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Accueil du site > Actualités > International > OPA sur la Ligue arabe et bradage de la cause palestinienne : La nuisance (...)

OPA sur la Ligue arabe et bradage de la cause palestinienne : La nuisance du Qatar

« Etendez vos pieds selon la longueur du tapis ».

 Proverbe arabe

On pensait avoir tout dit de la nuisance du Qatar. Il n'en est rien. Nous découvrons chaque jour l'étendue de sa capacité de malfaisance proportionnelle à une rente imméritée et inversement proportionnelle à l'intelligence. Ceci, du fait d'un machiavélisme qui fait que sa diplomatie est celle du chéquier à laquelle personne, apparemment, ne résiste. Souvenons-nous, à titre d'exemple, des enveloppes de 10.000 dollars remises par l'ambassadeur du Qatar en France à chacun de ses invités lors d'une réception.. Justement, cette diplomatie du chéquier fait des ravages. On se souvient aussi de la réconciliation spectaculaire entre le Hamas et le Fatah à Doha. Il n'est pas étonnant dans cet ordre d'idées au nom d'une impunité des grands, que le Qatar se croit tout permis.

Nous allons, dans cette contribution, traiter de deux chancres dans le corps arabe. L'affaire syrienne et le douloureux problème palestinien. Plusieurs écrivains se sont penchés justement sur cette mécanique du diable et apportent un éclairage. Dans une contribution remarquable, Majed Nehmé a interviewé Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget. Ces deux journalistes ont enquêté sur ce minuscule État tribal, obscurantiste et richissime, qui, à coup de millions de dollars et de fausses promesses de démocratie, veut jouer dans la cour des grands en imposant partout dans le monde sa lecture intégriste du Coran.

Ecoutons-les : " (...) L'on y a l'impression de séjourner dans un pays virtuel,(...) convaincus qu'il y avait une stratégie de la part du Qatar enfin de maîtriser l'Islam, aussi bien en France, que dans tout le Moyen-Orient et en Afrique. D'imposer sa lecture du Coran qui est le wahhabisme, donc d'essence salafiste, une interprétation intégriste des écrits du Prophète. (...) Le paradoxe du Qatar, qui prêche la démocratie sans en appliquer une seule once pour son propre compte, nous a crevé les yeux. (...) Il existe une folie des grandeurs. L'autre vérité est qu'il faut, par peur de son puissant voisin et ennemi saoudien, que la grenouille se gonfle. Enfin, il y a la religion. Un profond rêve messianique pousse Doha vers la conquête des âmes et des territoires. (...) " (1)

Allant plus loin dans la description du machiavélisme, les deux auteurs attribuent l'impunité du Qatar au parapluie américain. " Certains avançant que le souverain est un roi malade, poussent la montée vers le trône, son fils désigné comme héritier, le prince Tamim. (...) La présence de l'immense base Al-Udaï est, dans l'immédiat, une assurance-vie pour Doha. L'Amérique a ici un lieu idéal pour surveiller, protéger ou attaquer à son gré dans la région. Protéger l'Arabie Saoudite et Israël, attaquer l'Iran. (...) Il faut que le public sache enfin que le Qatar est le champion du monde du double standard : celui du mensonge et de la dissimulation comme philosophie politique. Par exemple, des avions partent de Doha pour bombarder les taliban en Afghanistan alors que ces mêmes guerriers religieux ont un bureau de coordination installé à Doha, à quelques kilomètres de la base d'où décollent les chasseurs partis pour les tuer ". (1)

La démission probable de Lakhdar Brahimi

" Regardons ce qui se passe dans ce coin de désert. Les libertés y sont absentes, on y pratique les châtiments corporels, la lettre de cachet, c'est-à-dire l'incarcération sans motif, est une pratique courante. (...) La " justice ", à Doha, est directement rendue au palais de l'émir, par l'intermédiaire de juges qui, le plus souvent sont des magistrats mercenaires venus du Soudan. Au regard des " printemps arabes ", où le Qatar joue un rôle essentiel, il faut observer deux phases. Dans un premier temps, Doha hurle avec les peuples justement révoltés. On parle alors de " démocratie et de liberté ". Les dictateurs mis à terre, le relais est pris par les Frères musulmans qui sont les vrais alliés de Doha ". (1)

" En Libye, poursuivent les auteurs, nous le montrons dans notre livre, l'objectif était à la fois de restaurer le royaume islamiste d'Idriss tout en essayant de prendre le contrôle de 165 milliards. (...) Au Sahel, les missionnaires qataris sont en place depuis cinq ans. Réseaux de mosquées, application habile de la zaqat, la charité selon l'Islam, le Qatar s'est taillé, du Niger au Sénégal, un territoire d'obligés suspendus aux mamelles dorées de Doha. (...) La Syrie n'est qu'une extension du domaine de la lutte avec, en plus, une surenchère : se montrer à la hauteur de la concurrence de l'ennemi saoudien dans son aide au djihad ". (1)

Justement, s'agissant de la politique syrienne, on apprend que Lakhdar Brahimi est tenté de démissionner du fait d'une situation intenable mise en place par le Qatar selon Richard Gowan, de l'Université de New York. Le médiateur, ajoute M.Gowan, a été "pris au piège, entre un régime syrien qui l'a traité avec mépris et des gouvernements arabes sunnites qui ne veulent pas de compromis avec (le président syrien) Bachar al-Assad". Certains diplomates évoquent la possibilité que M.Brahimi garde un rôle de conseiller auprès de M.Ban sur la Syrie ou le Proche-Orient, avec l'idée qu'il puisse entrer de nouveau en scène au cas où le régime syrien s'écroule et que l'ONU doive organiser une opération internationale d'aide à la population syrienne. (2)

Pour rappel, l'accord de Genève adopté par le groupe d'action le 30 juin 2012 parlait d'une transition en Syrie. Washington estime qu'il ouvre la voie à l'ère "post-Assad", tandis que Moscou et Pékin affirment qu'il revient aux Syriens de déterminer leur avenir. Les deux parties en conflit continuent, en effet, de camper sur leurs positions et refusent de faire les concessions nécessaires à l'amorce d'un dialogue. Le pouvoir syrien reproche à Lakhdar Brahimi, d'aller en fait vers une partition, une " yougoslavisation " de la Syrie comme ce que Peter Fitzgerald avait avancé pour le démantèlement de la Yougoslavie. Nous aurons, dans un premier temps, la réduction des pouvoirs de l'Etat central comme ce fut le cas de la Yougoslavie avec les " Accords de Dayton " qui ont mis fin à la Yougoslavie du maréchal Tito, l'un des piliers des non-alignés avec Nehru, Chou En-Lai et Nasser. Comme conséquence, nous aurons aussi un démantèlement des institutions militaires, ce qui permettra par analogie avec le TPIY, un tribunal pénal international pour la Syrie : le TPIS...

Rejeté par la Syrie, diabolisé par le Qatar, Lakhdar Brahimi est tenté de démissionner :
" Lakhdar Brahimi, écrit Hassan Moali, a compris qu'il est pratiquement le seul à croire à la solution politique conformément aux accords de Genève. Sa démission relève alors de la dignité d'un homme qui ne veut pas cautionner la "qatarisation" de la Ligue arabe, avec la complicité de son secrétaire général qui s'apprête lui aussi à "vendre" son poste, histoire de déplacer pour de vrai le centre de gravité du Monde arabe du Caire à Doha ". (3)

La mise aux enchères de la Ligue arabe moribonde

 Il est connu en effet, que la tentation d'empire avec un sabre nain fait partie du délire du Qatar. Pour cela, sa diplomatie du chéquier fait merveille. Fahim Amraoui explique comment le Qatar a, comme objectif, une OPA sur la Ligue arabe qui lui permettra de mettre en place par procuration la paix israélienne. Nous lisons : " Selon un ancien diplomate algérien au Moyen-Orient, le Qatar exploite le contexte de crise politique, mais surtout économique dans laquelle s'enlise l'Egypte pour lui arracher le poste de secrétaire général de la Ligue arabe. Les tractations ont commencé depuis quelques mois. Et l'émir du Qatar a officiellement demandé, lors de ce 24e Sommet, qui s'est tenu à Doha, au président égyptien Mohamed Morsi de ne plus présenter de candidat à ce poste et de faire en sorte que la présidence de la Ligue arabe échoit au Qatar". Le président Morsi, en difficulté sur le plan interne en raison de la crise économique, a besoin de financements extérieurs. (..) Le Qatar aurait même proposé un chèque "de près de 7,2 milliards de dollars en contrepartie de ce poste qui est toujours revenu à l'Egypte". (...) " (4)

" Bien que Lakhdar Brahimi bénéficie, écrit Hassan Moali, toujours de la confiance de Ban Ki-moon et des Etats-Unis ainsi que du soutien de la Russie, le Qatar ne renonce pas à ses manoeuvres pour avoir sa peau "coûte que coûte". Et pour cause, Doha pousse à fond l'option de l'armement des rebelles, en compagnie de l'Arabie Saoudite, pour abattre le régime de Bachar Al Assad. Il fallait donc déblayer le terrain. Comment ? En mettant la tête de Brahimi à prix. D'où les spéculations et autres rumeurs récurrentes sur la prétendue démission du diplomate algérien, que Doha et son canal Al Jazeera se chargent de relayer. Mais, en fin diplomate rompu aux manoeuvres de coulisses, Brahimi reste incassable et tient tête aux coups fourrés venus de Doha. Pour l'instant. (...) Il a plusieurs fois remis les responsables de l'émirat à leur place en leur expliquant qu'il ne travaillait pas chez eux. (...) Sans doute que le prince Hamed Bin Jassem avait prévu de sortir son chéquier, croyant pouvoir acheter tout le monde. C'est sa "recette" miracle qui lui a permis de se mettre dans la poche tous les fonctionnaires de la Ligue arabe, y compris le secrétaire général, Nabil Al Arabi. (...) La démission de Nabil Al Arabi n'est qu'"une simple formalité"". (5)

Hassan Moali nous parle " d'empêcheurs de voler en rond " de grain de sable dans la mécanique qatarie : " (...) Mais une sorte "front de refus" empêche Doha de régner au sein de la Ligue arabe. Et l'Algérie, même si sa voix ne porte plus comme avant, tente, selon nos sources, de résister à la razzia qatarie en compagnie de l'Irak, la Mauritanie et parfois le Liban. (...) On se souvient du fameux "vous, les Algériens, votre tour viendra" qu'aurait lancé le ministre qatari des Affaires étrangères à son homologue Mourad Medelci, quand ce dernier s'était opposé à une résolution "hard" contre la Syrie. Comble du paradoxe, l'adjoint de Nabil Al Arabi, l'Algérien Ahmed Ben Hilli, s'avère plus Qatari que ses généreux sponsors. Il porte bien son nom... Voici un passage sulfureux du livre des deux journalistes du Figaro à propos de "notre compatriote" : "Ahmed Ben Hilli est prêt à défendre les positions du Qatar. A tel point que dans une réunion à huis clos, il a reçu une volée de bois vert de la part du représentant algérien qui lui a lancé à la figure : " Tu n'es pas Algérien ! Tu es un lâche !'" (...) L'argent est l'arme de destruction massive de l'émirat, sachant qu'il est imbattable sur ce terrain d'achat des consciences ".(5)

Le bradage de la cause palestinienne :

S'agissant de la Palestine, là encore tout est fait pour enterrer en grande pompe les droits inaliénables palestiniens. Quand on veut évoquer la politique du Qatar face aux Palestiniens, comme rapporté par Mejid Nehmé : " (...) Il faut s'en tenir à des images. Tzipi Livni, qui fut avec Ehud Barak la cheville ouvrière, en 2009, de l'opération Plomb durci sur Ghaza - 1500 morts - fait régulièrement ses courses dans les malls de Doha. Elle profite du voyage pour dire un petit bonjour à l'émir. Un souverain qui, lors d'une visite discrète, s'est rendu à Jérusalem pour y visiter la dame Livni... Souvenons-nous du pacte signé d'un côté par HBJ et le souverain Al-Thani et de l'autre, les États-Unis : la priorité est d'assister la politique d'Israël. Quand le " roi " de Doha débarque à Ghaza en promettant des millions, c'est un moyen d'enferrer le Hamas dans le clan des Frères musulmans pour mieux casser l'unité palestinienne. C'est une politique pitoyable. Désormais, Mechaal, réélu patron du Hamas, vit à Doha dans le creux de la main de l'émir. Le rêve de ce dernier - le Hamas ayant abandonné toute idée de lutte - est de placer Mechaal à la tête d'une Palestine qui se situerait en Jordanie, le roi Abdallah étant déboulonné. Israël pourrait alors s'étendre en Cisjordanie. Intéressante politique-fiction.(1)

Pourtant, il y a à peine trois mois, un rapport d'experts indépendants commandé par la Conseil des droits de l'homme des Nations unies a demandé hier l'arrêt immédiat des colonisations dans les territoires palestiniens occupés et le retrait progressif de tous les colons, évoquant pour la première fois un éventuel recours devant la Cour pénale internationale. Selon ce rapport rendu public hier à Genève, " un nombre important de droits de l'homme des Palestiniens sont violés de façons diverses en raison de l'existence de ces colonies de peuplement ". " Conformément à l'article 49 de la 4e Convention de Genève, Israël doit cesser toute activité de peuplement dans les colonies et ce, sans conditions préalables. Il doit immédiatement commencer un processus de retrait de tous les colons des territoires occupés ", souligne le rapport dans ses recommandations (...) La mission appelle " tous les Etats membres " des Nations unies à assumer leurs obligations et responsabilités au regard des lois internationales dans leurs relations avec un État " violant les normes péremptoires " des lois internationales.Constatant les violations de "certaines obligations selon les lois humanitaires internationales", le rapport souligne la compétence de la Cour pénale internationale.(6)

Quelle fut la réponse de la " Communauté internationale " ? Aucune ! Israël a rejeté ce rapport et naturellement, aucune reprise par les médias, le rapport est donc enterré. Mieux, poursuivant sa politique du rouleau compresseur, Israël envisage de construire un mur entre Bethléem et Jérusalem. Les Palestiniens chrétiens en appellent au pape... On sait que la Ligue arabe n'a jamais été que l'antichambre de la politique égyptienne, l'OPA du Qatar permettrait à ce dernier de brader sans état d'âme ce qui reste de l'unité arabe et de sa position concernant la cause palestinienne : "

« Les pays arabes, lit-on sur une dépêche de l'Orient le Jour ont donné un signe d'assouplissement de leur initiative de paix au Proche-Orient, le Premier ministre du Qatar évoquant un échange de territoires entre Israël et les Palestiniens au lieu du retour strict aux frontières de 1967 que la Ligue arabe réclamait jusqu'alors. (...) Le dirigeant qatari s'est exprimé au nom de la Ligue arabe. Israël s'est félicité, mardi dernier, de la nouvelle position des pays arabes sur les frontières d'un futur Etat palestinien. "Il s'agit certainement d'une étape importante et je m'en réjouis", a déclaré la ministre israélienne de la Justice, Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens. Le plan d'inspiration saoudienne prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et un règlement "équitable et agréé" de la question des réfugiés palestiniens sur la base de la résolution 194 de l'Assemblée de l'ONU. Ce plan présenté lors du Sommet arabe de Beyrouth, en 2002, a été relancé en mars 2007 au Sommet de Riyad ".(7)

Rien ne peut arrêter l'ambition du roitelet qatari si ce n'est l'avènement du gaz de schiste qui fera que les Américains seront de plus en plus autonomes, et partant, de plus en plus lucides....


1. Mejid Nehmé http://www.legrandsoir. info/le-qatar-champion-du-mensonge-et-de-la-dissimulation.html

2. Syrie : le médiateur Lakhdar Brahimi sur le point de démissionner AFP 01.05.2013

3. Hassan Moali : Lakhdar Brahimi sur le départ. El Watan le 2 05 2013

4. Fahim Amraoui http://www.algeriepatriotique.com/article/un-ancien-diplomate-algeriepatriotique-le-qatar-veut-acheter-le-ligue-arabe-pour-72-milliard Mardi 30 avril 2013

5. http://www.elwatan.com/international/le-qatar-veut-la-tete-de-lakhdar-brahimi-30-04-2013-212107_112.php

6. Un rapport d'experts de l'ONU demande le retrait des colonies israéliennes AFP 01/02/2013

7. http://www.lorientlejour.com/article/812450/les-arabes-prets-a-assouplir-leur-offre-de-paix-au-proche-orient.html 30 04 2013

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz


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3 réactions à cet article    


  • cedricx cedricx 6 mai 2013 12:51

    ...« si ce n’est l’avènement du gaz de schiste qui fera que les Américains seront de plus en plus autonomes, et partant, de plus en plus lucides.... »


    Hélas on en est là ! très bon article comme d’habitude.

    • rugueux 6 mai 2013 12:54

      La cause palestinienne ? fumisterie destinée à la rue arabe !

      Y’a pas de cause palestienne ! Juste une instrumentalisation des guignols qui se proclament palestiniens....et qui profitent de la démocratie israëlienne pour se lacher....Y feraient pas la même chose à Rabat, Alger ou Téhéran...


      • volt volt 6 mai 2013 15:49

        non non votre hypothèse de mettre sept milliards sur la coquille vide la ligue arabe ne tient pas, et ce dont vous vous effrayez tant n’a peut-être pas la taille d’une barbotteuse, une vulgaire banque, ok ça peut beaucoup sur certains coups, mais c’est sans consistance, y’a pas trois ans, ils étaient à tu et à toi à téhéran même, et les islamistes, ici et là, post benali ne sont dûs qu’au manque d’organisation des forces démocratiques en face, c’est tout, on va pas me convaincre que le fric est plus compliqué à vaincre que benali quoi... 

        au lieu de perdre son temps à désigner des coupables d’arrière-cour qui pèsent trois kopeks, faut assumer l’idiotie profonde de la rue arabe qui sait pas s’organiser - ce manque d’expérience est compréhensible, vu le passé récent, mais dans cinq ans, si le topo est le même, on aura beau me crier qatââââr, je penserai arabe = irresponsable idiot, point barre, alors au boulot...
        un exemple ? liban 2006, le qatar reconstruit après guerre israël etc. on ne jurait que par l’émir, depuis qu’il a viré anti-bachar, « qatari » est devenu une insulte locale, voilà, le tour est joué, suivant... pas de temps à perdre à se gargariser sur des riens à moustaches...

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