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Plaidoyer pour la Belgique

Au cœur de l’Europe, un pays s’enfonce inexorablement dans la crise. Dans l’indifférence général de ses voisins, la Belgique se meurt.

Il est un pays qui jalonne notre frontière Nord et notre histoire et qui se meurt. Un royaume formé de briques et de brocs coincé entre les Pays-Bas, la France, l’Allemagne et la mer du Nord, qui paraît rendre son dernier souffle. Cette Belgique si sympathique et étrange qui n’est pas vraiment française et si peu néerlandaise. Le mot « fin » commence à raisonner d‘Anvers à Namur tant aucun compromis ne paraît pouvoir être trouvé entre francophones et néerlandophones (c’est-à-dire entre Wallons et Flamands).

Cette situation insolite perdure depuis le début du mois de juin et les élections législatives qui ont vu la victoire (au Nord comme au Sud) des chrétiens démocrates ainsi que des libéraux. A priori, une coalition aurait dû pouvoir se dégager sans trop de soucis. Mais nous sommes en Belgique et dans ce pays rien n’est simple. En effet, il n’existe outre Quiévrain aucun parti politique d’envergure nationale, mais par exemple un parti libéral flamand et un parti libéral wallon (dirigé par Didier Renders, un proche de Sarkozy). Pour pouvoir réaliser une coalition il faut donc vaincre non seulement les divergences politiques mais en plus les réticences communautaristes. Jusque-là, les Belges arrivaient à trouver des compromis incompréhensibles, mais salvateurs pour le royaume.

Sauf que cette fois, la question est différente puisque les revendications flamandes (les régions contrôleraient la nationalité, le droit pénal...) videraient de sa substance l’Etat central et que les francophones ne possèdent pas réellement de doléances si ce n’est le maintien des prérogatives du gouvernement fédéral. Difficile pour les francophones d’accepter l’inacceptable et pour les Flamands de faire des concessions sur des revendications inexistantes !

Et voilà, la Belgique proche de l’implosion et d’un divorce feutré. Ce n’est pas la première fois qu’une telle idée est avancée, mais c’est la première fois qu’elle paraît se réaliser. Depuis longtemps les Flamingants (les ultras nationalistes flamands) poussent vers une scission avec l’encombrant voisin wallon. D’abord sans écho politique ces revendications ont fait long feu dans la société flamande. Matérialisé par le Vlaams Belang (intérêts flamands) ce mouvement autant raciste que nationaliste ne cesse de progresser au point de devenir le premier parti à Anvers (capital de la région flamande) sans que l’on sache vraiment si son succès est basé sur la lutte contre l’immigration ou le délire nationaliste. Malgré ce que les Belges ont appelé « le cordon sanitaire » (alliance, même contre nature, pour faire barrage à l’extrême droite) ces idées nauséabondes se sont diffusées en Flandres tel un venin mortel pour la fragile Belgique.

Ce désir de séparation côté Flamands provient autant de réalités sociales et historiques que de mythes soigneusement inventés par l’extrême droite. Les Flamands n’inventent rien lorsqu’ils affirment que la monarchie a été construite par et pour les francophones et que, longtemps leur langue a été proscrite et leur culture humiliée jusque sur leur terre. Les Flamands n’inventent rien lorsqu’ils s’offusquent du fait que le bilinguisme ne va que dans un sens. Les Flamands n’inventent rien lorsqu’ils disent que la crise économique et sociale de la Wallonie coûte très cher. Que la gestion du PS - dormez braves gens - basée sur le paternalisme et le clientélisme (comme le symbolise à merveille le cas de Charleroi) n’a rien fait pour les en sortir. Cette Wallonie là, autrefois arrogante et aujourd’hui mendiante, ils la vomissent. En revanche, les affabulations vont bon train sur le mouvement flamand et sur ses origines. Et ce, surtout chez les Flamingants qui occultent trop souvent leur passé collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale (« nazis durant les guerres et catholiques entre elles », disait Brel). Pareillement lorsqu’ils affirment la main sur le cœur que la mort de nombreux Flamands pendant la Première Guerre mondiale est due à l’incompréhension des ordres de leurs supérieurs francophones.

Alors, aujourd’hui, nous voilà en face d’un mur d’incompréhension et d’indifférence. Pourtant la Belgique ne doit pas mourir. Elle a encore tant de souffle à apporter à l’Europe, tant de bonheur à partager.

Parce que, la Belgique, c’est un défi permanent à l’Histoire et à ses lois. Elle a réussi la gageure de créer un vouloir vivre ensemble entre plusieurs peuples si différents. Ces Liégeois si attachés à leur principauté, ces riches marchands de Gand, d’Anvers ou de Bruges, la bonhomie du Bruxellois, la quiétude du Namurois, la rigueur des Ardennes... Là où un agrégat de communautés n’a jamais fait une nation, elle a su inventer un savoir vivre belge qui sait respecter les cultures et épouser les contours de chacun. Là où la nation se confond trop souvent avec le nationalisme primaire, la Belgique conjugue la fierté d’être Belge avec la hauteur du quant à soi.

Parce que la Belgique est un peu en chaque Européen. Elle nous rappelle sans cesse nos futilités et nos errements à travers ses grands hommes. Le courage de Merckx dans les ascensions du Tour de France. Hergé si grand témoin de son époque (d’où la controverse actuelle sur Tintin au Congo) qui a fait voyager tant d’enfants et d’adultes et nous ramène toujours à Bruxelles. Le surréalisme de Magritte. La profondeur de l’écriture à suspens de Georges Simenon (Maigret...). La sensibilité des réalisateurs Jaco Van Dormael ou des frères Daerdene. La beauté de Marie Gillain. Il y a surtout le talent de Jacques Brel, capable de critiques acerbes (les Flamandes, les Flamingants...) mais aussi de sublimer sa terre (le plat pays...). Enfin, ces pères fondateurs de l’Europe tel Paul Henri Spaak. En réalité chacun de ces Belges - si Belges - nous renvoie à ce que l’Europe a de meilleur.

Parce que fonder la séparation d’un Etat sur l’argument principal qu’est le coût de la Wallonie relève de la bêtise et de la cupidité. Un espace commun n’est pas une sordide comptabilité entre les recettes et les coûts. Une nation n’est pas une entreprise dans laquelle on licencie sur l’autel de l’économie. Imagine-t-on l’Allemagne abandonner Dresde ? Le destin d’une nation ne s’écrit pas sur un livre de comptabilité mais dans un livre d’Histoire. Au diable ceux qui pensent que l’on peut se séparer du plus faible. C’est précisément pour le protéger que l’Etat nation existe. La Wallonie a connu son heure de gloire au temps de la splendeur industrielle de Charleroi. Les cycles de l’économie obligent un pays à traverser des phases d’euphorie et d’autres de crises qui appellent la transformation. C’est au contraire une chance pour la Belgique de posséder deux structures économiques différentes. Aujourd’hui, la Flandre est florissante et la Wallonie moribonde. Mais demain ?

Parce qu’à l’heure où l’on construit l’Europe, on ne saurait imaginer une cicatrice dans son cœur, battu par les rancœurs d’un divorce que le statut de Bruxelles rendra nécessairement douloureux.

Pour que jamais nous ne racontions à nos enfants l’histoire de cette drôle Belgique aux côtés de la Syldavie de Tintin.


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96 réactions à cet article    


  • Boileau419 Boileau419 13 septembre 2007 12:33

    Les Flamands n’ont pas de leçons d’intégrité à donner aux Wallons. Il y a bien plus d’entrepreneurs et d’hommes politiques véreux chez eux que chez nous, en Wallonie, et ce pour la simple raison qu’ils sont plus riches.

    Une Flandre indépendante ? Qu’ils essayent. Le fait est qu’ils manquent d’eau. Or sans eau, comment vivre ?


    • Boileau419 Boileau419 13 septembre 2007 12:44

      Le flamand a été opprimé ?

      Bon, remettons les pendules à l’heure. Il n’existe pas de langue flamande. Il n’existe que des dialectes qui varient d’une ville à l’autre. Par conséquent, il était tout à fait normal que pendant longtemps le français serve de véritable lingua franca.

      Aujourd’hui, ils ont leur fameux ABN (« alles behalve nederlands » ou « algemeen beschaafd nederlands », c’est selon), mais dans les faits, ils ne le parlent pas chez eux ou si peu.

      Les Flamands n’aiment personne. Ils détestent les Wallons, cela va sans dire, mais ils ont aussi horreur des Hollandais. De vrais fous, je vous dis.

      En Belgique, il n’y a guère que les Bruxellois qui soient amusants et encore...

      Quant à la Wallonie, elle n’a pas vraiment de conscience nationale ni même régionale. Moi qui suis originaire d’un village situé à quelques kilomètres de Lille, je ne me sens pas du tout Wallon, mais plutôt francophone, tout simplement.

      La grande erreur des Francophones est d’avoir laissé le gouvernement flamand installer certaines de ses instances à Bruxelles. Pour les en déloger, il faudra rien moins qu’une bombe atomique, je le crains. Mais Bruxelles est une ville francophone et elle l’est de pus en plus. D’où le désespoir haineux des Flamands.

      Ce qu’il faut dire aussi, c’est que l’UE favorise ces mouvements de scission. il suffit de voir comme elle a agi en Yougoslavie. Le but de l’UE est d’affaiblir jusqu’à la quasi agonie les nations traditionnelles et de favoriser les morcellements régionaux, le comble étant l’entrée de la Turquie, ce qui montre son véritable visage de suppôt de Washington&Tel-Aviv.


    • ripouette ripouette 13 septembre 2007 15:16

      Heu t’es belge et ton avatar c’est le pen ????? Je ne suis jamais désobligeant envers les autres internautes, seulement acide quelquefois, mais là j’ai envie de te dire : Pauvre type !!!!!

      Misère ! smiley


    • ripouette ripouette 13 septembre 2007 15:19

      Moi j’aime bien la Belgique et je suis près à accueillir toute la Belgique dans la France, Wallons, Flamands, tous ceux qui veulent venir ! Notre super-président devrait pourvoir aranger le coup.


    • stef stef 13 septembre 2007 22:03

      Et en france, ils n’ont pas aussi plusieurs dialectes ? Pourquoi avoir imposé au peuple Flamand l’un de vos dialectes ?


    • Antoine Diederick 14 septembre 2007 10:14

      @ Stef....

      et pourquoi la Flandre nous imposerait-elle ses dialectes et sa névrose , pourquoi se victimise-t-elle...elle aurait très peur de disparaitre ?


    • Boileau419 Boileau419 14 septembre 2007 10:47

      @Pirouette ripeuse

      Je suis Belge mais j’apprécie JMLP. J’apprécie aussi Hugo Chavez et Thomas Sankara. Personne n’a à me donner de leçons.

      Pauvre con !


    • stef stef 14 septembre 2007 22:12

      @Antoine Diederick

      La Flandre n’essaye pas d’imposer à qui que ce soit sa langue (ou ses dialectes) sauf dans certaines entreprises flamandes établies en Flandres et dans sa politique d’accueil des étrangers. Et il est normal qu’un wallon ou un étranger désirant venir en Flandre pour y résider ou y travailler apprenne notre langue !

      Mais comme d’habitude, les francophones viennent en conquérants... Mais c’est une façon d’être que vous devriez perdre car le colonialisme est mort.


    • Antoine Diederick 14 septembre 2007 23:39

      Diederick spreekt geen vlaams een geen frans met dieses mensen die nie van Belgïe houden.

      U hebt problemen met de franstaligen, ik heb geen problemen met de belgen. In de toekomst zult U ook problemen met allemaal misschien well.

      De wereld is groot, vlanderen is klein, zeer klein.


    • Antoine Diederick 15 septembre 2007 13:51

      In de toekomst zult U ook problemen met allemaal hebben, misschien well.

      Sorry (correction) Was laat gisteren.


    • ZEN ZEN 13 septembre 2007 13:16

      Ce problème est plus grave qu’on ne le croit.C’est bien pire que les violentes querelles linguistiques des années 63-65, dont j’ai été témoin à Louvain (Leuven maintenant) et qui a vu la scission absurde d’une université ancienne et réputée.On entend maintenant des Flamands dire sans complexe :« crève Belgique ! »...

      Vers un nouveau scénario tchéquoslovaque, avec quelques petits Kosovo dans la zône bruxelloise où les deux communautés sont inextricablement mêlées ?J’espère être trop pessimiste, mais rappelez-vous l’affaire des Fourons...

      http://www.lalibre.be/article.phtml?id=11&subid=118&art_id=361937

      Ce problème touche , à des degrés divers une bonne partie de l’Europe : l’Italie, notamment, dont la Ligue Lombarde ne veut plus trainer le boulet d’un sud moins riche..

      L’affaiblissement des Etats-nations , voulue par les forces ultralibérales en oeuvre à Bruxelles, ne pouvait aboutir qu’à ce type de dérives. Il existe des projets de refondation de l’Europe (en Allemagne notamment) sur la base de regroupements ethno-linguistiques...C’est une boîte de Pandore qu’on risque d’ouvrir !


      • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 13 septembre 2007 19:54

        Tout-à-fait Zen, la scission de la Belgique créerait un précédent qui risque de raviver les mouvements séparatistes et nationalistes (catalans, basques, corses, écossais, etc. ) de tout poil en Europe. La mort de la Belgique seraient pour eux un superbe prétexte pour exiger de nouvelles avancées.

        Il est étonnant de voir qu’à l’heure de la mondialisation, c’est l’effet inverse qui se produit, à savoir des replis identitaires auxquels nous assistons. Si la réponse à cette évolution est très complexe, je crois que le sociologue Baumann y répond le mieux. A la question, « Quels types de peurs notre modernité a-t-elle créé ?  », il répond :

        « Des peurs diffuses, confuses, flottantes, inassignables... Ces peurs, nées de l’incertitude ( combien de temps perdureront les critères de mon choix actuel ?), de l’insécurité publique ( combien de temps perdurera ma position sociale actuelle ?) et privée ( à quels dangers, connus ou encore inconnus, mon corps est-il exposé ?), se combinent. Elles se mêlent, suscitant une angoisse aux motifs obscurs qui pousse les gens à rechercher désespérément une cible sur laquelle la projeter - ne serait-ce que de façon éphémère, jusqu’à ce qu’ils comprennent que cette projection n’a servi à rien, n’a pas mis fin à leur peur. C’est à cause de cette confusion que les peurs actuelles se prêtent si aisément à toutes les manipulations. Elles peuvent désormais être exploitées à des fins commerciales et politiques, par une industrie de la consommation en quête de profits, par des politiciens en quête de soutien...  »

        Ce qui se passe en Flandres n’en est que le reflet.


      • ZEN ZEN 13 septembre 2007 20:37

        Bonsoir, Yves, c’est le vrai danger...

        Le livre de Dupin est toujours d’actualité :

        http://www.geocities.com/ericdupin/lividen.html


      • Cincinnatus 14 septembre 2007 02:39

        Il me semble que ce n’est pas nouveau : Hugo Klaus dans « Le chagrin des belges » dont l’action se passe avant et pendant la deuxième guerre mondiale, cite son oncle (flamand) dont l’antienne est « Pour la petite Belgique pas une chique ! »


      • Antoine Diederick 14 septembre 2007 10:08

        @ ZEN (IP:xxx.x79.143.144) le 13 septembre 2007 à 13H16

        d’accord avec ce commentaire, je me suis déjà exprimé en ce sens sur Avox il y a peu et l’année passée...

        Si l’intégration européenne stagne trop longtemps sans raviver le projet européen voulus par nos pères, la boite a Pandore pourrait s’ouvrir.


      • Antoine Diederick 14 septembre 2007 10:10

        @ Yves Rosenbaum (IP:xxx.x82.185.244) le 13 septembre 2007 à 19H54

        Je rejoins les idées de votre commentaire.


      • ZEN ZEN 13 septembre 2007 13:20

        Pour information

        Un article récent de Libé

        "Que la Belgique, l’un des pays fondateurs de l’Europe communautaire, soit bloquée depuis trois mois et se retrouve au bord de l’implosion est tout sauf une histoire drôle. D’ailleurs, il faut cesser de considérer en France que tout ce qui se passe chez nos voisins du nord est au mieux pittoresque, au pire dérisoire. Cette histoire belge-là n’est pas drôle, elle est même grave. Si la Flandre riche fait sécession, si la Wallonie moins riche en vient à constituer une sorte de Belgique résiduelle, la situation ne se résumera pas simplement à un casse-tête juridique ou une question de nombre de sièges au Conseil des ministres européens. Cela pourrait bien être le début d’un processus de balkanisation de pans entiers du Vieux Continent dans lequel personne n’aura rien à gagner. L’Union européenne, pour se construire, doit compter sur le plus grand nombre possible d’Etats de taille plus ou moins comparable. Bien sûr, l’Union sait intégrer de petits pays, le dernier élargissement en est la preuve. Mais elle doit pouvoir s’appuyer sur des piliers historiques solides. La Belgique, pays récent, Etat expérimental, nation composite, en est un, qu’on le veuille ou non.

        En outre, la partition serait à la fois la victoire d’un certain égoïsme (les Flamands considérant qu’ils cotisent trop pour la Wallonie) et d’un nationalisme préoccupant. Voir se créer un Etat flamand sur la seule base de l’homogénéité culturelle, linguistique, économique de sa population n’est pas une tendance à encourager au moment où ailleurs on essaie de faire fonctionner le moteur de la diversité. Pour ces raisons au moins, nous sommes concernés par ce qui se passe en Belgique"


        • Stephan Hoebeeck Stephanesh 13 septembre 2007 21:18

          Quelle homogénéité linguistique de la Flandre ????


        • stef stef 13 septembre 2007 22:06

          Chaque « ville » a son dialecte mais nous nous comprenons d’un bout à l’autre de la région et même en Flandre occupée (Rijsel, etc)...


        • Antoine Diederick 14 septembre 2007 00:54

          @ Stephanesh (IP:xxx.x5.187.168) le 13 septembre 2007 à 21H18

          homogénéité...c’est vrai que celle ci est un leurre en flandre tout comme il l’est en wallonie...

          Je dois dire que s’il fallait passer par les patois français-germaniques de wallonie de Liège à Mons, nous serions tous polyglotes du passé....


        • non666 non666 13 septembre 2007 13:27

          En realité, les wallons ont été naifs.

          Les flamands ont exigé de retracer les frontières interieures contre le maintiens de la Belgique, puis quand les wallons ont cédé, ils ont commencé a exiger le separatisme sur la base des nouvelles frontières...

          C’est encore plus absurde quand on sait que les frontières linguistique actuelle ne reposent que sur la très recente progression des flamands (au cours du 20eme siecle) alors que ces terres etaient francophones depuis des siecles.

          Avec la « girdle », ils encerclent Brixelles dont ils ont exigés qu’elle reste bilingue (alors qu’ils y sont ultra-minoritaire)

          Une Histoire Belge de plus ?

          Un jour peut etre, la reunification de la France sera peut etre la solution la plus evidente pour les francophones des benelux. Les allemands , 45 ans après Hitler ont bien pu se reunifier. Pourquoi ne pourrions nous faire de meme 200 ans après Napoleon ?

          La Belgique est a la France ce qu’est le Koweit pour l’Irak, ou les « deux chypres » : des inventions anglaises destinées a diviser pour mieux regner.


          • stef stef 13 septembre 2007 22:07

            "En 1970 Bruxelles est devenu la capitale de la Belgique fédérale, une région entourée par la région flamande.

            Quand, en 1830, Bruxelles devient la capitale de la Belgique indépendante, elle attire une nouvelle population administrative, tandis que les faubourgs industrialisés connaissent une grande densification démographique. Bruxelles accueille aussi beaucoup de réfugiés français et de francophones du sud du pays, recherchés pour peupler les administrations de ce jeune État où le pouvoir politique était aux mains de la haute bourgeoisie francophone, alors que la majorité des Belges parle le néerlandais. Un processus de lente francisation des masses populaires s’y met en route, le français étant jusqu’alors essentiellement la langue de la cour et des employeurs."

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Bruxelles


          • Antoine Diederick 14 septembre 2007 01:00

            la Belgique a fondé son existence sur l’esprit français, avec une volonté anglo saxonne , c’est vrai....

            Pirenne a écrit :« La Belgique est un micrososme de l’esprit latin et germanique »


          • ZEN ZEN 13 septembre 2007 13:57

            Un diagnostic peu rassurant (Le Monde 27/07) :

            "..La situation engendrée, jeudi 23 août, par la démission d’Yves Leterme, formateur gouvernemental désigné par le roi Albert II, est pourtant très difficile. « Il est trop tôt pour créer la panique, mais quelque part au loin, cela commence à sentir la poudre », diagnostique Filip Roegiers, commentateur du quotidien flamand De Morgen.

            On attendait lundi 27 août que le chef de l’Etat nomme un duo de « médiateurs », Raymond Langendries et Herman De Croo, l’un centriste francophone, l’autre libéral flamand, pour tenter de relancer les négociations avant de passer la main à un nouveau formateur. Mais la crise semble d’autant moins proche de sa conclusion qu’on ignore si la formule privilégiée jusqu’ici - une alliance des chrétiens-démocrates centristes et des libéraux, flamands et francophones - a la moindre chance de prendre forme. Les récentes discussions ont buté sur l’incapacité de ces partis à s’entendre sur une réforme institutionnelle réclamée par la Flandre. « Le Parlement régional flamand a adopté en 1999, sans concertation préalable, un vaste programme de transferts de pouvoirs que les francophones ressentent comme unilatéral, susceptible d’instaurer un confédéralisme de fait », rappelle Xavier Mabille, historien et politologue.

            Cet élément confirme que la crise actuelle est majeure et se distingue d’autres épisodes tumultueux des relations entre la Flandre et la Wallonie. « On cumule les exclusives, on empile les tabous, les différents partis s’estiment porteurs de mandats impératifs, la Flandre proclame l’intérêt majeur d’obtenir de nouvelles avances institutionnelles pour maintenir la prospérité tandis que les francophones refusent de voir la Wallonie et Bruxelles mises à genoux, analyse Vincent De Coorebyter. Et, cette fois, le principe même d’une discussion institutionnelle n’est pas collectivement accepté. »

            Face à une Flandre unie, les Francophones présentent un front peu solide et « se débattent avec le legs empoisonné de la frontière linguistique, qui leur a été imposée en 1963 par une majorité flamande », ajoute Xavier Mabille. Leur tentative de riposte, avec une volonté d’élargir les limites de Bruxelles et de préserver les droits des francophones de la périphérie flamande se heurte à un refus catégorique : « Cela touche à la territorialité, un des grands principes sur lequel ce pays est fondé. Cela rend le débat impossible », a expliqué au journal Le Soir le ministre flamand de l’intérieur, Patrick Dewael.

            Jamais la méfiance mutuelle n’a semblé aussi forte. Les francophones redoutent que les Flamands ne visent, à terme, qu’à faire éclater l’Etat, les Flamands les soupçonnent de vouloir, cyniquement, profiter le plus longtemps possible d’un Etat qui leur assure des transferts financiers. « Il faut, d’abord, définir en commun des objectifs pour rendre l’Etat plus efficace. La décentralisation de certains pouvoirs, la recentralisation d’autres, ne sont que les moyens d’atteindre cet objectif », souligne Rudy Aernoudt, qui veut encore croire au « bon sens ». Jean-Pierre Stroobants


            • dperez dperez 13 septembre 2007 14:28

              On va pas forcer les Belges à s’aimer. Laissons-les vivre en paix et vivre chacun de leur côté. N’attendons pas que les tensions se radicalisent pour couper le pays en deux. Les tensions sont allées crescendo alors il est temps d’y mettre une fin. La France va passer par ça le jour où il y aura suffisamment de musulmans qui ne voudront pas voir de non musulmans et qui réclameront la même chose, l’indépendance d’une région musulmane en France. On y viendra.


              • samy31500 13 septembre 2007 15:32

                Alors toi tu pourrais t’abstenir STP. Raciste. Tu dis vraiment n’importe quoi ...

                T’es au niveau Zéro des capacités d’analyse.

                PEREZ c’est d’origine portugaise où espagnole ça non ?


              • Stephan Hoebeeck Stephanesh 13 septembre 2007 21:20

                La Belgique ne se coupera pas en deux mais en trois....

                Les Bruxellois en ont un peu marre de se voir brader aux flamands pour sauver quelques têtes en Wallonie.


              • stef stef 13 septembre 2007 22:11

                Voir mon post un peu plus haut. Pour faire bref, Brussel est flamande à l’origine et si scission de la Belgique il y a, le restera avec ou sans ses francophones.


              • Stephan Hoebeeck Stephanesh 14 septembre 2007 04:26

                @ stef

                Tes un sale nazi

                ta jamais entendu parlé du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et les gens de Bruxelles, ils veulent pas être flamand, ni d’ailleurs les gens de Bruxelles Hall Vilvorde

                toi comprendre.

                Ah oui ma famille paternelle s’est installée à Bruxelles en 1200, on venait de grimberghen, tu crois vraiment que je vais me casser mais tu rêves.


              • Stephan Hoebeeck Stephanesh 14 septembre 2007 04:46

                Stef a dit :

                Voir mon post un peu plus haut. Pour faire bref, Brussel est flamande à l’origine et si scission de la Belgique il y a, le restera avec ou sans ses francophones.

                Stephanesh répond :

                En droit international, « sans ses francophones » habitants légitimes de bruxelles, cela veut dire génocide, le déplacement ethnique ou linguistique forcé d’une population est un crime contre l’humanité.

                Comme cela tu sais qui tu es et tu sais pourquoi je t’ai traité de nazi.

                Je suis désolé mais en droit international ce qui compte, c’est le droit des peuples pas le droit du sol.

                Tu sais peut être qu’au Canada, il y a le quebec qui a plusieurs fois souhaiter prendre son indépendance, eh bien, suite à cela certaines parties anglophones du Quebec ont demandé à la cours internationale de Justice, si ils avaient le droit de proclamer leur indépendance du quebec et de se ratacher au Canada anglophone. Eh bien dans la limite des continuités des frontières le tribunal leur a donné raison.

                Vous les flamands vous comploter pour détruire la Belgique.

                Vous avez gagné la Belgique va exploser.

                Mais vous paierez le prix et le prix sera la perte de Bruxelles, et du brabant flamand, avec un peu de chance vous conserverez Louvain.

                J’ai appris que dans une commune sans facilité un de vos bourgmestre flamingands a ordonné de donner des amendes aux commercants qui mettent des affiches en français.

                Eh bien cela monsieur, c’est une violation des droits de l’homme, que vous ignorez peut être bien, ne connaissant que les droits des flamands.

                Vous futes peut être persécuté au 19s par votre bourgeoisie francophone, les brimades que vous avez subit vous ont rendu plus fort, mais croyez que les brimades que vous nous faites subir nous ne les oublierons pas.


              • stef stef 14 septembre 2007 22:45

                @stephanesh

                Non, pas nazi je suis, loin, très loin de là ! Je suis de gauche très à gauche mais il est vrai que je penche aussi vers le nationalisme flamand.

                Il est vrai qu’il est stupide de donner des amendes à des commerçants francophones pour des affiches en français. Si toutes les municipalités frontalières le faisait, nous aurions bien du mal à garder nos clients français. C’est mon côté gauche qui parle ici...

                Brussel est flamande d’origine, entourée par des communes flamandes donc flamande. Ici, c’est le nationaliste qui parle.

                Mais dans cette dernière affirmation, mon côté gauche a des problèmes de conscience. Solution : les francophones partent si ils le veulent et le décident, et ceux qui restent finiront par devenir néerlandophones smiley

                Tu verras, apprendre le néerlandais n’est pas si dur que ça. Mais il est vrai que les wallons n’ont jamais fait d’efforts en ce sens et c’est pas maintenant que ça va commencer.

                Franchement, les vrais nationalistes intransigeants c’est vous. Quel est le pourcentage des wallons parlant correctement le néerlandais ? De même, quel est le pourcentage de flamands parlant correctement le français ?

                Et tu vois, je suis pas aussi raciste que ça et que j’ai une grande ouverture d’esprit : j’écris dans ta langue...


              • TALL 13 septembre 2007 16:42

                L’article est partagé en 2 parties : la première qui fait un bon constat de la situation actuelle, et la 2e où l’auteur exprime ses rêves aussi beaux qu’irréalisables, hélas.

                Mon prono : la Belgique splitte sous l’arbitrage de l’UE qui fait de Bxl un territoire neutre : Brussels EC ( European Capital ). La Flandre devient indépendante et intégrée à l’UE. Et la Wallonie propose un partenariat à la France. Bien sûr, il y aura des referendums pour tout ça. Je verrais bien ça entre 2009 et 2012


                • Antoine Diederick 13 septembre 2007 17:22

                  L’éditorialiste du Journal « Le Soir » a qualifié l’attitude des hommes politiques toutes tendances confondues de maintenir des comportements « criminels » vis - vis de la population.

                  Le verdict est exagéré mais il y a tout de mme de quoi s’interrroger comme citoyen...belge....


                  • fouadraiden fouadraiden 13 septembre 2007 17:31

                    faire de Bruxelles un district européen me plaît assez comme idée.

                    et absolument éviter un rattachement à la France. quelle idée !


                  • Antoine Diederick 14 septembre 2007 10:38

                    @fouadraiden (IP:xxx.x90.66.254) le 13 septembre 2007 à 17H31

                    Faire de Bruxelles un Washington DC me semble encore une sotte idée....cette pauvre ville est tellement mise à toutes les sauces qu’elle ne ressemble déjà plus à rien....

                    Elle est déjà sous carcans, carcan des eurocrates, carcan flamand, et carcan otan . Elle deviendrait alors ville sous carcan international.

                    Laissez nous respirer, que diable.... !!!


                  • ZEN ZEN 13 septembre 2007 17:48

                    @ Tall et Antoine, bonjour

                    Hé ,les Belges, vous qui êtes sur place, ne pourriez-vous pas nous faire un article circonstancié sur ce problème ?Cela nous aiderait à comprendre...Comment la presse se positionne-t-elle ?


                    • TALL 13 septembre 2007 18:01

                      J’y pense depuis qq jours, c’est dans l’air ... smiley


                    • Antoine Diederick 13 septembre 2007 19:04

                      Bonjour Zen,

                      Je risque de ne pas être objectif, car je suis unitariste.

                      Actuellement, c’est le « black out ». La presse belge surfe sur les vaguelettes , c’est à dire qu’il y a peu d’informations qui filtrent et les acteurs politiques font « botus et mouche cousue » comme diraient les Dupond(t)s. Les politiques sont en « colloque » et cela dure smiley

                      Faire un article...ce serait un gros boulot et je dois dire que ne me sens pas de taille. Pkoi, tout simplement car les journalistes pros sont bloqués tout autant que le simple citoyen.

                      Sur Avox, de nombreux commentaires sont apparus suite à l’émission fiction proposée par la télévision publique belge et ce avant les élections législatives, il y a quelques mois.

                      Cette émission avait été fort critiquée, jugée provocatrice. Elle l’était sans doute.

                      Ayant rencontré quelques francophones de Flandre, une appréciation nouvelle m’est apparue nécessaire.

                      Selon certains en Flandre, le marketing et le battage publicitaire autour de la personne de Leterme a montré la volonté de son parti d’imposer à la masse des flamands une personnalité afin de provoquer le retour des chrétiens flamands au pouvoir. Et surement, « l’esprit de corps » flamand et germain a fonctionné selon le principe « Wij zijn alles vlamingen ».

                      La désinformation et la volonté de mobiliser les troupes d’électeurs en Flandre , a été, je crois, totale.

                      Les scandales liés à la mauvaise gouvernance des socialistes belges majoritaires en wallonie, ont joué à fond aussi pour justifier ce retour aux questions linguistiques.

                      Pour ma part, je pense que la presse flamande a été et est encore le valet de la volonté politique flamande et pour moi , cette presse n’est plus indépendante. Elle s’est constitué en partie prenante du débat et a été partiale.

                      Ceci explique, la « sortie » des journalistes francophones de la télévision publique belge.

                      A la vérité, comme en France et en Europe, apparaissent de gros problèmes structurels et nous savons qu’en Belgique cela passe par une crise institutionnelle.

                      Certains disent que la Flandre fait le forcing car dans 10 ans et mme avant, il sera trop tard, les conditions du « split » ne seraient plus réunies. Alors, adieu la fière Flandre indépendante....

                      Personnellement, je me pose la question suivante :« Leterme serait-il le pion sacrifié , pour un autre scénario, un scénario de l’improbable » .

                      Monsieur Leterme a gagné les élections et accumule les bourdes. Ne serait-il pas l’homme dont la mission invisible celle de l’incendiaire maladroit ?

                      Dans ce cas cela pourrait être le prélude a quelque chose d’inattendu....mais quoi... ?


                    • Stephan Hoebeeck Stephanesh 13 septembre 2007 22:25

                      Mais quoi... ?

                      Un divorce peut être.

                      Leterme au fond de lui, il croit qu’il est un sale wallon, et ca lui fait mal, franchement ce type je le plein, mais j’espère qu’il ne viendra jamais au pouvoir.

                      De toute manière avec les flamands c’est tjrs la même chose, il suffit qu’un flamand veut se faire élire, et c’est parti : les francophones ceci, etc. Je veux bien croire que les flamands ont souffert sous la Belgique francophone, mais c’est du passé.

                      Ensuite ils oublient que les wallons ils ont pas eu plus facile avec les francophones.

                      La démocratie belge du 19e s. était bourgeoise, pour voter fallait payer des impots, les pauvres ne payaient pas d’impot et ne votaient pas, ce qui a permis de contourner le problème

                      Mes grands parents ont un jour parlé flamand, ca n’a pas duré longtemps.

                      Mon grand pere paternel parlait français et un patoit bruxellois

                      Ma grand mere paternelle parlait français et un patoit flamand de grimberghen

                      Mon grand pere maternel parlait francais et un patoit flamand de gand

                      Ma grand mere maternelle parlait francais et un patoit flamand de gand mais différent de celui de son mari.


                    • TSS 13 septembre 2007 18:21

                      en 1996 je roulais vers l’allemagne et au dessus de l’autoroute à la sortie de Liège il y avait une une immense banderole où il etait ecrit :

                      « dernière ville française avant la frontiere » le problème est reccurent !!

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