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Obama, chevalier blanc des énergies propres

En effet, le jeune président américain vient de faire adopter son plan de sortie de crise, avec entre autres, un financement a hauteur de 38,84 milliards d’euros.

Déjà dans la Silicon Valley, les industriels avaient pris les devants.

Abi Maghamfar, directeur du développement à la mairie de San José, en Californie, a décidé d’installer 100 000 toits de panneaux solaires photovoltaïques, recycler la totalité de l’eau et des déchets, ce qui va créer 25000 emplois nouveaux.

Entre 100 000 et 200 000 stations de voitures électriques à louer, (tout comme nos vélib), avec recharge rapide des batteries : entre 100 000 et 200 000 stations vont ainsi naître dans la région de San Francisco.

Une centaine d’entreprises spécialisées dans le solaire sont d’ores et déjà opérationnelles.

Eugène Hahn, éleveur de bétail, a réussi à sauver son élevage coloradien en acceptant 18 éoliennes sur son terrain. Chaque turbine lui rapporte entre 3000 et 6000 dollars par an.
« C’est bien plus rentable qu’un bœuf » s’est-il exclamé !

En France, on est plus timide, mais on innove quand même.

Comme ce réverbère, par exemple, le Windela, muni d’un panneau photovoltaïque, et d’une mini éolienne qui produit sa propre énergie, et fait l’économie d’un raccordement au réseau, provoquant une belle économie, puisque l’éclairage public représente 38% de la facture d’électricité d’une commune.
http://www.windela.fr/
Après Issy les Moulineaux, Grenoble commence à son tour à s’équiper avec ce réverbère révolutionnaire.

La ville de Perpignan a pris la décision de couvrir d’ici 2015 la totalité des besoins en électricité de ses 200 000 habitants à partir des énergies renouvelables.

En avril 2008, un prototype d’hydrolienne sous-marine a été immergé par 19 mètres de fond au large de Benodet, dans le Finistère.
Sabella, c’est son nom, permettra de produire de l’électricité grâce aux courants marins.
Si la filière est lancée, elle pourrait d’après le Président de la région Bretagne, fournir d’ici 2020, 10% de la consommation électrique bretonne.
http://energiesdelamer.blogspot.com/2008/03/evenement-sabella-de-la-simulation-la.html

D’ici 2010, 22 centrale de production d’électricité et de chaleur à partir de la biomasse verront le jour en France : ça représente le 1/3 de la puissance d’un réacteur nucléaire : un programme plus ambitieux permettrait de produire 93 millions de tonnes équivalent pétrole, soit le 1/3 de nos besoins nationaux.

A Stockholm, c’est la chaleur dégagée par les 250 000 personnes qui empruntent la gare qui sera récupérée et servira à chauffer l’édifice.

Les Japonais ne sont pas en reste, ils viennent de mettre au point une technologie afin de récupérer le piétinement de la foule sur les quais de gare, afin de récupérer l’énergie : Des dalles souples transforment la pression exercée par la foule en électricité.
Le rendement pourrait être suffisant pour alimenter les bornes de billets magnétiques, ou ouvrir les portillons.

Yusen, un transporteur japonais va lancer un cargo partielement propulsé à l’énergie solaire : il pourra transporter 6400 automobiles.

La Finlande, la Grèce, la Pologne, la Slovaquie, et la France ont monté le projet de la maison intelligente (Pobicos)  : les lumières de l’habitation s’éteignent dès qu’une pièce est vide, les stores se baissent automatiquement quand le soleil donne trop fort, le chauffage se lance aux heures les moins chères, afin d’optimiser la consommation énergétique.
http://www.ict-pobicos.eu/

il y a aussi RuralZed que l’on doit à des architectes Londonniens : c’est une maison en kit, à très haute performance énergétique, préfabriquée en usine, et montée en 6 semaines.

Au Futex (convention européenne des textiles techniques) on a découvert en février dernier l’invention de l’entreprise Solusun :une bache solaire en guise de toit de la voiture récupère l’énergie solaire.

Etonnante aussi, la trouvaille de John Kanzius, qui en cherchant à guérir le cancer, a trouvé le moyen d’extraire l’hydrogène de l’eau de mer.
Son invention a été vérifiée par Rustum Roy, physicien connu, qui propose sur son site une vidéo sur les travaux de cet inventeur.
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/technologie-1/d/en-video-bientot-le-moteur-a-eau-de-mer_12879/
 
Tout çà ne réussit pas à émouvoir Sarkozy qui continue de préférer le nucléaire à ces énergies propres.

Comme disait un vieil ami africain :
« On ne lance des pierres que sur un arbre qui porte des fruits ».
par olivier cabanel (son site) vendredi 20 février 2009 - 187 réactions
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  • Par Bernard 05 (xxx.xxx.xxx.104) 20 février 2009 17:00

    Je n’avais pas lu votre prose tout à l’heure (celle à propos d’Obama), mais j’y relève votre insistance, à propos de la récupération du méthane à partir des bouses de vaches :

    « un programme plus ambitieux permettrait de produire 93 millions de tonnes équivalent pétrole, soit le 1/3 de nos besoins nationaux ».

    Et puisque vous insistez, je ne vois pas pourquoi je me gênerai. Voici mes remarques sur cet intéressant projet, déjà publiées sur un autre fil. J’attends toujours de votre part leur réfutation.

    La récupération du méthane produit à partir des excréments des animaux (en particulier des bouses de vaches) se fait déjà, ça et là, dans installations prévues à cet usage. L’auteur propose de généraliser cette pratique, afin d’atteindre, selon ses dires, une production d’énergie de 93 MTEP, soit, d’après lui, le tiers de nos besoins nationaux. remarquez qu’on a gagné 3 MTEP depuis tout à l’heure, sans effort...

    Regardons d’un peu plus près ce projet (sans mettre vraiment le nez dedans, il va sans dire).

    J’ai deux remarques préalables qui ne vont pas vraiment dans le sens de l’écologie.

    En premier lieu, la combustion du méthane donne lieu à émission de CO2, selon la formule :

    CH4 + 2O2 -> 2H2O + CO2

    Le CO2 est un gaz à effet de serre, certes moins puissant que le méthane, mais un gaz à effet de serre quand même.

    Deuxième remarque : tant que la récupération de méthane ne concerne que quelques sites isolés, les conséquences sur l’environnement restent limitées. Mais changer d’échelle conduirait vraisemblablement à perturber le cycle biologique de nos prairies (si je prends l’exemple des vaches). En effet, étant donné qu’il faut bien enlever, d’une façon ou d’une autre, les bouses pour les traiter ailleurs, on enlève ce qui sert de nourriture à certains insectes (coprophages) qui jouent un rôle important dans le recyclage des matières organiques. Que feraient les bousiers en pareil cas ? Je n’en sais rien, mais ils ne devraient pas être très contents.

     

    Examinons d’un peu plus près les implications économiques et pratiques d’un tel projet.

    Sa mise en œuvre nécessite de rassembler quelque part, dans un local approprié, les bouses de vaches dont ces dernières parsèment les prairies au gré de leur fantaisie. Dans ce local, la fermentation des bouses, si elle se produit en l’absence d’oxygène, dégage du méthane. Il suffit de le récupérer pour le brûler. Le principe est donc simple.

    Evidemment, si on pouvait demander aux vaches d’aller faire leurs besoins directement là où il convient, ce serait vraiment bien. Mais il semble, hélas, qu’il faille se résigner à récupérer les bouses là où elles sont.

    La première question à se poser est de définir les moyens à mettre en œuvre pour faire cette opération. Il y a deux façons de faire : soit avec des machines, soit manuellement.

    S’il y a mécanisation, il faut, comme n’importe quel produit industriel, concevoir les machines, les tester, les fabriquer, les entretenir, et les recycler en fin de vie. On pourrait s’appuyer sur l’expérience acquise par certaines municipalités pour enlever les crottes de chien : les crotinettes. Donc, cela ne devrait pas poser problème majeur. C’est une adaptation à faire, avec toutefois la difficulté du sol, qui n’est pas lisse et régulier comme le sont les trottoirs. Il faudrait peut être prévoir deux modèles selon que la bouse est fraîche ou sèche. On procèderait ainsi par aspiration, ou par décollement. A étudier.

    Combien faut-il de telles bousinettes ? L’objectif étant, n’oublions pas, de récupérer l’essentiel des bouses produites par les bovins, il en faut certainement pas mal. Il y a environ 20 000 000 bovins en France, chaque bovin doit bien faire 5 bouses par jour (chiffre à confirmer), ça fait, par jour 100 millions de bouses environ à récupérer (36,5 milliards de bouses par an). Quelle est la productivité, mesurée en BJ (bouse par jour) d’une bousinette ? Mettons 1 000 BJ en étant très généreux, car il faut imaginer qu’il est difficile de faire ça de façon réellement industrielle. Il faut aller chercher les bouses parmi les herbes, quelquefois sous les arbres isolés, dans la flotte quand il a beaucoup plu, et même parfois dans les bois environnants. Les bousinettes ne pourraient pas fonctionner 7 jours sur 7, car, étant donné les conditions d’exploitation, il faut assurer la maintenance de ces matériels. Cela donne plus de 100 000 bousinettes, en ordre de grandeur.

    Ce n’est pas tout. Il y a environ 500 000 exploitations agricoles en France, dont une partie (je n’ai pas le chiffre) élèvent des bovins. Mettons la moitié, 250 000. pour des raisons pratiques, il leur faut à chacun au moins une bousinette. On en est donc à 250 000, et sans doute bien plus car les gros exploitants seront obligés d’en avoir plusieurs. Mais il y a sans doute possibilité, par un système de coopérative, de réduire ce nombre. En tout état de cause, l’ordre de grandeur est tout de même de 200 000 à 300 000 engins.

    Pour construire les bousinettes, il faut en outre prévoir des usines, équipées de chaînes de montage, etc.

    On dit avec raison que les énergies renouvelables créent de l’emploi. En voici un très bon exemple : il faut en effet des concepteurs de bousinettes, des opérateurs (de diverses qualifications), des agents de maintenance. Enfin, il faut embaucher des conducteurs de bousinettes (plusieurs centaines de mille), qu’il faut former aux diverses techniques de prélèvement de bouse. Un organisme de formation professionnelle, le CTPB (Centre Technique de Prélèvements Bousiers) est à prévoir et nul doute qu’il tournerait à plein régime.

    Je n’ai pas fait d’étude économique poussée pour évaluer l’investissement nécessaire, ni les dépenses de fonctionnement. Dans ces dernières, il faut inclure l’énergie nécessaire pour faire fonctionner plusieurs centaines de milliers de bousinettes. On peut envisager (ce serait logique) d’utiliser le méthane produit par le système. Est-on seulement bien sûr de ne pas consommer plus que ce qui est produit ? A étudier.

    Si on ne veut pas entrer dans cette logique productiviste, il reste la solution du ramassage manuel. C’est sans doute préférable. En terme d’emplois créés, c’est une évidence. Il fallait, dans un processus mécanisé,  plusieurs centaines de milliers de personnes. En version manuelle, à la louche, il en faut 10 fois plus (n’oublions pas les ordres de grandeur : 36,5 milliards de bouses à récupérer !). Le problème du chômage en France est résolu. Génial.

     

    Pour conclure, je citerai l’un de mes proverbes africains préférés :

    « Une bouse, ça va, 36,5 milliards de bouses, bonjour les emmerdements »

  • Par hunter (xxx.xxx.xxx.71) 20 février 2009 17:21
    hunter

    Bernard 05,

    J’ai décidément du mal à comprendre, ce que le Président Houphoüet Boigny appelait "la critique à l’occidentale".
    Quand il utilisait cett expression, ce vieil homme désignait le genre d’attitude que vous pratiquez : vous attaquez ce qu’avance Olivier, mais vous ne proposez rien à la place !

    Alors maintenant, essayons de démontrer que votre précedente démonstration peut être aussi démolie.
    Pour ça, une seule notion simple :vous continuez à raisonner au niveau global, alors qu’Olivier vous a expliqué lors de précédentes interventions, que la récupération du biogaz par exemple en Chine, est plus de l’ordre du local.
    Prenons un autre exemple : pourquoi, plutôt que de déverser dans la nature des tonnes et des tonnes de lisier de porc qui bousillent (entre autre) les nappes phréatiques, les exploitations qui élèvent des cochons (qui est d’ailleurs un animal que j’aime beaucoup), ne récupèreraient pas le lisier pour produire du CH4, et ainsi, en faisant tourner un générateur, pourraientt contribuer à produire l’énergie électrique dont elles ont besoin pour fonctionner ?

    Certes votre équation chimique est tout à fait juste, il y a dégagement de CO2, mais moins qu’avec le fioul ou l’essence non ?

    Si l’exploitation arrive à s’autonomiser en énergie électrique, elle diminuera ses coûts, (après amortissement du matos, j’entends bien), et peut-être qu’ainsi le coût du kilo de cochon deviendra plus abordable (pour ceux qui en mangent, personnellement je suis végétarien depuis tout petit...je n’aime pas la viande !!!)

    Donc je pense qu’il faut commencer à raisonner au niveau du local, et non plus du général !
    Ca peut permettre d’éviter de construire d’autres centrales nucléaires, voire des centrales thermiques !
    Logique, si de plus en plus d’unités s’autonomisent, elles n’auront plus besoin de tirer sur le réseau, donc celui-ci n’aura pas besoin de voir ses capacités de production augmenter au fil du temps.

    Donc au lieu de se lancer dans une usine à gaz (désolé pour l’humour douteux), que vous décrivâtes à un niveau global, pourquoi ne pas se mettre à raisonner au niveau local ?

    C’est ce que font de plus en plus de gens, dans leurs gestes de consommation quotidienne d’ailleurs non ?

    Maintenant, si vous avez une autre solution à proposer, je serai ravi de la lire....

    En attendant Iter..........

    Bien à vous

    E/

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