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Accueil du site > Actualités > International > Pauvreté de masse et « bulle de richesses »

Pauvreté de masse et « bulle de richesses »

Un enjeu qui dépasse nos luttes politiques.

L’humanité est-elle condamnée à la « pauvreté de masse » ? John Kenneth Galbraith a publié au début des années 80 un essai intitulé Théorie de la pauvreté de masse (après avoir été ambassadeur des Etats-Unis en Inde où il a pu observer le phénomène), qui reste d’autant plus d’actualité que cette pauvreté n’a fait que croître en volume - trois à quatre milliards d’individus -, et que l’on ne voit pas de signes d’amélioration, bien au contraire. Galbraith décrit l’humanité comme un « système global », en parfait équilibre, dont les régulations conduisent à la maintenir. La pauvreté se perpétue, écrit-il, en engendrant chez ceux qui y sont soumis une accommodation fatale. On peut contester cette observation, mais il n’en reste pas moins vrai qu’à défaut d’accommodation, ou de soumission à une fatalité à laquelle bien peu arrivent à échapper malgré leur volonté d’accéder à ce monde meilleur que leur montrent les médias, rien n’entame la pauvreté de près de 80% de la population mondiale.

On peut aujourd’hui décrire autrement le système en mettant en avant trois problèmes - ressources naturelles, démographie et pollution - qui font que seuls les besoins primaires, en terme de nourriture, de logement, de transport, d’éducation, de santé etc., d’une faible partie de l’humanité peuvent être durablement satisfaits. Quelques centaines de millions d’individus sont dans une niche d’abondance avec une espérance de vie longue, alors que la plus grande partie de l’humanité vit à côté, dans la pauvreté et avec une espérance de vie courte.

On a pensé pendant longtemps que des transferts massifs de technologie, de capitaux, de savoirs, etc. des pays riches vers les pays pauvres étaient la réponse appropriée pour réduire cette pauvreté de masse. Un cercle vertueux était inscrit dans ce schéma où l’éducation devait jouer un rôle moteur. Mais comment retenir encore ce scénario alors que l’on sait que les ressources naturelles d’une part et la pollution d’autre part interdisent une production suffisante de richesses pour qu’un transfert significatif puisse se faire des plus riches vers les plus pauvres, des pays de Nord vers ceux du Sud ? Comment par ailleurs ne pas reconnaître que la diffusion de l’éducation ne peut être réalisée si elle ne s’accompagne pas dans le même temps d’un accroissement du niveau de vie ? L’évolution de la démographie est par ailleurs telle, dans les zones défavorisées, que tout accroissement de la production est absorbé par l’accroissement symétrique de la population.

C’est pourquoi il est légitime de décrire cette situation de façon systémique. Les grandes invocations sur le rôle du capitalisme, du socialisme, du colonialisme, des religions ou des cultures, de la mondialisation, etc. ne sont que la manifestation d’une incompréhension, d’une mauvaise analyse, d’une perception erronée de la réalité. Définir le système, en terme de production de richesses, de ressources naturelles, de pollution, de démographie et de répartition n’est pas un exercice impossible. Cela permet d’aborder autrement la question essentielle : comment rompre le cercle pervers de la croissance démographique et de la pauvreté ? Galbraith avait retenu l’émigration comme facteur important dans la mesure où elle pouvait contribuer significativement à une baisse de la population dans les régions pauvres ; il s’appuyait sur les exemples européens du siècle dernier : Suède, Ecosse, Irlande, Italie, Espagne, pays de forte émigration vers les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle Zélande. Mais force est de constater que ce remède n’est plus valable aujourd’hui, les déséquilibres entre les besoins des pays exportateurs et importateurs de main d’œuvre étant totalement disproportionnés.

Ni la mondialisation de la production et des échanges, ni le développement des moyens de communication et des médias, ni le tourisme lié aux transports de masse - en un mot la « technologie » - n’ont apporté un début de réponse structurelle à la pauvreté de 80% de la population ; quant aux programmes du FMI, de la Banque mondiale et d’autres organismes (ONG, coopération technique, microcrédit, prêts à long terme, à taux zéro, abandon de créances etc.), ils ne permettent pas les corrections durables et profondes pour faire baisser cette pauvreté - c’est un constat.

Pour ne pas s’en remettre à de douloureux mécanismes de régulation naturelle, une voie mériterait d’être explorée : produire de l’énergie en abondance et à très bas prix. Evidemment cette orientation n’est pas actuellement « écologiquement correcte » : il faut penser économies d’énergie, et tout accroissement de sa production est le signe d’un capitalisme sauvage, d’un libéralisme débridé etc. Mais cette vérité d’en deçà des Pyrénées est peut être une erreur au-delà !

Cette énergie abondante favoriserait le développement des techniques adaptées aux pays pauvres, de leur agriculture, artisanat, industrie, etc. Certes, ce cercle vertueux (s’il se produit) n’éradiquera pas la pauvreté ; mais on peut penser qu’elle pourra alors, comme dans nos sociétés industrialisées, être suffisamment marginale pour être traitée par les moyens habituels, c’est-à-dire qu’elle sera de l’ordre de la solidarité, et non plus un problème structurel. Il ne faut pas désespérer, même si les actions humaines relèvent du travail de Sisyphe et conduisent souvent à des échecs.

La réflexion d’aujourd’hui ne peut ignorer ces données de nature : que l’on soit stoïcien, épicurien ou cynique, comment fonder une morale en occultant ou en feignant d’ignorer cette pauvreté de masse ? Nous avons un devoir, nous pays riches, celui de combattre cette pauvreté, qui est aussi une obligation, car nous, les riches, nous ne serons pas épargnés par les bouleversements à venir. Et dans l’immédiat la priorité ne serait-elle pas de changer de perspectives et, au lieu de vouloir toujours accroître notre consommation de biens - comme le demandent nos gouvernants (pour des raisons comptables, pour équilibrer le budget de l’Etat, pour la croissance, etc.) -, de la réduire, de mettre un terme à notre boulimie de dépenses d’énergie, de transport, de consommation de biens ? D’économiser enfin ce que nous donne la planète au lieu de la piller comme des barbares qui cassent ce qu’ils viennent de conquérir, par bêtise et arrogance ?

L’accumulation par quelques-uns d’une part importante de la richesse mondiale ne peut plus se justifier : cela relève sans doute de la morale, mais c’est d’abord un problème d’économie. Environ huit millions de personnes possèdent 25 pour cent de la richesse mondiale - c’est dire que 1,5 pour mille de la population a 25 pour cent de la planète ! Il est donc urgent de s’interroger aussi sur cette bulle (cette très grosse bulle) de richesses qui ne cesse de croître. Des sommes importantes pourraient être réinjectées dans l’économie pour réduire la pauvreté de masse,et créer des cercles vertueux de développement.

La « révolution permanente » du vingtième siècle a été une utopie fortement négative ; une « réforme permanente » visant à réduire la pauvreté de masse par une réduction de la « bulle de richesses », devrait être l’objectif réaliste du vingt et unième !

Il peut être utopique que de croire en un tel projet, mais cette utopie-là ne risque que d’avoir des effets collatéraux positifs... alors !


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18 réactions à cet article    


  • OLIVIER (---.---.48.146) 10 avril 2007 15:13

    un mot : REVOLTE.

    merci.


    • Avatar (---.---.23.130) 10 avril 2007 17:03

      « Crise : Etat structurel de l’économie capitaliste libérale. »

       smiley


    • (---.---.141.104) 10 avril 2007 19:29

      OK l’auteur, mais ce constat a déjà été fait au début du siècle dernier ! Et toujours pas de changement...

      L’énergie à faible coût ? C’est possible, mais les lobbys ne le permettront pas. De plus, cela ne suffira pas ! Les matières premières ne sont pas élastiques, et l’agriculture intensive a ses limites, même si nous les repoussons de plus en plus.

      Il est urgent de tenir un autre discourt ! soit nous nous reproduisons avant d’avoir la solution avec un résultat inéluctable, soit nous inversons cette tendance en contrôlant les naissances mondiales et en espérant favoriser la survie intelligente.

      Je suis bien conscient que cette perspective est hallucinante, mais la réalité nous impose de prendre nos responsabilités.

      Hélas, nos sociétés ne sont pas prêtes d’assumer cet état de fait et comme pour les problèmes écologiques ou autres nous attendrons que le plus fort fasse la loi.

      La mondialisation n’a aucun sens si nous ne faisons pas face à l’essentiel.

      C’est la vraie nature humaine qui se joue en direct. Pas de surprise. La souffrance est gratuite et la richesse illusoire... C’est pourtant cette dernière qui dicte notre devenir...


      • JL (---.---.73.200) 10 avril 2007 19:39

        100% d’accord. citons Galbraith cité par Baudrillard : « L’individu sert le système industriel non pas en lui apportant ses économies et son capital, mais en consommant ses produits. Il n’y a d’ailleurs aucune activité religieuse, politique ou morale, à laquelle on le prépare de manière aussi complète, aussi savante et aussi coûteuse » (

        Selon Jean Baudrillard, « Le système ne produit plus que pour ses propres besoins », lesquels se confondent avec ceux des hyper riches.

        La pauvreté est donc rédhibitoire : en période de pénurie, c’est « sauve qui peut » ; en période d’abondance « Chacun pour soi ». La société de consommation ne connaît pas le mot inégalité. Dans son univers, c’est un ’gros mot’ ! il n’y a que des différences.

        De sorte que, la pauvreté d’un coté, la surproduction de l’autre sont deux problématiques indépendantes entre elles : ce n’est pas en produisant davantage qu’on vaincra la pauvreté, ce n’est pas en dénonçant la pollution qu’on arrêtera la surproduction.

        Laissez moi citer encore Galbraith : « Le rôle des dirigeants des grandes entreprises est prépondérant dans les hautes sphères du militaire, des finances publiques et de l’environnement. Au travers du PIB, les entreprises ont redéfini l’intérêt public en l’adaptant à leurs capacités et à leurs besoins. Elles ont décidé que le progrès social ce sera davantage d’automobiles, de téléviseurs, de tous les biens de consommation. Y compris des armes mortelles. La pollution, la destruction des paysages, le sacrifice de la santé des citoyens, etc. tout cela ne compte pas, dans le PIB. »


        • JL (---.---.73.200) 10 avril 2007 19:57

          sources : « Les mensonges de l’économie » de J.-K. galbraith, chez Grasset, et « La société de consommation » de J. Baudrillard, au Seuil.


        • Milla 10 avril 2007 19:39

          @ l’auteur,

          Merci pour cet article, « pauvreté de masse » pourtant pays d’extraction, il pourrait en 10 ans développer ce que nous avons développé en 50 ans grace aux nouvelles technologies, on comprend pourquoi la Chine au Maghréb !les Usa en Afrique récemment.

          Et le FMI accordent des prêts aux pays pauvres qui remboursent non seulement le capital mais aussi le plus lourd, les intérêts...

          Mais il parait que le monde est comparable aux vases communicants, impossible de remplir une partie sans désemplir l’autre...

          @ Avatar « Crise : Etat structurel de l’économie capitaliste libérale. »

          c’est l’utra libéralisme qui est en cause même !

          Bien à vous

          Milla


          • (---.---.219.125) 10 avril 2007 20:24

            Pauvreté n’est pas synonyme de précarité ; il serait peut-être plus réaliste s’attaquer à la seconde qu’à la première. Deux ares bien exploitées pourraient suffire à nourrir et protéger une famille de 8 personnes.

            Renvoyer le peuple à la terre, sans pour autant renoncer à la technologie et aux institutions, résoudrait une bonne part des problèmes auxquels l’humanité est confrontée, et en particulier l’explosion démographique.


            • bulu (---.---.1.42) 11 avril 2007 13:14

              Renvoyer les peuples a la terre, c’est toucher a la repartiton des terres et donc du pouvoir. Aucun pays d’amerique du Sud n’a ete capable de passer une reforme agraire consequente, car c’est le putsch assure...


            • FilleduRoy (---.---.69.245) 10 avril 2007 20:24

              Il devient de plus en plus évident que ce qu’il faudra faire dans les prochaines décénnies sera de gérer la décroissance, ou comment faire plus avec moins : moins de ressources naturelles, moins d’énergie. Ceci sera tout un défi pour les classes dirigeantes smiley, mais surtout, d’obtenir le consentement et la participation des nantis.

              Une chose à ne pas oublier : il ne faut pas que cette décroissance se fasse sur le dos des classes dites moyennes : c’est ce qui se fait trop souvent en occident : on demande à la classe moyenne de se serrer la ceinture afin de soulager la pauvreté, alors que les riches continuent de s’en mettre plein les poches. smiley


              • Dominique Dutilloy Dominique Dutilloy 10 avril 2007 22:39

                Les seuls remèdes,

                - interdire toute délocalisation, dès lors que les entreprises sont bénéficiaires,

                - punir très sévèrement tous ces patrons « voyous », comme le conseille François Bayrou,

                - rendre le travail et la création d’entreprises attractifs, de manière à redonner le plaisir de travailler, de créer, d’innover en France,

                - se battre sur la qualité face aux pays à bas salaires, car la France est capable d’offrir une très grande qualité de produits et de services,

                - se battre contre ces « prétendues » rentabilités,

                - revenir, de toute urgence, vers un social libéralisme, tout en réduisant de manière drastique la pression fiscale trop envahissante, en ramenant tout taux d’imposition à un seuil de 20 % et en baissant la TVA à un taux unique de 5,5 %

                - revoir tous les accords passés avec l’Union européenne, de manière à montrer notre opposition -et celle de la Hollande- à ce projet de Constitution européenne,

                - harmoniser la fiscalité, le social et les salaire dans tous les pays de l’Union Européenne !

                C’est peut-être simpliste, mais, c’est la solution que je peux proposer !


                • AËlendrius AËlendrius 11 avril 2007 08:37

                  @Avatar : Je suis plutôt d’accords avec Milla. Je pense que c’est l’ultra libéralisme et ses excès qui contribue à accroître la division entre quelques trèèès riches, beaucoup de trèèès pauvres. Sur-consommateur et sur-consommé. Et contrairement à ce qu’on l’on a cru, les pays du Nord se retrouvent eux-même victimes de ce jeux. Leurs sociétés finissent elles-même par voire la part de pauvres accroître. Si un pauvre du Nord reste plus riche qu’un pauvre du Sud, la situation est similaire. Complètement délaissés, exploités puis jetés par l’ultra-libéralisme et la surconsommation.

                  Ce n’est pas un rejet complet du capitalisme que je fais. En revanche je reconnais qu’il possède des failles conduisant à de tristes situation. La principale faille à mon goût (certainement très naïf) : le capitalisme repose sur l’individu. Derrière l’individu, il y a l’homme (la race Homme"). Et je crois que l’homme en est toujours à un stade prépubère, foclisé sur son nombril (et insouciant de ce que demain sera...). Trop peu nombreux sont les hommes à avoir pris conscience de leur environment, à avoir développé une empathie, à réaliser que l’autre existe et qu’il a une influence sur lui. Et trop souvent, ceux qui ont pris conscience de cela ne sont pas ceux qui ont le pouvoir dans les mains. Il n’est pas mal de vouloir améliorer son confort au possible. Je crois que c’est le droit de tout individu. On a naturellement envie de bien vivre. Après, chacun perçoit ses besoins de manière différente. En revanche, il est dommage de vouloir se contenter de grossir son compte en banque dans le seul but d’accumuler les 0. Une fois notre confort assuré, pourquoi ne pas redistribuer l’excédent à ceux qui n’ont pas réussi à créer autant de valeur que nous. Après, libre à chacun d’aprécier si une personne mérite ou non cette aide. Pour ma part, j’utiliserais cet excédent pour aider quelqu’un à amorcer un projet qui lui permettra par la suite d’acquérir le confort qu’il souhaite.

                  Mais bien évidemment, cela est plutôt naïf de ma part. C’est pour ça que si je ne blâme pas le capitalisme en lui même, je désaprouve toutefois son application actuelle.


                  • Milla 11 avril 2007 23:30

                    @ AËlendrius

                    c’est même bien pire, en éco j’ai appris que les pays riches doivent attendre les pays pauvres, ce qui s’explique aussi par la mondialisation des salaires...

                    Avec l’ouverture des frontières de l’UE, l’apparition des gens de l’Est qui acceptent de travailler par exemple ici en France a des salaires dérisoires et contrats de travail aussi dérisoires, alors que pour nous, qui sommes devenus une main d’oeuvre trop chère, si nous ne sommes pas contents c’est pareil, précarisation de tout, puisque le pouvoir d’achat baisse mais le niveau de vie lui augmente.

                    avec les économies d’échelles, en principe les consommateurs devraient avoir accès à tout au moindre prix, puisque le produit n’est plus une rareté, elles auraient même dû permettre, grace à la pseudo mondialisation, aux gens du bout du monde d’accéder aux produits identiques, ce qui n’est pas le cas puisque qu’elles aboutissent à l’accumulation des richesses de ultra libéraux mais à l’échelon mondial...

                    Vous avez l’article de Michel Monette

                    Le FMI reconnait les méfaits de la mondialisation

                    Milla


                  • LE CHAT LE CHAT 11 avril 2007 09:52

                    les pauvres n’ont pas les moyens de peser sur leur destin , par exemple le prix des mat 1eres est fixé à londres ou à new york , c’est à dire par les riches .....


                    • pinpin (---.---.49.145) 11 avril 2007 10:26

                      Putain de loi des 80/20, 20% de la population possède 80% des ressources. L’humanité rentre désormais dans le cadre de la physique statistique.

                      L’extraplanétarisation est la seule issue de secours...


                      • (---.---.84.124) 11 avril 2007 11:46

                        Si tu avais lu l’article jusqu’au bout tu serai tombé sur ça :

                        1,5 pour mille de la population a [possède NDLR] 25 pour cent de la planète

                        La « loi » statistique des 20/80 n’a plus aucun rapport avec la situation actuelle.


                      • pinpin (---.---.49.145) 11 avril 2007 13:25

                        Ca ne contredit pas le fait que 20% de la population possède les 80% de la richesse.

                        Et parmi ces 20% de déjà assez riches, on en retrouve 20% qui possède les 80% des 80%, soit 4% possédant 64% des richesses. Parmi ces 4%, 20 % possède 80% des 64%, d’où 0.8% possède 51% des richesses, et parmi ces 0.8%, on recommence et on tombe sur 0.2% possèdant 40% des richesses. Ceci n’est pas bien loin de 0.15% qui possède 25% des richesses.

                        Merci donc de votre intervention qui me permet de justifier cette assertion.


                      • aj_greenwood (---.---.179.130) 11 avril 2007 13:30

                        Analysons autrement la situation mondiale : descendons donc de notre vélo pour nous regarder pédaler. Et nous pourrons affirmer que l’essentiel c’est la vie et son secret c’est l’équilibre de toute chose. Les humains du XXIe siècle commencent à s’en apercevoir car les choses de la vie vont de moins en moins bien. Mais comment s’étonner de ce constat car des millénaires de culture basée sur la loi du plus fort et sur le profit n’aboutiront jamais à autre chose qu’à la destruction. Sortons de cette impasse, en raisonnant à grande échelle. Le problème est mondial, il est temps que tous les hommes de tous les pays s’unissent pour mettre en place un nouveau modèle de société. En effet, rien de bien nouveau n’a été inventé depuis la démocratie grecque. L’outil est disponible, c’est le réseau Internet. Allons tous dans le bon sens vers un avenir certain.

                        Sinon, l’humanité va vers une crise majeure qui sera déclenchée d’abord par la nature (réchauffement climatique, pandémies, pénurie de ressources premières, etc.) et/ou par les hommes (révolution ou/et guerre...) ; qui sait ? Mais nous y allons bêtement. En effet, la loi du plus fort c’est la loi de la jungle, la loi des bêtes. L’humanité recevra donc une leçon car elle a oublié d’où elle venait à force de jouer trop facilement avec le feu (technologie industrielle). Tout compte fait, la race humaine n’est pas si évoluée sinon nous n’en serions pas là aujourd’hui. Mais après tout que représente quelques centaines de millions d’années à l’échelle de l’univers : une poussière tout au plus.

                        Nos savants de l’ère industrielle pensent que notre soleil est à la moitié de sa vie. Et que pensent ces savants sur la durée de vie de l’humanité ? Que font les politiques, tout sauf regarder la vérité en face ? Or gouverner c’est prévoir... Nous constatons donc qu’il reste beaucoup de chemin à faire à l’humanité pour sortir de la barbarie et arriver à la vraie sagesse. Pourtant ce chemin est connue depuis longtemps : il faut être humbles et respectueux vis-à-vis de notre écosystème et de nous-mêmes. Certes ce chemin est tortueux et difficile mais il s’oppose complètement au chemin facile et rapide mais destructeur de la loi du plus fort que nous sommes en train de suivre. Ce changement aura lieu, espérons le gré mais pas de force.


                        • armand (---.---.199.88) 12 avril 2007 08:48

                          J’ai lu il y a quelque temps un article dont j’ai retenu la thèse suivante, qu’une loi de physique expliquerait cette concentration progressive de richesse vers un pôle ne représentant pas plus de 10% de l’ensemble, en l’absence de toute régulation.

                          Est-ce que l’un d’entre vous aurait lu la même chose que moi, et pourrait donner les références ?

                          C’est à opposer à tous les dérégulateurs ultralibéraux, la ’main invisible’ du prétendu marché, bien loin de tout arranger, ne fait qu’accentuer l’enrichissement de quelques uns et l’appauvrissement du plus grand nombre.

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