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Accueil du site > Actualités > International > Obama : révolution programmée ?

Obama : révolution programmée ?

Obama est certainement ce qui arrive de mieux aux Etats-Unis depuis Kennedy. Un souffle d’air frais, une intelligence réellement idéale et non de circonstance uniquement, une empathie qu’on n’avait jamais vue parmi les politiciens de ces cinquante dernières années. Diplômé en relations internationales et en droit, il a su marier ses années d’éducation avec un militantisme tout d’abord éloigné des querelles politiques. Il est atypique dans l’univers politique états-unien ; mais est-ce pour autant qu’un homme seul peut changer un pays tout entier ?

En matière de direction d’un Etat, la démocratie a tendance à placer des espoirs bien trop élevés sur ses dirigeants. Les attentes dépassent la marge de manoeuvre d’un leader politique, soumis à des contraintes invisibles ; un homme politique, même élu, doit composer avec la situation créée par ses prédécesseurs, un contexte économique (et les moyens hérités de celui-ci), des alliances de circonstances, les promesses lancées durant sa campagne, l’état des relations avec ses partenaires, etc. C’est pourquoi, à l’arrivée, l’électeur est parfois déçu du résultat, il ne comprend pas le décalage entre la volonté affirmer de procéder à des réformes, et le peu d’actions entreprises par celui qu’il a élu.

Ainsi, on a tendance à user de ce lieu commun du “ils sont tous pareils”, prélude à un “tous des pourris”. Cela pour bien souligner que la classe politique, dans son ensemble, est peu courageuse, et qu’à droite comme à gauche, le statu quo est privilégié. Bonnet blanc ou blanc bonnet, au nom du réalisme, on approche les relations internationales comme une longue suite d’événements qui se répètent plutôt que comme des ruptures. Et très souvent, c’est à juste titre, les réformes étant par définition plus hasardeuses que le statu quo ; dans le premier cas, qui en dehors des devins serait à même de prédire avec certitude les résultats ?

Sur la base de cet axiome, des commentateurs de tout crin sont tentés de dire que l’enjeu des élections américaines ne correspond pas à l’engouement provoqué par celles-ci. Que le futur président aura fort à faire avec l’inertie du paquebot états-unien, que le nouveau capitaine pourra tout au plus procéder à des ajustements légers, mais certainement pas changer son cap.

C’est une manière trop pessimiste de voir les choses et, surtout, éloignée de la réalité. Au regard des changements survenus dans la politique pratiquée par des Etats qui se sont dotés de nouveaux capitaines, le postulat ne tient pas la route. Les réformes entreprises par les nouveaux gouvernements sont à la mesure des défis contemporains : réchauffement climatique, mondialisation, terrorisme, les enjeux planétaires requièrent de l’audace. Et certains chefs d’Etats, comme nous allons le voir, osent.

La figure la plus emblématique de ces changements est sans conteste Kevin Rudd, qui depuis le mois de novembre 2007 remplace John Howard au poste de Premier ministre australien. Et au pays du kangourou, plus rien n’est comme avant. Le pays, qui était jusque-là un détracteur affiché du protocole Kyoto, allié indéfectible des Etats-Unis dans le domaine, ratifie moins d’un mois après son changement de régime l’instrument international le plus abouti en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Alors que, jusque-là, Howard faisait preuve du cynisme le plus décomplexé, Rudd envoie un signal fort sitôt sa prise de pouvoir effectuée. Changement de ton, changement de perspective, Rudd enchaîne et va briser l’un des plus grands statu quo australien : les relations avec les aborigènes. Dès l’ouverture de la session parlementaire du 12 février, occupée pour l’occasion par des aborigènes, le Premier ministre leur demandera pardon, rompant ainsi définitivement avec l’histoire officielle australienne. S’il refuse d’envisager toute réparation financière (employant d’ailleurs les mêmes mots que Howard utilisait pour refuser de reconnaître les erreurs), la boîte de Pandore est ouverte. Le grand pays va pouvoir débattre, regarder en face ses démons du passé, avant de pouvoir la refermer et panser les plaies purulentes qu’il refusait de voir. Autre décision de taille, le retrait annoncé des 500 militaires engagés en Irak, alors que Bush affublait Howard du sobriquet de “shérif adjoint” des Etats-Unis ; l’Australie n’est décidément plus la même depuis Rudd, un seul homme l’a fait basculer dans le XXIe siècle.

Plus près de chez nous, l’Espagne connaît une mini-révolution avec la victoire de José Luis Rodrígez Zapatero, et le mot n’est pas usurpé. Dans un pays où la domination de l’église est étouffante, il décide de laïciser l’école (avec notamment l’abandon du programme religieux pour accéder aux hautes écoles) et de légaliser le mariage entre individus du même sexe. Il retire les troupes espagnoles de l’Irak. Il régularise massivement les sans-papiers. Il crée une commission chargée de faire l’éclairage sur les années sombres du franquisme. Il ouvre le dialogue civilisationnel, cherchant une meilleure compréhension avec les pays arabo-musulmans. Il en fait de même avec les terroristes de l’ETA (son plus grand échec). Il augmente le pourcentage de la part du PIB consacrée à la coopération au développement, tant réclamé par les ONG oeuvrant dans le domaine. Il se rapproche des leaders de l’Amérique du Sud, après le scandale de l’implication de son prédécesseur (José Maria Aznar) dans la tentative de putsch sur la personne d’Hugo Chávez. Est-il besoin d’expliquer combien de chantiers un seul homme, armé de convictions et d’une équipe solide, a modifié de manière durable la politique de l’Espagne ? Seule la façon de faire la paella semble être inchangée.

Ces différents rappels nous permettent d’appréhender la mesure des nouveautés qu’offriraient l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche. Il est possible (car après les hommes sont libres de respecter leurs engagements et leurs valeurs, ou non), si Obama est élu, que la politique états-unienne entre dans une ère radicalement nouvelle. Le candidat est Noir, d’ascendance cherokee, fils d’un homme élevé selon des préceptes musulmans. Il n’a pas voté l’envoi de troupes en Irak en 2003, alors qu’aller à contre-courant à ce moment-là aux Etats-Unis ne pouvait être perçu que comme une trahison. Lors du maccarthysme, avouer des tendances socialistes était suicidaire ; on peut postuler qu’Obama aurait pourtant eu ce courage. Obama défend depuis toujours la cause homosexuelle, les minorités et les déshérités. Il a depuis toujours lutté pour l’extension de la couverture sociale, sujet épineux chez les héritiers de Lincoln. Il est engagé comme personne - au moins au sein des deux grandes formations - dans les réformes écologiques.

Barack Obama est aujourd’hui le mieux armé pour réconcilier les Etats-Unis avec leurs démons intérieurs, comme l’ont déjà fait l’Espagne et l’Australie, mais aussi pour améliorer leurs relations avec les partenaires internationaux. Refusant d’attribuer ses (quelques) défaites aux primaires à sa couleur de peau, le candidat à l’investiture incarne physiquement et intellectuellement la plus grande opportunité pour les Etats-Unis d’écrire une nouvelle et glorieuse page de leur histoire. Respecter et développer le droit international, au pays qui a inventé les plus ambitieuses organisations (la Société des nations et l’ONU). Il représente ce que possède de mieux l’Oncle Sam, avec son idéalisme et sa force de conviction.

Le 4 novembre prochain, il est envisageable qu’Obama soit élu président des Etats-Unis. Si cela venait à être le cas, on imagine difficilement comment ce pays ne connaîtrait pas une révolution à la mesure de l’Espagne ou de l’Australie ; sauf que ce changement, au lieu de concerner des puissances de seconde zone, concernerait la première économie, la première armée, le pays le plus influant dans les relations internationales depuis la Seconde Guerre mondiale. Le monde a besoin de leaders plus subtils et visionnaires que jamais, et Obama fait partie de ceux-là. Gardons toutefois à l’esprit que W. Wilson, s’il a créé la Société des nations, il a instauré la ségrégation raciale dans la fonction publique. Que Lyndon Johnson, s’il a été un instrument majeur de la fin de cette ségrégation raciale et de l’octroi de droits civiques pour les Noirs, a plongé les Etats-Unis dans la guerre contre le Vietnam. Les erreurs, lorsqu’on est à la tête des Etats-Unis, sont aussi lourdes que la force de frappe octroyée par la fonction.


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87 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 26 février 2008 10:56

    Je souhaite de tout coeur que M. Obama soit élu et qu’il tente d’appliquer les idées qu’il défend dans sa campagne électorale !

    Je dis tente d’appliquer, parce que j’ai longtemps vêcu aux USA et que je sais que vouloir passer par dessus les ukases du complexe militaro-industriel est pratiquement mission impossible, tout au plus peut-on les infléchir légèrement et encore, lui mettra-t-on passablement de bâtons dans les roues, un certain Jimmy Carter, pour qui j’ai beaucoup d’estime, en est la preuve flagrante.

    Mais, quoi qu’il en soit, l’élection d’un Obama, homme noir, ou d’une H. Cliton, femme, ne peuvent qu’être un gros progrès pour les USA, compte tenu de la situation lamentable dans laquelle ils sont actuellement. Et alors, peut-être pourrions nous de nouveau apprendre à les aimer.

     


    • Psykotik Psykotik 26 février 2008 16:22

      Oui, le terme révolution est, à de rares exceptions près, toujours excessif.

      Je le reconnais de bonne foi.


    • ju ju 26 février 2008 19:10

      Obama ne sera pas élu. Cela vient d’être confirmé après une incroyable bévue des machines à voter électroniques de la marque Diebold. Après une erreur du logiciel, des milliers de machines à voter électronique ont accidentelement annoncer le résultat final de l’élection présidentielle américaine de 2008. McCain l’emporte avec 48% des voix.

      Quelques réactions de citoyens américains à ce propos :

      -"Je ne sais même pas si je vais apprécier cette fausse élection maintenant que je sais qui va gagner."

      -"Si vous ne pouvez pas avoir confiance en vos dirigeants pour garder un secret, quel est alors le but de voter dans cette démocratie fantoche ?".

      -"ça ne me dérange pas parce qu’il allait avoir mon vote, aussi insignifiant soit il."

      La journaliste insiste sur cette incroyable bourde :

      -"Selon le groupe des dirigeants de l’industrie militaire qui a choisi tous les présidents américains depuis Eisenhower, l’erreur de Diebold marque la 1ère fois où le nom du futur président américain est révélé prématurément."

      Voir la vidéo :

      http://www.theonion.com/content/video/diebold_accidentally_leaks


    • ju ju 26 février 2008 19:25

      Pour ceux qui aurait pris mon com du dessus au 1er degré, c’est évidemment une fausse vidéo, quoique .

      Elle a été faite par "the onion" http://www.theonion.com/content/index


    • Forest Ent Forest Ent 26 février 2008 11:17

      Panégyrique intéressant. Acceptons-en l’augure. Cela dit, les problèmes auxquels aura à faire face la prochaine administration US n’ont pas grand chose à voir avec ceux de l’Espagne ni de l’Australie.

      Les démocrates ne feront probablement pas l’erreur que s’apprêtaient à commettre les républicains de détruire définitivement le medicare. Mais de là à dire qu’ils ne vont pas tenter eux aussi de faire reprendre au niveau fédéral les créances douteuses du système financier ...

      Quand à l’Irak, je ne vois pas bien le programme des démocrates, et je ne vois d’ailleurs pas qu’il existe de porte de sortie.

      Optimisme, soit, mais restons mesurés ...


      • tvargentine.com lerma 26 février 2008 11:20

        Si vous pensez que OBAMA qui a obtenu ses financements de lobbys en tout genre va changer la face des USA et apporter une sécurité sociale aux américains vous vous trompez lourdement

        Le système américain ne permet plus d’avoir un candidat véritablement porteur d’un projet de transformation de la société américaine

        Tout au plus,il proposera une messe et de chanter pour oublier la misère

         


        • Zalka Zalka 26 février 2008 11:26

          C’est marrant, quand c’est un américain qui est financé par des entreprises, c’est mal pour Lerma (pour le coup, on ne va pas le lui reprocher). Mais dès que c’est un français, là, plus de problème.

          Question, Lerma, connaissez vous le nom du parrain du fils cadet de Sarkosy ? Un certain Bouygues.


        • Psykotik Psykotik 26 février 2008 12:20

          Je reconnais qu’à défaut de voir Obama investi, ma position tient en partie de la profession de foi. Mais c’est le cas pour tout présidentiable, qui n’a pas exercé déjà la fonction suprême. Mais c’est alors un argument que l’on peut retourner à tous les présidentiables en lice.

          D’un autre côté, le parcours, les idées et les choix d’Obama parlent en sa faveur. Ses votes en tant que sénateur ont été hardi, osés, culottés, et surtout... extraordinaires. Il n’a PAS voté l’entrée en guerre des USA, je le rappelle à nouveau. Il a un passé de militant, ce qui est sidérant.

          Comme je l’écrivais en introduction, il est normal qu’un président ne tienne pas toutes ses promesses. Il existe des contingences sur lesquelles il n’a aucune prise. Mais ses idées sont sans conteste celles qui me séduisent le plus (réouvrir le dialogue avec les Etats voyous, alors qu’Hillary campe sur ses positions, et perd ses nerfs), et au vu de son parcours, c’est sans conteste, avec McCain, celui qui a le plus de chances de tenir ses promesses.

          Clinton, de son côté, est ce qui se fait de pire dans la poltique US. Pur produit du lobbying à la Washington, elle tuerait père et mère pour obtenir ce qu’elle veut. Une démagogue de la pire espèce ; malgré le peu d’affinités que je puisse avoir avec les idées de McCain, je serai plus serain je crois en le voyant président plutôt que Clinton en présidente. Ce dernier est moins circonstanciel, et beaucoup plus stable nerveusement et idéologiquement.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 février 2008 16:30

           @Tous. Lerma a ici raison... en partie. " Le système américain ne permet plus d’avoir un candidat véritablement porteur d’un projet de transformation de la société américaine". Ça me semble exact. On ne sait pas quel pouvoir soutient Obama, mais il est clair qu’il ne s’est pas rendu là sans compromissions.. Ce qu’on ne sait pas, cependant, c’est dans quelle mesure il ne cherchera pas à s’affranchir. L’Histoire est pleine d’ "hommes forts" qui, pour le meilleur ou pour le pire ont brutalement répudié ceux qui leur avaient servi de marche-pied. Qu’il y parvienne ou non, la société américaine sera radicalement transformée. Surtout s’il meurt en le tentant...

          Pierre JC Allard  http://geocities.com/newsociety_2000/5177b.html


        • freedom2000 freedom2000 26 février 2008 17:28

          sacré mr psychotik qui veut passer pour un fin connaisseur de la politique :

          Obama n’a été élu qu’en 2004 et ne pouvait donc voter pour l’entrée en guerre contre l’Irak, et n’ayant donc pas voté, il en fait un argument de campagne. Mais parions fort qu’il aurait fait alors pareil que tous ses pairs, s’il en avait eu l’opportunité àl’ époque, au risque d’être ostracisé ou d’être considéré comme anti-patriote.


        • TALL 26 février 2008 11:47

          L’expérience des Clinton eût été 100 fois préférable, car il faut de l’expérience pour un job pareil, et pas un peu. Car ni les USA, ni le monde n’ont eu à trop se plaindre des années Clinton. Tandis qu’Obama, qui a seulement prouvé jusqu’à présent qu’il était bon vendeur ( comme Sarko ) devra apprendre son métier sur le tas.

          Bref, Obama, c’est à coup sûr l’inconnu. Pour le changement, on ignore encore lequel. Avec le remake de Dallas en 63 qui n’est pas à exclure.

          Enfin, le peuple US vote encore une fois "sympathie" contre "compétence", comme il l’a fait en 2000 en élisant GW BUsh au lieu d’Al Gore. On connaît la suite.


          • Psykotik Psykotik 26 février 2008 12:02

            "Car ni les USA, ni le monde n’ont eu à trop se plaindre des années Clinton."

            Pardon ? Un homme qui bombarde l’Irak uniquement pour faire oublier une petite fellation sous le bureau, je ne le conçois pas comme honnête.

            Les Clinton, c’est la realpolitik au service de soi-même ; une horreur intégrale.

            "Tandis qu’Obama, qui a seulement prouvé jusqu’à présent qu’il était bon vendeur ( comme Sarko ) devra apprendre son métier sur le tas.Bref, Obama, c’est à coup sûr l’inconnu. Pour le changement, on ignore encore lequel. Avec le remake de Dallas en 63 qui n’est pas à exclure.Enfin, le peuple US vote encore une fois "sympathie" contre "compétence", comme il l’a fait en 2000 en élisant GW BUsh au lieu d’Al Gore. On connaît la suite."

            Prenons simplement ceux qui ont fait la preuve de leur incompétence ! Tu dois avoir raison.

            Quel conservartisme !

            Obama est un OVNI dans la politique US ; il a été à la fois à des postes exécutifs, et à la fois engagé dans un militantisme proche de la population. En fait, c’est un OVNI dans la politique tout court, car il a expérience de ce qu’il promet : venir en aide. Je n’en connais pas beaucoup qui puissent se targuer d’avoir de l’expérience politique ET militante.

            Le couple Billary a déjà fait ses preuves, je te le concède ; mais ce que j’en ai vu, ce que j’entends de la future dame de fer US, me fait tirer des conclusions radicalement différentes des tiennes.

            Je me permets également de préciser que Bush fils *était* tout sauf un parvenu en politique. Il était gouverneur de l’un des plus grands états étasuniens, rien que ça. Et Obama est sénateur (à différents échelons nationaux) depuis 11 ans.

            Je crois qu’il te manque un certain nombre d’éléments pour avoir un avis aussi tranché...


          • TALL 26 février 2008 14:09

            Un homme qui bombarde l’Irak uniquement pour faire oublier une petite fellation sous le bureau.

            C’est celaaaaa, ouiiiiiii. smiley

            I have a dream, Obama va changer le monde. Of course, puisqu’une campagne électorale, c’est une brocante aux rêves. Moi, tout ce que je vois pour l’instant, c’est un vendeur de dentifirice. Politiquement son programme, c’est du démocrate-flou-je-ratisse-large.

            Ceci dit, il est favori pour le titre.


          • Psykotik Psykotik 26 février 2008 14:39

            1998, janvier : déposition de Lewinsky

            1998, octobre : ouverture de la procédure d’impeachment contre le président US

            1998, novembre : les Etats-Unis acceptent, devant le Conseil de sécurité, les rapports indiquant que l’Irak ne représente pas une menace

            1998, décembre : retournement de situation qui surprend tout le monde, les USA bombardent l’Irak. Personne encore, à ce jour, ne sait vraiment pourquoi.

            Quelques informations factuelles, et plus prudentes : http://www.monde-diplomatique.fr/1999/01/GRESH/11550.html


          • spock spock 26 février 2008 16:18

            Si Obama est élu, la politique de fond des USA ne changera pas, mais le style oui et c’est déjà pas si mal.

            Les troupe US partent d’Irak en Hiver ? posons la question aux généraux et pétro-industriels : ça va mieux on va pas se barrer alors que le pétrôle coule.

            Mais comme dit Tall, s’il passe les primaires, peu de chance que Barack Hussein Obama soit élu, les républicains, vont vite le coiffer d’un foulard (Clinton a commencé).

            S’il est élu, les irakiens pourront clamer "vive Hussein président des US"


          • TALL 26 février 2008 18:36

            Sans oublier la petite vidéo surprise 3 jours avant les élections où l’on verra Ben Laden psalmodier le Coran avec un tee-shirt "I love Obama".

            Ensuite on verra Mc Cain rouler une pelle à Bush lors de la passation de pouvoir, puis prendre de nouvelles mesures pour ébouillanter le chaudron irakien, et le baril de brut sera à 200$ pour Noël prochain.

            "Revolution" quy zont dit. smiley


          • NikeLaos NikeLaos 26 février 2008 11:49

            Ca m’ennuie assez sévèrement smiley mais je suis assez d’accord avec Lerma (aïe, pas su’la tête. Tiens Roger, t’es dans la police maintenant ?). L’entourage immédia d’Obama, à commencer par son épouse, porte déjà depuis longtemps les couleurs de la "machine". Les renseignements se trouvent facilement sur la toile (conseiller financier, directeur de campagne etc...) Peu probable, dans ces conditions, que son projet de rénovation et de Grand Changement, soit vraiment réalisable. Sans sombrer dans la psychose dont l’après guerre a déjà révelé tous les dangers, j’oserai meme avancer que ces choix démocratiques sont davantage des non-choix, que des orientations politiques réellement porteuses de changement.

            C’est sans doute là le fameux piège démocratique dont la dénonciation semble être en vogue dans la rubrique Citoyenneté d’AV. Ce qui me parait plus inquietant, c’est l’absence d’alternative sur le long terme. Qu’allons-nous faire de ces limites démocratiques que chacun semble dénoncer ?


            • 1984 26 février 2008 12:14

              Si Obama passe le Pakistan sera bombardé, c’est vraiment une perspective réjouissante Psykotik !!!

              Quand à Lyndon Johnson "instrument majeur de la fin de cette ségrégation raciale et de l’octroi de droits civiques pour les Noirs" !!!!!!!!!!! Sur quelle planète tu vis mon gars ??? Arrète de regarder la télé !!!


              • Psykotik Psykotik 26 février 2008 12:32

                "Si Obama passe le Pakistan sera bombardé, c’est vraiment une perspective réjouissante Psykotik !!!"

                Obama a effectivement eu des mots terrifiants sur le sujet. Mais il y a de fortes chances que ce soit Powell qui prenne les rênes de la défense, en cas de victoire ; il n’aura pas meilleur conseiller pour éviter des actions unilatérales.

                Et les dernières déclarations d’Obama, qui indique vouloir privilégier le dialogue avec les "Etats voyous", est plutôt rassurante. Il a un position définitivement multilatéraliste.

                "Quand à Lyndon Johnson "instrument majeur de la fin de cette ségrégation raciale et de l’octroi de droits civiques pour les Noirs" !!!!!!!!!!! Sur quelle planète tu vis mon gars ??? Arrète de regarder la télé !!!"

                Johnson, malgré ses défauts, a été un défenseur des droits civiques indéfectible. Il s’est d’ailleurs retrouvé constamment en opposition avec Hoover (FBI), pour qui seul le péril rouge comptait.

                Mais j’imagine que tu as des révélations à apporter ?


              • 1984 26 février 2008 13:56

                N’inverses pas la situation, il semble que c’est toi qui apportes des révélations sur le merveilleux Lyndon de nos coeurs que les vietnamiens regrettent encore !!!

                Ce sont des milliers de citoyens courageux qui ont fait avancer les droits civiques aux états-unis, parfois au pris de leurs vies, pas cette ordure de Johnson ! Mais tu dois confondre "civique" et "cynique".

                Quand à être en conflits avec Hoover, cite moi le nom d’un psychopathe paranoïaque qui ne soit pas en conflit avec un autre psychopathe paranoïaque ???


              • 1984 26 février 2008 14:02

                Au fait j’oubliai, "il n’y a pas meilleur conseiller que Powell" ??? Tu veux parler du monsieur qui apporte de la lessive à l’ONU comme argument pour bombarder l’Irak ???

                Attends rassure moi, tu n’es tout de même pas naïf au point de croire que tout les noirs sont bons et gentils ???


              • Psykotik Psykotik 26 février 2008 14:47

                Je ne suis pas sûr que cette discussion puisse nous mener quelque part : visiblement tu ne sais pas qui est Powell, quelles sont ses idées, et à quel point il était en dehors de l’orbite néoconservatrice. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour empêcher les USA d’entrer en guerre, et il a échoué. Lis un peu à droite et à gauche, tu seras surpris sur ses positions officieuses. Il a toujours été détesté par les nécons, qui ont accueili Rice avec des applaudissements.

                Quand à Johnson, je me base sur l’histoire officielle, les livres, les biographies, etc. Tiens, voilà même wiki : http://en.wikipedia.org/wiki/Lyndon_johnson

                Je ne pense pas avoir jamais lu quelque chose allant dans le sens contraire ; TU affirmes que l’histoire officielle est erronée, il T’incombe d’expliquer en quoi.


              • 1984 26 février 2008 17:27

                Puisque tu sites wikipedia, en voilà 2 extraits ;

                "Aux élections de 1964, Johnson remporte la présidence avec 61 % des voix et la plus large avance, plus de 15 millions de voix, de l’histoire des États-Unis. Toutefois, cette même année, on note qu’à la Convention nationale du Parti démocrate, Johnson avait soutenu les délégués racistes du Mississippi en refusant de faire une place à ceux élus par une branche dissidente, le Parti démocrate du Mississippi pour la liberté."

                "Johnson renforce constamment l’effort de guerre entre 1965 et 1968, ce qui entraîne la mort de milliers de soldats américains, et peut-être 60 fois plus de soldats vietnamiens (les estimations vont de 500 000 à 4 000 000)."

                Quand au merveilleux Powell tu utilise la même lessive pour laver l’histoire non officielle ???


              • Psykotik Psykotik 26 février 2008 17:39

                Puisque tu lis l’article de wiki, merci de le lire en entier. Si c’est ta seule source, c’est donc que tes gesticulations étaient gratuites.

                Sur le Viêt-Nâm, merci de relire ma conclusion.

                Sur Powell, je te laisse le choix de t’informer.


              • freedom2000 freedom2000 26 février 2008 17:45

                mais d’où débarque ce psyktik, fin connaisseur de la politique US  ?

                Obama a effectivement eu des mots terrifiants sur le sujet. Mais il y a de fortes chances que ce soit Powell qui prenne les rênes de la défense, en cas de victoire ; il n’aura pas meilleur conseiller pour éviter des actions unilatérales.

                Ce n’est pas parce que Powell est noir qu’Obama va l’inviter à son staff (ils sont de partis différents, renseigne toi mieux) ou alors à la manière de notre grand président, il va prôner l’ouverture tout azimut ?

                Bizarre, et si Obama était financé par Sarkozy, tant les similitudes abondent dans cette campagne ?

                 


              • karg se 26 février 2008 19:47

                Ca serai pas un mal de mettre fin au problème des talibans à la source. A défaut de développer les zones tribales (ce que sa culture empêche) ont peut les affaiblir.


              • Psykotik Psykotik 27 février 2008 02:23

                "Ce n’est pas parce que Powell est noir qu’Obama va l’inviter à son staff (ils sont de partis différents, renseigne toi mieux) ou alors à la manière de notre grand président, il va prôner l’ouverture tout azimut ?"

                Obama est effectivement partisan d’une ouverture réelle, puisqu’il déclare que "Si nous sommes face à un problème, et que la solution du marché fonctionne, allons-y avec cette solution. Si la solution requiert une intervention de l’Etat, allons-y avec ça. Mais regardons quels sont les résultats pratiques. Je pense que c’est de ce genre de politiques dont le pays a faim maintenant". C’est un pragmatique avant tout.

                Cependant, je n’aurai pas la mauvaise foi d’éviter mon erreur. Je me suis laissé emporter par l’invective, et ce n’est évidemment pas Powell, mais Clark, qui est pressenti comme futur secrétaire d’Etat. Raison pour laquelle je trouvais peut-être cette idée si bonne, dans un autre message.

                Erreur de ma part donc, mais qui n’enlève rien ni à ma défense de Powell-le-modéré, ni à celle de Johnson. Ce que tu as, avec de nombreux autres points, boté en touche.

                "Bizarre, et si Obama était financé par Sarkozy, tant les similitudes abondent dans cette campagne ?"

                J’ai d’ailleurs remarqué que tous ces candidats portent des vêtements... je me demande si nous n’assistons pas à la répétition des présidentielles françaises, pierre de touche pour tout le reste...


              • 1984 27 février 2008 12:21

                Et l’ami c’est toi qui à cité wikipédia et je n’en ai pas déduit de façon pédante que c’était ta seule source !!!

                De toute façon je crois effectivement qu’une discussion avec une personne assez naïve pour croire au promesses électorales ne peut pas mener loin...

                 

                 


              • Psykotik Psykotik 27 février 2008 15:42

                Wikipédia ne fait que refléter l’histoire officielle. C’est pourquoi il est pratique pour savoir ce qui, dans pratique courante, se dit dans les cercles d’historiens.

                Maintenant, lorsqu’on veut dépasser l’histoire officielle, et entre dans les détails, wiki n’est pas du tout approprié. Cependant, je n’ai jamais rencontré dans mes lectures quelque chose venant à l’encontre de cette histoire bien connue ; à défaut de pouvoir prouver tes dires, à travers des sources que tu es obligé de citer pour dépasser simplement la diffamation, tu ne fais qu’émettre un interprétation personnelle basée sur du vent.

                Sur les promesses électorales non tenues, je t’invite, à nouveau, à relire mon article. Notamment l’introduction et la conclusion, qui devraient dissiper toutes tes angoisses.


              • stephanemot stephanemot 26 février 2008 14:50

                Obama incarne une rupture par sa relation à son pays et sa vision du monde. C’est quelqu’un à la fois très imbu de sa personne et très humble.

                Au-delà de l’international, sa capacité à changer le pays de l’intérieur dépendra de sa capacité à bien s’entourer. J’ai confiance dans son jugement des personnes et je suis curieux de voir qui il choisira dans son gouvernement (au-delà d’un vice-président plus âgé et si possible avec une légitimité militaire pour contrer McCain - pas nécessairement Jim Webb - pourquoi pas Wesley Clark, supporter de Hillary ?).


                • Psykotik Psykotik 26 février 2008 14:53

                  Wesley Clark serait effectivement une très bonne idée !

                  Le tout est de le voir battre Clinton, ce qui n’est pas une mince affaire.


                • arretsurlesmots arretsurlesmots 26 février 2008 15:55

                  Le problème pour obama va être d’assumer ça maintenant. Je ne sais plus quel hebdo titre "dirty politic" mais c’est tout à fait dans cette phase qu’est entrée la campagne côté démocrate. Hillary reprenait Bill parce qu’il critiquait trop Obama, mais on voit bien qu’aujourd’hui elle est prête à tout pour le détruire. Obama est attaqué sur le fait qu’il soit musulman, des petits malins l’appellent Obama Ben Laden, sans compter que son second prénom est malheuresement pour lui Hussein, la photo avec le turban peut lui faire perdre une grande frange de l’électorat (c’est triste mais vrai). J’ai bien peur que cette bataille serrée et sans pitié ne fasse le jeu de Mc Cain...


                  • fourminus fourminus 26 février 2008 17:43

                    "ca" c’est quoi ? Une photo d’Obama en turban, "déguisé" au cours d’un voyage quelquonque.

                    Finalement, Hilary Clinton ou Mc Cain en turban ca ne choquerait personne. (on SAIT qu’ils ne sont pas de la famille de Ben Laden). Je me demande si finalement ca n’est pas le turban + la couleur d’Obama qui choque les américains. En costar il fait blanc, mais en turban, il fait peur...

                    C’est une facon incidieuse de l’attaquer sur sa couleur...

                    Je ne me fais pas d’illusion sur ceux qui payent sa campagne et sur le peu de liberté qu’il aura une fois élu, mais je n’apprécie pas qu’il soit attqué sur sa couleur... Si au moins cette élection pouvait nous apporter ce petit progrés...

                    fourminus


                  • arretsurlesmots arretsurlesmots 26 février 2008 18:31

                    Oui "ça" n’est rien de plus, mais "ça" lui fait du mal


                  • freedom2000 freedom2000 26 février 2008 16:19

                    Je crois hélas que les doux rêveurs et naifs n’ont pas encore compris : c’est John Mc Cain qui sera le prochain président s’il se trouve demain confronté à Obama Barak, et c’est hélas bien parti pour (surtout depuis l’entrée en scène du trublion Ralph Nader.

                    Les journaux et médias à la solde de Rupert Murdoch donne systématiquement Obama gagnant en cas de duel Barak-Mc Cain mais en réalité, ne s’agit il surtout pas d’influencer l’opinion publique et évincer ainsi le vrai danger pour les républicains : Hillary Clinton.

                     

                    S’il est de bon ton pour chacun (acteurs, étudiants, intellectuels et progressistes) aujourd’hui de proclamer son adhésion à un candidat noir, qu’en sera t-il en Novembre prochain quand il s’agira de voter seul, dans l’isoloir ? ? ?

                    Là où Hillary Clinton peut escompter fédérer autour d’elle la grande communauté hispanique, asiatique, les femmes, les vieux (méfiants par nature), les anti-Bush, et tous les nostalgiques de l’ère Bill Clinton, le phénomène Obama va trouver à son encontre les blancs conservateurs du sud, les hispanos, les asiatiques, et tous ces gens, nombreux, qui douteront de la réelle compétence du candidat ?

                    Car il n’est que récemment élu au Sénat en 2004 (et parce qu’alors son concurrent républicain se trouvait empêtré dans un énorme scandale sexuel), et à part son grand talent d’orateur, Obama a encore beaucoup à prouver tandis qu’Hillary peut se targuer d’une longue expérience politique.

                    Et hormis la satisfaction pour la population noire de voir l’un des siens accèder à la fonction suprême, je doute qu’Oubama fasse grand chose pour eux (les noirs sont souvent plus durs envers leurs congénères, et puis il est métissé) ou qu’il puisse réaliser ses belles promesses électorales, une fois devant la réalité des choses et face à des lobbys ultra-puissants.

                    Et je crois me rappeler que le second prénom de Barack est Hussein. Obama Hussein, aujourd’hui la plupart des médias omettent volontairement ce détail mais à n’en pas douter, une fois Hillary écartée, les républicains ne manqueront pas d’exploiter toutes les trucs pour salir le candidat.

                    Certes, Obama se dit volontiers chrétien pratiquant (reniant ainsi la religion de son père) et à cet égard, ne vous rappelle t- il pas Sarkoléon, de père hongrois et de mère juive et qui a toujours proclamé haut et fort sa foi chrétienne.. (sauf que Mrs Kouchner, Fabius, Strass Khan, Jospin, voire Lang pourtant du camp opposé l’ont bien aidé à descendre Ségolène de l’intérieur) et qu’il est le chouchou d’Israel.

                    Il y a six mois, j’apprenais qu’Hillary Clinton était parvenue à réunir la plus grosse somme jamais amassée pour une campagne éléctorale et ne trouvez vous pas bizarre qu’Obama fasse encore mieux qu’elle ? ? De là à penser que les intérêts républicains financent sa campagne en sous-main, je vous en laisse juge.

                    Quant à moi, si changement il doit y avoir, ce sera d’abord par la victoire d’Hillary Clinton aux primaires et en Novembre !

                    Cette campagne US, à bien des égards, ressemble à notre élection présidentielle : il s’agissait de favoriser à tout prix un duel Royal-Sarkozy car Bayrou représentait un danger trop grand pour Sarko et en l’occurence, Obama n’est pas Bayrou mais... Royal

                    Et beaucoup de zones d’ombres persistent autour de ce personnage messianique que nos amis républicains se chargeront de déballer une fois Clinton écartée de la course )

                    Les bons harangueurs ne font pas les bons présidents !


                    • Psykotik Psykotik 26 février 2008 16:32

                      "Je crois hélas que les doux rêveurs et naifs n’ont pas encore compris : c’est John Mc Cain qui sera le prochain président s’il se trouve demain confronté à Obama Barak, et c’est hélas bien parti pour (surtout depuis l’entrée en scène du trublion Ralph Nader."

                      Toi qui possède la boule de cristal, avance d’un pas !

                      C’est vraiment n’importe quoi. Entre la découverte du "Hussein" qui justifierait la défait programmée, l’incapacité nombrilique à dépasser la politique française (les USA ne sont PAS la France, il existe des pays autres que l’Hexagone !), les contributions dans la section politique sont toujours aussi déplorables. Et je ne parle pas que la tienne, puisque les mêmes "arguments" ont été avancés ici, ailleurs, répétés ad nauseum...

                      Tant pis. Occasion manquée.


                    • arretsurlesmots arretsurlesmots 26 février 2008 16:50

                      Il faut peut-être éviter de mépriser les commentaires des citoyens d’agoravox, tous n’ont pas forcément une grande valeur, mais la plupart vallent le coup d’être pris en compte ne serait ce que pour comprendre ce que les gens pensent [ce qui est le but quand on poste un article sur AV, non ?]

                      En ce qui concerne le "Hussein" de nombreux politologue se sont penchés sur la disparition de son second prénom de tous les documents officiels. Ca a d’ailleurs été évoqué dans un séminaire de l’ENS... après ça n’arrange peut-être pas votre analyse, mais c’est un fait, une grande partie des articles s’opposant à Obama (pas les plus beaux à lire, je l’accorde) joue sur la peur de l’islamisation de la société américaine si Obama était élu, c’est à prendre en compte, même si ce n’est pas mon opinion, Pourquoi cette photo avec son turban aurait-elle fait tant de bruit sinon ?


                    • Psykotik Psykotik 26 février 2008 17:11

                      Je ne méprise personne, je suis par contre extrêmement déçu de l’incapacité pour tant d’intervenants de poser une réflexion, de comprendre ce qu’est un argument. Malgré que la forme de la discussion soit écrite, il est impossible que ceux qui justifie la défaite programmée (mouarf !) d’Obama en raison de son nom "Hussein" aient pris de la distance. Ils recopient bêtement ce qu’ils ont entendu, aucun filtre personnel n’entrant en action.

                      Qu’on me comprenne bien : je ne nie pas que ce nom ne puisse pas entrer en compte dans l’élection, c’est le raccourci "peur de l’islam -> obama hussein -> défaite programmée" qui est sidérante. A croire que, une fois la décision prise qu’obama allait perdre, qu’obama est un sale gauchiste, un sale négro ou que sais-je, la moindre information (aussi triviale soit-elle) est utilisée comme exemple définitif qu’on avait raison de penser ce qu’on pense.

                      Etre citoyen (d’Agoravox ? On est citoyen à Agoravox) ne signifie pas qu’on puisse s’exprimer sur tout, tout le temps. C’est une dérive contemporaine que de croire que tous les avis se valent, que tout le monde a quelque chose à dire. Sur une quantité invraissemblable de sujets, je passe mon temps à lire, à écouter, sans rien d’intelligent à dire. Je ne m’exprime donc pas. Par contre, lorsqu’il s’agit de politique, tout le monde se croit expert, se plait à penser qu’il est enseignant et non étudiant. Un manque d’humilité certain.

                      Après bien sûr, tout dépend du niveau de débat recherché. Si agoravox se voit comme un site de "café du commerce", les interventions sont très appropriées. Ce n’est pas ainsi que je conçois personnellement agoravox, mais je crois que c’est peine perdue.


                    • freedom2000 freedom2000 26 février 2008 18:14

                      Je me dois de répondre à ce pompeux auteur

                      Je ne méprise personne, je suis par contre extrêmement déçu de l’incapacité pour tant d’intervenants de poser une réflexion, de comprendre ce qu’est un argument. Malgré que la forme de la discussion soit écrite, il est impossible que ceux qui justifie la défaite programmée (mouarf !) d’Obama en raison de son nom "Hussein" aient pris de la distance. Ils recopient bêtement ce qu’ils ont entendu, aucun filtre personnel n’entrant en action.

                      N’est ce pas votre cas ?


                    • arretsurlesmots arretsurlesmots 26 février 2008 18:16

                      Je ne pense pas que ce soit perdu d’avance, mais c’est vrai que ce ne sera pas gagné. Je pense quand même qu’il peut emporté la candidature démocrate, après c’est un autre combat qui débute.

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