », les puissants ressurgiront, comme ils l’avaient fait au moyen age, par le biais de feodalite. nous aurons ainsi des « classes », des « confreries », des « clerges » qui seront eligibles a la destinée des associations, ou des comptes de ces associations etc...

      tournez, retournez le probleme, il n’y a pas de systeme parfait.

      Le seul espoir, serait evidement qu’il y ait un vrai controle democratique sur la destinée globale d’un peuple. Mais il existe aujourd’hui un element qui fera que cela n’arrivera jamais : le politiquement correct qui interdit aux peuple de faire un choix.

      Alors, a choisir entre deux politiquement correct, pourquoi ne pas accepter son destin et confier la direction a - soit un systeme de designation absolument aleatoire avec mandat limité dans le temps pour reduire le risque ; - soit un systeme de style « royauté » où le dirigeant ne peut etre mis en cause et donc integralement libre et dedié à la direction du pays.

      Bon dimanche

    • Par kemilein (---.---.---.58) 2 mai 2011 23:56
      kemilein

      Tristan Valmour

      nous pensons la même chose peu ou prou.
      néanmoins les choses ne sont pas si simple que l’évidence permet de le croire.

      vous ne pouvez pas commencer par une assoss de Pneu... ou de construction BTP de haut niveau.
      vous ne pouvez pas non plus vous baser en interne sur un système monétaire.

      la question est donc par quel bout aborder et commencer son autonomie ?

      simple : quel sont nos besoin les plus basiques ?
      -boire
      -manger
      -se couvrir (je ne crois pas en la pudeur, mais seulement en la nécessité de ne pas mourir congelé ou desséché)
      -et d’avoir un toit (confor minimum) pour le pas mourir d’une pneumonie etc.

      un pe de (S)Fiction

      -boire : récolter l’eau de pluie, regrouper les habitations en circuit fermé.
      -manger : créer des fermes hydro/aéroponique automatique (technique/technologie a disponible à adapter)
      -se couvrir : fonder des fabriques de tissu haut durée/résistance donc avec une partie « nilon » extrait a partir du pétrole notamment (ça tombe bien on peu extraire ça a partir d’algue cultivé en cuve -breveté :/ -)
      -quand a l’habita, il faut le révolutioné avec un mix beton-armé et panneau standard de résine (pétrole + plante) vitrifiée (donc auto-lavant, sans doute a base de sable VOIR de diatomées -algues unicellulaires- )

      une fois ces systèmes opérationnels, il peuvent être exporter autour (la capillarité n’a que peu fonctionné dans l’histoire de la philosophie/communauté) mais ce coup si, ce n’est pas des idéologies qui se heurtent aux moeurs, mais du concret qui améliore l’existence.

      le problème majeur : trouver la ressource pour mener à bien ce genre de projet (et je parle plutôt de volonté, de compétences et de ressources matérielles, PAS d’argent)

      je réfléchie pratiquement tous les jours a comment aborder ce genre de chantier, quel technologie entre en application, quelle structure « architecturale » adoptée, quelle chaine de production (automatisé),

      la folie d’un esprit seul.

      je suis juste ravi de voir que je ne suis pas le seul (même si vos propositions ne sont pas les mêmes que les miennes, elles ont fort a partager)

    • Par SelenaOndirignee (---.---.---.102) 17 juin 2011 00:25
      Katherine

       

      Depuis à peu près 7 ans, je pense aussi à tout envoyer par dessus bord et changer de vie. Où tout serait à reconstruire, mais en puisant les produits qu’offre la nature en ne les transformant que très peu (mais en utilisant les connaissances chimie et la composition, du plus grand nombre de ce qui se trouve dans la nature).


      J’avais même réfléchi, à la création de « villages d’urgence » en pensant aux catastrophes naturelles, qui permettraient aux gens des villes, mais aussi villages de survivre sans être dépendant des secours (ils mettent trop de temps à arriver).

      Ces villages seraient aux abords des villes et villages, un terrain comportant un cours d’eau serait retenu par la municipalité, pour ériger des demeures s’insérant dans l’environnement et le moins dangereux possible en cas de réplique (type, bois, tissus imperméable...).

      Ces V.U. seraient entretenus toute l’année par des gens rémunérés pour cela, par la collectivité et s’occuperaient de cultures de fruits et légumes, un peu d’élevage et surtout de garder le coin et son amont le moins pollué possible...Lors d’alertes, dès les premiers signes les gens seraient entrainés à partir sur le champ dans ces villages où ils resteraient le temps de la reconstruction.
      Mais, pourquoi garder ces villages pour les moments critiques et confier la gestion à une « municipalité », un système de participation responsable des adultes du groupe permettrait une gestion plus active, en améliorant ces villages (qui se voulaient d’urgence au départ) sur le plan technologique, on pourrait au final arriver à des organisations du type de celle décrite dans « la prophétie des andes » où effectivement les progrès seraient utilisé pour les tâches pénibles, aliénantes et l’humain occuperait son temps à des activité épanouissantes.

      Dans un premier temps (il y a bien 7 /8 ans maintenant, car je sais, depuis 2003 ce qui va se passer, il m’a fallu du temps pour l’admettre et surtout, l’apparition des premiers signes flagrants m’ont convaincue), je n’envisageais qu’ un petit coin personnel, parce que je pensais être la seule à élaborer une façon de vivre différente de celle que l’on connait actuellement. Mais la ruée vers les endroits déserts ces dernières années (un peu comme je l’ai fait) et vos commentaires : Tristan et Kemilein me font prendre conscience que je ne suis pas la seule à envisager autre chose...une autre forme d’organisation, sortir de ce tapis roulant sur lequel nous sommes tous postés et qui nous mène à une machine à broyer.

      Kemilein : vous n’êtes pas un fou seul...si vous êtes fou, vous n’êtes pas le seul...d’autres (je ne sais pas si l’on est nombreux) pensent aussi à foutre le camp avant que l’édifice sociétal ne se casse la figure.
       Mais si je pensais, avec mon côté ourse aimant la solitude : car par moments, je pense comme Mohad Dib, que c’est l’humain, le problème et qu’il n’apporte que très rarement de bonnes choses, trop peu sont bien intentionnés et parmi ceux qui le sont, leur manque de discernement crée des catastrophe aussi épouvantables que si elles avaient été voulues.


      Mais ce qui m’inquiète le plus et qu’avance Mohab Dib, c’est qu’il existe des gens qui naissent avec des particularités semblables transmises par les gènes ou pas (comme l’amour de la chasse ou des math) qui consiste à consacrer leur vie à l’étude du psy au social en passant par la politique, l’économie, les religions, l’art afin de trouver le meilleur piège pour asservir l’humanité.

      Ce qu’il a souligné, est intéressant : si nous voulons nous regrouper pour créer une autre forme de société plus juste et plus viable, cela passe aussi par une sorte d’éducation spirituo-sociale, ou philosophico-sociale afin de prévenir ce qui ne manque jamais d’arriver dans tous groupement humain : que l’un de ces prédateurs affreusement carnassier, prenne la tête, après avoir observé le groupe et étudié les failles, et tente d’asservir les autres (je vous conseille de lire « la ferme des animaux de G.Orwell).

      Je ne suis pas une ourse solitaire qui aime la solitude par misanthropie, mais parce que je me méfie de l’humain. Cependant vos idées m’intéressent beaucoup, mais si les gens veulent vivre ensemble en bonne intelligence, il faudra bien un jour ou l’autre, s’attaquer à ce qui ronge l’âme humaine pour parvenir à vivre ensemble sans que cela dégénère. Donc, si groupe, villages ou appelez-le comme vous le voulez, il y a, cela ne pourra passer que par une totale transparence des uns envers les autres vis à vis de nos intentions, de nos aspirations respectives, une honnêteté totale.



  • Par Kalevala (---.---.---.146) 27 avril 2011 12:56

    Il ne faut pas oublié, une victoire total est toujours une victoire éphémère, car elle porte en elle le germe de sa décomposition. Tous projets humains qui ne sont pas conforme à l’ordonnance du Monde finisse par mourir.

  • Par robin (---.---.---.3) 27 avril 2011 13:39

    Et les idiots utiles et collabos habituels de crier : « théorie du complot »...« théorie du complot » comme les roquets mortifères et robotiques qu’ils sont !

  • Par robin (---.---.---.3) 27 avril 2011 13:47

    « Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. » David Rockefeller

     « Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. » David Rockefeller

    « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. » David Rockefeller

     « Peu importe le prix de la Révolution Chinoise, elle a réussie de façon évidente ; non seulement en produisant une administration plus dévouée et efficace, mais aussi en stimulant un moral élevé et une communauté d’ambitions. L’expérience sociale menée en Chine sous la direction du Président Mao est l’une des plus importante et des plus réussie de l’histoire humaine. » David Rockefeller, commentant sur Mao Tse-tung, cité dans le New York Times du 8 octobre 1973

    « Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau. » Benjamin Disraeli, Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

     « Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation ; pas tant à cause d’une quelconque menace de l’extérieur, mais d’avantage à cause des forces incidieuses qui y opèrent de l’intérieur. » Général Douglas MacArthur

    « Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. [...] Est-ce que j’entends par là qu’il s’agit d’une conspiration ? Oui, en effet. Je suis convaincu qu’il y a un tel complot, d’envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique. » Lawrence Patton McDonald (1935-1983), congressiste américain tué dans l’attaque d’un vol de la Korean Airlines

    « Seuls les plus petits secrets ont besoin d’être protégés. Les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. » Marshall McLuhan (1911-1980), auteur et chercheur canadien

    « Qu’est-ce que l’histoire sinon une fable sur laquelle tout le monde est d’accord ? » Napoleon Bonaparte, Empereur Français

    « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. » Napoléon Bonaparte

    « Le monde se divise en trois catégories de gens : un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité. » Nicholas Murray Butler, membre du CFR.

    « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. » Franklin D. Roosevelt, président des Etats-unis de 1932 à 1945.

    “En politique, rien n’arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon.” Franklin D. Roosevelt

    « Depuis l’époque des Spartacus, Weishaupt, Karl Marx, Trotski, Belacoon, Rosa Luxembourg et Ema Goldman, cette conspiration mondiale a connu une croissance constante. Cette conspiration a joué un rôle décisif et identifiable dans la Révolution Française. Elle a été le berceau de tous les mouvements subversifs pendant le 19e siècle. Et finalement, ce groupe de personnalités extraordinaires du monde secret des grandes villes d’Europe et d’Amérique ont saisi le peuple Russe par les cheveux, et sont maintenant devenus les maîtres incontestables de cet énorme empire. » Winston Churchill (1874-1965), Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955.

    « Nous sommes convaincus que nous créons la base d’un Nouvel Ordre Mondial, qui émerge de l’effondrement des antagonismes Américains-Soviétiques. » Brent Scowcroft, Conseiller à la Sécurité Nationale Américaine sous Gerald Ford et Georges H W Bush, et membre du CFR.

    « Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu’il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu’il soit si occuppé à ses tâches quotidiennes qu’il n’aie pas le temps pour la rebellion. » Aristote (384-322 A. J.-C.) , extrait de Aristote sur la Politique - traduction de J. Sinclair, publié en  « La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions. » John Fitzgerald Kennedy (1917-1963), dans un discours fait à l’Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son sassinat 

     « Pour obtenir le contrôle total, deux ingrédients sont essentiels : une banque centrale, et un impôt progressif, pour que les gens ne s’en rendent pas compte. » Karl Marx ( 

    « Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où se trouvent les véritables causes des évènements. »  Honoré de Balzac (1799-1850), écrivain français

     

    « Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croieront. » Adolf Hitler (1889-1945)

    « Le terrorisme est la meilleure arme politique, puisque rien ne fait réagir davantage les gens que la peur d’une mort soudaine. » Adolf Hitler

     

  • Par Ariane Walter (---.---.---.62) 27 avril 2011 14:22
    Ariane Walter

    Excellent article, Romios.
    ils sont notre tsunami, mais , en effet,qui est le leur ? Les circonstances ? Les autres ? L’excès qui finit toujours par être mortel.

    il y a une morale naturelle inévitable. trop, c’est trop.

  • Par soulmanfred (---.---.---.239) 27 avril 2011 14:23

    très intéressant merci !

  • Par dawei (---.---.---.11) 27 avril 2011 14:26
    dawei

    que deux mots à dire : BRA - VO !!

  • Par Assurancetourix (---.---.---.33) 27 avril 2011 14:40
    Assurancetourix
    Tout ceci date beaucoup (regardez les dates de la plupart de vos liens) ... les choses ont bien changées depuis... la situation globale évolue de plus en plus rapidement... tout s’accélère... car en fait, la suprématie et l’impérialisme américain sont maintenant à l’agonie ! 

    Ne restez donc pas ancré dans des assertions qui pouvaient en effet représenter des ambitions hégémoniques passées mais qui, au regard de la situation réelle actuelle, ne sont plus, pour la plupart d’entre elles, que de vieilles chimères à mettre dans la poubelle des projets avortés ou irréalisables aujourd’hui.

    Je préfère finalement ne retenir qu’une partie de votre conclusion :

    Une révolution mondiale se prépare donc, au sens étymologique du terme, qui verra la fin de la période où le dollar était la monnaie de référence mondiale, mais aussi la fin de la civilisation de l’industrie productiviste dont la consommation exponentielle en ressources naturelles n’est plus soutenable.

    En tout état de cause, l’Histoire de l’humanité est parvenue à un phase critique et inédite dont le paroxysme approche inexorablement que ce soit par la volonté de quelques puissants ou par la contrainte que la Nature impose à tous.

    Ces puissants maîtrisent-ils le jeu où se contentent-ils de tirer parti d’une crise systémique de toute façon inexorable [ou bien encore la subissent-ils] ?

    Quelle que soit la réponse nous devons nous attendre à changer radicalement nos systèmes de valeurs, nos certitudes et notre vision du monde.

    Le meilleur des mondes est celui que nous créerons ensuite par nous-même sur les ruines de l’ancien et ce pour le bien commun de tout un chaque un !

    • Par dawei (---.---.---.11) 27 avril 2011 17:11
      dawei

      j’aime les messages utopistes et optimistes tels que le votre, et j’ai meme envie d’y adhérer !

    • Par Dominique TONIN alias Dumè (---.---.---.126) 27 avril 2011 19:19
      Dominique TONIN

      C’est parfaitement vrai. Mais pour vous en convaincre définitivement tapez : www.lepf.fr et allez à la rubrique « vérités », vs m’en direz des nouvelles et votre point de vue me serait également très utile. Merci

    • Par epapel (---.---.---.114) 27 avril 2011 19:45
      epapel

      Ce n’est ni utopiste ni optimiste.

      L’effondrement du dollar et de l’empire américain va être dramatique pour le monde occidental et peut-être entraîner des affrontements sanglants à l’échelle mondiale.

      Comme le souligne justement assurancetourix, avant d’arriver peut-être au meilleur des mondes il faudra passer par la case ruines ce qui ne sera pas une sinécure.

    • Par Romios (---.---.---.209) 27 avril 2011 20:12
      Aldous

      Je n’avais pas le desir de faire un article d’actualité mais une analyse placée volontairement dans une perspective historique car les mouvements fondamentaux et les agendas politiques en question s’étendent sur de vastes périodes de temps.

      C’est justement cette évolution qu’Aldous Huxley avait pressentie dès les années 1930.

      Pour dire vrai, le débat politique du début du XXe siècle est d’une extrême actualité, que ce soit par concernant les rapports entre la politique et l’établissement du modèle productiviste .

      La parenthèse de la guerre froite nous a fait oublier l’importance de ces enjeux. Le Marxisme avait une analyse cyclique perpétuel de la crise capitaliste qui nous a fait prerdre de vue le problème de la finitude du monde et donc de la survenue d’une crise ultime liée à l’épuisement des ressources.

      D’un point de vue géopolitique, nous avons ici à faire à des ambitions planifiées et executées sur de très longues périodes de temps, bien plus étendues que l’alternance démocratique qui nous fait croire que la politique se joue à horizon de 4 ou 5 ans.

      La stratégie de contrôle des états par les banques les plus puissantes on leurs racines au XVIIe siècle et ont été poursuivies avec une constance étonnante par des génération de dynasties bancaires.

      Ce sont les mêmes principes qui, à des siècles d’écart, ont été mis en oeuvre pour parvenir à la fondation de la Banque d’Angleterre, de la FED ou de la Banque Centrale Européenne.

      La politique monétaire et géostratégique actuelle des USA prends ses racines dans les années 1970 avec la décision de Nixon de ne plus adosser le $ sur l’or, et les prémices du Nouvel Ordre Mondial sont déjà toutes dans la politique inspirée par Kissinger dès ses premières années comme conseiller à la maison blanche.

      La situation actuelle n’est donc en rien accidentelle. Le pic pétrolier est attendu depuis 1950 (King Hubbert) et ses conséquences connues depuis 1972 (Club de Rome).

      Contrairement à l’époque de Huxley, majorité de nos concitoyens cependant ne sont pas capable de comprendre ce qui se passe, car la grille d’analyse qui leur a été enseignée a été celle de la guerre froide, ou pire, celle du néo-libéralisme c’est à dire la croyance que l’état est le problème.

      Quand aux structures de réflexion inculqués aux dernières générations, disons qu’ils sont ceux de Steevy Boulet du Loft.

      Il me semblait donc qu’une mise en perspective n’était pas inutile même si elle ne sacrifie pas au dictat des plan média modernes qui font que seule la nouveauté compte.

      J’aurais pu faire pire et citer Périclès qui a été exclu du traité constitutionnel Européen car il avait eu le mauvais gout de déclarer que les Athéniens appelaient leur régime Démocratie car c’était la majorité qui décidait et qu’en cela c’était le meilleur régime possible.

      J’ai la faiblesse de croire qu’en dépit de son ancienneté, la pensée de Périclès demeure plus pertinente que celle de Barosso et que le meilleur des monde était celui d’Athenes.

    • Par dawei (---.---.---.11) 28 avril 2011 11:29
      dawei

      bravo pouir ce commentaire riche.
      just une précision :
      « C’est justement cette évolution qu’Aldous Huxley avait pressentie dès les années 1930. »
      Il l’a pressenti surtout car il faisait parti d’un groupe et d’une famille d’initiés. La bio de la famille d’Huxley pourrait etre interessante a publier, et/ou référencer.

    • Par epapel (---.---.---.114) 1er mai 2011 16:12
      epapel

      Je répare votre oubli : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldous...

  • Par JL (---.---.---.244) 27 avril 2011 14:58
    JL

    Bonjour Romios,

    J’approuve ce que vous écrivez, mais j’émettrais peut-être un doute sur ceci : « Une révolution mondiale se prépare donc, au sens étymologique du terme, qui verra la fin de la période où le dollar était la monnaie de référence mondiale, mais aussi la fin de la civilisation de l’industrie productiviste dont la consommation exponentielle en ressources naturelles n’est plus soutenable ».

    Je ne crois pas que cela soit le but. Je crois que personne ne peut arrêter ce cancer productiviste qui bouffe la planète pour nous faire bouffer sa merde.

  • Par leypanou (---.---.---.147) 27 avril 2011 16:43

    "En signe d’allégeance, ils doivent harmoniser leurs systèmes économique, judiciaire et politique en vue d’une intégration plus poussée permettant leur gouvernance par l’élite mondiale." : excellent article mais cela aurait été mieux si vous aviez aussi parlé des commissions ou groupe ou fondation du genre Commission Trilatérale, groupe Bilderberg ou Fondation Rockefeller qui vont dans la même direction. De la même manière, cela aurait été mieux de parler des accords genre TRIPS ou AGOA qui vont dans le même sens (bio-piratage et asservissement des autres économies), sous couvert comme toujours de la protection de la recherche ou autre chose alors que c’est un moyen détourné d’asservir le monde pour les seuls intérêts des Etats-Unis. Le démantèlement de l’ex-Yougoslavie, sous couvert d’empêcher un génocide va dans le même sens. 2 excellents livres expliquent un peu tout ce que vous dites : Seeds of Destruction de F. William Engdahl et Super Imperialism The Origin and Fundamental of US World Dominance de Michael Hudson.

    • Par Romios (---.---.---.209) 27 avril 2011 20:30
      Aldous

      Je suis d’accord avec vous leypanou mais mon article est déjà trop long comme ca.

      J’ai traité de Bilderberg et de la Trilatérale dans d’autres articles.

      Je ne souhaitait pas donner à mon analyse la moindre aspérité qui puisse permettre de m’accuser de fantasmer sur un complot ou pire chercher à désigner à la vindicte un lobby sur des bases ethnico-religieuses.

      Je ne pense pas que les évolutions géopolitiques soient le fruit d’une seule main mais qu’elles résultent de l’influence de plusieurs puissances qui se liguent ou se combattent.

      Je ne vois pas dans le terme élites (ou puissants) un seul groupe d’intérêts mais au contraire une série de cercles d’influence multiple comme la haute finance, le complexe militaro-industriel, l’industrie pétrolière, les multinationales ou les services secrets (etc).

      Je pense que le cynisme de ces élites est devenu paroxystique et qu’elles jouent désormais leur survie contre celle des peuples car ce qui est en jeu maintenant c’est qui aura accès aux ressources qui vont s’amenuisant.

      Nous serons rationnés mais pas eux.
       
      Ca s’appliquera non seulement à ce que nous consommons mais aussi à combien d’enfants bous pourrons avoir, combien nous pourrons nous déplacer, nous soigner, nous éduquer et évidemment dans ces conditions quelle part (congrue) de liberté politique nous aurons.

      C’est ce que décrivait Huxlay dans le meilleur des mondes.

      L’agenda de ce meilleur des monde est en place depuis des décénnies et comme nous l’avons constaté, aucun référendum ne saurait l’arrêter.

  • Par Lorelei (---.---.---.67) 27 avril 2011 18:48
    Lorelei

    Excellent post...bravo, le jours où les gens se leveront pour dire ok maintenant on arrete ses différents impérialismes et autres projets et doctrines iniques on aura fait un grand pas

    • Par epapel (---.---.---.114) 27 avril 2011 20:11
      epapel

      Je doute que cela soit suffisant. En fait, l’Histoire nous en enseigne l’inverse :
      - les bonnes intentions de 1789 ont débouché sur les conquêtes napoléoniennes
      - le pacifisme des années 1920 et 1930 a débouché sur la seconde guerre mondiale
      - Jésus a tenté de faire la même chose et ça n’a pas sorti l’humanité du marasme

    • Par Romios (---.---.---.209) 27 avril 2011 20:41
      Aldous

      Jésus nous prouve au moins une chose : dans empire où la loi du plus fort était la seule qui vaille, il a suffit qu’un homme demande à douze autres de se transformer en apôtres de l’idée qu’on pouvait avoir un autre système de valeur, basé sur l’amour du prochain, pour que 300 ans plus tard cette doctrine soit la religion officielle de l’empire.

      Et cette religion, qui a survécu à l’empire a finalement été le creuset qui a permis le renouveau de l’humanisme aristotélicien.

      Cela m’amène à vous recommander de parler autour de vous de ce que traite mon article.

      Faites oeuvre apostolique.

      Le pire ennemi des propagandistes est les réveil des consciences.

    • Par Elisa (---.---.---.154) 28 avril 2011 10:12

      Oui mais 1500 ans plus tard la même religion a servi d’étendard à un processus mondial de colonisation accompagné de génocides et d’acculturation des peuples non européens.

      Le Nouvel Ordre Mondial c’est aussi la résultante historique de ce processus, en particulier sur le continent Nord Américain.

    • Par soulmanfred (---.---.---.114) 28 avril 2011 15:14

      Je doute que cela soit suffisant. En fait, l’Histoire nous en enseigne l’inverse :
      - les bonnes intentions de 1789 ont débouché sur les conquêtes napoléoniennes
      - le pacifisme des années 1920 et 1930 a débouché sur la seconde guerre mondiale
      - Jésus a tenté de faire la même chose et ça n’a pas sorti l’humanité du marasme


      - la révolution n’avait pas pour but d’empêcher les conquêtes ou les guerres
      - c’est plutôt la crise financière qui déclencha la seconde guerre mondiale plus les frustrations issues de la première guerre mondiale
      - Jésus c’est dans la bible pas dans les livres d’histoire .

    • Par epapel (---.---.---.114) 1er mai 2011 16:15
      epapel

      Au plan historique, les conséquences de Jésus (mythique ou historique) sont quand même assez considérables, c’est un fait majeur de ces 2000 dernières années.

  • Par slipenL’air (---.---.---.155) 27 avril 2011 20:06

    trés bon article
    rien a redire,juste à relire
    vraiment bien merci l’auteur

  • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 27 avril 2011 21:41

    @auteur
    Très bon article.
    Les richesses sont aussi la terre, car il faut nourrir la population...
    C’est même une des raisons essentielles des conflits majeurs.
    On détruit un gouvernement, il aura besoin d’argent, on lui demandera de permettre la vente sans conditions de ses terres, et cela depuis quelques années déjà...
    Certains pays font de la résistance mais tôt ou tard quelqu’un va les casser...

    Triste époque...

    C’est une autre raison pour attaquer Kadafy (il aurait acheté des terres en Afrique pour nourrir les libyens)...
    (il n’a pas de bol et surtout il a été très imprudent smiley)

  • Par Tuscany (---.---.---.116) 27 avril 2011 22:12

    vraiment une menace dangereuse
    by Tuscany

    • Par dawei (---.---.---.11) 28 avril 2011 11:44
      dawei

      « les capitalistes étaient si avides que les socialistes leur vendraient la corde avec laquelle ils les pendraient »
      En tout cas la chine fait payer les balles utilées pour executer les condamnés par la famille du défunt, à moins que ce soit une fable pour faire peur, ce qui m’etonnerait pas.

  • Par Aldo Rifort (---.---.---.59) 28 avril 2011 23:13
    Zobi

    Ce monde est peu hospitalier parce que les dés sont pipés. Nos consciences sont endormies, comme hypnotisées, prises au piège de l’illusion.

    http://www.dailymotion.com/playlist...

    Un peu comme un jeu de l’esprit.
    http://www.dailymotion.com/video/xc...

  • Par Lywest (---.---.---.3) 1er mai 2011 03:34
    Asnieb

    Merci pour cet article !

    LA crise économique approche...

    L’or bat des record de semaines en semaines, ils en sont même à passer des pub pour soutirer les dernière miettes d’or physique qui appartiennent au peuple...


    Maintenant que les monnaies (dollar, euro...) n’ont presque plus aucune valeur l’or est plus que jamais la référence.
    Actuellement l’or à dépassé les 1500$ l’once ! En 2000 l’once était à 300$ alors qu’en 1970 c’était en dessous des 40$... Cherchez l’erreur.

    La claque qu’on va recevoir va être d’une violence jamais égalée à tel point que le Nouvel Ordre Mondial sera présenté comme étant notre seule issue... 
  • Par Blé (---.---.---.59) 1er mai 2011 07:05

    Extrait d’un article sur le livre de Franz Broswimmer, chercheur étasunien peu connu en France.

    « Dans toutes les civilisations disparues (depuis 5 000 ans avant JC), c’est une organisation qui n’ a pas su - ni voulu - réorienter ses modes de production, de reproduction, et de consommation. C’est une élite qui n’ pas accepté de renoncer à son statut, à ses privilèges, maintenant sa cupidité, sa goinfrerie et sa gabegie ostentatoires, son penchant compulsif pour la guerre, son désir de s’approprier une part croissante du surplus - et pire que tout : son aveuglement. »

    Notre civilisation occidentale décline et est appelée à disparaître pour les mêmes raisons que la disparition de la civilisation Sumérienne, Grèque, Romaine, etc... et beaucoup d’autres à travers l’ histoire et les 5 continents.

    Que les élites le veuillent ou non, les activités humaines ont un impact sur le climat, celui-ci a un impact sur les ressources alimentaires, celles ci déterminant la survie de l’ espèce humaine.
     Nous en sommes là. Entre les catastrophes dites naturelles : tsunamis, tremblements de terre, tempêtes, inondations, typhons, volcans, sècheresse et les catastrophes humaines : guerres, catastrophes nucléaires, pollutions (air, terre, eaux),maladies, les élites mondiales vivent très bien. Mieux, à aucun moment ces derniers n’ envisagent de changer quoi que ce soit au système économique, monétaire et financier. La terre et ses richesses leur appartient, les peuples sont soumis ou on les soumet, la vie est belle pour elles : Le prince et la princesse se marient, à Londres on prépare activement les jeux olympiques,au Brésil la coupe du monde de foot, en Europe la succession de monsieur Trichet à la banque européenne, aux U S A la succession de DSK au FMI, Goldman Sachs se refait une santé et notre Petit bras va bientôt être à nouveau papa.

    • Par epapel (---.---.---.114) 1er mai 2011 16:03
      epapel

      C’est souvent le cas mais pas la généralité, de nombreuses civilisations ont disparu suite à la conquête brutale par d’autres, par exemple :
      - la plupart des peuples indigènes d’Amérique du Nord dont on peut pas dire qu’ils suivaient la pente fatale décrite par Broswimmer, bien au contraire
      - la civilisation Aztèque détruite est quelques mois par Cortès
      - la civilisation Inca détruite en quelques années par Pizarre
      - la plupart des civilisations africaines suite à leur colonisation
      - la destruction de l’empire Perse par Alexandre le Grand

      J’en oublie certainement beaucoup

    • Par Aldous (---.---.---.209) 27 mai 2011 16:15
      Aldous

      il me semble que c’est « grecque »

      Mais bon on peut aussi dire hellenique...

  • Par roquetbellesoreilles (---.---.---.244) 1er mai 2011 17:14
    roquetbellesoreilles

    J’accepte :

    Le système mis en place dans notre monde « libre » repose sur l’accord tacite que vous signez
    chaque matin. Une sorte de contrat passé avec chacun d’entre nous dont voici les grandes lignes :

    1) J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce
    fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants,
    2) J’accepte d’être humilié ou exploité a condition qu’on me permette a mon tour d’humilier ou
    d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale,
    3) J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que le prise
    en charge de la société a ses limites,
    4) J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et
    qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les
    pays pauvres, ce que j’accepte implicitement). J’accepte aussi qu’elle prélèvent une forte commission
    pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients,
    5) J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours
    s’écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers
    de personnes de ne pas mourir de faim chaque année,
    6) J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse
    lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états,
    7) J’accepte que l’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte qu’au nom de la paix, la
    première dépense des états soit le budget de la défense. J’accepte donc que des conflits soient créés
    artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale,
    8) J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et
    polluante, et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution, s’il s’avérait que l’on
    découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l’énergie, ce qui serait notre perte,
    9) J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu’il s’agit d’un
    ennemi et nous encouragent à le tuer,
    10) J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui
    passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. j’accepte
    d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère
    vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux,
    11) J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenu par les religions, soit
    aujourd’hui aux mains d’affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les
    états, car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront,
    12) J’accepte l’idée que le bonheur se résume au confort, l’amour au sexe, et la liberté à
    l’assouvissement de tous les désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je
    serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement
    de notre économie,
    13) J’accepte que la valeur d’une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu’on apprécie
    son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu’on l’exclue du système si elle
    n’est plus assez productive,
    14) J’accepte que l’on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les
    professeurs et les médecins chargés de l’éducation et de la santé des générations futures,
    15) J’accepte que l’on mette au banc de la société les personnes agées dont l’expérience pourrait nous
    être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l’univers) nous savons
    que l’expérience ne se partage ni ne se transmet,
    16) J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours,
    pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de
    vivre en occident. je sais qu’entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous,
    17) J’accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans
    nous concerter des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète,
    18) J’accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu’on me le signale
    explicitement. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux
    trusts de l’agroalimentaire de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents et de tenir
    sous leur joug l’agriculture mondiale,
    19) J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se
    battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il
    vaut mieux financer les deux bords afin d’être sûr de gagner de l’argent, et faire durer les conflits le
    plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent pas
    rembourser les emprunts,
    20) J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer les progrès sociaux de l’occident dans
    les pays défavorisés. Considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu’on
    utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions
    inhumaines et précaires. Au nom des droits de l’homme et du citoyen, nous n’avons pas le droit de faire
    de l’ingérence,
    21) J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honnêteté douteuse et parfois même
    corrompus. je pense d’ailleurs que c’est normal au vu des fortes pressions qu’ils subissent. Pour la
    majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise,
    22) J’accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l’agroalimentaire vendent dans
    les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en
    occident,
    23) J’accepte l’idée qu’il n’existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et
    si nous sommes doués d’une conscience et d’un langage, ce n’est certainement pas pour échapper à
    cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte,
    24) J’accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour
    l’explication du mystère de nos origines. Et j’accepte que la nature ait pu mettre des millions d’années
    pour créer un être humain dot le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques
    instants,
    25) J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’Humanité, et l’accumulation des richesses
    comme l’accomplissement de la vie humaine,
    26) J’accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans.
    J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et
    d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs chimiques dans
    mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c’est qu’ils sont utiles et sans danger,
    27) J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu’elle nous mène vers
    une catastrophe sans précédent,
    28) J’accepte cette situation, et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer,
    29) J’accepte d’être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux,
    30) J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune
    véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis,
    31) J’accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez
    devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien
    et pour celui de tous, et je vous en remercie.

  • Par Solivo (---.---.---.154) 1er mai 2011 21:54
    Solivo

    Bel article bravo.

    2 réflexions :

    On parlera peut être un jour d’Aldous Huxley, disons 1 siècle, comme de Jules Verne au XIX°... J’aime bien ces visionnaires

    Quand à tous ces derniers post sur l"effondrement d’une civilisation, ou pire les prospectives de Kerjean n’inventant rien d’autre que réécrire des conséquences éculées d’obscurantisme, je me demande si vous écrivez pour écrire ou réflechir ?

    N’avez vous pas l’intime conviction qu’une civilisation n’est qu’ ensemble de règles de lois de choix, défendus dans la durée pour maintenir un modèle une organisation, un ordre, profitable à certain toujours, mais ne portant jamais en son sein cette capacité à se renouveler à se remodeler ?
    Et c’est inéluctable, la fin est d’office programmée, dans la douleur d’une révolution ou son effondrement à bout de souffle, si aucune autre civilisation ne vient à l’évincer.

    Ce qui me gène aujourd’hui c’est cette volonté puissante armée de nous faire accepter ouvertement un modèle qui ne tient pas compte des évolutions de conscience survenue entre temps. Cette absence de remise en cause de choix, cet aveuglement vers la reproduction cyclique de forces et non d’intelligence.

    Vous en êtes pourtant bien conscient, comme moi, que notre conscience de ce monde à changé, que notre conscience du vivant à évolué, que la conscience de notre espèce sur son rôle peut tout changer, conscient aussi que nous devons vivre sur une seule planète en s’intégrant durablement dans un écosystème pour perdurer.

    Nous devons écrire ce que nous voyons, ce que nous sentons, ce que nous pouvons devenir.

    Nos enfants aurons bien le temps d’écrire et rire sur la fin de cette civilisation... si nous savons leur en créer une nouvelle capable de se renouveler au rythme de notre conscience.

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