J’avoue que j’y ai cru. J’ai cru à un sursaut d’humanité de la part du Premier ministre grec, George Papandréou, lorsqu’il tapait du poing sur la table, affirmant que c’était « au peuple grec de décider » de son avenir. Une vague d’espoir a envahi les réseaux sociaux et la rue grecque, mais elle fût bien vite tempérée par les positions tenues par les politiques et les media.
Concernant les deux partis de « gouvernement »
L’opposition menée par les socialistes F. Hollande et M. Aubry, dit « comprendre » la décision de mettre en place un referendum mais décrivent surtout un “défaut de gouvernance” de l’Europe. Auront-ils autant de compassion s’ils atteignent le pouvoir ? Leur position semble inconfortable selon Europe 1.
Dans les médias
Au niveau économique
Les grecs peuvent-ils soutenir des décisions émanant d’une institution infiltrée par tant d’hommes d’influences de lobbyistes plus ou moins officiels, où Mario Draghi, président de la BCE, a une bonne place. Ce dernier, que l’on surnomme déjà « Super Mario » est ancien vice-président de Goldman Sachs, banque qui a aidé la Grèce à falsifier ses comptes pour entrer dans l’UE. Le serpent se mord la queue…
Alors que les bourses ont fortement chutées à l’annonce de la tenue du referendum, elle se sont brusquement ressaisies à l’annonce d’une première hypothèse de reformulation de la question (ainsi qu’une baisse des taux par la BCE, décision de M. Draghi), et enfin de l’abandon pur et simple de la consultation des grecs.
Un dénouement inattendu
La coupe semble pleine, et Papandréou, au travers de son referendum, voulait éviter qu’elle ne déborde davantage, afin que le pays ne sombre pas dans la révolte. C’est, je crois, ce qui attend la Grèce ces prochaines semaines ou mois. Ceci expliquerait pourquoi le Premier Ministre a changé tout son état major (armée de l’air, de terre, de la marine…) au profit d’hommes de confiance. Se prépare-t-il à une guerre civile ou un coup d’Etat militaire ? C’est en tout cas ce que certains (et là) se demandent.
La situation en Grèce reste donc plus qu’explosive à l’échelle sociale. Car l’application du plan d’aide, simple acharnement thérapeutique face à une situation désespérée, ne va qu’entrainer davantage de mécontentement à l’intérieur du pays. Les grecs n’ont je crois, pas aimé la « balade démocratique » dans laquelle ils ont été menées par les oligarchies politiques.
En tant que membre du mouvement du 15M, je ne peux qu’encourager les grecs à se lever pour défendre leur souveraineté et leurs droits. Et j’ose espérer que si soulèvement il y a, il saura se propager en Europe.
Jonathan M.

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