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Obamarketing

Financement 2.0, militantisme open source, chaos publicitaire contrôlé... La campagne électorale de Barack Obama a révolutionné marketing politique et cybermarketing.

Black cash

Le succès politique de Barack Obama est d’abord et surtout celui de l’argent et de la technologie. À l’hiver 2008, c’est-à-dire au plus fort de la concurrence intra-démocrate l’opposant à Hilary Clinton, le sénateur de l’Illinois était déjà fort d’une cassette électorale de 100 millions de dollars... Au point de rembourser une grosse partie des dettes de campagne de sa rivale qui devint comme par magie sa plus fervente alliée de poids. Money, don’t get away  ! Comment en est-il arrivé là ?

L’obamachine a remarquablement su profiter de trois facteurs majeurs :

  • des lois de financement des campagnes électorales élargissant le nombre et la variété des donateurs ;

  • l’émergence de la Californie technologique comme l’une des sources majeures de financement, de surcroît peu sujette au verrouillage relationnel du camp Clinton ;

  • l’intérêt croissant des capital-risqueurs techno pour ce candidat noir « sorti d’on ne sait trop d’où », incarnant un rêve américain transracial à l’image d’une Silicon Valley rayonnante et multiethnique, utilisant ardemment les technologies de l’information pour son usage personnel et professionnel et hautement capable de fournir ses lettres de noblesse à « la Matrice » dans un contexte électoral des plus intenses depuis l’ère Kennedy.

Lors des présidentielles 2004, les milieux techno commençaient à ressentir les premières vibrations du Web 2.0 faisant la part belle aux blogs, aux réseaux sociaux, aux wikis et aux médias citoyens. Parallèlement, le beau monde de la Silicon Valley éprouvait une féroce détestation de George Bush Jr et s’enticha plutôt pour John Kerry qui reçut plusieurs millions en chèques signés par des investisseurs, des dirigeants et des salariés de la vallée high-tech.

Capital-risqueurs de silicium traumatisés par la seconde victoire de « W », Nadine North et Mark Gorenberg s’attribuèrent une mission quasi-divine : contribuer cyber-activement à une reconquête démocrate de la Chambre des représentants. Dès lors, bénéficiant de l’appui de Nancy Pelosi qui flaira vite le bon plan, ils développèrent Win Back the House, plate-forme en ligne directement inspirée de Salesforces.com, leader de l’informatique-service et de la gestion de relation clientèle (Software-as-a-Service et Customer Relationship Management). Objectifs : 1/ interconnecter en permanence candidats à la Chambre, petits ou grands donateurs, militants patentés ou volontaires ; 2/ laisser rouler la pierre pro-démocrate dans le Web 2.0. En 2006, le parti de l’âne investira le Congrès haut la main.

À cette époque, Barack Obama n’est qu’un jeune et unique sénateur noir de l’Illinois, aussi inexpérimenté qu’inconnu du public et des réseaux financiers et de facto gravement sous-estimé par la puissante machine Clinton. Cependant, son programme prévoit de désigner un Chief Technology Officer fédéral et de rendre plus transparentes les données gouvernementales sur les individus. Pour de nombreux technoïdes, ce détail faussement infime est un énorme rayon de lumière a fortiori dans un Etat cyberprétorien forgé par l’administration Bush depuis le 11-Septembre.

Aux yeux de North et Gorenberg, Chicago dissimule une start-up vierge à l’immense potentiel. Investi au cœur de l’Obamachine, le duo cyber-activiste rencontrera un autre capital-risqueur californien nommé Steve Spinner, véritable rat de réseau social, en quête perpétuelle de donateurs et de « contribuzzeurs » (= contribution + buzz) sur Myspace, LinkedIn, Facebook, Twitter et MyYahoo. Les relations publiques, le Web 2.0, le cybermaketing viral et la levée de fonds ont-ils encore quelques secrets pour ce trio de capital-risqueurs ? Consécutivement, MyBarackObama.com – MyBo pour les intimes - devint un hub 2.0 dans toute sa splendeur : étape par étape, son interface épurée propose e-mailing list, SMS mailing list, dons en ligne, blogs, agrégateurs RSS, partage de photos/vidéos, réseaux sociaux.

Peu à peu, les interfaces Windows/Mac/Linux de l’Obamachine en coulisses furent constamment approvisionnées en versions bêta ou finales de logiciels, de services en ligne, de widgets et de mash-up dédiés au suivi des donateurs/contribuzzeurs, à la collecte de fonds, à la gestion de bases de données, etc. Elaborées par des entreprises commerciales ou proposées gratuitement par des geeks pro-démocrates, maintes applications sont accessibles par téléphone mobile, par PDA et par ordinateur.

Résultat intermédiaire : en février 2008, la machine Clinton pourtant savamment huilée - fut ruinée et ne put concourir les onze primaires suivantes toutes remportées par Obama qui réunissait déjà plus de 55 millions de dollars apportés par 1,2 million de donateurs. Résultat final à l’automne 2008 : 650 millions de dollars engrangés auprès de 63 millions de donateurs issus de toutes les couches sociales contre seulement 350 millions pour la machine McCain plutôt orientée vers les revenus aisés et les grandes richesses. Dans les deux cas, on est loin des 27 millions de dollars amassés par Howard Dean en 2004. Par ailleurs, 91 % des dons obtenus par l’obamachine s’élevaient à moins de 200 dollars.

Par bien des aspects, le duel Clinton-Obama fut nettement plus âpre que le duel McCain-Obama.

Databuzz physique

MyBarackObama.com est aussi un moteur de stratégie électorale open source fournissant aux militants patentés ou volontaires l’accès à des bases de données accumulées depuis plusieurs campagnes électorales démocrates, constamment réactualisées lors de chaque porte-à-porte ou coup de fil à un électeur potentiel ou indécis. Ce dernier obtenait par courrier/e-mail/MyBo des informations détaillées sur le programme de Barack Obama, une comparaison point par point avec celui de John McCain et la localisation des bureaux de vote les plus proches.

Afin d’atteindre jusqu’aux poches rurales les plus reculées d’Amérique, l’obamachine offrit d’excellents manuels de 40-80 pages – gratuitement téléchargeables au format PDF – du militant volontaire. Comment attribuer des rôles précis à ses proches (trésorier, gestionnaire de bases de données, postmaster, VRP, graphiste, pancartiste, colleur d’affiches, etc.) en fonction de leurs compétences ou aptitudes respectives ? Comment répondre clairement à diverses interrogations de l’électeur indécis : race, enjeux fiscaux, couverture médicale, récession économique, terrorisme, guerre en Irak/Afghanistan, libertés électroniques, etc. ? Comment transmettre le rêve américain « barackobamisé » sans pour autant être soi-même un orateur talentueux ? Comment contacter les militants pro-démocrates 2.0 des quartiers/districts voisins afin de former des groupes – de 40 à 300 – partageant les informations et les tâches, affinant leurs modes opératoires et même évitant le surmenage ?

Grâce à ce cybermarketing 2.0 centré électeur, les données – et les rumeurs négatives au sujet du candidat démocrate ! – obtenues sur le terrain par ces groupes de militants sont quotidiennement retournées à MyBo qui, consécutivement, adapte et raffine d’autant son mailing et ses tactiques de campagne selon chaque localité. Efficace. Équipements informatiques et télécoms, mobilier, locations-gérances immobilières, café, boissons, biscuits : les quartiers généraux et les offices de campagne de l’obamachine ont carrément bénéficié de massifs apports volontaires en biens et en industrie.

Voilà comment un média participatif ultime permit de recruter, de fédérer, de coordonner et d’appuyer plus de 3 millions de militants sur l’immense territoire américain... Et, last but not least, de générer cette fameuse Obamania qui eut un incroyable impact médiamétrique et buzzimétrique, tuant dans l’œuf toute McCainmania et étouffant rapidement la Palinmania.

L’appareil républicain ne cacha guère son admiration pour l’imparable organisation électorale de son adversaire, de loin plus percutante et plus régulière que les heures de publicité télévisée achetées par le Parti démocrate. En comparaison, les matraquants robocalls du Parti républicain firent effectivement pâle figure. Téléphoniquement matraqués, de nombreux électeurs indécis protestèrent auprès des offices ou des VRP républicains : « si vous m’appelez encore, je voterai démocrate ! »

Du marketing politique à la gouvernance réelle

La marche triomphante de Barack Obama vers la Maison-Blanche doit moins aux technologies intrinsèques qu’à la convergence de cybernautes, d’abord au sein de l’obamachine, avec une masse croissante d’homo digitalus ensuite. Tout porte à penser que the Black President usera massivement des médias 2.0 durant son mandat : bases de données googléennes et transparentes sur les dépenses fédérales, postage en ligne des projets de loi non urgents, blog et chat de la Maison-Blanche. Telles sont trois propositions qui séduisirent Silicon Valley et cybercitoyens.

D’ores et déjà, de nombreux députés démocrates recourent massivement aux e-mails et aux pétitions en ligne pour faire pression sur leurs colistiers et/ou sur leurs opposants républicains. Avec une obamachine prouvant amplement qu’une force politique peut surgir de la toile, assistera-t-on également au sacre de quelque cyberdémocratie participative ou d’une gouvernance en ligne ?

D’une certaine façon, le sénateur de l’Illinois est le vrai premier homme politique de la Matrice. En effet, il ne voulait pas simplement utiliser les technologies de l’information à l’image de Howard Dean auparavant, il tenait à exploiter pleinement leurs effets de levier à des fins pécuniaires et mercatiques... Et enfoncer Karl Rove dans les cordes. Terreur de l’appareil démocrate depuis la seconde élection de W, ce redoutable stratège de campagne du Parti républicain n’a cessé de paniquer à mesure que l’échéance fatidique du 4 novembre approchait.

Symptôme flagrant : le choix de Sarah Palin comme candidate à la vice-présidente afin de contrer l’incontournable Obamania. S’embourbant dans sa profonde inculture en politique étrangère et dans ses convictions ultra-conservatrices avant d’être décrédibilisée par la crise économique, la très convivale et ravissante gouverneure de l’Alaska épouvanta littéralement les électeurs républicains modérés et les conseillers d’un John McCain, plus centriste que son appareil politique porteur malgré les apparences. François Mitterrand avait affirmé : « une élection, c’est d’abord la rencontre d’un homme et de circonstances ».

Durant ces présidentielles américaines 2008, n’a-t-on pas eu affaire à deux candidats : l’un affrontant son rival, l’autre combattant l’Histoire ?


En savoir plus :

  1. Presse Meldungen  : Internet Marketing - The Amazing Barack Obama

  2. Norman J. Ornstein, American Enterprise Institute  : Obama’s Fundraising Success May Herald a Whole New Model

  3. Resource Nation : How Obama Raised 87 % of his Funds through Social Networking

  4. Wired  : Obama, Propelled by the Net, Wins Democratic Nomination

  5. Wired  : Obama’s Secret Weapons : Internet, Databases and Psychology

  6. Grokdotcom  : Obama : The Online Persuasion Architect in Action

  7. Webprofits  : 6 Lessons We Can Learn From Barack Obama’s Online Marketing Strategy

  8. Time  : Obama’s Viral Marketing Campaign

  9. Xplane  : How Obama Reinvented Campaign Finance (PDF)

  10. The Atlantic : The Amazing Money Machine




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93 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 novembre 2008 11:22

    Salut Charles

    C’était amusant, ces dernières images des militants du Cain qui téléphonaient avec des vieux postes datant des années Reagan

    Obama et l’Histoire dis-tu, en effet, il y a un côté Moïse chez ce gars et son livre préféré est la Bible.


    • spartacus1 spartacus1 5 novembre 2008 12:22

      ...des vieux postes datant ...

      Les USA, en dehors de certains quartiers citadins et laboratoires est bien équipée de façon bien moins moderne que ce que l’européen moyen croit.

      Il m’est arrivé assez souvent de faire mes courses, dans la campagne US, dans un magasin qui aurait très bien pu faire partie du décor d’un western relatant les aventures des cow-boys des années 1870.


    • morice morice 5 novembre 2008 11:39

       Rove avait prédit l’élection au nombre près de représentants : il n’a pas perdu son pouvoir de nuisance et semble plutôt avec Bush avoir flingué dans le dos McCain...


      • Hieronymus Hieronymus 5 novembre 2008 12:22

        @ Morice
        Rove aurait predit au nombre pres de representants la victoire d’Obama ?
        d’abord a l’heure qu’il est le Missouri et la Caroline du Nord sont encore incertains ..
        je ne vois donc pas quel est le chiffre exact des grands electeurs ..
        quelles sources avez vous ? on peut savoir ?


      • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 13:29

        morice se rattrape aux branches.
         smiley  :- ))  smiley


      • Internaute Internaute 5 novembre 2008 11:43

        Mc Caïn a décidé dés le début de ne pas récolter l’argent du public et de limiter les frais de sa campagne aux financements prévus par la loi. C’est tout à son honneur. Les républicains sont suffisamment riches pour lui apporter aussi 600 millions de dollars s’il les avait demandé. Faire la comparaison des deux campagnes uniquement en termes financiers sans parler du choix moral n’est pas juste.


        • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 12:58

          Wikipedia :
          Sur le financement des campagnes électorales, Barack Obama se déclare partisan d’un système de financement public et a indiqué, avant même sa déclaration de candidature, qu’il financerait ainsi sa campagne présidentielle si son rival républicain faisait de même. Cependant, en juin 2008, il est le premier des candidats à renoncer à ce type de financement lui permettant alors de continuer à collecter sans limitation des fonds privés[61]. Il est alors le premier candidat à se passer de ces fonds fédéraux depuis l’adoption par le Congrès des lois sur le financement des campagnes électorales, élaborées après le scandale du Watergate.

          http://philippe-boulet-gercour...

          @ G. Cake :

          Eh oui, Obama qui a refusé de présenter ses papiers, avant l’élection , ne peut pas être président des USA puisqu’on n’a même pas la preuve de sa citoyenneté américaine. Mieux, il s’est rendu coupable au regard de la loi américaine de tout ce dont P. Berg l’accuse.
          La constitution américaine est morte, vive le roitelet (du monde) !

          Chapeau Wall Street.


        • Gilles Gilles 5 novembre 2008 15:08

          Reste que ce menteur officiellement couronné "Roi du monde"

          Tient ça me rappelle quelqu’un...de plus proche, géographiquement parlant !

          Ensuite, tu me diras si tu connais un politicien de haut vol élu qui ne soit pas un fieffé menteur ! Bon courage.....

          Au moins Obama est plus malin et plus ouvert, c’est déjà ça de pris !


        • Gilles Gilles 5 novembre 2008 15:10

          Cascabel

          "puisqu’on n’a même pas la preuve de sa citoyenneté américaine
          ."

          Connerie, Obama est américain, sa mère l’étant et il a 46 ans.(largement le temps de se faire naturaliser). en plus il est devenu sénateur, et il faut être américain pour ça

          Non, pour être président il faut être non pas américain mais aussi être né aux USA ; C’est là qu’est le point litigieux, certains, ceux qui veulent à tout prix le discréditer, avancent qu’il est né au Kenya et non aux USA

          A suivre...mais ne te fais pas trop d’illusions


        • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 15:20

          Un naturalisé ne peut pas être président des USA. Je vous invite à lire mon article.
          Demain soir j’y apporterais des précisions car les liens sur lesquels je m’appuis ont été sabordés peu de temps après la mise en ligne.
          Le fait est qu’ Obama s’est mis en tort par rapport à la loi américaine et si il n’avait rien à cacher il aurait tout simplement porté opposition aux grâves accusations dont il est l’objet. Beaucoup d’ Américains ne comprennent pas l’attitude d’ Obama.


        • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 15:22

          Pour être naturalisé il faut être "natural born citizen". Tout repose là dessus.


        • Nobody knows me Nobody knows me 5 novembre 2008 16:12

          Non, pour être président il faut être non pas américain mais aussi être né aux USA ; C’est là qu’est le point litigieux, certains, ceux qui veulent à tout prix le discréditer, avancent qu’il est né au Kenya et non aux USA
          Faut pas charrier. Mc Cain est né dans une base américaine dans la zone dans le Panama. Il est où le sol américain là, faudrait m’expliquer ? Tout ça c’est des conneries de nationaliste, aigri par l’élection d’un nouveau menteur qui ne leur convient pas à la tête des USA. Hasard, comme c’est un menteur de couleur, ça dérange. Peut-être va-t-on voir certains critiquer désormais "primairement" les USA alors qu’ils les défendaient bec et ongles auparavant.
          Ca me stupéfait de voir les griefs sur ce thème d’ailleurs car les USA sont les premiers à aller vers l’extérieur. Quelle hypocrisie de croire qu’il n’y a pas de "porosité" dans les populations avec une telle omniprésence dans le monde.

          Idem pour ceux qui croient en des politiciens de bonne foi et sans malice. On croit rêver.
          Evidemment, la pure logique implique que les USA ne partiront pas d’Irak au lendemain de l’investiture...
          Evidemment, la pure logique implique que les USA ne partiront pas d’Afghanistan au lendemain de l’investiture...
          Je suis même franchement sceptique à l’idée qu’Obama remette sur pied un système économique, d’éducation et de santé ainsi que tous les besoins "internes" des USA, abordés durant la campagne.

          Quant à la révolution à propos l’argent et des moyens techniques... Je ne vois pas trop l’évolution Charles. Juste des records battus. smiley

          Bonne journée


        • Nobody knows me Nobody knows me 5 novembre 2008 16:15

          Beaucoup d’ Américains ne comprennent pas l’attitude d’ Obama.

          Moi je comprends tout à fait, il n’aime pas qu’on lui mette le nez dans sa merde...
           smiley


        • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 16:42

          "Pour être naturalisé il faut être "natural born citizen". Tout repose là dessus."
          Ayayaïe !
          Excusez la fatigue, je viens d’écrire n’importe quoi.

          Voila ce que voulais dire :

          Pour être président US il faut être "natural born citizen".


          "Natural born citizen", ça n’a pas grand chose à voir avec le droit du sol. Je vous invite encore une fois à lire mon billet. Pas la peine de débattre de cela ici, ce n’est pas le sujet de l’article ci-présent.

          Et puis bravo de soutenir le mensonge et la fourberie du moment qu’elles se trouvent dans votre sens politique. Cela enlève toute force à tout ce que vous pouvez défendre par la suite. Se moquer par exemple de Sarko pour ensuite trouver très bien ses méthodes n’est pas convaincant du tout.


        • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 16:47

          "comme c’est un menteur de couleur, ça dérange"

          Et il est de quelle couleur Bush ? Noir ? Jaune ? Bleu ? Vert ? Aidez-moi !
          Ca devient grotesque.


        • Nobody knows me Nobody knows me 5 novembre 2008 17:18

          En effet, concernant la nationalité, cette situation est vraiment bizarre, je suis allé lire votre article, Cascabel. Mais faudra m’expliquer en quoi McCain serait plus "natural born citizen" en étant né à Panama.
          Cette loi me semble d’ailleurs certes logique mais un peu "obsolète" vu l’omniprésence des USA partout dans le monde sous forme de bases militaires. Celles-ci ne sont pas pour autant des territoires américains si ?
          M’est avis qu’on ne saura, là non plus, jamais la vérité.

          Mais concernant les mensonges et les promesses non tenues, j’en ai vu des moins regardant envers les menteurs, certains étant les mêmes qui dénoncent Obama.

          Je propose donc que le président Bush reste 4 ans de plus à la Maison Blanche afin de trouver 2 candidats "natural born citizen" sur les qqs 280 millions d’américains... Qui est près à tenter le coup ?
           smiley

          Bien à vous.


        • Zalka Zalka 5 novembre 2008 20:10

          Cascabel : la plainte déposée a été rejetée pour manque de preuve.
          Contrairement à ce que vous annonciez, ce n’a jamais été à l’accusé de faire la preuve de son innocence. Vous confondez la législation américaine et la législation antiterroriste sud africaine au temps de l’apartheid.

          J’ajoute que Mc Cain est sans aucun doute plus honorable que les ridicules qui ont porté plainte. Il ne considère pas de bon aloi ces attaques minables et basses.


        • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 20:35

          @ Zalka

          Vous voyez, quand vous voulez vous pouvez apporter la contradiction.
          En ce qui concerne la loi américaine, les liens de mon article ont été sabordés. J’expliquerais donc demain, sur mon fil, comment Obama s’est mis en tort par rapport à la loi US. Là j’ai du pain sur la planche.




        • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 22:00

          @ Nobody

          Si cela peut répondre à votre question je reproduit ici une de mes interventions :

          Article II section 1 de la constitution américaine :
          "No person exept a natural born citizen shall be eligible to the Office of president"
          Personne d’autre qu’un "natural born citizen" ne doit prétendre à la fonction présidentielle.

          La coutume aux USA a voulu que jamais un président Américain ne soit né à l’ étranger, ni même un candidat. Ainsi A. Schwarznegger ne s’est pas présenté comme candidat car né à l’ étranger, en Allemagne.

          La question est de savoir ce qu’est réellement un natural born citizen.
          Voici la définition donnée par le ""First Congress March 26 1790 " :

          "The children of citizens of the United States that may be born beyond sea, or outside the limits of the United States, shall be considered as natural-born citizens of the United States."
          Les enfants de citoyens des USA naissant oûtre-mer, ou en dehors des limites des USA, seront considérés comme "natural born citizen" des USA.

          Autrement dit, dans le cas de Mc Cain le problème est réglé, ses deux parents sont américains et il n’est pas concerné par cet autre article :
          24 decembre 1952 / 13 novembre1986
          "If only one parent was a U.S. citizen at the time of your birth, that parent must have resided in the United States for at least ten years, at least five of which had to be after the age of 16."
          Si seulement un des parents est citoyen américain au moment de votre naissance, ce parent doit avoir résidé aux USA aux moins dix ans, dont cinq au moins après l’age de 16 ans
          http://immigration.findlaw.com...

          Or ce dernier article concerne Obama puisque sa mère l’a eu à 18 ans. 16 + 5 = 21, donc elle était trop jeune pour donner naissance à un "natural born citizen", au cas où elle fût en dehors du territoire US.

          Il reste ensuite à connaître la nationalité d’ Obama quand il vivait avec son père adoptif en Indonésie.

          Ce qu’il faut comprendre de la loi US, c’est qu’elle distingue le citoyen naturalisé, du "natural born citizen" le citoyen" de souche". Seul ce dernier, peut aspirer à devenir président des US.


        • ZEN ZEN 5 novembre 2008 12:18

          Cette e-campagne ne suscite pas mon enthousiasme

          Politique -business !


          • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 12:25

             Business as usual.


          • Antoine Diederick 5 novembre 2008 12:28

            moi non plus, une de mes connaissance revient des States, cette personne trouvait que les EU, n’évoluaient pas fort, que depuis 15 ans, un certain statisme s’était installée dans la société us et que le pays avait fort perdu de son dynamisme....

            Cela sent la pente savonneuse façon toboggan. smiley


          • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 13:10

            A titre perso, cette élection me réjouit car j’avais parié sur Obama avant même les élections du parti démocrate. Cela me permet de sabrer le champagne. 
            Je sais, je suis cynique. Mais quand on a les bonnes cartes en main, autant en profiter.


          • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 13:18

            Je corrige :
            Quand on a les bonnes cartes en main, autant se faire plaisir.
            Cynique, mais pas vendu. Nuance de taille.
             smiley


          • ZEN ZEN 5 novembre 2008 13:45

            Pardon de plomber le fête
            Mais je n’aime pas les grand-messes
            Wait and see , comme dit l’autre...On en reparlera en avril 2009


          • appoline appoline 5 novembre 2008 14:17

            Il semble plus juste de lui laisser faire ses preuves, non ? Le climat ne joue pas en sa faveur et sa tache ne sera pas facile. La critique est aisée mais Mc Cain ferait-il mieux, j’en doute. S’il n’y a pas de balle perdue, je pense qu’Obama donnera au moins un peu d’espoir à un peuple qui est saigné depuis pas mal de décennies par sangsues resptiliennes.


          • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 14:22

            @ appoline

            Ne vous faites pas de souci pour Mc Cain ou Obama. Ce sont des visages, rien d’autre.


          • jamesdu75 jamesdu75 5 novembre 2008 12:34

            Comme d’hab bon article, bien documenté.

            Par contre y’a un milieu ou il viens d’être le premier. C’est les jeux vidéo, sur certains jeux online notamment les jeux de EA vous pouvez le voir invitant les americains a voter.


            • Baltar 5 novembre 2008 14:20

              Déjà mis en oeuvre par Ségo puis Sarko sur une plus large échelle dans le jeu Second Life.

              http://www.rfi.fr/actufr/articles/087/article_50003.asp


            • Act 5 novembre 2008 12:46

              Phénoménale révolution Top down ! Et si maintenant qu’on a vu comment ça marche et son succès, on passait à la révolution Bottom-up ? Ce serait la concrétisation de la démocratie participative. Et pour ça les réseaux existent déjà.


              • Bois-Guisbert 5 novembre 2008 12:54


                Voilà comment un média participatif ultime permit de recruter, de fédérer, de coordonner et d’appuyer plus de 3 millions de militants sur l’immense territoire américain...

                Mais que va-t-il se passer quand ils s’apercevront, avec un retour sur investissement égal à zéro, qu’on s’est foutu d’eux, en les manipulant ? 

                L’arme est vraiment à double tranchant.


                • Gilles Gilles 5 novembre 2008 15:15

                  Bois Guibert

                  "Mais que va-t-il se passer quand ils s’apercevront, avec un retour sur investissement égal à zéro, qu’on s’est foutu d’eux, en les manipulant  ?"

                  Etonnant tous les lieux communs qu’explorent les Cakes, Bois Guibert et autres.............

                  Allez, je cite un grand penseur version 2007 qui avait pourtant prévenu :

                  C’est toujours comme ça, une campagne : on promet pour être élu, et après on déçoit.

                  Plus on est naïf et niais, plus vite on est déçu


                • Bois-Guisbert 5 novembre 2008 17:01
                  Comme de bien entendu, Gilles est beaucoup trop limité pour comprendre le danger que représentent deux millions de mécontents se déchaînant sur  « un média participatif ultime (qui a permis) de recruter, de fédérer, de coordonner et d’appuyer plus de 3 millions de militants sur l’immense territoire américain… »
                   
                  Ce serait drôlement sa fête, et les « De la part d’un nègre, ça ne surprend pas » - qui vont de toute manière tomber comme à Gravelotte -, feraient d’autant plus mal que venant d’anciens partisans, en proie à un véritable « chagrin d’amour », au degré d’idolâtrie qu’ont atteint ses fans et ses groupies.

                • Charles Bwele Charles Bwele 5 novembre 2008 13:21

                  @ George Cake
                  @ Bois-Guibert
                  @ Hieronymus

                  Nous avons quatre (voire huit) ans devant nous pour jauger sur pièce l’administration Obama. Ici, je préfère focaliser sur une stratégie de campagne formidablement novatrice et qui fera certainement diverses émules.

                  Toutes mes amitiés à tous  smiley


                  • michel michel 5 novembre 2008 13:44

                     Cela permettra peut etre à nos politiques de porter plus d’interet à ces outils.... 


                  • morice morice 5 novembre 2008 13:22


                    Eh oui, Obama qui a refusé de présenter ses papiers, avant l’élection , ne peut pas être président des USA puisqu’on n’a même pas la preuve de sa citoyenneté américaine.


                    vieux plan plan conspirationiste entrentenu par des sites spécialisés qu’affectionne tant notre rédacteur. Sur les mêmes sites, toute la panoplie négationniste. A fuir.

                    Un juge a rejeté la demande d’un avocat sur le sujet : ce même avocar accusé d’avoir grugé ses propres clients : les références de Cascabel ne sont pas fiables mais de l’ordre du ragot de campagne. Il ne va quand même pas nous le ressortir pendant 4 ans là ?


                    • morice morice 5 novembre 2008 13:23

                      Charles, vous êtes à 100% de satisfaction : bravo, c’est que vous tapez dans le mille.


                    • Cascabel Cascabel 5 novembre 2008 13:39

                      Alors morice, et vos prédictions, elles, elles sont fiables ?

                      Vous vous souvenez de cette victoire de Mc Cain que vous criiez à tue tête absolument partout ? Et bien je vous avais lancé un défi... rien que pour le plaisir de vous rabattre le caquet.

                       smiley



                    • Calito 5 novembre 2008 13:57

                      Il a même pondu 9 articles !!! Pour expliquer que obama serait battu.
                      Et AV a refusé tout les articles !!!

                       smiley

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