Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Outtara est-il président de la Côte d’Ivoire ?

Outtara est-il président de la Côte d’Ivoire ?

Etonnante l'insistance de la France et de Alassane Ouattara à demander à Laurent Gbagbo de signer une reconnaissance écrite d'abandon du pouvoir. Comme si une déclaration orale ne suffisait pas à calmer les esprits de ses partisans.

Une réponse se trouve peut être dans la loi ivoirienne. En effet, Alassane Ouattara a été proclamé président par la commission électorale indépendante. Déclaration immédiatement reprise par la France qui a entrainé avec elle la "communauté internationale".

Par contre Laurent Gbagbo a été déclaré président par le Conseil Constitutionnel ivoirien, déclaration sur laquelle Gbagbo et ses partisans s'appuient pour affirmer sa légitimité et l'ingérence internationale.

Comment retrouver ses petits ? C'est assez simple, il suffit d'aller sur le site de la commission indépendante elle-même pour trouver le texte qui encadre sa mission et son fonctionnement, et on trouve ceci parmi ses attributions :

"La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l’exception de l’élection présidentielle et du référendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel"

Autrement dit, au regard de la loi ivoirienne, Laurent Gbagbo aurait raison et serait donc l'actuel président élu de la Cote d'Ivoire. On comprend mieux cette instance de la France et de Ouattara de disposer d'une reconnaissance écrite d'abandon du pouvoir de sa part, une manière de donner un semblant de légalité à ce qui apparait comme juridiquement un putch de Ouattarra, soutenu par la France.

Les liens vers le site de la commission indépendante : www.ceici.org/elections/.../presentation-cei.php

Le site semble être down ces derniers jours, on trouve le texte toujours en cache ici http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:OMf3aEk08fgJ:www.ceici.org/elections/ci/presentation-cei.php+ceici+presntation&hl=fr&gl=fr&strip=1

Si vraiment plus rien ne marche, la loi portant création de la CEI est disponible ici : http://www.djibitv.com/media/document/6888.pdf


Moyenne des avis sur cet article :  4.29/5   (34 votes)




Réagissez à l'article

47 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 8 avril 2011 08:48

    Cette élection est un vrai panier de crabes, où la bonne volonté ne suffit pas pour déterminer ce qui est « juste » tellement les uns et les autres manipulent les faits.
    Je pense que le fait le plus important est de déterminer qui a eu le plus de voix, sachant qu’il est vraisemblable que les deux candidats ont leur lot de tricheries. Et, là, de l’avis en tout cas des prétendus « spécialistes », Ouattara est en tête dans tous les cas de figure.
    Par conséquent, et je ne dis pas que c’est une bonne chose, Ouattara doit être confirmé.

    Par contre, je note avec stupéfaction, les manipulations sémantiques constantes dans le discours de Ouattara, qui servent à camoufler la réalité et faire passer la pilule, notamment de l’intervention Française. Quelqu’un qui ment trois fois dans la même phrase ne peut pas être un bon président pour le peuple Ivoirien.

    Et cela, nous en France, nous sommes bien placés pour le savoir.


    • Fab Fab 8 avril 2011 09:57

      « Je pense que le fait le plus important est de déterminer qui a eu le plus de voix »

      Je suis tout a fait d’accord avec vous. Une fois les résultats proclamé par le Conseil Constitutionnel ivoirien (Bgabgo vainqueur), il aurait mieux valu que la « communauté internationale’ ne reconnaisse pas ces résultats et demande un nouveau compte voire de nouvelles élections.

      A lieu de ça, la »communauté" internationale, entrainée par la France, a préféré prendre parti et soutenir la décision de la CEI qui n’avait pas, juridiquement, le pouvoir de proclamer les résultats.

      Ce choix ne pouvait qu’entrainer des bains de sang, qui n’ont pas manqué d’arriver.


    • Nho 8 avril 2011 10:32

      Un nouveau compte des voix a été demandé par Gbagbo, refusé par Ouattara. Il me semble que cela nous éclaire sur la situation réelle des fraudes.


    • Fab Fab 8 avril 2011 10:42

      effectivement ....


    • morice morice 8 avril 2011 12:10

      « Je pense que le fait le plus important est de déterminer qui a eu le plus de voix »

      Je suis tout a fait d’accord avec vous. Une fois les résultats proclamé par le Conseil Constitutionnel ivoirien (Bgabgo vainqueur), il aurait mieux valu que la « communauté internationale’ ne reconnaisse pas ces résultats et demande un nouveau compte voire de nouvelles élections.

      ah ah faut demander ça aussi à »Sweet Micky" alors....


    • Emmanuel Aguéra LeManu 8 avril 2011 18:30

      Colère de Sarkozy :
      « Qui a choisi le con d’imprimeur qui est allé livrer plus de bulletin Ouattara qu’il n’y avait d’électeurs ? »


    • Serpico Serpico 8 avril 2011 18:42

      Bof ! quelques africains qui crèvent, qui s’en soucie ?


    • Antar Ibn Chaddad 10 avril 2011 09:14

      salut , le panier e crabe il vient de l’Elysée ou alors de Washington D.C,j’aurais bien dis Texas mais la bas il n’ont que des flingues !


    • Antar Ibn Chaddad 8 avril 2011 09:10

      Non H. Ouattara n’est pas le légitime président de la Cote d’Ivoire, il est le fantoche de Sarko qui est lui même le fantoche de Obama qui est lui même le fantoche des consortiums du cacao états-uniens et U.E, tout cela n’est que mascarades et ingérences...


      • SAHEBJAM N 8 avril 2011 16:44

        c’est d’autant plus honteux que la france organise la guerre en cote d’ivoire
        puis évacue ses ressortissants
        mais laisse sur place femmes et enfants noirs
        il n’y a que les blancs qui sont sauvés
        alors que c’est ces memes blancs qui sont a l’origine de la survenue de cette guerre.
        les noirs n’ont qu’a subir cette guerre organisée par des blancs et en plus personne ne va les sauver les enfants noirs...il y a aussi des femmes et enfants noirs à sauver, il n’ya pas que l’ambassadeur du japon et d’israel à sauver ou les petits blancs
        merci


      • Antar Ibn Chaddad 10 avril 2011 09:24

        salut, oui tu a raison, dans le temps jusqu’en 1948 c’étais les rosbiffs les semeurs de merde, aujourd’hui c’est les exagons-man qui ont pris la relève depuis l’Indochine, qui es devenue viet-nam pour les yankees_ résumé aujourd’hui il y a tellement de fouteur de bordel de merde faut pas s’étonner que dans les ministère et les embassade ça puire plus que dans une porcherie Bretonne


      • latortue latortue 8 avril 2011 10:38
        • NON OUATTARA EST LE PRESIDENT GUIGNOL DE sarkozy

        • LE CHAT LE CHAT 8 avril 2011 10:46

          c’est comme si la rue de Solférino déclarait la victoire de DSK et non pas le ministère de l’intérieur !
          vu comment on compte chez les bulletins chez les socialos , on se ferait aussi du souci !

          Ouattara , ancien du FMI , est le fantoche appuyé par la communauté internationale ( les USA + ceux qui les suivent ) afin de virer Gbagbo le nationaliste qui ne plait pas aux chantres de la mondialisation ! 
          ah , s’il avait donné de belles envelloppes en kraft comme Bongo .......


          • benafrik 8 avril 2011 15:12

            "bonjour-tout a fait le chat sauf —que c’est le conseil constitutionnel, en france(comme en cote d’ivoire) qui au vu des differents reclamations, interine ou non les elections,inversant parfois les resultats ou demandant de revoter et donc au vu de la constitution ivoirienne qui ressemble beaucoup a celle de la france, c’est semble t’il gbagbo qui a raison."

            La constitution ivoirienne ressemble peut être beaucoup à celle de la France, mais les hommes qui en assurent l’application ne se ressemblent pas du tout !!!!


          • benafrik 8 avril 2011 17:42

            Si le conseil constitutionnel respectait le code électoral et la constitution ivoirienne, il aurait déclaré ADO vainqueur. Je t’invite à lire l’analyse objective faite par un juriste non partisan dans ce sens
            http://www.lindependant-cf.com/Cote-d-Ivoire-Me-Wang-You-Jean-Chrysostome-SANDO-demonte-les-arguties-juridiques-du-Conseil-Constitutionnel_a1006.html


          • Fab Fab 8 avril 2011 18:44

            Merci de ce lien que je suis allé consulter.

            D’après le juriste auteur de cet article l’article 59 du code électoral ivoirien donne droit à la commission électorale indépendante de proclamer les résultat de l’élection. Soit l’inverse de ce que j’écris ici.

            Selon cet auteur, la rédaction de l’article 59 serait celle-ci :

            "L’article 59 du Code électoral modifié par l’article 24 de cette ordonnance dispose que « La Commission Electorale Indépendante procède au recensement général des votes et à la proclamation provisoire des résultats du scrutin, au niveau de la circonscription administrative, en présence des représentants présents des candidats. « 

            1ere remarque : On ne parle là que des résultats provisoires pas des résultats définitifs

            2ème remarque : Après quelques recherches, j’ai trouvé plusieurs sources donnant le code électoral ivoirien (malheureusement le site de la CEI ne répond plus du tout - on pourrait se demander pourquoi d’ailleurs). Toutes ces sources donnent une rédaction identique de l’article 59, mais qui diffère notablement de celle avancée par l’auteur de l’article que vous citez. A savoir :

             »Art. 59. - La commission chargée des élections procède au recensement général des votes et à la proclamation provisoire des résultats du scrutin en présence des représentants présents des candidats. Trois exemplaires du procès-verbal accompagnés des pièces justificatives sont transmis à la Commission chargée des élections. Celle-ci procède aux opérations de collecte et à la proclamation provisoire des résultats en présence des représentants des candidats. La Commission chargée des élections communique au Conseil constitutionnel un exemplaire des procès-verbaux accompagnés des pièces justificatives dans les trois jours qui suivent le scrutin. Les autres exemplaires du procès-verbal restent respectivement dans les archives de la Commission électorale de la circonscription administrative, de la Commission nationale chargée des élections et du ministère de l’Intérieur."

            Par ailleurs, et compte-tenu du fait que j’ai trouvé l’article sur lequel je fonde mon argumentation sur le site de la CEI elle-même, ce qui lui donne une certaine fiabilité dès lors qu’il s’agit de connaître le cadre juridique dans lequel la CEI intervient, je maintiens mon analyse. A savoir que au regard de la loi ivoirienne, c’est le Conseil Constitutionnel qui a le pouvoir de donner les résultats finaux des élections et pas la CEI.

            Ce qui au passage n’empêche pas la communauté internationale de remettre en cause les résultats promulgués par le Conseil Constitutionnel, s’il s’avère que ces résultats ne semblent pas conformes à ce qui a été observé sur le terrain.

            Mais entre ne pas reconnaitre une élection et choisir le gagnant sur des bases juridiques inexistantes, il y a de mon point de vue un pas que les démocraties ne devraient pas franchir. 


          • Emmanuel Aguéra LeManu 8 avril 2011 20:36

            A première vue, c’est étonnant mais ni l’un ni l’autre n’êtes au courant que les « représentants de candidats » stipulés ici et là n’étaient PAS PRESENTS... sauf ceux de Ouattara, d’ailleurs, qui ont viré les autres, on se demande pourquoi.
            Vous écoutez les gens informés des fois ?


          • benafrik 8 avril 2011 23:51

            Je Viens de lire votre réponse dans laquelle vous dites le contraire des affirmations de l’auteur de l’article que je vous ai recommandé.

            Pour une bonne illustration, je fais copier-coller de vos différents argumentaires pour les contredire ensuite.

            1/ Vous affirmez que :

            "D’après le juriste auteur de cet article l’article 59 du code électoral ivoirien donne droit à la commission électorale indépendante de proclamer les résultat de l’élection. Soit l’inverse de ce que j’écris ici.", .......

            Alors que le texte de l’article 59 du code électoral ivoirien évoqué par l’auteur, et que vous aviez reproduit dans votre réponse, fait mention de la proclamation provisoire des résultats du scrutin. Donc, l’auteur n’affirme pas que la proclamation définitive du scrutin est du ressort du président de la CEI, mais bien, des résultats provisoires, de sorte qu’aucune autre institution n’est reconnue par la loi, à suppléer à sa carence qu’on voudrait provoquer de manière brutale ! Le conseil constitutionnel n’avait pas, sur la foi des textes(code électoral et constitution), à déclarer que la proclamation des résultats provisoires par la CEI était illégale, même en alléguant le délai qui n’était pas expiré contrairement à ce qu’il a affirmé !’(lire la méthode de comptage et les arguments juridiques exposés par l’auteur sur ce point).

             

            2/ Vous écrivez ::

            « Selon cet auteur, la rédaction de l’article 59 serait celle-ci » .......... Le mode conditionnel est ici employé à dessein pour susciter le doute sur l’exactitude des termes de cet article......lol, mais je vous mets au défi de publier un autre article 59 du code électoral ivoirien dont les termes sont différents de ceux publiés par l’auteur

            "L’article 59 du Code électoral modifié par l’article 24 de cette ordonnance dispose que « La Commission Electorale Indépendante procède au recensement général des votes et à la proclamation provisoire des résultats du scrutin, au niveau de la circonscription administrative, en présence des représentants présents des candidats. "

            3/ Vous vous contredisez ici en en affirmant :

            « 1ere remarque : On ne parle là que des résultats provisoires pas des résultats définitifs »........ C’est bien des resultats provisoires que l’auteur parlait, mais vous vous êtes amusé plus haut à dire que l’auteur parlait des résultats définitifs.

            4/ Le plus étonnant, c’est quand vous écrivez ceci :

            "2ème remarque : Après quelques recherches, j’ai trouvé plusieurs sources donnant le code électoral ivoirien (malheureusement le site de la CEI ne répond plus du tout - on pourrait se demander pourquoi d’ailleurs). Toutes ces sources donnent une rédaction identique de l’article 59, mais qui diffère notablement de celle avancée par l’auteur de l’article que vous citez.

            Mais, puisque vous auriez consulté le code électoral ivoirien dont les termes de l’art 59 sont différents de ceux évoqués par l’auteur, pourquoi vous ne les reproduisez pas ici ou ne nous communiquez pas les différents liens ??

            5/ Je ne comprends pas que vous vous obstiniez dans votre position sur la seule foi d’un hypothétique article que vous auriez lu sur le site de la CEI elle-même, sans dire ce que disait cet article , ni nous donner la possibilité d’en prendre connaissance afin de juger par nous même son contenu.

            Quoiqu’il en soit, lorsque tu affirme ceci :

            "Par ailleurs, et compte-tenu du fait que j’ai trouvé l’article sur lequel je fonde mon argumentation sur le site de la CEI elle-même, ce qui lui donne une certaine fiabilité dès lors qu’il s’agit de connaître le cadre juridique dans lequel la CEI intervient, je maintiens mon analyse. A savoir que au regard de la loi ivoirienne, c’est le Conseil Constitutionnel qui a le pouvoir de donner les résultats finaux des élections et pas la CEI."

            L’analyse du juriste ne dénie pas au conseil constitutionnel le pouvoir de statuer en dernier recours sur les contentieux électoraux, mais dans le respect strict de la loi et non par l’intime conviction. Le conseil constitutionnel n’a pas, au regard du code électoral, le pouvoir d’interdire à la CEI la proclamation des résultats provisoires des élections, ni de se saisir des contentieux électoraux de plein droit, et au mépris des règles de procédure qui les encadrent !!

            Je vous conseille plutôt de trouver un juriste, qui aurait une interprétation différente des textes qui encadrent les élections en Côte d’Ivoire afin de vous permettre de faire la part des choses sur le plan strictement juridique, au lieu de vous limiter aux querelles politiciennes et partisanes qui ont biaisé votre analyse de la situation.


          • benafrik 9 avril 2011 00:44

            "A première vue, c’est étonnant mais ni l’un ni l’autre n’êtes au courant que les « représentants de candidats » stipulés ici et là n’étaient PAS PRESENTS... sauf ceux de Ouattara, d’ailleurs, qui ont viré les autres, on se demande pourquoi.
            Vous écoutez les gens informés des fois ?"

            L’absence des représentants d’un candidat dans un bureau de vote ne suffit pas à elle seule à invalider le scrutin au 2ème tour, sauf à apporter la preuve que, la fraude occasionnée par cette absence est de nature à modifier l’issue du scrutin en faveur du candidat dont les seuls représentants étaient présents au bureau de vote.

            Dans le cas de la côte d’Ivoire, le conseil constitutionnel qui s’était saisi d’office des documents électoraux , en violation des dispositions du code électoral qui a prévu un délai à cet effet, lequel n’était pas encore arrivée à l’expiration, ne s’est pas emmerdé de chercher à savoir, si l’importance de fraudes alléguées par le camp GBAGBO, était de nature à modifier substantiellement l’issue du scrutin, au regard des voix obtenues par ADO au 1er tour , dans les régions concernées par ces fraudes alléguées. IL a tout simplement annulé tous les votes dans cette région pour proclamer GBAGBO vainqueur, alors que le code électoral ne lui reconnait que le droit d’annulation de tout le scrutin, et non une partie de votes


          • Emmanuel Aguéra LeManu 9 avril 2011 02:33

            Ben merci... petit à petit on évolue...
            Nous parlons bien des bureaux de vote de la région nord, celle, occupé par l’armée « rebelle » ou Ouattara a gagné : On admet donc maintenant que les assesseurs de Gabgbo ont (on se demande bien pourquoi ?) été virés du dépouillement, comme quoi on avance...

            Mais enfin (faisons court, je n’ai pas le temps) et une fois pour toutes, si les choses sont aussi claires et limpides que vous les dites, expliquez donc ici (le net vous écoute !) pourquoi on a refusé à Gbagbo la seule et unique demande qu’il martèle depuis 3 mois... Un recompte.
            Ça paraît tout con dit comme ça, c’est tellement évident et c’est évidemment ce qu’on fait partout où il y a contestation...
            Eh ben non. On tire. Eh bien bon courage pour les années à venir, cher « patriote ».


          • Fab Fab 9 avril 2011 12:33

            je ne voudrais pas entrer dans une polémique qui risquerait d’être stérile, je donne juste une réponse à vos deux questions :

            1- Mais, puisque vous auriez consulté le code électoral ivoirien dont les termes de l’art 59 sont différents de ceux évoqués par l’auteur, pourquoi vous ne les reproduisez pas ici ou ne nous communiquez pas les différents liens ?? 

            Réponse : le texte de l’article 59 en question est dans mon commentaire

            2 - Je ne comprends pas que vous vous obstiniez dans votre position sur la seule foi d’un hypothétique article que vous auriez lu sur le site de la CEI elle-même, sans dire ce que disait cet article , ni nous donner la possibilité d’en prendre connaissance afin de juger par nous même son contenu.

            Réponse : les liens sont vers les sources en question sont en bas de mon article.

            Une remarque : pourquoi ajoutez vous « hypothétique » ? Cette manière insidieuse de chercher à décrédibiliser mon point de vue ne me semble pas relever d’une discussion non partisane. Pas plus que l’article du juriste que vous citez ne me semble « neutre » comme vous l’affirmez. Vous soutenez Ouattara, soit. Moi je ne soutiens ni l’un ni l’autre.


          • benafrik 9 avril 2011 23:05

            Si les termes de l’art 59 du code électoral ivoirien de vos recherches, sont ceux que vous aviez reproduits dans votre 1ère réaction après la lecture que je vous ai recommandée, (même si votre formulation laisse plutôt penser que vous reproduisiez l’article 59 tel qu’il a été présenté par le juriste avant de le contredire..mais, bon....), en quoi ils sont notablement différents, comme vous le disiez, de ceux d u juriste reproduits ci-après ?

             L’article 59 du Code électoral modifié par l’article 24 de cette ordonnance dispose que

             « La Commission Electorale Indépendante procède au recensement général des votes et à la proclamation provisoire des résultats du scrutin, au niveau de la circonscription administrative, en présence des représentants présents des candidats.

            Trois exemplaires du procès-verbal accompagnés des pièces justificatives sont transmis au Président de la Commission Electorale. Celui-ci procède aux opérations de collecte et à la proclamation provisoire des résultats en présence des représentants des candidats.

            Le Président de la Commission Electorale Indépendante communique au Conseil Constitutionnel, au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire et au Représentant Spécial du Facilitateur un exemplaire des procès-verbaux, accompagnés des pièces justificatives dans les trois jours qui suivent le scrutin.

            Les autres exemplaires des procès-verbaux restent respectivement dans les archives de la Commission Electorale locale et au siège de la Commission Electorale Indépendante.  ».

            Dommage qu’il ne soit pas possible de lire ta réponse pendant que je rédige ces lignes. Je crois que la seule différence est que ; dans la version que tu as reproduite dans ta réponse, les exemplaires des procès-verbaux devraient être aussi transmis au ministère de l’intérieur, l’exigence qui n’aurait sûrement pas été retenue après l’ordonnance de modification évoquée dans l’analyse du juriste.
            Cette petite différence n’a rien de notable comme vous affirmiez, et ne modifie en rien les compétences de la CEI prévues par l’art 59 quelle que soit la version qui a servi de base pour développer l’argumentaire de votre article et la conclusion que vous en aviez tirée.

            Puisque vous êtes parti des textes de loi dont vous ne maîtrisez apparemment pas tout le contour , la probité intellectuelle voudrait que vous reconnaissiez vos limites en ce qui concerne vos aptitudes à interpréter les textes de loi et à en tirer des conclusions sérieuses et recommandables.


          • Fab Fab 10 avril 2011 12:06

            Vous avez tout à fait raison, le deux versions du texte disent la même chose : la CEI a le pouvoir de proclamer les résultats provisoires pas les résultats définitifs.

            Pour recadrer les choses sur l’objet de mon article nous avons la situation juridique suivante :
            - la CEI a proclamé des résultats provisoires donnant Ouattara président
            - Le Conseil Constitutionnel a proclamé des résultats définitifs donnant Gbagbo président
            - La décision du Conseil Constitutionnel est sans appel

            C’est la situation juridique.

            En marge des ces faits nous avons
            - le « camp » Gbagbo qui dénonce les irrégularités du comptage de la CEI, ce n’est pas ici le propos de reprendre tous les points soulevés.
            - la « camp » Ouattara qui dénonce l’irrégularité de la décision du Conseil Constitutionnel, nous n’allons pas non plus développer ici

            Dans cette situation, quelle doit être la position de la Communauté Internationale et plus particulièrement de la France, ce qui est l’objet de mon article ici.

            De mon point de vue, ce qu’elle doit faire c’est ne pas accepter la décision du conseil constitutionnel et demander un recomptage voire de nouvelles élections.

            Ce qu’elle ne doit surtout pas faire c’est prendre parti pour l’un ou l’autre des camps, le risque étant d’une part d’apparaitre comme s’ingérant dans les affaires de la Côte d’Ivoire, d’autre part, d’exciter un des camps en lui donnant un « légitimité internationale » qui n’existe pas juridiquement, ce qui ne peut que se traduire par un bain de sang qui n’a pas manqué d’arriver.

            Donc quand la France choisit de soutenir Ouattara, elle fait un énorme erreur sur le plan diplomatique. De plus, quand elle justifie ce soutien en affirmant que Ouattara est légitimement élu c’est juridiquement faux.

            Et comme il est difficile d’imaginer que le cadre juridique que j’évoque ici ne soit pas connu par les responsables français, l’affirmation disant que Ouattara est élu au regard de la loi ivoirienne est un mensonge qui a pour but de tromper les citoyens français.

            L’objet de mon article est de pointer ce mensonge, pas de prendre parti pour l’un ou l’autre « camp ». Si je prend parti c’est plutôt pour le 3ème camp, les ivoiriens qui veulent vivre en paix, et je m’avance peut être, mais ceux-là sont certainement les plus nombreux.


          • Nho 8 avril 2011 11:14

            Gbagbo arrive au pouvoir en 2000. 2002, des milices arrivent du Burkina Faso, très bien armées par on ne sait qui. Et depuis c’est le bordel. Aujourd’hui, ces milices sont la « garde républicaine » de Ouattara - ou je ne sais quel nom pompeux est donné à ces escadrons de la mort - ce même Ouattara qui était accusé par Gbagbo lors des élection de 2000 de ne pas être un ivoirien mais un burkinabé si je ne me trompe.

            Alors oui, la situation en Côte d’Ivoire depuis que Gbagbo est au pouvoir est terrible. Mais est-ce de son fait ?


          • LE CHAT LE CHAT 8 avril 2011 11:17

            ça fait bientôt 10 ans que le pays est en guerre larvée et coupé en deux , ça explique aussi la situation économique !


          • Emmanuel Aguéra LeManu 8 avril 2011 18:31

            Le chat... retourne dans ta cour svp.


          • LE CHAT LE CHAT 8 avril 2011 23:56

            et manu rentre chez toi
            y’a des larmes plein ta bière
            le bistrot va fermer
            et tu gonfle la taulière  smiley


          • Emmanuel Aguéra LeManu 9 avril 2011 02:42

            Excuse-moi, je me suis trompé de chat... faut dire que tes cousins ne sont pas très fréquentables ! Ceci dit, la coupure en question c’est vrai elle existe, elle est est/ouest, le problème c’est que la mer est au sud, voyez-vous...


          • Emmanuel Aguéra LeManu 9 avril 2011 02:43

            Mais t’as des bonnes références, laisse béton.


          • LE CHAT LE CHAT 9 avril 2011 15:43

            @le manu

            dans la tire à Dédé , j’en ai fait des virées .....


          • non666 non666 8 avril 2011 11:52

            La cote d’Ivoire represente bien ces etats africains, issus de la decolonisation sur des frontières qui ne representent pas les peuples.
            On cherche une interpretation democratique la ou il n’y a que des problèmes ethniques.
            Il faut mieux chercher les explications dans les origines ethniques de Outtara et Gbagbo, les rapports de force entre chretien et musulman, peuples du nord et ceux du sud que de participer au nuage de fumée médiatique.
            Toute la racaille de la presse française participe a ce media mensonge.

            « Force republicaine » contre dictature Gbabiste...
            On se croirait en france entre « front national et »front republicain" tellement c’est caricatural.
            Les Français tentent de reprendre l’initiative du fait de l’echec patent des etats unis dans leurs operations precedente.
            Les chinois se sont introduit partout en Afrique et les etats unis sont incapable de reagir.
            Gbagbo doit tomber pour ça, tout simplement.

            Sarkozy, le suppletif des etats unis et d’israel cherche a installer le nouvel ordre mondial en afrique conformement aux voeux de ses commanditaires, un point c’est tout.
            ce n’est ni l’interet de la france, ni l’interet des africains qui est en jeux.

            Par contre, une fois de plus, la presse française passe sous silence les scenes de viol de blanches (et de blancs !) les tabassages et les pillages divers.
            ben oui, quoi, on a les memes à la maison....



            • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 8 avril 2011 18:58

              Je dois dire que sur la Côte d’Ivoire, la presse - officielle - française a fait la preuve magistrale de sa soumission au pouvoir économique et donc politique.


              D’ailleurs, il faut voir de quelle manière, la Côte d’Ivoire a été écartée de la une des médias dès hier, lorsque ceux-ci ont constaté que Ouatarra aurait plus de mal que prévu à prouver sa légitimité et que Gbagbo obstiné jusqu’au bout tient tête à l’Occident honteux.

              Les médias français sont dirigés par des valets de la haute finance et de la clique politicarde républicaine, les journaleux (pigistes médiocres) sont sélectionnés par ces grands médias pour leur veulerie, leur bêtise et leur ignorance.

            • morice morice 8 avril 2011 12:08

              Non H. Ouattara n’est pas le légitime président de la Cote d’Ivoire, il est le fantoche de Sarko qui est lui même le fantoche de Obama qui est lui même le fantoche des consortiums du cacao états-uniens et U.E, tout cela n’est que mascarades et ingérences...


              Gbagbo ayant volé le pouvoir pendant 10 ans, ça fait un équilibre.... relatif. Vous semblez tous oublier sa DERIVE, et celle de sa femme vers un évangélisme de pacotille. A propos de femme, intéressez-vous plutôt à celle de Ouattara.. elle n’a pas tenu longtemps la main d’Hophouet pour rien...

              et tant qu’à faire, regardez aussi les AVIONS.... des deux sanguinaires....


              Sur le cas des avions de « rendition » et les sociétés écrans qui les affétaient, la FAA est bel et bien fautive. Jamais l’administration n’a envoyé de courrier à Keeler and Tate Management, LLC, jamais elle n’a exigé que l’enregistrement de ses appareils soit vérifié. Leonard Banyard n’a certainement jamais existé, mais il était l’heureux propriétaire d’un Gulfstream V G550 coûtant au bas mot et d’occasion aujourd’hui encore la bagatelle de 59 millions de dollars au minimum. Que peut-on penser d’une administration qui laisse circuler dans la nature des engins à 40 millions d’euros sans aucun papier de propriété ? Quand le Barça achète David Villa en mai dernier, le club signe quelques papiers, semble-t-il... Le Gulfstream IV de Ouattara a bien un propriétaire en règle... car visiblement, comme le précise Jean-François Probst, le couple Ouattara est également « proche de la CIA », ce propriétaire n’est autre que l’ancien associé de Viktor Bout : « de mon point de vue, et du point de vue de certains observateurs avertis et connaissant bien les affaires ivoiriennes, il est évident que depuis longtemps la CIA téléguide avec quelques longues cornes, et assez facilement semble-t-il, le couple Alassane et Dominique Ouattara… Les rebelles du nord sont manipulés de l’extérieur, et pas seulement par l’islam avec Al Qaïda, des islamistes du nord de l’Afrique qui voudraient bien pousser jusqu’au sud. Tout cela est un imbroglio dans lequel les États-Unis nagent comme d’habitude à contre-courant. » L’avion de Ouattara, le G-1159B Gulfstream II-B immatriculé N436JW ayant lui été répertorié comme appartenant bien au principal associé de Viktor Bout en Afrique, l’un des deux frères Tokoph, David, très impliqué on le sait sur le continent, et très proche aussi de l’extrême droite sud-africaine. Dès que l’appartenance a été connue de tous, l’avion s’est transformé en N1B «  Il a fait une demande de »re-enregistrement« le 29 octobre 2010 » note l’auteur africain du papier ayant dénoncé les liens étroits entre Ouattara, Tokoph... et la CIA ! Un réengistrement en « N »à savoir, américain, et donc à la FAA ! Un enregistrement relié au « broker » Wenworth&Affiliates, qui annonce l’avion « à vendre » ? La firme qui aurait vendu un 767 (ancien Quantas) version VIP à Eric Schmidt, le fondateur de Google comme « jet privé » ?

              Mais un autre Gulfstream est plus douteux encore en Côte d’Ivoire où décidément il se passe plein de choses. C’est le Gulfstream G-III numéro N186PA, exploité par la compagnie Phoenix Air, installé à Cartersville en Georgie, (USA) qui possède des relations étroites avec l’armée américaine, notamment avec sa gamme de Learjets, ou bien son Gulfstream 1 immatriculé N192PA, lanceur de drones à réaction servants de cibles (des BQM-74 Chukar, utlisés massivement lors de l’attaque contre Saddam en 1991, ils ont servi à provoquer l’illumination des radars anti-aériens qui ont ensuite pu être détruits plus facilement !). Un avion piloté par un dénommé Brian Edminster, paraît-il. Un avion qui semble avoir provoqué chez certaines réactions, disons... justifiées : « Alors que l’avion américain était attendu à l’aéroport de Port-Bouet, on apprend plutôt qu’il a atterri à l’aéroport de Bouaké après être passé par l’Algérie et Ouagadougou. Selon des informations de sources fiables, le changement de destination est due au fait que l’avion est passé par l’Allemagne où il a pris des mercenaires. Alors qu’au départ, dans la lettre adressée aux autorités par l’ambassadeur des Etats-Unis, ceux qui étaient à bord se rendaient à Abidjan pour réaliser une enquête à l’ambassade de la Riviéra Golf après les échanges de tirs du 16 décembre entre les FDS et le conglomérat rebelles-ONUCI-Licorne. On se rappelle qu’une roquette tirée par l’ONUCI était tombée dans la cour de l’ambassade sans exploser (heureusement) ».

              Un Gulfstream de Phoenix Air se rendant en Côte d’Ivoire bourré de mercenaires ? Voilà qui est plutôt inquiétant. Car les avions de Phoenix Air ont été liés aux basses œuvres de la CIA, notamment les deux Learjets 35, le N541PA et le N547PA. Selon un site allemand de spotters, le N541PA, notamment « a effectué au moins 8 arrêts en Allemagne et a été accusé par Amnesty International d’avoir été impliqués dans des vols de restitution. La recherche a montré que les avions de Phoenix  »avaient un contrat avec le ministère de la défense US et étaient équipés chacun d’un système de guerre électronique et ont participé à des manœuvres secrètes, y compris sur la base de l’armée de l’air de Rheine-Main". L’Allemagne a connu 94 passages d’avions de renditions, la Grande-Bretagne 76, la République tchèque 15, l’Espagne 15 et la Grèce 13. En France sont passés les Learjet N221SG (à Brest-Guipavas) et le le Gulfstream III, immatriculé N50BH au Bourget. Les avions de Phoenix véhiculant des soldats ou des mercenaires allemands est donc une info plausible.


              • Emmanuel Aguéra LeManu 9 avril 2011 02:46

                Momo, (bonjour) tu m’étonneras toujours...


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 8 avril 2011 12:24

                des milliers de morts pour ces coqs de basse-cour ...


                • mek123 8 avril 2011 12:40

                  mois je panse comme disait Dumas que ouatara a perdu, car dans le nord il y’a eu plus de votant que de gent qui habite sur place, est en plus il aurez du accepté de reconté les voix si il était sur d’avoir gagné.


                  • Emmanuel Aguéra LeManu 9 avril 2011 02:53

                    Votre réflexion perverse prouve la mauvaise foi chronique du fou sanguinaire et démontre la cupidité de sa femme tout en mettant au grand jour l’extraordinaire malveillance du candidat sortant, preuve d’un grossier complot visant à confisquer la présidence par conseil constitutionnel interposé.
                    Et ce, bien entendu face à un adversaire loyal, admiré et respecté par une insoupçonnable communauté internationale elle-même soutenue par l’ONU, et tous les gentils du monde entier et même d’ailleurs.
                    Il n’empêche qu’on va retrouver des cadavres pendant un moment... marchands de pelles, y’a un marché à prendre !


                  • slipenL’air 8 avril 2011 13:15

                    Ne reste plus aux ivoiriens qu’a se débarrasser de suite d’Alassane Ouattara
                    le futur dictateur


                    • Jack_Hilton Jack_Clint 8 avril 2011 13:30

                      N’aurait-il pas été plus judicieux de refaire un vote,
                      il y aurait eu moins de morts, cela était prévisible que les deux camps allaient se battre à mort. Faut-il en tenir une « sacrée couche » pour avoir laissé faire et surtout ne pas avoir réagit à temps.

                      ce vote général a été contesté, puis validé par un seul responsable de l’ONU, est-ce normal qu’une seule personne décide du sort de la Côte d’Ivoire et de voir en toute lucidité de quel coté penche la balance.

                      Je pense que : Laurent Gbagbo se fait chasser de son pays, ses idées ne correspondent plus aux idées de la France et de l’Amérique, C’est le résultat d’une seule façon de penser pour des mêmes intérêts.


                      • morice morice 8 avril 2011 16:54

                        N’aurait-il pas été plus judicieux de refaire un vote,


                        avec les mêmes machines pour collecter les résultats qu’en Haîti.... ah ah ah !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès