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Pour une Russie forte

La Russie ne saurait être marginalisée, tenue pour un « ennemi potentiel » sans que l’équilibre du monde soit durablement compromis.

L’implosion de l’Urss sous le poids de ses propres contradictions aurait dû nous conduire à avoir vis-à-vis de la Russie une attitude différente de celle que nous avions contre cette construction stalinienne assez ubuesque, dont la fin était plus prévisible que nous le pensions. Mais il n’en n’est rien et nous reportons sur la Russie ce qui constituait le noyau dur de nos relations avec les communistes, et ce malgré la fin de la guerre froide, des relations diplomatiques normalisées et une réelle coopération sur des sujets comme le désarmement, la lutte contre le terrorisme, la conquête de l’espace etc. La Russie reste un pays dont il faut « se méfier », qu’il faut « contenir » : mieux vaut, pourrait-on dire pour faire court, une Russie affaiblie qu’une Russie forte, fondement de la stratégie occidentale. L’élargissement de l’OTAN à l’Est est la traduction de cette position – du moins c’est ainsi qu’elle semble comprise par les Russes (comme l’installation de la station radar en Hongrie).
 
Libérée du poids de ses soixante quinze années de communisme la Russie entend participer d’égale à égale avec les autres grandes puissances aux affaires du monde, mais nous ne l’entendons pas ainsi. Il y a évidemment des incidents de parcours qui apportent du grain à moudre aux tenants de cette diplomatie archaïque : l’entrée des troupes russes en 2008 en Géorgie avec les conséquences que l’on sait ; le jeu complexe des Russes en Iran, dans l’ex Yougoslavie et au Moyen-Orient ; la guerre larvée du gaz avec l’Ukraine (bientôt la Crimée ?), etc. Les choses ne vont pas s’apaiser, c’est certain, quelque soient d’ailleurs nos relations. Mais est-ce une raison pour maintenir notre volonté d’élargir l’OTAN alors que cela est perçu par les Russes comme une agression ? Au lieu de faire baisser la pression, on s’ingénie à la faire monter en prenant des initiatives qui sont pour nous occidentaux non stratégiques. Qu’avons-nous à gagner à faire entrer l’Ukraine et la Géorgie dans l’OTAN ? Si peu, voire rien en dehors d’infliger aux Russes une défaite diplomatique de plus, de montrer à la Russie que sa zone d’influence peut se réduire. Et après ? Saurons-nous apporter aux peuples ukrainiens et géorgiens autre chose que du rêve, celui d’une revanche toute théorique sur l’ogre russe ? Non, parce que nous ne pouvons pas tout faire. On le voit bien en Afghanistan, où, à défaut de pouvoir inviter les Russes dan le bourbier (qu’ils ont eux-mêmes créé et où ils n’ont certainement pas envi de revenir !), on s’appuie sur le Pakistan. Qui peut faire pression sur l’Iran pour qu’il ne jette pas de l’huile sur le feu en Irak ? les Russes bien sûr, impliqués dans la construction de leur centrale atomique, ce qui n’est pas rien pour le régime des ayatollahs. La sortie de crise au Moyen-Orient ne se fera pas sans les Russes, c’est maintenant une évidence, car eux seuls peuvent amener l’Iran et la Syrie à réduire ou retirer leurs soutiens au Hamas et au Hezbollah.
 
Ce n’est pas de la politique fiction, simplement la démonstration que le monde a besoin de la Russie pour que des solutions soient trouvées dans des zones de tension ou de conflits. Allons-nous aussi intervenir en Moldavie par exemple, dans ce pays sorti exsangue de l’Urss qui risque de devenir la zone la plus pauvre du continent, plaque tournante de tous les trafics, parce qu’il ne peut se doter d’un Etat ? Non. Et qui mieux que les Russes peut redresser cette situation (au besoin en en faisant une région russe autonome). Pourquoi en effet ne pas vouloir rejoindre ce grand pays pour bénéficier de son développement et de ses institutions. Nous occidentaux, nous prêchons la démocratie... C’est bien, mais ce n’est pas très opérationnel ; les Russes, eux, ont des solutions que nous n’avons pas. Devra-t-on là aussi, le cas échéant, faire barrage à leur intervention au nom de principes généraux qui cachent une volonté de contrer systématiquement leurs initiatives quel qu’en soit le prix à payer par les populations concernées ? Toujours le même aveuglement.
 
Qu’avons-nous à démontrer aux Russes ? rien ! Parler des droits de l’homme avec eux pour dénoncer des crimes aujourd’hui visibles n’implique pas une telle arrogance diplomatique, ni la recherche permanente de facteurs d’affaiblissement. La Russie est un grand pays par sa géographie, sa population, sa culture, son histoire, ses réalisations scientifiques, son économie ; notre intérêt est de lui donner la place qui lui revient sur la scène mondiale, faute de quoi nous resterons impuissants devant les crises multiples, où qu’elles se produisent sur les cinq continents. Les relations multilatérales reposent sur une reconnaissance de l’importance de tous les acteurs pour qu’un équilibre – certes très instable, mais c’est ainsi que le monde va – soit possible. La Russie ne saurait être marginalisée, tenue pour un « ennemi potentiel » sans que cet équilibre soit impossible à trouver.
 
Ne soyons ni cyniques ni naïfs : les relations entre Etats reposent sur l’intérêt de chacun d’eux. Il y a donc des contradictions, des oppositions parfois fortes, mais les choses évoluent d’autant plus favorablement s’il n’y a pas ici ou là des déficits de considération. La réciprocité est une grande force dans les relations internationales. L’Union européenne devrait dire ouvertement aux Russes que le monde a besoin d’eux, qu’ils sont des partenaires naturels. C’est aussi dans l’intérêt de Washington et de la Chine. Le jeu à quatre : UE, USA, Russie et Chine, est depuis longtemps distribué. Il manque quelques règles...

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29 réactions à cet article    


  • jltisserand 6 août 2009 12:03

    Vous êtes un reveur !

    L’EU est une petite agence de l’US. Tous les dirigeants eujropéens sont à droite. N’espérez pas.
    L’allemagne sans doute avec Mme Merkel qui elle fait peu de bruit et bien des affaires avec l’Urss


    • Manu 6 août 2009 14:44

      Une alliance avec la Russie serait bien plus profitable aux états européens que celle les USA. Les dirigeants russes sont également conscients de l’intérêt à se tourner vers l’Europe (notamment à cause du danger chinois à long terme) mais ils ne le feront pas tant que les USA en seront les suzerains.


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 6 août 2009 16:16

        Il n’y a pas à choisir entre les USA et la Russie ; les deux sont des pays amis.


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 6 août 2009 14:52

        Bonjour,

        La logique OTANienne est clairement de phagocyter l’ex-espace satellisé de l’URSS, voire certaines ex-parties de l’URSS elle-même. Or Gorbatchev avait demandé à ses partenaires occidentaux, Etats-Unis en tête, de ne pas profiter du reflux né de 1989 pour investir comme des rapaces les anciennes positions soviétiques. Las, on sait ce qu’il en est advenu 20 ans après... D’ailleurs, ledit Gorbatchev est revenu de ses illusions sur l’Occident lors de ses dernières interventions.

        Ce qui est terrible d’hypocrisie, c’est cette palinodie des droits de l’homme : comment peut-on fustiger la Russie pour ses manquements en la matière alors que la Géorgie voisine réprime à tout va l’opposition politique sans que cela n’émeuve les intellectuels bien pensants ? A force d’employer ce fondement à géométrie variable comme bélier dans les affaires étrangères, il faut bien se douter qu’il ne résistera pas à la réalité des faits, et pis, l’avilira par voie de conséquence là où les abus et la mauvaise foi auront libre cours.

        Et l’Union Européenne ? Totalement suiveuse. A croire qu’elle reçoit sa feuille de route d’outre-Atlantique !

        Cordialement


        • Manu 6 août 2009 15:03

          A long terme, la Russie est condamnée à devenir une puissance secondaire. Son poids politique actuel vient en grande partie de l’héritage militaire de l’URSS notamment son arsenal nucléaire avec sa capacité de seconde frappe. Cependant, sa puissance économique actuelle et même future sera incapable d’entretenir ce potentiel. La Russie est encore une puissance économique très moyenne loin derrière la France. Sa population relativement peu nombreuse est sur le déclin. Son budget défense est encore inférieur à ceux de la France ou du Royaume-Uni. Certaines estimations indiquent qu’au mieux la Russie représentera entre un cinquième et un quart de l’économie US à l’horizon 2030.

          Dans quelques décennies, face au géant chinois il faudra faire un choix. S’arrimer à une Europe libérée de l’emprise US ? Dans le cas contraire intégrer l’OTAN ? Devenir un état « vassal » de la Chine ? Constituer une union des anciennes républiques slaves de l’URSS (Ukraine, Biélorussie, Kazakhstan) pour garder un certain poids économique et militaire ?


          • GéraldCursoux Cursoux Gérald 6 août 2009 17:24

            Le long terme est-il dans nos préoccupations du jour ? La Russie peut nous aider à dénouer des crises et des conflits qu’on n’arrive pas à dénouer : Iran, Palestine, Irak, etc. Utilisons la ! Mais pour ce faire il ne faut pas la considérer comme quantité négligeable ou ennemi potentiel. Baissons donc nos prétentions d’élargissement de l’OTAN pour commencer.


          • finael finael 6 août 2009 18:07

            @ Manu

            Euh ... l’Ukraine, la Biélorussie, le Kazakhstan ne sont pas « d’anciennes républiques slaves de l’URSS », mais des territoires russes (tardivement pour le Kazakhstan - XVIIème siècle) : Kiev fut la première capitale russe (durant 4 siècles) et la Kiévie, la Biélorussie avec la Moscovie forment le noyau de la Russie depuis plus d’un millénaire.

            Quant à affirmer que la Russie est « condamnée » à devenir une puissance secondaire est aller un peu vite en besogne. C’est oublier les énormes richesses, encore très partiellement exploitées, de son territoire, bien supérieures à celles de la Chine par exemple.

            Je trouve que votre appréciation, basée sur « certaines estimations » ne correspond qu’aux voeux de certains russophobes.

            Et pour finir, l’ensemble des pays du monde est formé de « puissances secondaires » en regard des USA. Mais ça c’est la situation actuelle.


          • Manu 6 août 2009 19:03

            @ Finael

            « Euh ... l’Ukraine, la Biélorussie, le Kazakhstan ne sont pas « d’anciennes républiques slaves de l’URSS », mais des territoires russes (tardivement pour le Kazakhstan - XVIIème siècle) : Kiev fut la première capitale russe (durant 4 siècles) et la Kiévie, la Biélorussie avec la Moscovie forment le noyau de la Russie depuis plus d’un millénaire. »

            Question de terminologie secondaire. Je suis plus ou moins d’accord sauf pour le Kazakhstan mais passons...

            « Quant à affirmer que la Russie est « condamnée » à devenir une puissance secondaire est aller un peu vite en besogne. C’est oublier les énormes richesses, encore très partiellement exploitées, de son territoire, bien supérieures à celles de la Chine par exemple. »

            Avec une population aussi faible (moins de 150 millions), il n’y a aucun espoir de redevenir une grande puissance. Avec l’apport de l’Ukraine, de la Biélorussie et du Kazakhstan on arrrive à environ 220 millions ce qui est loin derrière les USA où la Chine. Enfin, ces richesses il faut être capable de les conserver face à l’appetit des occidentaux ou de la Chine. 

            « Je trouve que votre appréciation, basée sur « certaines estimations » ne correspond qu’aux voeux de certains russophobes. »

            C’était une estimation de Goldman Sachs je croie. Personnellement j’en doute mais c’était pour montrer qu’il est illusoire de voir en la Russie, dans ses frontières actuelles, une grande puissance à long terme .

            « Et pour finir, l’ensemble des pays du monde est formé de « puissances secondaires » en regard des USA. Mais ça c’est la situation actuelle. »

            Tout à fait d’accord. 


          • finael finael 6 août 2009 20:23

            Ah bon !

            Si c’est une estimation de Goldman Sach me voilà rassuré !


          • Julius Julius 6 août 2009 15:51

            Oui ! Et pour une Allemagne forte, qui a le droit pour sa zone d’influence en Alsace.


            • Le péripate Le péripate 6 août 2009 16:14

              Et pour une Italie forte, avec le comté de Nice et la Corse.
              Etc....lol


            • finael finael 6 août 2009 16:36

              @ le peripate

              et la Savoie !


            • Le péripate Le péripate 6 août 2009 17:00

              Ah non, pas la Savoie ! J’y ai de la famille ! lol


            • Georges Yang 6 août 2009 16:21

               Relisez mon article, je vais plus loin que vous ! http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/merci-m-medvedev-46847
              Quant à la Moldavie, les Russes ne veulent pas la réannexer, ils soutiennent selement la partie russophone de Transnistie
              Sortir de l’OTAN et s’allier à la Russie serait une opportunité pour la France, mais hélas, les politiciens ne sont pas encore ptèts à franchir le pas.


              • GéraldCursoux Cursoux Gérald 6 août 2009 17:20

                Qques précisions :
                - reconnaître à la Russie son rôle de grande puissance ne veut pas dire rompre des alliances avec les USA et d’autres. Bien au contraire, cela permet aux quatre que je cite de gérer ensemble les conflits.
                - qques illuminés ont défendu l’indépendance de la Savoie... Elle pourrait passer des accords bilatéraux avec Monaco... pour encercler l’Isère !
                - L’opposition USA Urss ne doit pas se transformer en une opposition USA Russie. Bien au contraire. C’est ce que j’ai voulu dire.
                - Quant à l’UE, elle n’a


                • Georges Yang 6 août 2009 17:54

                  Avoir de bonnes relations avec les USA peut se faire en sortant de l’OTAN. Mais un président qui voit les Etats Unis avec les yeux de Sardou, Joe Dassin et Patrick Juvet ne peut bien sur pas comprendre l’intérêt d’un rapprochement francorusse


                • GéraldCursoux Cursoux Gérald 6 août 2009 17:21

                  - Quant à l’UE, elle n’a de poids politique qu’à travers une diplomatie multilatérale. Le jeu avec la Russie en fait partie.


                  • monbula 6 août 2009 17:58

                    UE avec la Russie, j’imagine la tête des USA.

                    les Russes avoir peur des chinois. bizarre de la part de certains .... Ils se connaissent depuis un millénaire et coopèrent ensemble ( BRIC par exemple ).

                    A savoir que la Russie est propriétaire outre gaz et pétrole, toute une richesse de matières premières. Alors, elle a largement de quoi subvenir à ses dépenses futures et actuellement les USA sont sur la pente descendante et risquent de devenir une puissance secondaire. D’ailleurs aux USA, il ne leur reste plus qu’à faire la guerre ( en enbarquant l’Europe caniche ) comme toute puissance en déclin.


                    • Manu 6 août 2009 19:16

                      « les Russes avoir peur des chinois. bizarre de la part de certains .... Ils se connaissent depuis un millénaire et coopèrent ensemble ( BRIC par exemple ). »

                      Russes et chinois n’ont pas toujours été de bons amis et ne sont que des alliés de circonstance. Les Russes n’ont pas intérêt à baisser la garde s’ils veulent conserver la Sibérie.

                      « A savoir que la Russie est propriétaire outre gaz et pétrole, toute une richesse de matières premières. Alors, elle a largement de quoi subvenir à ses dépenses futures et actuellement les USA sont sur la pente descendante et risquent de devenir une puissance secondaire. »

                      La Zaïre aussi est riche en matières premières... A l’époque de l’URSS, les exportations de pétrole couvraient tout juste les besoins courants... On ne bâtie pas une puissance militaire sur des matières premières mais sur une base économie appropriée.

                      Sauf catastrophe (par exemple dislocation des USA), ils ne seront jamais une puissance secondaire. Si les USA ne se relèvent pas de la catastrophe économique annoncée, je pense que personne d’autre ne s’en relèvera non plus. 


                    • Julius Julius 6 août 2009 18:22

                      La Russie est un empire en train de mourir. Avec la population malade et alcoolique. Sans l’industrie moderne. Incapable de maintenir ses équipements militaires. La Russie n’a toujours pas remis de la perte de ses colonies. Elle n’est toujours pas en mesure de survivre par ses propres moyens.

                      Oui, la Russie peut être dangereuse - comme un cheval en train de mourir !


                      • finael finael 6 août 2009 19:04

                        Toujours aussi russophobe le Julius, quitte à tordre les faits pour les faire correspondre à ses désirs.

                        L’Ukraine, la Biélorussie n’ont jamais été des colonies russes, mais bel et bien la Russie.

                        Mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours (russe) ...


                      • monbula 6 août 2009 18:31

                        Bref l’auteur de l’article demande à la Russie de remettre de l’ordre dans les merdes crées par l’Occident. Peut-être que la Russie devrait préciser aussi à Israël de la mettre en veilleuse ?

                        Un Occident qui regarde ce pays avec un regard hautain. Elle n’a pas besoin de vous pour savoir qu’elle est une grande puissance incontournable.

                        Vous voulez aussi que la Russie demande aux USA d’arrêter de piller la planète et de mettre ses financiers au goulag. Pourquoi pas ?
                        Beaucoup de peuples européens respiraient et pourraient revenir à une société d’économie mixte.


                        • monbula 6 août 2009 18:36

                          Le juluis devrait comme Napoléon faire une promenade de santé en Russie.

                          Il doit trop lire le figaro et regarder la télévision de Sarkosy.


                          • finael finael 6 août 2009 19:07

                            julius est originaire d’un pays ayant subi le joug soviétique, donc au départ sa réaction est bien compréhensible.

                            Mais je crois qu’il en est arrivé à un stade quasi maladif.


                          • monbula 6 août 2009 20:35

                            La base économique appropriée est là et s’étoffe . Réveillez-vous, la Russie c’est pas l’URSS aves des ladas. Dans 100ans, il y a encore qui verront la Russie avec le regard URSS.
                            La russie a un tissu industriel qui se modernise et des entreprises étrangères sont présentes ( Peugeot par exemple , etc).
                            1er partenaire la Chine ;
                            2 ème l’Allemagne ;
                            La france, malheureusement 7 ou 8 ème.
                            Pour ce qui est de la puissance militaire qu’elle fût toujours, s’est modernisée etc..
                            On ne souhaite pas au peuple américain la déconfiture mais de comprendre à se débarrasser de leurs financiers voyous qui empoisonnent l’Europe.
                            On n’est pas là pour entretenir les USA.


                            • Manu 6 août 2009 20:54

                              Ah ouais...

                              Elle est classée combien la Russie au niveau économique ? Devant la France ? Et ses dépenses militaires ? Devant la France ?

                              L’URSS n’avait pas une économie suffisamment forte pour entretenir son potentiel militaire démesuré. Les dépenses militaires frolaient les 20% du PNB, un suicide économique ! Les dirigeants de l’actuelle Russie sont plus prudents et limitent les dépenses de ce côté là, ils vivent sur les réserves héritées de l’URSS (le matériel met quelques décennies avant d’être obsolète). A tel point que la modernisation des forces conventionnelles est négligée au profit de la dissuasion nucléaire, priorité absolue. La marine absorbe 40% des dépenses militaires dont une large part va à la modernisation de la flotte de SNLE ( http://fr.rian.ru/defense/20090603/121845395.html ).

                              Faudrait peut être vous renseigner avant d’écrire n’importe quoi.

                               


                            • monbula 6 août 2009 21:20

                              Et la France, elle est derrière qui ?
                              On vous l’a dit la Russie se modernise et je ne suis pas ici pour faire des concours de cour de récréation ;
                              Pour ce qui est de la stratégie militaire, les forces conventionnelles deviennent obsolètes ( le mur de Berlin est tombé, je croie.)
                              Vous dîtes 40% , alors il en reste 60% pour le reste. C’est parfait .
                              Et votre lien sur Novosti ( que je consulte fréquemment ) n’est qu’une information
                              basique.


                              • Manu 7 août 2009 14:04

                                La réalité c’est que le PNB de la Russie est encore inférieur à celui de la France et ses dépenses militaires aussi (même si elles permettent de faire plus du fait du moindre coût des équipements et des salaires inférieurs).

                                Oui la Russie se modernise, je n’ai jamais dis le contraire, mais elle n’a pas une base économique suffisante pour conserver son potentiel militaire actuel. Il y aura forcément réduction significative aussi bien du potentiel nucléaire que des forces conventionnelles. 

                                « Pour ce qui est de la stratégie militaire, les forces conventionnelles deviennent obsolètes »
                                 
                                Vous vous enfoncez dans l’absurde. Sans forces conventionnelles, la Russie n’aurait pas pu contrer la Géorgie l’année dernière et serait incapable de défendre ses immenses frontières et l’intégrité de son territoire (ex : Tchétchénie) .

                                « Et votre lien sur Novosti ( que je consulte fréquemment ) n’est qu’une information
                                basique. »

                                Information très importante au contraire qu démontre que la Russie avec ses maigres ressources financières privilégie ses forces nucléaires sous-marines au détriment de tout le reste. Ce choix est on ne peut plus logique et vise à maintenir une capacité de frappe en second efficace face à l’expensionisme US. Si les dirigants parlent de moderniser les forces conventionnelles, il est clair que les moyens sont insuffisants et que la crise économique va encore retarder cette modernisation de quelques années.

                                La Russie a pu faire face à l’agression d’un petit pays comme la Géorgie mais elle pourrait difficilement faire face à une hypothétique attaque conventionnelle de la Chine et encore moins de l’OTAN sans avoir recours à l’arme nucléaire. 

                                Puisque vous lisez RIA novosti, vous devriez faire une recherche sur « modernisation » dans le domaine « défense ». Vous aurez une meilleure idée de l’état des armées russes ainsi que des difficultés rencontrées pour les modernisées.



                                • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 19 août 2009 14:06

                                  Bravo

                                  bon article ;)

                                  je vous lis ailleurs je pense ;)
                                  Pourriez vous me contacter en MDP ?

                                  Cordialement

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