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Accueil du site > Actualités > International > Peut-on intervenir en Syrie en respectant le droit ?

Peut-on intervenir en Syrie en respectant le droit ?

Au moment où le Los Angeles Times révèle que les Etats-Unis fournissent armes et formation aux rebelles syriens depuis des mois, que l’Union européenne a décidé de faire autant, nous nous rapprochons de plus en plus d’une possible intervention directe des pays occidentaux dans le conflit syrien. Les rebelles de l’ASL (Armée syrienne libre) ont en effet démontré leurs limites face à l’armée syrienne. Ils sont débordés par des combattants islamistes pendant que l’organe politique de l’insurrection, le CNS, peine à émerger en tant que structure politique crédible. Mais pour les pays occidentaux, le régime de Bachar Al-Assad doit être liquidé, et l’idée d’une intervention militaire directe n’est plus à exclure. Se pose toutefois l’obstacle du droit international. Comment intervenir en Syrie en respectant le droit international ?

Dans un article publié sur Foreign Policy, Rosa Brooks relève les limites juridiques à une intervention armée en Syrie, du moins à l’état actuel du conflit.

Principe de non-intervention

En effet, le recours à la force d’un Etat membre contre un autre Etat repose sur un ensemble des règles, dont le texte de référence est la Charte des Nations Unies. Elle consacre les principes de la souveraineté des Etats et de l’Egalité. Des principes qui obligent les Etats à « régler leurs différends par des moyens pacifiques » et à « s'abstenir dans leurs relations internationales de la menace ou l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat ». La fourniture d’armes est déjà une violation de la Charte de l’ONU, mais il y a pire.

Les exceptions au principe de non-intervention

Deux exceptions sont toutefois prévues au Chapitre VII de la Charte des Nations Unies :

La première porte sur le cas de menace contre la paix. Si le Conseil de sécurité identifie « une menace contre la paix, rupture de la paix ou acte d'agression », il peut « prendre les mesures nécessaires pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales ». Mais pour assurer cette mission, l’ONU ne disposant pas d’une armée permanente, le Conseil de sécurité peut adopter une résolution autorisant les États membres à recourir à la force sous mandat de l’ONU. Dans le cas de la Syrie, la probabilité que le Conseil de sécurité adopte une résolution autorisant le recours à la force est quasiment nulle. En effet, la Russie et la Chine ont plusieurs fois brandi le véto contre les projets de résolution proposés par les pays occidentaux.

La deuxième exception à l'interdiction du recours à la force se rapporte à l'auto-défense. L’article 51 de la Charte consacre le « droit naturel de légitime défense collective en cas d'agression armée contre un Membre de l'Organisation des Nations Unies ».

Sur ce point, aucun pays membre de l’ONU n’a signalé une attaque contre son territoire de la part de l’Etat syrien. Bachar Al-Assad a beau être un dictateur, il n’est pas assez fou pour commanditer la moindre attaque contre les Etats-Unis et les pays européens, ce qui leur offrirait un motif légitime d’intervenir. C’est d’ailleurs la Syrie qui pourrait saisir le Conseil de sécurité de l’ONU pour avoir subi des attaques d’un pays membre de l’ONU, en l’occurrence, Israël. L’Etat hébreu avait justifié les raids par la nécessité d’empêcher le Hezbollah de se doter d’armes qui menaceraient Israël. Damas n’avait pas riposté contre ces attaques, ce qui donne à penser que la Syrie ne tient pas à fournir à aucune puissance étrangère le prétexte d’intervenir officiellement sur son territoire.

Pour compléter la deuxième exception, rappelons qu’il n’y a pas violation de la souveraineté d’un Etat, si ce dernier invite un autre Etat à utiliser la force sur son territoire. Là non plus, on n’imagine pas le Président Syrien inviter les armées américaines et européennes dans son pays.

Quid de la légitimité ?

Ainsi sur le plan strict du droit, à l’état actuel des choses, les pays occidentaux ne disposent d’aucune base légale pour justifier leur possible intervention en Syrie. Mais le droit va au-delà de la « légalité » et couvre un autre domaine, évidemment discutable, celui de la « légitimité ». Il s’agit d’une interprétation des textes souvent tirée par les cheveux.

Sur la Syrie, les Occidentaux peuvent soulever quelques points de légitimité.

Interpréter la Charte de l’ONU

La Charte de l’ONU parle de l’« intégrité du territoire » des Etats et de la « menace contre la paix ». Le conflit syrien qui dure depuis deux ans et tourne à l’enlisement, provoquant des milliers de morts et des millions de déplacés internes et des réfugiés dans les pays voisins, ne constitue-t-il pas une menace pour la paix régionale ? L’intégrité du territoire syrien, n’est-elle pas menacée lorsqu’on considère que ce qui reste de l’Etat syrien ne contrôle qu’une partie du pays ? Les pays occidentaux, se portant garant de la Charte de l’ONU, ne pourraient-ils pas intervenir pour rétablir l’intégrité du territoire syrien et endiguer la « menace sur la paix internationale » que représente la poursuite de ce conflit ?

C’est un raisonnement logique sur la forme, mais il ouvrirait une sorte de boîte de pandores. N’importe quel pays sur la planète s’octroierait le droit d’intervenir dans n’importe quel autre pays confronté à des difficultés de contrôle du territoire national. Non seulement rien ne garantit que l’intervention occidentale serait un succès (voir chaos en Irak) mais surtout on se retrouverait dans un indémêlable conflit entre plusieurs légitimités. Un groupe d’Etat peut-il décider de ce qui est légitime au mépris de la légalité ? Que deviendrait la légitimité incarnée par l’ONU ? Devrait-on dès lors bafouer la légitimité des autorités officielles d’un pays ? Et si les autres pays décidaient, à leur tour, de bafouer la légitimité de nos gouvernements ?

L’argument de la légitime défense

Les pays occidentaux peuvent recourir à un autre argument, celui de la « légitime défense ». L’Occident est « en guerre » contre le terrorisme islamiste et plusieurs organisations ont été identifiées comme tels. Parmi ces organisations figure le Hezbollah. Il se trouve que le régime syrien recoure aux combattants du Hezbollah, ce qui en fait un allié de « nos ennemis ». Peut-on intervenir en Syrie au nom de la lutte contre les « terroristes » du Hezbollah ? En tout cas, Israël l’a déjà fait, mais de façon ciblée. Une intervention à grande échelle contre l’Etat syrien viderait l’argument de la « légitime défense » de sa substance.

En effet, la notion de légitime défense est assez rigoureusement encadrée par le droit. D’une part, la menace doit être actuelle (danger imminent), injustifiée et réelle (le danger contre nous ou nos alliés doit reposer sur des fait concrets). D’autre part, la riposte doit être nécessaire (aucun autre moyen de se soustraire au danger), concomitante (réaction immédiate de l’entité agressée, exit opération de représailles) et proportionnée à l'agression.

On n’attaque pas tout un pays, la Syrie, pour éliminer un groupe fiché comme terroriste et qui n’a commis aucune agression contre nous. Ce serait une forme de guerre préventive, interdite par le droit international. Et à juste titre. La doctrine Bush, à l’origine de la guerre préventive d’Irak, sur la base de soupçons (armes de destruction massive) a entraîné la destruction de tout un pays, l’Irak.

Mais puisque l’histoire ne s’est pas arrêtée sur les ruines de l’Irak, les puissances occidentales peuvent recourir à une autre notion du droit international. Il s’agit de la « responsabilité de protéger ».

La responsabilité de protéger

Cette notion repose sur un postulat assez simple. Lorsqu’une population souffre gravement, à la suite d’une guerre, d’une insurrection, de la répression menée par les autorités, on doit considérer que l’Etat en question ne remplit pas ses missions ou est incapable de faire cesser la souffrance de sa population. Un Etat comme celui-là ne peut pas évoquer le principe de non-intervention.

La notion, à l’origine très contestée, a fini par s’imposer après la guerre dans les Balkans où l’OTAN est intervenue pour stopper les massacres malgré les critiques sur une possible violation de la Charte de l’ONU. L’opération ayant permis de sauver des milliers de vies, la communauté internationale a pris acte, donnant ainsi libre court à cette notion dont les Etats hostiles à Bachar Al-Assad pourraient se servir pour intervenir en Syrie.

Il sera toutefois difficile de convaincre l’opinion internationale qui n’arrive toujours pas à distinguer le « méchant » du « bon », encore moins après les révélations selon lesquelles les deux parties commettent des atrocités contre la population et utilisent, toutes les deux, des armes chimiques. 

Finalement, si effroyable que puisse être la poursuite du conflit syrien, les pays occidentaux semblent dépourvus de moyens juridiques (légalité/légitimité) pour justifier une intervention armée, ni directe ni indirecte. Ce qui n’exclut pas définitivement cette éventualité, notamment si le conflit prend une tournure inattendue (génocide, utilisation d’armes chimiques à grande échelle,…).

Mais plus globalement, pourquoi les grandes puissances sont-elles à ce point obsédées par l’idée d’une intervention armée ? A-t-on vraiment épuisé tous les moyens permettant de mettre fin à ce conflit sans recourir à des bombardements massifs ? Il y a lieu d’en douter.

Boniface MUSAVULI

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Charte de l’ONU

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73 réactions à cet article    


  • soi même 23 juin 2013 14:36

    la Charte des Nations Unies ne veut rien dire, regarder comment les États Unis s’assoit dessus tous les jours !

    Elle est a géométrie variable, au mon de cette charte, combien de mort en Irak entre ses deux guerres ?

    Elle a deux poids, deux mesures, l’ONU est le cheval de Troie de la Gouvernance Mondial, maintenant que les pièces maltraites sur l’échiquier mondial est en position de faire échec et mat.
     L’océan de sang peut venir avec où sans l’aval de l’ONU !


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 24 juin 2013 09:37

      @SOIMEME

      TOUT A FAIT EXACT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • maQiavel machiavel1983 23 juin 2013 14:43

      Article intéressant.

      Mais la réalité des rapports entre les Etats n’ est pas régie par le droit internationale mais par les rapports de force.
      La vraie question n’ est pas de savoir si une intervention est légitime ou pas , mais de savoir si les puissances qui veulent renverser le régime Syrien en ont la capacité ou pas.
      Si elles en ont la capacité elles le feront et broderont une légitimité à posteriori.
      Concernant la boite de Pandorre qui serait ouverte  et qui ferait que n’importe quel pays sur la planète s’octroierait le droit d’intervenir dans n’importe quel autre pays confronté à des difficultés de contrôle du territoire national , elle est ouverte depuis des millénaires , càd depuis la fondation ds premiers Etats. Ce n’ est pas parce que nous sommes en 2013 , que nous avons des téléphones portables , des écrans plats ou Justin Bieber que les principes qui ont toujours définit les rapports entre Etats sont obsolète. 
      Ce qui compte ,ce sont les rapports de force et non le droit : les faibles sont dévoré par les forts, c’ est ainsi sur la terre des hommes !

      • le moine du côté obscur 23 juin 2013 14:47

        Moi je vois deux conceptions du monde se faire face. Une qui dit que les règles internationales doivent être respectées (enfin plus ou moins) et que les souverainetés des nations (dans la mesure du possible) doivent être maintenues. En face on a une conception qui dit qu’il doit avoir un Nouvel Ordre Mondial dirigé par une oligarchie atlantiste quitte à détruire toutes les nations pour y parvenir. Russes entre autres et chinois essaient de s’attacher à la légalité internationale qui bien qu’imparfaite est tout à leur avantage. Un droit de veto bien placé et on bloque les rivaux. Quant aux dirigeants des pays occidentaux ils sont dans une course folle de domination mondiale. Ce n’est pas que j’ai plus de sympathie pour les russes ou les chinois mais ils sont moins sauvages et hypocrites que les atlantistes. Après chacun défend ses intérêts et c’est logique. Le droit ? Ce mot est une insulte dans la bouche de certains qui ne cessent de le violer. Je suis contre une intervention en Syrie car les autres n’interviennent qu’en fonction de leurs intérêts. Et puis qui remplacerait Assad qui quoiqu’on en dise semble avoir le soutien de la majorité des syriens. Et parlons en de ces fameux rebelles ! Alors aucune alternative crédible à Bashar Al Assad, des opposants qui ne cessent de s’entre-déchirer, des milliers de mercenaires barbares etc... Le but des dirigeants occidentaux est clairement de détruire ce pays comme ils détruisent d’une autre manière leurs propres pays. Ils rêvent selon toute vraisemblance de faire table rase et d’imposer un ordre nouveau. Un ordre où les banksters et autres multinationales seront tous puissants. Partout où ils passent, ils pourrissent tout !


        • soi même 23 juin 2013 14:56

          Tous ce que vous décrivez est la de la comedia del alter, Tolkien à très bien définie l’ONU ;

          « Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver. Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier. »


        • dom y loulou dom y loulou 23 juin 2013 14:58

          le « droit » de tuer n’existe pas monsieur


          le droit de foutre la merde dans des pays tiers pour prétexte ensuite d’y envoyer l’armada on sait aujourd’hui les mensonges sans vergogne qui permirent cette « politique » IGNOBLE de l’OTAN en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, en Lybie et aujourd’hui en Syrie

          « politique » qui est un gros fiasco multilatéral, une faillite complète à tous points de vue

          la politique criminelle de wall street a engendré plus de terroristes qu’il n’en existait avant de déclarer la guerre aux citoyens de ce monde quels qu’ils soient pour le sacre du hamburger empoisonné

          tout est faux et toute leur argumentation est bidon à partir du moment où la Clinton a avoué que wall street finançait al kaida 

          nous assistons à des assassinats de masse ignobles servant l’agenda de dépopulation (complètement cinglé) du common wealth, c’est tout et c’est uniquement MONSTRUEUX et RIEN ne justifie cette politique INVENTEE DE TOUTES PIECES avec ennemis inventés et financés par le théâtre de polichinels politiques pour tous nous faire payer les dettes abyssales de cette guerre que personne dans la société civile ne soutenait !!

          ces « interventions » de l’OTAN trahissent le but premier de l’OTAN, protéger l’Europe, ils ne l’utilisent QUE pour nous mettre en danger et sous tutelle de Washington criminogène, la trahison des politiques technocrates est ABSOLUE contre tous les citoyens 

          • soi même 23 juin 2013 15:23

            « l’OTAN trahissent le but premier de l’OTAN, protéger l’Europe,  » Pourquoi l’OTAN n’est pas morte le jours où l’URSS est Morte de sa belle MORT ?


              • wawa wawa 23 juin 2013 15:32

                Le droit international, çà n’existe pas, tout est question de rapport de force

                un torchon que l’on brandi lorsque cela nous arrange ou sur lequel nous nous asseyons dans le cas contraire.


                • Croa Croa 23 juin 2013 17:46

                  C’est pareil !

                  Contrairement aux idées reçues le droit n’est pas la justice, c’est le Droit ! Le droit peut être juste certes mais il est plus exactement à l’image de la raison. Comme chacun sait la raison du plus fort est toujours la meilleure !

                  Le droit ayant été inventé pour éviter les règlement de comptes sauvages, quoi de plus normal qu’il colle aux rapports de force ?

                  Le droit international ne fait pas exception, CQFD !


                  • captain beefheart 23 juin 2013 15:34

                    Quand et si Marine Le Pen ,présidente ,détournera le paquebot France avec tous ses tares et tous ses tarés du cap américano-atlantiste pour se joindre aux positions russes en politique internationale là on pourra parler d’un choc stratégique d’importance mondiale et historique,qui bouleversera profondément les continents.


                    • Grandloup74 23 juin 2013 17:02

                      ëtre alliés de la Russie nous coûtera moins cher en terme de guerres que la France mène chez les autres. Peut être vivrions nous en paix sans être au train de l’otan semeuse de guerres et de mort partout dans le monde... Les sous à la sécu, aux hopitaux et aux salaires et autres retraites plutôt que dans des interventions scélérates chez les autres.


                    • MUSAVULI MUSAVULI 23 juin 2013 17:19

                      Grandloup,
                      Je crois qu’il n’y a pas un seul responsable politique français qui envisagerait une alliance stratégique avec Moscou. Oncle Sam ne sévit pas seulement à l’autre bout de la planette. Il sévit dans l’Hexagone. Souvenez-vous des révélations de wikileaks selon lesquelles nos candidats de 2007 (Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy) défilaient (secrètement) à l’ambassade des Etats-Unis à Paris... (pour se faire adouber ?...) Ce sont des pratiques que j’observais dans les capitales africaines (défilé des politiciens à l’ambassade des Etats-Unis). Il semble que le phénomène est mondial (exit la Russie, la Chine et, bien entendu, l’Iran).
                      L’« Empire » est de loin plus puissant qu’on ne le croyait.


                    • Ouallonsnous ? 23 juin 2013 15:43

                      Peut-on intervenir en Syrie en respectant le droit ?

                      La seule initiative à prendre est le respect du droit international, à travers le respect de l’état souverain de Syrie et des choix de son peuple !

                      En pratique, cela signifie l’évacuation des « terroristes » appointés par l’OTAN et les saoudo-états uniens, cela signifie aussi que les états européens ayant à leur tête des potiches de l’Empire anglo-USraélien pronant l’intervention dans les affaires intérieures des états s’en défassent d’urgence, récupérant de ce fait leur souveraineté


                      • Rensk Rensk 23 juin 2013 15:53

                        La Russie et la Chine défendent la charte de l’ONU pour de bonnes causes, vu qu’ils sont cible des USA...

                        La menace contre la paix... au sens strict de sa définition onusienne ; ce sont les USA et Israël qui la pratiquent tous les jours. Le chapitre VII n’est donc pas applicable pour la Syrie. Les attaques contre la Turquie et le Liban ayant été fait par les terroristes pour que la pseudo « communauté international » intervienne, idem pour le gaz sarin selon Carla del Ponte. (Aucune preuve na été donné a l’ONU de la France, GB et USA concernant leurs prétentions) (Les USA en ont donné a la Russie, ce qui les a vraiment fait rigoler).

                        Concernant le Hezbollah... la demande de Paris a l’UE de mettre sur la liste noire la partie armée de ce dernier a été refusé par l’UE...

                        Le conflit syrien qui dure depuis deux ans et tourne à l’enlisement... mais seulement de votre point de vue. Les terroristes (dont 5’000 d’Europe) reçoivent des armes « moderne » mais c’est d’hommes qui leurs manque, l’Arabie des saoud libèrent des meurtriers de leurs prisons pour renflouer ce manque...


                        • soi même 23 juin 2013 15:55

                          Quand il y a conflit, il y a plusieurs lecture possible :

                          La plus courante intérêt , géopolitique géostratégique, géoéconomique et une autre qui n’est peut où pas aborder qui est d’ordre spirituelle, culture, droit, spiritualité.

                          Car ce qui se passe en Syrie qui fait que c’est un conflit hors norme comme tous ce qui touche le proche Orient, ce n’est pas seulement le leadership polit-militaire économique qui est la source du conflit, c’est aussi garantir à l’encombrant voisin son rêve eschatologique du retour du grand Israël avec son message messianique.

                          https://www.youtube.com/watch?v=Y_Fe2w_rj44

                          Heureusement qu’il y a toujours un qui sauve l’honneur perdue des autres,

                          https://www.youtube.com/watch?v=CUTLIPsv0Js


                          • BlackListed BlackListed 23 juin 2013 15:59

                            D’un point de vue général, existe t’il un droit international crédible ?


                            L’ONU est un cas d’école de relativisme moral : elle prête la même attention au régime le plus despotique au monde et aux véritables démocraties. Son soi-disant Conseil des droits de l’homme est une farce. 

                            Dans les situations exigeant une intervention urgente, il se montre incapable d’agir, ou bien il temporise délibérément dans des moments de crise. Qui a oublié le Rwanda ?

                            De plus 5 membres ont un droit de veto quel que soit la majorité dégagée au conseil !
                            Est-ce équitable ? cela n’est ni plus ni moins qu’une forme de dictature !

                            L’ONU est un organisme illégitime et non démocratique qui a la prétention de gouverner les gouvernements sans avoir aucun représentant élu.




                            • Aleth Aleth 23 juin 2013 16:08

                              L’ONU est une chimère, une vaste blague, dont les buts et principes ne sont pas appliqués depuis sa création. Il n’y a qu’à compter le nombre de conflits créés de toutes pièces sous des prétextes fallacieux et mensongers par Oncle Sam (entre autres, Israël, ...) - sans jamais être inquiété ou sanctionné - pour comprendre l’ampleur de la supercherie. Tout dépend de qui est aux manettes et qui y trouve ses intérêts.


                            • Aleth Aleth 23 juin 2013 16:00

                              Le conflit en Syrie est prévu de longue date (voir les interventions du Général Wesley Clark ici ou ou celle de Roland Dumas ici). Comme pour l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, etc il s’agit purement et simplement de renverser un régime (comme par hasard dans la même région du Monde) qui refuse de se soumettre à Washington ou à l’Etat sioniste (avec la plupart des pays Occidentaux à leur botte dont la France) ou qui présente des intérêts pour l’Empire. Alors est entreprise une démarche de diabolisation, qualifiant de « tyrans » ou de « monstres » les responsables politiques montrés du doigt par les « chevaliers blancs » de « l »Axe du Bien« (qui eux n’ont pas de sang sur les mains bien entendu), appelant à »sauver la veuve et l’orphelin« , »au nom des Droits de l’Homme« , »pour sauver la démocratie« bla bla etc.

                              La technique a été appliquée maintes et maintes fois et ça continue encore et encore, avec les politiques et merdias (détenus entre autres par des marchands d’armes, un petit résumé ici) qui nous resservent à chaque fois la même sauce réchauffée. Quoi qu’il en soit, il est très facile de repérer une supercherie de ce type. A partir du moment où BHL fait l’apologie de telle ou telle ingérence ou intervention militaire, à coup sûr il faut penser le contraire. Il incarne à sa manière une boussole inversée.

                              A lire cet excellent papier satirique à propos de la situation en Syrie.

                              @ l’auteur

                              Vous utilisez les termes »rebelles Syriens« ou »Armée syrienne libre" à l’instar des merdias. Il n’y a pas d’Armée syrienne libre ! Il s’agit pour la plupart de mercenaires/terroristes étrangers financés et armés ou par le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis ou autres membres de l’OTAN, en vue de déstabiliser et renverser le régime syrien. Le même scénario ou presque qu’en Libye entre autres exemples et on voit ce que ça donne au final. Peu importent les voies légales menant à l’ingérence... cette ingérence n’a pas lieu d’être un point c’est tout, si ce n’est pour aider le régime syrien à se débarrasser des mercenaires/terroristes en question. Dans le cas présent c’est tout l’inverse.


                              • Aleth Aleth 23 juin 2013 16:13

                                ps :

                                « La crise syrienne n’est pas une guerre civile entre Syriens »
                                Intervention du colonel Alain Corvez au colloque sur la Syrie du 19 juin à l’Assemblée nationale


                              • MUSAVULI MUSAVULI 23 juin 2013 16:41

                                Aleth,
                                Je parle de rebelles syriens pour ne pas encombrer l’article de détails sémantiques. Naturellement, je suis de votre avis. Les rebelles, dans un conflit, ce sont des citoyens, des « nationaux », qui prennent les armes contre une autorité contestée. Il y a maintenant trop d’influence étrangère dans le conflit syrien pour que le concept « rebelle » puisse être considéré comme vidé de sa substance. Sur BHL, je suis assez réservé. Je ne l’ai pas connu en dehors du dossier libyen et irakien. Deux fiascos pour un philosophe aux prétentions « visionnaires ». J’observe encore le philosophe. Au troisième fiasco, j’aurai du mal à ne pas rallier votre position sur lui.


                              • Aleth Aleth 23 juin 2013 17:51

                                « Je parle de rebelles syriens pour ne pas encombrer l’article de détails sémantiques. »

                                Ces termes en l’occurrence représentent un raccourci mensonger voilà tout. Les merdias (ainsi que Fabius & co) emploient déjà cette expression à foison pour embrouiller les esprits. « Mercenaires étrangers » ou « terroristes étrangers » ça ne prendrait pas beaucoup plus de place. Autant appeler un chat un chat, détails sémantiques ou pas.

                                "Il y a maintenant trop d’influence étrangère dans le conflit syrien pour que le concept « rebelle » puisse être considéré comme vidé de sa substance« 

                                C’est comme ça depuis le début.

                                 »Sur BHL, je suis assez réservé. Je ne l’ai pas connu en dehors du dossier libyen et irakien. Deux fiascos pour un philosophe aux prétentions « visionnaires ». J’observe encore le philosophe. Au troisième fiasco, j’aurai du mal à ne pas rallier votre position sur lui.« 

                                Vous devriez alors faire preuve de plus de curiosité, s’agissant du Kosovo, de la Palestine et j’en passe. Menteur comme un arracheur de dents, servant les intérêts de l’Empire et surtout de l’Etat sioniste. Cet »intellectuel" faussaire, ce pseudo-philosophe milliardaire devrait croupir en prison à l’heure actuelle pour tout le sang qu’il a sur les mains... mais le Monde est ainsi fait que les véritables pourritures et adeptes des massacres sont libres comme l’air, se pavanant sur les plateaux tv/radio divers et variés.


                              • Grandloup74 23 juin 2013 19:09

                                Bien d’accord avec vous, je voulais le dire.


                              • almodis 23 juin 2013 16:26

                                L’auteur oublie les sanctions très efficaces de l’EMBARGO ; ( voir l’Iran , dont la monnaie a chuté de 70%) . pour ceux qui s’intéressent à ces questions de droit international , voir le dernier livre de Monique Chemillé - Gendreau :



                                  • Denzo75018 23 juin 2013 17:06

                                    Malgré tous les médias modernes et le niveau culturel en particulier dans le domaine historique, il navrant de voir perdurer et toujours un tel niveau de naïveté !


                                    • OMAR 23 juin 2013 17:22

                                      Omar 33

                                      Salut Musavuli :« ... pourquoi les grandes puissances sont-elles à ce point obsédées par l’idée d’une intervention armée ? ».

                                      Trois objectifs :

                                      Faire retourner à lâge de pierre, la Syrie (comme ce fut le cas pour l’Irak).
                                      Piller ses ressources naturelles.
                                      Jeter aux oubliettes, le traitement du problème palestinien.

                                      Et pour le Qatar et l’Arabie-Saoudite, inféoder ce pays au projet du Grand Khalifa....


                                      • kergen 23 juin 2013 17:27

                                        Vous oubliez le principal cher Monsieur :

                                        ouvrir l’espace aérien Syrien à l’aviation Israelienne pour qu’elle puisse aller bombarder l’Iran.


                                      • COVADONGA722 COVADONGA722 23 juin 2013 18:03

                                        Jeter aux oubliettes, le traitement du problème palestinien.


                                        yep , Omar le paradoxe étant que les palestiniens « leurs représentant fatah et hamas » se montrent bien peu solidaire de el Hassad 


                                        quand à un supposé comportement colonialiste de l’occident ça n’est qu’obéissance aux petrodollards des monarchies , j’imagine bien le deal : tu nous aides contre les chiites sinon les contrats ça sera walou ! 

                                        Asinus 

                                      • Aleth Aleth 23 juin 2013 19:15

                                        « ouvrir l’espace aérien Syrien à l’aviation Israelienne pour qu’elle puisse aller bombarder l’Iran »

                                        Je vois déjà un nouvel article de l’auteur  :
                                        « Peut-on intervenir en Iran en respectant le droit ? » smiley

                                        Eh oui l’Iran est le prochain sur la liste, sur l’agenda. L’étape Syrie est primordiale, d’où le conflit qui s’éternise depuis deux ans. Certaines « élites » décisionnaires se croient dans une partie d’échec (et c’est un peu vrai en quelque sorte).


                                      • OMAR 23 juin 2013 23:06

                                        Omar 33

                                        @Kergen, très bien vu....

                                        Salut Cova
                                         Israël est un des grands gagnants du pourrissement de l’état syrien.

                                        Ce n’est pas que asseoir définitivement l’annexion du Golan et du lac Tibériade.
                                        C’est un potentiel adversaire en moins.
                                        Et surtout, tant que l’on s’occupe de la Syrie, Israël peut encore grignoter de ce qui reste de la Palestine, chasser les palestiniens et consolider l’implantation de nouveaux colons sionistes.

                                        De toute façon, mis à part quelques « râles » diplomatiques, l’Occident fermera les yeux ;

                                        Quant aux palestiniens, certains responsables ont tellement cédé aux faucons sionistes, aux USA, à l’Europe et aux roitelets de la péninsule, qu’ils ne leur reste que leur dignité.
                                        Et même celle-ci commence à s’effriter (cf la dernière démission de 1er ministre).
                                        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

                                        Et c’est dans ce contexte que Fabius désire la destruction de la Syrie.


                                      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 24 juin 2013 09:43

                                        ET JETER DANS LES TOILETTES L’ ETAT D ISRAEL... ET LES PAYS COLONISES AQMI EN AFRIQUE. ???????????? :

                                        LAISER TOUS LES GROUPUSCULE « SALAFISTE » DIRIGER LAFRIQUE DU NORD..

                                        avec lapidations et mutilations..............

                                        CERTAINES INTERVENTIONS COMME LA NOTRE AU MALI SONT JUSTIFIEES

                                        N’ EN DEPLAISENT AUX BOBOS ANTI-MILITARISTES


                                      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 24 juin 2013 09:45

                                        TOUS LES SALAFISTES rectif


                                      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 24 juin 2013 09:49

                                        recti :laisser tous les groupuscules salafistes....................

                                        AQMI ET SALAFISTES SONT PLUS DANGEREUX QUE L OTAN CAR BAIGNANT DANS L’ OBSCURANTISME


                                      • kergen 23 juin 2013 17:26

                                        A POIL ! l’OTAN est à poil et ridiculisée sur l’affaire Syrienne.

                                        Le groupe des « amis de la Syrie » est passé, en un an, de 100 à 11 pays.

                                        11 pays, les USA leurs putes habituelles(dont la France) et tous les pays sunnites et ilsamistes du moyen-orient.

                                        A poil qu’elle est la salope.


                                        • Croa Croa 23 juin 2013 17:58

                                          « A poil » mais avec un faux cul !

                                          Avec des amis comme ça la Syrie est bizarrement entourée.  :->


                                        • El_Arabi_El_Acil El_Arabi_El_Acil 23 juin 2013 17:59

                                          Rappelez vous du Texan qui, une fois installé au bureau ovale, avait fait croire qu’il est destinaire d’une mission sur la planète à executer .
                                          Il se prenait déjà pour un messager du TOUT PUISSANT. 
                                          Le nom de la Syrie était le 1° pays à déstabiliser mais, contre toute attente, il y eut chamboulement puisque la Tunisie, Libye,Egypte allaient faire l’objet d’agressions répétées et, ce , en continuité au crime (en Mondovision) sur la personne de Saddam Hussein.
                                          Ce à quoi nous assistons actuellement en Irak, n’est qu’une réaction logique des patriotes Irakiens qui ont de la dignité à en revendre
                                          L’objectif des Yankee est de déstabiliser le monde Arabo-Musulman , l’affaiblir, le morceler de sorte à mieux l’exploiter.
                                          Pour le moment, les valets de services , tous les rois et Emirs du Maroc jusqu’à l’Arabie ont eu la promesse des USA que leur trone leur résistera à l’infini à la seule condition :
                                          => de briser ler monde Arabe et, par voie de conséquence,
                                          => d’enterrer à jamais l’affaire Palestinienne considérée jusque là comme la prunelle des yeux du monde du croissant.

                                          Les armes Françaises déversées en Libye se sont retrouvées au Mali braquées vers le fournisseur de ces armes : la France et, par simple magie, les armes Libyennes + Maliennes se retrouvent en...Syrie.

                                          Là, il faudrait comprendre le dernier avertissement d’ El-Assad , où il avait mis en garde la France que, les effets de « retour de flammes » est invévitable.
                                          Autrement dit , le terrorisme international n’a JAMAIS de frontières et que la France n’est pas tellement loin de la Syrie.
                                          C’est ce même scénario qu’a vécu la France.
                                          Rappelez vous du temps de Mittérand- quand il assurait gîte et couvert aux terroristes sanguinaires du GIA.
                                          La pieuvre peut toujours se retourner contre celui qui l’a nourri dans le creux de sa main.
                                          Rappelez vous du RER , rappelez vous de Kelkal , et tout recemment le sinistre Toulousain qui n’était qu’un agent au service de la sécurité Française.

                                          Pour faire de la politique, il faut être un hypocrite pur et dur et ne pas avoir à rougir.
                                          Et là, à moins d’être aveugle pour ne pas voir ni sot pour ne pas comprendre, ElQaida est née dans les lab Us, BenLaden est un agent de la CIA, les tours jumelles ont été volontairement détruites par les Yankee pour faire croire à la bête immonde Islamique. Autrement dit le concept Islamique utilisé à tout va , fera croire que l’Islam est un danger potentiel et il faut casser ceux qui ne prient pas comme les ....occidentaux.

                                          Cette comédie ne durera pas longtemps puisque l’Arabe où qu’il soit et quel qu’il soit n’est pas prêt d’avaler les couleuvres et le futur merveilleux Printemps Arabe promis par les peuple Arabo-Musulmans à ces néo-harkis, les aplaventristes rois et Emirs , leur fin est proche et c’est ce que nous attendons avec impatience.

                                          L’objectif de l’occident est de créer une puissance régionale au MO : l’occupant de la Palestine doît être intronisé, selon l’occident , durablement (chimère et fantasme) .

                                          Quel que soit le prix à payer , le drapeau Palestinien flottera haut et fier sur la Palestine , toute la Palestine avec ElQods comme capitale.
                                          L’Algérie a subi la foudre coloniale durant 132 ans , idem pour les Indochinois , idem pour les Viet ...où sont les colonisateurs d’hier ?


                                          • Serpico Serpico 23 juin 2013 18:03

                                            « Comment intervenir en Syrie en respectant le droit international ? » question de jésuite.

                                            Le Droit international interdit les coups d’Etat fomentés par l’étranger. Le Droit International place la souveraineté des Etats au-dessus de toute considération de ce genre.

                                            Vous demandez plutôt s’il y a un bon prétexte à faire avaler à l’opinion publique parce qu’en réalité, le Droit international c’est le droit du plus fort.


                                            • thepouet 24 juin 2013 16:29


                                              « Comment intervenir en Syrie en respectant le droit international ? »
                                              effectivement, c’est fou cette façon biaisée de poser les questions sur la table :
                                              faisons semblant de nous poser des questions, on est démocrate blablabla, tout en prenant soin l’air de rien d’arriver à ce qui est d’abord une conclusion ( le soit disant bien fondé d’une intervention )
                                              L’auteur aurait-il pris des cours de méthodologie de mauvaise foi au GIEC ?

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