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Présidentielles en Côte d’Ivoire - second tour en vue

Le président Laurent Gbagbo devrait garder sa place au second tour et entamer un autre mandat présidentielle.
Alassane Ouattara, en se conduisant ainsi, comme un futur président à la solde de l’étranger, n’a t’il pas détruit seul ses chances d’être élu. En se rendant à Dakar, il a été perçu comme un pantin ; et vu la physionomie des choses et le contexte en cours, il est difficile de croire que cet ex-premier ministre a encore une petite chance d’être élu lors de ces élections présidentielles.

Quelle drôle de situation que ce qui se passe encore pour une fois en Afrique Noire, spécifiquement en Afrique de l’Ouest. Pourquoi faut-il qu’il y ait tant d’agitation actuellement ? Il s’agit des présidentielles de la Côte d’Ivoire. Elles auraient du avoir lieu, il y a dix ans. Sauf qu’il y a eu entre temps des guerres nocives tribales, ou du moins entre clans politiques. Peut-on penser que la situation s’est calmée, il est difficile de savoir si c’est le cas, par contre ce qui est sûr, c’est que le président en place GBAGBO a décidé d’asseoir sa légitimité par des élections. Il ne s’en va pas. Il sait qu’il sera réélu, les deux adversaires en face, ne sont pas négligeables, néanmoins ils sont essoufflés et leur aura auprès du public s’est estompée.

Le président ivoirien Laurent Gbagbo arrive en tête du premier tour de cette présidentielle avec près de 37 ou 38 % des voix, les suivants en seconde et troisième place sont Alassane Ouattara, ancien premier ministre et Henri Konan Bédié, ancien président de la République ivoirienne. Les résultats définitifs devraient être communiqués d’ici mercredi prochain 10 novembre 2010.

Le second tour qui s’est dessiné lors de ce dépouillement de bulletins va se jouer entre le chef de l’Etat sortant et l’ex-Premier ministre. La colère est dans le camp de l’ancien président Henri Konan Bédié. Ce qui pourrait être triste, c’est que le camp des déçus s’énerve et agisse violemment à l’encontre des partisans de l’autorité en place. Pour le moment, nous n’avons pas d’exactions commises et c’est de bonne augure. Il est souhaitable que cela dure. Les résultats communiqués pour le moment sont contestés par tous les partis d’opposition qui exigent depuis ce week end, un recomptage des voix. Qu’espèrent-ils gagner en passant par ce procédé ? Nul ne le sait, à part générer le doute et éventuellement entraîner les personnes suspicieuses à agir de façon inconsidérée.

L’ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, second candidat promu pour le second tour de la présidentielle, a quitté le pays afin de se rendre au Sénégal. Est-ce une bonne solution de se prêter au jeu de manipulation de la part d’un pays étranger ? Est-ce un bon choix tactique ? Alassane Ouattara, en se conduisant ainsi, comme un futur président à la solde de l’étranger, ne grille-t-il pas ses chances d’être élu. En se rendant à Dakar, il a été perçu comme un pantin. Vu la physionomie des choses et le contexte en cours, il est difficile de croire que cet homme a encore une petite chance d’être élu lors de ces élections présidentielles-ci. Le président Laurent Gbagbo devrait garder sa place au second tour et entamer un autre mandat présidentielle. Henri Konan Bédié qui a repris le flambeau de la nationalité ivoirienne dès le début, doit se garder de cette technique de propagande qui ne peut que générer des haines entre citoyens du même pays. Tout le monde sait que en exacerbant les opinions, cela va également le desservir. Il va dresser les citoyens entre eux, et il peut vite contribuer à un autre conflit du genre hutus et tutsis. Ce qui serait bien triste.

Naturellement il ne faut pas être surpris de la suspicion existante quant au sujet du dépouillement. Vu que certains pays occidentaux ne s’en privent pas, l’élection de Bush face à Al Gore restera dans les mémoires, lorsque son frère Jeb Bush a trafiqué les résultats pour faire gagner ce dernier. Le doute émis par l’opposition au complet est justifié, mais faut-il croire que suite à la communication des résultats, il y aura un nouveau décompte. Non, ce qui présage néanmoins de sérieuses questions lors du second tour. Le dépôt de réclamations auprès de la Commission électorale indépendante (CEI) par les opposants y compris l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) d’Albert Mabri Toikeusse restera lettre morte. Il est vrai que Le Conseil de sécurité des Nations Unies, comme de nombreux observateurs internationaux, ont noté des « irrégularités mineures » dans cette présidentielle historique, jugeant qu’elles n’avaient pas entaché sérieusement le vote. Que met-on derrière le terme « Irrégularités Mineures ». L’objet positif à retenir concerne la mise en place de ces élections présidentielles qui clôturent ces dix ans de crise, et espérons le fin de la partition du pays.


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2 réactions à cet article    


  • olivier cabanel olivier cabanel 10 novembre 2010 20:20

    @ l’auteur,
    je met en doute votre objectivité :
    la preuve sur ce lien :
    http://www.centpapiers.com/les-ivoiriens-vont-ils-y-voir-clair/46167
    cet article paraitra d’ailleurs demain sur Agoravox,
    ce sera surement l’occasion d’en débattre.
     smiley

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