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Accueil du site > Actualités > International > Qu’en est-il du SIDA en Afrique ?

Qu’en est-il du SIDA en Afrique ?

Le SIDA fait encore et toujours des ravages...

 En quelques années, l’infection par le VIH et le SIDA est devenue une des causes majeures de décès à travers le monde, et constitue aujourd’hui, dans de nombreux pays, la première cause de mortalité des jeunes adultes.

 Cette évolution rapide pose la question de l’impact démographique du SIDA déjà à l’heure actuelle et encore plus à moyen et long terme. 

 En France, il est assez facile de connaître l’impact démographique de l’épidémie et de prévoir son évolution à moyen terme car on dispose d’un bon enregistrement des cas de SIDA

 Mais la situation est radicalement différente en Afrique, le continent actuellement le plus touché par l’épidémie. Du fait du faible engagement de L’ETAT civilde l’enregistrement défectueux des causes de décès et du caractère très parcellaire d’étude de santé, on ne dispose que de très peu d’éléments pour évaluer l’impact démographique du SIDA.

Le VIH jusqu’à maintenant :

Comment définir cette maladie ?

Le SIDA c’est un syndrome d’immunodéficience acquise, qui est le stade ultime de l’infection, causée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui réduit progressivement la capacité de l’organisme à se protéger contre les infections .

 Un sujet infecté par le VIH peut sembler et se sentir en bonne santé pendant une période pouvant aller jusqu’à 10 ans et plus, avant de voir apparaître les premiers signes du SIDA. Cependant le VIH affaiblit progressivement le système immunitaire de l’organisme qui perd peu à peu sa capacité de résistance aux infections telles que la pneumonie, la diarrhée, les tumeurs et autres maladies. Dans l’incapacité de se défendre, la plupart des personnes infectées meurent dans les 3 années suivant l’apparition des 1ères manifestations du SIDA.

 Le SIDA est essentiellement une maladie à transmission sexuelle. La majorité des infections par VIH ont été transmises par des rapports sexuels non protégés avec une personne déjà contaminée. La transmission du VIH peut également se produire par l’intermédiaire du sang, de produits sanguins déjà infectés, ou par l’usage de seringues contaminées. Il peut aussi être transmis d’une mère infectée à son bébé, avant la naissance, pendant l’accouchement, ou par l’allaitement.

 Quelles sont les causes de transmission du SIDA en Afrique :

  D’abord, il y a un manque cruel de prévention lié à la faiblesse des pouvoirs publics mais aussi de l’importance des cultures et religions qui sont majoritairement hostiles au port du préservatif (même si la religion musulmane ne l’interdit pas). Les populations et surtout celles rurales ignorent le mode de contamination du virus, ainsi que l’importance du préservatif pour éviter la contamination. Et ajouté à cela, il est très difficile de se procurer des préservatifs, la distribution n’est ni nationale ni du ressort des pouvoirs publics mais surtout d’ONG (Organisation Non Gouvernementale).

La population est aussi très attachée aux coutumes et traditions. Par exemple il y a certaines règles traditionnelles qui permettent aux veuves d’avoir accès à la terre, malgré le décès de leur mari (alors que la procédure normale exige qu’elle perde tous leurs biens). C’est la règle du LEVIRAT, coutume qui oblige le frère du mari décédé, à épouser sa belle-sœur, pour qu’elle conserve ses terres.

 Cependant, beaucoup d’initiatives tendent à vouloir supprimer cette pratique, ce qui conduit la veuve qui ne possède plus rien, pour survivre, à se prostituer et ainsi cela facilite l’expansion du SIDA.

On peut donc dire que, tout comme le début de la découverte du SIDA en Occident , la principale cause des contaminations est due à un manque d’information, à des théories culturelles ou religieuses qui sont en contradiction avec les principes de protection, et on peut ajouter dans le cas de l’Afrique un taux d’analphabètes qui accroît d’autant plus la probabilité à ignorer le mode de contamination  du virus.

De plus, la pauvreté accroît la vulnérabilité au virus du SIDA. L’apparition et la progression de la malade sont retardées chez les sujets porteurs bien nourris. Les familles n’ayant pas une alimentation suffisante sont plus exposées car la malnutrition est étroitement liée au mauvais état de santé qui rend à son tour, un sujet plus vulnérable et peut raccourcir la période d’incubation du virus, les symptômes apparaîtront plus tôt. La situation est encore pire, car ce sont eux qui n’ont ni les moyens de se soigner ni d’acheter des médicaments.Enfin, celui qui souffre chaque jours pour survivre, aura moins d’attention à une maladie qui peut le tuer dans 10 ans, puisque ce qui le préoccupe d’abord c’est essayer de tenir au quotidien.

Les Chiffres actuels de l’épidémie :

34 à 46 millions de personnes dans le monde sont porteuses du virus du SIDA. Pour la seule année de 2003, plus de 3 millions de malades sont morts. Cette même année, l’Afrique dont la population ne représente que11% de la population mondiale, abritait les 2/3 (66,6%) de tous les patients atteints du virus dans le monde. (chifre ONUSIDA)

Aujourd’hui 1 africain sur 12 est porteur du virus et/ ou malade. L’impact de la maladie ne se mesure pas qu’en nombre de morts. Les conséquences sociales sont également majeures.

Le SIDA réduit à néant les efforts faits pour permettre l’émancipation des femmes ainsi que les maigres avancées en termes d’éducation ...

 Aussi l’impact de la prise en charge sanitaire des populations est considérable. Aujourd’hui 80% des malades hospitalisés dans les hôpitaux publics sont séropositifs. La progression démographique de l’Afrique est stoppée. La mortalité périnatale a regrimpé en flèche. L’espérance de vie a chuté à 49 ans dans les pays d’Afrique Australe alors qu’elle est de 78 ans dans les pays occidentaux.

Dans l’ensemble du monde, les personnes âgées entre 20 et 40 ans sont les plus touchées. C’est à dire que les forces vives, moteurs économiques des pays africains sont manquantes. 10 millions des jeunes entre 15 et 24 ans sont atteints du SIDA et 3 millions des - de 15 ans.

Quelles sont les Incidence sur les indicateurs économiques et sur la croissance ?

La croissance économique d’un pays est habituellement corrélée à l’espérance de vie. On considère que 0,5% de croissance économique est gagné pour cinq ans d’espérance de vie supplémentaires. Avec une espérance de vie de 49 ans, la croissance économique de l’Afrique se trouve gravement hypothéquée. Les dépenses en infrastructures, en personnel et en formation que nécessite le SIDA réduisent considérablement le développement économique du pays déjà bien mal parti.

Il est très difficile de chiffrer précisément les conséquences économiques d’une maladie donnée sur le développement d’une région. Le SIDA coûterait entre 11,7% et 35,1% du PIB annuel selon ONUSIDA.

Le SIDA, bien qu’on ne puisse le chiffrer véritablement a et aura un impact considérable sur l’agriculture, la production industrielle, la sécurité alimentaire et des conséquences sociales : ◊ Destruction des familles et des structures sociales, des millions d’orphelins livrés à eux même, (il est prévu 41 millionsd’orphelins en Afrique d’ici à 2010). Pour les plus pessimistes, les économies africaines vont « imploser sous l’effet du SIDA »

 Concernant l’agriculture, le SIDA déstabilise les systèmes agricoles et affecte la situation nutritionnelle et la sécurité alimentaire des familles rurales. Lorsque des adultes tombent malades et meurent, leur famille doit faire face à une baisse de productivité et perd des connaissances sur les méthodes d’exploitations. La FAO (Food And Organization of the United Nations), a estimé que dans les 25 pays africains les plus touchés, le SIDA a provoqué la mort de 7 millions de travailleurs depuis 1985. Il pourrait en tuer 16 autres millions au cours des vingt prochaines années. 

Les familles auront de la main d’œuvre en moins, des frais médicaux et des frais d’obsèques qui pourront facilement les ruiner.

Les Incidence Macro-économique :

Toutes les différentes approches macro-économiques donnent une vision dramatique des conséquences du virus ;

- L’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) a publié en 2000 une estimation selon laquelle un pays comptant plus de 20% de séropositifs dans sa population, subit une baisse annuelle de son PIB de 1%.

- Selon l’ONUSIDA (Programme commun des Nation sur le VIH/SIDA), la baisse est estimée à 2,6%

- La Banque Mondiale prévoit que le PIB de l’Afrique du Sud, sera en 2010, 17% plus bas qu’il l’aurait été sans le SIDA.

- Certains auteurs pensent que l’épidémie n’est qu’à son début et que le pire reste à venir : (désagrégation des structures familiales, travail des enfants, abandon des politiques d’éducation.)

Cela est grave aussi au niveau Micro-économique :

 Et notamment dans cinq domaines pour l’entreprise :

*la main d’œuvre

*la clientèle

*le coût capitalistique (il est difficile de remplacer la main d’œuvre qualifiée)

*l’image de marque de la société

*l’environnement du marché dans lequel il opère.

L’Impact sur la main d’œuvre :

   En Afrique sub-saharienne, 4 pays verront une diminution de leur main d’œuvre de plus de 30% en 2020 par rapport à ce qu’elle aurait été sans l’épidémie.

14 pays auront une diminution entre 10% et 30%. En Afrique australe, la main d’œuvre la plus touchée est celle des ouvriers non ou peu qualifiés. Bien que le réservoir de main d’œuvre non qualifiée semble inépuisable, la conjonction de la misère, d’une absence de formation et d’une forte prévalence de séropositivitérend l’avenir du marché de la main d’œuvre plutôt sombre, défavorable au développement des entreprises et de leur marché.

A contrario, les coûts sont d’autant plus importants que la main d’œuvre touchée est qualifiée. Au début, les plus touchées sont ceux qui ont les moyens de voyager et d’entretenir plusieurs liaisons sexuelles. Il s’agit des classes économiquement dirigeantes. Au fur et à mesure que l’épidémie progresse, le niveau social et la qualification des malades tendent à se réguler et les pauvres et les moins formés deviennent les plus nombreux pour des raisons démographiques évidentes.

Les entreprises pourraient alors être tentées de n’employer que les ouvriers dont la séronégativité est prouvée. Cette discrimination est illégale mais dans un marché du travail où le chômage est la règle, des garde-fous devraient être mise en place augmentant encore le coût du travail.

Quel est l’ impact démographique :

Une pyramide des âges sectionnée :

L’épidémie frappe principalement les jeunes : Un grand nombre sont contaminés dès leur adolescence ou au début de leur vie d’adulte. Les jeunes filles sont, par rapport aux garçons, infectées plus tôt et en plus grand nombre, principalement dû au fait qu’elles entretiennent des relations sexuelles non protégées avec des partenaires plus âgés.

 Selon l’UNICEF, une jeune femme sur trois âgée de 15 à 24 ans est atteinte par le SIDA au Botswana, contre un jeune homme sur sept. Localement les chiffres peuvent être encore plus terrifiants.

A Carletoville, en Afrique du Sud, six femmes sur dix entre 20 et 25 ans ont le SIDA.

Ce sont donc des jeunes adultes qu’emporte l’épidémie : contaminés majoritairement au cours de la vingtaine, les malades du SIDA décèdent effectivement une dizaine d’années plus tard environ, c’est à dire la période la plus productive de la vie, celle aussi où ils ont la charge de leur famille, parents, enfants.

 Selon l’ONUSIDA, le VIH pourrait emporter 1/3 au moins des jeunes hommes et femmes dans les pays ou il sévit le plus durement (Ethiopie, Ouganda...), jusqu’à 2/3 dans certains endroits. Or de tels taux de mortalité chez les jeunes adultes relèvent « du jamais vu dans l’histoire, même après des millénaires d’épidémies, de guerres et de famines » Dans vingt ans, au Botswana, il y aura ainsi plus de sexagénaires et de septénaires que d’adultes dans la quarantaine et la cinquantaine, annonce le Bureau de recensement Américain.

La natalité notamment, devrait considérablement diminuer ces prochaines années du fait du décès prématuré d’un grand nombre de femmes. Une étude réalisée au Zimbabwe a démontré que la probabilité pour une jeune fille de quinze ans de mourir avant la fin de sa période de reproduction avait quadruplé passant de 11% en 1990 à plus de 40% en 2000. Selon le Bureau de recensement Américain, on prévoit en 2020, au Botswana, que le SIDA sera responsable d’une diminution de 50% du nombre de naissances.

On estime, en outre, qu’1/3 des nourrissons nés de femmes séropositives sont eux même infectés. Or, selon l’OMS dans les pays les plus touchés, 20 à 45% des femmes enceintes sont séropositives. Le taux dépasse 50% de certaines zones du Zimbabwe. On enregistre une hausse de 25% du nombre de décès chez les enfants dans certains pays.

L’ONUSIDA projette que pour 2010, la mortalité infantile en Afrique du Sud sera 60% supérieure à ce qu’elle aurait été en l’absence de maladie.

C’est déjà près d’un demi-siècle d’avancée que le SIDA est en passe d’anéantir, tout en matière de mortalité infantile que d’espérance de vie. En un peu moins de 20 ans, cette dernière est ainsi passée de 65 à 39 ans au Zimbabwe. Au Malawi, elle n’est plus aujourd’hui que de 37 ans.

Le secteur de l’éducation

Selon les syndicats de l’éducation, le corps enseignant est l’un des plus touché par l’épidémie du SIDA. Le pourcentage dans ce secteur est le plus élevé. On va jusqu’à prédire le risque d’une extermination de la profession en Afrique au cours des dix prochaines années. Selon l’Organisation Internationale de l’Education, 35 à 40% des instituteurs et professeurs du secondaire au Botswana sont infectés par le VIH (idem pour l’Afrique du Sud), (Raison culturelle, abus d’autorité morale...)

Concernant les étudiants, 26% des femmes et 12% des d’étudiants hommes sont infectés en AFS (Afrique du Sud). C’est terrifiant, car ce sont ceux qui ont reçu une éducation supérieure depuis la fin de l’Apartheid, capable de diffuser de nouveaux idéaux, et qui mourront. Beaucoup d’autres abandonnent l’école pour s’occuper des malades de leur entourage, ce qui condamne leur avenir à de petits métiers, de la prostitution ou de la mendicité pour survivre.

Finalement, l’affaiblissement des économies fait en sorte qu’il est de moins en moins possible de financer l’infrastructure éducative et de maintenir le système d’enseignement.

Pour conclure

Il y a dix ans, il n’y avait pas de traitement contre le VIH/sida. Un test positif de dépistage du VIH signifiait une mort certaine et imminente. Aujourd’hui en revanche, les traitements à base d’antirétroviraux capables d’attaquer le virus à l’origine du sida peuvent transformer une condamnation à mort en une condition plus chronique, permettant aux patients de vivre plus longuement et en meilleure santé. Sur le plan technique, la thérapeutique antirétrovirale est réalisable partout dans le monde, le prix des médicaments ayant nettement baissé.

Le représentant du secrétaire général de l’ONU à la conférence sur le sida n’est pas allé par quatre chemins pour dire que les pays développés utilisent des centaines de dollars pour lutter contre le terrorisme et ne se soucient pas du Sida et laissent ainsi les pays pauvres avec ce grand mal qui tend à prendre le dessus. . Ce qui aggrave cette maladie du siècle, c’est que le malade ne détient toujours pas les moyens pour lui permettre de faire face à ce mal.

Les malades du Sud sont obligés de supporter les mauvaises humeurs des firmes pharmaceutiques du Nord qui ne font pas de cadeau à ceux qui sont dans le besoin. 

Il y a tout de même un signe positif en Afrique du Sud où les taux de contamination ont chuté grâce notamment à des campagnes de prévention massives.

La situation en Ouganda est aussi révélatrice de l’action des différentes ONG puisqu’entre 1999 et 2003,l’utilisation des préservatifs chez les femmes de 15 à 24 ans a presque doublé (+ 44%).

19 pays africains ont créé des conseils ou des commissions nationales sur le SIDA, 40 pays ont achevé leur plan stratégique.

 

D.Perrotin

 

 D’autres articles et dossiers sur : http://www.acturevue.com


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20 réactions à cet article    


  • Stéphane Bouleaux 15 juin 2009 12:48

    « Les malades du Sud sont obligés de supporter les mauvaises humeurs des firmes pharmaceutiques du Nord »

    De meme, les pays du nord ne sont pas obligés d’assumer l’absence de prévention et la natalité des malades du sud.


    • Acturevue Acturevue 15 juin 2009 13:25

      Au lieu de laisser d’innombrables commentaires racistes, stupides et stérile pour la majorité. écrit des articles que tes petits amis profitent de ton absence de réflexion et ton fanatisme pour les partis d’extrême droite. Et puis pourquoi priver les gens d’une si belle rhétorique ?


    • Nobody knows me Nobody knows me 15 juin 2009 16:31

      >> De meme, les pays du nord ne sont pas obligés d’assumer l’absence de prévention et la natalité des malades du sud.

      Laissez-moi deviner : vous n’êtes pas médecin, vous...


        • docdory docdory 15 juin 2009 13:05

          @ Acturevue


          Merci de cet article excellemment documenté .
          Un fait nouveau a été très récemment démontré , c’est le rôle de la bilharziose urinaire comme facteur favorisant , chez la femme , la survenue de l’infection VIH . 
          En effet , on observe, au cours de la bilharziose urinaire, l’apparition rapide de lésions gynécologiques définitives qui constituent autant de points de passages facilités pour la pénétration du virus dans l’organisme des femmes porteuses de telles lésions. Ceci expliquerait , dans certaines régions d’infestation par la bilharziose , la surmortalité des femmes par le VIH . 
          Certains préconisent déjà l’administration régulière d’un antiparasitaire , le praziquantel , pour atténuer ce problème .

          • Stéphane Bouleaux 15 juin 2009 13:52

            @ actuerevue

            Merci de votre commentaire qui me conforte sur votre vision orientée du probleme sanitaire et démographique africain.

            Selon vous, les malheurs de l’Afrique ne viennent pas des mauvais comportements des africains, mais bien des méchants labo occidentaux qui refusent de faire des médicaments gratuitement.

            On nage en pleine dans la pensée unique, bobotisante et qui, grâce à sa politique d’aide irraisonnée à vocation lucrative, fait augmenter sans cesse le nombre de malheureux en grande détresse.

            Votre article ne cherche pas à résoudre durablement le problème du sida en Afrique, mais bien à faire tourner la pompe à fric, qui ne sera qu’une goutte d’eau dans l’ocean des problèmes africains.


            • Nobody knows me Nobody knows me 15 juin 2009 16:29

              Bonjour le perso.

              En cherchant le premier film qui me revenait en tête au sujet des gentils anges que sont les labos pharmaceutiques, j’ai tout de suite pensé à « The constant gardener » avec Ralph Fiennes et Rachel Weisz. Ce film inspiré de faits réels aborde l’histoire de la Trovafloxacine.

              Ca m’a pris moins d’1 minute pour trouver un exemple de crapulerie dans ce secteur uniquement et je suis pas à la pointe de l’information dans ce domaine. Je continue 2 minutes de plus dans les catastrophes industrielles ou ça suff ?it comme démonstration ?


            • Acturevue Acturevue 15 juin 2009 14:04

              Je n’ais pas la prétention de chercher à résoudre le problème du SIDA, juste à en révéler l’ampleur du phénomène. Par ailleurs épargnez moi vos théories du complot, de la pensée unique ou autre absurdité qui vous placent en petite victime, je connais le refrain. 



              • Rough 15 juin 2009 14:33

                Une nième resucée pseudo-pédagogique sur le sida an Afrique....avcc tous les poncifs habituels....
                Je vous l’ai déjà dit sur un autre post visiblement vous ne connaissez rien à l’afrique....
                Prétendre qu’il est difficile de trouver des préservatifs en Afrique est une idiotie..y’en a partout, de toutes les marques depuis le boitesz de 3 ou 4 distribuées presque gratuitelment par PSO jusqu’à marques européennes présentent dans les pharmacie ou les supermarchés...on en trouve également dans tous les dépots pharmaceutiques y compris au fin fond de la brousse...et les tabliers en vendent à chaque coin de rue....De Nouakchott à Cap Town....
                Quant je lis que « le malade ne détient toujours pas les moyens pour faire face au mal.. » c’est à mourir de rire...Tu viens de découvrir le problème majeur de l’afrique : elle manque cruellement de tout....s’agiter stérilement autour du manque d’argent pour s’acheter des ARV c’est inutile...car l’africain n’a très souvent pas non plus les moyens de s’acheter le produit qui soignera son diabète, son paludisme, son hypertension ou sa typhoïde...il n’y aucune raison de distinguer le cas du sida, là-bas on meut de tout....
                Stigmatiser les labos qui fabriquent des ARV c’est juste une posture idéologique qui meconnait la réalité...au prétexte que le sida est une maladie mortelle l’on devrait fournir les ARV gratuiutement...mais le diabète aussi est mortel, et les diarhées, et tout un tas d’autres maladies...si l’on suit ton raisonement il faudrait donner tous les médicaments ?...Et qui paiera ?...
                Il y a par plusieurs autres inexactitudes dans l’article...dire que les test à l’embauche sont illégaux en afrique c’est faux...l’afrique est composé de plusieurs pays...certains pays ont interdits cette pratique (sénégal, RCI) mais elle est autorisée ailleurs comme au kenya....
                Comme vous le soulignez en fin d’article 19 pays ont créés un conseil et 40 ont un plan stratégique...ce qui permet à de très nombreux délégués de ce mêmes pays d’aller se goberjer au frais de la princesse dans des séminaires à Genève (OMS) ou à Durban tout aussi coûteux qu’inutiles...généralement les patrons des plans nationaux de lutte contre le sida roulent en gros 4x4, voyage beaucoup à Paris, Londres ou Genève, s’attribuent de confortables des frais de mission en dollars, en plus d’un tout aussi confortable salaire...et pendant ce temps là les malades meurent...


                • Makan 15 juin 2009 19:49

                  @Rough,

                  Vous ne croyez pas si bien dire.

                  Le problème de tous ces « humanitaires » et autres « spécialistes » de l’Afrique, c’est qu’ils ne prennent jamais vraiment la peine de se renseigner. Il répètent jusqu’à la nausée des choses milles fois entendues par-ci par-là mais qui ne sont que les avis d’autres « spécialistes » comme eux, sans aucune prise avec les réalités du terrain.

                  En Afrique, on dit que le SIDA nourrit plus de monde qu’il n’en tue. C’est devenu un business gigantesque où beaucoup de monde trouve à boire et à manger (ONG, firmes pharmaceutiques, cadres et dirigeants locaux) sur le dos des populations. Mais le SIDA est loin d’être le plus grave des fléaux en Afrique comme on s’acharne à nous le faire croire. Le paludisme, dont personne ne parle, tue beaucoup plus de monde chaque année.

                  Mais c’est tellement plus tendance de parler du SIDA et de ses ravages...


                • ASINUS 15 juin 2009 15:06

                   l afrique manque de tout surtout de son elite , docteur , professeur , avocat , architecte,
                  journaliste qui preferent vivrent dans cet occident oppresseur et colonialiste d ou ils peuvent le pourfendre sans risque et ventre plein , je refuse desormais d entendre la pleurnicherie coloniale d africains éduqués qui se sont barrés et laisse le petit peuple d afrique seul dans l enfer que lui font vivre des potentats locaux prevaicateurs.
                  la RSA dirigée par une ethnie unique sortie d un parti unique a vue l esperance de vie
                  d un noir sud africain chuté de 10ans , le taux de scolarisation est en régréssions chiffres oms , et le sida ravage les township pendant que des éminences Bantoues et Zouloues se gobergent avec l aide internationale , mais vous allez voir que ça vas etre de la faute au colonialisme !!!!


                  • Marianne Marianne 15 juin 2009 16:05

                    Je vous renvoie à cet entretien avec une anthropologue et médecin, spécialiste de cette question de la pandémi de sida en Afrique. Il date un peu mais l’éclairage de cette personne est très intéressant et on peut se demander si les choses ont beaucoup évolué depuis...

                    Afrique, le continent saigné
                    Entretien avec Alice Desclaux, anthropologue et médecin

                    http://www.humanite.fr/1997-12-01_Articles_-Afrique-le-continent-saigne


                    • fourreau 16 juin 2009 00:42

                      Faisons un peu d’arithmétique ! Selon cet article le nombre des malades atteints de Vih sida se situe dans une fourchette de 34 à 46 millions dans le monde. les 2/3 étant en Afrique, cela nous donne une fourche de 23 à 30 millions. Selon l’article encore 1 africain sur 12 est porteur du virus. La population africaine étant estimée au bas mot mot à 800 millions, le douzième de ce chiffre donne 66. 666. 667 ! S’il vous plait Agorax Vox, ne laissez pas passer des absurdités pareilles !


                      • janequin 16 juin 2009 09:42

                        Tout cet article utilise des chiffres sujets à caution, même s’ils proviennent d’instances internationales dont on se demande si leur rôle n’est pas de jeter de l’huile sur le feu.

                        En effet, ces chiffres ne sont que des estimations obtenues par des calculs sophistiqués se fondant sur des tests anténataux essentiellement.

                        Pour vérifier la fiabilité de ces calculs et des hypothèses qui les sous-tendent, il suffit de vérifier la fiabilité de certains de leurs résultats. Parmi les résultats les plus accessibles se trouvent les projections de l’évolution de la population des pays touchés par le sida. Si ces projections sont recoupées par les faits, ces calculs sont fiables. Sinon...

                        Je ne répèterait pas la démonstration que j’ai faite dans un de mes articles. Je vous demande simplement un effort de lecture et de réflexion.

                        Puisque vous pouvez tous voir qu’il y a erreur, pourquoi ne pas se poser la question de la cause même de cette erreur ?

                        Ne serait-ce pas parce que la séropositivité n’entraîne pas systématiquement le sida et la mort. ? Se serait-on trompé dans les années 80 sur l’impact de cette évolution sérologique ?

                        Une réponse peut être trouvée dans la réflexion du professeur Montagnier interviewé par le producteur Brent Leung pour son film House of Numbers qui passe actuellement dans les festivals américains.

                        A la fin de ce « trailer » figure un interview du Pr. Luc Montagnier, Prix Nobel de Médcine, et voici textuellement ce qu’il dit :
                         
                        "we can be exposed to HIV many times without being clinically infected. Our immune system will get rid of the virus within a few weeks, if you have a good immune system."
                         
                        Je traduis la seconde phrase :
                        Notre système immunitaire, s’il est en bon état, est capable d’éliminer le VIH en quelques semaines.

                        Sans doute est-ce une réponse partielle au problème. Mais au moins, prenez le temps de réfléchir, et non pas de réagir tête baissée comme le taureau qui voit rouge.

                        NB : Mon commentaire sera sans doute censuré, parce qu’il ne correspond pas à la ligne éditoriale d’Agoravox. Mais l’interrogation face aux incohérences est-elle politiquement incorrecte ?


                      • xray 16 juin 2009 10:59



                        - Pour chercher un remède contre le sida,  il faudrait qu’il y ait quelque chose à trouver. 


                        - Le préservatif ne protège pas du Sida,  l’abstinence non plus. 


                        SIDA, L’IMPOSTURE 

                        Le Sida est une affaire politique. Non pas une affaire médicale ! 



                        Voici quelques temps, un débat sur le préservatif à dégénéré. 

                        Les uns, des sommités scientifiques (La science est une religion de remplacement) affirment que : « NON ! Le virus imaginaire ne passe pas à travers le préservatif ». 

                        Les autres, des sommités religieuses affirment que :  « OUI ! Le virus imaginaire passe à travers le préservatif ». 


                        Que faut-il croire ? Ma pauvre dame ! À quel Saint faut-il se vouer ? 
                        En arriver à pareil niveau de débat, on se demande comment toutes ces sommités parviennent à dormir la nuit ? 


                        La solution miracle 
                        Dans ce dédale de polémique intellectuelle du vingt et unième siècle, on apprend qu’une association de lutte contre le Sida a, elle, trouvée la solution miracle. Ça marche ! 


                        Préservatif, c’est pas une vie ! 
                        http://levirusmachin.hautetfort.com/archive/2007/09/01/preservatif-c-est-pas-une-vie.html 

                        Ces virus imaginaires qui nous manipulent. 
                        http://levirusmachin.hautetfort.com/archive/2007/03/01/ces-virus-imaginaires-qui-nous-manipulent.html 

                        Les virus de curés 
                        http://levirusmachin.hautetfort.com/
                         


                        Documents rarissimes sur le Sida. Le doute ! 

                        http://www.dailymotion.com/video/x8f7sg_documentaire-rarissime-sida-le-dout_news 

                        http://www.dailymotion.com/video/x8f7tr_documentaire-rarissime-sida-le-dout_news 

                        http://www.dailymotion.com/video/x8f7vb_documentaire-rarissime-sida-le-dout_news 

                         


                        • monpetitavis 16 juin 2009 11:33

                          @ l’auteur

                          Si la propagation du virus s’explique, comme vous dites, avant tout à cause de la pauvreté, le manque d’information et les théories religieuses, pouvez-vous m’expliquer pourquoi d’autres régions du globe pourtant pauvres et peu instruite comme le maghreb, les régions les plus pauvres d’Amérique du Sud ou d’Inde ne connaissent pas le problème du SIDA ?

                          Est-ce du au hasard ?


                          • fourreau 16 juin 2009 13:04

                            Vous êtes apparemment partisan de la réflexion. L’embêtant est que la trace en est invisible sous votre plume. Pour vous donner bonne conscience, vous vous abritez derrière les instances internationales, le prix Nobel etc. Rien de consistant ! C’est vous seul que tout cela impressionne ! Les autres y avaient déjà réfléchi et relativisé. 


                            • fourreau 16 juin 2009 13:08

                              @ janequin

                              Vous êtes apparemment partisan de la réflexion. L’embêtant est que la trace en est invisible sous votre plume. Pour vous donner bonne conscience, vous vous abritez derrière les instances internationales, le prix Nobel etc. Rien de consistant ! C’est vous seul que tout cela impressionne ! Les autres y avaient déjà réfléchi et relativisé.


                              • janequin 16 juin 2009 13:30

                                @ fourreau

                                Quels sont ces « autres » et quelles sont leurs réflexions ? Qu’ont-ils relativisé ?
                                Il est étonnant qu’après votre message, vous soyez si négatif pour le mien qui abonde dans votre sens.

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