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Obama fait table rase de ses beaux discours

 

Pour s’assurer de faire passer sa réforme sur l’assurance maladie (votée à 219 voix contre 212 ), Barack Obama a trouvé un accord de dernière minute avec les démocrates anti-avortement afin de s’assurer de leurs voix.

En effet, une politique fédérale interdit toute aide publique à l’avortement, à l’exception des cas de viol, d’inceste ou de grossesse posant un danger pour la vie d’une future mère.

Obama a pris un décret promettant que sa réforme de santé n’assurera pas l’emploi des fonds publics (fédéraux) pour des avortements. Les élus anti-IVG se sont donc félicités et ont voté la loi.

La réalité ne suit pas le discours

Pourtant, il faut se rappeler que 3 jours après son investiture, Obama avait mis fin à l’interdiction de financement américain d’organisations étrangères favorables à l’avortement. Il s’était même déclaré « déterminé à protéger la liberté des femmes de choisir entre avoir un enfant ou pas ».

Obama ne déroge donc pas à la règle des concessions politiques en allant jusqu’à contredire majestueusement toutes ses anciennes promesses.

MàJ : La loi a été revotée pour vice de procédure et promulguée de nouveau

D.Perrotin
 http://www.acturevue.com
 

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2 réactions à cet article    


  • impertinent3 impertinent3 27 mars 2010 14:04

    Cela semble du dernier chic de taper sur Obama, à peu près aussi fort qu’il avait été encensé. Je ne pensais pas vraiment qu’Obama allait, d’un coup de baguette magique, résoudre tous les problèmes et je ne le pense toujours pas.

    Mais je pense que dans le cas particulier cette critique est mal venue. La politique, lorsque l’on est aux commandes, pas dans l’opposition (là, c’est plus facile), c’est l’art du possible.

    Alors, je crois qu’Obama avait le choix entre deux solutions :
    1) Soit il transigeait sur l’aide publique fédérale (les états peuvent faire ce qu’ils veulent en la matière) à l’avortement (quitte à y revenir plus tard) et il pouvait faire passer une loi sur l’assurance maladie, loi qui attend depuis plus de 50 ans.
    2) Soit il ne transigeait pas, l’assurance maladie partait aux oubliettes et, de toute façon, majorité oblige, l’aide fédérale à l’interruption de grosses passait à la trappe dans quelques mois.

    Le choix était donc entre une réussite importante accompagnée d’un échec ou un échec, suivi d’un deuxième échec dans quelques mois.

    Je pense qu’Obama a fait le bon choix.


    • oli_gauthier 29 mars 2010 05:05

      Ce fut un compromis très acceptable que d’accepter le statu quo concernant l’avortement. Les États-Unis ne peuvent se permettent d’accentuer les inégalités sociales avec leur système de santé actuel. Comme l’a si bien dit Bill Clinton concernant la réforme de santé :

      « On ne peut sacrifier le bien pour le mieux. »

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