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Accueil du site > Actualités > International > Obama, les putschistes, les clébards ...

Obama, les putschistes, les clébards ...

Obama a été choqué par le coup d'Etat en Egypte, et par le court-circuitage de sa politique d'Israêl qui avait donné son feu vert, et plus.

Obama n'a même pas osé évoquer seulement la possibilité de suspendre l'aide financière annuelle consentie à l'armée égyptienne, et qui se trouve être le fondement même de la pérénité du régime égyptien. Il n'a pas osé, parce qu'il n'en a pas les moyens. Mais sa toute timide condamnation du coup d'état, et des carnages de la population civile ont déclenché tout aussitôt une formidable mobilisation financière de l'Arabie Saoudite et de ses satelites. Plus d'une dizaine de milliard de dollars a été versée. Avec des promesses mirifiques de donner bien plus.

Jamais l'Arabie saoudite n'a autant ouvert les cordons de la bourse. Sur injonction de qui de droit !

La politique américaine est souvent illisible pour ceux qui n'en pénétrent pas, un tant soit peu, les arcanes.

Le Président américain, même s'il est dans son deuxième mandat, et qu'il n'a plus rien à perdre, véhicule, pour le commun des mortels, l'image de l'homme le plus puissant du monde, celui qui peut tout, qui a les possibilités institutionnelles de prendre les décisions les plus importantes. Ceci peut être vrai. Dans certaines limites. Notamment quand ce même président n'oublie pas d'abonder dans le sens qui lui est préalablement tracé, qu'il s'est engagé à suivre fidèlement avant même d'avoir été élu, notamment dans son discours devant l'AIPAC, cérémonie hautement symbolique durant laquelle le futur président fait allegeance au groupe de pression le plus puissant des USA, le lobby sioniste. 

C'est ainsi que contrairement à ce qui semble, le Président américain n'est d'une quelconque importance que tant qu'il agit et parle comme le lobby sioniste attend de lui qu'il agisse et qu'il parle. 

Lorsqu'il s'oublie, qu'il déborde, serait-ce d'un petit poil, le cadre qui lui a été imparti, alors il se risque à de terrifiants retours de manvelle.

S'il est à son premier mandat, alors il peut être assuré qu'il ne sera pas réélu. Il sera renvoyé à ses foyers, et effacé des tablettes, pour l'éternité.

C'est bien pour cela que les Présidents américains ne s'y aventurent jamais.

S'il est à son deuxième mandat, et qu'il croit qu'il n'y perdrait rien au change, puisqu'il ne pourra pas se représenter, de toute façon, alors il doit s'attendre aux pires représailles qui soient.

Dans le cas de JF.Kennedy, qui s'était montré juste tiède à autoriser Israël à devenir une puissance nucléaire, la neutralisation a été à la hauteur des déceotions sionistes.

Dans le cas d'autres présidents, qui ont été moins zélés pour l'"allié" israélien, durant leur deuxième mandat, les "diificultés" en tout genre, qui ont parsemé leurs derniers moments de règne leur ont fait regretter d'avoir oublié qui était le boss. 

C'est le cas, aujourd'hui, pour Obama, qui dans son entourage direct ne cache plus son agacement de n'être qu'une marionnette branchée. Sa conscience semble le tarauder. Il s'est peut-être rendu compte que son ambition d'accéder à une place de choix dans l'histoire de son pays ne se réalisera jamais, du moins de façon vraie, et qu'il n'aura été qu'un zélé petit "house négro", au service de gens qui le méprisent, qui s'en servent, et qui le jetteront bientôt dans une corbeille de luxe.

Sa dernière déclaration, contre le régime putchiste égyptien, qui contrevenait radicalement, même si elle restait timide, et seulement destinée à une élite initiée, est significative d'une conscience qui se révolte, d'une tempête intérieure. Mais elle a déclenché contre lui l'ire du puissant tenacier sioniste, et de son relais immédiat, celui des Evangéliques américains, qui se qualifient eux-mêmes de sionistes chrétiens.

En s'attaquent aux putchistes égyptiens, qui n'ont entrepris une telle aventure que parce qu'ils y ont été autorisés par Israël, et financés par ses relais arabes, Obama a donné une chiquenaude, une toute petite, à la fourmilière. Il ne manquerait plus qu'il donne des idées à des gens qui ne demandent qu'à se libérer de l'emprise sioniste. Les toutes timides condamnations du coup d'état égyptien, et des carnages qui l'ont suivi, ont ulcéré l'Establishment.

C'est cela qui a fait réagir la machine.

Ils ont eu peur que cette timide déclaration d'humeur ne soit le signal à la révolte des esclaves.

La réaction ne s'est pas faite attendre.

Ce fut contre Obama un tir de barrage, même s'il reste de moyenne intensité, puisqu'il n'aura pas l'occasion de rempiler, de toute façon. Il ne faut pas gaspiller les munitions. Il n'est pas question de faire de la pub à un chahuteur timoré, d'en faire un révolté.

Mais cela n'a pas empêché le puissant lobby d'instrumenter contre le "House négro" ses chiens les plus fidèles. C'est ainsi qu'après les timides velleités d'Obama d'envisager seulement une réduction des aides financières à la junte égyptienne, d'envisager seulement, du bout des lèvres, presqu'en tremblant, les maîtres des USA ont ordonné à leurs riches clébards de noyer la junte putchiste de leurs pétro-dollars. C'est pir cela que les Saoudiens et leurs satellites du Golfe ont annoncé qu'ils allaient compenser toutes les suppressions d'aides financières de l'occiden à l'Egypte. Une pluie de dollars s'est abattue sur le régime putchiste. Jamais ce pays, qui mendiant habituellement le centième de ces aides à ses riches voisins, n'a été autant arrosé. A croire qu'on l'encourage à faire plus de carnages. 

L'ordre à été signifié aux Saoudiens d'ouvrir leur robinet, et même leur gueule, pour une fois qu'on leur permet de s'exprimer. 

Les caniches saoudiens n'en espéraient pas tant. Eux dont on muselait le moindre jappement, et qui n'avaient jamais le droit d'aboyer à découvert, ont été lâchés contre le seul président américain qu'ils ont détesté dans le secret de leur tente, en silence. Parce qu'il est noir. Parce qu'ils n'aiment se prosterner que devant de beaux blonds, et que leur racisme atavique ne faisait qu'un tour lorsqu'ils devaient faire leurs petites courbettes habituelles devant lui. Surtout qu'ils n'ignorent pas qu'il les déteste, qu'il les méprise, qu'il n'aurait pas demandé mieux que de les démasquer, s'il avait le choix. Eux, les coups de tatanne qu'ils recoivent du maître blond, en pleine gueule, ils aiment bien, ça les fait jouir, ça les fait gémir de plaisir. Mais qu'un noir vienne leur gâcher le plaisir, et qu'il pousse l'impolitesse jusqu'à ne plus cacher sa sympathie pour la cause des opprimés, des va-nu-pieds, même s'il ne le dit qu'à mots couverts, non ! C'est intolérable, c'est insupportable !

Voila comment ça se passe, dans le chenil saoudien. Voilà ce que Obama a déclenché en prenant, du bout des lèvres, la défense des civils qui sont exécutés dans les rues. Et voila la réponse aboyante et dollarante que lui font les sionistes et leurs chiens. 

DB

 


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11 réactions à cet article    


  • JP94 20 août 2013 18:35

    Ce n’est pas un putsch qui a eu lieu en Egypte .

    Morsi a mené une politique antisociale , comme Erdögan en Turquie et comme Enneada en Tunisie .
    Il n’y a rien à attendre de bon de ces régimes qui mettent la religion en avant pour contrôler les aspirations sociales et mener une sorte de nationalisme religieux en guise politique , qui ne s’oppose en rien aux politiques américaines . 
    Le peuple ne veut pas de ces régimes-là .
    Il ne veut pas des USA .
    Il veut autre chose .

    La politique interventionniste des USA ne justifie et ne légitime pas qu’on préfère Morsi .
    Au bout du compte les USA sont aussi bien alliés avec Israël qu’avec les pétromonarchies du golfe , et tout ce beau monde est sur la même longueur d’onde sitôt qu’il s’agit d’interdire la mise en place d’un pouvoir progressiste au Moyen-Orient .

    L’armée , en Egypte a lâché Morsi comme elle a lâché Moubarak , parce qu’elle veut garder la mainmise sur le peuple égyptien . Mais dans les 2 cas elle n’a pas fait de coup d’Etat et a seulement fait mine de marcher avec la peuple .

    • Stof Stof 20 août 2013 21:20

      Cet article suinte la haine de partout.

      Quant à la fixette anti-sioniste comme unique grille de lecture de tous les malheurs du monde, elle marque bien l’orientation de type extrème droite islamique de l’auteur.
      Si les FM se prennent une branlée c’est bien parceque PERSONNE ne les aime. Juifs, arabes, chrétiens, occidentaux etc. tous unis, pour le coup.


      • cathy30 cathy30 20 août 2013 23:26

        j’ai lu quelques lignes, ça parle beaucoup de chiens, l’auteur doit avoir un chenil mal entretenu ?


        • Dany romantique 21 août 2013 07:01

          On est tenté-puisque nous sommes faits comme ça- d’avoir un choix binaire dans le cas Egyptiens ; choisir entre le bien et le mal.

          La vérité, dans le contexte, c’est que nous sommes dépassés. La lecture du conflit interne devient illisible. Les stratégies des Emirats sont divisées, voir contradictoires. 
          Obama est surement en symbiose avec la diaspora juive -lobby sioniste- ceci est parfaitement clair, depuis que que Netan est venu lui faire la leçon au congrès, il y a 3 ans. Mais ceci ne dédouane pas la férocité religieuses des Frères Musulmans au pouvoir, qui sont dans l’optique annoncée de la Loi islamique. On dénoncera aussi la férocité de l’armée, qui ne fait pas dans la dentelle dans ces pays là, c’est LA tradition tribale des plus forts, dans tous les pays.
          Mais Obama a raison de ne pas prendre parti dans une amorce de guerre civile, entre des communautés. Son angélisme primaire sur le parti pris « du peuple Syrien » lui revient en pleine figure, au vu de ce qu’il faut appeler une guerre civile, après avoir armé des religieux fanatiques qui se déchirent eux mêmes...entres chiites et sunnites, pour prendre la place d’Assad.
          Non merci, c’est une partition arabo-musulmane dont le destin n’appartiendra qu’aux acteurs belligérants eux-mêmes. Les EU, la Fance, devraient faire profile bas sur des histoires qui ne les regardent pas. Et Obama aura tord de s’aligner sur la politique sioniste. D’ailleurs il semble perdu dans le développement actuel. Il en est de même pour l’affaire tunisienne, qui rencontre la même suite chaotique entre les franges religieuses et laïques (modernistes) lesquelles se livreront une guerre de conquête sans merci, pour longtemps encore.
          Le principe de démocratie ne se résume pas au marche pied du pouvoir d’une élection, n’en déplaise aux pro-Morsi. C’est un peu plus complexe que cela. Il a fallu un siècle à la France pour assurer un développement républicain, démocratique et ramener les lobbies religieux de la soutane dans les églises, par la loi de 1905 sur la primauté de la Laïcité dans la vie publique.
          Bonne chance aux révolutions du printemps arabes : il y a quatre saisons dans un cycle ! 

          • Barbet Barbet 21 août 2013 15:25

            Encore un nombriliste français qui confond démocratie et laicité.


          • paul 21 août 2013 11:33

            En effet les choix binaires ne sont pas possibles parmi les acteurs du drame égyptien, vu les contradictions apparentes et les doubles jeux des uns et des autres .
            Les Etats Unis non plus ne veulent pas reconnaitre le putsch militaire, sans quoi ils devraient suspendre l’aide très importante qu’ils accordent à l’armée . Première hypocrisie .
            Ce n’est pas défendre Morsi ou les FM qui ont de grands torts dans ces évènements - choix binaire que les médias voudraient imposer - que de dire que le maitre du jeux (dramatique), c’est en réalité l’armée, comme c’était le cas pour les régimes précédents destitués .
            La colère du peuple qui subit les conséquences de l’absence de réformes sociales et économiques sert de détonateur .
            L’insurrection est récupérée par l’armée qui défend, d’une part sa caste de parasites sociaux, et d’autre part les intérêts géostratégiques des occidentaux : leurs mises en garde et menaces de suspendre les aides sont pure hypocrisie .


            • 6ber 6ber 21 août 2013 12:12

              Obama semble en effet de plus en plus gêné aux entournures et pas qu’avec le problème Égyptien.
              Il semble également en prise avec sa conscience ( ObamaCare, réforme du patriot Act ), et son identité et la réalité du relatif pouvoir de son statut face aux pressions.
              Nous en verrons bientôt l’illustration dans la résolution du conflit Syrien par les accords qu’il sera obligé de prendre avec ses homologues russes et chinois.


              • DACH 21 août 2013 13:28

                article digne de l’école maternelle.... fait bien rire par la nullité des arguments anti sionistes évoqués...opinion et analyse qui font rire les égyptiens q amis qui en ont pris connaissances...Et le mépris pour les chiens augure d’un paradis perdu dont l’auteru a perdu le chemin... Plus globalement déclin continu de ce site devenu expert en charabia...


                • Barbet Barbet 21 août 2013 15:08

                  L’auteur,


                  les sionistes n’ont fait aucune pression sur les USA.
                  L’attitude d’OBAMA est prévisible et cohérente avec la politique américaine dans cette région.
                  Personne en occident ne veut voir l’empire musulman renaître.
                  C’est trop dangereux pour Israël, et c’est dangereux aussi pour les intérêts des pays occidentaux.
                  Ce coup d’état lève le voile sur une chose qui était jusque là occulté par les discours sur les droits de l’homme.
                  En effet, l’hypocrisie et la décadence morale des pays occidentaux ont été mises aux nues. 
                  Il y a qu’à voir les appels de certains racistes haineux qui demandent de laisser les arabes s’entre-tuer.
                  Les mêmes qui disaient qu’il fallait protéger l’Éthiopie chrétienne contre l’Égypte musulmane.
                  A l’instant ou j’écris ce commentaire, une dépêche du figaro vient de tomber disant que Hossni Moubarak va être libéré.
                  J’en suis paradoxalement très content, car c’est la preuve que ce coup d’état est bien le fait d’une contre révolution.
                  Les élites libérales arabes, après 50 ans de pillage et de régression de leur pays, ont décidé avec l’aide de l’occident de les brûler pour éteindre toutes velléités d’émancipation.



                  • antyreac 21 août 2013 15:16

                    Un nème article haineux et stupide qui traite sans expliquer pourquoi

                     de la prédominance de s E-U associé au petit Israël sur la région du Moyen Orient et environs
                    A aucun moment il n’évoque les efforts des ces deux pays pour défendre la paix régionale en mettant de l’argent sonnant et trébuchant sur le comptoir 

                    • Barbet Barbet 21 août 2013 15:23

                      anytreac,


                      Israel et USA ont bien d’autres qualités que la promotion de la paix au moyen orient.

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