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Accueil du site > Actualités > International > Poutine en colère !

Poutine en colère !

Vladimir Poutine est en colère. Il l’a fait savoir ! Il l’a manifesté bruyamment à la 43e conférence sur la sécurité - le Davos de la sécurité - qui s’est tenue à Munich. Il s’en est pris vertement aux États-Unis, leur reprochant de jouer avec le feu dans le monde : l’intervention américaine a fait plus de mal à l’Irak que Saddam Hussein ! Il s’est même réclamé d’une citation de Franklin D. Roosevelt. Est-ce une colère de pur opportunisme de la part de Poutine, qui profite de la faiblesse de son adversaire et de son impopularité pour s’imposer ou imposer son point de vue ? Est-ce la manifestation d’une volonté de vouloir reprendre le contrôle d’une certaine influence géopolitique régionale, face à la politique d’interventionnisme de plus en plus marquée de la part des États-Unis ? Poutine s’en va-t-en guerre et il le manifeste clairement. Il visite le Proche-Orient, qualifié de pré carré des Américains. Il contredit sur des questions stratégiques importantes - Iran et Syrie - ses alliés et il entend discuter au cours de périples de sujets tels que les crises internationales, le pétrole, la lutte contre le terrorisme et d’éventuelles ventes d’armes. Rien n’échappe à Vladimir qui revendique sa place parmi les grands ! Il vient de siffler la fin de la récréation.

« Les États-Unis sortent de leurs frontières nationales dans tous les domaines, et cela est très dangereux, personne ne se sent plus en sécurité parce que personne ne peut plus trouver refuge derrière le droit international  », a déclaré le président Poutine. Le président russe vient de prononcer un violent réquisitoire contre la volonté de domination des États-Unis. Citant le président américain, Franklin D. Roosevelt, au début de la Seconde Guerre mondiale, il a déclaré : « A chaque fois que la paix est rompue, le monde est soumis à une menace ». Pour Vladimir Poutine, «  nous assistons à un usage surexcité quasiment illimité de la force dans les relations internationales [...]. Les États-Unis sont sortis de leurs frontières nationales dans tous les domaines  ». Selon le président russe, «  l’usage de la force n’est légitime que sur la base d’un mandat des Nations unies, pas de l’OTAN ou de l’Union européenne  ». [...] « Les actions unilatérales et illégitimes n’ont pas réglé un seul problème, elles sont devenues un foyer de conflits supplémentaires ». Poutine a déploré qu’on soit désormais dans « un monde avec un seul maître, un seul souverain (...) qui n’a rien à voir avec la démocratie ». « Cela nourrit la volonté des autres pays d’avoir des armes nucléaires  », a-t-il jugé . Le président russe dénonce le projet américain d’installer des sites de défense antimissiles en Europe de l’Est, probablement en Pologne et en République tchèque, anciens pays satellites de l’URSS. Il estime que si ce plan était exécuté, l’équilibre des pouvoirs serait « complètement déstabilisé ».

Pour le président Poutine : « un monde unipolaire ne signifie en pratique qu’une chose, un centre de pouvoir, un centre de force, un centre de décision agissant comme un maître unique, un souverain unique, qui s’effondrera de l’intérieur ». « Ce monde unipolaire ne peut vraiment exister et serait de toute façon inopérant en raison de la montée en puissance économique de l’Inde, de la Chine, du Brésil et de la Russie », a estimé en substance M. Poutine, tout en signalant que quatre pays dits émergents, le Brésil, la Chine, l’Inde et la Russie, ont, à eux quatre, un PNB supérieur à celui des 27 pays de l’Union européenne réunis. Il a insisté en ces termes : « Nous devons vraiment penser à l’architecture mondiale » estimant que « ce fossé va s’élargir et le potentiel économique de nouveaux centres dans le monde va consolider la multipolarité ».

« Une guerre froide nous a largement suffi  », a ironisé le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, en réponse à Vladimir Poutine. Monsieur Gates a poursuivi en déclarant que les propos de M. Poutine lui ont - par nostalgie - presque fait regretter la guerre froide. « Presque », a-t-il dit. M. Gates s’est présenté comme un diplômé en histoire russe et soviétique, ayant dirigé la CIA et siégé sous quatre présidents différents au Conseil national de sécurité des États-Unis. « La Russie est un partenaire dans l’action. Mais nous nous interrogeons aussi sur certaines décisions russes qui semblent aller à l’encontre de la stabilité internationale, comme les livraisons d’armes et la tentation d’utiliser ses ressources énergétiques à des fins de contrainte politique. La Russie n’a pas à craindre les démocraties fondées sur l’État de droit à ses frontières », a commenté le secrétaire Gates.

Le sénateur John McCain, aspirant républicain à la Maison-Blanche également présent à Munich, n’en est pas revenu, jugeant que cette sortie du président Poutine était « le discours le plus agressif de la part d’un dirigeant russe depuis la fin de la guerre froide ». Face à cette diatribe, le sénateur McCain a répliqué que le monde est « multipolaire » et que «  les États-Unis n’avaient pas gagné tout seuls la guerre froide  ». Le sénateur McCain a estimé que « Moscou doit comprendre qu’il ne peut bénéficier d’un vrai partenariat avec l’Occident tant que sa politique intérieure et étrangère est en conflit avec les valeurs fondamentales des démocraties euro-atlantiques » et que, « dans un monde multipolaire, il n’y a aucune place pour d’inutiles confrontations ». Joseph Lieberman, sénateur indépendant du Connecticut, a ainsi perçu le discours de Vladimir Poutine comme « provocateur » et « marqué par une rhétorique qui rappelle celle de la guerre froide ». Ce qu’a réfuté un porte-parole de Poutine : « Il ne s’agit pas de provocation, c’est une simple invitation à réfléchir  ».

Le ton vient de monter d’un cran entre Moscou et Washington car, depuis un an, les relations entre les deux puissances sont aux déclarations vitrioliques. Le vice-président américain Dick Cheney avait manifesté son insatisfaction en accusant Moscou d’utiliser ses ressources énergétiques comme « des instruments d’intimidation ou de chantage  ». Washington s’est également montré, à quelques reprises, mécontente de l’attitude de temporisation russe sur le dossier du nucléaire iranien. Certains observateurs avaient déjà noté qu’avant les critiques de M. Poutine à l’égard des États-Unis, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait qualifié de difficile l’établissement de bonnes relations entre Moscou et Washington. Les États-Unis ne sont pas un partenaire facile, probablement le partenaire le plus difficile, avait estimé le chef de la diplomatie russe cité par l’agence de presse Interfax.

Ne négligeant aucune tribune, le président russe Vladimir Poutine est revenu à la charge sur la chaîne qatarie Al Jazira, estimant que l’intervention américaine avait fait plus de mal à l’Irak que Saddam Hussein. Le président russe rappelle que le dictateur déchu a été pendu le 30 décembre pour l’exécution de 148 villageois chiites. Il a aussi souligné que « pendant les combats en Irak, plus de 3 000 Américains ont été tués et (que) les victimes civiles en Irak sont estimées à des centaines de milliers ». « Est-ce le droit international qui garantit la sécurité ou des solutions unilatérales qui peuvent être imposées sans être basées sur des conventions internationales  ?  », s’est interrogé M. Poutine en appelant une nouvelle fois les États-Unis à établir un délai pour le retrait des troupes.

Le président russe Vladimir Poutine entreprend une tournée régionale au Proche-Orient, qui le mènera en Arabie saoudite, au Qatar et en Jordanie. Cette tournée de trois jours est la première d’un président russe dans ces pays du Proche-Orient. En 2005, M. Poutine avait déjà été le premier dirigeant russe d’un tel rang à se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens. Durant sa visite officielle en Arabie, la première d’un chef d’État russe dans le royaume, il évoquera avec le roi Abdallah diverses questions régionales sur lesquelles Moscou et Washington ont des points de vue divergents, en particulier la situation en Irak et le programme nucléaire iranien. Juste avant son départ, il doit rencontrer le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Questions

  • Que doit-on comprendre de cette colère de Poutine ?
  • Y a-t-il lieu de craindre l’émergence d’une nouvelle guerre froide ?
  • Poutine souhaite-t-il isoler davantage les États-Unis affaiblis par l’impopularité de George W. Bush ?


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67 réactions à cet article    


  • Bill Bill 13 février 2007 11:44

    En tous cas quand Poutine parle, on l’écoute ! Et il sait avoir de la poigne. Dans le cas présent, il a parfaitement raison, si les Etats-Unis continuent à jouer avec le droit internationnal, un jour avec, un jour sans, la porte s’entrouvrira pour faire tout ce que chaque Etat veut !

    Bill


    • Romain Baudry 13 février 2007 14:02

      « Il sait avoir de la poigne » ? C’est le moins qu’on puisse dire, en effet...

      Les Etats-Unis sont bien sûr faciles à critiquer, mais Vlad n’est pas exactement un facteur de paix et de démocratie dans le monde ! Il a ravagé la Tchétchénie, encourageant donc lui aussi le terrorisme, s’est opposé aux mouvements d’émancipation des pays voisins, continue de soutenir le tyranneau biélorusse et mène une politique semi-dictatoriale à l’intérieur de ses propres frontières.


    • aldebaran (---.---.138.86) 13 février 2007 14:11

      Je crois que vous vous méprenez.

      Il ne s’agit pas de décerner des prix de vertu ni de comparer les vertus de Bush et Poutine. Que l’un comme l’autre aient bien des cadavres sur la conscience ne change pas la question des poids relatifs sur la scène internationale, il me semble


    • aldebaran (---.---.138.86) 13 février 2007 14:15

      au temps pour moi : mon commentaire s’adressait à Romain Baudry

      Al.


    • Blablabla (---.---.169.118) 15 février 2007 07:16

      Que ferait-on à sa place ? S’il ne lève pas le petit doigt, c’est l’autre grand bush qui lèvera le sien pour lui mettre là où je pense. C’est facile mais ô combien nécessaire de ressortir sans cesse la même litanie : « les grands de ce monde sont tous pareils quand on parle de démocratie et de répression. » Ce jeu d’échecs qui se joue au-dessus de nos têtes ne doit pas nous faire oublier les principes essentiels à mon sens : 1-les russes ont combattus le nazisme et se sont partagés avec les vainqueurs la recette de la dernière guerre mondiale. 2-La recette a été équitable sauf pour les pays arabes 3-Le monde laisse la place a une cuisine nouvelle dont la recette est ancienne : un capitalisme panaméricain avec un parfum de démocratie

      Si Poutine ne s’oppose pas à l’administration Bush, dont on peut dire qu’elle est partout, même en Tchétchénie, on pourrait penser qu’il accepte de regarder cette affreuse image du monde de demain : Adieu la liberté.


    • sonia (---.---.220.194) 15 février 2007 12:22

      arretez de dire n importe quoi sur poutine.c un president populaire qui a fait enormement pr les russes.est ce pr cela qu il est aussi populaire en russie.alors qd j entends que l on traite de dictateur ou bien de muselage de medias cela me fait tt simplement rire comme aussi qd on l accuse d avoir tue la journaliste et ce pauvre espion....les medias europeens st lamentables........ j en ai marre d entendre du mal infonde pr un etre aussi admirable que monsieur poutine. une russe


    • Hibernatus (---.---.68.239) 17 février 2007 02:03

      Tiens donc... on a une « sonia » pro russe comme on avait des « briseurs d’idole » pro islamo... la famille s’agrandit ? ^^

      PS : j’adore la pop russe et y’a pas de quoi s’en vanter (mais j’aime bien dsl)


    • Hakim I. (---.---.29.92) 13 février 2007 11:44

      Poutine place ses pions pour un prochain conflit de large envergure. Cet évenement s’insrit dans le contexte d’une menace grandissante des USA contre l’Iran. Il y a un business que la Russie connait bien, la vente d’armes et de stratégies militaires, et ils comptent se servir de ce savoir faire pour relancer leur économie.

      Le soutien quasi affiché de Poutine aux pays du Golfe n’est pas dû à une conviction, il faut le voir comme une prospection commerciale qui fera de la prochaine guerre du golfe la principale source de revenus des industries militaires russes.

      Cette information ne présage absolument rien de bon. La Russie et les USA reprennent leur bon vieux scénario de guerre froide à intéret commun qui fera fructifier leurs complexes militaro-industriels. Je pense que ce scénario n’est plus adaptable ni bénéfique pour aucune des deux parties.

      Ces deux pays jouent à un jeu dangereux sachant qu’ici, le contexte de guerre froide ne comprenait ni la puissance chinoise actuelle, ni la détermination Iranienne, ni la rancoeur des populations arabo-perso-musulmanes et last but not least : la puissance nucléaire n’était pas autant « démocratisée ».

      On est mal barrés.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 février 2007 12:35

        D’un côté, les politiques s’agitent aux États-Unis : Hillary Clinton, sénatrice démocrate et candidate à la présidence américaine, a déclaré cette semaine que George Bush n’avait pas de droit de frapper l’Iran sans autorisation du congrès. « Si l’administration juge nécessaire d’employer la force contre l’Iran, le président doit en demander l’autorisation au congrès », a déclaré Hillary Clinton. « Aucune action ne peut et ne doit être entreprise sans autorisation nettement formulée par le congrès » , a-t-elle fait remarquer, en soulignant qu’elle était préoccupée par les déclarations de la Maison Blanche sur l’implication des dirigeants iraniens dans les actes terroristes commis contre les troupes américaines en Irak et sur l’envoi par l’administration Bush d’un troisième porte-avions dans le golfe Persique. « L’administration ferait une erreur historique en estimant que la résolution de 2002 sur l’utilisation des troupes en Irak lui permet d’employer la force contre l’Iran sans demander un nouvel aval du congrès » , a déclaré la candidate à la présidence américaine, en prévenant George Bush que, pour frapper l’Iran, il ne peut pas en appeler à la résolution adoptée par le congrès américain en 2001 autorisant l’utilisation des forces armées américaines en vue de défendre le pays en raison des attentats du 11 septembre 2001.

        De l’autre, les ex-politiques avisent : la Maison Blanche chercherait à provoquer un conflit armé avec Téhéran. C’est ce qu’a déclaré à Washington l’ex-conseillère du président George W. Bush, Hillary Mann. « Ils (l’administration américaine) multiplient les provocations contre les Iraniens en attendant que Téhéran finisse par répondre, ce qui permettra aux États-Unis de porter des frappes ponctuelles sur l’Iran et de détruire les cibles que nous estimons importantes », a affirmé sur CNN cette ancienne directrice pour l’Iran et les pays du Golfe persique au Conseil de sécurité nationale américain (avant 2004). Washington cherche « un prétexte pour frapper les sites nucléaires et détruire plusieurs bâtiments en Iran, par exemple l’état-major de la Garde révolutionnaire et d’autres centres du pouvoir gouvernemental », a indiqué Mme Mann. « Confrontée à des difficultés en Irak, la Maison Blanche comprend qu’il sera impossible de démocratiser le Proche-Orient et d’y instaurer la paix et la stabilité tant qu’un gouvernement théocratique restera au pouvoir en Iran », a-t-elle ajouté.

        Du côté de la Russie, on joue les sages : la Russie va soutenir une telle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Iran qui contribue au lancement du processus de négociations, a déclaré devant les journalistes le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Des résolutions et des sanctions, ce n’est pas ce qui doit monopoliser notre attention à l’heure actuelle. Nous devons nous concentrer plutôt sur la recherche d’une issue de l’impasse actuelle et sur la création des conditions indispensables au lancement des négociations », a souligné le chef de la diplomatie russe. « Si une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies sur l’Iran contribue au lancement des négociations, nous allons l’apprécier et l’appuyer, si une solution non-standard est nécessaire pour que les négociations démarrent finalement, nous allons intervenir énergiquement en faveur d’une telle solution », a ajouté le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.

        Pierre R.


      • Internaute (---.---.127.85) 18 février 2007 09:10

        Je ne pense pas que la situation soit symétrique. Le budget de la Russie pour l’armement est inférieur à celui de la France. Il faut donc remettre les choses dans leurs proportions. D’un côté les USA ont un complexe militaro-industriel hypertophié et de l’autre la Russie commence un renouveau social et économique grâce à Putin aprés touché le fond. Les commentateurs russes font justement remarqué que les provocations américaines continues comme celle d’installer des missiles anti-russes en Pologne, ont pour but de relancer la course aux armements car les américains ont compris que c’est un bon moyen d’empêcher définitivement l’essor de la Russie.

        La course aux armements est bénéfique pour les USA et catastrophique pour la Russie.


      • Nono Nono 13 février 2007 12:25

        @ Pierre,

        Article clair et bien construit.

        Je vous rejoins ainsi Bill et Hakim sur l’essentiel.

        Néanmoins, il ne faut pas oublier que les déclarations de Poutine s’adressent aussi au peuple Russe en vue des prochaines élections de 2008.

        Lors du forum de Valdaï (Nord-ouest de la Russie centrale) en 2006, Poutine a déclaré : « Vous savez, en Russie, tout se fonde sur deux choses : sur ce qui est bon pour le pays et sur la confiance du peuple. C’est pourquoi je prends des décisions en me laissant guider par ces deux facteurs »

        Ou « En fin de compte, il m’importe que le peuple comprenne un jour que j’ai raison ».

        Pour un Président qui a dirigé pendant des nombreuses années un pays traversant une période critique et qui a parfois adoptés des décisions souvent désapprouvées, en premier lieu par les élites, ce qui lui importe aussi c’est de redonner à la Russie une certaine fierté bafouée, un peu perdu mais jamais oubliée.

        Bien à vous.

        Nono


        • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 13 février 2007 13:50

          Il est temps de freiner les ardeurs américano-sionistes et en ce sens Poutine montre bien qu’il n’est pas soumis à ce diktat. Sa démarche n’est pas seulement commerciale, il invite à la réflexion avant que la France de Sarko/Ségo ne rejoigne le camp des va-t’en guerre.


          • Alcandre (---.---.64.63) 13 février 2007 13:51

            C’est un des meilleurs article que j’ai lu sur Agoravox, l’auteur ne prend aucun parti, et pose des questions intelligentes, vraiment ça fait plaisir.


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 février 2007 16:44

              Merci.

              Pierre R.


            • LE CHAT LE CHAT 13 février 2007 13:54

              Le russe tique ! tabernacle ! il en faudrait plus des comme lui pour freiner les ardeurs de l’allumé de washington !


              • aldebaran (---.---.138.86) 13 février 2007 14:07

                Très intéressant article

                Depuis quelques années, la Russie remonte lentement du gouffre où elle est tombée après l’écroulement de l’URSS.

                A mon avis, ce qu’il faut retenir de ce texte, c’est qu’il montre que la Russie prend acte de la considérable perte de crédibilité des USA dans le monde, et en particulier au Moyen-Orient. Je trouve plutôt sain que la Russie amène un rééquilibrage (je regrette d’ailleurs que l’UE aie été incapable de jouer ce rôle).

                Evidemment, la Russie n’agit pas par philantrophie, mais défend ses intérêts comme le fait tout état.

                Hakim, je suis moins pessimiste que vous. Sans prendre Poutine pour un ange (ni un parangon de démocratie !), je ne pense pas qu’une nouvelle guerre froide soit en vue. Ni la Russie ni les Etats-Unis n’en ont les moyens.

                Il se pourrait (ce n’est qu’une hypothèse) que le rééquilibrage dont je parlais plus haut évite que les USA ne se lancent dans une aventure débile comme l’attaque de l’Iran, avec le risque de mettre le feu à toute la région.

                L’hypothèse est optimiste, j’en conviens....


                • Nono Nono 13 février 2007 15:13

                  « je regrette d’ailleurs que l’UE aie été incapable de jouer ce rôle »

                  L’UE s’est empêtré jusqu’au cou avec et dans ce « Machin là » de plus en plus Atlantiste, sinon pire, inféodé...

                  Une agence d’interim ? Peut-être et encore...

                  C’est bien dommage !

                  Cdt

                  Nono


                • GRL (---.---.28.166) 13 février 2007 15:13

                  Devant un constat évident :

                  Que l’Amérique qui devrait prendre acte de sa défaite militaire ne le fait pas . Elle demande à nouveau un important budget militaire.

                  Que les sunnites Irakiens servent de bouclier aux américains et en cas de retrait des GIs , ils se feront massacrer par les chiites , ce qui étendrait le pouvoir Iranien. Blocage

                  Que leur course jusqu’à la mer Caspienne n’est entravée que par deux écueils majeurs : L’Iran et la Russie , qui détient encore des droits territoriaux sur la Caspienne , les autres pays , Azerbaïdjan , khazakstan , turkmenistan , étant déjà sous égide américaine.

                  Que l’on se rend compte au fur et à mesure des enquetes que les EU ont sacrifié une part de leurs citoyens pour déclencher l’orgie patriotique qui a permis de galvaniser le pays à la guerre , ... en montant un attentat horrible et d’un grand cynisme ...

                  D’apres ce constat , mes réponse sont :

                  La guerre froide ... n’a jamais cessé , la marche vers la Caspienne est une étape d’un plan d’acquisition de ressources beaucoup plus vaste.

                  Que Poutine profite de plusieurs opportunités : Le commerce militaro industriel d’une part , du retour de la voix Russe au chapitre international, et l’espoir , tres certainement , d’arreter la dilapidation de la Russie , voire , peut etre , de recuperer d’anciens territoires , dont l’éclatement fait partie du plan de progression américaine ; également de la facilité et l’intelligence qu’ont toujours eu les Russes à communiquer et s’entendre avec le monde arabe , qui comme elle , possède les ressources tant convoitées par l’ouest. Poutine officialise juste le résultat , comme le dit clairtement l’article , de l’echec des négociations , et marque , si ce n’est un avertissement , un point de non retour , un choix .

                  Mais un scénario reste possible et m’est avis : Fort d’etre convaincu des crimes du gouvernement américain sur leur propre sol ( 11 / 09 ) , je vois dans l’obstination américaine , que l’on croit vouée à l’échec , la dissimulation d’un joker de taille : Israël

                  Le problème est que si l’on croit à la dévotion toute particuliere de l’alliance d’affaire Arabo-Texanne à Israël , c’est qu’on est dans la contradiction , m’est avis que les américains se sont toujours servi des juifs , mais pas dans le but de les aider . Mais savamment appuyer là où il faut pour qu’Israël soit en guerre constante et stigmatise la haine du monde arabe dans le monde , çà oui .

                  Et supposition , de la même façon qu’ils firent écrouler trois immeubles gigantesques avec les gens dedans et qu’en moins de deux heures , ils proclament le nom de Satan , ou de B.Laden au monde tout en marchant vers l’Afghanistan sous l’oeil vengeur de l’opinion mondiale abusée , ils pourraient , déclencher un sepctaculaire attentat , peut etre même de nature nucléaire ... en Israël . ... Choquant ? Irréel ?

                  Souvenez vous du 11 / 09 et à votre avis , si moins d’une heure apres une telle horreur , un attentat violent sur Jérusalem ou Tel Aviv , ils désignaient l’Iran comme nouveau Satan responsable du crime , que croirait le monde ? La Russie oserait elle se positionner du coté Iranien ? Non . Plus personne n’oserait et ils auraient à nouveau le passage , avec des coalisés qui sous le choc , comme en 2001 , se joindraient à leur acte . L’amérique est en recherche d’alliance ausein de l’occident mais aussi des autres puissances . Leur technique déjà éprouvée pour ce faire est celle du ... choc émotionnel.

                  Ce scénario , je ne l’imaginerais pas sans accepter au préalable ce qu’ils ont selon moi , infligé à leur propre pays sans aucun scrupules , avec un terrible mépris de la vie humaine . De fait , ils annoncent ces jours cis la découverte d’armes iraniennes aux mains de la résistance irakienne , et menacent , légitiment au fur et à mesure , une attaque de l’Iran . Si Poutine , prend alors position comme il le fait , la situation sera bientôt bloquée et la seule maniere de la débloquer les EU , sera d’attenter à Israël et de désigner l’Iran comme responsable , d’attaquer immédiatement , ou mieux , de laisser un autre répondre de la bombe à la bombe. Et certains sont déjà prets , Chirac en a lui même laissé échapper la formule il y a quelques jours , il « raserait Teheran » en cas d’attaque sur Israël . Ce genre de chose est tout à fait ce dont l’Amérique a besoin , que l’on fasse l’erreur à sa place . Alors attention , attention . Pour nous , cela se résume à ne pas élire de président atlantiste. ( et çà me fout en même temps une autre crainte avant les elections à venir , mais ce n’est qu’une crainte )

                  Bon , et reconnaissez qu’il faudrait alors un sacré courage pour prendre , à chaud , le parti Iranien à ce moment là . Cette these et peut etre d’émanation personnelle mais correspond tout à fait à l’esprit de ceux qui ont déjà « poliment attenté à leur propre pays » pour légitimer leur marche vers la Caspienne , la spoliation de ressources , la construction d’un énorme oléoduc , et pour qui il ne reste que deux obstacles à l’acquisition des reserves énergetique , ... dont la Russie de Poutine.

                  Voilà , une logique américaine à comprendre , avec toutes les incertitudes que celà contient , mais malgré tout , un scénario possible dont je reste tres en crainte.

                  GRL


                  • mcm (---.---.121.69) 13 février 2007 16:19

                    @GRL,

                    Vous accusez les américains de diaboliser leurs adversaires, mais que dire de vos théories de 11/11/ auto infligé par le grand Satan Américain ?

                    Des amitiés pour les loosers bolchévistes ou islamistes en sont certainement la cause !


                  • Internaute (---.---.127.85) 18 février 2007 09:18

                    @GRL ...Le problème est que si l’on croit à la dévotion toute particuliere de l’alliance d’affaire Arabo-Texanne à Israël , c’est qu’on est dans la contradiction , m’est avis que les américains se sont toujours servi des juifs , mais pas dans le but de les aider . Mais savamment appuyer là où il faut pour qu’Israël soit en guerre constante et stigmatise la haine du monde arabe dans le monde , çà oui ....

                    C’est tout simplement diabolique ; on est en plein roman. Faites un tour sur les sites juifs de l’Israël et des Etats-Unis. Vous comprendrez vite que s’ils ont été manipulés c’est en pleine connaissance de cause et à leur plus grande satisfaction. Du masochisme en quelque sorte, selon vous.


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 février 2007 15:45

                    Quels que soient les vertus ou les défauts que l’on peut adresser à Poutine, son discours a surpris. Il aura - je crois - des effets positifs sur les américains même. Il y a longtemps que Georges W Bush n’avait pas été pris à partie aussi durement sur la scène internationale. De Villepin avait essayé, il y a quelques jours, de tancer les américains sur la question de l’Irak. Qui aurait pu aller aussi loin que Poutine en débordant le cadre de l’Irak ? Poutine s’est attaquée à l’ensemble de la stratégie d’intervention des américains dans le monde. Ce n’est pas rien. Ce que je retiens de cette situation est le fait que le dialogue se fera désormais à deux ou à trois (si la Vieille Europe veut bien jouer son rôle) et que les américains feront face à un salutaire contrepoids, indispensable à l’équilibre du monde. Est-ce rêver ? Je préfère le rêve aux désillusions. Et pour une fois, les américains ne peuvent y voir un casus belli qu’ils ont tendance à brandir un peu trop rapidement.

                    Pierre R.


                    • GRL (---.---.28.166) 13 février 2007 16:43

                      Ponctuellement oui , cà y ressemble , mais des illusions aux desillusions , le chemin se fait lorsque l’on place une telle déclaration dans le contexte géostratégique de notre temps , et ce je décris dans ma réponse , est , faits et preuves disponibles à peu pres partout , le contexte géostratégique de notre temps .

                      La question angoissante pour moi , il y en a une en effet , est simplement de savoir si , le climat devenant de plus en plus pressant , l’Amérique que peu d’horreur et de cynisme a arreté jusque là , passera à l’étape suivante .

                      L’AIEA clame encore une fois au monde qu’aucun programme nucléaire militaire iranien a été trouvé , mais Bush construit quand même un argumentaire de raisons qui légitimeraient l’attaque .

                      La Russie s’oppose , l’UE hésite , la Chine se tait , le monde arabe se regroupe , l’Amérique du sud se démarque , ils n’ont que tres peu d’appui international . Ils ont donc un choix à faire , choquer le monde à nouveau ou se retirer et renoncer à leur plan , au but ultime du sacrifice de plus de 3000 civils qu’ils ont fait à leur peuple . S’arrêter maintenant ? Soyons psychologues , au moins . Se mutiler à ce point sur son propre territoire pour déclencher l’orgie patriotique et choquer le monde , gagner ainsi six ans , cela prouve deux choses :

                      1 ° ) Le choc émotionnel des masses est primordial pour eux pour progresser , aussi bien au niveau national qu’international . Cela fait partie des leviers qu’ils n’hésitent pas à utiliser , quitte à sacrifier des vies , même américaines .

                      2° ) Avoir frappé sur son propre sol indique le non retour de cette vaste campagne . Le non retour , parce qu’il est absolument impensable d’avoir fait celà pour revenir en arriere . Parce que la mer Caspienne qui est leur premier grand objectif , comprend une zone russe et donc , n’importe quel état major , d’un coté comme de l’autre sait pertinemment , qu’un jour , ils se rencontreront .

                      Seulement voilà , ils ont aidé gravement à l’éclatement du bloc communiste , et ont évité de faire la guerre eux meme , comme d’habitude . Mais Poutine sonne l’évidence , la progression ne se fera pas sans rencontrer la Russie . Et c’est pour cela , que , l’amérique n’ayant pas les moyens de faire la guerre à tout le monde en même temps , l’amérique ayant déjà contribué à un maximum d’éclatement des anciens territoires sovietiques , et pour finir , l’amérique ne pouvant reculer apres un acte tellement symbolique ( 11 / 09 ) elle est obligée de tenter à nouveau de tourner l’opinion internationale vers , non pas sa cause , mais celle de la lutte contre un terrorisme qu’elle fabrique , contre les dictateurs qu’elle soutenanit l’année plus tôt , parce que sa technique est ainsi , elle crée des différences économiques entre deux états limitrophes, elle affaiblit des marchés de la partie à acquérir , puis, elle soutient un tyran qui mêle violence et opposition pour sortir du carcan , elle les laisse faire des horreurs , ou les aide à les faire mais le moins possible , et intervient finalement en libératrice . Spoliation des ressources , plongeon des pays dans la dette . Elle a toujours fait celà .

                      Mais voilà , à l’heure ou des ours comme la Russie se réveillent , elle n’a plus le choix que de se retirer totalement et de signer la fin de l’empire , vivre une crise interieure sans précédent et annuler le sens qu’elle a elle même donné aux attentats autoinfligés du 11 / 09 , ou continuer . Et il est fort probable qu’elle ne se retire pas.

                      Et continuer ne peut pour l’instant se faire qu’avec une autre procédure de choc emotionnel des nations , afin que celles ci ne répondent pas , ne reflechissent pas.

                      Israël est la prochaine « grande cible » la mieux désignée pour stigmatiser à nouveau le monde , et peut etre même , le Russie ou la Chine , serons nous dupes ? Courageux ? ou complices ?

                      Tout ceci est bien loin d’etre de la fiction motivée par une désillusion , ceci au contraire et pour des raisons logiques , est tout a fait dans les possibles de l’amérique . Il s’agit de ne pas se le voiler , même si celà parait tres tres effrayant . D’autant plus d’ailleurs que Chirac annonce déjà la couleur , il est pret à riposter immédiatement sur teheran en cas d’attaque , et que l’heure de son départ approche . Bush , si il espere de la France , a un interet évident à encourager Sarkozy , ce qu’il fait , mais dans la crainte du retour de la gauche , en France ou en Europe , et la pression grandissant , il est bien capable ... d’accelerer les choses en tirant sur Israël , avant de n’avoir que des ennemis dans le monde . C’est mon avis .

                      GRL.


                    • fouadraiden fouadraiden 13 février 2007 17:19

                      GRL,

                      ah c’est donc toi. mais alors les attentats de Madrid ou de Londre ?

                      comment tu les intègres à ta théorie ?


                    • GRL (---.---.28.166) 13 février 2007 17:59

                      Fouad , pour moi c’est une bonne question à laquelle je n’ai pas de réponse aussi construite. J’ai des doutes et c’est donc l’observation qui prime pour l’instant , essayer de déceler des choses particulieres dans les faits.

                      Et de fait : L’ETA sévit en Espagne , l’IRA sévissait en Angleterre , et il n’y a pas eu d’attentats en Italie , qui ne subit pas la pression ancestralde groupe terroristes , pour l’instant , ni dans d’autres pays coalisés à l’Amérique.

                      La différence entre l’Espagne et l’Angleterre au moment où leurs attentats respectifs se produisent , c’est que l’Angleterre est encore sous Blair , alors que l’Espagne vire Aznar et que la gauche libérale est revient avec Zapatero . La date du 11 mars me parait signifiante mais je me reserve sur ce sujet.

                      Curieusement , on a eu peu de temps apres les attentats respectifs , un renoncement de l’ETA , ainsi qu’un renoncement de l’IRA , quasiment symétrique. A creuser.

                      En Angleterre , une soit disant performance de scotland yard , mais rien d’officiel quant à des motivations , des avoeux , rien n’est venu jusqu’à moi en tout cas.

                      En espagne , la these Al Qaida a pris un temps , puis, l’on s’est demandé si finalement , ce n’était pas l’ETA quand même , même si ce groupe avait immédiatement démenti . Et la différence , c’est justement que l’ ETA a repris les armes récemment , au grand desespoir de Zapatero qui je pense croyait sincerement que la paix etait revenue dans son pays.

                      Bref , voilà pour des faits sans enquete poussée de ma part , mais déjà , des chronologies surprenantes , et puis , rien en Italie.

                      Payés pour , ou désignées comme bouc emissaires , les organisations terroristes ETA et IRA ce sont comportées d’une maniere symétrique , comme pour qu’on les oublie.

                      Je ne peux rien dire de plus et t’invite à continuer si le coeur t’en dit . A+ je dois y aller .

                      GRL


                    • mcm (---.---.121.69) 13 février 2007 16:08

                      Monsieur Poutine fait des discours sur la chaîne qatarie Al Jazira surnommée « la voix des islamistes », quoi d’étonnant quand on sait que dans l’hémisphère nord la russie est le pays le plus islamisé, juste avant ... la France.

                      La guerre froide n’a en fait jamais cessé, elle change de visage au fur et à mesures de la redistribution des guerillas, d’un côté les Ricains et leurs alliés (Israel) , d’un autre les bolchéviques et leurs alliés (Proche orient), au milieu l’Europe joue la carte d’une prétendue neutralité.

                      Mais par ses vues sur la Turquie, par sa population islamique grandissante, l’Europe à de rares exceptions près, se rapproche en fait de l’alliance bolchévico-islamiste.

                      Monsieur Poutine a même affirmé qu’il ne donnait pas 20 ans avant que la France deviennent un pays tiers mondiste islamiste !

                      Sa prédiction cynique revèle assez bien les graves problèmes économiques subis par l’alliance bolchévique, dont les pays gangrénés par une maffia politique, dont le commerce d’armement à destination des pays islamistes, va devenir l’unique moyen de subsistance.

                      Le bolchévisme athée a trouvé clientèle près de l’autel du dieu allah, c’est pourquoi l’AK47 russe est aussi représentée sur les drapeaux islamistes que le sabre de allah.

                      Le feu de la troisième guerre mondiale est déjà embrasé, il dévore le moyen orient, il lèche l’afrique, il explose ses braises sur l’Europe, qu’une seule de ses braises tombe sur une poudrière atomique ou bactériologique et nous voilà repartis pour la der des der !

                      Belette, rebelette et dix de der !


                      • faxtronic (---.---.127.45) 13 février 2007 16:49

                        L’alliance bolchevico-islamiste ?? L’europe bolchevique ?? T’es un grand malade toi ? Il faut sauver l’europe du peril bolchevico-islamiste ? Tu t’inspire de Mein Kampf ou quoi ? (remplace islamiste par judaique et j’obtiens du Goebbels en grand forme).

                        je me cela sur le compte de l’humeur, mais franchement ton genre de discours m’en rappelle d’autre.


                      • (---.---.201.44) 13 février 2007 17:42

                        @ mcm,

                        Comme tu as l’habitude de nous informer à ta manière, tu dis :

                        « Monsieur Poutine a même affirmé qu’il ne donnait pas 20 ans avant que la France deviennent un pays tiers mondiste islamiste ! »

                        Peux-tu citer la source de cette information ?

                        J’en doute... smiley


                      • mcm (---.---.121.69) 14 février 2007 09:34

                        @Faxtronic

                        Hitler comme poutine était un islamophile, le parti de Hitler était national SOCIALISTE, le livre de Hitler Mein Kampf est le livre préféré des islamistes. Lors de la 2ème guerre mondiale, quasi tout les pays arabes étaient pro-Hitler.


                      • joe (---.---.58.206) 18 février 2007 16:36

                        L’ennemi de mon ennemi est mon ami


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 février 2007 16:28

                        Monsieur Poutine ne se conjugue pas au féminin. Vilaine coquille : nous devrions lire dans ma dernière intervention que Poutine s’est attaqué à l’ensemble de la stratégie d’intervention des américains dans le monde.

                        Pierre R.


                        • fouadraiden fouadraiden 13 février 2007 16:47

                          Poutine a-t-il réellement tenu ces propos sur la chaine satéllitaire arabe ?

                          si c’est le cas, ça doit être pathétique la vérité incarnée par un Poutine dénoncant ,à juste titre ,les crimes commis par la plus grande démocratie.les Arabes sont dans un paradoxe qui ne leur profitera jamais.


                          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 février 2007 16:53

                            Pour votre information

                            http://www.russie.net/article3540.html

                            Vous y apprendrez des choses intéressantes, notamment le fait que monsieur Poutine s’intéresse de près à la littérature perse, en arabophile qu’il est.

                            Pierre R.


                          • fouadraiden fouadraiden 13 février 2007 17:15

                            auteur.

                            merci.

                            oui,j’ai entendu l’affaire .je pense qu’il n’y a rien de nouveau sinon à nous faire croire les Russes ressuscités du grand froid.

                            Il faut attendre le prochain épisode ,et on verra si son amour poétique se révèlera d’un secours quelconque aux Perses si les Américains mettaient leurs menaces à exécution.


                          • beki (---.---.58.103) 13 février 2007 16:50

                            à mcm : plein de -istes pour rien dire, pauvre type


                            • (---.---.215.93) 13 février 2007 17:38

                              les états unis se sont arrogés dans le monde le role principal. mais en faisant des arabes leur cible préférentielle et en les attaquant, ils ont choisi la facilité. parce que les arabes sont faibles. et leur fixation sur le pétrole arabe révèle leur peur plutot que leur force.

                              ils maltraitent les arabes parce que ces derniers sont militairement et économiquement faibles. en effet, le moyen orient a offert, par sa faiblesse, un champ de démonstration à la force us (et israélienne) qui peut y remporter des victoires faciles sur un « ennemi », créé de toutes pièces et impuissant. c’est la faiblesse des arabes, leur manque de lobby puissant, qui ont permis l’escalade us et non la force américaine, puisque, et on l’a vu en afhganistan comme au vietnam, et même en irak, l’armée américaine, au sol, est d’une grande impuissance . l’option antiarabe des américains est donc une option de facilité. une vue à court terme à cause du pétrole qui permet d’oublier l’essentiel, la presque totale dépendance des états unis quand à l’ approvisionnement de marchandises de toutes sortes.

                              plutot que d’affonter« l’eurasie (russie, japon, europe), d’imposer à israel une paix juste, elle gesticule en irak, essaie de provoquer la chine, l’ iran, la syrie... ce qui a favorisé et favorisera encore plus, l’autonomie de l’europe, de la chine, et permettra le retour de la russie (retour prévisible et attendu) ainsi que leur union ce qui conduira à terme, à l’effrondrement du leader ship américain. le pendant d’hugtinton, brzezinski, en avait fait son »cauchemar-rêve" et c’est en cours de réalisation : l’eurasie cherche son équilibre sans les états-unis.

                              emmanuel todd est plus fouillé, plus explicite, plus clair et plus compétent, mais c’est ce qu’il écrivait il y a déjà quelques années.

                              brzezinski que l’on interrogeaut en 98 sur l’intégrisme islamiste répondait :

                              "Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes et des conseils à de futurs terroristes ?

                              Z Brz. : Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la Guerre froide ? "

                              preuve s’il en est de l’implication réelle des américains et leur stratégie pour arriver à plomber le monde arabe avec « ses » terroristes et toutes les tensions qui s’ensuivirent depuis septembre 2001 et même avant. et dire qu’il y en a qui doutent du 11 septembre et de sa finalité et des véritables raisons de l’invasion en irak...

                              les américains ont pratiquement échoué au moyen orient, ont échoué dans leur tentative d’isoler la russie (d’autant plus qu’elle n’est pas dépendante comme l’amérique des matières premières) et de la séparer des européens. ils ont betement oublié qu’on ne joue pas impunément aux échecs avec les russes et qu’un basculement des alliances est toujours possible. au bout de quelques années de désordre, les russes reviennent et peuvent devenir un acteur de stabilité dans l’équilibre des puissances. et tant pis pour les états-unis... et que m’importe que poutine ne soit pas l’image qui corresponde le plus à l’humanisme... l’image du « bien » représenté par bush me débecte et m’a guéri des apparences

                              cependant les scénaris de GRL sont terriblement impressionnants...


                            • GRL (---.---.28.166) 13 février 2007 18:00

                              Et crois moi , je le regrette .


                            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 février 2007 18:37

                              L’accord est intervenu après six jours de négociations à Pékin, entre les deux Corées, la Chine, les Etats-Unis, le Japon et la Russie. Il prévoit un dégel entre Washington et la Corée du Nord, un Etat placé en 2002 par le président George W. Bush parmi les pays de l’« axe du mal », accusé de soutenir les réseaux terroristes, en compagnie de l’Iran et de l’Irak. Les Etats-Unis ont accepté de commencer, dans les deux mois, à retirer la Corée du Nord de la liste des Etats soutenant le terrorisme et à lever les sanctions commerciales. Les deux pays vont également commencer des discussions en vue d’établir des relations diplomatiques. La Corée du Nord recevra une aide énergétique équivalant à un million de tonnes de pétrole si elle respecte l’engagement pris mardi, selon l’accord dont les détails avaient d’abord été révélés de source sud-coréenne. La fourniture de 50.000 tonnes de pétrole sera effective si la Corée du Nord ferme son réacteur de Yongbyon, à une centaine de km au nord de Pyongyang, dans les deux mois. Le reste, soit 950.000 tonnes, sera livré dès que Pyongyang aura désactivé complètement le réacteur qui devra être inspecté par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans les deux mois après la signature de l’accord.

                              Pourquoi les États-Unis ont-ils accepté de participer à cette table de négociation régionale avec la Corée du Nord ? Le détenteur de l’arme atomatique n’était pas particulièrement ami et pouvait se révéler menaçant pour toute la région. Rappelons pour mémoire que GW Bush avait annoncé au monde un « Axe du mal » constitué entre autres de l’Iran, de l’Irak et de la Corée du Nord. Lire à ce propos ici même sur AgoraVox La géostratégie vu des USA

                              (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=12052)

                              Tout s’est négocié si rapidement en Orient et tout se négocie si lentement au Moyen-Orient. Allez savoir pourquoi ! Une simple de table de négociation est venue à bout de la Corée du Nord (On ne peut prédire pour combien de temps, mais c’est un début).

                              Au Moyen-Orient, tous les efforts et déploiements diplomatiques (quartet et tutti quanti) ne suffisent pas à créer une zone de pacification régionale. Quelle est l’ampleur de la nucléarisation de la région si on prend en compte les velléités de l’Iran de s’armer et le fait que Israël est déjà armée ?

                              Pourquoi les États-Unis ont-ils donc rejeté d’emblée le rapport Baker Hamilton

                              (http://www.usip.org/isg/iraq_study_group_report/report/1206/index.html)

                              Véritable cauchemar pour la diplomatie israélienne, le rapport sur la situation en Irak a été accueilli plus que froidement en Israël. « On ne peut pas s’occuper efficacement de l’Irak en l’isolant des autres grands problèmes, intérêts et conflits non résolus dans la région », estiment les auteurs de ce document, qui proposent une refonte de la stratégie américaine au Proche-Orient.

                              En Orient, les États-Unis n’étaient pas les seuls à négocier. La Chine la Russie et le Japon participaient à la table des négociations. Au Moyen-Orient, les États-Unis se refusent à créer un forum régional de négociations, tel que proposé par Baker Hamilton. Ils ne remettront pas en cause leur stratégie aux Proche et Moyen-Orient en raison des alliances stratégiques qui les lient à Israël.

                              Il est vrai que la Corée du Nord n’a jamais menacé Israël. Il est vrai que l’Iran menace Israël. Comment se sortir alors de l’enfer régional ?

                              Est-ce que tout est si simple ? J’en doute.

                              Pierre R.


                            • ZeusIrae (---.---.209.130) 13 février 2007 18:08

                              # Que doit-on comprendre de cette colère de Poutine ? # Y a-t-il lieu de craindre l’émergence d’une nouvelle guerre froide ?

                              Colere ?Il me semble qu’il ne fait que repeter ce qu’il a dejà dit(l’histoire du loup....).

                              Non,il n’y aura pas de nouvelle guerre froide.La russie ne pourra jamais redevenir aussi puissante que le fut l’URSS.Les temps ont changé,la Chine est encore plus presente qu’avant,l’Inde emerge,l’europe essaye tant bien que mal de batire une politique etrangere commune. Ce n’est pas l’interet des USA et de la russie de s’enfermer dans une confronation sans objet dans la mesure ou les ambitions mondiales de la russie ont disparues faute de moyens. Plutot que guerre froide,je vois plutot une alternance de tension et de cooperation entre les grandes puissances.Groupes dont la Russie fait naturellement partie.

                              « Que leur course jusqu’à la mer Caspienne n’est entravée que par deux écueils majeurs : L’Iran et la Russie , qui détient encore des droits territoriaux sur la Caspienne , les autres pays , Azerbaïdjan , khazakstan , turkmenistan , étant déjà sous égide américaine. »

                              je crois qu’il ne faut pas confondre rivalité strategique localisé et guerre froide.C’est sur une echelle de grandeur tout à fait differente.De plus à ce compte la la chine est aussi un rivaux de la Russie.Voir les relations entre grande puissance exclusivement sous l’angle de la confrontation est mauvais.Elles peuvent s’affronter puis cooperer voir les deux en meme temps suivant leur interet.


                              • ZeusIrae (---.---.209.130) 13 février 2007 19:01

                                « Le message est très clair il me semble : si vous attaquez l’Iran, vous aurez la guerre mondiale. Reste à voir s’il va suffire à calmer les ardeurs du vice président Cheney. Pour les européens, s’ils choisissent de continuer à bêtement accepter les excès US, ils devront se passer du gaz Russe. Depuis 2 ans, la Russie a lentement fait comprendre à l’Europe qu’elle dépend du gaz Russe. Poutine menace et il sait que ces menaces seront prises au sérieux. »

                                Laissez moi doucement rire,et avec quoi la russie s’opposera aux USA ?Les contrats iranien ne valent pas une guerre et Poutine le sait.Il desaprouve et le fait sentir mais il ne fera rien.Quel sont les interets russes en iran ?Posez vous cette question avant de crier à la 3eme guerre mondiale. La reponse : de tres juteux contrat nucléaires mais ça ne vaut certeinement pas un conflit generalisé,certainement pas de couper le gaze(et se priver de bon paquet de billet multicolore)au européen.Une guerre par proxy peut etre pour le plaisir de laisser les USA s’embourber au moyen-orient et augmenter l’influence russe.Mais une guerre ouverte ?laissez moi rire.


                              • Dominique Larchey-Wendling 13 février 2007 18:31

                                V.Poutine vient de signifier aux Etats-Unis que la Russie ne tolèrera pas une intervention militaire US contre l’Iran. Les responsables US semblent surpris et déçus mais ils viennent de se prendre une baffe en pleine figure. C’est la douche froide. Sur le fond Poutine est le premier à avoir le courage d’affirmer tout haut ce que beaucoup d’européens pensent tout bas : les USA ont dépassé les limites du tolérable.

                                Le message est très clair il me semble : si vous attaquez l’Iran, vous aurez la guerre mondiale. Reste à voir s’il va suffire à calmer les ardeurs du vice président Cheney. Pour les européens, s’ils choisissent de continuer à bêtement accepter les excès US, ils devront se passer du gaz Russe. Depuis 2 ans, la Russie a lentement fait comprendre à l’Europe qu’elle dépend du gaz Russe. Poutine menace et il sait que ces menaces seront prises au sérieux.

                                Ce grognement d’ours est bienvenu. Espérons qu’il parviendra à briser l’hystérie qui s’est emparée de la meute US, sous l’impulsion de son dangereux vice-président et des idéologues néoconservateurs qui le courtisent. D’une manière ou d’une autre, ça va secouer dans les mois qui viennent.

                                Après le rapport Baker et l’intervention de Z. Brzezinski il y a deux semaines, c’est le 3ième avertissement de l’establishment international au régime Bush/Cheney.

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